"Game Over" est une série dérivée de Kid Paddle.
Les sketches mettent en scène le barbare des jeux vidéo de la série mère. Je n’aimais par particulièrement ces gags dans Kid mais un de temps en temps, ça passait ; mais là, une BD complète, c’est l’overdose. Pour rédiger ces histoires, on retrouve bien sûr Midam, mais cette fois ci il est aidé par Augustin, Adam, Thiriet et Bercovici. Ça fait beaucoup de monde pour une série dénuée de texte et très pauvre scénaristiquement parlé.
Au dessin, c’est toujours Midam mais là, il est accompagné par Adam. C’est la même qualité que sur Kid Paddle mais encore en plus simplifié, les fonds sont toujours systématiquement vides. (Les couleurs d’Angèle sont aussi les mêmes).
Je note 1/5, car je n’ai vraiment pas aimé. Mais dans mon supplice, j’ai eu de la chance, car en CINQ MINUTES la lecture était bâclée. Ben oui, il n’y a pas de texte et les dessins, il n’y a pas besoin de s’attarder deux plombs dessus pour tout voir. Ce n’est pas de la lecture, c’est du feuilletage.
Si l'on vous demandait ce qui caractérise le plus le sud de la France, que répondriez-vous? Le soleil certes, les cigales d'accord, et....? Et....? Oui, petits malins, vous avez trouvé! La pétanque bien sûr!
C'est fondé sur ce monumental cliché qu'en juin 2006, à la veille de grandes vacances où les migrations australes s'amorcent, sort le premier tome des bien nommés "pétanqueurs".
Comme à l'accoutumée dans les BD d'humour estampillées "Bamboo", une galerie de personnages bien typés est mise en place, qui interviendront de façon récurrente dans chacun des gags.
Et bien sûr, on retrouve un dessin bien rondouillet pas vraiment désagréable, avec des couleurs pas trop flashy. A noter tout de même les visages à tendance biscornues.
Qu'est-ce qui fait l'originalité de cette série?
Tout d'abord, les gags tentent tant bien que mal d'exploiter tous les préjugés inhérents aux joueurs de pétanques. On peut les classer en trois sortes:
_ceux qui insistent sur le côté "accro" des pétanqueurs à leur activité
_ceux qui se moquent des Parisiens qui ne savent pas jouer à la pétanque
_ la troisième catégorie m'échappe mais ça va revenir
La vraie originalité de cette série, c'est son fort ancrage au Sud. Tous les clichés sont là: le côté grande-gueule, les apéritifs, les engueulades, mais surtout l'accent et les expressions du langage.
Personnellement, je n'ai jamais entendu personne parler comme ça. Et sur le papier, ça donne un charabia presque incompréhensible, qui gâche le plaisir de la lecture.
Une BD qui plaira peut-être aux méridionaux, mais pour moi désolé c'est la note minimale.
Note approximative: 1,5/5.
L'adjectif qui me vient à l'esprit pour qualifier cette BD, c'est transparent. Il n'y a rien de vraiment nouveau autant d'un point de vue du scénario que du dessin. On se croirait dans une énième série policière américaine sans intérêt, qu'on a déjà vu 100 fois et qu'on oublie dès le générique de fin. Je n'ai d'ailleurs que feuilleté le deuxième tome tellement c'est insipide.
L'Eglise condamnait au Moyen-âge les marchands qui vendaient les étoffes en faisant crédit. L'acheteur avait le bien plus rapidement mais cela coûtait plus cher. Cette pratique lucrative était contraire aux préceptes du Christ car le temps n'appartient qu'à Dieu. Triste époque !
Partant de ce postulat intéressant, ce récit va se perdre dans des méandres jusqu'à renier son genre en plongeant dans un pseudo-fantastique qui n'était pas de mise. Le second tome est d'ailleurs d'une fainéantise intellectuelle sans pareille ! Je comprends que cette série ait été abandonnée. Pourtant, elle porte la signature de Corbeyran.
Juste un mot sur le dessin : les planches sont d'une qualité très inégale tout au long de ces deux tomes alternant le pire et le mauvais.
Déjà que je n'aimais pas trop l'anime qui me laissait froid, le manga m'a achevé... dans le mauvais sens du terme !
Tout dans le dessin est moche : Les personnages, le décor, le vaisseau et surtout le montage qui semble avoir été fait par un débutant. Le scénario est lent et il ne se passe pas grand chose. Pas de combat, juste des membres du vaisseau qui partent en éclaireurs.
Je crois que la nullité du scénario vient du fait que la série date un peu, mais ce n'est pas vraiment une excuse car plusieurs Tezuka plus vieux que ça ont mieux vieilli.
La série la plus insignifiante de l'histoire de Fluide Glacial.
