Les derniers avis (5292 avis)

Couverture de la série Le Marquis (G. Davis)
Le Marquis (G. Davis)

C'est vraiment le type de série qui me prend la tête. Je n'y puise rien de vraiment intéressant ni dans le scénario et encore moins dans le graphisme. Ce type de héros déglingué, sanguinaire au discours mystico-vaseux et qui parle à une statue m'insupporte. Son invulnérabilité le rend insignifiant et son parler pompeux et ampoulé le rend ridicule. L'auteur a voulu faire baroque, j'ai trouvé qu'il a juste fait brouillon et surchargé. Vraiment pas mon truc.

15/03/2023 (modifier)
Couverture de la série Région étrangère
Région étrangère

Un album de la fameuse collection Pied Jaloux des Humanoïdes Associés, qui n'est clairement pas à mettre entre toutes les mains ; ça en dit long sur les fantasmes tordus de Dionnet à cette époque, il fumait quoi le bougre ? Car c'est du pur trash de chez trash, complètement délirant et ultra répulsif, avec des séquences horribles et atroces qui surprennent un max, en plus de sexe cru et de pratiques qui font mal. Un conseil : ne mangez pas avant de lire cet album, c'est des coups à gerber tellement c'est dégueu. C'est le genre de bd très zarb qui se faisait dans les années 80, au mépris des interdits et des censures ; les effets sont accentués par le dessin hyperréaliste de Beb Deum qui utilise sans doute l'ordinateur ou l'aérographe très à la mode à cette époque pour un rendu très lissé, un peu comme ce que faisait Marco Patrito dans Krane. Le décalage entre dessin aseptisé et les charcutages sanglants est saisissant ; Beb Deum illustrait de nombreuses couvertures de Métal Hurlant dans les 80's, période où ce récit est paru dans ce mensuel. Une Bd qui dégage inévitablement un sentiment de dégoût, un rejet malsain et très nauséeux, je doute qu'on puisse faire ça de nos jours.

11/03/2023 (modifier)
Couverture de la série Aller-retour
Aller-retour

Cet aller-retour dans les années 60 reste énigmatique et peu facile à suivre car l'auteur offre un curieux voyage dans l'inconscient, une sorte de double lecture du récit. Autant dire que ça m'est plus ou moins passé au-dessus de la tête, je n'ai pris aucun plaisir à lire cette Bd que j'ai trouvée barbante et qu' il me tardait de quitter, j'étais même à deux doigts de laisser tomber, ça m'arrive rarement de ne pas finir un album car j'aime voir jusqu'où ça va, mais y'a des moments c'est pas l'envie qui me manque ; les rares fois où je l'ai fait, fallait vraiment que ça soit casse-burnes et totalement insupportable. Bon là, j'ai tenu mais c'était juste... La narration se fait presque exclusivement en hors-texte, entre 2 phases en couleurs et un gros passage en noir & blanc. Tout ceci m'a paru beaucoup trop long, pénible, rasoir, prétentieux, très voire trop littéraire qui se prend au sérieux, bref ça m'a saoulé. Et que dire de ce dessin, je le trouve laid, informe et sans personnalité ; c'est curieux parce que j'avais aperçu en feuilletant diverses Bd de Bézian, que son dessin était d'une autre teneur, j'ai l'impression que cet auteur change souvent de style graphique, et je ne suis pas prêt à revenir vers lui. En tout cas, rien ne me plait dans cet album.

11/03/2023 (modifier)
Couverture de la série La Ballade de Rhonda
La Ballade de Rhonda

Je ne sais pas si c'est la consternation ou l'indifférence qui doit m'envahir au vu de cet album. Non seulement cette histoire est cent fois vue et récupère tous les poncifs qu'on peut rencontrer en western, mais surtout le dessin est horrible ; on dirait un graphisme d'amateur, je crois que même mon petit neveu qui commence à toucher en dessin, se débrouillerait mieux que ça en cadrages, en silhouettes, en visages et en mise en page. Je sais pas comment un éditeur moderne, dans un marché mouvant, peut accepter une telle oeuvre sans risque, ça me dépasse... De mon côté, il ne m'est pas possible de prendre au sérieux un western avec un tel dessin et un tel sujet aussi rabâché, ça me fait mal de noter au plus bas un western, mais là je ne peux vraiment pas faire autrement, c'est trop affreux.

