Les attentats du 11 septembre 2001 et leurs conséquences plus ou moins directes ont fait couler presque autant d’encre que de sang. Journalistes, analystes politiques, humoristes, chanteurs, écrivains, nombreux sont ceux qui y sont allé de leur petit commentaire sur le terrorisme islamiste et l’anti-terrorisme dabeulioubouchiste. Dans le lot, beaucoup d’opportunistes simplement désireux de récupérer un sujet vendeur pour faire un peu de pognon et de prestige facile. Pas besoin de pondre quelque chose de qualité : parlez du 11 septembre 2001 dans votre truc, ça suffira pour que les médias parlent de vous.
David Rees est-il de ces opportunistes ? Je serais tenté de dire oui. Voilà un gars qui a réussi à publier un recueil de strips d’humour qui ne fait jamais rire et dont il n’a pas dessiné une seule case (il a simplement récupéré des cliparts). Bon, sur ce 2ème point, je ne dirai trop rien, l’idée est pas plus bête qu’une autre et les amateurs d’OuBaPo trouveront peut-être même ça génial ; par contre, le manque de drôlerie de la chose, lui, me contrarie nettement plus. L'humour noir, je suis plutôt bon client en général, mais à condition que ce soit de l'humour drôle quand même. Rees reste constamment dans le "15ème degré branchouillé", dans la provoc’ en toc, dans le « soyons cynique, mais pour de faux, faisons semblant qu’on peut en rire alors qu’on ne devrait pas ». Si son message était « finalement, face à toute cette horreur absurde, j’ai pas vraiment envie de rire », il aurait pu faire mille autres trucs que du strip humoristique pour parler des guerres actuelles et des magouilles du fils Bush et de ses sbires. Même quand il tient une vanne qui pourrait faire mouche, il la flingue lui-même : alors qu’il devrait en faire la chute de sa blague, dans la dernière case du strip, il préfère la placer dans l’avant-dernière, puis tout casser en concluant son strip sur une réplique complètement conne, pitoyable, foireuse, pas drôle, lourdingue, histoire d’en remettre une bonne grosse couche, comme s’il tenait à réexpliquer chaque fois à ses lecteurs à quel point il était ironique, caustique, critique…
Parfois, on dit « Les strips, en lire 1 ou 2 de temps en temps ça va, mais tout un album, c’est lassant ». Ici, on est déjà lassé au bout d’1 ou 2 ; 111 à la suite, c’est carrément très, très pénible.
Bref, traiter l’actualité sur un mode comique et caustique et s’en prendre au gouvernement Bush, c’est très bien, il y a des gens qui le font avec talent et drôlerie comme Michael Moore ou même Les Guignols de l’Info, mais Rees, lui n’apporte pas grand’chose à cette cause.
Les droits d’auteur générés par le bouquin sont reversés à une association qui désamorce des mines anti-personnel en Afghanistan. A vous de voir s’il n’y a pas meilleur moyen d’aider cette cause que de payer 10 euros pour ce petit bouquin sans intérêt (et très bêtement traduit, en plus).
C'est vrai que je n'avais pas lu une BD aussi mauvaise depuis longtemps.
Pourtant le sujet (la recherche de la lance que tenait le soldat romain au Golgotha) et le dessin sont prometteurs.
Ce qui ne va pas ?
Ce sont surtout le découpage graphique (mise en situation des personnages) et les dialogues qui discréditent le tout, en mettant en scène des situations ridicules ou en ôtant toute émotion dans un moment clé... Le côté pompage d'Indiana Jones n'arrange rien.
Un gâchis certain, dommage !
Je n'ai pas aimé (pourtant je suis fan des séries western) mais là, que ce soit au niveau du scénario (encore une histoire de vengeance) ou du dessin (surtout quand on compare le dessin du pueblo - mesa verde - par rapport à celui de Giraud dans "Le spectre aux balles d'or"), je mets cette série western bien après "Blueberry", "Derib", "Hans Kresse", "Bouncer", "Durango", "Cartland", "Chinaman", "Wyoming Doll", "Western" de rosinski, "Comanche", "500 fusils", "Trio grande", "Gibier de potence", "Chiens de prairie"... et je dois en oublier. Bref, en western, je pense qu'il y a bien mieux à acheter avant. Après, si vous êtes très fan, notamment de "Blueberry"... lisez-les d'abord à la bibliothèque...
