Je ne suis pas fan de ce genre de BD en temps normal, et ce n'est pas ce one shot qui me fera changer d'avis.
Larcenet a un bon coup de crayon, son dessin noir et blanc est vraiment réussi.
Je ne suis pas rentré dans les histoires. Les scénarii font dans la full caricature, plus c'est gros, mieux c'est. Malheureusement je n'adhère plus quand ça déborde.
J'ai bien souri ici ou là, mais globalement je suis resté indifférent à cet exercice.
Il s'agit plus d'un problème de goût personnel certainement.
Comme les avis précédents le démontrent, cette BD a trouvé son public.
Je suis fan de l’œuvre de Fabcaro, mais je trouve cet objet un peu en-dessous de sa production semi-autobiographique à la Cafetière. Il s’est ici amusé à parodier le célèbre catalogue de vente par correspondance au nom très proche, avec son humour absurde et son cynisme habituels. C’est surtout dans les commentaires des articles présentés que se situe l’humour, même si les mannequins ont tous, curieusement, un cou démesuré.
Si l’exercice, à ma connaissance inédit ou presque, est intéressant dans le cadre d’une publication en revue, il s’avère fastidieux de le lire dans un même volume. Il y a tout de même quelques pépites, ce qui justifie ma note légèrement positive.
Bof bof bof. L’amour destructeur entre un jeune bohème et une étudiante mystérieuse. Une histoire déjà racontée mille fois. Des questionnements, des disputes, une issue fatale. Ici l’auteur s’est ingéniée à en faire un traitement clinique, presque froid, avec sa bichromie différente dans chaque chapitre.
Mises à part quelques pages, l’intégralité de ce one shot se passe dans l’appartement de Mitsu, entre les deux personnages. Le dessin de Kusumoto est épuré, élégant, fin, mais n’a pas suffi à me passionner pour cette histoire mièvre et médiocre.
Le graphisme et le style des récits de Paul Gillon me font toujours penser à certains médiocres téléfilms français ou italiens de seconde partie de soirée : des personnages superficiels, un peu d'action et une grosse dose d'érotisme aguicheur. Parfois c'est accrocheur, mais dans le cas présent, c'est plutôt mauvais.
L'intrigue est bizarre. Elle manque complètement de crédibilité et comme, à la fin, elle ne trouve pas d'explication, elle m'apparait vraiment gratuite. Le comportement mystérieux de cette Valérie se révèle incompréhensible. Un destin capricieux ? Bof.
J'ai détesté la facilité scénaristique avec laquelle les gens tombent tous sous son charme. En parlant des personnages, ils sont plus caricaturaux les uns que les autres, c'en est parfois ridicule comme en ce qui concerne ces maffieux italiens. Et puis, c'est quoi cette construction de scénario avec un type qui mène sa grosse enquête (sans qu'on sache trop pourquoi) pendant les 4/5e de l'album puis on l'oublie complètement sur le dernier 5e pour mettre en scène un autre gars qui n'a rien à voir. Et pouf, ça se termine comme ça, sans explication. Juste la touche dramatique finale, toujours aussi gratuite et facile.
Bref, il y a des choses qui se tiennent dans cette BD. Ca se laisse lire si on n'est pas allergique aux passages racoleurs. Mais l'intrigue est médiocre, construite avec trop de facilités, et pourra très facilement décevoir son lecteur.
Les premières pages furent difficiles en raison du dessin très caricatural et des couleurs beaucoup trop vives. Les cases paraissent brouillonnes. Heureusement que l'on s'y fait assez rapidement. Je sous-entends que l'on s'adapte car je n'apprécie pas ce style trop abstrait.
L'histoire est thématique, elle parle de crue de la Loire dans un petit village. Elle se décompose de 3 petits récits englobés dans un principal.
Les histoires peuvent paraître absurdes mais elles pourraient également être vraies.
Elles ont en commun d'être dramatiques.
La narration est agréable et la BD se lit assez rapidement.
L'ensemble ne m'a pas convaincu.
