Tout d’abord un grand merci à ma seconde maison, la Médiathèque, d’avoir acquis cette série ! Séduit par le caractère historique de la bande dessinée, attiré par la consonance qu’elle partage avec une autre série de renom j’ai donc jeté mon dévolu de lecteur sur les aventures de Colin Tranchant. Trépignant d’impatience à l’idée de suivre notre personnage dans un siècle où les faits laissent une large place à l’imaginaire, où le regard se perd dans la découverte d’une époque, où… J’en fais trop ? Cela tombe bien car j’ai bien vite perdu Colin au fil des pages. Sans jamais le retrouver d’ailleurs au fil des albums…
Le tour de force vient du fait que j’ai égaré Colin au sens propre comme au figuré… Perdu au sens propre car les personnages ont la fâcheuse tendance à multiplier les ressemblances et à nous forcer à un « qui est qui ? » peu agréable. La faute en revient à un trait épais bien trop saccadé, surtout au regard des personnages féminins qui viennent parfois « décorer » les planches. Tour de force j’ai également perdu notre héros, qui n’en a d’ailleurs aucun attribut, au fil d’un scénario que j’ai trouvé profondément ennuyeux, insipide… Bref vous l’avez compris je n’ai pas du tout aimé cette série à qui j’ai pourtant laissé une chance au travers des quatre albums qui la composent. Voilà pourquoi je tiens à remercier ma médiathèque qui m’a épargné un investissement dans lequel j’aurai très bien pu m’engouffrer au vu de mon intérêt pour ce style historique qui, dans le cas présent, m’aurait laissé un goût amer.
Je précise que mon but n’est pas de mettre à l'index les deux auteurs, ni même « d’allumer » gratuitement avec le courage d’un critique abrité derrière son écran. Toutefois compte tenu du choix énorme que nous offre le neuvième art les avis sont aussi là pour ça. Que celui qui n’est jamais sorti de sa librairie avec l’excitation d’avoir découvert une nouvelle pépite et qui n’a jamais été rattrapé par la sensation du François Pignon invité à un dîner me jette la première… non pas là.
Oui, cette bd est très bien documentée et on ne peut pas s'en plaindre si on aime l'histoire de France. La période évoquée par cette série est assez intéressante puisqu'il s'agit des guerres de religion avec la fin mouvementée du règne d'Henri III suivi de celui de Henri de Navarre.
J'aime l'Histoire et également la bd historique. Cependant, celle-ci doit suivre un scénario plaisant à lire. Or, ce n'est manifestement pas le cas. J'ai éprouvé beaucoup de pénibilité à lire cette série même si je dois avouer qu'il y a de l'amélioration de tomes en tomes. On peut vite être dérouté et se perdre en route. C'est d'ailleurs la première fois que je donne une note aussi basse pour un titre de la collection "Vécu".
J'ai la réelle impression que les auteurs ne sont pas issus du monde de la bande dessinée qui obéit à certaines règles de conduite. Les scènes d'action par exemple (duel de cape et d'épée) sont figées. Ce statisme du graphisme nuit beaucoup à l'ensemble. C'est également sans compter les situations non réalistes et dialogues en vieux françois. Pour couronner le tout, c'est une série à rallonge. Bref, j'ai lu beaucoup mieux.
Je me demande si on a lu la même bd…
Je partais pourtant avec un excellent a priori puisque j’aime l’humour de Le Retour à la terre et que les avis ci-dessous étaient dithyrambiques.
Et là, c’est le drame… je lis le premier gag… rien, je ne le trouve pas très drôle… je poursuis et après une vingtaine de gags, pas l’ombre d’un rire, encore moins d’un fou-rire…
Qu’est-ce qui m’arrive ? Je trouve tous les gags navrants, je n’arrive pas à rire de ce personnage de De Gaulle complètement dépassé par les événements, proche de l’Alzheimer, il me fait plus pitié qu'autre chose... pourtant je n'ai aucune retenue sur la caricature de ce personnage de l'Histoire de France... beaucoup d'humoristes m'ont fait rire avec le Grand Charles... mais là, rien !