C'est une variation sur la même situation. Pépé malin nous raconte un de ses trucs de jeunesse pour pouvoir toucher et voir nue des femmes à gros seins qui se ressemblent souvent. À la fin, on le voit dans son lit d'hôpital regretter le bon vieux temps et accompagné d'infirmières qui le trouvent malin. Le malin, c'est surtout Hugot qui a réussit à faire vendre cette cochonnerie remplie de gags idiots et de filles à poil.
Bon. Commençons par le dessin : je le qualifierais d’honnête noir et blanc, pas transcendant mais assez fin, vivant, et avec un tramage plutôt judicieux, qui le rend assez agréable à l’oeil. Ce n’est donc pas lui qui explique la sévérité de ma note.
Non, c’est l’histoire (ou plutôt -devrais-je écrire- son absence) qui vaut à cet album ce 1/5 bien senti. De quoi s’agit-il ? De la chronique de la vie au quotidien des habitants d’un immeuble. Ce n’est pas palpitant, loin de là. On suit donc au jour le jour, les petites mésaventures de l’étourdie du 3ème, qui claque la porte sans prendre ses clefs, qui, un autre jour s’aperçoit qu’elle a les fesses plates, qui un autre jour encore, se dispute avec son copain la fin d’un tube de dentifrice,... Enfin, bref, c’est pas passionnant tout ça, et même assez cucul la praline, par moment. Et leurs voisins sont encore moins attachants.
Alors, mon impression globale, en refermant l’album : une chronique douce-amère d’un quotidien affligeant de banalité, qui ne s’éloigne que très rarement des contingences bassement matérielles, qui se laisse quand même lire, certes, mais dont je n’attends nullement la suite. Bref, maintenant que je sais qu’on peut vendre ce genre de... euh... scénario (?), je me dis que je devrais peut-être m’y mettre. Enfin, si vous aimez ce qu’écrit Philippe Delerm, allez-y, vous y trouverez peut-être votre bonheur. Personnellement, ce n’est vraiment pas ma tasse de thé,...euh... ma chope de bière ! ;)
Triste histoire !
Je n'ai vraiment pas aimé ! Ni le scénario, ni le dessin, rien.
L'histoire : la chute est assez bien amenée, mais son contenu m'a profondément déplu. Le personnage principal est franchement sympathique dans les toutes premières pages, mais par la suite, je l'ai trouvé profondément exaspérant. Du coup, sa descente aux enfers ne m'a pas touchée et j'ai trouvé ignoble et injustifiable, l'acte auquel elle conduit le narrateur.
Le dessin : trop de hachures, un style qui fait brouillon, peu plaisant à regarder.
Quant aux relents de romantisme inodores, je cherche encore !
Je ne vois pas bien la raison d'être d'un tel album, en fait.
Jean-Claude VanDamme est plus connu pour ses digressions philosophiques que pour ses prestations cinématographiques. Tant et si bien qu'il en est (presque) devenu phénomène de société. Après la télévision, la radio, et bientôt le cinéma, il fallait bien que la bande-dessinée elle aussi exploite ce filon porteur.
Que nous propose donc "Ze world selon Jean-Claude"?
Un mot sur le graphisme: on voit que du soin a été apporté à la réalisation, les dessins sont corrects, les décors existent, on ne peut pas reprocher que le travail ait été bâclé à ce niveau-là, comme c'est le cas dans quantités de BDs d'humour. Mais qu'en est-il de l'essentiel, c'est-à-dire du contenu?
Chaque page est en fait le développement, plus ou moins fidèle, d'une citation du célèbre Belgo-Américain.
On voit donc Jean-Claude en quête de son "mind" profond, Jean-Claude essayer de casser des noisettes avec ses fesses, Jean-Claude distribuer des droites et... c'est tout (ou presque). Bien peu de chose en fait.
Est-ce drôle? Même pas. Répétitifs et lourds, les gags font moins (sou)rire que les citations en elles-mêmes. A vrai dire, je n'avais rien lu d'aussi creux depuis Les Brunes.
Dans le genre de la récupération commerciale d'un phénomène médiatique, on a fait beaucoup mieux.
Bouh quelle déception !
"Fraise et chocolat" m'a laissé complètement de marbre. Aurelia Aurita nous raconte avec force détails sa vie sexuelle avec Boilet... et force est de constater que je m'en contrefiche, et que j'aurais même tendance à dire que leur intimité ne regarde qu'eux.
Encore, si il y avait eu une certaine sensualité dans le dessin, je ne dis pas... mais je n'accroche pas du tout au dessin simpliste d'Aurelia Aurita. Le visage de Boilet se fond mal dans le reste du dessin, et certains passages sont je trouve mal maîtrisés.
Bref, cette BD ne m'a fait ni chaud ni froid...