Après la lecture des 2 tomes.
La lecture du premier tome fut correcte mais celle du second plus fastidieuse.
Certains aspects du scénario sont douteux. Smolderen aurait dû ne pas trop mélanger les styles et le simplifier un minimum.
L'ensemble donne l'impression d'un patchwork d'histoires mises bout à bout et raccommodées tant bien que mal.
Le dessin est superbe mais il est saturé de lumière dans le tome 2, offrant un rendu beaucoup trop contrasté. Le résultat est franchement inférieur. J'imagine que Bertail a souhaité ainsi amplifier la lumière du soleil et l'impression de chaleur. J'ai surtout vu une perte de l'aspect visuel de ce diptyque.
Il y avait matière à faire une meilleure série mais le résultat n'est pas à l'arrivée.
Moi aussi, je n’ai pas passé un bon moment de lecture en compagnie du « Roi des mouches » ! En fait, je n’ai que peu de reproches à faire sur cette bd !
Alors pourquoi cette déception ? En vrai, ce n’est pas vraiment une désillusion que j’ai ressentie lors de sa lecture mais un sentiment de rejet sur l’ambiance malsaine qui règne tout au long de cette série.
En effet, le récit met en scène des jeunes paumés dans un pays qui ressemble beaucoup aux États-Unis. Éric est invité à une sorte de rave-party nocturne déguisée se déroulant dans un bois. Éric s’est procuré une tête de mouche et réussit lors cette fête à coucher avec Sal, la petite copine de Damien, son ami… Seulement voilà, à l’issue de cette soirée, Damien se fait renverser par une voiture après avoir été suivi par une bande de gus déguisés en cow-boys et Éric en est le témoin principal…
Ce début peut faire croire à tous lecteurs que « Le Roi des mouches » est une série policière/thriller alors qu’en réalité ce n’est ni plus ni moins qu'un récit sur l’errance des jeunes. Mais attention, ces jeunes, ce ne sont pas des adolescents ! Il s’agit bien d’ici d’adultes dont on parle, mais des adultes complètement paumés de la mort qui tue ! Jugez-en plutôt : dans cette bd, le lecteur aura droit à des séquences où les (jeunes) couples se baisent tristement, où les (jeunes) hommes et femmes fument des joints à longueur de journées, où les (jeunes et les vieux aussi !) gens s’emmerdent à mort dans la vie, où les (jeunes) enfants ne respectent plus leurs parents ou se tapent complètement de leurs progénitures… bref, « Le Roi des mouches » pourrait être assimiler à une sorte de remake du film « American beauty » mais à la sauce d’adolescence et en plus noir encore !
Je comprends très bien que des lecteurs adorent cette série parce que l’ambiance glauque prend vachement à la gorge, parce que les personnages sont loin d’être des héros ou des anges, parce que les auteurs semblent s’amuser avec nos nerfs en jonglant sur plusieurs séquences mettant en scènes des personnages différents (ou plutôt des couples différents), parce que le trait de Mezzo m’est apparu parfaitement adapté au scénario de Michel Pirus (couleurs ternes, cadrages assez audacieux où on a l’impression que les personnages s’adressent à nous) et parce que les ouvrages (2 tomes sont sortis à ce jour) sont d’une qualité d’impression excellente !
Mais voilà, lorsque je lis une bd, j’aime bien ressentir du plaisir à la lire : ce qui est loin d’être le cas avec « Le Roi des mouches » ! L’atmosphère qui y règne est tellement triste, malsaine et désespérante que je n’ai pas du tout accroché à cette histoire. De plus, avec les changements sans cesse de lieux et de personnages, cette lecture m’est apparu assez ardue.
Bref, malgré ses nombreuses qualités, « Le Roi des mouches » n’est pas du tout le genre de bd que j’affectionne.
Bd à réserver aux amateurs du genre (c’est à dire pour ceux qui aiment les récits trop désespérants de la mort qui tue !)…
Après la lecture de deux tomes.
Ce projet ambitieux n'a pas sombré dans le ridicule mais il n'a pas atteint le panthéon non plus.
