Je suis assez d’accord avec Miranda.
L’histoire est simplissime et prétexte au racolage avec des filles à moitié nues qui gambadent tout au long de l’album. C’est assez dérangeant au vu du contexte : Ambre, soit disant éprouvée par l’assassinat d’Alicia (sa sœur ainée), ne trouve rien de mieux qu’à s’amuser avec ses copines et à draguer l’adjoint de l’inspecteur. Aaaaah, ces italiennes . . . Sans compter l’intrigue policière qui touche le fond. Tout comme l’album. De plus, l’album aurait dû en toute logique s’appeler "le journal d’Alicia". Enfin, bon . . . Reste les dessins qui sont attrayants (je parle du trait et non des filles . . . enfin . . . quoique . . .).
Très dispensable à la lecture.
Clairement, je m’attendais à mieux.
Nanami est la série type destinée aux jeunes adolescent(e)s dont le style est très influencé par les mangas et dont le scénario multiplie les clichés.
Alors, oui, peut-être que si on n’a jamais rien lu de sa vie, le coup du livre magique qui mène vers un monde parallèle peut satisfaire le jeune lecteur. Mais il est loin de me séduire, tant ce genre d’histoire m’a déjà maintes et maintes fois été contée, et avec plus de talent que dans le cas présent. Même un « zowie » que je trouvais cucul-la-praline à l’époque me parait mieux réussi et bien plus poétique en comparaison.
De plus, la série multiplie les inepties tout le long du récit. Et ça débute fort avec Nanami et sa copine collées par leur professeur … et dont la retenue s’exécute le jour même directement après les cours sans que les parents des deux collégiennes soient mis au courant.
Tout le long de ce récit, je constaterai ce genre d’approximations, qu’une jeune lectrice considère sans doute comme un détail mais que j’ai, personnellement, du mal à admettre.
Au niveau graphique, cette série me parait superficielle. Elle privilégie les grandes cases (il est fréquent de n’en avoir que trois ou quatre par planche) mais laisse les décors d’arrière-plan désespérément vides c’est d’autant plus frustrant que l’avant-plan est assez harmonieux et recherché.
La colorisation est, elle aussi, loin d’être envoutante. J’ai trouvé les teintes employées très ternes, surtout pour ce genre d’univers fantastique. De plus, la gamme chromatique (surtout dans le monde parallèle) m’a semblé limitée.
Un scénario sans grande originalité, des incohérences disséminées par ci par là, un dessin très pauvre en profondeur, une colorisation terne, restent une narration agréable et une héroïne sympathique pour me convaincre, mais ce n’est pas suffisant.
Et la présence de Jean Reno dans le casting ne change rien à mon appréciation d’ensemble. Bof donc, mais j’ai bien conscience que cette série ne m’est pas destinée.
Cet opus de la collection « Sept » s’avère assez surprenant. Le postulat de base de créer un commando de 7 psychopathes tout droit sortis de l’asile, afin de tuer Hitler, en misant sur leurs folies et leurs raisonnements imprévisibles est plutôt original.
Évidemment, rien ne se passera comme prévu compte tenu de la bande de déglingos regroupée ici!
Il faut reconnaître que l’ensemble se laisse lire et recèle quelques surprises ou trouvailles plutôt bien pensées. On ne s’ennuie pas durant cette histoire, malgré de nombreuses situations peu crédibles et une phase de recrutement trop longue à mon gout. La fin quand à elle s’avère assez surprenante, mais cette histoire ne m'aura pas marqué outre mesure.
Une fois de plus dans cette collection, on pourra reprocher que l’ensemble est un peu expédié et que tout s’enchaîne trop vite, format one shot oblige…
Concernant le dessin, celui-ci à la base ne me plaisait vraiment pas, je le trouvais mochard à souhait, mais je dois admettre qu’au fil du récit, j’ai fini par m’y habituer. Même si c’est loin d’être mon style préféré et malgré mes premières impressions négatives, il n’est pas si mauvais que cela et sert plutôt bien cette histoire…de fous!
Note : 2,5 / 5.
Lucien m'a beaucoup fait rire étant ado, mais je dois avouer qu'aujourd'hui cette B.D a pris un sacré coup de vieux. Il faut dire que cette série est très typée 70/80 : les blousons noirs avec banane intégrée, les mobylettes, les parties de flipper...
Je trouve maintenant l'humour globalement un peu lourd et l'ensemble sonne un peu trop franchouillard à mon goût. Toutefois, les détails des scénettes d'arrière plan sont souvent assez savoureux et surtout tellement nombreux, qu'on en redécouvre presque à chaque nouvelle lecture. C'est un des points forts de Margerin.
