Les derniers avis (5270 avis)

Couverture de la série Mobilis
Mobilis

Le premier tome commence plutôt bien. Il a quelque chose d'un peu mystérieux, et la déchéance de cet écrivain qu'on sent proche éveille l'intérêt. Par contre, arrivé à la fin de l'album, impossible d'avoir une quelconque piste pour deviner de quoi sera faite la suite. Le tome 2 se poursuit un peu comme ça. Le temps passe, des choses arrivent sans qu'on ait pu deviner quoi que ce soit à l'avance, et que même a posteriori on ne voit aucun lien entre elles. Plein de choses ne sont pas dites, et l'ensemble reste donc très hermétique. Et puis le tome 3... Ah, le tome 3... Eh bien le tome 3, il donne une "explication". Le genre d'explication que vous lisez, vous arrivez à la fin et votre visage ne traduit rien sinon une incompréhension totale et bovine, entièrement dénuée de curiosité ou d'intérêt. Tout ça pour ça ?! Un truc tout bizarre complètement tiré par les cheveux ?! Ou alors je n'ai rien compris et dans ce cas c'est complètement abscon, un peu à la manière de ce qu'a été "Lost Highway" pour moi. Dans tous les cas, ça m'a prodigieusement gonflé.

06/03/2004 (modifier)
Couverture de la série Contes et récits fantastiques
Contes et récits fantastiques

Ah. En tant que bête lecteur, je dois dire que si le dessin de Battaglia me plaît bien, il ne m'enthousiasme dans l'ensemble pas plus que ça. Il tirerait plutôt du côté de la gravure ou de l'illustration que de la bande dessinée. Mais ce que je n'aime vraiment pas dans cet album, ce sont les histoires. Elles sont censées êtes tirées des romantiques allemands et porter sur des récits (contes) à caractère fortement fantastique. Oui eh bien le fantastique en question c'est du pur et dur. Caricatural, qui tombe comme ça ** pouf magique ** sans aucune explication justification cohérence. A la limite on pourrait se dire que c'est là le propre du fantastique. Certes, mais en plus c'est très mal mis en scène. Les histoires sont à la limite de l'incompréhensible, et ressemblent plus souvent à une suite d'illustrations qu'à de la bd. Quant à "la mise en page audacieuse", oui bon, peut-être (quoi que d'autres aient fait plus audacieux avant -- je pense entre autres à Eisner -- et depuis), mais elle n'ajoute rien, au contraire elle enlève à la lisibilité déjà pas élevée... Du coup l'ambiance propre au genre ne parvient pas à être convaincante et apparaît mauvaise. Alors bon, je vais vous raconter une histoire : "Ferdinand se lève un jour et il entend une voix qui sort de son café. Effrayé, hagard, une goutte de sueur perlant sur son front, il le boit quand même. Depuis la voix sort de son ventre." Ce genre de chose vous laisse froid ? Vous vous demandez quel intérêt ça peut avoir ? Alors ne lisez pas "Woyzeck".

06/03/2004 (modifier)
Par Spooky
Note: 1/5
Couverture de la série Super catho
Super catho

Comment faire un catalogue de clichés sur les Cathos ? Pétillon et Cestac ont la formule : mysticisme de salon, fidèles monomaniaques, les joies du scoutisme... Cela aurait pu être intéressant, si cela avait été mordant, drôle, féroce, ou même farouchement anti-clérical... Eh bien non. Encéphalogramme plat de long en long. Une suite de situations (ou plutôt demies-situations) convenues, sans le moindre intérêt. le dessin de Florence Cestac n'est pas franchement mauvais, mais elle a son style bien à elle, elle n'en bouge pas d'un millimètre, n'en dévie pas d'un iota. On a la curieuse impression d'avoir lu une BD inutile, alimentaire...

