Cette série se noie dans le flot des bd classiques au scénario convenu et prévisible. Les tomes 1 & 2 (Le Code Zimmerman) sont les albums qui sortent un peu du lot.
Le reste de la série est loin d'être indispensable.
Le dessin de François Carin est plutôt raffiné mais on se lasse assez vite de son coup de crayon figé et sans émotion. Curieusement, je trouve que son fils, David Caryn, a beaucoup plus de personnalité dans son travail. D'ailleurs, il suffit de jeter un oeil sur sa série, Alzéor Mondraggo (Vents D'ouest) qui mérite, elle, que l'on s'y intéresse.
A déconseiller !
Attention, faut-être prévenu, cette BD est spéciale car elle ne traite de rien en particulier. Bon, dans les faits on lit forcément quelque chose, on suit 2 c----s de 18 ans qui racontent que des niaiseries et ne font rien d'intéressant! Je suis pourtant assez ouvert dans mes choix de BD mais là... blocage total au bout de la 30ème page. D'ailleurs, en 10 ans, c'est la deuxième fois que je ne termine pas une BD.
C'est nul !
Certes le résultat est beau et Fred Besson fait un boulot de fou ça c'est sûr !
Mais le scénario est digne du plus grand navet d'Hollywood, y'en a marre des séries de Crisse où des jeunes filles fortement poumonées se baladent le cul à l'air on sait pas pourquoi...
On ne connaît ni les intentions des persos, ni le but de l'histoire, rien ! De plus c'est plat et sans intérêt... du Crisse quoi !
Le problème, c'est que dans deux ou trois ans, le monsieur va nous sortir une nouvelle série sur la mythologie Hongroise ou Polonaise (Eh ouais ! Elles vont toutes y passer). Alors monsieur Crisse, s'il vous plait, finissez les choses que vous commencez !
On attendait Kookaburra, il nous sort Atalante, et maintenant voici Ishanti. Le pire, c'est que cette série sans saveur et sans intérêt nous montre à quel point le niveau de Crisse au niveau du scénario chute de série en série...
Navrant...
Cette bd a fait beaucoup parler d’elle bien avant sa parution en raison de son traitement infographique particulier. Et c’est vrai que cela saute aux yeux de celui qui feuillette la chose. Ishanti, c’est d’abord un fabuleux déballage d’effets graphiques. Il faut l’avouer : c’est impressionnant de minutie et de précision. Fred Besson a donné du volume et de la lumière au dessin de Crisse, lui donnant une apparence quasi sculpturale. Personnellement, ce genre de démonstration de force me laisse assez froid. Non pas que je sois contre l’utilisation de ce genre d’outil en bd, la mise en couleur informatique a pu de temps à autre donner de très belles choses en bd, mais quand c’est juste pour donner dans le pur tape-à-l’œil comme ici, dans l’effet pour l’effet, ça m’agace assez… Et puis, le dessin de Crisse au départ, je ne l’aime pas spécialement, mon idéal de dessinateur c’est Blutch, alors le champion des héroïnes vulgaires à la plastique parfaite, il me laisse un peu de marbre… Enfin bon… Y’aura de toute façon beaucoup de gens pour dire « Comme c’est beau ! ». Alors oui, accordons-le, c’est « beau »… mais « beau » comme un pot de dentifrice dans une pub Colgate, comme le pare-brise de la dernière Polo à la télé, comme un poster de Pamela Anderson dans la cabine d’un camion… C’est un beau plastifié duquel on a évacué la moindre imperfection humaine, le moindre frisson, la moindre latence…
Malheureusement, on ne peut pas dire que le même soin ait été apporté au scénar. L’album débute sur 30 pages d’exposition fastidieuse suivies par 15 pages précipitées pour terminer l’intrigue dans les temps, Crisse a beau avoir des décennies de métier, il fait encore des erreurs de débutants et s’accorde des facilités scénaristiques plutôt déconcertantes : les motivations de la moitié de personnages sont passées sous silence, l’album entier est régi par une logique géographique approximative (des personnages qu’on croyaient éloignés se retrouvent au même endroit par enchantement…). Et puis surtout, le plus grave de tout : l’intérêt général de l’intrigue est quasi absent…
Encore une nouvelle série pour Arleston, qui prend petit à petit l'habitude de proposer des albums sans goût, à l'humour douteux, et ce à toutes les sauces.
