Mis à jour après tome 2
Avis sur tome 1
De prime abord, la couverture est soignée, l’édition bien travaillée, du beau matériel donc.
Côté dessin la ligne est précise, les personnages bien marqués, mais quelle est donc cette couleur ? La colorisation luit. Tout a l’air de briller, d’être clinquant, même les univers glauques et les cadavres ont l’air d’avoir été cirés. Les rares planches ou les elfes apparaissent sont laides osons le dire. Bref je n’accroche pas du tout au côté clinquant de couleurs que je trouve souvent criardes.
Passons au scénario maintenant, ce premier tome est une mise en situation des personnages, on les découvre, on découvre le mont St Michel transformé en prison, et on découvre l’espèce d’horrible monstre qui est dedans. Parallèlement sur le matériel photo de l’elficologue des personnages apparaissent, il semble que les créatures elfiques l’aient choisi pour faire quelque chose : encore un Elu ! En plus il lui pousse des ailes c’est assez ridicule, mais rêve il ? Les ficelles classiques des contes sont utilisées pour ce scénario. Avec d’un côté les forces du mal qui vont se trouver dans le gros monstre cannibale de St Michel et certainement du côté du bien ce sympathique garçon. Honnêtement je n’ai pas l’impression que l’histoire ait débuté sur ce tome, tout parait artificiel (les couleurs ?), le scenario est bancal on ne saisit pas ces personnages qui ne font que passer… Il y a plein de mystères et ça en devient brouillon.
Pour être complet je n’ai même pas envie de lire la suite alors l’acheter ! Ça dépendra uniquement des albums à venir. On verra si ce début n’était qu’une mise en situation poussive mais nécessaire ou bien le prélude d’une série brouillonne. Tout n’est pas à jeter, les personnages sont sympa, le dessin honnête, le dialogue pas mauvais, le scénario part dans tous les sens mais n’est pas vide. La suite permettra de se faire un avis
Tome 2
Mieux, nettement mieux même... La colorisation qui m'avait fait horreur au premier opus me parait moins superficielle. Graphiquement la précision toujours de rigueur maintient une cohésion.
Le scénario part enfin, un grand ménage dans les personnages a permis d'en retenir quelques uns et d'enfin avoir envie d'en suivre quelques uns. Bon les caractères sont encore un peu taillés à la serpe, parce que par exemple le coup du [je ne veux pas être votre héros] de ma part de l'élu çà sent un peu du déjà vu. Chaque personnage porte une part encore un peu brute, mais honnêtement ce tome réconcilie avec la série.
Intrigue correcte, joli travail graphique épuré d'effets informatiques trop présents, cela devient pas mal. Il faudra en revanche que cela sorte un peu du classique pour la suite pour évoluer.
Une BD humoristique sur les travers et les situations incongrues que rencontrent des médecins, des patients, des pharmaciens etc.
Les gags ne sont vraiment pas hilarants... J'ai trouvé cela un peu répétitif à la longue. Puis les chutes sont souvent prévisibles. Je n'ai pas ri et j'ai dû esquisser quelques sourires (mais pas tant que cela au prorata du nombre de planches).
Le dessin est correct, le trait et les couleurs restent simples (pas grand chose à dire dessus).
Je conseille tout de même d'essayer la lecture d'un tome, histoire de vous faire une idée par vous-mêmes (chacun son humour après tout !).
Voici une œuvre que l'on m'a conseillé de lire il y a près de 15 ans. Chose que j'ai faite à l'époque, suite aux déjà nombreuses bonnes critiques que j'avais pu entendre. Ma déception fut d'autant plus grande que l'utilisation d'animaux anthropomorphiques a clairement desservi le propos à mes yeux. Outre le fait de caricaturer méchants et gentils (comme s'il n'y avait pas d'intermédiaire), cela adoucit trop le propos et la description de cette période noire de l'Histoire. Reste une tentative (un peu vaine en ce qui me concerne) de décrire l'abomination humaine.