04/03/2004 (modifier)
Couverture de la série Grendel
Grendel

C'est quand même vachement bien de lire des trucs comme ça de temps en temps, parce qu'après on peut lire n'importe quoi, même une daube immonde, on ne pourra que trouver ça mieux. Ce machin, appelé "Quatre démons, un enfer" et estampillé du numéro 1, qui ne sera fort heureusement jamais suivi d'un 2 -- comme quoi la justice divine ne laisse pas faire n'importe quoi -- est en effet apparemment une mini-série dérivée d'une création de Matt Wagner, Grendel. Ne me demandez pas ce qu'est un Grendel, s'il y en a plusieurs, ou à quoi ça ressemble parce que je n'en ai aucune idée. Ce bouquin est un ramassis de scènes auxquelles trouver un sens tient du miracle ou du don de divination, et à aucun moment il n'explique quoi que ce soit. Comme si ça ne suffisait pas, la mise en scène est nulle, les textes sont coupés précisément là où il ne faut pas (c'est fait exprès, hein, mais le résultat est une bouillie qui parvient tout de même à faire grincer des dents), et le dessin est navrant. Oh, certaines cases sont très jolies. Si, vraiment. Mais d'autres sont complètement loupées, et en plus moches au point d'en être repoussantes. Ah, et à la fin y a un gros massacre. Donc voilà. Si vous n'avez pas envie de lire ça, c'est bien. Si vous pensez que c'est vraiment très très mauvais, au point de pouvoir prétendre au titre de pire album en catégorie comics postés ici, c'est mieux : vous êtes sur la bonne voie pour deviner ce que j'en pense. A lire, donc, si on tombe dessus comme ça en bibliothèque ou qu'on nous le donne ? Hum... J'ai dû mal me faire comprendre : NON !

03/03/2004 (modifier)
Par Thorn
Note: 1/5
Couverture de la série La Maison Winchester
La Maison Winchester

Mais pourquoi vais-je lire des BD dont je sais à l'avance que je ne vais pas aimer ? Si c'est par espoir d'en trouver une un peu mieux que ce à quoi je m'attendais, et bien c'est raté pour cette fois. :( La Maison Winchester est une histoire de fantômes, qui se veut réaliste mais qui manque de crédibilité. Résultat : je n'accroche pas du tout. Peut-être que ceux qui aiment le genre apprécieront celle-là, j'ai lu de bonnes critiques ailleurs, mais pour moi ça reste très creux. A part la maison (là j'avoue, le coup de cette maison tellement tarabiscotée qu'on n'arrive pas à se mettre d'accord sur un plan, ça m'a bien plu. Dommage que ce soit le seul truc de toute la BD), toute l'histoire est banale et prévisible. On raconte en parallèle l'histoire de la construction de la demeure et sa visite par un groupe de touristes un siècle plus tard. Les passages d'une époque à l'autre ne sont pas trop mal faits, on comprend bien ce qui se passe, mais imposible (pour moi tout du moins) de rentrer dans l'ambiance ou bien de m'intéresser à certains des personnages. Ce qui me gène le plus, c'est que pour moi, du fantastique, c'est une ambiance distillée progressivement, et là, on a le droit à des hurlements ou des gémissements (j'allais dire : pré-enregistrés) en travers des cases, et des incantations pour les contrer. Quant aux dessins... beuh... Je sais pas quelle technique le dessinateur a utilisée, mais ça n'a rien à voir avec ce que j'avais déjà vu de lui. Les traits sont flous, les couleurs ternes, y a de temps en temps un espèce de vague effet spécial qui rajoute encore du flou sur l'image, les visages sont attrocement statiques...

03/03/2004 (modifier)
Par Spooky
Note: 1/5
Couverture de la série Le Pithécanthrope dans la valise
Le Pithécanthrope dans la valise

Pfff ! Quel gâchis que cette BD ! Un ratage complet ! L'idée de départ aurait pu donner lieu à une histoire passionnante, qui plus est dans un cadre éditorial (la collection Grafica) plutôt agréable. Mais hélas ! Le scénario part très vite dans tous les sens (une femelle orang-outan obsédée, une femme adultère sans relief, une louche de spiritisme en toc...) ; saupoudrez le tout d'un dessin très approximatif (l'auteur avait fait mieux auparavant), mais aussi un suivi éditorial foutraque : la série raccourcit son titre dès le tome 2. On sent que Lamquet a eu du mal à finir le tome 2, et malgré le "fin de l'épisode" qui le clôt, il n'y aura pas de suite. Et c'est tant mieux.