L'idée de mélanger de la HF avec de la SF était un pari dangereux. Le mélange reste limité car on a avant tout une histoire HF mais majoritairement dans un contexte SF.
Ce petit space opéra réunit des recettes classiques mais l'ensemble reste brouillon. La série manque de rythme constant et la narration n'est pas toujours fluide.
Les dessins sont moyens. Le premier tome pêche surtout par sa colorisation à l'effet sale qui dénature le trait. Sur ce point c'est meilleur dans le second tome.
Malgré ces défauts, ça se lit bien mais il ne faut pas s'attendre à être surpris...
Il y a pire mais surtout bien mieux depuis.
Mes amis vous le confirmeraient sans doute : il suffit qu’apparaisse dans mon champ de vision une jeune fille (ou, mieux encore, une jeune femme) rousse aux yeux verts pour que je perde une bonne part de mes capacités de jugement.
Oui, mais, bon, il y a quand même des limites !
Les contes de Mortepierre illustrent la jeunesse imaginaire de Florie, une sorcière alors excessivement douée que l’on retrouvera « amoindrie » dans « Mortepierre ». Selon les auteurs, cet étrange phénomène est dû au fait que les sorcières perdent leurs pouvoirs pour les récupérer un peu plus tard. Mettons ça sur le compte d’une adolescence perturbée et n’en parlons plus.
La série multiplie les raccourcis faciles et les incohérences. Pourtant, les albums se lisent sans peine. C’est principalement dû à l’élégance du trait de Christian Verhaeghe, un trait que je trouve très abouti quoique fort conventionnel dans le petit monde de l’Héroïc-Fantasy à l’européenne. L’artiste respecte les règles du genre lorsqu’il s’agit d’illustrer la chaumière d’une sorcière ou le délirant arbre refuge de lutins. Ses scènes d’action sont dynamiques et ses personnages sont joliment croqués. Tout cela manque peut-être de personnalité, mais on ne peut nier la qualité d’ensemble.
Par contre, les scénarios, comme je l’ai dit, multiplient les maladresses. Pour exemple, au début du premier récit, Florie se réfugie en compagnie d’un brigand dans le socle d’une statue. Celle-ci s’enfonce du fait de l’apport pondéral des deux personnages, ce qui leur permet de se soustraire au regard de leurs poursuivants. Comment la statue remonte ensuite pour leur permettre de s’extraire de leur refuge demeure à ce jour un mystère …
Le plus absurde reste cependant que Florie évite d’utiliser ses pouvoirs en public, alors que tout le monde semble être au courant de ses dons de sorcière. Brice Tarvel ne semble vraiment pas capable de jongler avec les contraintes causées par ses postulats initiaux, et patauge donc régulièrement dans l’incohérence la plus totale. Le problème, c’est que c’est le lecteur qui se ramasse le coup de massue.
Dommage, car les intrigues, pour conventionnelles qu’elles fussent, n’en sont pas moins plaisantes et auraient pu donner naissance à des récits autrement prenants. Mais il aurait fallut pour cela éviter d’utiliser un personnage aussi défini que Florie, au profit d’une nouvelle héroïne vierge de ce si encombrant futur.
Bof....
C'est le terme vraiment adapté pour cette BD.
Le scénario est décousu. L'idée de fond n'était pas si mal mais le fil conducteur n'existe pas. La BD est trop orientée action et vise trop haut.
Un peu de simplicité aurait pu permettre au récit de s'étoffer utilement.
Le dessin a le même problème. Individuellement il y a de belles cases, mais l'ensemble est bordélique. Stan et Vince s'appuient trop sur l'informatique surtout sur les jeux de lumière. La technique étouffe l'esthétique et rend la lecture futile.
Ce one shot n'a pas que des défauts mais il faut reconnaitre le faible niveau final, peu en rapport avec la débauche visuelle.
Cette lecture détend mais n'apporte pas de réel plaisir.
