Depuis le succès de la série Sex & the City et l'avènement de Paris Hilton, il semble que la figure de la richissime pétasse prétentieuse et nombriliste soit devenue un personnage acceptable de notre société, voire respectable, voire un modèle qu'il n'est pas honteux d'envier et de vouloir suivre.
Moi j'avoue, j'ai encore du mal avec ça quand même. Bon c'est ma faute aussi : le bandeau sur la couverture annonce fièrement que cette BD a "déjà 100.000 lectrices !", donc je suppose qu'en tant qu'homme je n'étais pas censé la lire : je ne suis pas capable de comprendre à quel point il est important d'avoir une meilleure copine qui bosse chez Donna Karan, ou à quel point il est vital d'avoir un fiancé qui a une belle voiture de sport parce que les Italiens ils sont comme ça, ils aiment ça les belles voitures de sport. Alors forcément, il m'a été difficile de m'émouvoir sur le sort de cette new yorkaise branchouillée dont les principaux centres d'intérêt sont les chaussures de pute de luxe, le dénigrement d'autres filles sorties du même moule qu'elle et la fréquentation d'un restaurant chic pour le plaisir de pouvoir lâcher au détour d'une conversation qu'elle bouffe entourée de célébrités.
La comparaison va paraître extrême et injuste, mais c'est un peu comme si Paul Touvier avait écrit un bouquin pour faire pleurer le lecteur sur son sort de cancéreux de la prostate. Déjà à la base c'est difficile de pleurer sur le sort de Paul Touvier, mais si en plus il tartine à longueur de page que Vichy c'était cool et que ses copains collabos étaient de chics types, ça devient impossible.
Alors dans le même ordre d'idée, pleurer sur le sort d'un parasite certes relativement inoffensif (après tout, c'est pas de sa faute si elle est née dans une famille riche et tant mieux pour elle si elle a trouvé un millionnaire à épouser) mais tout de même assez détestable, c'est pas facile, mais si l'impression qui prédomine à la lecture est qu'elle ne cherche qu'à se vanter de sa vie foooormidâââââble de fille formidâââââble et à éblouir le gogo à coups de name dropping puéril ("oui chérie j'apporte sa note à Alec Baldwin et je suis à toi !") et de marques de chaussures hors de prix qu'elle porte, forcément ça agace un peu, voire beaucoup, voire énormément.
Un dessin extrêmement médiocre porte à grand peine (et à grand renfort de bulles explicatives, pour ceux qui ne sauraient pas reconnaître quand Marisa dessine un stylo ou un livre) un propos extrêmement superficiel. Marisa a des belles chaussures de pouffe, Marisa est tellement drôle que le New Yorker va lui acheter plus de dessins, Marisa a un fiancé génial, Marisa a des meilleurs amies géniales, Marisa a des belles chaussures de pute, Marisa découvre la kabbale et s'entretient avec un rabbin parce que c'est une fille profonde et la spiritualité c'est important (le rabbin trouve aussi que Marisa est formidable et irradie le monde d'une lumière magnifique, si un rabbin le dit bordel, c'est que c'est vrai quoi !), les rivales de Marisa sont toutes d'ignobles putes affreuses et superficielles, Marisa a des belles chaussures de pétasse, aaah c'est injuste que le cancer arrive à une fille géniale comme Marisa, Marisa fait un si beau mariage que le journal en parle comme du mariage de la semaine, Marisa va parler de son cancer dans Glamour, Marisa est guérie, youpi tralala. Alors bon je demande pas forcément à chaque cancéreux de devenir un grand philosophe zen à travers cette épreuve pour pouvoir verser une larme sur sa tumeur maligne, mais autant d'autosatisfaction et de nombrilisme m'ont rendu cette lecture extrêmement pénible. Si au moins elle avait un peu d'humour, de distance par rapport à elle-même, on aurait moins envie de la baffer, mais elle fait partie de ces gens qui ont l'air de penser qu'assumer fièrement un gros défaut (comme, mettons, le fait d'être une riche pouffe superficielle et prétentieuse) suffit à l'excuser et qui voudraient faire prendre la complaisance pour du second degré... Avec moi, la pilule n'est pas passée, désolé !
