Les derniers avis (5257 avis)

Par Jetjet
Note: 1/5
Couverture de la série Ghost World
Ghost World

Mais quelle déception que ce livre pourtant si apprécié et qui a fait la notoriété de son auteur ! Ayant vu le film en salles (que j'avais pourtant beaucoup aimé pour sa vision juste d'une certaine forme de mélancolie avec des acteurs touchants, non non pas la jeune Scarlett uniquement voyons mais surtout la prestation de Steve Buscemi), je pensais franchement arriver en terrain connu en lisant le bouquin du papa de David Boring mais boum patatras !!! Le film est une adaptation fort libre de ce roman graphique et c'est tout à son honneur ! Daniel Clowes a voulu écrire une chronique de deux ados si détestables et imbues de leur personne qu'on a juste l'envie de leur foutre une bonne paire de claques pour qu'elles cessent de balancer leurs grossièretés tout au long de leurs états d'âme à deux balles. Si c'était le but initial de Clowes, alors il est parfaitement réussi alors que le film avait su éviter ce genre de poncifs en rendant les héroïnes finalement attachantes. Le fait d'avoir découpé le récit en épisodes si hachés (à chier ? oups) ne rend pas non plus la lecture aisée et on a la désagréable sensation de passer du coq à l'âne tout en se contrefoutant royalement de leurs objectifs (qui sont d'ailleurs ?) Reste le dessin et les couleurs de Clowes, peut être pas aussi définitifs que dans ses autres oeuvres, pour se régaler mais cela fait finalement bien peu pour une bd que je vous suggère de zapper directement soit pour lire un autre Clowes, soit pour voir l'adaptation en film. Une immense déception donc.

27/11/2016 (modifier)
Couverture de la série Les Grands Conteurs (Pierre Guilmard présente)
Les Grands Conteurs (Pierre Guilmard présente)

Avis sur l'album "Du Raisiné sur Paname" : Achetée 2.5€ chez Noz mais c'est déjà beaucoup trop. Quand j'y repense, j'ai du mal à trouver du positif dans cette BD. C'est gras, grivois, et gribouillis. Ça plairait au beauf moustachu de la cinquantaine, vous savez, celui qui aime bien écouter les grosses têtes (version Bouvard) et les sketchs de Jean-Marie Bigard, celui qui, à l'occasion, tâte les fesses de la gente féminine, mais uniquement pour plaisanter bien sûr. Bref, nous voilà embarqués dans une histoire assez peu intéressante, qui peine à se mettre en place, et dont le final, un peu surprenant il est vrai, n'amène finalement aucune émotion tant il est vite et mal expédié. Il faut dire que la narration n'est pas aidée par des dessins assez moches, aux couleurs criardes, avec des gros nichons et des gros culs, qui collent bien à cette ambiance vulgaire de Pigalle des années 60, et qui pourraient tout à fait convenir à un recueil de blagues grasses, le genre de livre qu'on achète pour faire un cadeau au beauf moustachu sus-décrit. Le summum, ce sont des dialogues hyper pénibles à lire, complètement tarabiscotés et trafiqués. L'auteur à mis un point d'honneur à ce que les personnages, surtout le principal, s'expriment essentiellement en proverbes et maximes, le plus souvent inventées, et du coup, des fois, on ne comprend même pas ce qu'ils veulent dire (du style "il a les arpions qui arpentent la cafetière", "la sardine va mordre, je vais sortir la canne"... à peu de choses près). Bref, à oublier.

22/11/2016 (modifier)
Par Erik
Note: 1/5
Couverture de la série Ville avoisinant la Terre
Ville avoisinant la Terre

C'est typiquement le genre de bd que je n'aime pas. On va nager dans les délires d'un homme qui cherche son immeuble. "La folie est comme l'oubli : un don de Dieu" dit un dicton arabe. C'est sans doute vrai car je vais oublier très vite cette oeuvre. Pour autant, c'est vrai qu'elle recèle de qualités graphiques indéniables d'autant que c'est la première bd franco-belge d'un auteur libanais. Il faut sans doute être imprégné de toute cette folie pour comprendre le sens de toutes ces situations absurdes. Mais comme dit, cela n'a jamais été ma tasse de thé. Je me suis profondément ennuyé à cette lecture.