L'histoire devait être racontée, il n'y a aucun doute, mais cette façon de le faire ne me convient pas (mais peut-être était-ce un mal nécessaire pour que l'auteur puisse arriver au bout de son récit ?).
Maus est un livre sur la guerre, à la narration propre et au ton relativement juste, mais qui n'est jamais arrivé à me faire détester la guerre. Et c'est ce dernier point qui me fait descendre la note aussi bas, car j'en attends plus d'un récit autobiographique sur cette sombre époque.
Toujours sur un évènement majeur de la deuxième guerre mondial (mais pas le même), je préfère nettement le style narratif et dessiné de Gen d'Hiroshima, sans doute plus cru, mais qui me touche plus, car plus "réel".
C'est dans l'ensemble décevant, le premier tome se laisse lire mais la suite n'est qu'une accumulation de nouvelles pour midinettes sans trop d'intérêt où les faciès des personnages se ressemblent presque tous autant les uns que les autres. Ajoutons à cela quelques soucis dans la narration et les dialogues, peut-être dûs en partie à la traduction.
C'est pas que je me sois ennuyé, j'ai même lu les trois tomes quasiment à la suite, mais il n'en ressort rien de particulier. C'est presque aussi vite oublié qu'il faut de temps pour les lire.
Short program tourne court.
2.5/5
Nelson ? Une autre calamité stripeuse de la trempe de Garfield ! Je l'ai découvert en 2006 dans la journal de Mickey, et après avoir quitté Mickey pour Spirou j'ai remarqué que cette série passait aussi dans le mag de Dupuis! Cool! C'est ainsi que je me suis retrouvé à acheter les albums.
Je passe un plaisir non dissimulé à lire ces petites histoires vraiment drôles. Quelques unes ne le sont pas , mais bon c'est le format qui veut ça, comme on dit.
Le dessin informatique sonne très actuel et donne des personnages aux têtes incroyables ! :)
J'ai toujours admiré les auteurs qui parviennent à créer des univers très attrayants avec le format strip. On a au final une brillante série qui fait rire, et si non occupe bien.
Une tornade orange qui est légèrement en dessous du chat de la même couleur, mais qui vaut son pesant... de bêtise ! :D
Ajout après lecture des derniers tomes:
Les derniers gags en date sont par contre beaucoup (à partir du tome 8 environ) plus faibles qu'au début, on va même dire super nul. La lassitude s'installe. J'enlève donc deux points.
Achat conseillé pour les tomes 1 à 6, après ça devient monotone.
Un des mangas les plus célèbre et un des premiers à être arrivés en France. Il a certes beaucoup vieilli, et n'a donc plus autant d'intérêt qu'avant.
Les fans de baston seront comblés. Personnellement, j'ai trouvé le dessin trop chargé sur certaines pages, et les scènes de combat assez brouillonnes. Sinon, il est du style 80's mais joli et réaliste.
La violence est si présente que par moment elle en devient idiote. Heureusement le manga a quelques bonnes idées pas exploitées au maximum. Concernant les personnages, ils ne sont pas du tout attachants, ce qui baisse la note de la série.
Un petit bof donc, en dosant le pour et le contre...
Note finale: 2,5/5
Tatatatatatata! :)
C'est la première fois que je lis une BD de ce type.
L'auteure fait part de son obsession : le poids.
Elle a toujours vécu en sur-poids et a fini par se remettre en cause pour finir par trouver une méthode qui lui convient et qu'elle défend bec et ongles comme si elle avait quelque chose à se reprocher. Cette méthode est simple : le calcul des calories avec une limite journalière. Au fil des très nombreux chapitres elle aborde le sujet du rapport à la nourriture, cette BD régime se veut également scientifique de vulgarisation avec ses nombreux chiffres et statistiques qui émaillent le récit.
Il y a des propos intéressants, des observations justes mais j'ai surtout eu l'impression de redondance dans la première moitié de la BD. Par la suite les chapitres sont mieux gérés par thèmes et du coup mieux structurés au niveau des idées.