Les gags avec son berger allemand, sa femme, son fils n’ont pas eu plus de succès...
Bref, je n’ai pas pu le lire jusqu’au bout... j'ai abandonné... comme un lâche.
Cette bd, cet humour ne sont pas pour moi… je passe mon chemin… j’en suis tout triste… vivement le prochain "Retour à la terre".
Pourquoi abattre des arbres et consommer de l’eau et de l’énergie, si c’est uniquement pour produire ce genre d’album ? Vraiment, je me le demande !
En effet, qu’y a-t-il à comprendre à cette succession de petites histoires ? Elles n’ont toutes ni queue ni tête. Il y est question d’un colloque rassemblant des Jean et des Jeanne, venus célébrer le bonheur qu’ils ont à porter ce prénom. Super. Mais aussi, en vrac, un homme, qui par dépit amoureux, se jette sous la rame d’un métro, et les témoins de son suicide après quelques instants, reprennent le cours de leurs pensées ; une mamie qui détaille sa recette du pudding à son petit fils tout en commettant un hold-up, celui-ci tourne mal, elle expire en continuant d’énoncer un dernier ingrédient et à l’enterrement son petit fils déplore de ne pas avoir le temps de cuisson. Enfin, voilà, tout est à l’avenant.
Le dessin, c’est du noir et blanc, parfois de la bichromie, avec un travail des ombres assez réussi. Les visages sont expressifs, et les décors précis.
Il y a peut-être un lectorat pour ce genre d’humour absurde, mais je n’en fais pas partie.
Le girl power façon année 80 ! Jivara est un récit d'une chasse à l'homme. Le gibier? Un type marié qui n'a rien demandé. Le chasseur? Une chasseresse genre vamp hyper branché qui ne lâche pas prise. Ses armes? Les trucs que les femmes possèdent...
Pire qu'une véritable guérilla entre les sexes, ces récits m'ont laissé de marbre. Tout ce verbiage sensé nous divertir n'est que l'occasion de faire du voyeurisme gratuit à travers notamment 4 planches de strip-tease pour lâcher de la vapeur dans cet album qui d'après l'Editeur nous colle la pression. On aura tout vu !
Je n'ai lu que le tome 1, et encore, je n'ai pas réussi à aller jusqu'au bout !
Ma lecture a vraiment été poussive, à la limite de la douleur. C'est verbeux, c'est prétentieux, ça se goinfre de surtexte sans le moindre intérêt. Certes, c'est de l'aventure avec une pincée d'humour et d'érotisme gentillet, mais je dois avouer ne pas avoir du tout apprécié cette histoire...
Je crois que je n'aime pas ce que fait Altan.
Pitoyable.
Tout simplement pitoyable. Ou alors il faut comprendre l'humour au 32ème degré pour bien apprécier ce manga. Il nous conte l'histoire d'un jeune homme qui rêve de faire de la pop suédoise (j'aimerais savoir ce que c'est, en fait), et se retrouve à mimer l'acte sexuel sur scène, à manger des chauves-souris vivantes, ou encore à cracher les pires insultes dans le micro, du style "je vais t'enfiler, t'es qu'une pute". Mais il le cache à tous ou presque, sauf ses partenaires et sa manager, qui ne mouille que quand il se livre aux pires dépravations (en paroles, à 23 ans Negishi est toujours puceau). Bon déjà, l'histoire ne rime à rien, c'est d'une nullité absolue.
Le dessin n'a vraiment rien d'extraordinaire. Les personnages sont inexpressifs au possible, et les costumes de scène du trio de métalleux est un étrange mélange entre Albator et Kiss... Ridicule achevé. Je ne suis pas du tout un spécialiste du métal, mais il me semble que les amateurs trouveront ça aussi pénible à lire et à regarder que moi...
Nous avons là une BD expérimentale. Probablement l'exemple typique du néant narratif. Enfin j'exagère un peu, mais il faut bien avouer qu'il est difficile de comprendre de quoi parle cette série.
