« Noir » est un one-shot qui regroupe trois anciens albums de Baru dont Bonne année paru en 1998. L’auteur a conçu ce récit anticipatif sur ce que la France serait sous un régime politique aux idées inspirées de l’extrême droite (Bonne année avait été réalisée sous la période où le Front National était un des partis les plus populaires de France).
L’histoire se déroule dans la deuxième décennie du XXIème siècle. Ça se passe dans une banlieue quadrillée par un corridor où les forces de l’ordre ont ordre de tirer sur tout individu essayant de franchir les murs. Ce mur a été érigé sous l’impulsion du gouvernement pour tenter d’enrayer la violence dont il tient les banlieusards comme responsables…
En fait, ce récit retrace le quotidien de jeunes paumés à intérieur de ces corridors. Ainsi, le lecteur découvrira une France du futur où le banlieusard est privé de lien avec le centre-ville peuplé de gens aisés, interdit aussi de ressources, issu d’une population d’immigrés, sous muni de préservatifs (d’où un fort pourcentage de la population atteint du virus du sida), etc…
Le scénario de Baru est très vivant et aucun sentiment d’ennui ne m’est apparu lors cette lecture. Cependant, je trouve que les personnages sont très caricaturés, que l’auteur a trop forcé sur les traits de tous les protagonistes. Le résultat donne une histoire qui m’a semblé peu probable alors que les faits montrent que tout ceci pourrait être crédible… la faute peut-être au trait de baru qui aurait –à mon avis- dû être plus réaliste (dans le même genre que SOS Bonheur par exemple). Autre point que je trouve négatif sur cette bd, c’est que malgré les nombreuses péripéties qui y sont présentes, je n’en ai pas retenu grand’chose ! Les travers de cette société ne sont pas –à mon avis- développés : c’est comme si le lecteur suivait les faits sans qu’on lui propose le temps de réfléchir sur les solutions qu’il pourrait adopter pour résoudre ces problèmes !
La dernière histoire sur le problème de l’Irlande du Nord entre les protestants et les catholiques ne m’a pas marqué et m’est apparue très clichée.
Je m’attendais à mieux de cette bd surtout quand on sait qu’elle est réalisée par Baru, un auteur que j’apprécie beaucoup pour ses prises de position sur les travers de notre société. Cette histoire ne m’est apparue pas convaincante. Les personnages sont –à mon avis- trop stéréotypés et les péripéties de chaque protagoniste trop clichées pour que je croie à ce récit de la France du futur. Ah, si seulement Baru avait pris le temps de poser sa vision de l’avenir des banlieues, au moins cela aurait permis aux lecteurs de s’interroger avec lui des différentes problématiques abordées dans sa bd !...
Ce one shot est rempli de clichés mais se laisse lire.
Je ne comprends pas l'intérêt de dévêtir le personnage de Ludmila à tout va.
Il en ressort une BD qui semble destinée aux adolescents ;)
Le thème du vampirisme est traité simplement mais efficacement autrement, avec comme thèmes l'amour et l'immortalité. Quand deux vampires s'aiment, quels sont leur point de vue ?
Cet aspect de l'histoire est intéressant mais il est englobé dans un ensemble fade, sans consistance.
Le dessin N&B sans nuance est d'un très bon niveau et se laisse regarder avec plaisir.
Ce one shot ne me semble pas destiner, j'ai trouvé l'histoire caduque et globalement d'une grande banalité.
Je ne trouve pas cette BD adaptée pour les enfants !!!
Elle est très bavarde et rebuterait plus d'un jeune. D'ailleurs, j'ai trouvé assez moche ces grandes bulles destinées à recevoir les diverses traductions. Certaines bulles apparaissent beaucoup trop grandes au regard du texte.
L'explication finale est franchement inadaptée, comment peut-on arriver à une telle conclusion avec un lectorat qui est de plus en plus nombreux à avoir rencontré des problèmes de famille.
A part faire culpabiliser l'enfant, cette BD n'a pas d'autre finalité...
