J'ai rarement vu un cassage de gueule d'une histoire aussi rapide. C'en est presque beau !
Une femme qui veut se suicider participe à un genre de grand jeu où les participants s'entretuent progressivement. Je m'attendais à une réflexion sur le poids de la mort et la façon dont on peut regretter un moment de faiblesse passager, mais la BD embraye bien vite sur un mélange de thriller/action qui dépasse allègrement les codes narratifs traditionnels. Mais pas de façon réfléchie.
C'est diablement con, ça part dans tous les sens et je n'ai absolument pas compris l'idée derrière tout ça. Les personnages sont des stéréotypes ambulants qui ajoutent à la confusion de l'ensemble, rien ne va niveau cohérence et scénario, c'est le bordel le plus total. Et le premier tome se finit sur un cliffhanger putassier qui donne envie de refermer à jamais cette série.
Curieusement, c'est ce que j'ai fait.
(Le dessin de Mounier ressemble beaucoup à ce qu'il fait niveau BD pour adultes, surtout dans les têtes. Si ça vous branche, vous pouvez aller voir ses autres créations, c'est plus dépaysant mais pas toujours plus intéressant)
Je suis retombé sur cette BD dans des circonstances qui m'ont permis de la lire sans avoir à l'acheter, et c'est tant mieux ! Bernard Werber est un auteur dont j'ai lu beaucoup de livres et qui m'agace particulièrement par une utilisation de gimmicks trop présents, mais aussi ses convictions trop présentes et souvent très ... trop simples. Et je ne parle pas de ses contre-vérités très fréquentes !
Bref, ici, c'est une BD de science-fiction qui prend le parti d'un monde rempli uniquement de femmes, visiblement ovipares (enfin, le tome orphelin ne décrit pas suffisamment le processus) mais qui ignorent qu'elles étaient auparavant sexuées avec des mâles. C'est une idée comme une autre, pourquoi pas ? Mais le souci, c'est qu'on est dans une histoire qui pue le navet de plein fouet. N'en déplaise à d'autres posteurs aux avis bien comiques, je trouve qu'on est plus dans le navet que le nanar. C'est rempli de choses qui me font plus pousser des soupirs qu'autre chose : des mouvements de kung-fu dans un monde sans armes à feu, une résistance à un système oppressif qui contacte une agent forcément très balèze pour lui montrer un document changeant tout ... (j'adore l'idée d'avoir perdu les armes à feux mais d'avoir conservé le format MP3 pour diffuser des vidéos). Et plein d'autres détails qui font que l'histoire m'est sorti de la tête aussi vite qu'elle y est rentrée.
C'est du Bernard Werber, avec tout ce que cela implique comme mauvaises choses à mes yeux. Je passe allègrement sur cette BD qui a visiblement échoué à trouver son public. Je me demande bien pourquoi ...
Le pire scénario que j'ai pu lire de Batman à ce jour, pourtant Scott Snyder et Greg Capullo mon fait rêver avec leur fabuleux run sur La cours et nuit des hiboux
Ce n'est pas une histoire uniquement sur l'univers de Batman et de sa sombre Gotham, Scott inclus l'univers DC qui est de mon avis, un point noir.
Je déteste les scénarios avec plusieurs univers mélangés, pour moi un bon Batman c'est une enquête dans la terrible Gotham avec les méchants qui s'y prêtent bien.
Pourtant l'histoire commence bien avec ses 5 premières planches, une ambiance bien connue de Gotham avec une intrigue sur un mystérieux garçon. Et ensuite c'est la dégringolade, on ne comprend rien, le héros se téléporte d'univers en univers en passant par Wonder Woman et Superman. On comprend au fur et à mesure "l'idée" de l'auteur, mais franchement arrêtons avec des histoires rocambolesque et revenons sur les bases de Batman.
Pour accompagner ce mauvais scénario, les dialogues et les répliques sont d'une nullité inconcevable... On a l'impression de lire un nanar des années 80 mélangé avec une traduction d'adolescent et je pèse mes mots. Très compliqué de prendre les dialogues au sérieux quand on lit juste avant, une œuvre comme Watchmen qui transpire d'intelligence.
Pour finir, les dessins et découpages sont vraiment médiocres, beaucoup de cases vides autour des personnages (les exemples de planche du site reflètent que les 5 plus belles planches du début du récit ). J'ai l'impression que Greg lui même ne voulait pas illustrer ce que Scott proposait, vous comparez les dessins et la mise en page entre ce livre et La cours des hiboux, vous tombez de très haut, je dirais même aussi haut que la tour Wayne :D
Pour conclure, je ne vous le conseille absolument pas, et dire qu'il a été édité en Urban Limited ...
