Désolé, mais je n'ai pas du tout accroché à cette série. Il y a quelques bonnes idées, mais elles sont éparpillées dans une avalanche de péripéties ennuyantes. Je ne me suis pas du tout attaché aux personnages et je n'ai ressenti aucune émotion pendant les moments de tristesse et pourtant je me suis plutôt du genre sentimental ! De plus, je ne suis pas du tout fan du dessin de Bourgeon. Je peux comprendre qu'on aime ce style, mais c'est le genre de dessin réaliste que je n'aime pas du tout. Les personnages sont moches même les 'belles' filles !
C'est bien la première fois que je lis un shônen ! Cependant, je suis un peu déçu par cette lecture. Très vite, le personnage principal de Naruto m'est apparu comme insupportable. L'histoire d'un élève indiscipliné qui rêve de devenir ninja m'a totalement laissé de marbre.
En effet, il n'y a rien de vraiment original d'autant que l'action devient rapidement répétitive. C'est réellement lassant avec toutes ces batailles. A la rigueur, je peux comprendre que cette série est à réserver au fan de combats avec un découpage de cases assez rythmé. Mon fils adolescent adore cette série par exemple. J'ai même dû lui acheter le jeu vidéo pour Noël !
Ce que je reproche vraiment, c'est que les personnages sont « pris » dans un combat permanent. Sous couvert d’un but moral et altruiste, des affrontements frontaux constituent la trame principale ...
Je suis totalement allergique à cette forme de bd avec ses dialogues qui ne volent pas haut, ses drôles de mimiques et ses curieuses onomatopées pour simuler un bruit. Cependant, je ne ferme pas les portes sur d'autres shônens qui peuvent peut-être s'avérer plus intéressants. Je ne fais pas partie du public visé, c'est tout !
Maintenant, il faut bien avouer que Naruto est pourtant le MANGA par excellence c'est dire celui qui totalise à lui seul près de 25% des ventes. Chaque tome qui sort se hisse immédiatement dans le palmarès de tête (150000 exemplaires environ). Il vampirise beaucoup de productions qui pourraient être plus passionnantes. Les jeunes ne jurent que par Naruto. Je le vois très bien avec mon fils.
J'ai lû récemment un article intéressant qui compare Naruto avec Harry Potter en titrant : "plagiat ou coïncidence ?" Or, Harry Potter est le héros préféré de mon fils. Je m'aperçois qu'il y a la même recette du succès avec le héros orphelin qui s'entoure d'un trio d'amis et d'un sage pour affronter le maléfique.
Une Histoire amusante, mais malheureusement inconstante.
J’ai apprécié la première partie, les situations comiques fonctionnent bien et j’ai ri de bon cœur à plusieurs reprises. Les scènes décalées et cocasses s’enchaînent bien, les différents personnages, gentils ou méchants, sont assez délirants. Le narrateur fait souvent des apartés pour parler directement au lecteur, sans aucun rapport avec l’histoire qui se joue. L’ensemble est donc décalé et amusant.
Cette parodie de fantasy fonctionnait donc bien, mais malheureusement la deuxième partie s’essouffle, au fur et à mesure des pages nous rapprochant de la conclusion. Les situations comiques ne me font plus rire, l’histoire perd en intérêt et la violence gratuite commence à me gonfler. Tout ressort comique semble tomber à plat dans cette deuxième partie et vu que l’histoire ne valait que par son humour, on s’ennuie.
Le dessin est vraiment basique et ne casse pas des briques, les couleurs sont au niveau du dessin. Cela n’avait pas tellement d’importance tant que l’histoire m’amusait, mais une fois que cette dernière s’essoufflait, les défauts graphiques me paraissaient plus flagrants.
Purgatoire est avant tout un univers graphique particulier, avec ses tons ocre mis sur fonds noirs. Les visages par contre ont tendance à trop se ressembler. Lorsqu'on a lu plusieurs œuvres de Chabouté on a l'impression que ce sont toujours les mêmes personnages qui se retrouvent dans des aventures différentes, cela devient un peu lassant.
Le scénario n'a rien de particulier et les trois tomes se lisent à très grande vitesse, le tout pourrait se résumer en quelques lignes, on est un peu frustré à la fin de cette lecture bien trop courte. Les personnages ne sont d'ailleurs pas attachants, au contraire, pour ma part j'ai même fini par les prendre en grippe. Ajouté à cela un trop plein de bons sentiments qui devient vite énervant au fil des pages. Même s'il y a de bonnes idées, - qui ne sont malheureusement pas très exploitées - cela manque d'originalité dans son ensemble.