Qu'est-ce que c'est chiant comme bande dessinée. Je ne veux pas insulter les auteurs, mais je me suis vraiment emmerdé comme je me suis rarement emmerdé avec une bd.
Le dessin est totalement moche, s'est du niveau d'un adolescent. Je n'ai pas trop compris le scénario qui m'a ennuyé. Il ne se passe rien de passionnant et c'est long... tellement long que je me demande comment j'ai fait pour finir l'album. La narration et le texte sont verbeux et lents. C'est rempli de philosophie à deux balles. Fade est le mot qui convient le mieux à ce one-shot.
Autant j'ai bien aimé Soupe Froide, autant je me suis vraiment emmerdé avec Bonne santé. Le graphique ne va pas très bien avec les histoires contrairement à Soupe Froide et c'est parfois moche. Les histoires sont ennuyantes et je me suis forcé pour lire la moitié. Oui, la moitié. J'ai pas fini l'album et c'est pas demain que je vais le faire.
Le problème vient des situations qui ne m'intéressent pas et des personnages qui ne m'attirent pas. Ils ne font que raconter une histoire horrible et ennuyante et après ils partent. Y a aussi l'atmosphère qui est lourde et le texte qui est chiant. Je suis vraiment déçu par cette bd.
Décidément, je n’ai pas de chance avec cet auteur. Il faut dire que si je me réfère aux avis sur ses différents albums, il semble que je ne commence pas par les meilleurs. En effet, après Le Roi cassé que j’ai très moyennement apprécié, je me heurte de nouveau à cet humour si particulier et auquel je suis totalement hermétique.
L’absurde ici, m’a sauté à la gorge dès la première planche, et je dois avouer qu’au bout de deux pages j’étais déjà passablement énervée par ma lecture.
J’ai d’abord cru que le personnage principal faisait un cauchemar tellement ça démarre de façon aberrante, mais deux pages plus loin, j’ai du me rendre à l’évidence : tout était bien réel. La fac de mendicité, la peine de mort pour sanctionner les tentatives de suicide, le charlatan qui trucide ou mutile et dont la femme s’offre à tous les cobayes, tout...
Et là, je dis non ! Assez ! Trop c’est trop !
J’ai quand même poursuivi sur quelques pages ma lecture, mais passées la rencontre avec Syphillis puis la scène du tribunal, j’ai définitivement refermé l’album. Tout est outré, le dessin égalant dans ce domaine, le scénario.
Curieusement, j’ai pensé à Boucq et aux délirantes aventures de Jérôme Moucherot, et autant je m’en délecte, et des histoires, et du graphisme, autant ici, ça ne passe pas.
Les visages des personnages ont presque tous l’air de caricatures de célébrités (à ceci près que je n’en ai reconnu aucune) et si, de toute évidence, Dumontheuil a un sacré coup de crayon et un style bien à lui, je ne peux pas dire que ça me plaise.
Parvenue à ce point de ma réflexion, je me demande si ça vaut encore la peine que j’apprenne Qui a tué l'idiot ? car manifestement, c’est la tournure d’esprit de Dumontheuil à laquelle je suis allergique.
Alors,... dans la catégorie “propos autour de mon nombril” voici Sentiers battus. Vanoli y relate quelques épisodes de sa passionnante vie, ayant tous pour cadre une balade, mais avec un contexte différent. Il ne s’y passe pas grand chose, l’auteur s’appesantit sur des détails insignifiants (sans doute sensés apporter la petite touche d’émotion qui va bien), on suit tout cela avec un détachement croissant.
Voilà.
Ajoutez à cela un dessin noir et blanc assez exécrable, et vous obtenez le degré 0 du plaisir de lecture.
