Je suis clément pour le dessin si particulier de Beltran. Il a des volumes et un sens du détail rare. Certains diront que c'est « too much » mais j'aime bien ce dessin personnel.
Je suis beaucoup plus perplexe sur le scénario : une métaphore sur le métro et la mort.
On sent le traumatisme de l'auteur mais pas l'intérêt pour de partager ça avec un lecteur.
Le métro est décrit de façon assez directe. Beltran fait allusion à ses contraintes et ses risques comme les attentats par exemple.
N'étant pas Parisien, le récit m'est littéralement passé à côté.
Dans le cas contraire, je pense que le résultat aurait été le même.
C'est dommage de perdre son énergie et son talent de dessinateur pour un récit n'en valant pas la peine.
J'ai l'impression que cette BD n'a pas réussi à se situer entre la BD jeunesse et la satire trash.
On se retrouve donc avec un one shot décevant.
Le scénario devient rapidement navrant, je m'attendais à quelque chose de plus délirant, au lieu de ça l'on tombe sur une espèce de morale à deux balles...
Pourtant il y a des passages à ne pas mettre entre toutes les mains.
Le dessin très toon du début laisse la place à un dessin plus brouillon au fur et à mesure des pages.
Je mets gentiment un 2/5 mais je dois reconnaître que je n'ai pas apprécié cette lecture saccadée en raison de l'alternance de pages muettes et d'autres très bavardes.
Je ne suis pas fan de ces petites histoires trop inégales et surtout prévisibles.
J'ai trouvé certaines même sans sens réels ou du moins sans but.
Le dessin est très agréable mais la mise en couleur ne le met pas en valeur.
Ils ont plus de 20 ans, les standards ont bien évolué depuis pour la colorisation.
Cette BD me semble surtout adaptée aux jeunes avec ses scénarii simples et son trait classique.
Il m'en faut plus pour retenir mon attention.
J'ai décidément bien du mal à apprécier les oeuvres de Daniel Clowes.
Et pourtant, j'ai aimé la forme de celle-ci. Sa structure en histoires courtes façon comic strips a séduit mon âme de collectionneur de BD. Le dessin clair et contrasté à l'ancienne me plait aussi, même si les visages perpétuellement mornes des personnages me lassent rapidement. Et le tout au format à l'italienne constitue un bel ouvrage.
Mais l'histoire ne m'a guère captivé. Qu'y ai-je trouvé d'intéressant ? L'ambiance morose, presque insupportable, d'une ville paumée dont le lecteur et les habitants semblent vouloir s'échapper, englués dans la monotonie. Comme dans Ghost World et David Boring, Daniel Clowes arrive à faire ressentir de manière assez réussie le malaise et le mal-être des personnages.
Mais à part ça, c'est chiant. Le fil rouge de l'enlèvement du gamin ne mène nulle part. Les personnages sont tous aussi désagréables les uns que les autres. Ils sont hypocrites, misanthropes, égocentriques, frustrés, et n'arrivent pas à communiquer. C'en est pénible.
La forme est bonne, l'ambiance recherchée est atteinte, mais... et après ?
J'ai emprunté les deux albums parus chez Claude Lefrancq parce que je voulais savoir comment se débrouillaient Charlier et Uderzo à leurs débuts. J'ai été déçu. Les histoires sont ennuyantes et j'avais l'impression qu'elles étaient improvisées du début jusqu'à la fin. Les personnages sont peu attachants. L'humour de Charlier est très lourd. C'est dans le style tarte à la crème et cela a très mal vieilli. Il ne reste que le dessin d'Uderzo que j'ai trouvé chouette, mais il n'est pas encore à maturité.
Selon moi, si cette série avait été faite par deux auteurs inconnus, elle aurait était entièrement oubliée et ça ne serait pas une grande perte.
