C'est très curieux et nouveau pour moi, mais j'ai vraiment eu l'impression, avec cette BD, de passer outre un message.
La BD souffre d'un très très gros défaut au niveau du dessin, peu maitrisé, et qui n'arrive pas du tout à véhiculer quelque chose. C'est trop plat, et rentrer dans l'histoire n'est pas facile.
Niveau scénario, ça partait pourtant sur des bonnes bases et je pensais que je serais plus intéressé que ça, notamment parce que plusieurs autres BD abordaient le sujet des pays arabes et des contradictions qui y régnaient -ou y règnent encore- et m'avaient énormément intéressé.
Mais non ... Je n'ai pas réussi à m'intéresser à leur combats ni aux motivations des personnages. Je suis passé complètement outre, et je n'ai toujours pas compris pourquoi.
Je pense que les auteurs ont voulu faire une BD pour intéresser les gens aux sujets, mais ça manque de maitrise et du coup l'effet est plutôt inversé. Bref, une BD clairement dispensable. Dommage !
J'ai eu la chance de lire ces albums chez quelqu'un d'autre, mais mon dieu que c'est nul. Dans le genre, c'est même prodigieux de bêtise. On croirait que c'est Rantanplan qui en a fait les scénarios.
J'ai déjà du mal avec l'exploitation à outrance de personnages de séries célèbres, mais là c'est en plus servi par un dessin qui n'a pas l'expressivité de celui de Morris (il manque régulièrement de dynamisme ou de quelque chose de vivant), et surtout par des gags pas drôles et des scénarios bidons/déjà vus/inintéressants (options complémentaires, évidemment). Bref, de ceux que j'ai lus, il n'y avait vraiment rien à en tirer (et les albums de gags étaient encore pire, de ce que j'ai vu en librairie), et je n'ai vraiment aucune envie de retenter.
Parfois, il faut savoir laisser mourir des séries ou ne pas tenter vainement de refaire vivre des personnages. A oublier !
Je n’ai pas de projet professionnel se veut être une ode à l’anticonformisme en se lançant dans une analyse de la musique punk et grunge : tout le milieu que je n’apprécie pas trop. J’aime le commercial c’est-à-dire la musique compatible au plus grand nombre et qui fait danser la planète dans la joie et la bonne humeur dans une mélodie qui n’est pas une insulte aux oreilles. Il y a certes une critique de ce milieu hard rock qui possède ses propres codes mais qui s’enterre également dans ses propres contradictions en irrigant des dogmes sectaires.
Le dessin me fait penser aux fameuses têtes hideuses que dessine cet auteur italien du nom de Gipi que je n’arrive pas à vénérer. C’est typiquement underground à souhait et même assez souvent très vulgaire dans le vocabulaire employé. Par ailleurs, toutes ces réflexions m’ont paru assez soporifiques. Visiblement, cela appartient à une autre planète que la mienne ce que je respecte. Cependant, respecter ne veut pas dire aimer. Tout dans cette bd me rebute que cela soit le graphisme ou le scénario d’ailleurs inexistant. Il est vrai que ma note reflète le plaisir de lecture.
Je ne doute pas qu’une personne ayant partagé les mêmes expériences dans ce domaine particulier puisse trouver cette lecture assez intéressante. En ce qui me concerne, je n’ai rien trouvé.
Je suis souvent allergique à l’humour Fluide Glacial et Pépé malin ne relève vraiment, mais alors vraiment pas le niveau.
Je ne m’attarde pas sur la grande pauvreté graphique de la série, faiblesse peu importante dans ce genre d’ouvrage. Non c’est plutôt le contenu qui se révèle consternant. Les histoires sont quasiment identiques les unes aux autres, utilisant inlassablement les mêmes ressorts et la même construction narrative. L’humour est aussi vulgaire que pathétique ; les gags étant plus bêtes les uns que les autres. Je crois que c’est de loin la série d’humour la plus navrante que j’ai jamais lu.
Bref, il n’y a rien à voir… passez votre chemin.
D'un côté, je ne suis pas fan du tout du style graphique de Richard Corben. Et d'un autre côté, j'aime la plupart des nouvelles d'Edgar Poe mais la Chute de la Maison Usher est celle, parmi les plus célèbres, que je connais le moins bien. J'étais donc curieux de la redécouvrir en espérant qu'une adaptation en BD la rendrait claire et facilement assimilable. Et en même temps, j'espérais que malgré mes appréhensions, Corben saurait lui apporter une originalité et une personnalité graphique pour accentuer son impact à la lecture.