Ce genre d’albums m’évoque la tendance actuelle du roman français, bien intello et parisianiste : c’est la même vacuité, la même fascination pour son petit ego, et au final, la même inaptitude, selon moi, à transcender une expérience individuelle somme toute relativement banale, pour atteindre une émotion réelle et une dimension plus universelle. Les épisodes se succèdent, et c’est tout.
Le seul que je pourrais sauver à la rigueur, est celui de la randonnée à vélo, dans lequel le narrateur décide de se mettre en retrait par rapport aux autres membres du groupe afin de ne pas cautionner leur voyante démonstration de virilité, mais là, c’est la chute qui arrive trop tard et du coup ne rime à rien.
Pour le reste, c’est encore plus creux et fadasse que L'immeuble d'en face, et là encore, je pense à Delerm. Bref, à fuir.
Moi je n’ai pas du tout aimé.
J’ai trouvé le récit confus et pas vraiment intéressant. Je n’aime pas les histoires de Batman qui s’éloignent trop du contexte original. Or ici on se retrouve avec une armée de mort-vivants et un coté mystiquo-magique qui je trouve ne colle pas du tout au personnage de Batman. Je préfère les histoires plus traditionnelles se déroulant dans Gotham même, et mettant en scène des tueurs un peu plus classiques.
Un de pires Batman que j’ai lus :(
Après un article élogieux dans Télérama, une chronique de même sur France Inter et un billet coup de cœur chez mon libraire, passionné de BD, de Fantasy, de romans graphiques et de poésie, j’ai acheté la BD Château l’attente les yeux fermés. Je suis resté comme une poule qui regarde une montre devant ce bouquin et le tapage qui est fait autour.
Très loin des références desquelles cette œuvre se réclame. Tolkien ? Elle n’en n’a ni l’originalité ni la rigueur. Loisel ? C’est faire peu de cas de la finesse de trait et de la trempe des personnages de cet auteur. On est plutôt chez Linda Medley dans une très mauvaise imitation de Shrek.
L’humour est lourdaud, le trait enfantin (l’auteur devrait prendre des cours de perspective) et le propos oscille entre le religieux et le mysticisme jusqu’à s’autoriser un petit détour par le xénophobe (les gitans sont présentés comme des voleurs assassins). Quant à la construction, qu’on assimile à tort à celle bien plus subtile et rigoureuse des Mille et une nuits, l’auteur abandonne son scénario rapidement pour digresser à vau l’eau sans aucun souci de son lecteur. On cherche en vain une quelconque pierre d’attente qui prenne un quelconque sens, et une fin au début de l’histoire. Finalement après une dizaine de pages il ne se passe plus rien que bavardages et on s’ennuie ferme sur 400 pages.
Quant à la poésie il n’y en a aucune. Le Sommet des dieux, Lucille ou Manteau de neige sont des œuvres d’une toute autre exigence.
Pour 26 € on se retrouve finalement avec un gros cahier de coloriages qu’une belle puissance de marketing a réussi à nous faire acheter, et qu’on n’a même pas envie de colorier.
Désolé de mettre une nouvelle fois une mauvaise note à une BD très appréciée par l’ensemble des posteurs, mais là vraiment je ne peux pas faire autrement.
Dès le début j’ai eu du mal à accrocher. Les dialogues sont inutilement long, j’ai un peu l’impression qu’ils parlent pour ne rien dire : bon sang que c’est fastidieux à lire !
L’histoire nous emmène rapidement sur la route avec 3 personnages, un chevalier sans visage et deux jeunes ados qui sont plus ou moins ses prisonniers. Ils marchent à pied, ils marchent à cheval, ils traversent une rivière, ils traversent un bois… Dans quel but ? Pour aller où ?
