Alors là je pense qu'on a une bd vraiment sans aucun intérêt.
Comme l'a souligné Ro, l'histoire tient en une ligne, un fait divers, ou plutôt un non fait divers à partir duquel Ruppert et Mulot, les expérimentateurs en chef de la BD d'auteur française, essaient de broder une histoire. Il n'y a pas de fin, ça s'arrête en pleine "action". Je vais probablement me faire traiter de neuneu, mais là j'avoue que la finalité de l'ensemble m'échappe. Les personnages ne sont guère plus que des esquisses, et du coup le manque d'expression ne permet pas de s'y intéresser plus que ça.
Hum alors...
J’ai eu du mal à finir le premier tome de ce nouveau manga.
D'abord parce que l'action est assez confuse : ça commence par l'immédiat instant après un accident de car. Un retour en arrière nous permet de comprendre ce qu'il s'est passé, mais après, c'est très confus. On se retrouve avec un groupe de lycéennes soi-disant investies de pouvoir qui les font s'appeler Sorcières, qui paniquent complètement dans les bois. Pour un peu j'avais l'impression de me retrouver dans Blair Witch... Mais là au contraire, il y a un peu d'action, mais c'est plutôt confus. En général un "Baaaam !" est encadré par un des traits, et ensuite l'un des protagonistes dit "qu'est-ce qu'il s'est passé ?", et juste après on voit l'une des cruches éventrée, clouée à un arbre et les tripes sur les pieds. Rassurez-vous, le style "classique" de l'auteur ne permet pas d'apposer l'étiquette "gore" sur ce manga, même s'il y a un peu de sang. Un soupçon de fan service aussi, avec une vue plongeante sur une culotte et deux tétons par-ci par là.
Mais pour le reste, c'est à peu près nul.
Je me suis arrêté au tome 3 et je pense que j'aurai beaucoup de mal à aller au-delà...
L'histoire manque vraiment de rythme, à la fin du 3ème tome il n'y a pas énormément plus d'avancées depuis le 1er tome... C'est franchement lent et pas vraiment de personnages pour tenir l'histoire.
Et que dire des scènes de sexe... Elles ne servent à rien, et sont (pour moi) trop explicites... Je veux bien que dans le mythe du vampire, il y ait ce coté attirant, sexuel... mais là c'est trop... Je trouve que ces scènes sont uniquement là pour foutre des gonzesses et des hommes à poil... aucun intérêt !!
Par contre rien à redire coté dessin, c'est beau, fin, et bien détaillé.
Une BD à marquer (personnellement) d'une pierre blanche puisqu'il s'agit de mon 1er avis négatif sur ce site !!! ^^
C'est à grand renfort de promotion télévisée (avec un passage remarqué chez Fogiel), qu'Eve Angeli -chanteuse, actrice (?), égérie de télé-réalité- a tenté de lancer sa première BD, "la revanche des blondes". Etonnant tout de même de la part d'une fausse blonde!
Le postulat est simple: remarquant à raison que les blagues sur les blondes fleurissent depuis quelques années (dans l'introduction, on trouve même un clin d'oeil à la BD Les Blondes), Eve Angeli et deux de ses comparses dont j'ai oublié les noms, entreprennent de se rébeller dans la vie quotidienne.
Leurs cibles sont ceux-là mêmes qui sont censés se moquer d'elles, à savoir les gros machos (dans la BD, ce spécimen est représenté par un mâle méditerranéen pas du tout caricatural), et les brunes jalouses.
Bien sûr, dans la BD, les blondes affichent toutes une plastique superbe, et ne se privent d'ailleurs pas d'afficher leurs atouts par des tenues affriolantes. Ceux qui ont l'oeil remarqueront qu'Eve affiche des tenues (la tenue de cow-girl par exemple) qu'on aura déjà vue porter dans la vraie vie.
Honnêtement, les gags sont vraiment nuls (d'habitude je n'aime pas être aussi catégorique, mais là c'est au-dessus de mes forces). Pas d'immoralité ou quelque chose de ce genre, mais vraiment la platitude extrême. Les chutes sont toujours les mêmes: le trio de blondes se vengent ou se moquent toujours des mêmes (les machos, les brunes, voire leurs ex) et toujours de la même façon, par des petits coups tordus, et parfois par des bons mots.
Seul point positif: le dessin est d'agréable facture.
Ca ne me dérange pas qu'Eve Angeli tente de donner un coup de pouce à sa carrière d'égérie de la superficialité par le biais de la bande-dessinée, mais m'est avis que ce n'est pas par cette BD sans intérêt qu'elle se fera un nom dans le milieu (ce qui n'est évidemment pas son objectif).