Un peu comme Spooky je n'ai pas trouvé que l'humour soit vraiment décapant, j'ai juste ri de bon cœur peut-être deux fois et un peu souri de temps en temps sans plus. D'autant qu'avec tous les discours écolos qu'on nous ressasse constamment je trouve que cela manque de mordant et de cynisme, un peu trop gentillet et les deux gamins un peu trop énervants.
Le dessin par contre m'a beaucoup plu, il est assez original avec ses cases hyper colorées et très contrastées, c'est très gai mais l'humour n'y étant pas à mon goût cela reste une petite déception.
Cette BD a fait l'objet en 2007 d'une première auto-édition par Wandrille seul au scénario et au dessin. Elle vient d'être rééditée par Warum et cette fois tous les dessins ont été refaits par Reuno.
Pris indépendamment, ces gags sont sympathiques. Pour qui connait les super-héros (essentiellement Marvel), ce sont des clins d'oeil bien référencés qui amènent le sourire.
Le dessin est simple mais convient parfaitement.
L'ennui, c'est que cet album, au format presque aussi petit que celui de la collection Patte de Mouche, comporte une quinzaine de pages seulement. A raison d'un ou deux dessins par page, c'est ultra vite lu, beaucoup trop vite lu pour ne pas garder en travers de la gorge le prix de vente. J'aime à acheter des ouvrages de petits éditeurs alternatifs pour les soutenir mais là, j'ai quand même un peu de mal. Il aurait fallu que les gags soient vraiment hilarants, mais ce n'est pas le cas.
Mise à jour après Tome 2
Cette série nous amène à voir trois personnages. Trois menteurs en réalité. L’un est un boxeur amateur qui passe pour matheux, l’autre un matheux moins brillant qui a choisi le voie de l’argent mais qui cache une vie de joueur, et la troisième une pseudo faible femme qui est a un boulot tout à fait autre que étudiant ou serveuse révélé en fin de tome (et qui visiblement va également tromper notre joueur).
Le scénario est brillant sans être magique, les scènes s’enchainent avec rapidité sans ennui, évidemment on sait de quoi sera faite la planche suivante, mais on adhère tout de même. Dans cet opus c’est le personnage de Pierre le Boxeur qui est développé, on comprend ses doutes, son passé, on est touché par le personnage. Les deux autres se révèlent petit à petit d’abord sous leur forme visible puis dans leur vie réelle. Le joueur est un malin qui aime le fric mais qui n’a pas encore compris ce que veut dire se frotter aux truands, et la fille qui paraissait si naïve depuis le début du récit (c’en était dérageant, j’avais l’impression d’avoir affaire à un détournement de mineure tant son visage était candide) s’avère avoir sacrément caché son jeu. L’ensemble est calibré comme une fiction américaine, simple efficace, mais sans génie.
Côté dessin l’informatique est ici réussie malgré des tonalités standard, les personnages ont des traits vraiment particuliers qui les rend très reconnaissables malgré leur côté banal. Les décors sont neutres, assez garnis sans être riches.
Au final je crains que ce premier tome ne soit le meilleur : je m’explique j’ai adoré l’aventure de Pierre qui est au centre du récit, TJ est trop superficiel pour me plaire et je n’ai vraiment pas apprécié cette fin centrée sur le personnage féminin. Comme les couvertures de chaque tome sont chacune consacrées à un personnage je redoute que chaque tome ne soit concentré sur un personnage. Comme je ne suis attaché qu’à Pierre je crains.
Le tome 2 est maintenant sorti, les couleurs sont du même acabit, mais le scénario va là ou je craignais qu’il aille. Dans ce tome TJ est détaillé dans sa passion du Poker, si cela s’arrêtait là encore ça irait, mais le premier croisement a lieu : notre boxeur se retrouve dans une mafia black et notre super nana va être en mission spéciale dans le coin. Ça saigne de partout ça se dit enfin la vérité, ça trahit, se reconstruit et puis pfffuit non elle a été trop loin et retourne dans le giron du flambeur.