"Les naufragés d'Ythaq"... tout un programme. Similaire à Lanfeust des étoiles dans son univers (c'est à dire un faux univers de science fiction complètement cadré Heroic Fantasy.. les guerriers se battent à la hache, montent des créatures épiques, protégées par d'épaisses armures de bronze, le matos futuriste des héros ne fonctionne pas...), cet album possède tout de même un avantage de taille par rapport à la série best-seller du moment d'Arleston : ici, pas de jeu de mot merdeux sur 3 pages (le coup de "ta E.T. douche", je m'en rappellerai... longtemps), mais un humour plus fin (mais pas plus drôle), distillé au fil des pages.
On retrouve toujours et encore les mêmes personnages : L'héroïne possède un pouvoir inconnu qu'elle contrôle encore mal. Accompagnée d'un benêt au grand coeur, elle doit aussi supporter une des passagères du "Brume de comète", qui n'est finalement qu'un pâle reflet de Cixi : la belle brune machiavélique et espiègle, désagréable mais aussi exaspérante, hélas.
L'histoire en elle-même n'est pas des plus complexes, mais ne fonctionne pas si mal que ça. En reprenant encore et encore ce qui a fait le succès de ses albums passés, Arleston ne prend donc aucun risque ici... sauf celui de se répéter...
Au chapitre des gros hics de la série, nous pourrons donc relever :
- Les banfoos : race indigène d'Ythaq de morses ventripotents, qui ont la disgracieuse habitude de "fofotter" à cause de leur défense (et ce durant la moitié de l'album), afin d'asséner au lecteur leur humour catastrophique.
"V'ignore de quoi fous parlez. Les prévenus ne doifent de toute fafon avoir de contacts avec perfonne avant l'iffue du profès. Et les aftroporcs font vos complifes ? Etes-vous des aftrotruies ?". C'est vraiment insoutenable sur 20 pages.
- Des dialogues toujours aussi "rigolos" :
- "C'est pas le vert, c'est le rouge ! Je les confonds toujours, ça se ressemble tellement..."
- "Mon pied dans les fesses, tu ne le confondras pas ! Dépêche !"
Poilant.
Vous comprendrez aisément que tout ce qui peut sauver cet album, c'est finalement le dessin de Floch, assez sympa même si ultra formaté soleil. Il y a eu pas mal de travail sur les décors et les personnages (certaines planches sont vraiment chouettes), même si le design des véhicules n'est pas toujours terrible (le "Brume de comète" ressemble plus à un fer à repasser qu'à un vaisseau spatial).
De plus, la mise en couleur est tout à fait correcte, donnant pas mal de relief au dessin.
Vous l'aurez compris, ce n'est pas avec cet album que vous trouverez la paix intérieure.
Cet album devrait paraitre assez insipide même à un passionné de vélo. C'est tellement commercial et ça se veut tellement grand public qu'on stagne dans les anecdotes de bas étages, romancées au possible. Les gags peinent à arracher deux sourires sur 44 pages et encore, c'est parce que je me remémorais Gaston sur son vélo gagnant le Tour de France. Pas l'Alpe d'Huez du médiocre mais un bon Tourmalet.
Et bien que voilà une série de mauvais goût. J'ai lu ce truc chez un ami (si, si, c'est vrai !) et franchement j'ai eu du mal à finir ma lecture.
Les gags ne sont vraiment pas convaincants et le dessin est très banal.
Le plus marrant, c'est que cette bd est le genre de cadeau qu'on est susceptible de recevoir quand les gens ne savent pas quoi vous offrir. Horreur et damnation !
Que dire de plus ? A éviter !
Willem a deux obsessions. Les orifices et les trous. Voilà, en substance, ce qu'on pourrait retenir de cet album d'"humour". Pour la plupart publiées dans Psikopat, ces petites histoires (d'une à quatre planches), nous proposent des variations infinies, et pour la plupart cradingues, sur le thème du sexe (avec un peu d'amour dedans). Les histoires, pour la plupart, ne sont pas drôles du tout, juste politiquement incorrectes. Certaines sont carrément dérangeantes. Willem est un caricaturiste de presse caustique et talentueux, qui a ici pris une déviation sans le moindre intérêt.
Aie.
Je n'ai pas du tout aimé. Je précise que je n'ai lu que le tome 1 (et que je ne lirai jamais les suivants...)
Les dessins sont (dans un sens) magnifiques, c’est un fait.
L'histoire est tout à fait acceptable, ça j'en conviens aussi.
Mais personnellement je ne supporte PAS les BD 'animalières'
(C'est bizarre, mais je ne reconnais qu'à Trondheim le droit de dessiner comme ça, et chez lui je trouve ça génial)
J'ai trouvé cette BD d'un ridicule consommé. J'ai conscience d'avoir un avis peut-être à contre courant, mais bon...
Je conseille quand même de lire quelques pages avant de se ruer sur un éventuel achat.