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La Loi des Series
Je ne suis pas fan de ce genre de BD en temps normal, et ce n'est pas ce one shot qui me fera changer d'avis. Larcenet a un bon coup de crayon, son dessin noir et blanc est vraiment réussi. Je ne suis pas rentré dans les histoires. Les scénarii font dans la full caricature, plus c'est gros, mieux c'est. Malheureusement je n'adhère plus quand ça déborde. J'ai bien souri ici ou là, mais globalement je suis resté indifférent à cet exercice. Il s'agit plus d'un problème de goût personnel certainement. Comme les avis précédents le démontrent, cette BD a trouvé son public.
La Bredoute
Je suis fan de l’œuvre de Fabcaro, mais je trouve cet objet un peu en-dessous de sa production semi-autobiographique à la Cafetière. Il s’est ici amusé à parodier le célèbre catalogue de vente par correspondance au nom très proche, avec son humour absurde et son cynisme habituels. C’est surtout dans les commentaires des articles présentés que se situe l’humour, même si les mannequins ont tous, curieusement, un cou démesuré. Si l’exercice, à ma connaissance inédit ou presque, est intéressant dans le cadre d’une publication en revue, il s’avère fastidieux de le lire dans un même volume. Il y a tout de même quelques pépites, ce qui justifie ma note légèrement positive.
Dolis
Bof bof bof. L’amour destructeur entre un jeune bohème et une étudiante mystérieuse. Une histoire déjà racontée mille fois. Des questionnements, des disputes, une issue fatale. Ici l’auteur s’est ingéniée à en faire un traitement clinique, presque froid, avec sa bichromie différente dans chaque chapitre. Mises à part quelques pages, l’intégralité de ce one shot se passe dans l’appartement de Mitsu, entre les deux personnages. Le dessin de Kusumoto est épuré, élégant, fin, mais n’a pas suffi à me passionner pour cette histoire mièvre et médiocre.
La Veuve blanche
Le graphisme et le style des récits de Paul Gillon me font toujours penser à certains médiocres téléfilms français ou italiens de seconde partie de soirée : des personnages superficiels, un peu d'action et une grosse dose d'érotisme aguicheur. Parfois c'est accrocheur, mais dans le cas présent, c'est plutôt mauvais. L'intrigue est bizarre. Elle manque complètement de crédibilité et comme, à la fin, elle ne trouve pas d'explication, elle m'apparait vraiment gratuite. Le comportement mystérieux de cette Valérie se révèle incompréhensible. Un destin capricieux ? Bof. J'ai détesté la facilité scénaristique avec laquelle les gens tombent tous sous son charme. En parlant des personnages, ils sont plus caricaturaux les uns que les autres, c'en est parfois ridicule comme en ce qui concerne ces maffieux italiens. Et puis, c'est quoi cette construction de scénario avec un type qui mène sa grosse enquête (sans qu'on sache trop pourquoi) pendant les 4/5e de l'album puis on l'oublie complètement sur le dernier 5e pour mettre en scène un autre gars qui n'a rien à voir. Et pouf, ça se termine comme ça, sans explication. Juste la touche dramatique finale, toujours aussi gratuite et facile. Bref, il y a des choses qui se tiennent dans cette BD. Ca se laisse lire si on n'est pas allergique aux passages racoleurs. Mais l'intrigue est médiocre, construite avec trop de facilités, et pourra très facilement décevoir son lecteur.
Les Yeux dans le bouillon
Les premières pages furent difficiles en raison du dessin très caricatural et des couleurs beaucoup trop vives. Les cases paraissent brouillonnes. Heureusement que l'on s'y fait assez rapidement. Je sous-entends que l'on s'adapte car je n'apprécie pas ce style trop abstrait. L'histoire est thématique, elle parle de crue de la Loire dans un petit village. Elle se décompose de 3 petits récits englobés dans un principal. Les histoires peuvent paraître absurdes mais elles pourraient également être vraies. Elles ont en commun d'être dramatiques. La narration est agréable et la BD se lit assez rapidement. L'ensemble ne m'a pas convaincu.