Pas grand chose à dire de plus que mon prédécesseur.
Je rajouterais peut-être que la série qui s'annonce me semble calibrée pour un passage à une version animée, tant la répétition des codes visuels et des styles de décors se prêtent à une systématisation, comme si on avait plutôt affaire à un cahier des charges en bonne et due forme pour animateurs/infographistes africains ou philippins payés au lance-pierre.
Enfin bref, on est dans le produit dérivé, sans plus d'ambition que pour la vente de badges ou de verres moutarde "Taxi".
Brave Besson qui continue son combat pour l'acceptation de la culture populaire par les élites. Bientôt même la masse s'en détournera, les béotiens !!
Dans cet album de chez Cornélius, on nous propose Shin'ichi Abe comme un maître du gekiga, un auteur majeur dont toute l'oeuvre n'a pu être sauvée de l'oubli... C'était déjà le cas dans Paradis, qui était une vaste fumisterie.
Ici Abe montre à nouveau son savoir-faire pour faire du rien littéraire. Le néant narratif, un sujet qui porte sur la vacuité de l'existence, un faux rythme de langueur... Ah si, il se passe quelque chose dans ce recueil. il y a très exactement trois scènes de sexe, plus deux scènes où une femme se balade à poil (mais personne pour en profiter). Le problème, c'est que le trait d'Abe est vraiment moche, sauf peut-être dans les 3 premières histoires, où c'est juste pas beau. Dommage que je n'aie pas de quoi le scanner, mais il y a une pleine page d'une femme abominable. Elle est censée être belle, mais se retrouve avec une petite tête, des seins anatomiquement impossibles (et même pas dans le genre Pamela Anderson, hein).
Bref, c'est moche, c'est vide, Shin'ichi Abe n'est pas mon auteur préféré, loin de là même.
Peu importe le flacon, ce qui importe c’est l’ivresse.
Ici, le flacon est plutôt magnifique. En effet, une jolie blonde sur la couverture, et un titre imprimé en relief sur la couverture (je crois bien que c’est la première fois que je vois ça sur un manga) : franchement, le flacon promet l’ivresse. Mais si ivresse il y a, c’est celle que peut vous provoquer un horrible tord-boyaux. Alors, certes, le tord-boyaux est plutôt bien dessiné, ce qui atténue donc l’impression d’avoir affaire à une nullité infâme.
La qualité des dessins mis à part, c’est tout de même l’impression que j’en retire. Moralité de l’histoire : méfiez-vous des jolies blondes en couverture. Et aussi des résumés trompeurs.
Voici par exemple celui auquel j’ai eu droit sur le site où j’ai commandé le charmant Rose Hip Rose :
Shohei Aiba est un jeune Lycéen dont la principale préoccupation est de photographier les culottes des lycéennes dans les trains, pour approvisionner son site internet... Jusqu'au jour où il rencontre Kasumi Asakura. Sous son air de jeune lycéenne plus ou moins naïve, se cache Rose Hip, une combattante hors pair et le membre le plus efficace des brigades d'intervention de la police. Suite à un quiproquo, Shohei et elle se retrouvent à combattre un mystérieux "Bélier" terrorisant Tokyo.
Recherches faites, il s’avère certes qu’il ne s’agit pas d’un résumé officiel (puisqu’il n’est pas présent sur le site de l’éditeur), mais est issu d’un (probable) communiqué de presse pour présenter la série. Il n’empêche qu’on peut le retrouver un peu partout sur le web.
Et là où le bât blesse, c’est qu’il est absolument inexact en ce qui concerne le tome 1.
À la lecture donc de ce « résumé », je m’attendais à trouver le loser habituel qui, suite à un quiproquo, se retrouve donc à faire équipe avec une sorte de James Bond au féminin. A priori, voilà qui pouvait s’avérer sympa. Pour faire un jeu de mots : la belle et le bête.
Oui, sauf que non.
Quand le premier tome s’achève, la belle et le pseudo-benêt ne semblent guère en passe de faire équipe. De ce point de vue, ce tome ressemble surtout à une (trop) longue introduction.
Mais si ce n’était que cela... Le plus ennuyant, et le plus rageant, c’est que ce manga cumule les poncifs et les clichés, et pas des plus reluisants.
De une, son héroïne, qui est traitée à la limite du vulgaire objet de fantasme sexuel (un peu comme Ray, d’ailleurs, sauf que dans Ray l’histoire est largement meilleure). Chaque chapitre s’ouvre par une pose de l’héroïne assise, jambes écartées, et dont les vêtements s’échancrent de plus en plus à mesure que les chapitres avancent. C’est dire tout le respect qu’éprouve l’auteur pour son « héroïne ».