Mon libraire a insisté pour que je lise cette bd et Le Roux me faisait de l'œil, alors je me suis lancée. Certes cette histoire n'est pas pleurnicharde, elle est triste par moments mais elle comporte de l'humour et cela lui apporte un certain équilibre. Ce qui m'a moins emballée c'est le côté chronique sociale, pas dans mes goûts surtout lorsqu'il s'agit d'un récit se déroulant à notre époque. C'est bien raconté, tout y est bien pensé et chaque événement trouve sa place exacte, malheureusement je n'ai quand même pas accroché, le sort des personnages m'a laissée plutôt indifférente, l'ennui m'a guettée de temps en temps pour finir par s'installer franchement arrivée aux trois quarts de l'histoire.
J'avoue que si j'ai fini ce premier tome c'est essentiellement grâce au fabuleux graphisme d'Étienne Leroux ; précis, expressif, avec de belles couleurs directes, il rend le tout très vivant et les personnages attachants.
C'est aussi et surtout grâce à Achille, avec ses attitudes parfaites et ses regards de cabot toujours en manque de câlins.
Cette série n'est pas pour moi, hélas… je ne sais même pas si je lirai un jour la suite, par contre j'avoue que le feuillèterai les tomes suivants en quête des cases où se trouvera Achille.
J'aime JD Morvan et Buchet quand ils travaillent sur leur série Sillage mais cette commande ne met pas en valeur leurs qualités.
Le scénario manque de force et m'a paru fade et creux.
Le dessin est inégal : certaines cases manquent de détails avec des fonds vides remplacés par des dégradés.
La couleur est trop neutre : on est loin du rendu de Sillage.
Les auteurs ne sont pas sur leur terrain et quoique l'on en dise, le résultat s'en ressent.
Je n'arrive pas à faire abstraction des comics, voir des films.
A la rigueur, pour apprécier ce one shot, il faudrait ne pas les avoir apprécier.
Une déception personnelle mais la BD se lit bien.
J'en attendais peut être trop.
La collection « Hanté » de chez l’éditeur Soleil est dirigée par Christophe Bec, auteur bien connu de tous les amateurs de bandes dessinées. Rien qu’en lisant le nom de ce label, il serait logique que l’objectif de toutes les séries de cette collection est d’au moins nous faire frissonner de peur. En lisant l’album « Les Chemins de Vadstena », j’aurais donc dû ressentir des frayeurs même minimes : ce fut loin d’être le cas !
L’histoire est très hyper classique : un homme ayant bu de l’alcool un peu plus que la normale se retrouve à l’hôpital suite à son accident de la route… rien de plus normal me direz-vous sauf que le conducteur est convaincu de s’être arrêté auparavant pour faire monter une femme et qu’aucune empreinte de cette nana n’a été retrouvée par la police après la sortie de route… Dès lors, l’homme n’aura de cesse de chercher sa trace…
Ce récit ne m’a pas du tout passionné car son scénario m’est apparu trop banal : c’est exactement le genre d’histoire que j’ai pu découvrir maintes fois à la télévision ou dans les romans ayant pour but de nous faire peur.
Certes, ce récit est bien raconté et le cadre est original (ça se passe en Suède) mais cela ne m’a pas réussi à m’intéresser à ce one-shot. En fait, ce que je reproche le plus à cette bd, c’est que je n’ai ressenti aucune suée froide, même pas de l’attachement pour un des personnages ! C’est tout de même un gros point noir pour cet album qui se trouve classer dans une collection sensée nous proposer des récits effrayants !
Au niveau du dessin, je n’aime pas du tout cette mise en couleurs informatique : les dégradés me sont apparus trop lisses et les effets photoshops sont trop nombreux à mon goût (notamment : incrustations d’images réelles et effets abusifs de sources de lumières). Pour le reste, je ne me suis pas fans non plus du coup de patte de Thibaud de Rochebrune.
En conclusion, « Les Chemins de Vadstena » est une bd qui ne m’a pas du tout marqué. Le récit est banal, trop même à mon goût. En fait, il est fortement regrettable que je n’aie pas ressenti de frissons lors de sa lecture !
Le dessin adopte un style que j’apprécie moyennement. Surtout, la mise en couleurs m’est apparue trop informatique (dégradés trop lisses, etc…) bien qu’elle s’adapte bien à l’intensité dramatique de chaque scène.
