Moui, bof, pas plus que ça...
Je reste déçu par cette BD que je trouvais très prometteuse de part l'originalité de son univers. En effet, ce n'est pas souvent que l'imaginaire Indien (on parle de l'Inde pas de Geronimo, hein...) est abordé et utilisé en BD.
Au final, côté histoire, si l'univers est complet et cohérent, la trame scénaristique reste pauvre et archi convenue... On frôle parfois même le manichéisme et la caricature avec certains personnages et certaines scènes. Bref, cette histoire rondement menée en 2 tomes est vraiment très banale, malgré son contexte original.
Côté dessin et couleur, c'est frais, chatoyant, ça en met plein les yeux... peut-être un peu trop même ! Car certaines maladresses du trait sont quand même regrettables, et puis j'ai vraiment du mal avec cet entre-deux manga/BD franco-belge : que viennent faire ces yeux énormes sur ces personnages ?! Je trouve que ça ne colle pas au style et décrédibilise le tout... Non pas que je n'aime pas le manga, loin de là, mais là ça ne fonctionne pas.
Bref, derrière un bel emballage et quelques très bonnes scènes et idées, mon appréciation générale reste négative... A lire donc par curiosité en l'empruntant dans votre bibliothèque la plus proche...
Énorme déception ! Je m'attendais à un récit de conte-fantasy, vu toutes les créatures fabuleuses que l'on aperçoit en feuilletant la bd, mais c'est juste une toute petite histoire d'amour avec un arrière goût de conte, dû aux précédentes petites créatures qui ne sont là que pour faire décor et qui n'ont aucun rôle ou alors à de très rares moments et seulement sur deux ou trois cases. Je ne peux pas m'étaler sur le scénario car il peut être résumé en une ligne et demie. La narration est basique, elle n'est pas mauvaise mais n'a aucune poésie. Sans parler de la fin qui arrive brutalement et m'a fait m'écrier : Quoi ?! C'est tout ?!
Je ne sais pas ce que vaut l'original, mais ça ne donne même pas envie de le lire.
Seul le dessin est vraiment excellent, malheureusement ce petit format gâche tout le plaisir visuel et ne met pas du tout en valeur le travail du dessinateur. J'ai spécialement aimé les êtres fantastiques ainsi que les couleurs automnales, quoique effectivement un peu monotones parfois. Cela dit, même avec un grand format l'histoire est tellement convenue et simplette que finalement même ce charmant graphisme n'a plus d'importance.
L'ensemble est assez moyen, à commencer par le dessin. Ok c'est un album d'humour, on ne va pas se formaliser là-dessus. Mais l'histoire en plus de partir d'un postulat très moyen de clone de José Bové, accumule des blagues pas très drôles et portées sur l'actualité qui a déjà un goût daté 4 ans après sa parution.
Un des seuls trucs qui m'a fait un peu marrer, ce sont les moutons ninjas. Quelques idées font sourire quand on se remémore le contexte. Bref, un one-shot passable.
Je ne suis pas un grand fan du jeu Starcraft (ras-le-bol de l'IA des ennemis qui vous foncent direct dessus alors qu'ils n'ont aucune raison de savoir où se trouve votre base) et j'y ai toujours vu un gros pompage de l'univers de Warhammer 40K avec Terran, Protoss et Zerg en guise d'Empire, Eldars et Tyrannnides. C'est sans grande motivation que j'ai lu ce manga (du moins pour ce qui concerne le format car les auteurs m'ont l'air d'être plutôt américains même si leur style graphique est d'inspiration manga).
Il s'agit d'un recueil d'histoires courtes d'une quarantaine de pages chacune. A vrai dire, cela ressemble beaucoup à une compilation de fan-fictions dessinées par de bons amateurs.
Leur graphisme est correct dans la moyenne. A quelques exceptions près, ils sont assez bons en termes d'illustration : les cases prises indépendamment sont plutôt jolies. Par contre, ils sont presque tous aussi mauvais en matière de narration graphique. Leurs histoires sont confuses, il faut s'accrocher au texte davantage qu'à la succession d'images pour les suivre. Un peu pénible... En outre, la majorité des planches sont dessinées en noir et blanc avec un tramage assez laid qui masque l'encrage trop peu marqué et rend les détails des dessins difficiles à déchiffrer.