Mais ça n'a pas du tout marché pour moi.
Graphiquement, ça ne m'a pas plu. Le graphisme manque de finesse et est parfois assez illisible. Les effets de narration de l'auteur n'arrangent rien et parfois j'ai vraiment eu du mal à comprendre ce qu'il se passait.
Et comme l'histoire elle-même mélange le rêve, les hallucinations et la réalité, j'ai été perdu et je n'ai absolument pas accroché. J'ai trouvé l'histoire juste médiocre telle que racontée ici.
Puis viennent deux autres adaptations plus courtes.
Celle d'un poème visiblement, et franchement une suite d'images illustrant un poème un peu abscons, ça ne marche vraiment pas en BD pour moi.
Puis celle d'une histoire courte se terminant en queue de poisson et qui ne m'a pas plus convaincu.
Non vraiment, cet auteur n'est pas pour moi et cet album encore moins.
J'ai eu un mal fou à lire cette BD sans qu'elle me tombe des mains.
Elle a été publiée dans Circus en 1979 et il s'en dégage l'ambiance typique d'alors. Le décor est parisien, les personnages sont des hommes d'âge indéterminé vêtus à la mode de l'époque et nombreuses sont les affiches et autres marques de produits ancrant précisément le récit dans la fin des années 70. Et cela a plutôt mal vieilli.
Le dessin est très inégal. On sent une passion de la part de l'auteur pour les décors urbains et les véhicules en particulier. Les rues de Paris ne sont pas mal dessinés et les voitures et autres trains le sont encore mieux, même si les perspectives ne sont pas toujours parfaites. Par contre, le dessin des personnages est à la limite de l'amateurisme, ou plutôt à la limite du professionnalisme et sans réussir à l'atteindre, à vrai dire. Ils sont raides, dans des postures sans aucun naturel et leurs expressions faciales sont parfois risibles. A cela s'ajoutent des couleurs plutôt laides qui aplatissent encore plus le dessin.
Ce ne serait rien si le scénario était bon. Mais je l'ai trouvé illisible.
La mise en scène est ratée. Les dialogues sont mauvais, à la limite du ridicule. Il n'y a aucun rythme. On ne sait souvent pas qui est qui. Les personnages se ressemblent parfois beaucoup trop au point de les confondre. Pour ne rien arranger, ils sont quasiment tous véhiculés dans de petites voitures telles 2CV, 4L et autres Coccinelle Volkswagen qui se ressemblent elles aussi et ajoutent encore à la confusion. Et de manière générale, il m'a été impossible de rentrer dans ce récit qui m'a ennuyé dès les premières pages et où j'ai peiné pour aller jusqu'au bout et voir où l'auteur souhaitait nous emmener.
Un album trop amateur et sans aucune maîtrise même si on sent une passion sincère de son auteur.
Comme dit dans l'avis précédent voici un travail très proche de celui de Crumb, auteur qui ne m'avais pas enchanté outre mesure. J'ai trouvé le propos très décousu, il faut dire que la construction de l'ouvrage s'apparente plus à une suite de gag ? genre strip qu'autre chose; je pense que certains peuvent rire ou sourire à certaines planches, pour moi cela n'a pas fonctionné.
Le dessin en lui même me donne une impression de quelconque. A vrai dire tout cela ne m'inspire que très peu à tous les niveaux d’où la taille réduite de cet avis.
Ce manga est en réalité construit comme un strip de 2-3 pages. Le principe est celui d'un jeune couple qui la seconde d'après se font les pires coup de catch possible. Il y a une extrême violence alors que rien ne le prévoyait. C'est répétitif à souhait avec certes des figures de style différentes.
L'auteure a sans doute voulu montrer qu'une relation sentimentale pouvait basculer à tout moment dans un combat impitoyable qui brise les corps et pas seulement les coeurs. Elle invite cependant son jeune public à ne pas imiter ces scènes assez désagréables. Ouf, l'honneur est sauf !