Encore un scénario digne de Buronson, c'est à dire une histoire bien virile, remplie de pourris, de putes de yakuzas et de flics.
Tout ce joli monde passe son temps à se taper sur la gueule ou monter des plans foireux pour sauver leur peau ou devenir rois de la pègre.
Les femmes sont, comme d'habitude avec Buronson, des objets sans âmes et sans saveur, tout juste bonnes à se faire cogner ou baiser.
Les flics sont forcément des ripous, les mafieux sont commandés par de pauvres grabataires sans age portant le costume traditionnel... Quelle galerie digne du plus mauvais des nanars de série Z.
Mais la palme est pour le héros : Un bellâtre, tatoué et tout, un maître de la castagne qui ne recule devant rien, qui baise toutes les nanas qu'il veut et autant de fois qu'il le veut et qui se paye même le luxe de leur faire atteindre l'orgasme de leur vie... tout en ayant l'air décontracté et la clope au bec.
Au moins cette BD réussit à faire rire, j'espère que c'est le but recherché par Buronson parce que à chaque nouvelle série, le bougre va plus loin dans son délire. Sanctuary était déja pas mal, je croyais qu'il avait atteint le pompon avec Strain mais non, il fait encore plus fort avec Heat dans le bourrinage macho ponctué au flingue et rempli de phrases d'anthologie, un exemple : Un flic découvre Kurasawa à poil qui vient de sauter la femme du commissaire, admiratif devant le spectacle du fier Kurasawa encore au top de sa forme tandis que la femme est annéantie, il pense "Quel homme, il bande encore". Une scène culte les gars ! Finalement, je suis peut-être en train de devenir un fan de Buronson.
Les dessins d'Ikegami sont bons si on préfère le contemplatif à l'action. De toute façon, vu que le papier est de qualité pourrie et que l'impression est bien trop sombre, l'apect graphique ne sauve pas ce manga.
Bien sûr c'est à éviter, sauf si vous voulez le lire au second degré ou qu'une curiosité malsaine vous anime (c'est sûrement mon cas), quand vous voyez un manga qui propose de si belles têtes de glands poseurs sur les couvertures.
Ps: Buronson est aussi le scénariste des Ken le survivant et l'autre là, le blue sky.
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Victor Sackville
Cette série se noie dans le flot des bd classiques au scénario convenu et prévisible. Les tomes 1 & 2 (Le Code Zimmerman) sont les albums qui sortent un peu du lot. Le reste de la série est loin d'être indispensable. Le dessin de François Carin est plutôt raffiné mais on se lasse assez vite de son coup de crayon figé et sans émotion. Curieusement, je trouve que son fils, David Caryn, a beaucoup plus de personnalité dans son travail. D'ailleurs, il suffit de jeter un oeil sur sa série, Alzéor Mondraggo (Vents D'ouest) qui mérite, elle, que l'on s'y intéresse. A déconseiller !
Ghost World
Attention, faut-être prévenu, cette BD est spéciale car elle ne traite de rien en particulier. Bon, dans les faits on lit forcément quelque chose, on suit 2 c----s de 18 ans qui racontent que des niaiseries et ne font rien d'intéressant! Je suis pourtant assez ouvert dans mes choix de BD mais là... blocage total au bout de la 30ème page. D'ailleurs, en 10 ans, c'est la deuxième fois que je ne termine pas une BD.
Ishanti Danseuse sacrée
C'est nul ! Certes le résultat est beau et Fred Besson fait un boulot de fou ça c'est sûr ! Mais le scénario est digne du plus grand navet d'Hollywood, y'en a marre des séries de Crisse où des jeunes filles fortement poumonées se baladent le cul à l'air on sait pas pourquoi... On ne connaît ni les intentions des persos, ni le but de l'histoire, rien ! De plus c'est plat et sans intérêt... du Crisse quoi ! Le problème, c'est que dans deux ou trois ans, le monsieur va nous sortir une nouvelle série sur la mythologie Hongroise ou Polonaise (Eh ouais ! Elles vont toutes y passer). Alors monsieur Crisse, s'il vous plait, finissez les choses que vous commencez ! On attendait Kookaburra, il nous sort Atalante, et maintenant voici Ishanti. Le pire, c'est que cette série sans saveur et sans intérêt nous montre à quel point le niveau de Crisse au niveau du scénario chute de série en série... Navrant...