11/03/2023 (modifier)
Couverture de la série Clodomir Free
Clodomir Free

C'est le genre de Bd typique d'une époque à Pilote où cette bande est prépubliée en 1975, qui essayait de changer les codes de la bande dessinée, de tout bousculer, en gros de la BD expérimentale à tendance intellectuelle qui en 1975 alors que j'étais jeune ado, ne m'intéressait absolument pas. A lire aujourd'hui, après toutes ces années, je me rends compte que j'avais raison d'être rétif à ce type de bande, car c'est un récit complètement perché, très bordélique, et dont le propos m'échappe totalement. J'ai essayé de faire un effort pour comprendre quelque chose, mais je n'ai pas réussi ; on dirait que l'auteur a déversé toute une brouette de trucs incompréhensibles, un hétéroclisme absurde sur comment fonctionne l'univers, le tout dans un style cocasse, c'est une vague impression que j'ai ressentie dans tout ce fatras. Je ne sais pas mais je ne suis pas sûr que l'auteur lui-même savait ce qu'il faisait, il est probable que c'était fait sous l'emprise de substances hallucinogènes tellement c'est space, et surtout épuisant à lire avec cette mise en page foutraque, ces textes envahissants et ces dessins dans tous les sens. Le dessin est certes intéressant, même s'il n'est pas dans mes préférences, mais l'ensemble de cette Bd est une véritable overdose de tout, de trop de tout et de rien, que non seulement ça reste abscons et que je ne pipe rien, mais que ça finit aussi par fatiguer les neurones.

11/03/2023 (modifier)
Couverture de la série Elektra (Delcourt)
Elektra (Delcourt)

Nouvelle incursion dans le comics de super-héros, de temps en temps j'aime bien voir la température... Le nom de Frank Miller sur la couv aurait dû m'avertir, je n'ai pas toujours apprécié ses créations, mais surtout je n'aime pas quand il dessine. Ici, il ne dessine pas, mais c'est pareil ! mamma mia, qu'ai-je fait ? où ai-je été mettre les pieds encore ? J'ai éprouvé la même réaction que sur Batman - Année 100, autant dire que j'ai failli refermer le tome 1 presque aussitôt après l'avoir ouvert ; j'ai eu toutes les peines du monde pour venir à bout de cet album. OK alors, Bill Sienkiewicz, je l'ai repéré celui-là, et je dois absolument me rappeler de ne plus jamais ouvrir un album de lui et qu'il fait partie des auteurs "blacklistés" sur ma liste de graphismes horribles. Vraiment je sais pas comment on peut dessiner comme ça, et des super-héros encore, je n'aime absolument pas ce style. Le pire c'est que je ne me souvenais plus que j'avais lu un Daredevil de Sienkiewicz qui m'avait déja fait pleurer des yeux... C'est un dessin expérimental qui emprunte aux techniques du collage et de la peinture pour construire un univers graphique brumeux et vaguement nauséeux. Même les bulles et la calligraphie sont à chier ; je vais laisser tout cela en me jurant de ne plus y venir, je déteste totalement et irrémédiablement.

11/03/2023 (modifier)
Couverture de la série Le Capitaine Ecarlate
Le Capitaine Ecarlate

C'est un album pour le moins singulier, très étrange et surprenant. Je n'ai pas du tout apprécié ce conte fantastique, je trouve que les idées sont vraiment trop saugrenues, et les personnages ne sont ni sympathiques, ni attachants. Il parait que c'est inspiré de l'univers des livres de Marcel Schwob, auteur que je connais pas et qui d'ailleurs ne m'attire pas au vu du résultat. J'aime bien l'onirique poétique comme dans Philémon ou Olivier Rameau, mais là non, je n'ai pas accroché à ce récit qui m'a laissé très dubitatif. En fait, je trouve que l'aspect poétique est plutôt violent et légèrement nauséeux. Sans doute que le dessin n'est pas en phase avec le sujet ; apparemment, Emmanuel Guibert est un auteur qui aime à changer de style graphique : dans Brune, il adoptait un style quasi hyperréaliste de toute beauté, dans Les Olives noires, c'était un dessin lorgnant vers une sorte de Ligne Claire, et ici, son trait est grossier, appuyé, sans grâce, c'est très curieux et je ne peux pas dire que j'ai aimé. Au final, malgré un récit imaginatif, je me suis ennuyé tout du long et je n'ai éprouvé aucun intérêt pour cet album dans lequel j'ai eu beaucoup de mal à rentrer.

11/03/2023 (modifier)
Couverture de la série Shaolin
Shaolin

Les tomes 1 et 2 sont très biens. En revanche, le tome 3 (dernier tome) est d'une nullité sans nom : fait à la va-vite, aucune originalité, n'est pas du tout au niveau des 2 premiers et l'histoire déçoit et est navrante ! Très déçu !!!