Waw ! J'ai acheté cette bd en brocante, attiré par le nom d'Olivier Ka, dont j'ai lu l'adaptation du roman de Jean Teulé Le Magasin des Suicides, ainsi que Pourquoi j'ai tué Pierre.
Vraiment, waw. Je ne sais pas trop quoi dire. C'est complètement raté, je ne sais pas où les auteurs ont voulu en venir. Un dessin enfantin, une histoire très enfantine et un champ lexical encore plus enfantin (pour ne pas dire navrant). On suit un western, comme s'il était imaginé, dessiné et raconté par des enfants. Même la calligraphie est en attaché, comme l'écriture d'un jeune enfant qui commence à écrire. Le dessin est assez moche, l'histoire est totalement non prenante et j'ai fini uniquement parce que ce n'était pas trop long. On retrouve les clichés des westerns, qui sont grossis, mais l'effet sûrement recherché par les auteurs, l'humour (enfin je pense) n'est jamais atteint.
Un gros, gros raté en somme.
Le seul album de Marsault que j'ai lu pour l'instant, et finalement ça ne me pousse pas à continuer à découvrir l'auteur. Dieu que c'est vulgaire, dirait ma mère qui n'est pourtant pas croyante.
Marsault développe ici des histoires courtes sans aucun filtre, exposant nombre de ses gimmicks (je connais l'auteur via les dessins qu'il met en ligne sur facebook) avec une gratuité de violence et du verbe qui est assez notable, je dois bien dire. Ça insulte, ça gueule, ça tabasse, ça vomit ... C'est présenté comme impertinent mais c'est surtout grossier et vulgaire d'abord. J'ai souvent remarqué la confusion entre les deux, mais l'impertinence contient en ses germes quelque chose de plus que la simple grossièreté : ici, rien ne ressort de cet ensemble. Pas de critique constructive (a part peut-être "c'est pas bien d'être gros"), pas de considération sur le monde (le type fait une crise de la quarantaine mais sans que la logique derrière n'intervienne) etc ...
En fait, j'ai l'impression de voir quelqu'un faussement subversif qui pense que faire le pitre de manière grossière et ajouter merde à chaque phrase fait rire. Alors oui, deux minutes, et puis Bigard à bien construit une carrière, mais à la longue ça ne reste pas. Et contrairement aux esprits de Hara-Kiri ou de Gotlib dont Marsault se revendique, il n'y a pas l'essentiel : la critique. Hara-kiri dézinguait la publicité, le capitalisme, les patrons, les bourgeois, les beaufs, Gotlib parlait de nos façons de voir les famines en Afrique, de comment la guerre ou la naissance d'un enfant nous affectent, dézinguait la bien-pensance des BD pour enfant en racontant des conneries (non grossières d'ailleurs). C'était revendiqué, ici c'est juste lourd.
Finalement, de la lecture de l'album me reste surtout les images que Marsault produit avec son trait noir léché mais pas toujours précis, et usant souvent d'artifices communs (plusieurs tics se retrouvent pages après pages, surtout sur les personnages). Les portraits qu'il propose sont déjà plus intéressant, mais mettre une kro dans les mains d'une bonne sœur qui allume une clope à un cierge, c'est certes transgressif mais pas subversif. C'est pas du Sœur Marie-Thérèse des Batignoles, quoi, ça critique pas l'institution religieuse, les dogmes ou les traditions. C'est juste un dessin avec une idée qui semble marrante. Comme les jours où l'on a un coup dans le nez et qu'on réinvente l'humour. Généralement, c'est moins drôle une fois revenu à jeun. Là, ben c'est pareil. A jeun, c'est plus pathétique qu'autre chose.
Mais pour ne pas faire juste un avis à charge, je dirais quand même que je sens que Marsault veut faire ce qu'il ne fait pas. Il y aurait moyen de parler de ces petites gens, des sales tronches, des ouvriers brisés par le travail, les putes des rues minables etc ... Il me semble qu'il aurait de quoi faire, mais il manque à tout ça une réelle volonté de dénoncer quelque chose. Juste montrer, ça ne dit rien. Et avec de la grossièreté, ça n'en fait pas une œuvre subversive. Désolé !
Publicité mensongère.