Encore une fois Pierre m’a ému tandis que les 2 autres m’ont énervé, et que dire des révélations finales sur l’enfance de TJ ou encore de la dernière scène qui va certainement entrainer un situation explosive pour le dernier tome.
Tout cela est surfait, et ne tient plus debout. On surfe sur la mode du poker, sur le sang et les règlements de compte par société de nettoyage interposée et traitres en tous genres.
D’où rétrogradation de la note à 2 et peu d’envie pour lire le tome 3
Il y a eu plusieurs séries de dessins animés Batman qui sont passées à la télévision française, je les mélange un peu toutes. Je gardais un bon souvenir de l'une d'entre elles, accompagnée d'une musique rappelant celle des films de Tim Burton et d'une ambiance assez mature. Mais soit l'adaptation en BD est mauvaise, soit ce n'est pas de cette série qu'il s'agit.
Ces histoires de Batman sont assez médiocres. A raison de 2 par albums, elles se lisent vite et leurs intrigues sont souvent réduites à une ou deux bastons et une trame un peu bidon pour les accompagner. En fait non, ces scénarios ne sont pas bidons, les idées à leur base ne sont généralement pas si mauvaises, mais elles sont traitées avec une telle rapidité et une telle superficialité pour tenir en quelques pages et pour fournir la dose de dynamisme nécessaire à un dessin animé qu'elles sont rendues parfaitement fades.
Les comportements des personnages sont souvent idiots, assez immatures, mais cela vient sans doute aussi de cette rapidité obligée de l'intrigue.
Le dessin est réalisé par différents auteurs mais pour un résultat toujours très similaire, très formaté. C'est un style cartoon moderne qui aurait pu être sympa, mais la technique des dessinateurs (ou leur motivation ?) est très inconstante, offrant quelques cases jolies pour davantage de ratées. En outre, le graphisme est volontairement simplifié, avec des décors vides et des couleurs passables.
Cette série ne rend pas hommage au Batman que j'aime.
A mi-chemin entre le conte et la bd humoristique, ces histoires courtes se veulent avant tout drôles et elles ne le sont absolument pas, c'est à peine si elles ont réussi à m'arracher deux ou trois sourires. De plus elles n'ont rien de particulier ni de novateur qui pourrait les rendre attachantes et les personnages sont vraiment trop débiles, c'est plus que moyen. Le dessin est plutôt sympa, surtout le premier tome qui est colorisé, quant au deuxième en noir et blanc il n'a plus aucun charme.
L’Association en Inde, c’est une joyeuse bande d’auteurs de bande dessinée qui font un périple avec leur famille à travers ce pays fascinant. Le moins qu’on puisse dire, c’est qu’on n’apprendra pas grand chose. C’est vraiment dommage lorsqu’on axe son récit sur un pays particulier. C’est censé être un documentaire sur l’Inde.
Encore une fois, je reconnais la patte si caractéristique de Guy Delisle qui insiste sur des détails liés au manque de confort que tout occidental est en droit d’attendre. Cela en devient presque énervant de tout tirer de l’anecdotique. Ainsi parce qu’ils ont quitté la place deux jours avant le terrible tsunami, ils auraient pu y rester. Oui, ça m’énerve tous ces gens qui vont en Inde et qui ne sont pas capables d’avoir un regard approprié !
Le premier récit est sans doute le plus réussi même d’un point de vue graphique. Bon, il était difficile de faire pire… Sur le fond, on apprendra qu’il ne vaut mieux pas circuler dans un bus bondé de ce pays. Merci pour l’info mais encore ? Les habitants ont un rapport étrange avec la mort. Vous pourriez crever à côté d’eux qu’ils ne réagiraient même pas. Ah bon ? On nous explique que c’est lié à des questions religieuses où l’âme serait transférée dans un autre corps. Espérons que cela soit la bonne théorie. Mieux vaut d’ailleurs ne pas la mettre en application car on ne peut jamais vérifier.
Le guide du routard se paye une sacrée critique. Pour l’avoir abondamment pratiqué l’année dernière, je dois dire que les conseils donnés m’ont beaucoup aidé dans la découverte d’un pays. Du coup, je trouve cette remarque injustifiée.
Voilà, voilà. Vous aurez compris qu’on peut passer à côté car cela n’apporte pas grand chose.
