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Fanfulla

Note: 2/5
(2/5 pour 3 avis)

Fanfulla de Lodi est un valeureux lansquenet borgne qui sévit au XVIe siècle.


1454 - 1643 : Du début de la Renaissance à Louis XIII Auteurs italiens Italie Pratt

En 1527, Fanfulla de Lodi fait partie des troupes de lansquenets qui mettent Rome à sac. Le vaillant guerrier n’est toutefois pas aussi impitoyable qu’il le semble de prime abord. Après le siège de Rome, il devient d’ailleurs moine pour un temps. Pour un temps seulement, car, quelques années plus tard, lorsque Florence menace d’être envahie par les hordes de mercenaires à la solde des Médicis, le goût de Fanfulla pour la guerre se réveille brusquement.

Scénariste
Dessinateur
Coloriste
Traducteur
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution Avril 1981
Statut histoire One shot 1 tome paru
Couverture de la série Fanfulla

08/04/2010 | Aurélien V
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Par Erik
Note: 1/5
L'avatar du posteur Erik

Je ne comprends pas les motivations de cette réédition. Ou du moins, j'arrive à comprendre que l'on souhaite se servir d'un nom célèbre de la BD. En l'occurrence, il s'agit de l'une des premières œuvres d'Hugo Pratt destinée principalement à la jeunesse de l'époque. C'est comme si on souhaitait dépoussiérer une oeuvre du patrimoine en raclant désespérément les fonds de tiroir. Certes, cela peut être louable comme démarche. Cependant, la lecture me fut assez fastidieuse comme si je lisais un parchemin du Moyen-Age. On devine déjà un trait puissant chez Hugo Pratt malgré une ligne esthétique un peu brouillonne. La colorisation par encrage est censée apporter un peu de modernisme mais je ne vois pas ce que cela apporte véritablement. Ce récit était tombé dans l'oubli malgré l'édition de 1981 par les Humanoïdes associés. A mon avis, cela aurait dû le rester.

03/08/2015 (modifier)
L'avatar du posteur Noirdésir

Voilà une des plus anciennes productions de Pratt, publiée en magazine vers la fin des années 1960. On y trouve déjà quelques-uns de ses traits caractéristiques (dessin assez épuré, presque crayonné ; utilisation des ombres avec personnages esquissés…). Mais ce n’est que le brouillon de ce qu’il sera capable de faire plus tard. En effet, le dessin n’est pas vraiment extraordinaire je trouve, ceci étant accentué par la quasi absence de décors. Pour ce qui est du scénario, il est assez simple, parfois simpliste dans ses rebondissements. Il faut dire que l’histoire était publiée dans un magazine pour la jeunesse, et que le XVIème siècle italien – même s’il est question de batailles dans l’album – est ici passablement édulcoré (de même pour la personnalité du héros, Condottiere en partie improbable (son passage au couvent et certains de ses élans vertueux) : la renaissance italienne était plus sanglante que ne le présente cet album. Au passage, j’ai été gêné par la présence à plusieurs reprises de petits encadrés résumant l’action précédente : s’ils se justifiaient lors de la parution en épisodes dans un magazine, ils auraient dû être supprimés par l’éditeur français (je l’ai lu dans la récente version, à l’italienne [sic] de Rue de Sèvres) car ici inutiles et redondants par rapport au déroulé de l’histoire. Bref, un achat plutôt réservé aux fans de Pratt. Personnellement, je le préfère dans ses œuvres plus matures – dans les grands espaces du Nouveau Monde, ou dans ceux étendus aux confins de la rêverie de « Corto Maltese ».

13/06/2014 (modifier)

En 1527, Fanfulla de Lodi fait partie des troupes de lansquenets qui mettent Rome à sac. Le vaillant guerrier n’est toutefois pas aussi impitoyable qu’il le semble de prime abord. Après le siège de Rome, il devient d’ailleurs moine pour un temps. Pour un temps seulement, car, quelques années plus tard, lorsque Florence menace d’être envahie par les hordes de mercenaires à la solde des Médicis, le goût de Fanfulla pour la guerre se réveille brusquement. Ce qui m’a particulièrement plu dans ce récit, c’est son contexte. Il s’agit en effet d’une période que Pratt n’a pas l’habitude d’aborder dans ses œuvres. À côté de cela, l’auteur développe quelques-uns des thèmes qui lui sont chers, telles la guerre et la trahison. Le trait de Pratt n’est pas encore parvenu à maturité et est encore quelque peu brouillon. En conclusion, ‘Fanfulla’ est un album plus que correct, à découvrir, si vous en avez l’occasion.

08/04/2010 (modifier)