Je n'ai absolument pas compris pourquoi cette bd avait été commise. On a un sous produit, qui parle de tout sauf de Magneto et qui fait un récit maladroit des exactions Nazies envers les juifs.
C'est mauvais. Le héros s'en tire bien avec sa bien aimée, il fallait un happy end, sans doute ? Pas crédible une seconde.
Ca n'apporte absolument rien, le personnage ne ressemble pas du tout à Magneto et ni ses pouvoirs, ni les mutants ne sont mentionnés au moindre moment du récit (il est même sauvé par son père qui le pousse hors de la trajectoire des balles, chose totalement improbable).
Les dessins sont corrects mais sans plus.
Si le sujet vous intéresse, lisez plutôt Maus.
J'ai profité d'une offre de mon supermarché à 50 centimes pour jeter un oeil sur la série.
Je suis content de ne pas avoir dépensé plus n'en déplaise aux auteurs qui doivent vivre de leur travail.
Je suis amateur de foot mais j'ai trouvé l'album que j'ai lu d'une platitude absolue. Quelques moqueries sur Raymond (probablement D.) ex-entraîneur des Bleus ou des gesticulations d'arbitres ne font pas des gags très convaincants.
Le graphisme est assez dynamique mais c'est vraiment sans originalité pour de l'humour premier degré. La mise en couleur est banale et sans grande recherche.
Une série sans attrait même pour des enfants footballeurs.
Je n’ai lu que le tome 1 et je ne dépasserai pas ce stade.
Le trait de Beltran n’est pas encore trop mal mais ses couleurs sont justes inesthétiques à mes yeux. Un rendu trop froid, trop informatique ?! Je bloque totalement sur ses planches à cause de ça. La suite s’améliore sans doute sur ce point mais l’intrigue de Jodorowski ne m’a pas plus tenu en haleine, une déception rien ne m’a accroché.
Je vais en rester là pour cette trilogie.
Je suis sans doute trop cartésien de part mes études scientifiques.
La mise en abyme est un exercice de style, que je ne connaissais pas, et qui n'est pas pour moi.
Trop littéraire sans doute.
Autant le premier tome s'est laissé lire, autant il m'a été pénible de lire le deuxième.
N'en parlons pas du troisième que je n'ai pas ouvert.
Je pense me séparer de cette série.
J'avais acheté cette série (comme beaucoup d'autres) en regardant seulement les notations du site (en général ça me donne satisfaction). J'aurais dû lire les avis aussi avant.
À la lecture des très bons avis je me suis lancé avec confiance dans ce pavé de 220 pages même si la couverture ne m'engageait pas trop.
En effet je ne suis pas trop gourmand des histoires d'espace et de fusées. J'ai bien vite déchanté sur tous les plans. J'ai trouvé le scénario pesant, brouillon, long et indigeste et le graphisme pas du tout à mon goût.
En effet à mon avis Bablet utilise le prétexte d'un récit d'anticipation pour régler un certain nombre de griefs avec des thématiques purement fin XXeme ou début XXIème siècle.
En vrac on trouve l'addiction à la nouveauté, la dictature du consumérisme, le racisme et la xénophobie, les expérimentations animales ou la surpopulation. Tout cela est encadré dans une atmosphère de dictature des esprits dans un style de Big Brother.
Le langage qui supporte le récit fait appel à du vocabulaire scientifico-philosophique (tendance Nietzsche) saupoudré de doctrine révolutionnaire (tendance Che). C'est bien trop compliqué pour moi et au bout de 130 pages j'ai simplement feuilleté le livre en pensant au bois qui avait servi à ce pavé puisqu'il est aussi question d'épuisement des ressources dans le livre.
Je place le graphisme au même niveau de mon goût. Je n'ai pas encore pu définir si les habitants (presque tous entre 25 et 40 ans) portaient des masques ou pas. Seuls les chiens ou chats étaient dessinés avec un soin que j'apprécie.
Quant aux extérieurs j'ai cru me retrouver dans un centre commercial crasseux ou sur les tapis roulant de la station Montparnasse. Pour des gens qui sont censés maîtriser une technologie de pointe qui envoie des astronautes dans tous les coins de l'univers, je trouve cela assez ringard (comme les studios TV dignes des années 80).
De toute façon, ces décors de boîtes de conserves, qui évitent de se pencher sur une documentation architecturale d'époque, ne me conviennent pas.
Je passe mon tour.