06/03/2023 (modifier)
Couverture de la série Esteban (Le Voyage d'Esteban)
Esteban (Le Voyage d'Esteban)

Je dois avouer que cette série de Matthieu Bonhomme m'a indisposé à de nombreux endroits. J'ai abandonné ma lecture à la fin du tome 4 tellement j'ai trouvé le scénario de plus en plus inconsistant au fil des planches. J'ai toujours aimé ce que j'ai lu de cet auteur jusqu'ici, ce qui rend ma déception encore plus amère. Je n'ai aucune réserve sur le graphisme soigné, dynamique et agréable. Je trouve la mise en couleur un peu fade mais sans que cela soit rédhibitoire. C'est le scénario qui m'a fortement déplu. En premier lieu je trouve le choix de la thématique première de Matthieu Bonhomme très étrange. Quel garçon (12 ans) français du XXIème siècle peut s'identifier à un apprenti tueur de baleines ? Que Melville fasse rêver les petits Américains du XIXème siècle avec les aventures du petit Ismaël, c'est logique. La chasse à la baleine était l'une des activités les plus prestigieuses aux USA avec son aura de courage, de danger et de participation à la grandeur nationale. En effet il m'est apparu évident que Bonhomme installe le début de son récit dans les pas de Moby Dick. Il y a trop de points communs pour avoir un doute. Jusqu'au nom du navire "Le Léviathan" à la fois monstre biblique et ouvrage philosophique de Hobbs. Toute l'ambiance du tome 1 de la préparation à la chasse suit cette ligne, assez symbolique, jusqu'au dénouement du tome qui choisit une autre voie que celle du roman. Ainsi je trouve que Bonhomme emprunte à Melville la symbolique de la lutte du Bien contre le Mal (T1 T2). Puisque Esteban devient le Bien en lieu et place du cachalot qui a perdu la partie grâce à un coup digne du loto il faut bien trouver un Mal encore plus Mauvais qu'un capitaine totalement irresponsable, piètre chef et au discours à la bonne conscience très contestable. J'ai trouvé cette image du gentil baleinier vs méchant baleinier vraiment puérile, manichéenne et complétement anachronique. En effet contrairement à sa gentille image, Esteban ne participe pas à une chasse de subsistance mais bien à une chasse industrielle extrêmement profitable. À la fin du tome 2 j'étais curieux de savoir où allait nous emmener l'auteur. En bateau ? Avec ces étranges pages blanches 9 et 10 qui cassent le récit pour le faire partir dans une direction tout autre. C'est donc un tome de transition rempli d'épisodes invraisemblables, d'un flash-back romanesque assez guimauve pour finir sur un épisode fantastique bien utile pour se sortir d'un scénario que je trouve bancal. Cela nous conduit directement sur le grand bête et méchant que l'on peut toujours utiliser en dernier recours : des militaires garde-chiourmes qui se laissent tous si facilement abuser par un gamin de 13 ans. J'ai eu l'impression de lire un scénario d'évasion d'il y a 50 ans (Bernard Prince ? Barbe-Rouge ?) ! Quant à l'humour de l'auteur qui m'avait régalé dans Lucky Luke ou Texas Cowboys, aucune trace. Je suis assez sévère car cette série s'adresse à de jeunes enfants (vers 12 ans) sur une thématique (la surexploitation d'une ressource naturelle pour des causes complexes) qui nous touche en plein aujourd'hui. L'exemple historique du massacre des baleines est une illustration du conflit entre progrès et équilibre qui vaut mieux que le discours du capitaine. Je trouve que Bonhomme passe complétement à côté avec son gentil harponneur.

05/03/2023 (modifier)
Couverture de la série Step up love story
Step up love story

Une nouvelle fois je suis déçu par la lecture d'un manga. Je ne suis probablement plus dans l'âge cible de la série. De toute façon je trouve que les cours d'éducation sexuelle sont valables dans les émissions médicales pas trop dans une BD à caractère érotique. Je trouve que la sexualité est une aventure trop perso pour rentrer dans des statistiques comme dans la série. J'ai trouvé cela d'un ennui mortel et comme un prétexte pour vendre du sexe derrière un alibi de bonne conscience. Compte tenu du nombre de séries vendues, c'est très efficace. Je fais toujours les mêmes remarques négatives sur le graphisme très stéréotypé. Les modèles féminins ont toutes les mêmes visages de gamines, les mêmes poitrines fantasmées et les mêmes expressions figées. Pas du tout ma tasse de sake.

02/03/2023 (modifier)