L'Enfer des Pelgram
Après la lecture des 2 tomes. La lecture du premier tome fut correcte mais celle du second plus fastidieuse. Certains aspects du scénario sont douteux. Smolderen aurait dû ne pas trop mélanger les styles et le simplifier un minimum. L'ensemble donne l'impression d'un patchwork d'histoires mises bout à bout et raccommodées tant bien que mal. Le dessin est superbe mais il est saturé de lumière dans le tome 2, offrant un rendu beaucoup trop contrasté. Le résultat est franchement inférieur. J'imagine que Bertail a souhaité ainsi amplifier la lumière du soleil et l'impression de chaleur. J'ai surtout vu une perte de l'aspect visuel de ce diptyque. Il y avait matière à faire une meilleure série mais le résultat n'est pas à l'arrivée.
Le Roi des Mouches
Moi aussi, je n’ai pas passé un bon moment de lecture en compagnie du « Roi des mouches » ! En fait, je n’ai que peu de reproches à faire sur cette bd ! Alors pourquoi cette déception ? En vrai, ce n’est pas vraiment une désillusion que j’ai ressentie lors de sa lecture mais un sentiment de rejet sur l’ambiance malsaine qui règne tout au long de cette série. En effet, le récit met en scène des jeunes paumés dans un pays qui ressemble beaucoup aux États-Unis. Éric est invité à une sorte de rave-party nocturne déguisée se déroulant dans un bois. Éric s’est procuré une tête de mouche et réussit lors cette fête à coucher avec Sal, la petite copine de Damien, son ami… Seulement voilà, à l’issue de cette soirée, Damien se fait renverser par une voiture après avoir été suivi par une bande de gus déguisés en cow-boys et Éric en est le témoin principal… Ce début peut faire croire à tous lecteurs que « Le Roi des mouches » est une série policière/thriller alors qu’en réalité ce n’est ni plus ni moins qu'un récit sur l’errance des jeunes. Mais attention, ces jeunes, ce ne sont pas des adolescents ! Il s’agit bien d’ici d’adultes dont on parle, mais des adultes complètement paumés de la mort qui tue ! Jugez-en plutôt : dans cette bd, le lecteur aura droit à des séquences où les (jeunes) couples se baisent tristement, où les (jeunes) hommes et femmes fument des joints à longueur de journées, où les (jeunes et les vieux aussi !) gens s’emmerdent à mort dans la vie, où les (jeunes) enfants ne respectent plus leurs parents ou se tapent complètement de leurs progénitures… bref, « Le Roi des mouches » pourrait être assimiler à une sorte de remake du film « American beauty » mais à la sauce d’adolescence et en plus noir encore ! Je comprends très bien que des lecteurs adorent cette série parce que l’ambiance glauque prend vachement à la gorge, parce que les personnages sont loin d’être des héros ou des anges, parce que les auteurs semblent s’amuser avec nos nerfs en jonglant sur plusieurs séquences mettant en scènes des personnages différents (ou plutôt des couples différents), parce que le trait de Mezzo m’est apparu parfaitement adapté au scénario de Michel Pirus (couleurs ternes, cadrages assez audacieux où on a l’impression que les personnages s’adressent à nous) et parce que les ouvrages (2 tomes sont sortis à ce jour) sont d’une qualité d’impression excellente ! Mais voilà, lorsque je lis une bd, j’aime bien ressentir du plaisir à la lire : ce qui est loin d’être le cas avec « Le Roi des mouches » ! L’atmosphère qui y règne est tellement triste, malsaine et désespérante que je n’ai pas du tout accroché à cette histoire. De plus, avec les changements sans cesse de lieux et de personnages, cette lecture m’est apparu assez ardue. Bref, malgré ses nombreuses qualités, « Le Roi des mouches » n’est pas du tout le genre de bd que j’affectionne. Bd à réserver aux amateurs du genre (c’est à dire pour ceux qui aiment les récits trop désespérants de la mort qui tue !)…
Dragons
Après la lecture de deux tomes. Ce projet ambitieux n'a pas sombré dans le ridicule mais il n'a pas atteint le panthéon non plus. L'idée de mélanger de la HF avec de la SF était un pari dangereux. Le mélange reste limité car on a avant tout une histoire HF mais majoritairement dans un contexte SF. Ce petit space opéra réunit des recettes classiques mais l'ensemble reste brouillon. La série manque de rythme constant et la narration n'est pas toujours fluide. Les dessins sont moyens. Le premier tome pêche surtout par sa colorisation à l'effet sale qui dénature le trait. Sur ce point c'est meilleur dans le second tome. Malgré ces défauts, ça se lit bien mais il ne faut pas s'attendre à être surpris... Il y a pire mais surtout bien mieux depuis.