Une jeune Japonaise se réveille hagarde et à moitié nue avec un gamin qu’elle ne connait pas dans un entrepôt rempli de cadavres. Ils n’ont aucun souvenir de leur présence ici…
Surgit un militaire salement amoché lui révélant qu’ils sont les fruits d’une expérience visant à les « dézombifier » grâce à un vaccin. Il est maintenant temps de fuir et de rejoindre le dernier bastion de l’humanité au cœur de Tokyo pour tenter de la sauver de l’apocalypse zombie qui a tout anéanti….
Encore un récit sur les zombies ? Oui mais ce manga n’est pas dépourvu de qualités… Prévu en seulement deux tomes, on ne perd guère de temps en palabres et le tamdem Takahashi/Saimura va droit au but quitte à rendre certains découpages et ellipses incohérents au détriment d’un scénario vu et revu piochant ses idées post-apo dans l’héritage du cinéma (28 jours plus tard) comme du jeu vidéo (The Last of Us).
Pourtant, grâce à un savant dosage de scènes d’action et d’exposition, on suit cette aventure mouvementée avec plaisir comme un trip de montagnes russes. Les dessins réalistes et dynamiques contribuent grandement à l’ensemble surtout que les décors ne sont pas sacrifiés et sont plutôt jolis et détaillés (principal reproche personnel aux mangas).
Malgré le petit souci de mise en scène évoqué plus haut, le lecteur est vite immergé et le trip est plutôt agréable… Le prologue exposant le début de l’apocalypse zombie est presque plus intéressant tant on se rend compte de l’impuissance des forces humaines face à un évènement non contrôlable qui dépasse tout entendement et le twist final fait le lien intelligemment avec le début du récit principal.
Pour être tout à fait honnête, cette œuvre est parfaitement dispensable parmi l’énorme proposition en librairie sur ce thème rebattu mais la grande qualité des dessins, le rythme soutenu et la promesse que tout sera parachevé en deux tomes en fait une expérience idéale pour qui souhaite se frotter à la présence putréfiée des morts-vivants sur un cycle court !
Crueler Than Dead remplace donc habilement son absence d'originalité par une efficacité et un rythme effréné !
EDIT après relecture du premier tome puis du second et dernier.
Bim Patatras !
Tel un château de cartes bancal, toute la belle construction aura été bien vaine. Le petit groupe de survivants qu'on avait laissé en quête d'un dôme sécuritaire dans Tokyo se retrouve dispersé à nouveau dans ce faux "Eden".
Les riches d'un côté, les pauvres de l'autre, il m'aura fallu une bonne dose de café pour relire et continuer cette histoire abracadabrante qui semble nantie de pans entiers de scénario tant on passe d'un personnage à l'autre sans aucune attache puisque le charisme est aux abonnés absents...
Vous me direz, du charisme dans un manga de zombies, il faut en trouver, ben justement les zombies ont également disparu mais finalement bien après mon intérêt pour cette oeuvre au contenu très pauvre.
Le dessin reste exemplaire mais n'offre aucune substance et on se contrefiche royalement du destin des "héros" qui sera réglé dans les dernières pages en deux coups de cuillères à pot.
Réellement aucun intérêt, je suis finalement très déçu car le rythme initial s'est effacé pour une histoire qui aurait mérité plus de développement et de garder le cap initial du premier tome qui avait au moins l'ingéniosité d'intriguer.
Très décevant, je passe ma note de 3 à 1 sans appel.
Je n'irai pas par 4 chemins malheureusement. Cette bd a été très décevante à sa lecture par son côté très confus aussi bien dans le scénario que dans le graphisme trop brouillon et imprécis. Il y a dès fois où cela fonctionne et dès fois où on a envie de refermer les pages très rapidement.
Je reconnais qu'il y avait du potentiel. Cependant, la mise en exploitation a été désastreuse à commencer par un déroulé beaucoup trop abrupt. Le découpage n'aide pas beaucoup entre les différentes scènes. Le décor est très minimaliste. Les dialogues sont insipides. Les deux héros existent-ils réellement ?
Bref, tout est réuni pour passer un mauvais moment de lecture. On pourra très vite oublier ce viking en se portant sur d'autres choix plus judicieux sur le même thème. Ce n'est pas ce qui manque...