Cette morale me déroute.
Dans l'idée d'enfants se retrouvant seuls, il vaut mieux lire Seuls, beaucoup plus sympa et loin de la réalité.
Le dessin est très informatisé. Il m'a paru fade et grossier. On ne peut pas lui enlever l'originalité mais avec un encrage il aurait eu meilleure allure.
Une déception de la part de Trillo.
Je ne comprends pas le fond de cette BD.
On a le droit à 5 récits et un épilogue commun, tous traitant d'histoires dans une banlieue.
Ces tranches de vie sont aussi courtes que ma lecture.
Les auteurs ne développent pas grand chose, il reste une impression de vide une fois reposée la BD.
Le dessin se veut animalier mais je le trouve typé manga.
Il est agréable mais sans personnalité ni charme.
Cette BD m'a paru quelconque pour ne pas dire décevante.
J'aime les romans graphiques si ils ont du contenu. Dans le cas présent, c'est très léger.
J'ai découvert ici et là l'oeuvre de Milo Manara dont je suis un grand fan du dessin. Par contre, question scénario, cela manque d'ingéniosité et parfois de cohérence. Ces histoires commencent et finissent comme une queue de poisson. Les cases se succèdent et ne se ressemblent pas. On se demande véritablement si on suit la même histoire et surtout où l'on va.
Il manque le charme, il manque l'exotisme... Pourtant, tout n'est pas à jeter. Il semble y avoir du coeur à l'ouvrage. Cela ne suffit pas pour réaliser une bonne bd même si elle est signée par un grand maître italien de la bande dessinée. C'est un peu décevant.
Je n'ai pas vraiment aimé ces petites histoires dont chacune fait appel à un style graphique différent. Il est question de crise économique, de terrorisme, de violences urbaines gratuites. Si certains récits semblent sortir du lot notamment le premier, ce n'est pas le cas de la majorité d'entre eux.
Je connais ce genre d'histoires et j'ai déjà lu beaucoup mieux. L'auteur n'approfondit pas assez. C'est presque du surfait totalement abstrait. Cela se veut corrosif sur la société de consommation actuelle. On propose quoi en échange ? On abolit la société libérale ?
Je ne partage pas ces idées bien que je les respecte. Je pense qu'il faut toujours de la modération. Pour moi, la valeur fondamentale est la liberté.
Ouvrage oubapien par excellence. Menu dessine 8 cases différentes et Trondheim doit utiliser seulement ces 8 cases au choix et de la manière dont il veut pour raconter des histoires sous forme de strips de 4 cases. Ceux-ci se suivent chronologiquement ou pas. L'objectif est fixé à 100 strips.
Passons le fait que ces cases sont assez moches, les histoires de Trondheim sont inégales. C'est toute la difficulté de l'exercice avec ce type de contrainte qui produit des résultats parfois réussis et d'autres fois moins biens. Si vous recherchez de l'humour, ce n'est pas l'album de Trondheim qu'il vous faut, c'est globalement pas très drôle.
C'est le genre de bande dessinée construite après un dîner arrosé. J'imagine bien la scène : « tiens je te dessine quelques cases là sur ces serviettes en papier et t'essaies de faire un album avec ».
Je n'avais jamais lu de Tezuka parce que dès que j'en feuilletais un en librairie j'étais rebutée par le style du dessin que je n'aime pas du tout. J'avoue que j'ai du mal à sortir le porte-monnaie pour une BD qui esthétiquement ne me plait pas, même si tout le monde ne pense que du bien de son auteur. Et pourtant je sais que je suis 100 fois plus déçue par une belle BD au scénario creux que l'inverse… mais le scénario, on ne peut le juger qu'à la fin de la lecture, contrairement au dessin.