20/11/2016 (modifier)
Par Erik
Note: 1/5
Couverture de la série Les Rêves dans la Maison de la Sorcière
Les Rêves dans la Maison de la Sorcière

Je précise que je n'ai pas lu les avis précédents. Ceci dit, je constate qu'on abouti presque tous à la même notation à savoir une certaine déception au sortir de cette lecture et ceux malgré les bonnes critiques qui encensent dans la presse spécialisée. On attend quelque chose qui ne vient pas jusqu'à la fin. Il est vrai que j'aurais envie de dire tout çà pour cela. La narration est véritablement pesante mais pas oppressante. Il y avait certes une ambiance à la lovecraft mais la peur et l'angoisse ne viennent pas. Il manque véritablement quelque chose qui ferait qu'on basculerait. C'est lent et il ne se passera rien...

13/11/2016 (modifier)
Couverture de la série Aujourd'hui, demain, hier
Aujourd'hui, demain, hier

J’ai essayé, ré-essayé et essayé encore… Je n’y suis pas parvenu. Pourtant je sens bien que cet album possède quelque chose non seulement de différent et d’unique (ça, cela me semble évident) mais aussi d’intéressant et de poétique. Seulement voilà, impossible pour moi de rentrer dans l’univers de Roman Muradov. Je capte bien de ci de là certaines intentions (là une histoire se construit à l’envers et la lire en sens inverse permet de mieux la saisir, ici la répétition de paroles factuelles crée un sentiment étrange de déconnection avec la réalité, ailleurs la perte d’innocence donne lieu à une quête étrange dans un univers fantasmagorique) mais je reste en dehors. Pourtant cet album, qui regroupe plusieurs histoires courtes, n’est pas sans intérêt ne fusse que dans les différents styles graphiques employés, souvent osés et parfois difficilement lisibles et pourtant élégants. C’est étrange, vraiment étrange, différent. Cet album m’aura finalement fait le même effet que certains écrits de Ionesco : je sens bien qu’il y a quelque chose mais je passe systématiquement à côté. Je peux comprendre qu’un lecteur trouve ça résolument et définitivement culte mais, à titre personnel, je suis resté à l’extérieur, trop occupé à essayer de déchiffrer les intentions de l’auteur (sans y parvenir, en plus) pour vraiment apprécier l’album. En guise d'introduction, le traducteur de Muradov prévient le lecteur que l'artiste est quasi impossible à traduire, notamment du fait des jeux de mots nombreux qu'il dissémine dans ses histoires. C'est bien possible... Je ne sais pas si c'est la cause de mon rejet mais il s'agit certainement d'une des raisons de mon incapacité à rentrer dans cet univers.

09/11/2016 (modifier)
Couverture de la série Du papier faisons table rase
Du papier faisons table rase

Eh bien, quelle purge cet album ! Pourtant je suis preneur pour tout ce qui peut être critique, ou drôle ou caricatural, voire les trois à la fois, sur n’importe quel sujet. Comme ici, la critique de la sclérose de l’administration, présentée comme irréformable, passéiste, etc… Mais on est très loin dans cet album de Julius Corentin Acquefacques ! C’est qu’ici la critique tombe totalement à plat, et que RIEN n’est drôle – si tant est que cela était l’objectif visé ! Ne reste alors qu’une vision poujadiste, démago et ridicule des travers de l’administration, et surtout de certains fonctionnaires, refusant le progrès (et le passage à l’informatique), passant le plus clair de leur temps à bouffer et faire des pots. Quant aux syndicats, ils sont eux aussi à mettre dans le même radeau, avec des représentants aux têtes du Che, de Mao, de Lénine ou de Staline… Je passe sur le « gag » lourdingue et redondant sur les Corses réfractaires à tout. Pas drôle, une histoire sans réel intérêt, des relents nauséabonds, à quoi s’ajoute un dessin que je n’ai pas aimé (mais là c’est affaire de goût). Bref une lecture à oublier, et que je ne vous recommande pas vraiment !

04/11/2016 (modifier)
Par pol
Note: 1/5
Couverture de la série Tungstène
Tungstène