Carol Lay va au bout de sa logique (névrose ?) et ajoute plein de compléments en fin de BD tels que des récettes, des fiches diverses, etc...
Le dessin est très faible (pour un auteur qui vit du graphisme), les couleurs sont mornes mais au final la partie graphique reste simple d'accès et traduit correctement les propos en allant au plus simple.
Cette BD est un ovni dans le monde du 9ème art, son intérêt ne vaut que pour les personnes intéressées par le problème de poids (problème public dans le pays de l'auteure : les USA) ou tout simplement curieuses.
Un emprunt suffit car il y a tout beaucoup d'évidences dans ce guide séquentiel et donc un intérêt minime.
Florence Cestac et René Pétillon se sont associés sur cette BD pour y évoquer leur enfance bretonne. Cela aurait pu être très sympa, hélas c’est tout juste anodin voire sans intérêt… Je ne sais pas comment s’est passée la rencontre des deux auteurs, mais on se dit en lisant cette histoire que l’alchimie n’a pas eu vraiment lieu. J’avais découvert Cestac beaucoup plus drôle dans « Le Démon de midi », ici les gags tombent à plat, au mieux on sourit… Quant à Pétillon, on l’a connu également bien plus facétieux et incisif dans d’autres histoires ou avec ses crobards du Canard enchaîné. La vérité, c’est que chacun aurait peut-être dû faire son truc dans son coin… En effet, une autobiographie à quatre mains, je trouve déjà ça plutôt risqué au départ ! Ici, la lecture est juste pénible (trop de clichés et aucune anecdote vraiment truculente), on s’attendrit à peine et on a surtout hâte que ça se termine…
Cette série est sans aucun doute une première dans la collection Rotor : l'auteur n'est pas canadien et c'est une traduction d'une série norvégienne ! À part ça, il n'y a rien dans cette œuvre qui se distingue des autres séries de cette collection franchement moyenne jusqu'à présent.
Ça commence de manière un peu bizarre avec cet ours qui m'a vite irrité parce qu'il était la seule chose anormale dans un monde qui me semblait normal. Ensuite, comme l'univers où se situe ce récit devient de plus en plus surnaturel, la présence de cet ours devient plus 'normale'.
En ce qui concerne le scénario, je précise que je n'ai lu que le tome 1 et la suite est peut-être meilleure, je ne sais pas quoi en penser. L'intrigue générale est pas mal, mais ça part trop dans tous les sens et l'introduction de nouveaux personnages se fait souvent de manière maladroite et cela nuit au récit. Pour le moment, je ne suis pas très impressionné, mais si je tombe sur la suite je vais sans doute la lire parce que j'ai tout de même envie de savoir le mot de la fin.
Depuis toujours, je suis amateur du trait de Comès. Avec lui, une simple feuille morte qui virevolte me paraît magnifique. Et son bestiaire est tout simplement splendide !
J’ai été positivement surpris par le côté effrayant de cet album. Il s’agit d’une face de Comès qui m’était inconnue. J’ai beaucoup apprécié l’introduction, avec le couple en canot qui se perd dans la brume, et également la scène où le braconnier se fait corriger par un méchant arbre (je sais, ça a l’air bizarre, mais… ça l’est ! ;)).
Par contre, la revendication écolo, à peine masquée, m’a quelque peu déplu, mais c’est finalement un détail.
Le délire sur le rêve des arbres, qui est quand même le sujet central de l’album, ne m’a pas semblé suffisamment approfondi pour susciter l’intérêt. Par ailleurs, l’ensemble est très vite lu.
Je pense que Comès est quelque part victime de son talent. En effet, cet album, s’il était l’œuvre d’un autre, mériterait sans doute un petit 3/5. Mais, en l’occurrence, ‘La maison où rêvent les arbres’ ne tient pas du tout la comparaison par rapport à Silence et à La belette.