Bof !… Vraiment bof !… Bd à oublier !
J'ai failli rire lorsque j'ai vu comment Jijé traitait la vie dans l'Ouest canadien. On voit très bien que l'histoire s'adressait aux lecteurs européens des années 50 qui rêvaient d'aventure dans le pays des bûcherons qui ont l'air dur, mais qui en fait sont super sympathiques. La preuve : tout le village aide le Polonais et sa famille à s'installer !
C'est assez rigolo de voir que les Canadiens français et anglais s'entendent à merveille alors qu'à l'époque, tu peux être sûr qu'en une journée tu vas entendre des "maudits anglais" et des "stupid frog" au moins dix fois. On évoque un peu les problèmes entre les blancs et les indiens, mais finalement comme ils semblent vivre bien on se dit que ça ne doit pas être trop grave.
Bref, pour une histoire censée être "vraie", je trouve que c'est un peu n'importe quoi. De plus, le récit n'est pas très palpitant. Ça se laisse lire au début, mais je me suis franchement ennuyé dès que Blanc Casque (le surnom du Polonais) va chez les indiens. Et puis je trouve que le héros manque franchement de charisme. J'en avais rien à faire de sa vie ennuyante.
Moebius est un grand créateur d'univers.
Son style est unique et facilement identifiable.
J'aime ce qu'il fait mais je reste sur ma faim avec "Tueur de monde".
A raison d'une case unique par page, la lecture est très rapide.
Ce récit n'est pas vraiment développé et reste limité.
Ce one shot est plus un objet pour collectionneur qu'une BD plaisante.
L'histoire risque de ne plaire d'ailleurs qu'aux fans de Moebius en raison de son côté mystique.
Le dessin est typique de cet auteur mais peu détaillé malgré la taille des cases.
A découvrir pour la curiosité, à laisser pour la postérité.
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Le Ventre du Minotaure
Je suis clément pour le dessin si particulier de Beltran. Il a des volumes et un sens du détail rare. Certains diront que c'est « too much » mais j'aime bien ce dessin personnel. Je suis beaucoup plus perplexe sur le scénario : une métaphore sur le métro et la mort. On sent le traumatisme de l'auteur mais pas l'intérêt pour de partager ça avec un lecteur. Le métro est décrit de façon assez directe. Beltran fait allusion à ses contraintes et ses risques comme les attentats par exemple. N'étant pas Parisien, le récit m'est littéralement passé à côté. Dans le cas contraire, je pense que le résultat aurait été le même. C'est dommage de perdre son énergie et son talent de dessinateur pour un récit n'en valant pas la peine.
Rose Profond
J'ai l'impression que cette BD n'a pas réussi à se situer entre la BD jeunesse et la satire trash. On se retrouve donc avec un one shot décevant. Le scénario devient rapidement navrant, je m'attendais à quelque chose de plus délirant, au lieu de ça l'on tombe sur une espèce de morale à deux balles... Pourtant il y a des passages à ne pas mettre entre toutes les mains. Le dessin très toon du début laisse la place à un dessin plus brouillon au fur et à mesure des pages. Je mets gentiment un 2/5 mais je dois reconnaître que je n'ai pas apprécié cette lecture saccadée en raison de l'alternance de pages muettes et d'autres très bavardes.
Histoires alarmantes
Je ne suis pas fan de ces petites histoires trop inégales et surtout prévisibles. J'ai trouvé certaines même sans sens réels ou du moins sans but. Le dessin est très agréable mais la mise en couleur ne le met pas en valeur. Ils ont plus de 20 ans, les standards ont bien évolué depuis pour la colorisation. Cette BD me semble surtout adaptée aux jeunes avec ses scénarii simples et son trait classique. Il m'en faut plus pour retenir mon attention.