Toujours dans la même lignée que les précédentes BDs érotiques de Manara : des personnages idiots, des situations invraisemblables, etc. Mais en plus, ici, à moins que vous ne fantasmiez sur le viol par sodomie, je vois difficilement l'attrait de cette BD. Comme petite histoire sordide, à la rigueur, ça irait, mais s'étaler toute une BD là dessus et surtout finir par un comble du ridicule, pfff... Je ne sais pas... Y en a peut-être qui aiment, mais pas moi.
Bon, j'hésite entre 2/5 et 1/5 car je n'ai pas totalement détesté cette BD. Je veux dire que je n'ai pas ressenti de haine envers son auteur, ni l'impression qu'on se foutait de ma gueule de lecteur.
Mais franchement, autant le livre doit peut-être être réussi, autant l'adaptation en BD était inutile et ratée à mes yeux. La narration est complètement décousue, bourrée d'ellipses en permanence pour tenter de mettre un maximum du roman dans le format d'une BD. Ca ressemble parfois à des historiettes en une page, et puis ça repart sur une histoire un peu plus longue où on suit le héros pendant un moment, et puis boum, on saute à autre chose, un autre moment, etc. Alors peut-être faut-il avoir lu le livre pour vraiment apprécier, mais là, non pas du tout en ce qui me concerne. D'autant que le personnage principal m'était parfaitement antipathique.
Quant au dessin, je l'ai trouvé sympathique en feuilletant, mais en lisant réellement, c'était autre chose. Les visages sont totalement sans expression, dans des positions peu naturelles. En gros, j'ai le sentiment que ce type de dessin irait bien pour des illustrations (le métier du dessinateur en réalité), et pas pour une BD.
Donc dans l'ensemble, j'ai éprouvé une vraie peine à lire cette BD, non seulement parce que l'histoire ne m'intéressait pas, mais en plus parce qu'elle est presque énervante à lire, narrée telle qu'elle l'est dans cette adaptation BD.
Dommage : adaptation ratée à mon avis.
Je n'ai lu qu'un seul tome et, vu ce que j'ai entendu de la suite, il y peu de chances que j'aille plus loin.
Je crois que, de toutes les bd que j'ai détestées, celle-ci détient la palme.
Et pourtant j'ai ADORE le film ! Dans le film, on a toute une galerie de personnages ni salauds ni héroïques (à 1 ou 2 exceptions près), des gens normaux, des caractères réalistes, variés, souvent faibles, parfois pitoyables, parfois se découvrant une force de caractère et un courage insoupçonné...
La bd, c'est la même situation de départ. La ressemblance s'arrête là.
La bd, c'est une galerie de personnages risibles tant ils sont caricaturaux, une avalanche de violence gratuite qui tombe tellement dans la surenchère qu'elle ne parvient même plus à choquer, et de scènes d'action plus invraisemblables les unes que les autres... Les personnages qui sont sensés être des gens normaux et arrivent à faire des sauts périlleux arrière sur la longueur d'une salle entière, gratifient leurs spectateurs d'une petite vrille au passage, et retombent en équilibre sur le troisième orteil gauche (j'exagère à peine), ça passe dans un film de Jet Li ou dans un petit shonen sympa pour se détendre... Mais là c'est consternant de ridicule.
Et les dialogues... Mon dieu ! Les dialogues ! On se croirait dans un blockbuster de série Z ("Fais ta prièèèèère !") ou dans une bluette à l'eau de rose ("Ah ! Mon ami ! Tu es mort ! Toi qui étais comme un frère pour moi !")... Je n'arrive même pas à en rire.
Le héros... C'est un bad boy courageux au grand coeur (quelle trouvaille !).
Les méchants... Ben ils sont méchants hein... Sadiques, vicieux, indécents, cruels. (que de fine psychologie !).
Et les filles... En gros, deux options : ou ce sont de gentilles cruches incapables de se défendre sans un homme qui se fighte pour elles... Ou ce sont des salopes ! Là on n'est pas loin d'un système de pensée très dangereux, mais je ne vais pas épiloguer là dessus. Ce n'est pas le sujet.
Le sujet, c'est que cette bd est malsaine, ridicule, inintéressante... Bref, mauvaise.
Les dessins, eux, sont techniquement bien mais, malheureusement (et là c'est totalement subjectif) pas mon style.