Le dessin ne casse pas des briques, mais correspond plutôt bien à l'ambiance générale.
Cette série est loin d'être exceptionnelle, mais il faut avouer qu'elle est sympathique.
Note : 2,5.
A dire vrai, j'hésite sur la note à donner à cette B.D. Durant la majorité du récit, j'ai vraiment été intéressé par cette histoire simple et chaleureuse, malheureusement le final m'a déçu. Beaucoup trop de questions sans réponses, un sentiment mitigé en refermant la dernière page et la sensation que l'auteur lui-même ne sait pas vraiment le pourquoi du comment.
Les personnages sont attachants, des gens simples, avec leurs doutes et leurs espoirs. Par contre les deux "méchants" qui s'en prennent à Léo m'ont paru vraiment caricaturaux, dommage car les autres personnages secondaires sont plutôt intéressants.
Les dessins sont très agréables et les couleurs pastels renforcent parfaitement cette ambiance chaleureuse.
Comme Ro, j'étais curieux de voir ce que l'un de mes dessinateurs préférés, Philippe Luguy, pouvait proposer aux commandes seul d'une série jeunesse.
C'est assez décevant au final. Le dessin est plus épuré, plus simplifié que dans Sylvio et les amateurs purs de l'auteur y trouveront sans doute à redire. Certes, il y a encore de belles scènes, des jolies créatures (la licorne d'or, les scènes dans les arbres), mais malheureusement il ne donne pas tout.
Pour l'histoire c'est un peu pareil, même si en général Luguy se fait aider dans ses histoires. A la lecture du premier tome, on a vraiment l'impression qu'il n'y avait qu'un prétexte avec un personnage sans grande saveur, puis des péripéties qui s'enchainent sans grande réussite. L’arrivée du comparse, par exemple, est très téléphonée... Le second tome est un peu plus soigné à ce niveau, mais cela reste mince.
A éviter quand même, sauf si vous êtes nostalgique de dessins naïfs...
Les histoires de ce recueil sont typiquement des récits qui servaient de bouche-trous dans le Journal de Tintin. Je n'ai eu aucun plaisir à lire ces différents récits qui ne m'ont procuré aucun rire et rarement des sourires. Pour moi, c'est du travail purement alimentaire et Goscinny devait peut-être penser la même chose. D'ailleurs, si ça avait été fait par d'autres scénaristes, ces récits n'auraient jamais été mis en album.
À la limite, c'est à lire si vous être un grand fan de Goscinny, mais c'est clairement un truc dispensable qui sent le fond de tiroir.
Cette trilogie qui s'entame raconte la jeunesse d'un garçon d'origine algérienne, son enfance pour le premier tome, puis son adolescence et son entrée dans l'âge adulte pour les tomes suivants. Mais c'est avant tout comme une dénonciation du racisme et de la façon dont les immigrés sont considérés par la société française que je l'ai ressentie.
L'auteur sait en principe de quoi il parle car il a vécu lui aussi sa jeunesse dans une cité et a su à souffrir de discrimination.
Son dessin est sympathique. Il me fait parfois penser au style de Fabcaro, fluide et agréable à lire.
Malheureusement, à trop vouloir en faire, j'ai trouvé ce récit caricatural et un peu pénible à lire. J'ai eu l'impression que le sort s'acharnait sur ce garçon et ses proches : un père en prison, un grand frère en chômage longue durée malgré son bac +5, des profs sans pitié avec lui, des amis tous dans la même galère, un malfrat brutal qui s'en prend à lui, tous les flics non seulement tous racistes mais surtout capables d'arrêter et de brutaliser un gamin sans raison, bref la totale...
Et puis c'est quoi ces références permanentes faites aux opérations contre les sans-papiers, les brutalités policières, les CRS, le journal télévisé alarmiste, la guerre en Irak et en Afghanistan ? Ca devient vite lourd. C'est une auto-fiction ou c'est une charge politique contre le gouvernement de Sarkozy et les flics en général ? A force de tels références, on s'éloigne du jeune héros et il devient plus difficile de ressentir de l'empathie pour lui.
En outre, sur la forme elle-même, la narration n'est pas évidente. Il y a un certain nombre de sauts temporels et de flash-backs pas faciles à suivre. Les dialogues utilisent souvent de mots en arabe ou en argots dont je devais à chaque fois lire la traduction. J'ai également dû relire la BD pour bien comprendre la composition de la famille du héros, qui était qui et qui parlait de quoi. J'ai même mis un moment à comprendre avec certitude que le jeune héros avait perdu sa carte d'identité et à saisir pourquoi ça le mettait dans de tels états. Et je n'ai pas d'ailleurs toujours pas compris la toute fin du premier tome : j'espère avoir l'explication de ce qui y est présenté par la suite, si je la lis.