Nous avons une bande de laissés-pour-compte qui crèchent dans un vieux stade. Mais on ne sait pas pourquoi, on ne sait pas ce qu'il y a autour, ni ce qu'il s'est passé. Mais ce ne serait pas grave si au moins on avait un soupçon de mystère, quelque chose qui accroche l'esprit, qui allume l'étincelle d'intérêt propre à de bonnes histoires mystérieuses, post-apocalyptiques, que sais-je ?
Là, nous n'avons rien. Rien de rien. On suit deux ados dont le comportement est étrange, qui changent de nom d'une page à l'autre. Un enchaînement de scènes sans aucune saveur. Le dessin n'est pas vraiment mauvais, Popcube a un style bien particulier mais...
Ca ne sert à rien.
Constellations, retourne au néant d'où tu n'aurais jamais dû sortir...
Je n’ai pas aimé. Déjà, il m’a fallu surmonter ma réticence à l’égard du dessin. Je n’aime pas cette façon de dessiner les visages, en gommant le nez et déformant la bouche, je trouve ça maladroit, ça me gâche vraiment ma lecture.
Ensuite, je n’adhère pas à cette histoire. Le personnage de Fleur est horripilant au possible, et celui de Christophe, uniquement là pour lui servir de faire-valoir.
En plus, il y a beaucoup de clichés dans cette histoire, et Fleur n’y échappe pas, ne lui en déplaise, le pompon étant atteint avec ce sommet de connerie qu’est à mes yeux le webmob ! Si c’est ça être rebelle…
Ce que je n’aime pas non plus, c’est que, alors que je suis assez d’accord avec son discours sur la société qui n’est que ce qu’on en fait, je n’aime pas du tout la façon dont il nous est asséné. Oui, asséné, c’est ça le problème.
En outre, je ne vois pas très bien où l’auteure veut en venir, quel est son message. Nous dire qu’il ne faut pas se fier aux apparences ? Dans ce cas autant ne pas orchestrer un mystère assez artificiel et peu plausible : en plusieurs mois Fleur aurait du avoir largement le temps de révéler son vrai statut à Christophe. Si l’occasion ne s’est jamais présentée, alors ça veut dire que cette histoire d’amour n’en était pas une mais un banal plan-cul. Et du coup ça désamorce totalement ledit message sur les apparences trompeuses.
Message qu’elle nous assène en plus sans la moindre subtilité : elle n’illustre pas, mais se contente de dire. Si vous ne voyez pas ce que je veux dire, regardez « Le Goût des autres » d’Agnès Jaoui et Jean-Pierre Bacri, vous comprendrez ;)
Pour ne pas finir sur une note trop négative, je tiens à dire que je trouve qu’Isabelle Bauthian maîtrise déjà parfaitement la narration. Du point de vue de la structure du récit, tout s’enchaîne naturellement, et si j’ai eu du mal à finir ma lecture, c’est surtout à cause du fond de l’histoire.
Par ailleurs, je trouve le titre très judicieux : il semble en effet que Christophe n’ait fait qu’effleurer sa belle hippie.
Quel délire visuel. Pour ça, bravo, ça ne fait pas le moindre doute. On croirait une espèce de mélange de manga et des Chroniques de la lune noire. Enfin bref, les planches sont dynamiques, originales. On voit dès le premier coup d'oeil que l'auteur a travaillé longtemps son univers avant de le fixer dans un album. Et j'apprécie toujours ce travail.
Mais le scénario est d'un chiant... Et incroyablement banal. On peut aisément parcourir la BD en diagonale en sautant la plupart des dialogues et tout saisir de cette histoire endormante. En partant, une intrigue construite autour du paradis v.s. l'enfer, je ne peux pas supporter. Et ici, il ne s'agit vraiment QUE de ça. Les personnages radotent et se répètent tout le long sur des banalités concernant le bien et le mal. Et on n'y croit pas, mais pas une seule seconde. Le pire est que j'ai l'impression que l'auteur s'y croit, lui. Les commentaires de la fin sur ses croquis m'ont semblé incroyablement pompeux. Comme tous les dialogues, d'ailleurs. Ce fut franchement horrible à lire. Presque gênant. Bref, j'en ai marre des histoires construites à partir d'un concept visuel. Ça ne vole jamais haut.