Voilà l'exemple d'un album dont je n'attendais pas grand chose et, à la fin de la lecture, ne m'a effectivement rien "apporté" et surtout pas un plaisir de lecture ...
L'histoire est bateau, brouillon, machée et remachée, absolument rien d'original.
L'illustration est aussi brouillon que le scénario, vraiment laide en plus, Hermann, même si je ne suis pas une très grande fan, m'avait habitué à mieux.
Bref, Vraiment pas aimé !
Les dessins sont horribles, ce côté mauvais poster dans le style chambre d'ado (tout en bleu avec des traînées rouges) est insupportable. Le scénario brille en surface, c'est faussement intelligent, faussement culturel, une sorte de violence froide et esthétisée en fin de compte. L’empereur est nu !
Et bien moi je déteste le dessin, tous les personnages ont la même expression, c'est trop rond et trop fouillis à la fois, je n'aime pas ces personnages aux bouches pulpeuses légèrement entrouvertes et aux froncements de sourcils : c'est presque aussi pénible à voir que dans L'épée de cristal. Je trouve en fait le dessin vulgaire, trop de petits anges au cul rebondi, c'est maniériste, rococo et horriblement figé malgré tout. En fait, c'est moins les dessins que le style des dessins que je ne supporte pas.
Il m'a été difficile d’accrocher à cette aventure qui mêle mystique et espionnage. L'ensemble du scénario est extrêmement mal géré. Y'a quelques bonnes idées par-ci par-là, mais le rythme n'est pas bon du tout. Pourtant, il se passe plein de choses, mais les auteurs n'arrivent pas à nous y intéresser. Cela en est même exaspérant. Pourtant, au début de la lecture, je trouvais les dialogues naturels et accrocheurs, mais cela n'a pas suffi. Une fois le livre refermé, force est de constater que ce n'était que poudre aux yeux face à des personnages particulièrement inconsistants. Et malheureusement l’action ne l’est pas beaucoup plus. Comme le dit Kael, la plupart des événements arrivent comme des cheveux sur la soupe. Côté dessin, c'est relativement inégal, parfois beau mais trop souvent bâclé à mon goût.
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Putain, c'est la guerre !
Les attentats du 11 septembre 2001 et leurs conséquences plus ou moins directes ont fait couler presque autant d’encre que de sang. Journalistes, analystes politiques, humoristes, chanteurs, écrivains, nombreux sont ceux qui y sont allé de leur petit commentaire sur le terrorisme islamiste et l’anti-terrorisme dabeulioubouchiste. Dans le lot, beaucoup d’opportunistes simplement désireux de récupérer un sujet vendeur pour faire un peu de pognon et de prestige facile. Pas besoin de pondre quelque chose de qualité : parlez du 11 septembre 2001 dans votre truc, ça suffira pour que les médias parlent de vous. David Rees est-il de ces opportunistes ? Je serais tenté de dire oui. Voilà un gars qui a réussi à publier un recueil de strips d’humour qui ne fait jamais rire et dont il n’a pas dessiné une seule case (il a simplement récupéré des cliparts). Bon, sur ce 2ème point, je ne dirai trop rien, l’idée est pas plus bête qu’une autre et les amateurs d’OuBaPo trouveront peut-être même ça génial ; par contre, le manque de drôlerie de la chose, lui, me contrarie nettement plus. L'humour noir, je suis plutôt bon client en général, mais à condition que ce soit de l'humour drôle quand même. Rees reste constamment dans le "15ème degré branchouillé", dans la provoc’ en toc, dans le « soyons cynique, mais pour de faux, faisons semblant qu’on peut en rire alors qu’on ne devrait pas ». Si son message était « finalement, face à toute cette horreur absurde, j’ai pas vraiment envie de rire », il aurait pu faire mille autres trucs que du strip humoristique pour parler des guerres actuelles et des magouilles du fils Bush et de ses sbires. Même quand il tient une vanne qui pourrait faire mouche, il la flingue lui-même : alors qu’il devrait en faire la chute de sa blague, dans la dernière case du strip, il préfère la placer dans l’avant-dernière, puis tout casser en concluant son strip sur une réplique complètement conne, pitoyable, foireuse, pas drôle, lourdingue, histoire d’en remettre une bonne grosse couche, comme s’il tenait à réexpliquer chaque fois à ses lecteurs à quel point il était ironique, caustique, critique… Parfois, on dit « Les strips, en lire 1 ou 2 de temps en temps ça va, mais tout un album, c’est lassant ». Ici, on est déjà lassé au bout d’1 ou 2 ; 111 à la suite, c’est carrément très, très pénible. Bref, traiter l’actualité sur un mode comique et caustique et s’en prendre au gouvernement Bush, c’est très bien, il y a des gens qui le font avec talent et drôlerie comme Michael Moore ou même Les Guignols de l’Info, mais Rees, lui n’apporte pas grand’chose à cette cause. Les droits d’auteur générés par le bouquin sont reversés à une association qui désamorce des mines anti-personnel en Afghanistan. A vous de voir s’il n’y a pas meilleur moyen d’aider cette cause que de payer 10 euros pour ce petit bouquin sans intérêt (et très bêtement traduit, en plus).
