Curieux. Très curieux...
Un polar "noir de noir" où les personnages forment un étonnant bestiaire. J'ai ainsi essayé de suivre Goupil, un "héros" anarchiste, dans son affrontement avec Isengrin et son organisation nazie.
Seulement voilà : lors des développements du scénario, j'ai constaté de nombreuses connotations politiques qui dénoncent -d'une certaine façon- les menaces de la "raison d'état" ainsi qu'extrémistes.
C'est vrai, il y a de l'humour, mais j'avoue ne pas avoir trop bien compris toutes ces références assez confuses parfois.
Dommage parce que le graphisme de Hubert attire l'attention ; un trait vraiment original qui sera surtout bien mis en évidence par son traitement en couleurs directes (dès le second opus).
Tout ça pour ?... ben, je ne sais pas trop. Cette série se doit d'être lue, je pense, entre les lignes pour en comprendre toutes les finesses. Ce que je n'ai pas fait car -avis perso- au départ, elle ne "sentait pas bon" de par son idéologie.
Mais ce n'est que mon avis...
Bof, bof. Ces petits strips qui se veulent drôles ont, le plus souvent raté leur but avec moi. Je pense que je ne suis décidément pas cliente de l’humour absurde. Certaines petites histoires m’ont fait sourire (celle de Dominique m’a rappelé quelques souvenirs, Spooky peut confirmer et d’autres amis aussi) mais la plupart m’ont bien déçue, et parfois même, la chute m’a échappé.
Le dessin, toujours en style patatoïde, est assez sympa, il a un certain potentiel comique, lui. Cela dit, c’est bien la seule chose que je sauverais de ce one-shot, qui sent un peu le raclage de fond de tiroir.
Max ?... le stéréotype même de l'explorateur tel qu'on peut se l'imaginer : le chapeau colonial, une chemise et un short blancs.
Et comme dans ces bons vieux films des années 30/50 en noir et blanc, Max se promène dans une sorte d'Inde de pacotille. Forcément, il va faire des rencontres : des animaux de toutes sortes, des fakirs, des sectes, des militaires... mais rien d'absolument méchant -que du contraire- car Max est une série ciblée "jeunesse" saupoudrée d'une certaine poésie.
Max ?... ce sont des strips aux gags qui se veulent hilarants... mais qui m'ont toujours laissé de marbre. Désolé, même si je reconnais l'inventivité de Guy Bara, je "zappais" régulièrement ces petites histoires.
Pourtant, Max a connu un franc succès de 1956 à 1965, une dizaine d'années pendant lesquelles il s'est promené dans les pages du quotidien belge "Le Soir" ainsi que dans l'hebdo "Spirou".
C'est vrai, et à y relire, Bara (aidé de Rosy aux scénarios) jouait plus sur le textuel des personnages. Le graphisme est en effet assez "réduit", les décors faisant montre d'une réelle simplicité.
Les raisons du succès ?... je n'en sais rien. Tant mieux pour ceux et celles qui ont apprécié Max. Mais je reste sur mes positions : pas aimé.
Ma première difficulté à été de bien distinguer cette BD de 1998 du film qui en a été tiré en 2007. Beaucoup de commentateurs mélangent des références à l'un et à l'autre, au point qu'on peut dire que cette BD connaît en 2007 une deuxième vie, pour ceux qui ont vu le film.
Cette BD n'est pas le film, donc, qu'on se le dise, qu'on le sache.
Ensuite, ça se complique, car l'auteur de la BD a lui-même été inspiré par un film de 1962 très ressemblant, qui était également fortement influencé par les intérêts stratégiques américains du moment (la guerre froide cette fois).
1998, c'est après la guerre froide, et c'est avant le 11 septembre 2001. Peut-on donc dire que pour Franck Miller Perse = Iran? Ca se discute.
Par ailleurs, le thème des Grecs contre les Perses représentant la séparation de l'Europe et de l'Asie, séparation comprise comme une dichotomie irréconciliable et étanche, est beaucoup plus ancien dans la littérature européenne. Je ne sais pas trop s'il date de la première vague de l'Islam ou de l'Empire ottoman. C'est comme on dit un lieu commun rhétorique, qui a le plus souvent servi à justifier une main-mise culturelle et une interdiction de critique politique dans les pays occidentaux (Eglise catholique par exemple, mais aussi orthodoxie grecque moderne, etc.). C'est aussi depuis le début un anachronisme : Les Grecs (et les Romains) n'étaient pas des puissances "européennes", mais méditerranéennes.
Dans cette BD, la présentation des Grecs comme représentant la "démocratie" est aussi un anachronisme tendancieux. Ils étaient aussi esclavagistes que leurs opposants. La violence que les jeunes gens admirent aujourd'hui était appliquée quotidiennement contre les esclaves, et les jeunes gens d'aujourd'hui n'auraient probablement pas eu le droit de participer au combat, mais au contraire auraient été réduits en esclavage. Déjà moins sympa, hein? S'ils faisaient partie des quelques privilégiés pouvant entrer dans l'armée, les adolescents étaient donnés à des hommes d'âge mur, une obligation légale particulièrement respectée à Sparte. This was Sparta.