Bref, mon fournisseur officiel m'a prêté "Métropolis" pour m'initier à Tezuka et honnêtement je ne pense pas que ce soit le meilleur choix pour commencer. C'est une œuvre de jeunesse qui est à mon avis plus destinée aux fans de l'auteur qu'aux novices. Le seul passage que j'ai vraiment aimé c'est le tout début avec le résumé de l'évolution des espèces : après ces quelques pages, j'étais vraiment enthousiaste, mais la suite est vraiment trop dans le style cartoon du début du XXème siècle, avec l'intrigue qui saute du coq à l'âne et l'action qui progresse à vitesse grand V entre deux cases comme par magie (comme par exemple la page où le Duc Rouge est démasqué parmi les inspecteurs chargés de l'enquête).
Il faut dire aussi que j'avais vu il y a quelques mois le très beau dessin animé de Rintarō adapté de la présente œuvre et franchement, "y'a pas photo"…
Je n'abandonne pas mon envie de découvrir Tezuka pour autant, je suis persuadée que je trouverai chaussure à mon pied dans ses œuvres plus récentes.
Avis sur le tome 2, Demain je maigris :
J'ai été attiré par la couverture rigolote, un clin d'œil au logo des céréales "spécial K" de Kellog's, destinées aux femmes qui font attention à leur poids. Et pour l'instant, c'est peut-être le meilleur album de la collection "Espiègle" des éditions Clair de Lune (c'est dire la qualité de la collection...)
C'est la première fois que Céka s'essaye à la BD humoristique, et ma foi on peut dire que c'est plutôt pas mal. Certes, le choix du sujet est tout sauf original, mais après tout, les femmes au physique agréable mais qui veulent pourtant maigrir à tout prix, n'est-ce pas un sujet de société ?
Quoiqu'il en soit, le bon point, c'est la variété des situations: l'auteur ne s'en tient pas à une simple énumération de régimes, et quelques situations sortent du lot. Le mauvais point, c'est que comme toujours dans ce type de production, c'est très inégal, avec du drôle qui côtoie de l'indigent.
Quant au graphisme de J-C Pol, il remplit son boulot correctement, mais la colorisation informatique manque cruellement de caractère. Le dessin fait évidemment la part belle aux "formes" avantageuses des personnages féminins, parfois à la limite du vulgaire (ça en émoustillera certains), mais moins que dans Le Vrai pouvoir des femmes du même dessinateur.
En résumé, une lecture agréable, mais ça reste du "vite lu, vite oublié". Les autres tomes relèveront-ils le niveau ?
2,5/5
"Et paf!..." est le 3ème des albums aux titres à rallonge que Jim publie chez Soleil, après l'inepte Je ne savais pas quoi t'offrir donc je t'ai pris ça et le médiocre Les Très très bonnes raisons de ne jamais faire de sport. Hum... Eh bien si j'étais prof, mon appréciation pourrait être "Insuffisant, malgré des progrès encourageants".
On retrouve encore le même petit personnage principal, un gringalet qui, pour la peine, éprouve ce qu'on peut appeler la "crise de la trentaine" à l'approche de son anniversaire. Là où les deux premiers albums relevaient un peu du "one-man show" avec un personnage qui s'égosillait dans des décors vides, ici c'est tout de même une véritable histoire, où Jim imprime sa marque de fabrique habituelle: impression de dynamisme, bulles multiples dans les cases, dialogues qui se veulent "tendance", etc. Certains passages sont en outre assez bien trouvés.
Dommage que l'ensemble soit toujours si... inintéressant, les personnages étant trop "exagérés" pour nous ressembler et donc être attachants. En fait, tout dégage une impression de caricature constante, à la fois dans le dessin que je trouve de plus en plus "cartoonesque", et dans les situations en elles-mêmes (la stripteaseuse invitée à l'anniversaire par les parents, la concierge qui a envie de sexe, etc).
Même si c'est loin d'être le Pérou (40 pages au lieu de 47 en plus...), le lecteur pourra sans doute s'estimer heureux d'avoir droit, en lieu et place d'une succession désordonnée de "gags", à un véritable récit complet, avec des enchaînements et tout ! Trop fort ! Allez, encore un effort...