Ishanti Danseuse sacrée
Cette bd a fait beaucoup parler d’elle bien avant sa parution en raison de son traitement infographique particulier. Et c’est vrai que cela saute aux yeux de celui qui feuillette la chose. Ishanti, c’est d’abord un fabuleux déballage d’effets graphiques. Il faut l’avouer : c’est impressionnant de minutie et de précision. Fred Besson a donné du volume et de la lumière au dessin de Crisse, lui donnant une apparence quasi sculpturale. Personnellement, ce genre de démonstration de force me laisse assez froid. Non pas que je sois contre l’utilisation de ce genre d’outil en bd, la mise en couleur informatique a pu de temps à autre donner de très belles choses en bd, mais quand c’est juste pour donner dans le pur tape-à-l’œil comme ici, dans l’effet pour l’effet, ça m’agace assez… Et puis, le dessin de Crisse au départ, je ne l’aime pas spécialement, mon idéal de dessinateur c’est Blutch, alors le champion des héroïnes vulgaires à la plastique parfaite, il me laisse un peu de marbre… Enfin bon… Y’aura de toute façon beaucoup de gens pour dire « Comme c’est beau ! ». Alors oui, accordons-le, c’est « beau »… mais « beau » comme un pot de dentifrice dans une pub Colgate, comme le pare-brise de la dernière Polo à la télé, comme un poster de Pamela Anderson dans la cabine d’un camion… C’est un beau plastifié duquel on a évacué la moindre imperfection humaine, le moindre frisson, la moindre latence… Malheureusement, on ne peut pas dire que le même soin ait été apporté au scénar. L’album débute sur 30 pages d’exposition fastidieuse suivies par 15 pages précipitées pour terminer l’intrigue dans les temps, Crisse a beau avoir des décennies de métier, il fait encore des erreurs de débutants et s’accorde des facilités scénaristiques plutôt déconcertantes : les motivations de la moitié de personnages sont passées sous silence, l’album entier est régi par une logique géographique approximative (des personnages qu’on croyaient éloignés se retrouvent au même endroit par enchantement…). Et puis surtout, le plus grave de tout : l’intérêt général de l’intrigue est quasi absent…
Les Naufragés d'Ythaq
Encore une nouvelle série pour Arleston, qui prend petit à petit l'habitude de proposer des albums sans goût, à l'humour douteux, et ce à toutes les sauces. "Les naufragés d'Ythaq"... tout un programme. Similaire à Lanfeust des étoiles dans son univers (c'est à dire un faux univers de science fiction complètement cadré Heroic Fantasy.. les guerriers se battent à la hache, montent des créatures épiques, protégées par d'épaisses armures de bronze, le matos futuriste des héros ne fonctionne pas...), cet album possède tout de même un avantage de taille par rapport à la série best-seller du moment d'Arleston : ici, pas de jeu de mot merdeux sur 3 pages (le coup de "ta E.T. douche", je m'en rappellerai... longtemps), mais un humour plus fin (mais pas plus drôle), distillé au fil des pages. On retrouve toujours et encore les mêmes personnages : L'héroïne possède un pouvoir inconnu qu'elle contrôle encore mal. Accompagnée d'un benêt au grand coeur, elle doit aussi supporter une des passagères du "Brume de comète", qui n'est finalement qu'un pâle reflet de Cixi : la belle brune machiavélique et espiègle, désagréable mais aussi exaspérante, hélas. L'histoire en elle-même n'est pas des plus complexes, mais ne fonctionne pas si mal que ça. En reprenant encore et encore ce qui a fait le succès de ses albums passés, Arleston ne prend donc aucun risque ici... sauf celui de se répéter... Au chapitre des gros hics de la série, nous pourrons donc relever : - Les banfoos : race indigène d'Ythaq de morses ventripotents, qui ont la disgracieuse habitude de "fofotter" à cause de leur défense (et ce durant la moitié de l'album), afin d'asséner au lecteur leur humour catastrophique. "V'ignore de quoi fous parlez. Les prévenus ne doifent de toute fafon avoir de contacts avec perfonne avant l'iffue du profès. Et les aftroporcs font vos complifes ? Etes-vous des aftrotruies ?". C'est vraiment insoutenable sur 20 pages. - Des dialogues toujours aussi "rigolos" : - "C'est pas le vert, c'est le rouge ! Je les confonds toujours, ça se ressemble tellement..." - "Mon pied dans les fesses, tu ne le confondras pas ! Dépêche !" Poilant. Vous comprendrez aisément que tout ce qui peut sauver cet album, c'est finalement le dessin de Floch, assez sympa même si ultra formaté soleil. Il y a eu pas mal de travail sur les décors et les personnages (certaines planches sont vraiment chouettes), même si le design des véhicules n'est pas toujours terrible (le "Brume de comète" ressemble plus à un fer à repasser qu'à un vaisseau spatial). De plus, la mise en couleur est tout à fait correcte, donnant pas mal de relief au dessin. Vous l'aurez compris, ce n'est pas avec cet album que vous trouverez la paix intérieure.