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Les Passagers du vent
Désolé, mais je n'ai pas du tout accroché à cette série. Il y a quelques bonnes idées, mais elles sont éparpillées dans une avalanche de péripéties ennuyantes. Je ne me suis pas du tout attaché aux personnages et je n'ai ressenti aucune émotion pendant les moments de tristesse et pourtant je me suis plutôt du genre sentimental ! De plus, je ne suis pas du tout fan du dessin de Bourgeon. Je peux comprendre qu'on aime ce style, mais c'est le genre de dessin réaliste que je n'aime pas du tout. Les personnages sont moches même les 'belles' filles !
Naruto
C'est bien la première fois que je lis un shônen ! Cependant, je suis un peu déçu par cette lecture. Très vite, le personnage principal de Naruto m'est apparu comme insupportable. L'histoire d'un élève indiscipliné qui rêve de devenir ninja m'a totalement laissé de marbre. En effet, il n'y a rien de vraiment original d'autant que l'action devient rapidement répétitive. C'est réellement lassant avec toutes ces batailles. A la rigueur, je peux comprendre que cette série est à réserver au fan de combats avec un découpage de cases assez rythmé. Mon fils adolescent adore cette série par exemple. J'ai même dû lui acheter le jeu vidéo pour Noël ! Ce que je reproche vraiment, c'est que les personnages sont « pris » dans un combat permanent. Sous couvert d’un but moral et altruiste, des affrontements frontaux constituent la trame principale ... Je suis totalement allergique à cette forme de bd avec ses dialogues qui ne volent pas haut, ses drôles de mimiques et ses curieuses onomatopées pour simuler un bruit. Cependant, je ne ferme pas les portes sur d'autres shônens qui peuvent peut-être s'avérer plus intéressants. Je ne fais pas partie du public visé, c'est tout ! Maintenant, il faut bien avouer que Naruto est pourtant le MANGA par excellence c'est dire celui qui totalise à lui seul près de 25% des ventes. Chaque tome qui sort se hisse immédiatement dans le palmarès de tête (150000 exemplaires environ). Il vampirise beaucoup de productions qui pourraient être plus passionnantes. Les jeunes ne jurent que par Naruto. Je le vois très bien avec mon fils. J'ai lû récemment un article intéressant qui compare Naruto avec Harry Potter en titrant : "plagiat ou coïncidence ?" Or, Harry Potter est le héros préféré de mon fils. Je m'aperçois qu'il y a la même recette du succès avec le héros orphelin qui s'entoure d'un trio d'amis et d'un sage pour affronter le maléfique.
Féréüs le Fléau
Une Histoire amusante, mais malheureusement inconstante. J’ai apprécié la première partie, les situations comiques fonctionnent bien et j’ai ri de bon cœur à plusieurs reprises. Les scènes décalées et cocasses s’enchaînent bien, les différents personnages, gentils ou méchants, sont assez délirants. Le narrateur fait souvent des apartés pour parler directement au lecteur, sans aucun rapport avec l’histoire qui se joue. L’ensemble est donc décalé et amusant. Cette parodie de fantasy fonctionnait donc bien, mais malheureusement la deuxième partie s’essouffle, au fur et à mesure des pages nous rapprochant de la conclusion. Les situations comiques ne me font plus rire, l’histoire perd en intérêt et la violence gratuite commence à me gonfler. Tout ressort comique semble tomber à plat dans cette deuxième partie et vu que l’histoire ne valait que par son humour, on s’ennuie. Le dessin est vraiment basique et ne casse pas des briques, les couleurs sont au niveau du dessin. Cela n’avait pas tellement d’importance tant que l’histoire m’amusait, mais une fois que cette dernière s’essoufflait, les défauts graphiques me paraissaient plus flagrants.
Purgatoire
Purgatoire est avant tout un univers graphique particulier, avec ses tons ocre mis sur fonds noirs. Les visages par contre ont tendance à trop se ressembler. Lorsqu'on a lu plusieurs œuvres de Chabouté on a l'impression que ce sont toujours les mêmes personnages qui se retrouvent dans des aventures différentes, cela devient un peu lassant. Le scénario n'a rien de particulier et les trois tomes se lisent à très grande vitesse, le tout pourrait se résumer en quelques lignes, on est un peu frustré à la fin de cette lecture bien trop courte. Les personnages ne sont d'ailleurs pas attachants, au contraire, pour ma part j'ai même fini par les prendre en grippe. Ajouté à cela un trop plein de bons sentiments qui devient vite énervant au fil des pages. Même s'il y a de bonnes idées, - qui ne sont malheureusement pas très exploitées - cela manque d'originalité dans son ensemble.