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Souvenirs d'un Elficologue
Mis à jour après tome 2 Avis sur tome 1
De prime abord, la couverture est soignée, l’édition bien travaillée, du beau matériel donc.
Côté dessin la ligne est précise, les personnages bien marqués, mais quelle est donc cette couleur ? La colorisation luit. Tout a l’air de briller, d’être clinquant, même les univers glauques et les cadavres ont l’air d’avoir été cirés. Les rares planches ou les elfes apparaissent sont laides osons le dire. Bref je n’accroche pas du tout au côté clinquant de couleurs que je trouve souvent criardes.
Passons au scénario maintenant, ce premier tome est une mise en situation des personnages, on les découvre, on découvre le mont St Michel transformé en prison, et on découvre l’espèce d’horrible monstre qui est dedans. Parallèlement sur le matériel photo de l’elficologue des personnages apparaissent, il semble que les créatures elfiques l’aient choisi pour faire quelque chose : encore un Elu ! En plus il lui pousse des ailes c’est assez ridicule, mais rêve il ? Les ficelles classiques des contes sont utilisées pour ce scénario. Avec d’un côté les forces du mal qui vont se trouver dans le gros monstre cannibale de St Michel et certainement du côté du bien ce sympathique garçon. Honnêtement je n’ai pas l’impression que l’histoire ait débuté sur ce tome, tout parait artificiel (les couleurs ?), le scenario est bancal on ne saisit pas ces personnages qui ne font que passer… Il y a plein de mystères et ça en devient brouillon.
Pour être complet je n’ai même pas envie de lire la suite alors l’acheter ! Ça dépendra uniquement des albums à venir. On verra si ce début n’était qu’une mise en situation poussive mais nécessaire ou bien le prélude d’une série brouillonne. Tout n’est pas à jeter, les personnages sont sympa, le dessin honnête, le dialogue pas mauvais, le scénario part dans tous les sens mais n’est pas vide. La suite permettra de se faire un avis
Tome 2
Mieux, nettement mieux même... La colorisation qui m'avait fait horreur au premier opus me parait moins superficielle. Graphiquement la précision toujours de rigueur maintient une cohésion.
Le scénario part enfin, un grand ménage dans les personnages a permis d'en retenir quelques uns et d'enfin avoir envie d'en suivre quelques uns. Bon les caractères sont encore un peu taillés à la serpe, parce que par exemple le coup du [je ne veux pas être votre héros] de ma part de l'élu çà sent un peu du déjà vu. Chaque personnage porte une part encore un peu brute, mais honnêtement ce tome réconcilie avec la série.
Intrigue correcte, joli travail graphique épuré d'effets informatiques trop présents, cela devient pas mal. Il faudra en revanche que cela sorte un peu du classique pour la suite pour évoluer.
Les Toubibs
Une BD humoristique sur les travers et les situations incongrues que rencontrent des médecins, des patients, des pharmaciens etc. Les gags ne sont vraiment pas hilarants... J'ai trouvé cela un peu répétitif à la longue. Puis les chutes sont souvent prévisibles. Je n'ai pas ri et j'ai dû esquisser quelques sourires (mais pas tant que cela au prorata du nombre de planches). Le dessin est correct, le trait et les couleurs restent simples (pas grand chose à dire dessus). Je conseille tout de même d'essayer la lecture d'un tome, histoire de vous faire une idée par vous-mêmes (chacun son humour après tout !).