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Game Over
"Game Over" est une série dérivée de Kid Paddle. Les sketches mettent en scène le barbare des jeux vidéo de la série mère. Je n’aimais par particulièrement ces gags dans Kid mais un de temps en temps, ça passait ; mais là, une BD complète, c’est l’overdose. Pour rédiger ces histoires, on retrouve bien sûr Midam, mais cette fois ci il est aidé par Augustin, Adam, Thiriet et Bercovici. Ça fait beaucoup de monde pour une série dénuée de texte et très pauvre scénaristiquement parlé. Au dessin, c’est toujours Midam mais là, il est accompagné par Adam. C’est la même qualité que sur Kid Paddle mais encore en plus simplifié, les fonds sont toujours systématiquement vides. (Les couleurs d’Angèle sont aussi les mêmes). Je note 1/5, car je n’ai vraiment pas aimé. Mais dans mon supplice, j’ai eu de la chance, car en CINQ MINUTES la lecture était bâclée. Ben oui, il n’y a pas de texte et les dessins, il n’y a pas besoin de s’attarder deux plombs dessus pour tout voir. Ce n’est pas de la lecture, c’est du feuilletage.
Les Pétanqueurs
Si l'on vous demandait ce qui caractérise le plus le sud de la France, que répondriez-vous? Le soleil certes, les cigales d'accord, et....? Et....? Oui, petits malins, vous avez trouvé! La pétanque bien sûr! C'est fondé sur ce monumental cliché qu'en juin 2006, à la veille de grandes vacances où les migrations australes s'amorcent, sort le premier tome des bien nommés "pétanqueurs". Comme à l'accoutumée dans les BD d'humour estampillées "Bamboo", une galerie de personnages bien typés est mise en place, qui interviendront de façon récurrente dans chacun des gags. Et bien sûr, on retrouve un dessin bien rondouillet pas vraiment désagréable, avec des couleurs pas trop flashy. A noter tout de même les visages à tendance biscornues. Qu'est-ce qui fait l'originalité de cette série? Tout d'abord, les gags tentent tant bien que mal d'exploiter tous les préjugés inhérents aux joueurs de pétanques. On peut les classer en trois sortes: _ceux qui insistent sur le côté "accro" des pétanqueurs à leur activité _ceux qui se moquent des Parisiens qui ne savent pas jouer à la pétanque _ la troisième catégorie m'échappe mais ça va revenir La vraie originalité de cette série, c'est son fort ancrage au Sud. Tous les clichés sont là: le côté grande-gueule, les apéritifs, les engueulades, mais surtout l'accent et les expressions du langage. Personnellement, je n'ai jamais entendu personne parler comme ça. Et sur le papier, ça donne un charabia presque incompréhensible, qui gâche le plaisir de la lecture. Une BD qui plaira peut-être aux méridionaux, mais pour moi désolé c'est la note minimale. Note approximative: 1,5/5.
Kane
L'adjectif qui me vient à l'esprit pour qualifier cette BD, c'est transparent. Il n'y a rien de vraiment nouveau autant d'un point de vue du scénario que du dessin. On se croirait dans une énième série policière américaine sans intérêt, qu'on a déjà vu 100 fois et qu'on oublie dès le générique de fin. Je n'ai d'ailleurs que feuilleté le deuxième tome tellement c'est insipide.
Le Marchand de temps
L'Eglise condamnait au Moyen-âge les marchands qui vendaient les étoffes en faisant crédit. L'acheteur avait le bien plus rapidement mais cela coûtait plus cher. Cette pratique lucrative était contraire aux préceptes du Christ car le temps n'appartient qu'à Dieu. Triste époque ! Partant de ce postulat intéressant, ce récit va se perdre dans des méandres jusqu'à renier son genre en plongeant dans un pseudo-fantastique qui n'était pas de mise. Le second tome est d'ailleurs d'une fainéantise intellectuelle sans pareille ! Je comprends que cette série ait été abandonnée. Pourtant, elle porte la signature de Corbeyran. Juste un mot sur le dessin : les planches sont d'une qualité très inégale tout au long de ces deux tomes alternant le pire et le mauvais.
Capitaine Albator
Déjà que je n'aimais pas trop l'anime qui me laissait froid, le manga m'a achevé... dans le mauvais sens du terme ! Tout dans le dessin est moche : Les personnages, le décor, le vaisseau et surtout le montage qui semble avoir été fait par un débutant. Le scénario est lent et il ne se passe pas grand chose. Pas de combat, juste des membres du vaisseau qui partent en éclaireurs. Je crois que la nullité du scénario vient du fait que la série date un peu, mais ce n'est pas vraiment une excuse car plusieurs Tezuka plus vieux que ça ont mieux vieilli.