Sur un thème proche, j'ai trouvé Petit Polio nettement mieux raconté et permettant à la fois de s'attacher au jeune personnage tout en ressentant les joies et les malheurs de sa vie de fils d'immigré. Arabico m'apparait comme trop ancré dans notre actualité pour avoir un langage universel et trop caricatural par moment pour avoir su me toucher.
C'est la première fois que je lis du Kaori Yuki et c'est sans aucun doute la dernière. Je n'aime pas du tout son dessin : c'est dans le pur style shojo moche et sans aucune vraie personnalité.
Ensuite, le scénario est un genre de parodie de contes de fée avec un prince sans cœur à la place du prince charmant habituel. C'est vrai que certains gags m'ont fait rire, mais le problème c'est qu'entre deux éclats de rire, je m'ennuie franchement. Certes, c'est un peu intéressant de voir comment Yuki traite les contes célèbres comme Blanche-Neige, mais il n'y a rien de vraiment passionnant. Et puis c'est difficile pour moi de rentrer dans une histoire quand je n'aime pas le dessin...
Marc-Renier est surtout connu pour ses albums historiques gravitant autour de l'époque médiévale.
C’est une bd historique pur jus dans le fond comme dans la forme. Je ne suis pas spécialement amateur de ce genre de récit trop "académique". Toutefois, l’intérêt de cet album est de présenter un fait divers moyenâgeux, une broutille face aux grands moments de l’Histoire. On est bien loin des champs de bataille ou des conspirations d’envergure. On est entre pov’gens qui luttent pour leur survie ou pour défendre leur bien. Au final, on ne retient pas grand-chose. Et la rigueur historique est décidément trop pesante sur ce genre de récit. Le dessin est quant à lui très détaillé. Le trait réaliste est de bonne facture mais, comme souvent avec ce style, le dessin reste figé.
Bref, sans doute une bonne bd pour celui qui apprécie le genre historique pur et dur. Ce n’est pas mon cas.
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Le Journal d'Ambre
Je suis assez d’accord avec Miranda. L’histoire est simplissime et prétexte au racolage avec des filles à moitié nues qui gambadent tout au long de l’album. C’est assez dérangeant au vu du contexte : Ambre, soit disant éprouvée par l’assassinat d’Alicia (sa sœur ainée), ne trouve rien de mieux qu’à s’amuser avec ses copines et à draguer l’adjoint de l’inspecteur. Aaaaah, ces italiennes . . . Sans compter l’intrigue policière qui touche le fond. Tout comme l’album. De plus, l’album aurait dû en toute logique s’appeler "le journal d’Alicia". Enfin, bon . . . Reste les dessins qui sont attrayants (je parle du trait et non des filles . . . enfin . . . quoique . . .). Très dispensable à la lecture.
Nanami
Clairement, je m’attendais à mieux. Nanami est la série type destinée aux jeunes adolescent(e)s dont le style est très influencé par les mangas et dont le scénario multiplie les clichés. Alors, oui, peut-être que si on n’a jamais rien lu de sa vie, le coup du livre magique qui mène vers un monde parallèle peut satisfaire le jeune lecteur. Mais il est loin de me séduire, tant ce genre d’histoire m’a déjà maintes et maintes fois été contée, et avec plus de talent que dans le cas présent. Même un « zowie » que je trouvais cucul-la-praline à l’époque me parait mieux réussi et bien plus poétique en comparaison. De plus, la série multiplie les inepties tout le long du récit. Et ça débute fort avec Nanami et sa copine collées par leur professeur … et dont la retenue s’exécute le jour même directement après les cours sans que les parents des deux collégiennes soient mis au courant. Tout le long de ce récit, je constaterai ce genre d’approximations, qu’une jeune lectrice considère sans doute comme un détail mais que j’ai, personnellement, du mal à admettre. Au niveau graphique, cette série me parait superficielle. Elle privilégie les grandes cases (il est fréquent de n’en avoir que trois ou quatre par planche) mais laisse les décors d’arrière-plan désespérément vides c’est d’autant plus frustrant que l’avant-plan est assez harmonieux et recherché. La colorisation est, elle aussi, loin d’être envoutante. J’ai trouvé les teintes employées très ternes, surtout pour ce genre d’univers fantastique. De plus, la gamme chromatique (surtout dans le monde parallèle) m’a semblé limitée. Un scénario sans grande originalité, des incohérences disséminées par ci par là, un dessin très pauvre en profondeur, une colorisation terne, restent une narration agréable et une héroïne sympathique pour me convaincre, mais ce n’est pas suffisant. Et la présence de Jean Reno dans le casting ne change rien à mon appréciation d’ensemble. Bof donc, mais j’ai bien conscience que cette série ne m’est pas destinée.