02/03/2004 (modifier)
Par Kael
Note: 1/5
Couverture de la série La Fugitive
La Fugitive

Un 1er album carrément mauvais dans cette pourtant bonne collection qu'est ligne rouge. C'en est presque étonnant... Pour commencer, on remarque vite que le dessin est loin d'être des plus travaillé. Je n'ai rien contre les styles un peu épurés, encore faut-il ne pas oublier certains cours d'anatomie, de perspective, et être capable de dessiner le même personnage de la même manière d'une page à l'autre. La p'tite Coralie, personnage central sans âme ni caractère, se retrouve parfois affublée de 10 bons kilos en trop alors qu'elle était plutôt bien faite la case d'avant... Et ce scénario est une catastrophe de vu et déjà vu des centaines de fois, et manque de bol (en plus !) c'est vraiment mal traité... Il manque les mots "surprise", "originalité" et "ambition" au vocabulaire des auteurs...

01/03/2004 (modifier)
Par ArzaK
Note: 1/5
Couverture de la série Nécron
Nécron

Mon avis ne concerne que le tome 1 et à sa lecture, vous comprendrez que je n'éprouve pas une irrépressible envie de découvrir les tomes suivants. Avant de commencer ma lecture, je pensais que ce "truc" pouvais être marrant, ou en tout cas que c'était une "curiosité" et à ce titre, intéressant à lire. Et bien je peux vous dire qu'il n'en est rien. L'auteur se la joue provoc, mais d'une manière tellement attendue que rien ne choque vraiment. En fait, le traitement est tellement classique, plein de texte façon "pendant ce temps", "trois semaines plus tard", qu'on se croirait devant une vieille bd au language dépassé. Le dessin n'est pas laid, pas beau non plus, mais ce Magnus sait tenir un crayon, c'est clair, mais ça s'arrête là... La narration est molle (sans jeu de mots à la con), la mise en scène pauvre, les personnages pas plus épais que les traits qui leur ont donnés vie. Et ce n'est même pas le pire. Le pire c'est que pour une bd du genre "bd-de-cul-un-peu-trash", ce n'est même pas drôle, seul l'élément comique pouvait sauver un scénario aussi con. Juste navrant.

01/03/2004 (modifier)
Par Cassidy
Note: 1/5
Couverture de la série Marvels
Marvels