Auto Bio
Un peu comme Spooky je n'ai pas trouvé que l'humour soit vraiment décapant, j'ai juste ri de bon cœur peut-être deux fois et un peu souri de temps en temps sans plus. D'autant qu'avec tous les discours écolos qu'on nous ressasse constamment je trouve que cela manque de mordant et de cynisme, un peu trop gentillet et les deux gamins un peu trop énervants. Le dessin par contre m'a beaucoup plu, il est assez original avec ses cases hyper colorées et très contrastées, c'est très gai mais l'humour n'y étant pas à mon goût cela reste une petite déception.
Héros sur canapé (Psychanalyse des héros...)
Cette BD a fait l'objet en 2007 d'une première auto-édition par Wandrille seul au scénario et au dessin. Elle vient d'être rééditée par Warum et cette fois tous les dessins ont été refaits par Reuno. Pris indépendamment, ces gags sont sympathiques. Pour qui connait les super-héros (essentiellement Marvel), ce sont des clins d'oeil bien référencés qui amènent le sourire. Le dessin est simple mais convient parfaitement. L'ennui, c'est que cet album, au format presque aussi petit que celui de la collection Patte de Mouche, comporte une quinzaine de pages seulement. A raison d'un ou deux dessins par page, c'est ultra vite lu, beaucoup trop vite lu pour ne pas garder en travers de la gorge le prix de vente. J'aime à acheter des ouvrages de petits éditeurs alternatifs pour les soutenir mais là, j'ai quand même un peu de mal. Il aurait fallu que les gags soient vraiment hilarants, mais ce n'est pas le cas.
Ken Games
Mise à jour après Tome 2 Cette série nous amène à voir trois personnages. Trois menteurs en réalité. L’un est un boxeur amateur qui passe pour matheux, l’autre un matheux moins brillant qui a choisi le voie de l’argent mais qui cache une vie de joueur, et la troisième une pseudo faible femme qui est a un boulot tout à fait autre que étudiant ou serveuse révélé en fin de tome (et qui visiblement va également tromper notre joueur). Le scénario est brillant sans être magique, les scènes s’enchainent avec rapidité sans ennui, évidemment on sait de quoi sera faite la planche suivante, mais on adhère tout de même. Dans cet opus c’est le personnage de Pierre le Boxeur qui est développé, on comprend ses doutes, son passé, on est touché par le personnage. Les deux autres se révèlent petit à petit d’abord sous leur forme visible puis dans leur vie réelle. Le joueur est un malin qui aime le fric mais qui n’a pas encore compris ce que veut dire se frotter aux truands, et la fille qui paraissait si naïve depuis le début du récit (c’en était dérageant, j’avais l’impression d’avoir affaire à un détournement de mineure tant son visage était candide) s’avère avoir sacrément caché son jeu. L’ensemble est calibré comme une fiction américaine, simple efficace, mais sans génie. Côté dessin l’informatique est ici réussie malgré des tonalités standard, les personnages ont des traits vraiment particuliers qui les rend très reconnaissables malgré leur côté banal. Les décors sont neutres, assez garnis sans être riches. Au final je crains que ce premier tome ne soit le meilleur : je m’explique j’ai adoré l’aventure de Pierre qui est au centre du récit, TJ est trop superficiel pour me plaire et je n’ai vraiment pas apprécié cette fin centrée sur le personnage féminin. Comme les couvertures de chaque tome sont chacune consacrées à un personnage je redoute que chaque tome ne soit concentré sur un personnage. Comme je ne suis attaché qu’à Pierre je crains. Le tome 2 est maintenant sorti, les couleurs sont du même acabit, mais le scénario va là ou je craignais qu’il aille. Dans ce tome TJ est détaillé dans sa passion du Poker, si cela s’arrêtait là encore ça irait, mais le premier croisement a lieu : notre boxeur se retrouve dans une mafia black et notre super nana va être en mission spéciale dans le coin. Ça saigne de partout ça se dit enfin la vérité, ça trahit, se reconstruit et puis pfffuit non elle a été trop loin et retourne dans le giron du flambeur. Encore une fois Pierre m’a ému tandis que les 2 autres m’ont énervé, et que dire des révélations finales sur l’enfance de TJ ou encore de la dernière scène qui va certainement entrainer un situation explosive pour le dernier tome. Tout cela est surfait, et ne tient plus debout. On surfe sur la mode du poker, sur le sang et les règlements de compte par société de nettoyage interposée et traitres en tous genres. D’où rétrogradation de la note à 2 et peu d’envie pour lire le tome 3