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J'ai rarement vu un cassage de gueule d'une histoire aussi rapide. C'en est presque beau ! Une femme qui veut se suicider participe à un genre de grand jeu où les participants s'entretuent progressivement. Je m'attendais à une réflexion sur le poids de la mort et la façon dont on peut regretter un moment de faiblesse passager, mais la BD embraye bien vite sur un mélange de thriller/action qui dépasse allègrement les codes narratifs traditionnels. Mais pas de façon réfléchie. C'est diablement con, ça part dans tous les sens et je n'ai absolument pas compris l'idée derrière tout ça. Les personnages sont des stéréotypes ambulants qui ajoutent à la confusion de l'ensemble, rien ne va niveau cohérence et scénario, c'est le bordel le plus total. Et le premier tome se finit sur un cliffhanger putassier qui donne envie de refermer à jamais cette série. Curieusement, c'est ce que j'ai fait. (Le dessin de Mounier ressemble beaucoup à ce qu'il fait niveau BD pour adultes, surtout dans les têtes. Si ça vous branche, vous pouvez aller voir ses autres créations, c'est plus dépaysant mais pas toujours plus intéressant)
Les Enfants d'Eve
Je suis retombé sur cette BD dans des circonstances qui m'ont permis de la lire sans avoir à l'acheter, et c'est tant mieux ! Bernard Werber est un auteur dont j'ai lu beaucoup de livres et qui m'agace particulièrement par une utilisation de gimmicks trop présents, mais aussi ses convictions trop présentes et souvent très ... trop simples. Et je ne parle pas de ses contre-vérités très fréquentes ! Bref, ici, c'est une BD de science-fiction qui prend le parti d'un monde rempli uniquement de femmes, visiblement ovipares (enfin, le tome orphelin ne décrit pas suffisamment le processus) mais qui ignorent qu'elles étaient auparavant sexuées avec des mâles. C'est une idée comme une autre, pourquoi pas ? Mais le souci, c'est qu'on est dans une histoire qui pue le navet de plein fouet. N'en déplaise à d'autres posteurs aux avis bien comiques, je trouve qu'on est plus dans le navet que le nanar. C'est rempli de choses qui me font plus pousser des soupirs qu'autre chose : des mouvements de kung-fu dans un monde sans armes à feu, une résistance à un système oppressif qui contacte une agent forcément très balèze pour lui montrer un document changeant tout ... (j'adore l'idée d'avoir perdu les armes à feux mais d'avoir conservé le format MP3 pour diffuser des vidéos). Et plein d'autres détails qui font que l'histoire m'est sorti de la tête aussi vite qu'elle y est rentrée. C'est du Bernard Werber, avec tout ce que cela implique comme mauvaises choses à mes yeux. Je passe allègrement sur cette BD qui a visiblement échoué à trouver son public. Je me demande bien pourquoi ...
Batman - Last knight on Earth
Le pire scénario que j'ai pu lire de Batman à ce jour, pourtant Scott Snyder et Greg Capullo mon fait rêver avec leur fabuleux run sur La cours et nuit des hiboux Ce n'est pas une histoire uniquement sur l'univers de Batman et de sa sombre Gotham, Scott inclus l'univers DC qui est de mon avis, un point noir. Je déteste les scénarios avec plusieurs univers mélangés, pour moi un bon Batman c'est une enquête dans la terrible Gotham avec les méchants qui s'y prêtent bien. Pourtant l'histoire commence bien avec ses 5 premières planches, une ambiance bien connue de Gotham avec une intrigue sur un mystérieux garçon. Et ensuite c'est la dégringolade, on ne comprend rien, le héros se téléporte d'univers en univers en passant par Wonder Woman et Superman. On comprend au fur et à mesure "l'idée" de l'auteur, mais franchement arrêtons avec des histoires rocambolesque et revenons sur les bases de Batman. Pour accompagner ce mauvais scénario, les dialogues et les répliques sont d'une nullité inconcevable... On a l'impression de lire un nanar des années 80 mélangé avec une traduction d'adolescent et je pèse mes mots. Très compliqué de prendre les dialogues au sérieux quand on lit juste avant, une œuvre comme Watchmen qui transpire d'intelligence. Pour finir, les dessins et découpages sont vraiment médiocres, beaucoup de cases vides autour des personnages (les exemples de planche du site reflètent que les 5 plus belles planches du début du récit ). J'ai l'impression que Greg lui même ne voulait pas illustrer ce que Scott proposait, vous comparez les dessins et la mise en page entre ce livre et La cours des hiboux, vous tombez de très haut, je dirais même aussi haut que la tour Wayne :D Pour conclure, je ne vous le conseille absolument pas, et dire qu'il a été édité en Urban Limited ...