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Bouclier humain
C'est très curieux et nouveau pour moi, mais j'ai vraiment eu l'impression, avec cette BD, de passer outre un message. La BD souffre d'un très très gros défaut au niveau du dessin, peu maitrisé, et qui n'arrive pas du tout à véhiculer quelque chose. C'est trop plat, et rentrer dans l'histoire n'est pas facile. Niveau scénario, ça partait pourtant sur des bonnes bases et je pensais que je serais plus intéressé que ça, notamment parce que plusieurs autres BD abordaient le sujet des pays arabes et des contradictions qui y régnaient -ou y règnent encore- et m'avaient énormément intéressé. Mais non ... Je n'ai pas réussi à m'intéresser à leur combats ni aux motivations des personnages. Je suis passé complètement outre, et je n'ai toujours pas compris pourquoi. Je pense que les auteurs ont voulu faire une BD pour intéresser les gens aux sujets, mais ça manque de maitrise et du coup l'effet est plutôt inversé. Bref, une BD clairement dispensable. Dommage !
Rantanplan
J'ai eu la chance de lire ces albums chez quelqu'un d'autre, mais mon dieu que c'est nul. Dans le genre, c'est même prodigieux de bêtise. On croirait que c'est Rantanplan qui en a fait les scénarios. J'ai déjà du mal avec l'exploitation à outrance de personnages de séries célèbres, mais là c'est en plus servi par un dessin qui n'a pas l'expressivité de celui de Morris (il manque régulièrement de dynamisme ou de quelque chose de vivant), et surtout par des gags pas drôles et des scénarios bidons/déjà vus/inintéressants (options complémentaires, évidemment). Bref, de ceux que j'ai lus, il n'y avait vraiment rien à en tirer (et les albums de gags étaient encore pire, de ce que j'ai vu en librairie), et je n'ai vraiment aucune envie de retenter. Parfois, il faut savoir laisser mourir des séries ou ne pas tenter vainement de refaire vivre des personnages. A oublier !
Je n'ai pas de projet professionnel
Je n’ai pas de projet professionnel se veut être une ode à l’anticonformisme en se lançant dans une analyse de la musique punk et grunge : tout le milieu que je n’apprécie pas trop. J’aime le commercial c’est-à-dire la musique compatible au plus grand nombre et qui fait danser la planète dans la joie et la bonne humeur dans une mélodie qui n’est pas une insulte aux oreilles. Il y a certes une critique de ce milieu hard rock qui possède ses propres codes mais qui s’enterre également dans ses propres contradictions en irrigant des dogmes sectaires. Le dessin me fait penser aux fameuses têtes hideuses que dessine cet auteur italien du nom de Gipi que je n’arrive pas à vénérer. C’est typiquement underground à souhait et même assez souvent très vulgaire dans le vocabulaire employé. Par ailleurs, toutes ces réflexions m’ont paru assez soporifiques. Visiblement, cela appartient à une autre planète que la mienne ce que je respecte. Cependant, respecter ne veut pas dire aimer. Tout dans cette bd me rebute que cela soit le graphisme ou le scénario d’ailleurs inexistant. Il est vrai que ma note reflète le plaisir de lecture. Je ne doute pas qu’une personne ayant partagé les mêmes expériences dans ce domaine particulier puisse trouver cette lecture assez intéressante. En ce qui me concerne, je n’ai rien trouvé.
Pépé Malin
Je suis souvent allergique à l’humour Fluide Glacial et Pépé malin ne relève vraiment, mais alors vraiment pas le niveau. Je ne m’attarde pas sur la grande pauvreté graphique de la série, faiblesse peu importante dans ce genre d’ouvrage. Non c’est plutôt le contenu qui se révèle consternant. Les histoires sont quasiment identiques les unes aux autres, utilisant inlassablement les mêmes ressorts et la même construction narrative. L’humour est aussi vulgaire que pathétique ; les gags étant plus bêtes les uns que les autres. Je crois que c’est de loin la série d’humour la plus navrante que j’ai jamais lu. Bref, il n’y a rien à voir… passez votre chemin.