Sept psychopathes
Cet opus de la collection « Sept » s’avère assez surprenant. Le postulat de base de créer un commando de 7 psychopathes tout droit sortis de l’asile, afin de tuer Hitler, en misant sur leurs folies et leurs raisonnements imprévisibles est plutôt original. Évidemment, rien ne se passera comme prévu compte tenu de la bande de déglingos regroupée ici! Il faut reconnaître que l’ensemble se laisse lire et recèle quelques surprises ou trouvailles plutôt bien pensées. On ne s’ennuie pas durant cette histoire, malgré de nombreuses situations peu crédibles et une phase de recrutement trop longue à mon gout. La fin quand à elle s’avère assez surprenante, mais cette histoire ne m'aura pas marqué outre mesure. Une fois de plus dans cette collection, on pourra reprocher que l’ensemble est un peu expédié et que tout s’enchaîne trop vite, format one shot oblige… Concernant le dessin, celui-ci à la base ne me plaisait vraiment pas, je le trouvais mochard à souhait, mais je dois admettre qu’au fil du récit, j’ai fini par m’y habituer. Même si c’est loin d’être mon style préféré et malgré mes premières impressions négatives, il n’est pas si mauvais que cela et sert plutôt bien cette histoire…de fous! Note : 2,5 / 5.
Lucien
Lucien m'a beaucoup fait rire étant ado, mais je dois avouer qu'aujourd'hui cette B.D a pris un sacré coup de vieux. Il faut dire que cette série est très typée 70/80 : les blousons noirs avec banane intégrée, les mobylettes, les parties de flipper... Je trouve maintenant l'humour globalement un peu lourd et l'ensemble sonne un peu trop franchouillard à mon goût. Toutefois, les détails des scénettes d'arrière plan sont souvent assez savoureux et surtout tellement nombreux, qu'on en redécouvre presque à chaque nouvelle lecture. C'est un des points forts de Margerin. Le dessin ne casse pas des briques, mais correspond plutôt bien à l'ambiance générale. Cette série est loin d'être exceptionnelle, mais il faut avouer qu'elle est sympathique. Note : 2,5.
Exauce-nous
A dire vrai, j'hésite sur la note à donner à cette B.D. Durant la majorité du récit, j'ai vraiment été intéressé par cette histoire simple et chaleureuse, malheureusement le final m'a déçu. Beaucoup trop de questions sans réponses, un sentiment mitigé en refermant la dernière page et la sensation que l'auteur lui-même ne sait pas vraiment le pourquoi du comment. Les personnages sont attachants, des gens simples, avec leurs doutes et leurs espoirs. Par contre les deux "méchants" qui s'en prennent à Léo m'ont paru vraiment caricaturaux, dommage car les autres personnages secondaires sont plutôt intéressants. Les dessins sont très agréables et les couleurs pastels renforcent parfaitement cette ambiance chaleureuse.
Karolyn (Cyril)
Comme Ro, j'étais curieux de voir ce que l'un de mes dessinateurs préférés, Philippe Luguy, pouvait proposer aux commandes seul d'une série jeunesse. C'est assez décevant au final. Le dessin est plus épuré, plus simplifié que dans Sylvio et les amateurs purs de l'auteur y trouveront sans doute à redire. Certes, il y a encore de belles scènes, des jolies créatures (la licorne d'or, les scènes dans les arbres), mais malheureusement il ne donne pas tout. Pour l'histoire c'est un peu pareil, même si en général Luguy se fait aider dans ses histoires. A la lecture du premier tome, on a vraiment l'impression qu'il n'y avait qu'un prétexte avec un personnage sans grande saveur, puis des péripéties qui s'enchainent sans grande réussite. L’arrivée du comparse, par exemple, est très téléphonée... Le second tome est un peu plus soigné à ce niveau, mais cela reste mince. A éviter quand même, sauf si vous êtes nostalgique de dessins naïfs...