Un auteur américain, un culte morbide de la violence, une guerre de civilisations binaire, une représentation des corps qui fait penser à l'exploitation de l'antique dans certaines affiches des années 30 (surtout les visages, très très fermés). Partout un goût du chaos et du malheur. Partout une fermeture d'esprit totale.
Bref, pas vraiment une oeuvre bushiste, mais un excellent matériau pour les visées bushistes, et l'acceptation par le public occidental non averti des nombreux crimes qui en résultent.
Il fut un temps où on préférait Athènes à Sparte. Vive la liberté, vive la tolérance et la connaissance des autres, vive la paix.
Tout d’abord, les échos que je recevais de ce titre (via les forums d’anime) m’ont laissé penser qu’il s’agissait d’une comédie romantique. Je me suis alors dit : « c’est intéressant, achetons-le donc pour voir... ». Puis, ces échos se précisant, j’ai compris qu’Ichigo se rangeait plutôt dans la catégorie des comédies shonens aux héroïnes aux courbes plus que développées. Je me suis alors dit : « c’est intéressant, achetons-le donc pour voir ! ».
L’ayant finalement commandé, qu’elle ne fut pas ma surprise de le recevoir soigneusement enveloppé sous cellophane (c’était un peu du Evergreen avant l’heure...). Étant grand garçon, je savais que le film de cellophane avait pour fonction première de protéger le monde d’une infection de virus pornographiques hautement pathogènes, et pour fonction seconde d’offrir aux pervers frustrés l’extase de déchirer son fin film de plastique... Arghhh.... le déchirement du fin film de l’hym... euh... *raclements de gorge* Bref, remettons-nous. Ce fut donc avec toute la prudence (précipitation moite) requise que je déchirais ce fin film plastique... arghhhh.... Tout en m’exclamant officiellement : « Montjoie Saint-Denis ! où se trouve mon épée, fidèle écuyer, que je boute ces nippons fripons hors du royaume ! ». Et, officieusement, (mais cela restera entre nous, bien sûr) : « chouette, chouette alors... merci, mon dieu ! ».
Un grave désappointement attendait néanmoins le censeur qui sommeille en moi. Car de scènes chaudes, ou hot, ou onsenienne, il n’y avait point dans ce manga ! Oh, ces pervers nippons qui nous causent ainsi de fausses joies ! Euh, ahem... de fausses peurs ! Mais vous aurez rectifié de vous-mêmes, bien entendu.
Voilà qui me rappelle d’ailleurs la fois où j’avais emprunté à la bibliothèque municipale un roman qui avait été classé par erreur dans les « policiers ». Je suis allé jusqu’à la dernière page en me demandant quand donc le crime allait se produire. Ce n’est que plus tard que j’ai appris que non seulement il ne s’agissait point d’un policier, mais que l’auteure n’en avait même jamais écrit. En attendant, j’avais lu avec intensité et suspense un roman qui en était notablement dépourvu...
Plus tard, aussi, j’ai donc appris que le film de cellophane ne servait qu’à protéger le parfum de fraise dont l’éditeur avait embaumé le titre. Rétrospectivement, j’en frémis encore d’horreur, et soupire d’aise d’avoir, par Saint-Denis Montjoie, sut échapper au vil piège !
Non, mais... franchement ! Vous vous imaginez, allongé tranquillement dans votre lit douillet, en train de sniffer ce manga, et soudain, la porte s’ouvre, laissant le passage à... votre mère, votre femme, petite amie, ou votre sœur, ou votre frère, ou un cousin ou une cousine (au choix) ? Qui soudain, ainsi, vous surprend en flagrant délit d’onanisme olfactif ?
Comment échapper ensuite à l’infamie d’une réputation, largement méritée, de pervers menaçant la stabilité mondiale ? À la honte intenable qui vous fera quitter votre famille, votre village, votre région, et même votre pays...
Malades, ces éditeurs. Complètement malades. Bien qu’en vérité, je soupçonne un complot de la BD franco-belge... Imaginez un instant le scandale qui eut immanquablement éclaté si nous fussions tombés dans le piège !
Mais nous, lecteurs de mangas shonens, comme nous ne sommes pas des pervers, mais des obsédés frustrés, nous avons éventé le piège en attendant des plombes un événement hot qui n’est pas venu. Derrière notre caractère frustre se cache de fait une subtilité, qu’on ne soupçonne parfois pas nous-mêmes...
Bref, revenons à nos moutons à gros seins... Euh, à ce manga.
Et bien, tout se résume presque dans cette histoire d’événement hot qu’on attend sans le voir venir, ou dans cette histoire de roman qu’on croît être policier, et qu’on lit ainsi avec une grille de lecture qui le rend soudain intense et passionnant.
Pour ce qui est de se rincer l’œil, déjà, on repassera. Les filles sont plutôt mal dessinées. Les garçons seraient presque plus réussis (encore que...). Les histoires de petites culottes et gros nichons qui font boing-boing n’ont bien sûr rien de transcendant (vous en doutiez ?).