Bref, si vous aimez les beaux dessins, empruntez cette BD à la biblio et feuilletez rapidement les pages. Ce sera bien assez. Mais comme vous pouvez le constater, ça ne m'a même pas inspiré un 2/5.
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Le Maître de pierre
Tout d’abord un grand merci à ma seconde maison, la Médiathèque, d’avoir acquis cette série ! Séduit par le caractère historique de la bande dessinée, attiré par la consonance qu’elle partage avec une autre série de renom j’ai donc jeté mon dévolu de lecteur sur les aventures de Colin Tranchant. Trépignant d’impatience à l’idée de suivre notre personnage dans un siècle où les faits laissent une large place à l’imaginaire, où le regard se perd dans la découverte d’une époque, où… J’en fais trop ? Cela tombe bien car j’ai bien vite perdu Colin au fil des pages. Sans jamais le retrouver d’ailleurs au fil des albums… Le tour de force vient du fait que j’ai égaré Colin au sens propre comme au figuré… Perdu au sens propre car les personnages ont la fâcheuse tendance à multiplier les ressemblances et à nous forcer à un « qui est qui ? » peu agréable. La faute en revient à un trait épais bien trop saccadé, surtout au regard des personnages féminins qui viennent parfois « décorer » les planches. Tour de force j’ai également perdu notre héros, qui n’en a d’ailleurs aucun attribut, au fil d’un scénario que j’ai trouvé profondément ennuyeux, insipide… Bref vous l’avez compris je n’ai pas du tout aimé cette série à qui j’ai pourtant laissé une chance au travers des quatre albums qui la composent. Voilà pourquoi je tiens à remercier ma médiathèque qui m’a épargné un investissement dans lequel j’aurai très bien pu m’engouffrer au vu de mon intérêt pour ce style historique qui, dans le cas présent, m’aurait laissé un goût amer. Je précise que mon but n’est pas de mettre à l'index les deux auteurs, ni même « d’allumer » gratuitement avec le courage d’un critique abrité derrière son écran. Toutefois compte tenu du choix énorme que nous offre le neuvième art les avis sont aussi là pour ça. Que celui qui n’est jamais sorti de sa librairie avec l’excitation d’avoir découvert une nouvelle pépite et qui n’a jamais été rattrapé par la sensation du François Pignon invité à un dîner me jette la première… non pas là.
Les Chemins de Malefosse
Oui, cette bd est très bien documentée et on ne peut pas s'en plaindre si on aime l'histoire de France. La période évoquée par cette série est assez intéressante puisqu'il s'agit des guerres de religion avec la fin mouvementée du règne d'Henri III suivi de celui de Henri de Navarre. J'aime l'Histoire et également la bd historique. Cependant, celle-ci doit suivre un scénario plaisant à lire. Or, ce n'est manifestement pas le cas. J'ai éprouvé beaucoup de pénibilité à lire cette série même si je dois avouer qu'il y a de l'amélioration de tomes en tomes. On peut vite être dérouté et se perdre en route. C'est d'ailleurs la première fois que je donne une note aussi basse pour un titre de la collection "Vécu". J'ai la réelle impression que les auteurs ne sont pas issus du monde de la bande dessinée qui obéit à certaines règles de conduite. Les scènes d'action par exemple (duel de cape et d'épée) sont figées. Ce statisme du graphisme nuit beaucoup à l'ensemble. C'est également sans compter les situations non réalistes et dialogues en vieux françois. Pour couronner le tout, c'est une série à rallonge. Bref, j'ai lu beaucoup mieux.