Puis arrive le meilleur passage : il surgit de nulle part toute une ribambelle de monstres-lutins à moitié à poil. Ils s’attaquent à nos 3 héros qui ont la curieuse impression de se battre contre un rêve. Absurde, pas crédible pour un sou, c’est n’importe quoi sérieux, on touche le fond. Et le comble c’est qu’effectivement le lendemain matin en se réveillant tout est rentré dans l’ordre, c’était effectivement un rêve. Ouf nous voilà rassuré !
J’ai eu un mal fou à finir ce premier tome tellement je me suis ennuyé !
Le dessin est lui pas trop mal, malheureusement les couleurs ne le mette pas en valeur. C’était peut être grandiose il y a 25 ans, mais ça a très mal vieilli.
Pour conclure je dirais que sur la célèbre échelle de Pol, c’est encore en dessous de La Quête de l'Oiseau du Temps, c’est dire…
J'ai acheté cette BD parce que les dessins et l'univers où semblait se dérouler l'action m'intéressait, mais j'ai vite déchanté quand j'ai commencé la lecture : je ne suis pourtant pas difficile, mais j'ai trouvé ça insipide, de la violence purement gratuite à tous les niveaux, c'est pas drôle (même pas au dernier degré, absence totale d'humour noir) et une histoire générale pas vraiment géniale
J’ai relu cette BD récemment, j'ai pas pu tenir jusqu'au bout.
Je comprends pas qu'un "truc" pareil ait pu sortir (surtout chez Soleil, plutôt "bon enfant"), et ça ne m'étonne pas qu'elle ait fait un "flop" et ait été abandonnée... de toute façon je ne pensais pas acheter la suite s'il y'en avait eu une...
Pouah, mais comment peut-on lire des trucs pareils ! L'imaginaire développé est profondément malsain, et penser que ça fait fantasmer certaines personnes (son auteur en premier lieu) me donne la nausée... il n'y a pas le moindre second degré dans cette mixture de viols, d'hyperviolence, de monstres répugnants...
Enfin, Piehr a déjà bien développé son avis, auquel je souscris en tous points.
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Cancer and the City
Depuis le succès de la série Sex & the City et l'avènement de Paris Hilton, il semble que la figure de la richissime pétasse prétentieuse et nombriliste soit devenue un personnage acceptable de notre société, voire respectable, voire un modèle qu'il n'est pas honteux d'envier et de vouloir suivre. Moi j'avoue, j'ai encore du mal avec ça quand même. Bon c'est ma faute aussi : le bandeau sur la couverture annonce fièrement que cette BD a "déjà 100.000 lectrices !", donc je suppose qu'en tant qu'homme je n'étais pas censé la lire : je ne suis pas capable de comprendre à quel point il est important d'avoir une meilleure copine qui bosse chez Donna Karan, ou à quel point il est vital d'avoir un fiancé qui a une belle voiture de sport parce que les Italiens ils sont comme ça, ils aiment ça les belles voitures de sport. Alors forcément, il m'a été difficile de m'émouvoir sur le sort de cette new yorkaise branchouillée dont les principaux centres d'intérêt sont les chaussures de pute de luxe, le dénigrement d'autres filles sorties du même moule qu'elle et la fréquentation d'un restaurant chic pour le plaisir de pouvoir lâcher au détour d'une conversation qu'elle bouffe entourée de célébrités. La comparaison va paraître extrême et injuste, mais c'est un peu comme si Paul Touvier avait écrit un bouquin pour faire pleurer le lecteur sur son sort de cancéreux de la prostate. Déjà à la base c'est difficile de pleurer sur le sort de Paul Touvier, mais si en plus il tartine à longueur de page que Vichy c'était cool et que ses copains collabos étaient de chics types, ça devient impossible. Alors dans le même ordre d'idée, pleurer