Étant à elle toute seule une unité d’élite, elle est donc vêtue d’une combinaison d’intervention telle qu’en portent les unités spécialisées. Enfin, presque comme celle des unités type SWAT ou GIGN. Faut pas déconner, non plus. Ici, on est dans le shonen racoleur et vulgaire. La femme n’y est qu’un morceau de chair chargé d’exciter la libido des mâles décervelés. Donc, notre « No Murder Angel » se voit affublée d’une combinaison assez particulière : au lieu d’un pantalon classique, elle est vêtue d’un short asymétrique, de longueur bermuda sur une jambe, et sans longueur sur l’autre (genre short ultra mini, ou culotte de maillot de bain). Et puis, comme son short est, oups, taille basse, et que les arsenaux de la police n’ont pas été en mesure de lui fournir un veston à sa taille, et ben, mince alors !, on voit son nombril. Manque de bol alors... Mais, vous inquiétez pas, hein, c’est pas grave. Car ce manque de protection ne l’empêche pas de passer au travers d’une verrière, qui se brise en mille morceaux, sans subir la moindre égratignure. Incassable, la fille... Si c’est comme ça, pourquoi le mangaka n’a pas cédé à son désir le plus évident : la dénuder totalement ?
À cette question, on pourrait répondre : parce qu’il fallait bien faire semblant de la considérer comme une héroïne. Mais l’auteur se rattrape, heureusement !, grâce au porno-gore. Tendance à la limite de l’abject qu’on voit d’ailleurs fleurir de plus en plus. Vous prenez donc un affreux méchant, qui s’en prend aux femmes. Pourquoi aux femmes ? Pour le rendre plus méchant ? Non, parce que ça permet ainsi à l’auteur de balancer (au sens strict) un cadavre féminin totalement dénudé. Cadavre par ailleurs affreusement mutilé (ça va que c’est du noir et blanc un manga, sinon...), histoire de pas faire croire qu’on soit dans le registre « je montre des filles nues ». Mais non, bien sûr, c’est juste du réalisme policier.
En fait, c’est doublement racoleur. C’est même puant.
À part cela, dans un registre plus anecdotique, on fait de cette fliquette d’élite une lycéenne de 17 ans, histoire de faire baver le puceau pré- ou légèrement post-pubère, en lui laisser imaginer qu’il pourrait rencontrer ce genre de fille dans sa classe.
On nous agrémente aussi d’un syndrome « Loïs Lane » inversé. À savoir qu’il suffit d’une paire de lunettes pour que le « héros » ne reconnaisse pas l’héroïne lorsqu’elle devient la super-flic (peut-être aussi d’une perruque, mais ce n’est pas très évident dans le manga avec cette absence de couleurs).
De plus, le grand méchant est d’un ridicule achevé. Du genre à passer sa langue sur le côté non tranchant de sa lame, tout en ricanant « hin, hin, hin ». Histoire de montrer combien il est fou et méchant. Bouh, je frémis de peur. En bref : l’aspect « slasher » est totalement raté.
Mais pour conclure par du lourd, notons que le « héros », devant le cadavre mutilé, a pour seul réflexe de prendre une photo sur son portable. Le découvrant, l’héroïne ne s’étonne pas un seul instant de son absence totale d’émotions. Non, pas du tout. C’est vrai, ce cadavre de femme, c’est juste un truc pour racoler les voyeurs, alors pourquoi lui montrer la moindre considération ? Pourquoi feindre la moindre humanité ? Remarquons juste, au passage, que cela a surtout permis de remontrer en gros plan une paire de seins dénudés.
Vous l’aurez donc compris, je ne saurais féliciter Pika pour avoir mis tant de soin à publier un titre aussi répugnant.
Waoh.
Je crois que je n'ai jamais lu un truc aussi mauvais. Parfois, quand le dessin me révulse, l'histoire contient une étincelle qui me permet de l'apprécier un peu. D'autres fois l'histoire n'a aucun sens, mais le dessin la sauve...
Ici tout est réuni pour foirer la publication. Le dessin est plutôt mauvais, les combats sont montés de façon à ce qu'on ne comprenne pas ce qu'il se passe, et l'histoire... Et bien elle ne rime à rien. Montrer des trous de balle de chevaux en train de déféquer, ou des seins pendouillants, je ne suis pas sûr que ce soit réellement intéressant. Cela émaille une histoire où l'on suit vaguement les aventures d'un jeune pêcheur complètement idiot, qui se bat avec des espèces de samouraïs (je ne connais pas le terme coréen) encore plus bêtes que lui, bêtes à manger du foin.
Affreux, bête et même pas méchant. Juste inutile.