Cependant, il y avait dans ce premier tome l’esquisse d’une relation fondée sur un attrait commun pour l’art entre Jumpei (le « héros »), et Aya, l’une des protagonistes, celle-qui-devrait-finir-dans-ses-bras bien-qu’elle-ait-l’air-moche. Jumpei, en effet, souhaite devenir réalisateur, et faire « son film ». Aya écrit, en cachette, un roman. Ajoutons à cela que la plus jolie fille du lycée s’intéresse malgré tout à Jumpei, et qu’il fait la connaissance d’une peste fort bien roulée.
Oui, mais... cette trame qui possédait quelques solides arguments pour elle dépasse rarement le niveau de la gaudriole. La peste rentre sagement dans le rang en tombant amoureuse (comme les autres) du « héros », alors qu’il eut été nettement plus intéressant de laisser planer l’ambiguïté. D’autres personnages féminins pointent leur nez, jeunes filles qui semblent destinées à tomber amoureuses (ou à l’être déjà secrètement) du « héros ». Mêlons à cela une professeur bombesque, comme peuvent en rêver tous les mauvais élèves frustrés. Et les quelques éléments romantiques qui survivent au massacre relèvent à peine le niveau général, qui s’embourbe dans un manga s’étalant sur 19 tomes (je ne suis pas allé au bout). On sait ou l’on soupçonne l’auteur de tirer « à la case » d’un manga qui se vend...
Et on conclut tout cela, aux alentours du tome 5 ou 6 par les mensurations de ces demoiselles, que nous fournit, dans sa grande bonté, l’auteure (parce qu’il s’agit d’une femme, en plus) : du B pour Tsukasa (ah bon ? C’est pas du C ? Mince alors...), du D pour Aya, et du G pour Satsuki ! G... Et pourquoi pas Z++, tant qu’on y est, hein ?
Là, j’ai décroché, complètement écœuré par cet aspect « femmes-seins-objet ». J’ai trouvé la fin de ce manga résumée sur le net, d’ailleurs plutôt déplaisante. Et j’ai donc cessé là.
Dessin très manga, mais peu maîtrisé et sans personnalité, scénario pas à mon goût, certainement à cause d'un manque cruel d'originalité.
A cela on rajoute un abandon de série, il ne reste pas beaucoup de raisons de s'intéresser à Eloïms.
Il est à remarquer que l'ensemble a très mal vieilli.
L'éditeur ayant déposé le bilan, il ne doit plus rester de ces BD en rayon, ce qui n'est pas plus mal.
Affligeant.....
Sous couvert de modes passagères, les éditeurs n'hésitent pas à sortir des sous-produits.
Avec une logique à la TF1, en se disant que même si c'est nul, c'est pas grave, tant qu'il y a de la demande...
On a ici un bel exemple.
Je ne vais pas martyriser plus longtemps mon clavier pour cette BD qui me fait perdre mon temps.
A éviter.
Ô rage, ô désespoir, ô de rose ennemie...
Ô grand benêt, que je fus,
De qualités, croire qu’il y eut,
En ce brouet, de tout dépourvu.
Et les nullités infâmes, néanmoins, ô muse, inspireraient donc mon âme ?
Je le confesse, j’ai acheté ce navet en toute connaissance de cause. À un large bémol, cependant, qui tient au fait que si je souhaitais depuis longtemps découvrir « pour le plaisir » un roman à l’eau de rose, pur jus de céleri, j’avais hésité à franchir le pas, et que je ne l’ai sauté qu’après avoir découvert, ici même, que les éditions Harlequin s’étaient lancées dans le « manga ». J’ai donc songé, naïf que je suis, que j’aurais certes droit à tous les clichés de l’eau de rose fadasse, mais qu’ils seraient relevés par la narration « manga », qui rendrait le tout moins indigeste, et beaucoup plus distrayant.
Or, j’avais grand tort. En effet, réflexion faite, il est à craindre que la transcription en « manga » n’ait fait qu’empirer une prose d’une qualité littéraire probablement pitoyable à la base. Car, cette collection Harlequin, dont le titre que j’ai eu en main rassemble deux « œuvres » (réécrire « navets » pourrait être considéré comme une diffamation à l’égard des navets), condense en elle le pire du « shojo manga » (bien que le public visé soit probablement un peu plus adulte, mais peu importe).
Le dessin, déjà, est d’un mauvais... Certes, en cherchant bien, on peut toujours trouver pire. Mais les « héros » ont des têtes de simili jeunes premiers satisfaits, mais sans aucun charisme. En langage plus châtié, on eut parlé de « jeunes fats ». Les femmes sont à peine mieux loties, qui n’ont rien de premiers prix de beauté (et pourtant, les prix de beauté ne sont point aussi exigeants qu’il y paraît, puisqu’ils ne peuvent choisir que parmi celles qui veulent bien s’y présenter). Mais, pire encore, un défaut assez récurrent des dessinateurs peu doués se retrouve dans l’absence de distinction entre l’héroïne et sa rivale (dans Passion à Venise, puisqu’il n’y a point de rivale dans le second) : pratiquement le même visage, la même silhouette, la même allure, la même coiffure. Comment les distinguer ? D’une manière générale, le dessinateur ne connaît que trois ou quatre types de coiffures, hommes et femmes confondus.