Le Gardien de la Lance
C'est vrai que je n'avais pas lu une BD aussi mauvaise depuis longtemps. Pourtant le sujet (la recherche de la lance que tenait le soldat romain au Golgotha) et le dessin sont prometteurs. Ce qui ne va pas ? Ce sont surtout le découpage graphique (mise en situation des personnages) et les dialogues qui discréditent le tout, en mettant en scène des situations ridicules ou en ôtant toute émotion dans un moment clé... Le côté pompage d'Indiana Jones n'arrange rien. Un gâchis certain, dommage !
Wanted (Rocca/Girod)
Je n'ai pas aimé (pourtant je suis fan des séries western) mais là, que ce soit au niveau du scénario (encore une histoire de vengeance) ou du dessin (surtout quand on compare le dessin du pueblo - mesa verde - par rapport à celui de Giraud dans "Le spectre aux balles d'or"), je mets cette série western bien après "Blueberry", "Derib", "Hans Kresse", "Bouncer", "Durango", "Cartland", "Chinaman", "Wyoming Doll", "Western" de rosinski, "Comanche", "500 fusils", "Trio grande", "Gibier de potence", "Chiens de prairie"... et je dois en oublier. Bref, en western, je pense qu'il y a bien mieux à acheter avant. Après, si vous êtes très fan, notamment de "Blueberry"... lisez-les d'abord à la bibliothèque...
Rendez-vous fatal
Toujours dans la même lignée que les précédentes BDs érotiques de Manara : des personnages idiots, des situations invraisemblables, etc. Mais en plus, ici, à moins que vous ne fantasmiez sur le viol par sodomie, je vois difficilement l'attrait de cette BD. Comme petite histoire sordide, à la rigueur, ça irait, mais s'étaler toute une BD là dessus et surtout finir par un comble du ridicule, pfff... Je ne sais pas... Y en a peut-être qui aiment, mais pas moi.
Le Grand Vestiaire
Bon, j'hésite entre 2/5 et 1/5 car je n'ai pas totalement détesté cette BD. Je veux dire que je n'ai pas ressenti de haine envers son auteur, ni l'impression qu'on se foutait de ma gueule de lecteur. Mais franchement, autant le livre doit peut-être être réussi, autant l'adaptation en BD était inutile et ratée à mes yeux. La narration est complètement décousue, bourrée d'ellipses en permanence pour tenter de mettre un maximum du roman dans le format d'une BD. Ca ressemble parfois à des historiettes en une page, et puis ça repart sur une histoire un peu plus longue où on suit le héros pendant un moment, et puis boum, on saute à autre chose, un autre moment, etc. Alors peut-être faut-il avoir lu le livre pour vraiment apprécier, mais là, non pas du tout en ce qui me concerne. D'autant que le personnage principal m'était parfaitement antipathique. Quant au dessin, je l'ai trouvé sympathique en feuilletant, mais en lisant réellement, c'était autre chose. Les visages sont totalement sans expression, dans des positions peu naturelles. En gros, j'ai le sentiment que ce type de dessin irait bien pour des illustrations (le métier du dessinateur en réalité), et pas pour une BD. Donc dans l'ensemble, j'ai éprouvé une vraie peine à lire cette BD, non seulement parce que l'histoire ne m'intéressait pas, mais en plus parce qu'elle est presque énervante à lire, narrée telle qu'elle l'est dans cette adaptation BD. Dommage : adaptation ratée à mon avis.