La pression sur les épaules des auteurs, Dikeuss et Tiho, était énorme : ces jeunes loups de la BD parviendraient-ils à retranscrire sur papier le cocktail détonnant qui assure en France, de la banlieue à la province, le succès des films "Taxi", ce mélange d'humour à la fois vieille France et juvénile, raciste, misogyne, à la bêtise satisfaite, sur fond d'action débridée ?
Heureusement, dès le début, le fan de base pourra être rassuré. Si l'on excepte le fait que les deux héros ne ressemblent pas vraiment à leurs homologues réels, l'esprit des productions Besson est bien présent.
Les 2 premières planches, avec Daniel, sont là pour montrer que les gags puérils, bébêtes et inoffensifs (doublée par le taxi ultrarapide, une voiture en perd sa carrosserie) seront au rendez-vous, de même que des dialogues à l'humour beauf ("Etre une femme ou conduire, il faut choisir").
Les deux planches suivantes, avec Emilien, dissiperont les doutes de ceux qui craindraient de la subtilité et un scénario "prise-de-tête" pour intellos : un méchant Noir looké "Evil Banania" gardé par 3 flics s'évade des Baumettes à l'aide d'une mini-bombe hi-tech dissimulée dans sa grosse bouche lippue, assez puissante pour détruire un mur de prison tout en ne blessant personne dans la pièce, tandis que notre héros tente de le stopper à coups de sandwich. Ouf, ça va, des mots compliqués comme "crédibilité" et "vraisemblance" ne viendront pas nous fatiguer le cerveau.
Les quelques planches qui suivent en repassent encore une couche dans le genre : oui, il y aura de la grosse bagnole de sport qui roule vite pour des poursuites à la James Bond ; oui, il y aura de la bombasse en minijupe et on en montrera autant qu'un produit "tous publics" y est autorisé ; oui, il y aura le gros commissaire chauve nerveux pour assurer quelques gags faciles ; oui, les méchants ont bien été sélectionnés parmi les traditionnels ennemis de la loi et de la France telles que vues par Luc Besson, on a l'Africain, le Chinois et le Russe, et ils sont d'ailleurs appelés ainsi dans l'album plutôt que par des noms, parce qu'il faut déjà retenir "Daniel", "Emilien" et "Svetlana Babouschkine", si en plus il faut aussi donner de vrais noms au négro, au chinetoque et au popof ça va être trop compliqué, on est chez Besson ici, pas chez Ingmar Bergman bordel.
Une fois les bases posées, l'album assure son quota de grosses cascades qui coûtent pas cher dans un livre, avec plein de véhicules qui roulent vite, explosent, font des super dérapages, explosent, se transforment, explosent, volent, explosent, et bien sûr, plein de gags amenant la chemise de Svetlana à éclater pour dévoiler son soutien-gorge et le gros commissaire à se retrouver le nez entre ses seins (dommage qu'ils n'explosent pas aussi, pour un combo gag + cascade).
En résumé, le fan de Taxi en aura pour son argent, la plus grosse différence avec les épisodes cinématographiques étant qu'on sent dans cette BD un peu moins d'arrogance dans la connerie (la non-ressemblance du héros avec le vrai Samy Naceri, sorte de personnification parfaite de l'esprit "production Luc Besson pour bourrins fiers d'être cons", étant à mon avis pour beaucoup pour rendre cet album plus tolérable que les films), le non-fan s'ennuiera d'autant plus que son adolescence est loin derrière lui.
C'est ni plus nul ni plus couillon qu'un manga pour jeunes garçons, et c'est pas plus moche que la moyenne des "BDs de supermarché", mais en ma qualité d'intello snob j'ai du mal à mettre plus d'1/5 quand même.
Je ne connaissais pas Ray, mais ses critiques plutôt correctes et l'adoration que je voue à Black Jack m'ont fait franchir le pas avec ce one shot.
J'ai été très très très déçu : aucun charisme de l'héroïne, malgré un passé plutôt chargé et des motivations compréhensibles. Le rapport avec le célèbre chirurgien est des plus artificiels (oui, il l'a opéré... et ???????) et il ne ressort à mes yeux vraiment rien d'intéressant de leur rencontre. Black Jack a peut-être servi de modèle au scénariste de Ray et Ray+, mais l'oeuvre qui a résulté de cet hommage est des plus dispensables.
Quant au dessin qui paraît plutôt raffiné sur les couvertures, il est au final très classique, et même guère maîtrisé sur certaines planches.
La série Ray est-elle meilleure ? Peut-être... mais je ne le saurai jamais : ce Ray+ ne donne pas du tout envie d'en savoir plus sur les aventures de cette jeune fille.