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Noir
« Noir » est un one-shot qui regroupe trois anciens albums de Baru dont Bonne année paru en 1998. L’auteur a conçu ce récit anticipatif sur ce que la France serait sous un régime politique aux idées inspirées de l’extrême droite (Bonne année avait été réalisée sous la période où le Front National était un des partis les plus populaires de France). L’histoire se déroule dans la deuxième décennie du XXIème siècle. Ça se passe dans une banlieue quadrillée par un corridor où les forces de l’ordre ont ordre de tirer sur tout individu essayant de franchir les murs. Ce mur a été érigé sous l’impulsion du gouvernement pour tenter d’enrayer la violence dont il tient les banlieusards comme responsables… En fait, ce récit retrace le quotidien de jeunes paumés à intérieur de ces corridors. Ainsi, le lecteur découvrira une France du futur où le banlieusard est privé de lien avec le centre-ville peuplé de gens aisés, interdit aussi de ressources, issu d’une population d’immigrés, sous muni de préservatifs (d’où un fort pourcentage de la population atteint du virus du sida), etc… Le scénario de Baru est très vivant et aucun sentiment d’ennui ne m’est apparu lors cette lecture. Cependant, je trouve que les personnages sont très caricaturés, que l’auteur a trop forcé sur les traits de tous les protagonistes. Le résultat donne une histoire qui m’a semblé peu probable alors que les faits montrent que tout ceci pourrait être crédible… la faute peut-être au trait de baru qui aurait –à mon avis- dû être plus réaliste (dans le même genre que SOS Bonheur par exemple). Autre point que je trouve négatif sur cette bd, c’est que malgré les nombreuses péripéties qui y sont présentes, je n’en ai pas retenu grand’chose ! Les travers de cette société ne sont pas –à mon avis- développés : c’est comme si le lecteur suivait les faits sans qu’on lui propose le temps de réfléchir sur les solutions qu’il pourrait adopter pour résoudre ces problèmes ! La dernière histoire sur le problème de l’Irlande du Nord entre les protestants et les catholiques ne m’a pas marqué et m’est apparue très clichée. Je m’attendais à mieux de cette bd surtout quand on sait qu’elle est réalisée par Baru, un auteur que j’apprécie beaucoup pour ses prises de position sur les travers de notre société. Cette histoire ne m’est apparue pas convaincante. Les personnages sont –à mon avis- trop stéréotypés et les péripéties de chaque protagoniste trop clichées pour que je croie à ce récit de la France du futur. Ah, si seulement Baru avait pris le temps de poser sa vision de l’avenir des banlieues, au moins cela aurait permis aux lecteurs de s’interroger avec lui des différentes problématiques abordées dans sa bd !...
Le Cri du Vampire
Ce one shot est rempli de clichés mais se laisse lire. Je ne comprends pas l'intérêt de dévêtir le personnage de Ludmila à tout va. Il en ressort une BD qui semble destinée aux adolescents ;) Le thème du vampirisme est traité simplement mais efficacement autrement, avec comme thèmes l'amour et l'immortalité. Quand deux vampires s'aiment, quels sont leur point de vue ? Cet aspect de l'histoire est intéressant mais il est englobé dans un ensemble fade, sans consistance. Le dessin N&B sans nuance est d'un très bon niveau et se laisse regarder avec plaisir. Ce one shot ne me semble pas destiner, j'ai trouvé l'histoire caduque et globalement d'une grande banalité.
Des Frites au Chocolat
Je ne trouve pas cette BD adaptée pour les enfants !!! Elle est très bavarde et rebuterait plus d'un jeune. D'ailleurs, j'ai trouvé assez moche ces grandes bulles destinées à recevoir les diverses traductions. Certaines bulles apparaissent beaucoup trop grandes au regard du texte. L'explication finale est franchement inadaptée, comment peut-on arriver à une telle conclusion avec un lectorat qui est de plus en plus nombreux à avoir rencontré des problèmes de famille. A part faire culpabiliser l'enfant, cette BD n'a pas d'autre finalité... Cette morale me déroute. Dans l'idée d'enfants se retrouvant seuls, il vaut mieux lire Seuls, beaucoup plus sympa et loin de la réalité. Le dessin est très informatisé. Il m'a paru fade et grossier. On ne peut pas lui enlever l'originalité mais avec un encrage il aurait eu meilleure allure. Une déception de la part de Trillo.