Battle Royale
Je n'ai lu qu'un seul tome et, vu ce que j'ai entendu de la suite, il y peu de chances que j'aille plus loin. Je crois que, de toutes les bd que j'ai détestées, celle-ci détient la palme. Et pourtant j'ai ADORE le film ! Dans le film, on a toute une galerie de personnages ni salauds ni héroïques (à 1 ou 2 exceptions près), des gens normaux, des caractères réalistes, variés, souvent faibles, parfois pitoyables, parfois se découvrant une force de caractère et un courage insoupçonné... La bd, c'est la même situation de départ. La ressemblance s'arrête là. La bd, c'est une galerie de personnages risibles tant ils sont caricaturaux, une avalanche de violence gratuite qui tombe tellement dans la surenchère qu'elle ne parvient même plus à choquer, et de scènes d'action plus invraisemblables les unes que les autres... Les personnages qui sont sensés être des gens normaux et arrivent à faire des sauts périlleux arrière sur la longueur d'une salle entière, gratifient leurs spectateurs d'une petite vrille au passage, et retombent en équilibre sur le troisième orteil gauche (j'exagère à peine), ça passe dans un film de Jet Li ou dans un petit shonen sympa pour se détendre... Mais là c'est consternant de ridicule. Et les dialogues... Mon dieu ! Les dialogues ! On se croirait dans un blockbuster de série Z ("Fais ta prièèèèère !") ou dans une bluette à l'eau de rose ("Ah ! Mon ami ! Tu es mort ! Toi qui étais comme un frère pour moi !")... Je n'arrive même pas à en rire. Le héros... C'est un bad boy courageux au grand coeur (quelle trouvaille !). Les méchants... Ben ils sont méchants hein... Sadiques, vicieux, indécents, cruels. (que de fine psychologie !). Et les filles... En gros, deux options : ou ce sont de gentilles cruches incapables de se défendre sans un homme qui se fighte pour elles... Ou ce sont des salopes ! Là on n'est pas loin d'un système de pensée très dangereux, mais je ne vais pas épiloguer là dessus. Ce n'est pas le sujet. Le sujet, c'est que cette bd est malsaine, ridicule, inintéressante... Bref, mauvaise. Les dessins, eux, sont techniquement bien mais, malheureusement (et là c'est totalement subjectif) pas mon style.
Zhong Guo
Voilà l'exemple d'un album dont je n'attendais pas grand chose et, à la fin de la lecture, ne m'a effectivement rien "apporté" et surtout pas un plaisir de lecture ... L'histoire est bateau, brouillon, machée et remachée, absolument rien d'original. L'illustration est aussi brouillon que le scénario, vraiment laide en plus, Hermann, même si je ne suis pas une très grande fan, m'avait habitué à mieux. Bref, Vraiment pas aimé !
La Trilogie Nikopol
Les dessins sont horribles, ce côté mauvais poster dans le style chambre d'ado (tout en bleu avec des traînées rouges) est insupportable. Le scénario brille en surface, c'est faussement intelligent, faussement culturel, une sorte de violence froide et esthétisée en fin de compte. L’empereur est nu !
Kookaburra
Et bien moi je déteste le dessin, tous les personnages ont la même expression, c'est trop rond et trop fouillis à la fois, je n'aime pas ces personnages aux bouches pulpeuses légèrement entrouvertes et aux froncements de sourcils : c'est presque aussi pénible à voir que dans L'épée de cristal. Je trouve en fait le dessin vulgaire, trop de petits anges au cul rebondi, c'est maniériste, rococo et horriblement figé malgré tout. En fait, c'est moins les dessins que le style des dessins que je ne supporte pas.
Minuit à Rhodes
Il m'a été difficile d’accrocher à cette aventure qui mêle mystique et espionnage. L'ensemble du scénario est extrêmement mal géré. Y'a quelques bonnes idées par-ci par-là, mais le rythme n'est pas bon du tout. Pourtant, il se passe plein de choses, mais les auteurs n'arrivent pas à nous y intéresser. Cela en est même exaspérant. Pourtant, au début de la lecture, je trouvais les dialogues naturels et accrocheurs, mais cela n'a pas suffi. Une fois le livre refermé, force est de constater que ce n'était que poudre aux yeux face à des personnages particulièrement inconsistants. Et malheureusement l’action ne l’est pas beaucoup plus. Comme le dit Kael, la plupart des événements arrivent comme des cheveux sur la soupe. Côté dessin, c'est relativement inégal, parfois beau mais trop souvent bâclé à mon goût.