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Alors là je pense qu'on a une bd vraiment sans aucun intérêt. Comme l'a souligné Ro, l'histoire tient en une ligne, un fait divers, ou plutôt un non fait divers à partir duquel Ruppert et Mulot, les expérimentateurs en chef de la BD d'auteur française, essaient de broder une histoire. Il n'y a pas de fin, ça s'arrête en pleine "action". Je vais probablement me faire traiter de neuneu, mais là j'avoue que la finalité de l'ensemble m'échappe. Les personnages ne sont guère plus que des esquisses, et du coup le manque d'expression ne permet pas de s'y intéresser plus que ça.
Innocent W
Hum alors... J’ai eu du mal à finir le premier tome de ce nouveau manga. D'abord parce que l'action est assez confuse : ça commence par l'immédiat instant après un accident de car. Un retour en arrière nous permet de comprendre ce qu'il s'est passé, mais après, c'est très confus. On se retrouve avec un groupe de lycéennes soi-disant investies de pouvoir qui les font s'appeler Sorcières, qui paniquent complètement dans les bois. Pour un peu j'avais l'impression de me retrouver dans Blair Witch... Mais là au contraire, il y a un peu d'action, mais c'est plutôt confus. En général un "Baaaam !" est encadré par un des traits, et ensuite l'un des protagonistes dit "qu'est-ce qu'il s'est passé ?", et juste après on voit l'une des cruches éventrée, clouée à un arbre et les tripes sur les pieds. Rassurez-vous, le style "classique" de l'auteur ne permet pas d'apposer l'étiquette "gore" sur ce manga, même s'il y a un peu de sang. Un soupçon de fan service aussi, avec une vue plongeante sur une culotte et deux tétons par-ci par là. Mais pour le reste, c'est à peu près nul.
Rapaces
Je me suis arrêté au tome 3 et je pense que j'aurai beaucoup de mal à aller au-delà... L'histoire manque vraiment de rythme, à la fin du 3ème tome il n'y a pas énormément plus d'avancées depuis le 1er tome... C'est franchement lent et pas vraiment de personnages pour tenir l'histoire. Et que dire des scènes de sexe... Elles ne servent à rien, et sont (pour moi) trop explicites... Je veux bien que dans le mythe du vampire, il y ait ce coté attirant, sexuel... mais là c'est trop... Je trouve que ces scènes sont uniquement là pour foutre des gonzesses et des hommes à poil... aucun intérêt !! Par contre rien à redire coté dessin, c'est beau, fin, et bien détaillé. Une BD à marquer (personnellement) d'une pierre blanche puisqu'il s'agit de mon 1er avis négatif sur ce site !!! ^^
La revanche des blondes
C'est à grand renfort de promotion télévisée (avec un passage remarqué chez Fogiel), qu'Eve Angeli -chanteuse, actrice (?), égérie de télé-réalité- a tenté de lancer sa première BD, "la revanche des blondes". Etonnant tout de même de la part d'une fausse blonde! Le postulat est simple: remarquant à raison que les blagues sur les blondes fleurissent depuis quelques années (dans l'introduction, on trouve même un clin d'oeil à la BD Les Blondes), Eve Angeli et deux de ses comparses dont j'ai oublié les noms, entreprennent de se rébeller dans la vie quotidienne. Leurs cibles sont ceux-là mêmes qui sont censés se moquer d'elles, à savoir les gros machos (dans la BD, ce spécimen est représenté par un mâle méditerranéen pas du tout caricatural), et les brunes jalouses. Bien sûr, dans la BD, les blondes affichent toutes une plastique superbe, et ne se privent d'ailleurs pas d'afficher leurs atouts par des tenues affriolantes. Ceux qui ont l'oeil remarqueront qu'Eve affiche des tenues (la tenue de cow-girl par exemple) qu'on aura déjà vue porter dans la vraie vie. Honnêtement, les gags sont vraiment nuls (d'habitude je n'aime pas être aussi catégorique, mais là c'est au-dessus de mes forces). Pas d'immoralité ou quelque chose de ce genre, mais vraiment la platitude extrême. Les chutes sont toujours les mêmes: le trio de blondes se vengent ou se moquent toujours des mêmes (les machos, les brunes, voire leurs ex) et toujours de la même façon, par des petits coups tordus, et parfois par des bons mots. Seul point positif: le dessin est d'agréable facture. Ca ne me dérange pas qu'Eve Angeli tente de donner un coup de pouce à sa carrière d'égérie de la superficialité par le biais de la bande-dessinée, mais m'est avis que ce n'est pas par cette BD sans intérêt qu'elle se fera un nom dans le milieu (ce qui n'est évidemment pas son objectif).