Animals
Je ne comprends pas le fond de cette BD. On a le droit à 5 récits et un épilogue commun, tous traitant d'histoires dans une banlieue. Ces tranches de vie sont aussi courtes que ma lecture. Les auteurs ne développent pas grand chose, il reste une impression de vide une fois reposée la BD. Le dessin se veut animalier mais je le trouve typé manga. Il est agréable mais sans personnalité ni charme. Cette BD m'a paru quelconque pour ne pas dire décevante. J'aime les romans graphiques si ils ont du contenu. Dans le cas présent, c'est très léger.
Le Kama Sutra
J'ai découvert ici et là l'oeuvre de Milo Manara dont je suis un grand fan du dessin. Par contre, question scénario, cela manque d'ingéniosité et parfois de cohérence. Ces histoires commencent et finissent comme une queue de poisson. Les cases se succèdent et ne se ressemblent pas. On se demande véritablement si on suit la même histoire et surtout où l'on va. Il manque le charme, il manque l'exotisme... Pourtant, tout n'est pas à jeter. Il semble y avoir du coeur à l'ouvrage. Cela ne suffit pas pour réaliser une bonne bd même si elle est signée par un grand maître italien de la bande dessinée. C'est un peu décevant.
Lowlife
Je n'ai pas vraiment aimé ces petites histoires dont chacune fait appel à un style graphique différent. Il est question de crise économique, de terrorisme, de violences urbaines gratuites. Si certains récits semblent sortir du lot notamment le premier, ce n'est pas le cas de la majorité d'entre eux. Je connais ce genre d'histoires et j'ai déjà lu beaucoup mieux. L'auteur n'approfondit pas assez. C'est presque du surfait totalement abstrait. Cela se veut corrosif sur la société de consommation actuelle. On propose quoi en échange ? On abolit la société libérale ? Je ne partage pas ces idées bien que je les respecte. Je pense qu'il faut toujours de la modération. Pour moi, la valeur fondamentale est la liberté.
Moins d'un quart de seconde pour vivre
Ouvrage oubapien par excellence. Menu dessine 8 cases différentes et Trondheim doit utiliser seulement ces 8 cases au choix et de la manière dont il veut pour raconter des histoires sous forme de strips de 4 cases. Ceux-ci se suivent chronologiquement ou pas. L'objectif est fixé à 100 strips. Passons le fait que ces cases sont assez moches, les histoires de Trondheim sont inégales. C'est toute la difficulté de l'exercice avec ce type de contrainte qui produit des résultats parfois réussis et d'autres fois moins biens. Si vous recherchez de l'humour, ce n'est pas l'album de Trondheim qu'il vous faut, c'est globalement pas très drôle. C'est le genre de bande dessinée construite après un dîner arrosé. J'imagine bien la scène : « tiens je te dessine quelques cases là sur ces serviettes en papier et t'essaies de faire un album avec ».
Métropolis
Je n'avais jamais lu de Tezuka parce que dès que j'en feuilletais un en librairie j'étais rebutée par le style du dessin que je n'aime pas du tout. J'avoue que j'ai du mal à sortir le porte-monnaie pour une BD qui esthétiquement ne me plait pas, même si tout le monde ne pense que du bien de son auteur. Et pourtant je sais que je suis 100 fois plus déçue par une belle BD au scénario creux que l'inverse… mais le scénario, on ne peut le juger qu'à la fin de la lecture, contrairement au dessin. Bref, mon fournisseur officiel m'a prêté "Métropolis" pour m'initier à Tezuka et honnêtement je ne pense pas que ce soit le meilleur choix pour commencer. C'est une œuvre de jeunesse qui est à mon avis plus destinée aux fans de l'auteur qu'aux novices. Le seul passage que j'ai vraiment aimé c'est le tout début avec le résumé de l'évolution des espèces : après ces quelques pages, j'étais vraiment enthousiaste, mais la suite est vraiment trop dans le style cartoon du début du XXème siècle, avec l'intrigue qui saute du coq à l'âne et l'action qui progresse à vitesse grand V entre deux cases comme par magie (comme par exemple la page où le Duc Rouge est démasqué parmi les inspecteurs chargés de l'enquête). Il faut dire aussi que j'avais vu il y a quelques mois le très beau dessin animé de Rintarō adapté de la présente œuvre et franchement, "y'a pas photo"… Je n'abandonne pas mon envie de découvrir Tezuka pour autant, je suis persuadée que je trouverai chaussure à mon pied dans ses œuvres plus récentes.