Batman - Aventures (Dessin animé)
Il y a eu plusieurs séries de dessins animés Batman qui sont passées à la télévision française, je les mélange un peu toutes. Je gardais un bon souvenir de l'une d'entre elles, accompagnée d'une musique rappelant celle des films de Tim Burton et d'une ambiance assez mature. Mais soit l'adaptation en BD est mauvaise, soit ce n'est pas de cette série qu'il s'agit. Ces histoires de Batman sont assez médiocres. A raison de 2 par albums, elles se lisent vite et leurs intrigues sont souvent réduites à une ou deux bastons et une trame un peu bidon pour les accompagner. En fait non, ces scénarios ne sont pas bidons, les idées à leur base ne sont généralement pas si mauvaises, mais elles sont traitées avec une telle rapidité et une telle superficialité pour tenir en quelques pages et pour fournir la dose de dynamisme nécessaire à un dessin animé qu'elles sont rendues parfaitement fades. Les comportements des personnages sont souvent idiots, assez immatures, mais cela vient sans doute aussi de cette rapidité obligée de l'intrigue. Le dessin est réalisé par différents auteurs mais pour un résultat toujours très similaire, très formaté. C'est un style cartoon moderne qui aurait pu être sympa, mais la technique des dessinateurs (ou leur motivation ?) est très inconstante, offrant quelques cases jolies pour davantage de ratées. En outre, le graphisme est volontairement simplifié, avec des décors vides et des couleurs passables. Cette série ne rend pas hommage au Batman que j'aime.
Les Contes d'un conteur
A mi-chemin entre le conte et la bd humoristique, ces histoires courtes se veulent avant tout drôles et elles ne le sont absolument pas, c'est à peine si elles ont réussi à m'arracher deux ou trois sourires. De plus elles n'ont rien de particulier ni de novateur qui pourrait les rendre attachantes et les personnages sont vraiment trop débiles, c'est plus que moyen. Le dessin est plutôt sympa, surtout le premier tome qui est colorisé, quant au deuxième en noir et blanc il n'a plus aucun charme.
L'Association en Inde
L’Association en Inde, c’est une joyeuse bande d’auteurs de bande dessinée qui font un périple avec leur famille à travers ce pays fascinant. Le moins qu’on puisse dire, c’est qu’on n’apprendra pas grand chose. C’est vraiment dommage lorsqu’on axe son récit sur un pays particulier. C’est censé être un documentaire sur l’Inde. Encore une fois, je reconnais la patte si caractéristique de Guy Delisle qui insiste sur des détails liés au manque de confort que tout occidental est en droit d’attendre. Cela en devient presque énervant de tout tirer de l’anecdotique. Ainsi parce qu’ils ont quitté la place deux jours avant le terrible tsunami, ils auraient pu y rester. Oui, ça m’énerve tous ces gens qui vont en Inde et qui ne sont pas capables d’avoir un regard approprié ! Le premier récit est sans doute le plus réussi même d’un point de vue graphique. Bon, il était difficile de faire pire… Sur le fond, on apprendra qu’il ne vaut mieux pas circuler dans un bus bondé de ce pays. Merci pour l’info mais encore ? Les habitants ont un rapport étrange avec la mort. Vous pourriez crever à côté d’eux qu’ils ne réagiraient même pas. Ah bon ? On nous explique que c’est lié à des questions religieuses où l’âme serait transférée dans un autre corps. Espérons que cela soit la bonne théorie. Mieux vaut d’ailleurs ne pas la mettre en application car on ne peut jamais vérifier. Le guide du routard se paye une sacrée critique. Pour l’avoir abondamment pratiqué l’année dernière, je dois dire que les conseils donnés m’ont beaucoup aidé dans la découverte d’un pays. Du coup, je trouve cette remarque injustifiée. Voilà, voilà. Vous aurez compris qu’on peut passer à côté car cela n’apporte pas grand chose.