Les Contes de Mortepierre - Florie
Mes amis vous le confirmeraient sans doute : il suffit qu’apparaisse dans mon champ de vision une jeune fille (ou, mieux encore, une jeune femme) rousse aux yeux verts pour que je perde une bonne part de mes capacités de jugement. Oui, mais, bon, il y a quand même des limites ! Les contes de Mortepierre illustrent la jeunesse imaginaire de Florie, une sorcière alors excessivement douée que l’on retrouvera « amoindrie » dans « Mortepierre ». Selon les auteurs, cet étrange phénomène est dû au fait que les sorcières perdent leurs pouvoirs pour les récupérer un peu plus tard. Mettons ça sur le compte d’une adolescence perturbée et n’en parlons plus. La série multiplie les raccourcis faciles et les incohérences. Pourtant, les albums se lisent sans peine. C’est principalement dû à l’élégance du trait de Christian Verhaeghe, un trait que je trouve très abouti quoique fort conventionnel dans le petit monde de l’Héroïc-Fantasy à l’européenne. L’artiste respecte les règles du genre lorsqu’il s’agit d’illustrer la chaumière d’une sorcière ou le délirant arbre refuge de lutins. Ses scènes d’action sont dynamiques et ses personnages sont joliment croqués. Tout cela manque peut-être de personnalité, mais on ne peut nier la qualité d’ensemble. Par contre, les scénarios, comme je l’ai dit, multiplient les maladresses. Pour exemple, au début du premier récit, Florie se réfugie en compagnie d’un brigand dans le socle d’une statue. Celle-ci s’enfonce du fait de l’apport pondéral des deux personnages, ce qui leur permet de se soustraire au regard de leurs poursuivants. Comment la statue remonte ensuite pour leur permettre de s’extraire de leur refuge demeure à ce jour un mystère … Le plus absurde reste cependant que Florie évite d’utiliser ses pouvoirs en public, alors que tout le monde semble être au courant de ses dons de sorcière. Brice Tarvel ne semble vraiment pas capable de jongler avec les contraintes causées par ses postulats initiaux, et patauge donc régulièrement dans l’incohérence la plus totale. Le problème, c’est que c’est le lecteur qui se ramasse le coup de massue. Dommage, car les intrigues, pour conventionnelles qu’elles fussent, n’en sont pas moins plaisantes et auraient pu donner naissance à des récits autrement prenants. Mais il aurait fallut pour cela éviter d’utiliser un personnage aussi défini que Florie, au profit d’une nouvelle héroïne vierge de ce si encombrant futur.
Godkiller (Now future)
Bof.... C'est le terme vraiment adapté pour cette BD. Le scénario est décousu. L'idée de fond n'était pas si mal mais le fil conducteur n'existe pas. La BD est trop orientée action et vise trop haut. Un peu de simplicité aurait pu permettre au récit de s'étoffer utilement. Le dessin a le même problème. Individuellement il y a de belles cases, mais l'ensemble est bordélique. Stan et Vince s'appuient trop sur l'informatique surtout sur les jeux de lumière. La technique étouffe l'esthétique et rend la lecture futile. Ce one shot n'a pas que des défauts mais il faut reconnaitre le faible niveau final, peu en rapport avec la débauche visuelle. Cette lecture détend mais n'apporte pas de réel plaisir.