Mais si ce n’était que cela... Le découpage et la narration constituent une véritable catastrophe. C’est bien simple : au début de Passion à Venise, je n’ai rien compris. Le procédé narratif semble reposer assez souvent sur l’allusion. Or la transcription des émotions est bien trop mauvaise pour qu’on puisse les saisir. Ajoutez à cela de pures idioties, du genre où l’on fait un cadrage « collier », suivi du cadrage « coude », puis d’un cadrage « genou », en pleine page, trois cases verticales disposées en pseudo-dynanisme, le tout pour rendre une scène de... euh... quoi donc ? Quelque chose de très « émotivationnel », je suppose. J’ai donc dû m’y reprendre à plusieurs fois pour saisir qu’ici tel personnage pensait tel chose, et le pourquoi, là, de tel autre événement... Et encore, même après trois ou quatre relectures, certaines énigmes demeurent... des mystères.
De fait, une grosse part de l’action est structurée par les dialogues. Et là, de nouveau le bât blesse. Car, si la qualité littéraire des ouvrages Harlequin est certainement proche du néant, l’on sait bien que dans un roman, le plus difficile en terme de finesse d’écriture et de crédibilité, ce sont les dialogues. En bref, d’un ouvrage déjà faible, la transcription « manga » n’a conservé, par la force des choses, que le plus faible : les dialogues, dont certains doivent être repris texto du roman. Et de ces dialogues, je ne sais même pas si j’ai envie d’en rire.
D’où mon impression finale que le texte initial devait être moins risible que son adaptation.
Tout cela est si mauvais, dans tous les « compartiments » qui constituent une BD, qu’un véritable amoureux du genre risquerait fort d’avoir envie de se pendre après une telle lecture (j’avoue que je fus tenté).
Le choc traumatique passé (à savoir qu’on puisse faire pire que le brouet initial, et qu’il existe des personnes aussi dépourvues d’amour-propre pour produire et éditer des trucs pareils), il devient néanmoins possible de se détacher de la triste réalité des choses, et d’apprécier ce ratage au deuxième, troisième, voire quatrième ou cinquième degré. Certaines scènes sont tellement nulles qu’elles ne peuvent, en effet, que provoquer un immense éclat de rire. Mais, cependant, même dans ce cadre, l’auteur se montre fort contrariant, car des scènes qui parviennent à toucher le paroxysme du ridicule, il n’en est point tant que cela, désolé. Néanmoins, avec un peu d’effort, on peut parier sans trop de risque que l’auteur eut réussi à nous pondre une œuvre digne de l’humour absurde des Monthy Python. Car, au final, c’est ainsi qu’il faut prendre cet « ouvrage » : une longue démonstration d’humour non sense (totalement involontaire, bien sûr, était-ce utile de le rappeler ? ;) ).
Alors, si vous appréciez ce genre d’humour, vous pouvez toujours tenter. Sinon... Ne reste que l’autodafé.
Je n'ai pas aimé cette BD parce qu'elle est classée en 2 ième année du primaire dans une bibliothèque scolaire. Elle aurait pu être classée en 6 ième année du primaire et mon avis n'aurait peut-être pas été le même. Mais c'est une BD proposant de la vulgarité, du voyeurisme et de la pornographie pour de jeunes enfants de 6 à 8 ans. Serait conseillé pour de jeunes ados.
Moi aussi j'ai été accroché par le titre et je m'attendais à m'amuser. Le thème du voyage dans le temps a de quoi alimenter un certain délire, surtout associé à un personnage aussi sinistre qu'Hitler.
Malheureusement, la narration s'enferme dans des lourdeurs et dans des ficelles assez érodées. Le paradoxe temporel n'est pas exploité comme il l'aurait pu et l'histoire tourne vite en rond. Les histoires de voyage dans le temps remontent au moins à HG Wells et ont été abondamment traitées par les auteurs de science-fiction des années 50-60. Sans compter renouveler le genre, il eut été agréable que le thème fût éclairé d'un autre jour, surtout avec une trame "historique" revendiquée à partir du titre...
Je ne connais pas Jason mais je reconnais que ce n'est pas ce bouquin qui m'a donné envie de le découvrir...
En France, les livres sont au même prix partout. C'est la loi !
Avec BDfugue, vous payez donc le même prix qu'avec les géants de la vente en ligne mais pour un meilleur service :
des promotions et des goodies en permanence
des réceptions en super état grâce à des cartons super robustes
une équipe joignable en cas de besoin
2. C'est plus avantageux pour nous
Si BDthèque est gratuit, il a un coût.
Pour financer le service et le faire évoluer, nous dépendons notamment des achats que vous effectuez depuis le site. En effet, à chaque fois que vous commencez vos achats depuis BDthèque, nous touchons une commission. Or, BDfugue est plus généreux que les géants de la vente en ligne !
3. C'est plus avantageux pour votre communauté
En choisissant BDfugue plutôt que de grandes plateformes de vente en ligne, vous faites la promotion du commerce local, spécialisé, éthique et indépendant.
Meilleur pour les emplois, meilleur pour les impôts, la librairie indépendante promeut l'émergence des nouvelles séries et donc nos futurs coups de cœur.
Chaque commande effectuée génère aussi un don à l'association Enfance & Partage qui défend et protège les enfants maltraités. Plus d'informations sur bdfugue.com
Pourquoi Cultura ?
Indépendante depuis sa création en 1998, Cultura se donne pour mission de faire vivre et aimer la culture.