Quant aux histoires, elles se laissent lire et divertissent un peu mais aucune d'entre elles ne sort du lot. Elles satisferont peut-être les fans de l'univers de Starcraft heureux de retrouver diverses aventures donnant vie à un décor qu'ils apprécient, mais je suis resté indifférent à ces récits trop amateurs.
L'univers créé par Picaret et Tardi est plutôt intéressant et on a droit à une galerie de personnages étranges comme je les aime.
Habituellement, j'aurais adoré l'histoire.
Malheureusement, l'histoire souffre de ce que je déteste le plus : le rythme est trop rapide et rien n'est vraiment développé. On dirait que l'histoire faisait 150 pages et que les auteurs l'ont ensuite résumée à 42 pages. C'est vraiment frustrant !
Avant de lire cette BD, j'avais vu, il y a plusieurs années, l'adaptation en dessin animé et j'avais bien aimé. Malheureusement, ce n'est pas le cas de ce one-shot à cause de deux raisons.
La première, c'est que je m'ennuie souvent en lisant des BDs entièrement muettes. J'ai l'impression de ne lire qu'une suite de cases sans intérêt.
La deuxième, c'est parce qu’à peu près tout l'album a été repris dans son adaptation et donc je n'ai eu droit à aucune surprise. Au début, c'était sympa parce que ça me rappelait des bons souvenirs, mais après une vingtaine de pages ça a commencé à m'énerver. Évidemment, ce n’est pas la faute à Trondheim, mais moi les lectures sans surprise je n’aime pas ça du tout et je ne serais pas honnête si je mettais plus que deux étoiles.
C'est très moyen, car c'est tellement classique comme histoire de fantasy que cela en devient lassant. L'influence du Seigneur des anneaux est encore une fois trop marquée, on y a ajouté juste quelques moines, un tout petit tour de passe-passe qui ne prend pas. De plus le coup de pierres précieuses qui tombent du ciel est relativement ridicule. Les novices trouveront ça plutôt pas mal, mais si l'on a lu un tant soit peu de fantasy c'est fatalement énervant, malgré un ou deux personnages attachants. J'ai eu plus souvent l'impression de me retrouver dans un jeu vidéo à faire des quêtes pour tel ou tel personnage, à découvrir des objets et à utiliser de la magie. La chute n'est pas non plus surprenante.
Le dessin est ce qu'il est, du comics pas trop mal, avec par contre des personnages fantastiques assez bon.
Il y a quelques années pour ne pas dire pas mal d'années, j'aimais bien écouter Pierre Bellemare raconter ses petites histoires à la télévision, avec sa façon si particulière de discourir, mais leur adaptation en bd perd son ingrédient principal, le suspense que seule la diction de Pierre Bellemare sait instaurer.
De plus ces petits récits sont beaucoup trop courts, ils se lisent très vite, du coup le suspense est vraiment de très courte durée ce qui est assez frustrant. J'aurais plus vu une histoire par tome, ce qui aurait aussi permis de mieux développer chaque personnage ainsi que les diverses intrigues. La narration est aussi trop simple, parfois même un peu scolaire. Par ailleurs ces histoires n'ont rien de vraiment extraordinaire, et même si elles sont vraies, dans l'incroyable il y a tout de même plus surprenant, peut-être ont-ils gardé les meilleures pour les prochains volumes. Pour moi l'aventure s'arrête là, ce n'est pas suffisamment accrocheur.
Le dessin lui est plutôt agréable et s'accorde bien au style, mais là aussi il n'a rien de vraiment particulier.
Pour ceux qui ne connaissent pas Bellemare le conteur, cela peut être une lecture agréable, mais je pense que les autres seront déçus.
Cabanes nous livre une fois de plus un récit acide à base d’absurde et de noir illustré avec précision et humour noir. Le dessin ne surprend pas, dans la veine directe des Rencontres du 3e sale type ou des Contes fripons Cabanes fait côtoyer créatures humanoïdes, animaux et humains pour des histoires courtes avec des dessins aussi noirs que précis. Le trait toujours aussi fluide permet une lecture facile malgré des planches très sombres. L’ensemble en noir et blanc se place comme de très bonne facture graphiquement.