De Gaulle à la plage
Je me demande si on a lu la même bd… Je partais pourtant avec un excellent a priori puisque j’aime l’humour de Le Retour à la terre et que les avis ci-dessous étaient dithyrambiques. Et là, c’est le drame… je lis le premier gag… rien, je ne le trouve pas très drôle… je poursuis et après une vingtaine de gags, pas l’ombre d’un rire, encore moins d’un fou-rire… Qu’est-ce qui m’arrive ? Je trouve tous les gags navrants, je n’arrive pas à rire de ce personnage de De Gaulle complètement dépassé par les événements, proche de l’Alzheimer, il me fait plus pitié qu'autre chose... pourtant je n'ai aucune retenue sur la caricature de ce personnage de l'Histoire de France... beaucoup d'humoristes m'ont fait rire avec le Grand Charles... mais là, rien ! Les gags avec son berger allemand, sa femme, son fils n’ont pas eu plus de succès... Bref, je n’ai pas pu le lire jusqu’au bout... j'ai abandonné... comme un lâche. Cette bd, cet humour ne sont pas pour moi… je passe mon chemin… j’en suis tout triste… vivement le prochain "Retour à la terre".
Travail rapide & soigné
Pourquoi abattre des arbres et consommer de l’eau et de l’énergie, si c’est uniquement pour produire ce genre d’album ? Vraiment, je me le demande ! En effet, qu’y a-t-il à comprendre à cette succession de petites histoires ? Elles n’ont toutes ni queue ni tête. Il y est question d’un colloque rassemblant des Jean et des Jeanne, venus célébrer le bonheur qu’ils ont à porter ce prénom. Super. Mais aussi, en vrac, un homme, qui par dépit amoureux, se jette sous la rame d’un métro, et les témoins de son suicide après quelques instants, reprennent le cours de leurs pensées ; une mamie qui détaille sa recette du pudding à son petit fils tout en commettant un hold-up, celui-ci tourne mal, elle expire en continuant d’énoncer un dernier ingrédient et à l’enterrement son petit fils déplore de ne pas avoir le temps de cuisson. Enfin, voilà, tout est à l’avenant. Le dessin, c’est du noir et blanc, parfois de la bichromie, avec un travail des ombres assez réussi. Les visages sont expressifs, et les décors précis. Il y a peut-être un lectorat pour ce genre d’humour absurde, mais je n’en fais pas partie.
Jivara
Le girl power façon année 80 ! Jivara est un récit d'une chasse à l'homme. Le gibier? Un type marié qui n'a rien demandé. Le chasseur? Une chasseresse genre vamp hyper branché qui ne lâche pas prise. Ses armes? Les trucs que les femmes possèdent... Pire qu'une véritable guérilla entre les sexes, ces récits m'ont laissé de marbre. Tout ce verbiage sensé nous divertir n'est que l'occasion de faire du voyeurisme gratuit à travers notamment 4 planches de strip-tease pour lâcher de la vapeur dans cet album qui d'après l'Editeur nous colle la pression. On aura tout vu !
Ada
Je n'ai lu que le tome 1, et encore, je n'ai pas réussi à aller jusqu'au bout ! Ma lecture a vraiment été poussive, à la limite de la douleur. C'est verbeux, c'est prétentieux, ça se goinfre de surtexte sans le moindre intérêt. Certes, c'est de l'aventure avec une pincée d'humour et d'érotisme gentillet, mais je dois avouer ne pas avoir du tout apprécié cette histoire... Je crois que je n'aime pas ce que fait Altan.
Detroit Metal City
Pitoyable. Tout simplement pitoyable. Ou alors il faut comprendre l'humour au 32ème degré pour bien apprécier ce manga. Il nous conte l'histoire d'un jeune homme qui rêve de faire de la pop suédoise (j'aimerais savoir ce que c'est, en fait), et se retrouve à mimer l'acte sexuel sur scène, à manger des chauves-souris vivantes, ou encore à cracher les pires insultes dans le micro, du style "je vais t'enfiler, t'es qu'une pute". Mais il le cache à tous ou presque, sauf ses partenaires et sa manager, qui ne mouille que quand il se livre aux pires dépravations (en paroles, à 23 ans Negishi est toujours puceau). Bon déjà, l'histoire ne rime à rien, c'est d'une nullité absolue. Le dessin n'a vraiment rien d'extraordinaire. Les personnages sont inexpressifs au possible, et les costumes de scène du trio de métalleux est un étrange mélange entre Albator et Kiss... Ridicule achevé. Je ne suis pas du tout un spécialiste du métal, mais il me semble que les amateurs trouveront ça aussi pénible à lire et à regarder que moi...