sur le sort d'un parasite certes relativement inoffensif (après tout, c'est pas de sa faute si elle est née dans une famille riche et tant mieux pour elle si elle a trouvé un millionnaire à épouser) mais tout de même assez détestable, c'est pas facile, mais si l'impression qui prédomine à la lecture est qu'elle ne cherche qu'à se vanter de sa vie foooormidâââââble de fille formidâââââble et à éblouir le gogo à coups de name dropping puéril ("oui chérie j'apporte sa note à Alec Baldwin et je suis à toi !") et de marques de chaussures hors de prix qu'elle porte, forcément ça agace un peu, voire beaucoup, voire énormément. Un dessin extrêmement médiocre porte à grand peine (et à grand renfort de bulles explicatives, pour ceux qui ne sauraient pas reconnaître quand Marisa dessine un stylo ou un livre) un propos extrêmement superficiel. Marisa a des belles chaussures de pouffe, Marisa est tellement drôle que le New Yorker va lui acheter plus de dessins, Marisa a un fiancé génial, Marisa a des meilleurs amies géniales, Marisa a des belles chaussures de pute, Marisa découvre la kabbale et s'entretient avec un rabbin parce que c'est une fille profonde et la spiritualité c'est important (le rabbin trouve aussi que Marisa est formidable et irradie le monde d'une lumière magnifique, si un rabbin le dit bordel, c'est que c'est vrai quoi !), les rivales de Marisa sont toutes d'ignobles putes affreuses et superficielles, Marisa a des belles chaussures de pétasse, aaah c'est injuste que le cancer arrive à une fille géniale comme Marisa, Marisa fait un si beau mariage que le journal en parle comme du mariage de la semaine, Marisa va parler de son cancer dans Glamour, Marisa est guérie, youpi tralala. Alors bon je demande pas forcément à chaque cancéreux de devenir un grand philosophe zen à travers cette épreuve pour pouvoir verser une larme sur sa tumeur maligne, mais autant d'autosatisfaction et de nombrilisme m'ont rendu cette lecture extrêmement pénible. Si au moins elle avait un peu d'humour, de distance par rapport à elle-même, on aurait moins envie de la baffer, mais elle fait partie de ces gens qui ont l'air de penser qu'assumer fièrement un gros défaut (comme, mettons, le fait d'être une riche pouffe superficielle et prétentieuse) suffit à l'excuser et qui voudraient faire prendre la complaisance pour du second degré... Avec moi, la pilule n'est pas passée, désolé !
L'Homme à la fenêtre
Qu'est-ce que c'est chiant comme bande dessinée. Je ne veux pas insulter les auteurs, mais je me suis vraiment emmerdé comme je me suis rarement emmerdé avec une bd. Le dessin est totalement moche, s'est du niveau d'un adolescent. Je n'ai pas trop compris le scénario qui m'a ennuyé. Il ne se passe rien de passionnant et c'est long... tellement long que je me demande comment j'ai fait pour finir l'album. La narration et le texte sont verbeux et lents. C'est rempli de philosophie à deux balles. Fade est le mot qui convient le mieux à ce one-shot.
Bonne santé
Autant j'ai bien aimé Soupe Froide, autant je me suis vraiment emmerdé avec Bonne santé. Le graphique ne va pas très bien avec les histoires contrairement à Soupe Froide et c'est parfois moche. Les histoires sont ennuyantes et je me suis forcé pour lire la moitié. Oui, la moitié. J'ai pas fini l'album et c'est pas demain que je vais le faire. Le problème vient des situations qui ne m'intéressent pas et des personnages qui ne m'attirent pas. Ils ne font que raconter une histoire horrible et ennuyante et après ils partent. Y a aussi l'atmosphère qui est lourde et le texte qui est chiant. Je suis vraiment déçu par cette bd.