Le dessin "quasi-réaliste" d’Alex Ross a été à la mode dans le milieu des comics pendant un certain temps. Les 2 principaux éditeurs, DC et Marvel, semblaient mourir d’envie de voir leur super-héros redessinés non plus comme des personnages de BD ou de cartoon, mais comme des "vrais gens". Mais plutôt que de se contenter de demander à Ross de dessiner des couvertures ou des posters, ils lui ont fait faire des BD entières, ce qui restera l’une des grandes FAUSSES bonnes idées de l’histoire des comics, puisqu’elle donna lieu à des BD toutes plus médiocres les unes que les autres. Pour DC, ce fut notamment "Kingdom Come" et, pour Marvel, "Marvels". Les fausses bonnes idées, hélas, "Marvels" les accumule. Déjà, pour être en adéquation avec le dessin de Ross, le scénar de Busiek se veut lui aussi "quasi-réaliste" (l’histoire est racontée du point de vue d’un être humain normal et se déroule en parallèle à des événements historiques du monde réel, comme la seconde guerre mondiale). Or, primo, super-héros et réalisme font rarement bon ménage, et secundo, l’une des rares fois où ça a donné quelque chose de bien, ça a donné quelque chose de tellement mémorable qu’il est difficile de passer après sans souffrir de la comparaison… N’est pas Alan Moore qui veut et, hélas pour "Marvels", le traitement de ce concept par Busiek n’arrive pas à la cheville de "Watchmen". Il échoue complètement dans sa tentative de donner un aspect réel à tout cela, les invraisemblances propres aux super-héros Marvel étant inconciliables avec cette ambition de réalisme. Ainsi, tous les héros semblent avoir élu domicile à New York et nulle part ailleurs ; les affrontements entre personnages surpuissants sont si fréquents et destructeurs qu’on a l’impression qu’ils dévastent la moitié de la ville environ une fois par an, mais malgré ça elle semble toujours pimpante, intacte, propre et souriante… Dans "Watchmen", l’existence de surhommes dans le monde réel rendait ce monde différent du nôtre : les inventions dues aux super-cerveaux de Dr. Manhattan et Ozymandias faisaient que les années 80 de "Watchmen" sont plus avancées technologiquement que nos années 2000 ; Dr. Manhattan avait permis aux Américains de gagner la guerre du Viêt-Nam… Rien de cela dans "Marvels" : le monde a suivi le même cours que le nôtre, malgré l’existence de super-héros… et c’est pas crédible ! Il y a une vanne qui dit que, si les Américains avaient vraiment eu des types aussi forts que Rambo et l’Agence tous risques au Viêt-Nam, ils auraient gagné la guerre ; eh bien de même, si des super-héros avaient vraiment aidé les Alliés pendant la seconde guerre mondiale, elle aurait été vite finie à mon avis… Là, non, Captain America et ses potes y participent, mais elle suit son cours normal, la guerre… Autre fausse bonne idée : alors que l’éditeur Marvel a basé son succès sur le fait que, bien que ses héros aient des pouvoirs extraordinaires, ils doivent néanmoins affronter les problèmes ordinaires des gens ordinaires (Spider-Man ou la Torche Humaine font leur crise d’adolescence, DareDevil est aveugle, Hulk n’a plus rien à se mettre pour aller au bal de la promo parce qu’il a niqué toutes ses fringues, etc…), Busiek passe son temps à insister lourdement sur le fait que tous ces super-héros sont des êtres hors du commun, des demi-dieux, bien au-dessus de nous autres, pauvres mortels. Alors, essayer de faire quelque chose de neuf, ça peut paraître louable, mais essayer de rendre hommage à Marvel en faisant exactement le contraire de ce qu’ils ont toujours fait, c’est un peu débile, non ? Toujours au chapitre des idées à la con, le personnage principal, reporter obsessionnel qui consacre sa vie aux super-héros. Idée à la con parce que ce type est agaçant, pas du tout attachant, qu’il est bavard et qu’il va passer la série (et sa vie) à rabâcher la question "Mais quelle est notre place à nous, malheureux humains ordinaires, dans ce monde où habitent désormais des surhommes ?" sans jamais que le scénario semble avoir la moindre envie d’y donner le moindre élément de réponse intéressant. Finalement, la seule réponse qu’on peut trouver, c’est en gros "Ferme ta gueule, réfléchis pas trop, regarde-les faire, et sois fasciné"… Remarquez, ça pourrait faire un bon slogan pour l’éditeur... Comme cet abruti prend toute la place, du coup, les héros eux-mêmes se retrouvent réduits au rang de figurants. C’est un comble, non ? Cette BD nous répète à longueur de pages qu’ils sont partout et qu’ils sont fascinants, et elle refuserait presque de nous les montrer ! Tout au plus voit-on, de temps en temps, une de ces fameuses "images d’Épinal" dont parle Arzak : l’arrivée de Galactus et du Surfer d’Argent sur Terre, le mariage de Red Richards et Jane Storm, la mort de Gwen Stacy… Au final, d’ailleurs, c’est tout ce qu’on retiendra de cette ennuyeuse saga : quelques moments forts de l’histoire de Marvel redessinés par Alex Ross. C’est sûr qu’avec son style si particulier, ça aurait fait de chouettes couvertures ou de chouettes posters. Mais une bonne BD, certainement pas. A NOTER : en plus de l'édition cartonnée chez Téméraire présentée par Arzak, il existe également une version intégrale en TP publiée chez Semic. Soleil avait également prévu de rééditer la série mais l'ont finalement annulée.

29/02/2004 (modifier)
Par redg
Note: 1/5
Couverture de la série Caméra café
Caméra café

RI-DI-CU-LE. Mais j'ai vraiment pas aimé ! A quand la bd "un gars une fille"? Je ne comprends même pas comment des personnes ont pu imaginer qu'ils pouvaient faire une bd d'après la version télé. J'ai même pas été déçu. Je m'attendais vraiment à ça.

28/02/2004 (modifier)