La Chute de la Maison Usher (Corben)
D'un côté, je ne suis pas fan du tout du style graphique de Richard Corben. Et d'un autre côté, j'aime la plupart des nouvelles d'Edgar Poe mais la Chute de la Maison Usher est celle, parmi les plus célèbres, que je connais le moins bien. J'étais donc curieux de la redécouvrir en espérant qu'une adaptation en BD la rendrait claire et facilement assimilable. Et en même temps, j'espérais que malgré mes appréhensions, Corben saurait lui apporter une originalité et une personnalité graphique pour accentuer son impact à la lecture. Mais ça n'a pas du tout marché pour moi. Graphiquement, ça ne m'a pas plu. Le graphisme manque de finesse et est parfois assez illisible. Les effets de narration de l'auteur n'arrangent rien et parfois j'ai vraiment eu du mal à comprendre ce qu'il se passait. Et comme l'histoire elle-même mélange le rêve, les hallucinations et la réalité, j'ai été perdu et je n'ai absolument pas accroché. J'ai trouvé l'histoire juste médiocre telle que racontée ici. Puis viennent deux autres adaptations plus courtes. Celle d'un poème visiblement, et franchement une suite d'images illustrant un poème un peu abscons, ça ne marche vraiment pas en BD pour moi. Puis celle d'une histoire courte se terminant en queue de poisson et qui ne m'a pas plus convaincu. Non vraiment, cet auteur n'est pas pour moi et cet album encore moins.
Voyage au bout de la ville
J'ai eu un mal fou à lire cette BD sans qu'elle me tombe des mains. Elle a été publiée dans Circus en 1979 et il s'en dégage l'ambiance typique d'alors. Le décor est parisien, les personnages sont des hommes d'âge indéterminé vêtus à la mode de l'époque et nombreuses sont les affiches et autres marques de produits ancrant précisément le récit dans la fin des années 70. Et cela a plutôt mal vieilli. Le dessin est très inégal. On sent une passion de la part de l'auteur pour les décors urbains et les véhicules en particulier. Les rues de Paris ne sont pas mal dessinés et les voitures et autres trains le sont encore mieux, même si les perspectives ne sont pas toujours parfaites. Par contre, le dessin des personnages est à la limite de l'amateurisme, ou plutôt à la limite du professionnalisme et sans réussir à l'atteindre, à vrai dire. Ils sont raides, dans des postures sans aucun naturel et leurs expressions faciales sont parfois risibles. A cela s'ajoutent des couleurs plutôt laides qui aplatissent encore plus le dessin. Ce ne serait rien si le scénario était bon. Mais je l'ai trouvé illisible. La mise en scène est ratée. Les dialogues sont mauvais, à la limite du ridicule. Il n'y a aucun rythme. On ne sait souvent pas qui est qui. Les personnages se ressemblent parfois beaucoup trop au point de les confondre. Pour ne rien arranger, ils sont quasiment tous véhiculés dans de petites voitures telles 2CV, 4L et autres Coccinelle Volkswagen qui se ressemblent elles aussi et ajoutent encore à la confusion. Et de manière générale, il m'a été impossible de rentrer dans ce récit qui m'a ennuyé dès les premières pages et où j'ai peiné pour aller jusqu'au bout et voir où l'auteur souhaitait nous emmener. Un album trop amateur et sans aucune maîtrise même si on sent une passion sincère de son auteur.
Bumf
Comme dit dans l'avis précédent voici un travail très proche de celui de Crumb, auteur qui ne m'avais pas enchanté outre mesure. J'ai trouvé le propos très décousu, il faut dire que la construction de l'ouvrage s'apparente plus à une suite de gag ? genre strip qu'autre chose; je pense que certains peuvent rire ou sourire à certaines planches, pour moi cela n'a pas fonctionné. Le dessin en lui même me donne une impression de quelconque. A vrai dire tout cela ne m'inspire que très peu à tous les niveaux d’où la taille réduite de cet avis.
À la folie... pas du tout !
Ce manga est en réalité construit comme un strip de 2-3 pages. Le principe est celui d'un jeune couple qui la seconde d'après se font les pires coup de catch possible. Il y a une extrême violence alors que rien ne le prévoyait. C'est répétitif à souhait avec certes des figures de style différentes. L'auteure a sans doute voulu montrer qu'une relation sentimentale pouvait basculer à tout moment dans un combat impitoyable qui brise les corps et pas seulement les coeurs. Elle invite cependant son jeune public à ne pas imiter ces scènes assez désagréables. Ouf, l'honneur est sauf !