Taxi
Pas grand chose à dire de plus que mon prédécesseur. Je rajouterais peut-être que la série qui s'annonce me semble calibrée pour un passage à une version animée, tant la répétition des codes visuels et des styles de décors se prêtent à une systématisation, comme si on avait plutôt affaire à un cahier des charges en bonne et due forme pour animateurs/infographistes africains ou philippins payés au lance-pierre. Enfin bref, on est dans le produit dérivé, sans plus d'ambition que pour la vente de badges ou de verres moutarde "Taxi". Brave Besson qui continue son combat pour l'acceptation de la culture populaire par les élites. Bientôt même la masse s'en détournera, les béotiens !!
Un Gentil garçon
Dans cet album de chez Cornélius, on nous propose Shin'ichi Abe comme un maître du gekiga, un auteur majeur dont toute l'oeuvre n'a pu être sauvée de l'oubli... C'était déjà le cas dans Paradis, qui était une vaste fumisterie. Ici Abe montre à nouveau son savoir-faire pour faire du rien littéraire. Le néant narratif, un sujet qui porte sur la vacuité de l'existence, un faux rythme de langueur... Ah si, il se passe quelque chose dans ce recueil. il y a très exactement trois scènes de sexe, plus deux scènes où une femme se balade à poil (mais personne pour en profiter). Le problème, c'est que le trait d'Abe est vraiment moche, sauf peut-être dans les 3 premières histoires, où c'est juste pas beau. Dommage que je n'aie pas de quoi le scanner, mais il y a une pleine page d'une femme abominable. Elle est censée être belle, mais se retrouve avec une petite tête, des seins anatomiquement impossibles (et même pas dans le genre Pamela Anderson, hein). Bref, c'est moche, c'est vide, Shin'ichi Abe n'est pas mon auteur préféré, loin de là même.
Rose Hip Rose
Peu importe le flacon, ce qui importe c’est l’ivresse. Ici, le flacon est plutôt magnifique. En effet, une jolie blonde sur la couverture, et un titre imprimé en relief sur la couverture (je crois bien que c’est la première fois que je vois ça sur un manga) : franchement, le flacon promet l’ivresse. Mais si ivresse il y a, c’est celle que peut vous provoquer un horrible tord-boyaux. Alors, certes, le tord-boyaux est plutôt bien dessiné, ce qui atténue donc l’impression d’avoir affaire à une nullité infâme. La qualité des dessins mis à part, c’est tout de même l’impression que j’en retire. Moralité de l’histoire : méfiez-vous des jolies blondes en couverture. Et aussi des résumés trompeurs. Voici par exemple celui auquel j’ai eu droit sur le site où j’ai commandé le charmant Rose Hip Rose : Shohei Aiba est un jeune Lycéen dont la principale préoccupation est de photographier les culottes des lycéennes dans les trains, pour approvisionner son site internet... Jusqu'au jour où il rencontre Kasumi Asakura. Sous son air de jeune lycéenne plus ou moins naïve, se cache Rose Hip, une combattante hors pair et le membre le plus efficace des brigades d'intervention de la police. Suite à un quiproquo, Shohei et elle se retrouvent à combattre un mystérieux "Bélier" terrorisant Tokyo. Recherches faites, il s’avère certes qu’il ne s’agit pas d’un résumé officiel (puisqu’il n’est pas présent sur le site de l’éditeur), mais est issu d’un (probable) communiqué de presse pour présenter la série. Il n’empêche qu’on peut le retrouver un peu partout sur le web. Et là où le bât blesse, c’est qu’il est absolument inexact en ce qui concerne le tome 1. À la lecture donc de ce « résumé », je m’attendais à trouver le loser habituel qui, suite à un quiproquo, se retrouve donc à faire équipe avec une sorte de James Bond au féminin. A priori, voilà qui pouvait s’avérer sympa. Pour faire un jeu de mots : la belle et le bête. Oui, sauf que non. Quand le premier tome s’achève, la belle et le pseudo-benêt ne semblent guère en passe de faire équipe. De ce point de vue, ce tome ressemble surtout à une (trop) longue introduction. Mais si ce n’était que cela... Le plus ennuyant, et le plus rageant, c’est que ce manga cumule les poncifs et les clichés, et pas des plus reluisants. De une, son héroïne, qui est traitée à la limite du vulgaire objet de fantasme sexuel (un peu comme Ray, d’ailleurs, sauf que dans Ray l’histoire est largement meilleure). Chaque chapitre s’ouvre par une pose de l’héroïne assise, jambes écartées, et dont les vêtements s’échancrent de plus en plus à mesure que les chapitres avancent. C’est dire