La création de Cultura repose sur une vision de la culture, accessible et contributive. Nous avons ainsi considéré depuis toujours notre responsabilité sociétale, et par conviction, développé les pratiques durables et sociales. C’est maintenant au sein de notre stratégie de création de valeur et en accord avec les Objectifs de Développement Durable que nous déployons nos actions. Nous traitons avec lucidité l’impact de nos activités, avec une vision de long terme. Mais agir en responsabilité implique d’aller bien plus loin, en contribuant positivement à trois grands enjeux de développement durable.
Nos enjeux environnementaux
Nous sommes résolument engagés dans la réduction de notre empreinte carbone, pour prendre notre part dans la lutte contre le réchauffement climatique et la préservation de la planète.
Nos enjeux culturels et sociétaux
La mission de Cultura est de faire vivre et aimer la culture. Pour cela, nous souhaitons stimuler la diversité des pratiques culturelles, sources d’éveil et d’émancipation.
Nos enjeux sociaux
Nous accordons une attention particulière au bien-être de nos collaborateurs à la diversité, l’inclusion et l’égalité des chances, mais aussi à leur épanouissement, en encourageant l’expression des talents artistiques.
Votre vote
Le Polar de Renard
Curieux. Très curieux... Un polar "noir de noir" où les personnages forment un étonnant bestiaire. J'ai ainsi essayé de suivre Goupil, un "héros" anarchiste, dans son affrontement avec Isengrin et son organisation nazie. Seulement voilà : lors des développements du scénario, j'ai constaté de nombreuses connotations politiques qui dénoncent -d'une certaine façon- les menaces de la "raison d'état" ainsi qu'extrémistes. C'est vrai, il y a de l'humour, mais j'avoue ne pas avoir trop bien compris toutes ces références assez confuses parfois. Dommage parce que le graphisme de Hubert attire l'attention ; un trait vraiment original qui sera surtout bien mis en évidence par son traitement en couleurs directes (dès le second opus). Tout ça pour ?... ben, je ne sais pas trop. Cette série se doit d'être lue, je pense, entre les lignes pour en comprendre toutes les finesses. Ce que je n'ai pas fait car -avis perso- au départ, elle ne "sentait pas bon" de par son idéologie. Mais ce n'est que mon avis...
Les Ineffables
Bof, bof. Ces petits strips qui se veulent drôles ont, le plus souvent raté leur but avec moi. Je pense que je ne suis décidément pas cliente de l’humour absurde. Certaines petites histoires m’ont fait sourire (celle de Dominique m’a rappelé quelques souvenirs, Spooky peut confirmer et d’autres amis aussi) mais la plupart m’ont bien déçue, et parfois même, la chute m’a échappé. Le dessin, toujours en style patatoïde, est assez sympa, il a un certain potentiel comique, lui. Cela dit, c’est bien la seule chose que je sauverais de ce one-shot, qui sent un peu le raclage de fond de tiroir.
Max l'explorateur
Max ?... le stéréotype même de l'explorateur tel qu'on peut se l'imaginer : le chapeau colonial, une chemise et un short blancs. Et comme dans ces bons vieux films des années 30/50 en noir et blanc, Max se promène dans une sorte d'Inde de pacotille. Forcément, il va faire des rencontres : des animaux de toutes sortes, des fakirs, des sectes, des militaires... mais rien d'absolument méchant -que du contraire- car Max est une série ciblée "jeunesse" saupoudrée d'une certaine poésie. Max ?... ce sont des strips aux gags qui se veulent hilarants... mais qui m'ont toujours laissé de marbre. Désolé, même si je reconnais l'inventivité de Guy Bara, je "zappais" régulièrement ces petites histoires. Pourtant, Max a connu un franc succès de 1956 à 1965, une dizaine d'années pendant lesquelles il s'est promené dans les pages du quotidien belge "Le Soir" ainsi que dans l'hebdo "Spirou". C'est vrai, et à y relire, Bara (aidé de Rosy aux scénarios) jouait plus sur le textuel des personnages. Le graphisme est en effet assez "réduit", les décors faisant montre d'une réelle simplicité. Les raisons du succès ?... je n'en sais rien. Tant mieux pour ceux et celles qui ont apprécié Max. Mais je reste sur mes positions : pas aimé.