Les Bonnes Résolutions / Demain... (J'arrête, je maigris, je bricole)
Avis sur le tome 2, Demain je maigris : J'ai été attiré par la couverture rigolote, un clin d'œil au logo des céréales "spécial K" de Kellog's, destinées aux femmes qui font attention à leur poids. Et pour l'instant, c'est peut-être le meilleur album de la collection "Espiègle" des éditions Clair de Lune (c'est dire la qualité de la collection...) C'est la première fois que Céka s'essaye à la BD humoristique, et ma foi on peut dire que c'est plutôt pas mal. Certes, le choix du sujet est tout sauf original, mais après tout, les femmes au physique agréable mais qui veulent pourtant maigrir à tout prix, n'est-ce pas un sujet de société ? Quoiqu'il en soit, le bon point, c'est la variété des situations: l'auteur ne s'en tient pas à une simple énumération de régimes, et quelques situations sortent du lot. Le mauvais point, c'est que comme toujours dans ce type de production, c'est très inégal, avec du drôle qui côtoie de l'indigent. Quant au graphisme de J-C Pol, il remplit son boulot correctement, mais la colorisation informatique manque cruellement de caractère. Le dessin fait évidemment la part belle aux "formes" avantageuses des personnages féminins, parfois à la limite du vulgaire (ça en émoustillera certains), mais moins que dans Le Vrai pouvoir des femmes du même dessinateur. En résumé, une lecture agréable, mais ça reste du "vite lu, vite oublié". Les autres tomes relèveront-ils le niveau ? 2,5/5
Et paf ! Un an de plus en pleine figure !
"Et paf!..." est le 3ème des albums aux titres à rallonge que Jim publie chez Soleil, après l'inepte Je ne savais pas quoi t'offrir donc je t'ai pris ça et le médiocre Les Très très bonnes raisons de ne jamais faire de sport. Hum... Eh bien si j'étais prof, mon appréciation pourrait être "Insuffisant, malgré des progrès encourageants". On retrouve encore le même petit personnage principal, un gringalet qui, pour la peine, éprouve ce qu'on peut appeler la "crise de la trentaine" à l'approche de son anniversaire. Là où les deux premiers albums relevaient un peu du "one-man show" avec un personnage qui s'égosillait dans des décors vides, ici c'est tout de même une véritable histoire, où Jim imprime sa marque de fabrique habituelle: impression de dynamisme, bulles multiples dans les cases, dialogues qui se veulent "tendance", etc. Certains passages sont en outre assez bien trouvés. Dommage que l'ensemble soit toujours si... inintéressant, les personnages étant trop "exagérés" pour nous ressembler et donc être attachants. En fait, tout dégage une impression de caricature constante, à la fois dans le dessin que je trouve de plus en plus "cartoonesque", et dans les situations en elles-mêmes (la stripteaseuse invitée à l'anniversaire par les parents, la concierge qui a envie de sexe, etc). Même si c'est loin d'être le Pérou (40 pages au lieu de 47 en plus...), le lecteur pourra sans doute s'estimer heureux d'avoir droit, en lieu et place d'une succession désordonnée de "gags", à un véritable récit complet, avec des enchaînements et tout ! Trop fort ! Allez, encore un effort...