Maus
Voici une œuvre que l'on m'a conseillé de lire il y a près de 15 ans. Chose que j'ai faite à l'époque, suite aux déjà nombreuses bonnes critiques que j'avais pu entendre. Ma déception fut d'autant plus grande que l'utilisation d'animaux anthropomorphiques a clairement desservi le propos à mes yeux. Outre le fait de caricaturer méchants et gentils (comme s'il n'y avait pas d'intermédiaire), cela adoucit trop le propos et la description de cette période noire de l'Histoire. Reste une tentative (un peu vaine en ce qui me concerne) de décrire l'abomination humaine. L'histoire devait être racontée, il n'y a aucun doute, mais cette façon de le faire ne me convient pas (mais peut-être était-ce un mal nécessaire pour que l'auteur puisse arriver au bout de son récit ?). Maus est un livre sur la guerre, à la narration propre et au ton relativement juste, mais qui n'est jamais arrivé à me faire détester la guerre. Et c'est ce dernier point qui me fait descendre la note aussi bas, car j'en attends plus d'un récit autobiographique sur cette sombre époque. Toujours sur un évènement majeur de la deuxième guerre mondial (mais pas le même), je préfère nettement le style narratif et dessiné de Gen d'Hiroshima, sans doute plus cru, mais qui me touche plus, car plus "réel".
Short program
C'est dans l'ensemble décevant, le premier tome se laisse lire mais la suite n'est qu'une accumulation de nouvelles pour midinettes sans trop d'intérêt où les faciès des personnages se ressemblent presque tous autant les uns que les autres. Ajoutons à cela quelques soucis dans la narration et les dialogues, peut-être dûs en partie à la traduction. C'est pas que je me sois ennuyé, j'ai même lu les trois tomes quasiment à la suite, mais il n'en ressort rien de particulier. C'est presque aussi vite oublié qu'il faut de temps pour les lire. Short program tourne court. 2.5/5
Nelson
Nelson ? Une autre calamité stripeuse de la trempe de Garfield ! Je l'ai découvert en 2006 dans la journal de Mickey, et après avoir quitté Mickey pour Spirou j'ai remarqué que cette série passait aussi dans le mag de Dupuis! Cool! C'est ainsi que je me suis retrouvé à acheter les albums. Je passe un plaisir non dissimulé à lire ces petites histoires vraiment drôles. Quelques unes ne le sont pas , mais bon c'est le format qui veut ça, comme on dit. Le dessin informatique sonne très actuel et donne des personnages aux têtes incroyables ! :) J'ai toujours admiré les auteurs qui parviennent à créer des univers très attrayants avec le format strip. On a au final une brillante série qui fait rire, et si non occupe bien. Une tornade orange qui est légèrement en dessous du chat de la même couleur, mais qui vaut son pesant... de bêtise ! :D Ajout après lecture des derniers tomes: Les derniers gags en date sont par contre beaucoup (à partir du tome 8 environ) plus faibles qu'au début, on va même dire super nul. La lassitude s'installe. J'enlève donc deux points. Achat conseillé pour les tomes 1 à 6, après ça devient monotone.
Hokuto no Ken - Fist of the North Star (Ken le survivant)
Un des mangas les plus célèbre et un des premiers à être arrivés en France. Il a certes beaucoup vieilli, et n'a donc plus autant d'intérêt qu'avant. Les fans de baston seront comblés. Personnellement, j'ai trouvé le dessin trop chargé sur certaines pages, et les scènes de combat assez brouillonnes. Sinon, il est du style 80's mais joli et réaliste. La violence est si présente que par moment elle en devient idiote. Heureusement le manga a quelques bonnes idées pas exploitées au maximum. Concernant les personnages, ils ne sont pas du tout attachants, ce qui baisse la note de la série. Un petit bof donc, en dosant le pour et le contre... Note finale: 2,5/5 Tatatatatatata! :)
Mince alors !