Les Archives Goscinny - Le journal Tintin 1956-1961
Les histoires de ce recueil sont typiquement des récits qui servaient de bouche-trous dans le Journal de Tintin. Je n'ai eu aucun plaisir à lire ces différents récits qui ne m'ont procuré aucun rire et rarement des sourires. Pour moi, c'est du travail purement alimentaire et Goscinny devait peut-être penser la même chose. D'ailleurs, si ça avait été fait par d'autres scénaristes, ces récits n'auraient jamais été mis en album. À la limite, c'est à lire si vous être un grand fan de Goscinny, mais c'est clairement un truc dispensable qui sent le fond de tiroir.
Arabico
Cette trilogie qui s'entame raconte la jeunesse d'un garçon d'origine algérienne, son enfance pour le premier tome, puis son adolescence et son entrée dans l'âge adulte pour les tomes suivants. Mais c'est avant tout comme une dénonciation du racisme et de la façon dont les immigrés sont considérés par la société française que je l'ai ressentie. L'auteur sait en principe de quoi il parle car il a vécu lui aussi sa jeunesse dans une cité et a su à souffrir de discrimination. Son dessin est sympathique. Il me fait parfois penser au style de Fabcaro, fluide et agréable à lire. Malheureusement, à trop vouloir en faire, j'ai trouvé ce récit caricatural et un peu pénible à lire. J'ai eu l'impression que le sort s'acharnait sur ce garçon et ses proches : un père en prison, un grand frère en chômage longue durée malgré son bac +5, des profs sans pitié avec lui, des amis tous dans la même galère, un malfrat brutal qui s'en prend à lui, tous les flics non seulement tous racistes mais surtout capables d'arrêter et de brutaliser un gamin sans raison, bref la totale... Et puis c'est quoi ces références permanentes faites aux opérations contre les sans-papiers, les brutalités policières, les CRS, le journal télévisé alarmiste, la guerre en Irak et en Afghanistan ? Ca devient vite lourd. C'est une auto-fiction ou c'est une charge politique contre le gouvernement de Sarkozy et les flics en général ? A force de tels références, on s'éloigne du jeune héros et il devient plus difficile de ressentir de l'empathie pour lui. En outre, sur la forme elle-même, la narration n'est pas évidente. Il y a un certain nombre de sauts temporels et de flash-backs pas faciles à suivre. Les dialogues utilisent souvent de mots en arabe ou en argots dont je devais à chaque fois lire la traduction. J'ai également dû relire la BD pour bien comprendre la composition de la famille du héros, qui était qui et qui parlait de quoi. J'ai même mis un moment à comprendre avec certitude que le jeune héros avait perdu sa carte d'identité et à saisir pourquoi ça le mettait dans de tels états. Et je n'ai pas d'ailleurs toujours pas compris la toute fin du premier tome : j'espère avoir l'explication de ce qui y est présenté par la suite, si je la lis. Sur un thème proche, j'ai trouvé Petit Polio nettement mieux raconté et permettant à la fois de s'attacher au jeune personnage tout en ressentant les joies et les malheurs de sa vie de fils d'immigré. Arabico m'apparait comme trop ancré dans notre actualité pour avoir un langage universel et trop caricatural par moment pour avoir su me toucher.
Ludwig Revolution
C'est la première fois que je lis du Kaori Yuki et c'est sans aucun doute la dernière. Je n'aime pas du tout son dessin : c'est dans le pur style shojo moche et sans aucune vraie personnalité. Ensuite, le scénario est un genre de parodie de contes de fée avec un prince sans cœur à la place du prince charmant habituel. C'est vrai que certains gags m'ont fait rire, mais le problème c'est qu'entre deux éclats de rire, je m'ennuie franchement. Certes, c'est un peu intéressant de voir comment Yuki traite les contes célèbres comme Blanche-Neige, mais il n'y a rien de vraiment passionnant. Et puis c'est difficile pour moi de rentrer dans une histoire quand je n'aime pas le dessin...
Shosha
Marc-Renier est surtout connu pour ses albums historiques gravitant autour de l'époque médiévale. C’est une bd historique pur jus dans le fond comme dans la forme. Je ne suis pas spécialement amateur de ce genre de récit trop "académique". Toutefois, l’intérêt de cet album est de présenter un fait divers moyenâgeux, une broutille face aux grands moments de l’Histoire. On est bien loin des champs de bataille ou des conspirations d’envergure. On est entre pov’gens qui luttent pour leur survie ou pour défendre leur bien. Au final, on ne retient pas grand-chose. Et la rigueur historique est décidément trop pesante sur ce genre de récit. Le dessin est quant à lui très détaillé. Le trait réaliste est de bonne facture mais, comme souvent avec ce style, le dessin reste figé. Bref, sans doute une bonne bd pour celui qui apprécie le genre historique pur et dur. Ce n’est pas mon cas.