Malentendus
Décidément, je n’ai pas de chance avec cet auteur. Il faut dire que si je me réfère aux avis sur ses différents albums, il semble que je ne commence pas par les meilleurs. En effet, après Le Roi cassé que j’ai très moyennement apprécié, je me heurte de nouveau à cet humour si particulier et auquel je suis totalement hermétique. L’absurde ici, m’a sauté à la gorge dès la première planche, et je dois avouer qu’au bout de deux pages j’étais déjà passablement énervée par ma lecture. J’ai d’abord cru que le personnage principal faisait un cauchemar tellement ça démarre de façon aberrante, mais deux pages plus loin, j’ai du me rendre à l’évidence : tout était bien réel. La fac de mendicité, la peine de mort pour sanctionner les tentatives de suicide, le charlatan qui trucide ou mutile et dont la femme s’offre à tous les cobayes, tout... Et là, je dis non ! Assez ! Trop c’est trop ! J’ai quand même poursuivi sur quelques pages ma lecture, mais passées la rencontre avec Syphillis puis la scène du tribunal, j’ai définitivement refermé l’album. Tout est outré, le dessin égalant dans ce domaine, le scénario. Curieusement, j’ai pensé à Boucq et aux délirantes aventures de Jérôme Moucherot, et autant je m’en délecte, et des histoires, et du graphisme, autant ici, ça ne passe pas. Les visages des personnages ont presque tous l’air de caricatures de célébrités (à ceci près que je n’en ai reconnu aucune) et si, de toute évidence, Dumontheuil a un sacré coup de crayon et un style bien à lui, je ne peux pas dire que ça me plaise. Parvenue à ce point de ma réflexion, je me demande si ça vaut encore la peine que j’apprenne Qui a tué l'idiot ? car manifestement, c’est la tournure d’esprit de Dumontheuil à laquelle je suis allergique.
Sentiers Battus
Alors,... dans la catégorie “propos autour de mon nombril” voici Sentiers battus. Vanoli y relate quelques épisodes de sa passionnante vie, ayant tous pour cadre une balade, mais avec un contexte différent. Il ne s’y passe pas grand chose, l’auteur s’appesantit sur des détails insignifiants (sans doute sensés apporter la petite touche d’émotion qui va bien), on suit tout cela avec un détachement croissant. Voilà. Ajoutez à cela un dessin noir et blanc assez exécrable, et vous obtenez le degré 0 du plaisir de lecture. Ce genre d’albums m’évoque la tendance actuelle du roman français, bien intello et parisianiste : c’est la même vacuité, la même fascination pour son petit ego, et au final, la même inaptitude, selon moi, à transcender une expérience individuelle somme toute relativement banale, pour atteindre une émotion réelle et une dimension plus universelle. Les épisodes se succèdent, et c’est tout. Le seul que je pourrais sauver à la rigueur, est celui de la randonnée à vélo, dans lequel le narrateur décide de se mettre en retrait par rapport aux autres membres du groupe afin de ne pas cautionner leur voyante démonstration de virilité, mais là, c’est la chute qui arrive trop tard et du coup ne rime à rien. Pour le reste, c’est encore plus creux et fadasse que L'immeuble d'en face, et là encore, je pense à Delerm. Bref, à fuir.
Batman - Gotham county line
Moi je n’ai pas du tout aimé. J’ai trouvé le récit confus et pas vraiment intéressant. Je n’aime pas les histoires de Batman qui s’éloignent trop du contexte original. Or ici on se retrouve avec une armée de mort-vivants et un coté mystiquo-magique qui je trouve ne colle pas du tout au personnage de Batman. Je préfère les histoires plus traditionnelles se déroulant dans Gotham même, et mettant en scène des tueurs un peu plus classiques. Un de pires Batman que j’ai lus :(
Château l'Attente
Après un article élogieux dans Télérama, une chronique de même sur France Inter et un billet coup de cœur chez mon libraire, passionné de BD, de Fantasy, de romans graphiques et de poésie, j’ai acheté la BD Château l’attente les yeux fermés. Je suis resté comme une poule qui regarde une montre devant ce bouquin et le tapage qui est fait autour. Très loin des références desquelles cette œuvre se réclame. Tolkien ? Elle n’en n’a ni l’originalité ni la rigueur. Loisel ? C’est faire peu de cas de la finesse de trait et de la trempe des personnages de cet auteur. On est plutôt chez Linda Medley dans une très mauvaise imitation de Shrek. L’humour est lourdaud, le trait enfantin (l’auteur devrait prendre des cours de perspective) et le propos oscille entre le religieux et le mysticisme jusqu’à s’autoriser un petit détour par le xénophobe (les gitans sont présentés comme des voleurs assassins). Quant à la construction, qu’on assimile à tort à celle bien plus subtile et rigoureuse des Mille et une nuits, l’auteur abandonne son scénario rapidement pour digresser à vau l’eau sans aucun souci de son lecteur. On cherche en vain une quelconque pierre d’attente qui prenne un quelconque sens, et une fin au début de l’histoire. Finalement après une dizaine de pages il ne se passe plus rien que bavardages et on s’ennuie ferme sur 400 pages. Quant à la poésie il n’y en a aucune. Le Sommet des dieux, Lucille ou Manteau de neige sont des œuvres d’une toute autre exigence. Pour 26 € on se retrouve finalement avec un gros cahier de coloriages qu’une belle puissance de marketing a réussi à nous faire acheter, et qu’on n’a même pas envie de colorier.