Ice Haven
J'ai décidément bien du mal à apprécier les oeuvres de Daniel Clowes. Et pourtant, j'ai aimé la forme de celle-ci. Sa structure en histoires courtes façon comic strips a séduit mon âme de collectionneur de BD. Le dessin clair et contrasté à l'ancienne me plait aussi, même si les visages perpétuellement mornes des personnages me lassent rapidement. Et le tout au format à l'italienne constitue un bel ouvrage. Mais l'histoire ne m'a guère captivé. Qu'y ai-je trouvé d'intéressant ? L'ambiance morose, presque insupportable, d'une ville paumée dont le lecteur et les habitants semblent vouloir s'échapper, englués dans la monotonie. Comme dans Ghost World et David Boring, Daniel Clowes arrive à faire ressentir de manière assez réussie le malaise et le mal-être des personnages. Mais à part ça, c'est chiant. Le fil rouge de l'enlèvement du gamin ne mène nulle part. Les personnages sont tous aussi désagréables les uns que les autres. Ils sont hypocrites, misanthropes, égocentriques, frustrés, et n'arrivent pas à communiquer. C'en est pénible. La forme est bonne, l'ambiance recherchée est atteinte, mais... et après ?
Belloy
J'ai emprunté les deux albums parus chez Claude Lefrancq parce que je voulais savoir comment se débrouillaient Charlier et Uderzo à leurs débuts. J'ai été déçu. Les histoires sont ennuyantes et j'avais l'impression qu'elles étaient improvisées du début jusqu'à la fin. Les personnages sont peu attachants. L'humour de Charlier est très lourd. C'est dans le style tarte à la crème et cela a très mal vieilli. Il ne reste que le dessin d'Uderzo que j'ai trouvé chouette, mais il n'est pas encore à maturité. Selon moi, si cette série avait été faite par deux auteurs inconnus, elle aurait était entièrement oubliée et ça ne serait pas une grande perte.
La Mémoire dans les poches
Mon libraire a insisté pour que je lise cette bd et Le Roux me faisait de l'œil, alors je me suis lancée. Certes cette histoire n'est pas pleurnicharde, elle est triste par moments mais elle comporte de l'humour et cela lui apporte un certain équilibre. Ce qui m'a moins emballée c'est le côté chronique sociale, pas dans mes goûts surtout lorsqu'il s'agit d'un récit se déroulant à notre époque. C'est bien raconté, tout y est bien pensé et chaque événement trouve sa place exacte, malheureusement je n'ai quand même pas accroché, le sort des personnages m'a laissée plutôt indifférente, l'ennui m'a guettée de temps en temps pour finir par s'installer franchement arrivée aux trois quarts de l'histoire. J'avoue que si j'ai fini ce premier tome c'est essentiellement grâce au fabuleux graphisme d'Étienne Leroux ; précis, expressif, avec de belles couleurs directes, il rend le tout très vivant et les personnages attachants. C'est aussi et surtout grâce à Achille, avec ses attitudes parfaites et ses regards de cabot toujours en manque de câlins. Cette série n'est pas pour moi, hélas… je ne sais même pas si je lirai un jour la suite, par contre j'avoue que le feuillèterai les tomes suivants en quête des cases où se trouvera Achille.
Wolverine - Saudade
J'aime JD Morvan et Buchet quand ils travaillent sur leur série Sillage mais cette commande ne met pas en valeur leurs qualités. Le scénario manque de force et m'a paru fade et creux. Le dessin est inégal : certaines cases manquent de détails avec des fonds vides remplacés par des dégradés. La couleur est trop neutre : on est loin du rendu de Sillage. Les auteurs ne sont pas sur leur terrain et quoique l'on en dise, le résultat s'en ressent. Je n'arrive pas à faire abstraction des comics, voir des films. A la rigueur, pour apprécier ce one shot, il faudrait ne pas les avoir apprécier. Une déception personnelle mais la BD se lit bien. J'en attendais peut être trop.