300
Ma première difficulté à été de bien distinguer cette BD de 1998 du film qui en a été tiré en 2007. Beaucoup de commentateurs mélangent des références à l'un et à l'autre, au point qu'on peut dire que cette BD connaît en 2007 une deuxième vie, pour ceux qui ont vu le film. Cette BD n'est pas le film, donc, qu'on se le dise, qu'on le sache. Ensuite, ça se complique, car l'auteur de la BD a lui-même été inspiré par un film de 1962 très ressemblant, qui était également fortement influencé par les intérêts stratégiques américains du moment (la guerre froide cette fois). 1998, c'est après la guerre froide, et c'est avant le 11 septembre 2001. Peut-on donc dire que pour Franck Miller Perse = Iran? Ca se discute. Par ailleurs, le thème des Grecs contre les Perses représentant la séparation de l'Europe et de l'Asie, séparation comprise comme une dichotomie irréconciliable et étanche, est beaucoup plus ancien dans la littérature européenne. Je ne sais pas trop s'il date de la première vague de l'Islam ou de l'Empire ottoman. C'est comme on dit un lieu commun rhétorique, qui a le plus souvent servi à justifier une main-mise culturelle et une interdiction de critique politique dans les pays occidentaux (Eglise catholique par exemple, mais aussi orthodoxie grecque moderne, etc.). C'est aussi depuis le début un anachronisme : Les Grecs (et les Romains) n'étaient pas des puissances "européennes", mais méditerranéennes. Dans cette BD, la présentation des Grecs comme représentant la "démocratie" est aussi un anachronisme tendancieux. Ils étaient aussi esclavagistes que leurs opposants. La violence que les jeunes gens admirent aujourd'hui était appliquée quotidiennement contre les esclaves, et les jeunes gens d'aujourd'hui n'auraient probablement pas eu le droit de participer au combat, mais au contraire auraient été réduits en esclavage. Déjà moins sympa, hein? S'ils faisaient partie des quelques privilégiés pouvant entrer dans l'armée, les adolescents étaient donnés à des hommes d'âge mur, une obligation légale particulièrement respectée à Sparte. This was Sparta. Un auteur américain, un culte morbide de la violence, une guerre de civilisations binaire, une représentation des corps qui fait penser à l'exploitation de l'antique dans certaines affiches des années 30 (surtout les visages, très très fermés). Partout un goût du chaos et du malheur. Partout une fermeture d'esprit totale. Bref, pas vraiment une oeuvre bushiste, mais un excellent matériau pour les visées bushistes, et l'acceptation par le public occidental non averti des nombreux crimes qui en résultent. Il fut un temps où on préférait Athènes à Sparte. Vive la liberté, vive la tolérance et la connaissance des autres, vive la paix.
Ichigo 100 %
Tout d’abord, les échos que je recevais de ce titre (via les forums d’anime) m’ont laissé penser qu’il s’agissait d’une comédie romantique. Je me suis alors dit : « c’est intéressant, achetons-le donc pour voir... ». Puis, ces échos se précisant, j’ai compris qu’Ichigo se rangeait plutôt dans la catégorie des comédies shonens aux héroïnes aux courbes plus que développées. Je me suis alors dit : « c’est intéressant, achetons-le donc pour voir ! ». L’ayant finalement commandé, qu’elle ne fut pas ma surprise de le recevoir soigneusement enveloppé sous cellophane (c’était un peu du Evergreen avant l’heure...). Étant grand garçon, je savais que le film de cellophane avait pour fonction première de protéger le monde d’une infection de virus pornographiques hautement pathogènes, et pour fonction seconde d’offrir aux pervers frustrés l’extase de déchirer son fin film de plastique... Arghhh.... le déchirement du fin film de l’hym... euh... *raclements de gorge* Bref, remettons-nous. Ce fut donc avec toute la prudence (précipitation moite) requise que je déchirais ce fin film plastique... arghhhh.... Tout en m’exclamant officiellement : « Montjoie Saint-Denis ! où se trouve mon épée, fidèle écuyer, que je boute ces nippons fripons hors du royaume ! ». Et, officieusement, (mais cela restera entre nous, bien sûr) : « chouette, chouette alors... merci, mon dieu ! ». Un grave désappointement attendait néanmoins le censeur qui sommeille en moi. Car de scènes chaudes, ou hot, ou onsenienne, il n’y avait point dans ce manga ! Oh, ces pervers nippons qui nous causent ainsi de fausses joies ! Euh, ahem... de fausses peurs ! Mais vous aurez rectifié de vous-mêmes, bien entendu. Voilà qui me rappelle d’ailleurs la fois où j’avais emprunté à la bibliothèque municipale un roman qui avait été classé par erreur dans les « policiers ». Je suis allé jusqu’à la dernière page en me demandant quand donc le crime allait se produire. Ce n’est que plus tard que j’ai appris que non seulement il