Crueler than dead
Une jeune Japonaise se réveille hagarde et à moitié nue avec un gamin qu’elle ne connait pas dans un entrepôt rempli de cadavres. Ils n’ont aucun souvenir de leur présence ici… Surgit un militaire salement amoché lui révélant qu’ils sont les fruits d’une expérience visant à les « dézombifier » grâce à un vaccin. Il est maintenant temps de fuir et de rejoindre le dernier bastion de l’humanité au cœur de Tokyo pour tenter de la sauver de l’apocalypse zombie qui a tout anéanti…. Encore un récit sur les zombies ? Oui mais ce manga n’est pas dépourvu de qualités… Prévu en seulement deux tomes, on ne perd guère de temps en palabres et le tamdem Takahashi/Saimura va droit au but quitte à rendre certains découpages et ellipses incohérents au détriment d’un scénario vu et revu piochant ses idées post-apo dans l’héritage du cinéma (28 jours plus tard) comme du jeu vidéo (The Last of Us). Pourtant, grâce à un savant dosage de scènes d’action et d’exposition, on suit cette aventure mouvementée avec plaisir comme un trip de montagnes russes. Les dessins réalistes et dynamiques contribuent grandement à l’ensemble surtout que les décors ne sont pas sacrifiés et sont plutôt jolis et détaillés (principal reproche personnel aux mangas). Malgré le petit souci de mise en scène évoqué plus haut, le lecteur est vite immergé et le trip est plutôt agréable… Le prologue exposant le début de l’apocalypse zombie est presque plus intéressant tant on se rend compte de l’impuissance des forces humaines face à un évènement non contrôlable qui dépasse tout entendement et le twist final fait le lien intelligemment avec le début du récit principal. Pour être tout à fait honnête, cette œuvre est parfaitement dispensable parmi l’énorme proposition en librairie sur ce thème rebattu mais la grande qualité des dessins, le rythme soutenu et la promesse que tout sera parachevé en deux tomes en fait une expérience idéale pour qui souhaite se frotter à la présence putréfiée des morts-vivants sur un cycle court ! Crueler Than Dead remplace donc habilement son absence d'originalité par une efficacité et un rythme effréné ! EDIT après relecture du premier tome puis du second et dernier. Bim Patatras ! Tel un château de cartes bancal, toute la belle construction aura été bien vaine. Le petit groupe de survivants qu'on avait laissé en quête d'un dôme sécuritaire dans Tokyo se retrouve dispersé à nouveau dans ce faux "Eden". Les riches d'un côté, les pauvres de l'autre, il m'aura fallu une bonne dose de café pour relire et continuer cette histoire abracadabrante qui semble nantie de pans entiers de scénario tant on passe d'un personnage à l'autre sans aucune attache puisque le charisme est aux abonnés absents... Vous me direz, du charisme dans un manga de zombies, il faut en trouver, ben justement les zombies ont également disparu mais finalement bien après mon intérêt pour cette oeuvre au contenu très pauvre. Le dessin reste exemplaire mais n'offre aucune substance et on se contrefiche royalement du destin des "héros" qui sera réglé dans les dernières pages en deux coups de cuillères à pot. Réellement aucun intérêt, je suis finalement très déçu car le rythme initial s'est effacé pour une histoire qui aurait mérité plus de développement et de garder le cap initial du premier tome qui avait au moins l'ingéniosité d'intriguer. Très décevant, je passe ma note de 3 à 1 sans appel.
Viking - Un long feu de glace
Je n'irai pas par 4 chemins malheureusement. Cette bd a été très décevante à sa lecture par son côté très confus aussi bien dans le scénario que dans le graphisme trop brouillon et imprécis. Il y a dès fois où cela fonctionne et dès fois où on a envie de refermer les pages très rapidement. Je reconnais qu'il y avait du potentiel. Cependant, la mise en exploitation a été désastreuse à commencer par un déroulé beaucoup trop abrupt. Le découpage n'aide pas beaucoup entre les différentes scènes. Le décor est très minimaliste. Les dialogues sont insipides. Les deux héros existent-ils réellement ? Bref, tout est réuni pour passer un mauvais moment de lecture. On pourra très vite oublier ce viking en se portant sur d'autres choix plus judicieux sur le même thème. Ce n'est pas ce qui manque...