C'est l'homme qui dit qu'y est !
Waw ! J'ai acheté cette bd en brocante, attiré par le nom d'Olivier Ka, dont j'ai lu l'adaptation du roman de Jean Teulé Le Magasin des Suicides, ainsi que Pourquoi j'ai tué Pierre. Vraiment, waw. Je ne sais pas trop quoi dire. C'est complètement raté, je ne sais pas où les auteurs ont voulu en venir. Un dessin enfantin, une histoire très enfantine et un champ lexical encore plus enfantin (pour ne pas dire navrant). On suit un western, comme s'il était imaginé, dessiné et raconté par des enfants. Même la calligraphie est en attaché, comme l'écriture d'un jeune enfant qui commence à écrire. Le dessin est assez moche, l'histoire est totalement non prenante et j'ai fini uniquement parce que ce n'était pas trop long. On retrouve les clichés des westerns, qui sont grossis, mais l'effet sûrement recherché par les auteurs, l'humour (enfin je pense) n'est jamais atteint. Un gros, gros raté en somme.
Dernière pute avant la fin du monde
Le seul album de Marsault que j'ai lu pour l'instant, et finalement ça ne me pousse pas à continuer à découvrir l'auteur. Dieu que c'est vulgaire, dirait ma mère qui n'est pourtant pas croyante. Marsault développe ici des histoires courtes sans aucun filtre, exposant nombre de ses gimmicks (je connais l'auteur via les dessins qu'il met en ligne sur facebook) avec une gratuité de violence et du verbe qui est assez notable, je dois bien dire. Ça insulte, ça gueule, ça tabasse, ça vomit ... C'est présenté comme impertinent mais c'est surtout grossier et vulgaire d'abord. J'ai souvent remarqué la confusion entre les deux, mais l'impertinence contient en ses germes quelque chose de plus que la simple grossièreté : ici, rien ne ressort de cet ensemble. Pas de critique constructive (a part peut-être "c'est pas bien d'être gros"), pas de considération sur le monde (le type fait une crise de la quarantaine mais sans que la logique derrière n'intervienne) etc ... En fait, j'ai l'impression de voir quelqu'un faussement subversif qui pense que faire le pitre de manière grossière et ajouter merde à chaque phrase fait rire. Alors oui, deux minutes, et puis Bigard à bien construit une carrière, mais à la longue ça ne reste pas. Et contrairement aux esprits de Hara-Kiri ou de Gotlib dont Marsault se revendique, il n'y a pas l'essentiel : la critique. Hara-kiri dézinguait la publicité, le capitalisme, les patrons, les bourgeois, les beaufs, Gotlib parlait de nos façons de voir les famines en Afrique, de comment la guerre ou la naissance d'un enfant nous affectent, dézinguait la bien-pensance des BD pour enfant en racontant des conneries (non grossières d'ailleurs). C'était revendiqué, ici c'est juste lourd. Finalement, de la lecture de l'album me reste surtout les images que Marsault produit avec son trait noir léché mais pas toujours précis, et usant souvent d'artifices communs (plusieurs tics se retrouvent pages après pages, surtout sur les personnages). Les portraits qu'il propose sont déjà plus intéressant, mais mettre une kro dans les mains d'une bonne sœur qui allume une clope à un cierge, c'est certes transgressif mais pas subversif. C'est pas du Sœur Marie-Thérèse des Batignoles, quoi, ça critique pas l'institution religieuse, les dogmes ou les traditions. C'est juste un dessin avec une idée qui semble marrante. Comme les jours où l'on a un coup dans le nez et qu'on réinvente l'humour. Généralement, c'est moins drôle une fois revenu à jeun. Là, ben c'est pareil. A jeun, c'est plus pathétique qu'autre chose. Mais pour ne pas faire juste un avis à charge, je dirais quand même que je sens que Marsault veut faire ce qu'il ne fait pas. Il y aurait moyen de parler de ces petites gens, des sales tronches, des ouvriers brisés par le travail, les putes des rues minables etc ... Il me semble qu'il aurait de quoi faire, mais il manque à tout ça une réelle volonté de dénoncer quelque chose. Juste montrer, ça ne dit rien. Et avec de la grossièreté, ça n'en fait pas une œuvre subversive. Désolé !