ne s’agissait point d’un policier, mais que l’auteure n’en avait même jamais écrit. En attendant, j’avais lu avec intensité et suspense un roman qui en était notablement dépourvu... Plus tard, aussi, j’ai donc appris que le film de cellophane ne servait qu’à protéger le parfum de fraise dont l’éditeur avait embaumé le titre. Rétrospectivement, j’en frémis encore d’horreur, et soupire d’aise d’avoir, par Saint-Denis Montjoie, sut échapper au vil piège ! Non, mais... franchement ! Vous vous imaginez, allongé tranquillement dans votre lit douillet, en train de sniffer ce manga, et soudain, la porte s’ouvre, laissant le passage à... votre mère, votre femme, petite amie, ou votre sœur, ou votre frère, ou un cousin ou une cousine (au choix) ? Qui soudain, ainsi, vous surprend en flagrant délit d’onanisme olfactif ? Comment échapper ensuite à l’infamie d’une réputation, largement méritée, de pervers menaçant la stabilité mondiale ? À la honte intenable qui vous fera quitter votre famille, votre village, votre région, et même votre pays... Malades, ces éditeurs. Complètement malades. Bien qu’en vérité, je soupçonne un complot de la BD franco-belge... Imaginez un instant le scandale qui eut immanquablement éclaté si nous fussions tombés dans le piège ! Mais nous, lecteurs de mangas shonens, comme nous ne sommes pas des pervers, mais des obsédés frustrés, nous avons éventé le piège en attendant des plombes un événement hot qui n’est pas venu. Derrière notre caractère frustre se cache de fait une subtilité, qu’on ne soupçonne parfois pas nous-mêmes... Bref, revenons à nos moutons à gros seins... Euh, à ce manga. Et bien, tout se résume presque dans cette histoire d’événement hot qu’on attend sans le voir venir, ou dans cette histoire de roman qu’on croît être policier, et qu’on lit ainsi avec une grille de lecture qui le rend soudain intense et passionnant. Pour ce qui est de se rincer l’œil, déjà, on repassera. Les filles sont plutôt mal dessinées. Les garçons seraient presque plus réussis (encore que...). Les histoires de petites culottes et gros nichons qui font boing-boing n’ont bien sûr rien de transcendant (vous en doutiez ?). Cependant, il y avait dans ce premier tome l’esquisse d’une relation fondée sur un attrait commun pour l’art entre Jumpei (le « héros »), et Aya, l’une des protagonistes, celle-qui-devrait-finir-dans-ses-bras bien-qu’elle-ait-l’air-moche. Jumpei, en effet, souhaite devenir réalisateur, et faire « son film ». Aya écrit, en cachette, un roman. Ajoutons à cela que la plus jolie fille du lycée s’intéresse malgré tout à Jumpei, et qu’il fait la connaissance d’une peste fort bien roulée. Oui, mais... cette trame qui possédait quelques solides arguments pour elle dépasse rarement le niveau de la gaudriole. La peste rentre sagement dans le rang en tombant amoureuse (comme les autres) du « héros », alors qu’il eut été nettement plus intéressant de laisser planer l’ambiguïté. D’autres personnages féminins pointent leur nez, jeunes filles qui semblent destinées à tomber amoureuses (ou à l’être déjà secrètement) du « héros ». Mêlons à cela une professeur bombesque, comme peuvent en rêver tous les mauvais élèves frustrés. Et les quelques éléments romantiques qui survivent au massacre relèvent à peine le niveau général, qui s’embourbe dans un manga s’étalant sur 19 tomes (je ne suis pas allé au bout). On sait ou l’on soupçonne l’auteur de tirer « à la case » d’un manga qui se vend... Et on conclut tout cela, aux alentours du tome 5 ou 6 par les mensurations de ces demoiselles, que nous fournit, dans sa grande bonté, l’auteure (parce qu’il s’agit d’une femme, en plus) : du B pour Tsukasa (ah bon ? C’est pas du C ? Mince alors...), du D pour Aya, et du G pour Satsuki ! G... Et pourquoi pas Z++, tant qu’on y est, hein ? Là, j’ai décroché, complètement écœuré par cet aspect « femmes-seins-objet ». J’ai trouvé la fin de ce manga résumée sur le net, d’ailleurs plutôt déplaisante. Et j’ai donc cessé là.
Eloïms
Dessin très manga, mais peu maîtrisé et sans personnalité, scénario pas à mon goût, certainement à cause d'un manque cruel d'originalité. A cela on rajoute un abandon de série, il ne reste pas beaucoup de raisons de s'intéresser à Eloïms. Il est à remarquer que l'ensemble a très mal vieilli. L'éditeur ayant déposé le bilan, il ne doit plus rester de ces BD en rayon, ce qui n'est pas plus mal.
Les brunes
Affligeant..... Sous couvert de modes passagères, les éditeurs n'hésitent pas à sortir des sous-produits. Avec une logique à la TF1, en se disant que même si c'est nul, c'est pas grave, tant qu'il y a de la demande... On a ici un bel exemple. Je ne vais pas martyriser plus longtemps mon clavier pour cette BD qui me fait perdre mon temps. A éviter.