Parlons du positif : la couverture est réussie, elle attire l'oeil et donne bien envie de lire cet album. Parlons du négatif : le reste. Cette BD à reçu le prix du meilleur polar à Angoulème, c'est peu de dire que je ne comprends pas ce qui a motivé ce choix tellement j'ai lu des polars mieux que ça. Je ne sais même pas par où commencer pour lister tout ce qui ne va pas ici. Le début n'est pas accrocheur, la suite non plus remarque, mais généralement c'est toujours bien de rendre une histoire prenante dès les premières pages. Ici on a des palabres entre 2 personnages, qui du haut de leur colline, regardent 2 pécheurs en infraction un peu plus bas. C'est longuet et là ou on attend un événement, des rebondissements, une confrontation avec les hors-la-loi, ou au pire juste un minimum d'action, il ne se passe rien. Juste une dispute entre 2 personnes qui n'ont pas le même point de vue. C'est vraiment pas intéressant et ça dure un nombre bien trop élevé de pages. Plus tard un flic viendra se joindre à eux, et là il va enfin y avoir de l'action. Mais honnêtement quand ça arrive après 100 pages c'est trop tard. Et pire, même la scène d'action arrive à être molle tant l'intervention du bonhomme est étalée sur des pages et des pages. Pour moi cette narration bien trop lente est rébarbative. Ensuite, ou en même temps, on sait plus, le récit bascule sur 2 jeunes femmes dans un bus qui discutent de leur quotidien et de leurs problèmes personnels. Qui ? Pourquoi ? Quel rapport ? En tout cas là aussi c'est pas palpitant. Bien sur tout ça doit rejoindre l'autre histoire un peu plus tard mais c'est tellement décousu et monotone qu'on a même pas envie de savoir ce qui va réunir tout ça. J'ai lâché l'affaire avant la fin et j'ai arrêté de me faire du mal au bout de 120 pages. C'est décevant, y'a pas d'intrigue de fond, pas de suspense, rien qui suscite la curiosité et l'envie d'avancer dans cette lecture. Bref il manque tout ce qui constitue à mes yeux un bon polar, mais c'est ce livre qui a reçu le prix de l'année ? :(

01/11/2016 (modifier)
Par Erik
Note: 1/5
Couverture de la série Bob Fish
Bob Fish

Il y a eu une nouvelle édition en novembre 2013 avec une couverture beaucoup plus moderne ce qui fut assez trompeur sur la marchandise. A la lecture, je me suis aperçu qu'il s'agissait en fait d'une veille série des années 80 avec sa ligne claire et son scénario très kitch dans la collection métal hurlant. Cette bd représente bien entendu ce que je n'aime pas et ce que je n'ai jamais aimé dans la bd. La ressortir de nos jours, cela fait très ringard. En effet, cela ne passe pas du tout l'épreuve du temps. Mais comme dit, il y a toujours des nostalgiques de cette époque de la bd franco-belge qui a eu ses succès et ses échecs également.

28/10/2016 (modifier)
Par sloane
Note: 1/5
Couverture de la série Les Aventures de R. Crumb
Les Aventures de R. Crumb

Comme quoi les goûts et les couleurs..., deux avis précédant celui-ci et c'est le grand écart. Pour ma part rien ne trouve grâce à mes yeux après ma lecture et je ne parle même pas de l'image de la femme qui est véhiculée ici. Pourquoi ai-je l'impression de lire du Woody Allen trash ? Franchement ras le bol de me farcir les problèmes d'ego d'un type qui certes met en scène ses fantasmes sans tenir forcément le beau rôle, mais j'ai furieusement l'impression de tourner en rond et de ne pas comprendre le message. Parce que oui sans dèc, y en a un les gars ou je suis vraiment une quiche. Sans doute des références culturelles me manquent elles pour bien comprendre tout ça mais l'effort est trop ardu . Un mot sur le dessin certes caractéristique mais je le trouve moche. R. Crumb est surement un pionnier de la BD underground donc nous dirons que pour la culture on peut y jeter un œil mais je ne conseille pas plus.

19/10/2016 (modifier)
Par sloane
Note: 1/5
Couverture de la série Les Aventures de Bigard
Les Aventures de Bigard

Mon dieu ! La première fois que j'ai vu un sketch du sieur Bigard c'était bien sûr à la télévision et j'avoue qu'à deux ou trois reprises j'ai souri. Puis le temps a passé et occasionnellement j'ai revu l'individu et ses affiches délicates qui ornaient les panneaux publicitaires de nos belles villes. Mais que c'est lourdingue, beauf, phallocrate... Une vraie affiche pour PCN et traditions, ça sent la fin de comices agricoles avec les vieilles poches imbibées qui... Attends, attends je vais te faire marrer, au bout du compte c'est pitoyable et l'on rit certes mais de la bêtise crasse de l'autre. Pour la première fois je me suis dit qu'il était possible d'allumer un feu avec une BD. Pour autant une petite excuse et qui n'est pas le fait de Bigard : il est extrêmement difficile de mettre en images un spectacle "comique" où la plupart des effets sont scéniques. L'adaptation de spectacle n'est sans doute pas la meilleure chose qui soit. Tous les goûts étant dans la nature, les aficionados de Bigard y trouveront peut-être leur compte. N'en faisant pas partie je lâche l'affaire.

16/10/2016 (modifier)