tout le respect qu’éprouve l’auteur pour son « héroïne ». Étant à elle toute seule une unité d’élite, elle est donc vêtue d’une combinaison d’intervention telle qu’en portent les unités spécialisées. Enfin, presque comme celle des unités type SWAT ou GIGN. Faut pas déconner, non plus. Ici, on est dans le shonen racoleur et vulgaire. La femme n’y est qu’un morceau de chair chargé d’exciter la libido des mâles décervelés. Donc, notre « No Murder Angel » se voit affublée d’une combinaison assez particulière : au lieu d’un pantalon classique, elle est vêtue d’un short asymétrique, de longueur bermuda sur une jambe, et sans longueur sur l’autre (genre short ultra mini, ou culotte de maillot de bain). Et puis, comme son short est, oups, taille basse, et que les arsenaux de la police n’ont pas été en mesure de lui fournir un veston à sa taille, et ben, mince alors !, on voit son nombril. Manque de bol alors... Mais, vous inquiétez pas, hein, c’est pas grave. Car ce manque de protection ne l’empêche pas de passer au travers d’une verrière, qui se brise en mille morceaux, sans subir la moindre égratignure. Incassable, la fille... Si c’est comme ça, pourquoi le mangaka n’a pas cédé à son désir le plus évident : la dénuder totalement ? À cette question, on pourrait répondre : parce qu’il fallait bien faire semblant de la considérer comme une héroïne. Mais l’auteur se rattrape, heureusement !, grâce au porno-gore. Tendance à la limite de l’abject qu’on voit d’ailleurs fleurir de plus en plus. Vous prenez donc un affreux méchant, qui s’en prend aux femmes. Pourquoi aux femmes ? Pour le rendre plus méchant ? Non, parce que ça permet ainsi à l’auteur de balancer (au sens strict) un cadavre féminin totalement dénudé. Cadavre par ailleurs affreusement mutilé (ça va que c’est du noir et blanc un manga, sinon...), histoire de pas faire croire qu’on soit dans le registre « je montre des filles nues ». Mais non, bien sûr, c’est juste du réalisme policier. En fait, c’est doublement racoleur. C’est même puant. À part cela, dans un registre plus anecdotique, on fait de cette fliquette d’élite une lycéenne de 17 ans, histoire de faire baver le puceau pré- ou légèrement post-pubère, en lui laisser imaginer qu’il pourrait rencontrer ce genre de fille dans sa classe. On nous agrémente aussi d’un syndrome « Loïs Lane » inversé. À savoir qu’il suffit d’une paire de lunettes pour que le « héros » ne reconnaisse pas l’héroïne lorsqu’elle devient la super-flic (peut-être aussi d’une perruque, mais ce n’est pas très évident dans le manga avec cette absence de couleurs). De plus, le grand méchant est d’un ridicule achevé. Du genre à passer sa langue sur le côté non tranchant de sa lame, tout en ricanant « hin, hin, hin ». Histoire de montrer combien il est fou et méchant. Bouh, je frémis de peur. En bref : l’aspect « slasher » est totalement raté. Mais pour conclure par du lourd, notons que le « héros », devant le cadavre mutilé, a pour seul réflexe de prendre une photo sur son portable. Le découvrant, l’héroïne ne s’étonne pas un seul instant de son absence totale d’émotions. Non, pas du tout. C’est vrai, ce cadavre de femme, c’est juste un truc pour racoler les voyeurs, alors pourquoi lui montrer la moindre considération ? Pourquoi feindre la moindre humanité ? Remarquons juste, au passage, que cela a surtout permis de remontrer en gros plan une paire de seins dénudés. Vous l’aurez donc compris, je ne saurais féliciter Pika pour avoir mis tant de soin à publier un titre aussi répugnant.
La Lune et le Soleil
Waoh. Je crois que je n'ai jamais lu un truc aussi mauvais. Parfois, quand le dessin me révulse, l'histoire contient une étincelle qui me permet de l'apprécier un peu. D'autres fois l'histoire n'a aucun sens, mais le dessin la sauve... Ici tout est réuni pour foirer la publication. Le dessin est plutôt mauvais, les combats sont montés de façon à ce qu'on ne comprenne pas ce qu'il se passe, et l'histoire... Et bien elle ne rime à rien. Montrer des trous de balle de chevaux en train de déféquer, ou des seins pendouillants, je ne suis pas sûr que ce soit réellement intéressant. Cela émaille une histoire où l'on suit vaguement les aventures d'un jeune pêcheur complètement idiot, qui se bat avec des espèces de samouraïs (je ne connais pas le terme coréen) encore plus bêtes que lui, bêtes à manger du foin. Affreux, bête et même pas méchant. Juste inutile.