Magneto - Le Testament
Publicité mensongère. Je n'ai absolument pas compris pourquoi cette bd avait été commise. On a un sous produit, qui parle de tout sauf de Magneto et qui fait un récit maladroit des exactions Nazies envers les juifs. C'est mauvais. Le héros s'en tire bien avec sa bien aimée, il fallait un happy end, sans doute ? Pas crédible une seconde. Ca n'apporte absolument rien, le personnage ne ressemble pas du tout à Magneto et ni ses pouvoirs, ni les mutants ne sont mentionnés au moindre moment du récit (il est même sauvé par son père qui le pousse hors de la trajectoire des balles, chose totalement improbable). Les dessins sont corrects mais sans plus. Si le sujet vous intéresse, lisez plutôt Maus.
Les Foot Maniacs
J'ai profité d'une offre de mon supermarché à 50 centimes pour jeter un oeil sur la série. Je suis content de ne pas avoir dépensé plus n'en déplaise aux auteurs qui doivent vivre de leur travail. Je suis amateur de foot mais j'ai trouvé l'album que j'ai lu d'une platitude absolue. Quelques moqueries sur Raymond (probablement D.) ex-entraîneur des Bleus ou des gesticulations d'arbitres ne font pas des gags très convaincants. Le graphisme est assez dynamique mais c'est vraiment sans originalité pour de l'humour premier degré. La mise en couleur est banale et sans grande recherche. Une série sans attrait même pour des enfants footballeurs.
Mégalex
Je n’ai lu que le tome 1 et je ne dépasserai pas ce stade. Le trait de Beltran n’est pas encore trop mal mais ses couleurs sont justes inesthétiques à mes yeux. Un rendu trop froid, trop informatique ?! Je bloque totalement sur ses planches à cause de ça. La suite s’améliore sans doute sur ce point mais l’intrigue de Jodorowski ne m’a pas plus tenu en haleine, une déception rien ne m’a accroché. Je vais en rester là pour cette trilogie.
Abymes
Je suis sans doute trop cartésien de part mes études scientifiques. La mise en abyme est un exercice de style, que je ne connaissais pas, et qui n'est pas pour moi. Trop littéraire sans doute. Autant le premier tome s'est laissé lire, autant il m'a été pénible de lire le deuxième. N'en parlons pas du troisième que je n'ai pas ouvert. Je pense me séparer de cette série. J'avais acheté cette série (comme beaucoup d'autres) en regardant seulement les notations du site (en général ça me donne satisfaction). J'aurais dû lire les avis aussi avant.
Shangri-La
À la lecture des très bons avis je me suis lancé avec confiance dans ce pavé de 220 pages même si la couverture ne m'engageait pas trop. En effet je ne suis pas trop gourmand des histoires d'espace et de fusées. J'ai bien vite déchanté sur tous les plans. J'ai trouvé le scénario pesant, brouillon, long et indigeste et le graphisme pas du tout à mon goût. En effet à mon avis Bablet utilise le prétexte d'un récit d'anticipation pour régler un certain nombre de griefs avec des thématiques purement fin XXeme ou début XXIème siècle. En vrac on trouve l'addiction à la nouveauté, la dictature du consumérisme, le racisme et la xénophobie, les expérimentations animales ou la surpopulation. Tout cela est encadré dans une atmosphère de dictature des esprits dans un style de Big Brother. Le langage qui supporte le récit fait appel à du vocabulaire scientifico-philosophique (tendance Nietzsche) saupoudré de doctrine révolutionnaire (tendance Che). C'est bien trop compliqué pour moi et au bout de 130 pages j'ai simplement feuilleté le livre en pensant au bois qui avait servi à ce pavé puisqu'il est aussi question d'épuisement des ressources dans le livre. Je place le graphisme au même niveau de mon goût. Je n'ai pas encore pu définir si les habitants (presque tous entre 25 et 40 ans) portaient des masques ou pas. Seuls les chiens ou chats étaient dessinés avec un soin que j'apprécie. Quant aux extérieurs j'ai cru me retrouver dans un centre commercial crasseux ou sur les tapis roulant de la station Montparnasse. Pour des gens qui sont censés maîtriser une technologie de pointe qui envoie des astronautes dans tous les coins de l'univers, je trouve cela assez ringard (comme les studios TV dignes des années 80). De toute façon, ces décors de boîtes de conserves, qui évitent de se pencher sur une documentation architecturale d'époque, ne me conviennent pas. Je passe mon tour.