Le Tour de France
Cet album devrait paraitre assez insipide même à un passionné de vélo. C'est tellement commercial et ça se veut tellement grand public qu'on stagne dans les anecdotes de bas étages, romancées au possible. Les gags peinent à arracher deux sourires sur 44 pages et encore, c'est parce que je me remémorais Gaston sur son vélo gagnant le Tour de France. Pas l'Alpe d'Huez du médiocre mais un bon Tourmalet.
Le Guide de...
Et bien que voilà une série de mauvais goût. J'ai lu ce truc chez un ami (si, si, c'est vrai !) et franchement j'ai eu du mal à finir ma lecture. Les gags ne sont vraiment pas convaincants et le dessin est très banal. Le plus marrant, c'est que cette bd est le genre de cadeau qu'on est susceptible de recevoir quand les gens ne savent pas quoi vous offrir. Horreur et damnation ! Que dire de plus ? A éviter !
Poignées d'amour
Willem a deux obsessions. Les orifices et les trous. Voilà, en substance, ce qu'on pourrait retenir de cet album d'"humour". Pour la plupart publiées dans Psikopat, ces petites histoires (d'une à quatre planches), nous proposent des variations infinies, et pour la plupart cradingues, sur le thème du sexe (avec un peu d'amour dedans). Les histoires, pour la plupart, ne sont pas drôles du tout, juste politiquement incorrectes. Certaines sont carrément dérangeantes. Willem est un caricaturiste de presse caustique et talentueux, qui a ici pris une déviation sans le moindre intérêt.
Blacksad
Aie. Je n'ai pas du tout aimé. Je précise que je n'ai lu que le tome 1 (et que je ne lirai jamais les suivants...) Les dessins sont (dans un sens) magnifiques, c’est un fait. L'histoire est tout à fait acceptable, ça j'en conviens aussi. Mais personnellement je ne supporte PAS les BD 'animalières' (C'est bizarre, mais je ne reconnais qu'à Trondheim le droit de dessiner comme ça, et chez lui je trouve ça génial) J'ai trouvé cette BD d'un ridicule consommé. J'ai conscience d'avoir un avis peut-être à contre courant, mais bon... Je conseille quand même de lire quelques pages avant de se ruer sur un éventuel achat.
Heat
Encore un scénario digne de Buronson, c'est à dire une histoire bien virile, remplie de pourris, de putes de yakuzas et de flics. Tout ce joli monde passe son temps à se taper sur la gueule ou monter des plans foireux pour sauver leur peau ou devenir rois de la pègre. Les femmes sont, comme d'habitude avec Buronson, des objets sans âmes et sans saveur, tout juste bonnes à se faire cogner ou baiser. Les flics sont forcément des ripous, les mafieux sont commandés par de pauvres grabataires sans age portant le costume traditionnel... Quelle galerie digne du plus mauvais des nanars de série Z. Mais la palme est pour le héros : Un bellâtre, tatoué et tout, un maître de la castagne qui ne recule devant rien, qui baise toutes les nanas qu'il veut et autant de fois qu'il le veut et qui se paye même le luxe de leur faire atteindre l'orgasme de leur vie... tout en ayant l'air décontracté et la clope au bec. Au moins cette BD réussit à faire rire, j'espère que c'est le but recherché par Buronson parce que à chaque nouvelle série, le bougre va plus loin dans son délire. Sanctuary était déja pas mal, je croyais qu'il avait atteint le pompon avec Strain mais non, il fait encore plus fort avec Heat dans le bourrinage macho ponctué au flingue et rempli de phrases d'anthologie, un exemple : Un flic découvre Kurasawa à poil qui vient de sauter la femme du commissaire, admiratif devant le spectacle du fier Kurasawa encore au top de sa forme tandis que la femme est annéantie, il pense "Quel homme, il bande encore". Une scène culte les gars ! Finalement, je suis peut-être en train de devenir un fan de Buronson. Les dessins d'Ikegami sont bons si on préfère le contemplatif à l'action. De toute façon, vu que le papier est de qualité pourrie et que l'impression est bien trop sombre, l'apect graphique ne sauve pas ce manga. Bien sûr c'est à éviter, sauf si vous voulez le lire au second degré ou qu'une curiosité malsaine vous anime (c'est sûrement mon cas), quand vous voyez un manga qui propose de si belles têtes de glands poseurs sur les couvertures. Ps: Buronson est aussi le scénariste des Ken le survivant et l'autre là, le blue sky.