Passion à Venise
Ô rage, ô désespoir, ô de rose ennemie... Ô grand benêt, que je fus, De qualités, croire qu’il y eut, En ce brouet, de tout dépourvu. Et les nullités infâmes, néanmoins, ô muse, inspireraient donc mon âme ? Je le confesse, j’ai acheté ce navet en toute connaissance de cause. À un large bémol, cependant, qui tient au fait que si je souhaitais depuis longtemps découvrir « pour le plaisir » un roman à l’eau de rose, pur jus de céleri, j’avais hésité à franchir le pas, et que je ne l’ai sauté qu’après avoir découvert, ici même, que les éditions Harlequin s’étaient lancées dans le « manga ». J’ai donc songé, naïf que je suis, que j’aurais certes droit à tous les clichés de l’eau de rose fadasse, mais qu’ils seraient relevés par la narration « manga », qui rendrait le tout moins indigeste, et beaucoup plus distrayant. Or, j’avais grand tort. En effet, réflexion faite, il est à craindre que la transcription en « manga » n’ait fait qu’empirer une prose d’une qualité littéraire probablement pitoyable à la base. Car, cette collection Harlequin, dont le titre que j’ai eu en main rassemble deux « œuvres » (réécrire « navets » pourrait être considéré comme une diffamation à l’égard des navets), condense en elle le pire du « shojo manga » (bien que le public visé soit probablement un peu plus adulte, mais peu importe). Le dessin, déjà, est d’un mauvais... Certes, en cherchant bien, on peut toujours trouver pire. Mais les « héros » ont des têtes de simili jeunes premiers satisfaits, mais sans aucun charisme. En langage plus châtié, on eut parlé de « jeunes fats ». Les femmes sont à peine mieux loties, qui n’ont rien de premiers prix de beauté (et pourtant, les prix de beauté ne sont point aussi exigeants qu’il y paraît, puisqu’ils ne peuvent choisir que parmi celles qui veulent bien s’y présenter). Mais, pire encore, un défaut assez récurrent des dessinateurs peu doués se retrouve dans l’absence de distinction entre l’héroïne et sa rivale (dans Passion à Venise, puisqu’il n’y a point de rivale dans le second) : pratiquement le même visage, la même silhouette, la même allure, la même coiffure. Comment les distinguer ? D’une manière générale, le dessinateur ne connaît que trois ou quatre types de coiffures, hommes et femmes confondus. Mais si ce n’était que cela... Le découpage et la narration constituent une véritable catastrophe. C’est bien simple : au début de Passion à Venise, je n’ai rien compris. Le procédé narratif semble reposer assez souvent sur l’allusion. Or la transcription des émotions est bien trop mauvaise pour qu’on puisse les saisir. Ajoutez à cela de pures idioties, du genre où l’on fait un cadrage « collier », suivi du cadrage « coude », puis d’un cadrage « genou », en pleine page, trois cases verticales disposées en pseudo-dynanisme, le tout pour rendre une scène de... euh... quoi donc ? Quelque chose de très « émotivationnel », je suppose. J’ai donc dû m’y reprendre à plusieurs fois pour saisir qu’ici tel personnage pensait tel chose, et le pourquoi, là, de tel autre événement... Et encore, même après trois ou quatre relectures, certaines énigmes demeurent... des mystères. De fait, une grosse part de l’action est structurée par les dialogues. Et là, de nouveau le bât blesse. Car, si la qualité littéraire des ouvrages Harlequin est certainement proche du néant, l’on sait bien que dans un roman, le plus difficile en terme de finesse d’écriture et de crédibilité, ce sont les dialogues. En bref, d’un ouvrage déjà faible, la transcription « manga » n’a conservé, par la force des choses, que le plus faible : les dialogues, dont certains doivent être repris texto du roman. Et de ces dialogues, je ne sais même pas si j’ai envie d’en rire. D’où mon impression finale que le texte initial devait être moins risible que son adaptation. Tout cela est si mauvais, dans tous les « compartiments » qui constituent une BD, qu’un véritable amoureux du genre risquerait fort d’avoir envie de se pendre après une telle lecture (j’avoue que je fus tenté). Le choc traumatique passé (à savoir qu’on puisse faire pire que le brouet initial, et qu’il existe des personnes aussi dépourvues d’amour-propre pour produire et éditer des trucs pareils), il devient néanmoins possible de se détacher de la triste réalité des choses, et d’apprécier ce ratage au deuxième, troisième, voire quatrième ou cinquième degré. Certaines scènes sont tellement nulles qu’elles ne peuvent, en effet, que provoquer un immense éclat de rire. Mais, cependant, même dans ce cadre, l’auteur se montre fort contrariant, car des scènes qui parviennent à toucher le paroxysme du ridicule, il n’en est point tant que cela, désolé. Néanmoins, avec un peu d’effort, on peut parier sans trop de risque que l’auteur eut réussi à nous pondre une œuvre digne de l’humour absurde des Monthy Python. Car, au final, c’est ainsi qu’il faut prendre cet « ouvrage » : une longue démonstration d’humour non sense (totalement involontaire, bien sûr, était-ce utile de le rappeler ? ;) ). Alors, si vous appréciez ce genre d’humour, vous pouvez toujours tenter. Sinon... Ne reste que l’autodafé.
Smax
Je n'ai pas aimé cette BD parce qu'elle est classée en 2 ième année du primaire dans une bibliothèque scolaire. Elle aurait pu être classée en 6 ième année du primaire et mon avis n'aurait peut-être pas été le même. Mais c'est une BD proposant de la vulgarité, du voyeurisme et de la pornographie pour de jeunes enfants de 6 à 8 ans. Serait conseillé pour de jeunes ados.
J'ai tué Adolf Hitler
Moi aussi j'ai été accroché par le titre et je m'attendais à m'amuser. Le thème du voyage dans le temps a de quoi alimenter un certain délire, surtout associé à un personnage aussi sinistre qu'Hitler. Malheureusement, la narration s'enferme dans des lourdeurs et dans des ficelles assez érodées. Le paradoxe temporel n'est pas exploité comme il l'aurait pu et l'histoire tourne vite en rond. Les histoires de voyage dans le temps remontent au moins à HG Wells et ont été abondamment traitées par les auteurs de science-fiction des années 50-60. Sans compter renouveler le genre, il eut été agréable que le thème fût éclairé d'un autre jour, surtout avec une trame "historique" revendiquée à partir du titre... Je ne connais pas Jason mais je reconnais que ce n'est pas ce bouquin qui m'a donné envie de le découvrir...