Question scénario, je n’y arrive pas. Les univers développés sont magnifiques, mais à chaque fois il me manque un je ne sais quoi à l’histoire pour en faire quelque chose d’aussi fort que les Idées Noires de Franquin. Chaque situation se construit fort bien, l’absurde se joue de nos repères pour mieux les mettre à défaut, mais les chutes des histoires manquent de percussion à mon goût. Dans les univers sordides décrits, j’attends autre chose. Par exemple ce jeune énergumène qui joue avec un os sur les parties intimes d’un aveugle et se voit broyé par celui-ci sous les yeux de sa mère, elle-même donnant le jouet à l’autre fils dégénéré net lui disant de ne pas finir comme son frère ! L’ambiance glauque diablement bien rendue ne débouche pas sur une idée, ou une fin marquante.
Au final, l’album laisse une impression étrange : la qualité graphique au rendez vous sert un absurde créatif pour un potentiel énorme. Hélas à la fin de la lecture une sensation d’inabouti plane, gâchant le génie inventif désordonné. A connaître pour les fans de Cabanes, sinon il vaut mieux commencer par les Rencontres du 3e sale type, avant de s’aventurer dans ce bain d’encre bien sombre.
J’attendais beaucoup de cette lecture, peut-être trop d’ailleurs, au final je suis plutôt déçu.
La première partie, m’avait pourtant intéressé, le rythme lent permettait de mieux appréhender les différents personnages et correspondait parfaitement à l’ambiance générale de cette histoire.
La plupart des protagonistes s’avèrent touchants et assez réalistes, on est loin de la caricature et les émotions passent bien.
Malheureusement la deuxième partie du récit m’a paru triste à l’excès, à mon goût l’auteur à un peu trop tiré sur la corde. Si vous n’avez pas trop le moral, évitez de lire cette histoire!
La conclusion est finalement inexistante, on n'en saura pas plus sur ces deux êtres étranges, semblant représenter la mort, une représentation curieuse qui me laisse plus que circonspect.
Le dessin noir et blanc est de grande qualité, même si sur certaines planches, il peut sembler un peu brouillon ou confus.
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Natty
Moui, bof, pas plus que ça... Je reste déçu par cette BD que je trouvais très prometteuse de part l'originalité de son univers. En effet, ce n'est pas souvent que l'imaginaire Indien (on parle de l'Inde pas de Geronimo, hein...) est abordé et utilisé en BD. Au final, côté histoire, si l'univers est complet et cohérent, la trame scénaristique reste pauvre et archi convenue... On frôle parfois même le manichéisme et la caricature avec certains personnages et certaines scènes. Bref, cette histoire rondement menée en 2 tomes est vraiment très banale, malgré son contexte original. Côté dessin et couleur, c'est frais, chatoyant, ça en met plein les yeux... peut-être un peu trop même ! Car certaines maladresses du trait sont quand même regrettables, et puis j'ai vraiment du mal avec cet entre-deux manga/BD franco-belge : que viennent faire ces yeux énormes sur ces personnages ?! Je trouve que ça ne colle pas au style et décrédibilise le tout... Non pas que je n'aime pas le manga, loin de là, mais là ça ne fonctionne pas. Bref, derrière un bel emballage et quelques très bonnes scènes et idées, mon appréciation générale reste négative... A lire donc par curiosité en l'empruntant dans votre bibliothèque la plus proche...
La Mare au diable
Énorme déception ! Je m'attendais à un récit de conte-fantasy, vu toutes les créatures fabuleuses que l'on aperçoit en feuilletant la bd, mais c'est juste une toute petite histoire d'amour avec un arrière goût de conte, dû aux précédentes petites créatures qui ne sont là que pour faire décor et qui n'ont aucun rôle ou alors à de très rares moments et seulement sur deux ou trois cases. Je ne peux pas m'étaler sur le scénario car il peut être résumé en une ligne et demie. La narration est basique, elle n'est pas mauvaise mais n'a aucune poésie. Sans parler de la fin qui arrive brutalement et m'a fait m'écrier : Quoi ?! C'est tout ?! Je ne sais pas ce que vaut l'original, mais ça ne donne même pas envie de le lire. Seul le dessin est vraiment excellent, malheureusement ce petit format gâche tout le plaisir visuel et ne met pas du tout en valeur le travail du dessinateur. J'ai spécialement aimé les êtres fantastiques ainsi que les couleurs automnales, quoique effectivement un peu monotones parfois. Cela dit, même avec un grand format l'histoire est tellement convenue et simplette que finalement même ce charmant graphisme n'a plus d'importance.