Taxi
La pression sur les épaules des auteurs, Dikeuss et Tiho, était énorme : ces jeunes loups de la BD parviendraient-ils à retranscrire sur papier le cocktail détonnant qui assure en France, de la banlieue à la province, le succès des films "Taxi", ce mélange d'humour à la fois vieille France et juvénile, raciste, misogyne, à la bêtise satisfaite, sur fond d'action débridée ? Heureusement, dès le début, le fan de base pourra être rassuré. Si l'on excepte le fait que les deux héros ne ressemblent pas vraiment à leurs homologues réels, l'esprit des productions Besson est bien présent. Les 2 premières planches, avec Daniel, sont là pour montrer que les gags puérils, bébêtes et inoffensifs (doublée par le taxi ultrarapide, une voiture en perd sa carrosserie) seront au rendez-vous, de même que des dialogues à l'humour beauf ("Etre une femme ou conduire, il faut choisir"). Les deux planches suivantes, avec Emilien, dissiperont les doutes de ceux qui craindraient de la subtilité et un scénario "prise-de-tête" pour intellos : un méchant Noir looké "Evil Banania" gardé par 3 flics s'évade des Baumettes à l'aide d'une mini-bombe hi-tech dissimulée dans sa grosse bouche lippue, assez puissante pour détruire un mur de prison tout en ne blessant personne dans la pièce, tandis que notre héros tente de le stopper à coups de sandwich. Ouf, ça va, des mots compliqués comme "crédibilité" et "vraisemblance" ne viendront pas nous fatiguer le cerveau. Les quelques planches qui suivent en repassent encore une couche dans le genre : oui, il y aura de la grosse bagnole de sport qui roule vite pour des poursuites à la James Bond ; oui, il y aura de la bombasse en minijupe et on en montrera autant qu'un produit "tous publics" y est autorisé ; oui, il y aura le gros commissaire chauve nerveux pour assurer quelques gags faciles ; oui, les méchants ont bien été sélectionnés parmi les traditionnels ennemis de la loi et de la France telles que vues par Luc Besson, on a l'Africain, le Chinois et le Russe, et ils sont d'ailleurs appelés ainsi dans l'album plutôt que par des noms, parce qu'il faut déjà retenir "Daniel", "Emilien" et "Svetlana Babouschkine", si en plus il faut aussi donner de vrais noms au négro, au chinetoque et au popof ça va être trop compliqué, on est chez Besson ici, pas chez Ingmar Bergman bordel. Une fois les bases posées, l'album assure son quota de grosses cascades qui coûtent pas cher dans un livre, avec plein de véhicules qui roulent vite, explosent, font des super dérapages, explosent, se transforment, explosent, volent, explosent, et bien sûr, plein de gags amenant la chemise de Svetlana à éclater pour dévoiler son soutien-gorge et le gros commissaire à se retrouver le nez entre ses seins (dommage qu'ils n'explosent pas aussi, pour un combo gag + cascade). En résumé, le fan de Taxi en aura pour son argent, la plus grosse différence avec les épisodes cinématographiques étant qu'on sent dans cette BD un peu moins d'arrogance dans la connerie (la non-ressemblance du héros avec le vrai Samy Naceri, sorte de personnification parfaite de l'esprit "production Luc Besson pour bourrins fiers d'être cons", étant à mon avis pour beaucoup pour rendre cet album plus tolérable que les films), le non-fan s'ennuiera d'autant plus que son adolescence est loin derrière lui. C'est ni plus nul ni plus couillon qu'un manga pour jeunes garçons, et c'est pas plus moche que la moyenne des "BDs de supermarché", mais en ma qualité d'intello snob j'ai du mal à mettre plus d'1/5 quand même.
Ray+
Je ne connaissais pas Ray, mais ses critiques plutôt correctes et l'adoration que je voue à Black Jack m'ont fait franchir le pas avec ce one shot. J'ai été très très très déçu : aucun charisme de l'héroïne, malgré un passé plutôt chargé et des motivations compréhensibles. Le rapport avec le célèbre chirurgien est des plus artificiels (oui, il l'a opéré... et ???????) et il ne ressort à mes yeux vraiment rien d'intéressant de leur rencontre. Black Jack a peut-être servi de modèle au scénariste de Ray et Ray+, mais l'oeuvre qui a résulté de cet hommage est des plus dispensables. Quant au dessin qui paraît plutôt raffiné sur les couvertures, il est au final très classique, et même guère maîtrisé sur certaines planches. La série Ray est-elle meilleure ? Peut-être... mais je ne le saurai jamais : ce Ray+ ne donne pas du tout envie d'en savoir plus sur les aventures de cette jeune fille.