C'est la première fois que je lis une BD de ce type. L'auteure fait part de son obsession : le poids. Elle a toujours vécu en sur-poids et a fini par se remettre en cause pour finir par trouver une méthode qui lui convient et qu'elle défend bec et ongles comme si elle avait quelque chose à se reprocher. Cette méthode est simple : le calcul des calories avec une limite journalière. Au fil des très nombreux chapitres elle aborde le sujet du rapport à la nourriture, cette BD régime se veut également scientifique de vulgarisation avec ses nombreux chiffres et statistiques qui émaillent le récit. Il y a des propos intéressants, des observations justes mais j'ai surtout eu l'impression de redondance dans la première moitié de la BD. Par la suite les chapitres sont mieux gérés par thèmes et du coup mieux structurés au niveau des idées. Carol Lay va au bout de sa logique (névrose ?) et ajoute plein de compléments en fin de BD tels que des récettes, des fiches diverses, etc... Le dessin est très faible (pour un auteur qui vit du graphisme), les couleurs sont mornes mais au final la partie graphique reste simple d'accès et traduit correctement les propos en allant au plus simple. Cette BD est un ovni dans le monde du 9ème art, son intérêt ne vaut que pour les personnes intéressées par le problème de poids (problème public dans le pays de l'auteure : les USA) ou tout simplement curieuses. Un emprunt suffit car il y a tout beaucoup d'évidences dans ce guide séquentiel et donc un intérêt minime.
Super catho
Florence Cestac et René Pétillon se sont associés sur cette BD pour y évoquer leur enfance bretonne. Cela aurait pu être très sympa, hélas c’est tout juste anodin voire sans intérêt… Je ne sais pas comment s’est passée la rencontre des deux auteurs, mais on se dit en lisant cette histoire que l’alchimie n’a pas eu vraiment lieu. J’avais découvert Cestac beaucoup plus drôle dans « Le Démon de midi », ici les gags tombent à plat, au mieux on sourit… Quant à Pétillon, on l’a connu également bien plus facétieux et incisif dans d’autres histoires ou avec ses crobards du Canard enchaîné. La vérité, c’est que chacun aurait peut-être dû faire son truc dans son coin… En effet, une autobiographie à quatre mains, je trouve déjà ça plutôt risqué au départ ! Ici, la lecture est juste pénible (trop de clichés et aucune anecdote vraiment truculente), on s’attendrit à peine et on a surtout hâte que ça se termine…
Théo - Le sang de la momie
Cette série est sans aucun doute une première dans la collection Rotor : l'auteur n'est pas canadien et c'est une traduction d'une série norvégienne ! À part ça, il n'y a rien dans cette œuvre qui se distingue des autres séries de cette collection franchement moyenne jusqu'à présent. Ça commence de manière un peu bizarre avec cet ours qui m'a vite irrité parce qu'il était la seule chose anormale dans un monde qui me semblait normal. Ensuite, comme l'univers où se situe ce récit devient de plus en plus surnaturel, la présence de cet ours devient plus 'normale'. En ce qui concerne le scénario, je précise que je n'ai lu que le tome 1 et la suite est peut-être meilleure, je ne sais pas quoi en penser. L'intrigue générale est pas mal, mais ça part trop dans tous les sens et l'introduction de nouveaux personnages se fait souvent de manière maladroite et cela nuit au récit. Pour le moment, je ne suis pas très impressionné, mais si je tombe sur la suite je vais sans doute la lire parce que j'ai tout de même envie de savoir le mot de la fin.
La Maison où rêvent les arbres
Depuis toujours, je suis amateur du trait de Comès. Avec lui, une simple feuille morte qui virevolte me paraît magnifique. Et son bestiaire est tout simplement splendide ! J’ai été positivement surpris par le côté effrayant de cet album. Il s’agit d’une face de Comès qui m’était inconnue. J’ai beaucoup apprécié l’introduction, avec le couple en canot qui se perd dans la brume, et également la scène où le braconnier se fait corriger par un méchant arbre (je sais, ça a l’air bizarre, mais… ça l’est ! ;)). Par contre, la revendication écolo, à peine masquée, m’a quelque peu déplu, mais c’est finalement un détail. Le délire sur le rêve des arbres, qui est quand même le sujet central de l’album, ne m’a pas semblé suffisamment approfondi pour susciter l’intérêt. Par ailleurs, l’ensemble est très vite lu. Je pense que Comès est quelque part victime de son talent. En effet, cet album, s’il était l’œuvre d’un autre, mériterait sans doute un petit 3/5. Mais, en l’occurrence, ‘La maison où rêvent les arbres’ ne tient pas du tout la comparaison par rapport à Silence et à La belette.