Il faut tuer José Bové
L'ensemble est assez moyen, à commencer par le dessin. Ok c'est un album d'humour, on ne va pas se formaliser là-dessus. Mais l'histoire en plus de partir d'un postulat très moyen de clone de José Bové, accumule des blagues pas très drôles et portées sur l'actualité qui a déjà un goût daté 4 ans après sa parution. Un des seuls trucs qui m'a fait un peu marrer, ce sont les moutons ninjas. Quelques idées font sourire quand on se remémore le contexte. Bref, un one-shot passable.
Starcraft - Frontline
Je ne suis pas un grand fan du jeu Starcraft (ras-le-bol de l'IA des ennemis qui vous foncent direct dessus alors qu'ils n'ont aucune raison de savoir où se trouve votre base) et j'y ai toujours vu un gros pompage de l'univers de Warhammer 40K avec Terran, Protoss et Zerg en guise d'Empire, Eldars et Tyrannnides. C'est sans grande motivation que j'ai lu ce manga (du moins pour ce qui concerne le format car les auteurs m'ont l'air d'être plutôt américains même si leur style graphique est d'inspiration manga). Il s'agit d'un recueil d'histoires courtes d'une quarantaine de pages chacune. A vrai dire, cela ressemble beaucoup à une compilation de fan-fictions dessinées par de bons amateurs. Leur graphisme est correct dans la moyenne. A quelques exceptions près, ils sont assez bons en termes d'illustration : les cases prises indépendamment sont plutôt jolies. Par contre, ils sont presque tous aussi mauvais en matière de narration graphique. Leurs histoires sont confuses, il faut s'accrocher au texte davantage qu'à la succession d'images pour les suivre. Un peu pénible... En outre, la majorité des planches sont dessinées en noir et blanc avec un tramage assez laid qui masque l'encrage trop peu marqué et rend les détails des dessins difficiles à déchiffrer. Quant aux histoires, elles se laissent lire et divertissent un peu mais aucune d'entre elles ne sort du lot. Elles satisferont peut-être les fans de l'univers de Starcraft heureux de retrouver diverses aventures donnant vie à un décor qu'ils apprécient, mais je suis resté indifférent à ces récits trop amateurs.
Polonius
L'univers créé par Picaret et Tardi est plutôt intéressant et on a droit à une galerie de personnages étranges comme je les aime. Habituellement, j'aurais adoré l'histoire. Malheureusement, l'histoire souffre de ce que je déteste le plus : le rythme est trop rapide et rien n'est vraiment développé. On dirait que l'histoire faisait 150 pages et que les auteurs l'ont ensuite résumée à 42 pages. C'est vraiment frustrant !
La mouche
Avant de lire cette BD, j'avais vu, il y a plusieurs années, l'adaptation en dessin animé et j'avais bien aimé. Malheureusement, ce n'est pas le cas de ce one-shot à cause de deux raisons. La première, c'est que je m'ennuie souvent en lisant des BDs entièrement muettes. J'ai l'impression de ne lire qu'une suite de cases sans intérêt. La deuxième, c'est parce qu’à peu près tout l'album a été repris dans son adaptation et donc je n'ai eu droit à aucune surprise. Au début, c'était sympa parce que ça me rappelait des bons souvenirs, mais après une vingtaine de pages ça a commencé à m'énerver. Évidemment, ce n’est pas la faute à Trondheim, mais moi les lectures sans surprise je n’aime pas ça du tout et je ne serais pas honnête si je mettais plus que deux étoiles.
Demon Wars
C'est très moyen, car c'est tellement classique comme histoire de fantasy que cela en devient lassant. L'influence du Seigneur des anneaux est encore une fois trop marquée, on y a ajouté juste quelques moines, un tout petit tour de passe-passe qui ne prend pas. De plus le coup de pierres précieuses qui tombent du ciel est relativement ridicule. Les novices trouveront ça plutôt pas mal, mais si l'on a lu un tant soit peu de fantasy c'est fatalement énervant, malgré un ou deux personnages attachants. J'ai eu plus souvent l'impression de me retrouver dans un jeu vidéo à faire des quêtes pour tel ou tel personnage, à découvrir des objets et à utiliser de la magie. La chute n'est pas non plus surprenante. Le dessin est ce qu'il est, du comics pas trop mal, avec par contre des personnages fantastiques assez bon.