Pépé Malin
La série la plus insignifiante de l'histoire de Fluide Glacial. C'est une variation sur la même situation. Pépé malin nous raconte un de ses trucs de jeunesse pour pouvoir toucher et voir nue des femmes à gros seins qui se ressemblent souvent. À la fin, on le voit dans son lit d'hôpital regretter le bon vieux temps et accompagné d'infirmières qui le trouvent malin. Le malin, c'est surtout Hugot qui a réussit à faire vendre cette cochonnerie remplie de gags idiots et de filles à poil.
L'Immeuble d'en face
Bon. Commençons par le dessin : je le qualifierais d’honnête noir et blanc, pas transcendant mais assez fin, vivant, et avec un tramage plutôt judicieux, qui le rend assez agréable à l’oeil. Ce n’est donc pas lui qui explique la sévérité de ma note. Non, c’est l’histoire (ou plutôt -devrais-je écrire- son absence) qui vaut à cet album ce 1/5 bien senti. De quoi s’agit-il ? De la chronique de la vie au quotidien des habitants d’un immeuble. Ce n’est pas palpitant, loin de là. On suit donc au jour le jour, les petites mésaventures de l’étourdie du 3ème, qui claque la porte sans prendre ses clefs, qui, un autre jour s’aperçoit qu’elle a les fesses plates, qui un autre jour encore, se dispute avec son copain la fin d’un tube de dentifrice,... Enfin, bref, c’est pas passionnant tout ça, et même assez cucul la praline, par moment. Et leurs voisins sont encore moins attachants. Alors, mon impression globale, en refermant l’album : une chronique douce-amère d’un quotidien affligeant de banalité, qui ne s’éloigne que très rarement des contingences bassement matérielles, qui se laisse quand même lire, certes, mais dont je n’attends nullement la suite. Bref, maintenant que je sais qu’on peut vendre ce genre de... euh... scénario (?), je me dis que je devrais peut-être m’y mettre. Enfin, si vous aimez ce qu’écrit Philippe Delerm, allez-y, vous y trouverez peut-être votre bonheur. Personnellement, ce n’est vraiment pas ma tasse de thé,...euh... ma chope de bière ! ;)
Eeeh ouais bonhomme
Triste histoire ! Je n'ai vraiment pas aimé ! Ni le scénario, ni le dessin, rien. L'histoire : la chute est assez bien amenée, mais son contenu m'a profondément déplu. Le personnage principal est franchement sympathique dans les toutes premières pages, mais par la suite, je l'ai trouvé profondément exaspérant. Du coup, sa descente aux enfers ne m'a pas touchée et j'ai trouvé ignoble et injustifiable, l'acte auquel elle conduit le narrateur. Le dessin : trop de hachures, un style qui fait brouillon, peu plaisant à regarder. Quant aux relents de romantisme inodores, je cherche encore ! Je ne vois pas bien la raison d'être d'un tel album, en fait.
Ze World selon Jean-Claude
Jean-Claude VanDamme est plus connu pour ses digressions philosophiques que pour ses prestations cinématographiques. Tant et si bien qu'il en est (presque) devenu phénomène de société. Après la télévision, la radio, et bientôt le cinéma, il fallait bien que la bande-dessinée elle aussi exploite ce filon porteur. Que nous propose donc "Ze world selon Jean-Claude"? Un mot sur le graphisme: on voit que du soin a été apporté à la réalisation, les dessins sont corrects, les décors existent, on ne peut pas reprocher que le travail ait été bâclé à ce niveau-là, comme c'est le cas dans quantités de BDs d'humour. Mais qu'en est-il de l'essentiel, c'est-à-dire du contenu? Chaque page est en fait le développement, plus ou moins fidèle, d'une citation du célèbre Belgo-Américain. On voit donc Jean-Claude en quête de son "mind" profond, Jean-Claude essayer de casser des noisettes avec ses fesses, Jean-Claude distribuer des droites et... c'est tout (ou presque). Bien peu de chose en fait. Est-ce drôle? Même pas. Répétitifs et lourds, les gags font moins (sou)rire que les citations en elles-mêmes. A vrai dire, je n'avais rien lu d'aussi creux depuis Les Brunes. Dans le genre de la récupération commerciale d'un phénomène médiatique, on a fait beaucoup mieux.
Fraise et Chocolat
Bouh quelle déception ! "Fraise et chocolat" m'a laissé complètement de marbre. Aurelia Aurita nous raconte avec force détails sa vie sexuelle avec Boilet... et force est de constater que je m'en contrefiche, et que j'aurais même tendance à dire que leur intimité ne regarde qu'eux. Encore, si il y avait eu une certaine sensualité dans le dessin, je ne dis pas... mais je n'accroche pas du tout au dessin simpliste d'Aurelia Aurita. Le visage de Boilet se fond mal dans le reste du dessin, et certains passages sont je trouve mal maîtrisés. Bref, cette BD ne m'a fait ni chaud ni froid...