Les Chemins de Vadstena
La collection « Hanté » de chez l’éditeur Soleil est dirigée par Christophe Bec, auteur bien connu de tous les amateurs de bandes dessinées. Rien qu’en lisant le nom de ce label, il serait logique que l’objectif de toutes les séries de cette collection est d’au moins nous faire frissonner de peur. En lisant l’album « Les Chemins de Vadstena », j’aurais donc dû ressentir des frayeurs même minimes : ce fut loin d’être le cas ! L’histoire est très hyper classique : un homme ayant bu de l’alcool un peu plus que la normale se retrouve à l’hôpital suite à son accident de la route… rien de plus normal me direz-vous sauf que le conducteur est convaincu de s’être arrêté auparavant pour faire monter une femme et qu’aucune empreinte de cette nana n’a été retrouvée par la police après la sortie de route… Dès lors, l’homme n’aura de cesse de chercher sa trace… Ce récit ne m’a pas du tout passionné car son scénario m’est apparu trop banal : c’est exactement le genre d’histoire que j’ai pu découvrir maintes fois à la télévision ou dans les romans ayant pour but de nous faire peur. Certes, ce récit est bien raconté et le cadre est original (ça se passe en Suède) mais cela ne m’a pas réussi à m’intéresser à ce one-shot. En fait, ce que je reproche le plus à cette bd, c’est que je n’ai ressenti aucune suée froide, même pas de l’attachement pour un des personnages ! C’est tout de même un gros point noir pour cet album qui se trouve classer dans une collection sensée nous proposer des récits effrayants ! Au niveau du dessin, je n’aime pas du tout cette mise en couleurs informatique : les dégradés me sont apparus trop lisses et les effets photoshops sont trop nombreux à mon goût (notamment : incrustations d’images réelles et effets abusifs de sources de lumières). Pour le reste, je ne me suis pas fans non plus du coup de patte de Thibaud de Rochebrune. En conclusion, « Les Chemins de Vadstena » est une bd qui ne m’a pas du tout marqué. Le récit est banal, trop même à mon goût. En fait, il est fortement regrettable que je n’aie pas ressenti de frissons lors de sa lecture ! Le dessin adopte un style que j’apprécie moyennement. Surtout, la mise en couleurs m’est apparue trop informatique (dégradés trop lisses, etc…) bien qu’elle s’adapte bien à l’intensité dramatique de chaque scène. Bof !… Vraiment bof !… Bd à oublier !
Blanc Casque
J'ai failli rire lorsque j'ai vu comment Jijé traitait la vie dans l'Ouest canadien. On voit très bien que l'histoire s'adressait aux lecteurs européens des années 50 qui rêvaient d'aventure dans le pays des bûcherons qui ont l'air dur, mais qui en fait sont super sympathiques. La preuve : tout le village aide le Polonais et sa famille à s'installer ! C'est assez rigolo de voir que les Canadiens français et anglais s'entendent à merveille alors qu'à l'époque, tu peux être sûr qu'en une journée tu vas entendre des "maudits anglais" et des "stupid frog" au moins dix fois. On évoque un peu les problèmes entre les blancs et les indiens, mais finalement comme ils semblent vivre bien on se dit que ça ne doit pas être trop grave. Bref, pour une histoire censée être "vraie", je trouve que c'est un peu n'importe quoi. De plus, le récit n'est pas très palpitant. Ça se laisse lire au début, mais je me suis franchement ennuyé dès que Blanc Casque (le surnom du Polonais) va chez les indiens. Et puis je trouve que le héros manque franchement de charisme. J'en avais rien à faire de sa vie ennuyante.
Tueur de monde
Moebius est un grand créateur d'univers. Son style est unique et facilement identifiable. J'aime ce qu'il fait mais je reste sur ma faim avec "Tueur de monde". A raison d'une case unique par page, la lecture est très rapide. Ce récit n'est pas vraiment développé et reste limité. Ce one shot est plus un objet pour collectionneur qu'une BD plaisante. L'histoire risque de ne plaire d'ailleurs qu'aux fans de Moebius en raison de son côté mystique. Le dessin est typique de cet auteur mais peu détaillé malgré la taille des cases. A découvrir pour la curiosité, à laisser pour la postérité.