Histoires extraordinaires (Pierre Bellemare raconte)
Il y a quelques années pour ne pas dire pas mal d'années, j'aimais bien écouter Pierre Bellemare raconter ses petites histoires à la télévision, avec sa façon si particulière de discourir, mais leur adaptation en bd perd son ingrédient principal, le suspense que seule la diction de Pierre Bellemare sait instaurer. De plus ces petits récits sont beaucoup trop courts, ils se lisent très vite, du coup le suspense est vraiment de très courte durée ce qui est assez frustrant. J'aurais plus vu une histoire par tome, ce qui aurait aussi permis de mieux développer chaque personnage ainsi que les diverses intrigues. La narration est aussi trop simple, parfois même un peu scolaire. Par ailleurs ces histoires n'ont rien de vraiment extraordinaire, et même si elles sont vraies, dans l'incroyable il y a tout de même plus surprenant, peut-être ont-ils gardé les meilleures pour les prochains volumes. Pour moi l'aventure s'arrête là, ce n'est pas suffisamment accrocheur. Le dessin lui est plutôt agréable et s'accorde bien au style, mais là aussi il n'a rien de vraiment particulier. Pour ceux qui ne connaissent pas Bellemare le conteur, cela peut être une lecture agréable, mais je pense que les autres seront déçus.
Bain d'encre
Cabanes nous livre une fois de plus un récit acide à base d’absurde et de noir illustré avec précision et humour noir. Le dessin ne surprend pas, dans la veine directe des Rencontres du 3e sale type ou des Contes fripons Cabanes fait côtoyer créatures humanoïdes, animaux et humains pour des histoires courtes avec des dessins aussi noirs que précis. Le trait toujours aussi fluide permet une lecture facile malgré des planches très sombres. L’ensemble en noir et blanc se place comme de très bonne facture graphiquement. Question scénario, je n’y arrive pas. Les univers développés sont magnifiques, mais à chaque fois il me manque un je ne sais quoi à l’histoire pour en faire quelque chose d’aussi fort que les Idées Noires de Franquin. Chaque situation se construit fort bien, l’absurde se joue de nos repères pour mieux les mettre à défaut, mais les chutes des histoires manquent de percussion à mon goût. Dans les univers sordides décrits, j’attends autre chose. Par exemple ce jeune énergumène qui joue avec un os sur les parties intimes d’un aveugle et se voit broyé par celui-ci sous les yeux de sa mère, elle-même donnant le jouet à l’autre fils dégénéré net lui disant de ne pas finir comme son frère ! L’ambiance glauque diablement bien rendue ne débouche pas sur une idée, ou une fin marquante. Au final, l’album laisse une impression étrange : la qualité graphique au rendez vous sert un absurde créatif pour un potentiel énorme. Hélas à la fin de la lecture une sensation d’inabouti plane, gâchant le génie inventif désordonné. A connaître pour les fans de Cabanes, sinon il vaut mieux commencer par les Rencontres du 3e sale type, avant de s’aventurer dans ce bain d’encre bien sombre.
Les Funérailles de Luce
J’attendais beaucoup de cette lecture, peut-être trop d’ailleurs, au final je suis plutôt déçu. La première partie, m’avait pourtant intéressé, le rythme lent permettait de mieux appréhender les différents personnages et correspondait parfaitement à l’ambiance générale de cette histoire. La plupart des protagonistes s’avèrent touchants et assez réalistes, on est loin de la caricature et les émotions passent bien. Malheureusement la deuxième partie du récit m’a paru triste à l’excès, à mon goût l’auteur à un peu trop tiré sur la corde. Si vous n’avez pas trop le moral, évitez de lire cette histoire! La conclusion est finalement inexistante, on n'en saura pas plus sur ces deux êtres étranges, semblant représenter la mort, une représentation curieuse qui me laisse plus que circonspect. Le dessin noir et blanc est de grande qualité, même si sur certaines planches, il peut sembler un peu brouillon ou confus.