Les Compagnons du Crépuscule
Désolé de mettre une nouvelle fois une mauvaise note à une BD très appréciée par l’ensemble des posteurs, mais là vraiment je ne peux pas faire autrement. Dès le début j’ai eu du mal à accrocher. Les dialogues sont inutilement long, j’ai un peu l’impression qu’ils parlent pour ne rien dire : bon sang que c’est fastidieux à lire ! L’histoire nous emmène rapidement sur la route avec 3 personnages, un chevalier sans visage et deux jeunes ados qui sont plus ou moins ses prisonniers. Ils marchent à pied, ils marchent à cheval, ils traversent une rivière, ils traversent un bois… Dans quel but ? Pour aller où ? Puis arrive le meilleur passage : il surgit de nulle part toute une ribambelle de monstres-lutins à moitié à poil. Ils s’attaquent à nos 3 héros qui ont la curieuse impression de se battre contre un rêve. Absurde, pas crédible pour un sou, c’est n’importe quoi sérieux, on touche le fond. Et le comble c’est qu’effectivement le lendemain matin en se réveillant tout est rentré dans l’ordre, c’était effectivement un rêve. Ouf nous voilà rassuré ! J’ai eu un mal fou à finir ce premier tome tellement je me suis ennuyé ! Le dessin est lui pas trop mal, malheureusement les couleurs ne le mette pas en valeur. C’était peut être grandiose il y a 25 ans, mais ça a très mal vieilli. Pour conclure je dirais que sur la célèbre échelle de Pol, c’est encore en dessous de La Quête de l'Oiseau du Temps, c’est dire…
Frère Pardon
J'ai acheté cette BD parce que les dessins et l'univers où semblait se dérouler l'action m'intéressait, mais j'ai vite déchanté quand j'ai commencé la lecture : je ne suis pourtant pas difficile, mais j'ai trouvé ça insipide, de la violence purement gratuite à tous les niveaux, c'est pas drôle (même pas au dernier degré, absence totale d'humour noir) et une histoire générale pas vraiment géniale J’ai relu cette BD récemment, j'ai pas pu tenir jusqu'au bout. Je comprends pas qu'un "truc" pareil ait pu sortir (surtout chez Soleil, plutôt "bon enfant"), et ça ne m'étonne pas qu'elle ait fait un "flop" et ait été abandonnée... de toute façon je ne pensais pas acheter la suite s'il y'en avait eu une...
Urotsukidoji
Pouah, mais comment peut-on lire des trucs pareils ! L'imaginaire développé est profondément malsain, et penser que ça fait fantasmer certaines personnes (son auteur en premier lieu) me donne la nausée... il n'y a pas le moindre second degré dans cette mixture de viols, d'hyperviolence, de monstres répugnants... Enfin, Piehr a déjà bien développé son avis, auquel je souscris en tous points.