Constellations
Nous avons là une BD expérimentale. Probablement l'exemple typique du néant narratif. Enfin j'exagère un peu, mais il faut bien avouer qu'il est difficile de comprendre de quoi parle cette série. Nous avons une bande de laissés-pour-compte qui crèchent dans un vieux stade. Mais on ne sait pas pourquoi, on ne sait pas ce qu'il y a autour, ni ce qu'il s'est passé. Mais ce ne serait pas grave si au moins on avait un soupçon de mystère, quelque chose qui accroche l'esprit, qui allume l'étincelle d'intérêt propre à de bonnes histoires mystérieuses, post-apocalyptiques, que sais-je ? Là, nous n'avons rien. Rien de rien. On suit deux ados dont le comportement est étrange, qui changent de nom d'une page à l'autre. Un enchaînement de scènes sans aucune saveur. Le dessin n'est pas vraiment mauvais, Popcube a un style bien particulier mais... Ca ne sert à rien. Constellations, retourne au néant d'où tu n'aurais jamais dû sortir...
Effleurés
Je n’ai pas aimé. Déjà, il m’a fallu surmonter ma réticence à l’égard du dessin. Je n’aime pas cette façon de dessiner les visages, en gommant le nez et déformant la bouche, je trouve ça maladroit, ça me gâche vraiment ma lecture. Ensuite, je n’adhère pas à cette histoire. Le personnage de Fleur est horripilant au possible, et celui de Christophe, uniquement là pour lui servir de faire-valoir. En plus, il y a beaucoup de clichés dans cette histoire, et Fleur n’y échappe pas, ne lui en déplaise, le pompon étant atteint avec ce sommet de connerie qu’est à mes yeux le webmob ! Si c’est ça être rebelle… Ce que je n’aime pas non plus, c’est que, alors que je suis assez d’accord avec son discours sur la société qui n’est que ce qu’on en fait, je n’aime pas du tout la façon dont il nous est asséné. Oui, asséné, c’est ça le problème. En outre, je ne vois pas très bien où l’auteure veut en venir, quel est son message. Nous dire qu’il ne faut pas se fier aux apparences ? Dans ce cas autant ne pas orchestrer un mystère assez artificiel et peu plausible : en plusieurs mois Fleur aurait du avoir largement le temps de révéler son vrai statut à Christophe. Si l’occasion ne s’est jamais présentée, alors ça veut dire que cette histoire d’amour n’en était pas une mais un banal plan-cul. Et du coup ça désamorce totalement ledit message sur les apparences trompeuses. Message qu’elle nous assène en plus sans la moindre subtilité : elle n’illustre pas, mais se contente de dire. Si vous ne voyez pas ce que je veux dire, regardez « Le Goût des autres » d’Agnès Jaoui et Jean-Pierre Bacri, vous comprendrez ;) Pour ne pas finir sur une note trop négative, je tiens à dire que je trouve qu’Isabelle Bauthian maîtrise déjà parfaitement la narration. Du point de vue de la structure du récit, tout s’enchaîne naturellement, et si j’ai eu du mal à finir ma lecture, c’est surtout à cause du fond de l’histoire. Par ailleurs, je trouve le titre très judicieux : il semble en effet que Christophe n’ait fait qu’effleurer sa belle hippie.
Gabrielle
Quel délire visuel. Pour ça, bravo, ça ne fait pas le moindre doute. On croirait une espèce de mélange de manga et des Chroniques de la lune noire. Enfin bref, les planches sont dynamiques, originales. On voit dès le premier coup d'oeil que l'auteur a travaillé longtemps son univers avant de le fixer dans un album. Et j'apprécie toujours ce travail. Mais le scénario est d'un chiant... Et incroyablement banal. On peut aisément parcourir la BD en diagonale en sautant la plupart des dialogues et tout saisir de cette histoire endormante. En partant, une intrigue construite autour du paradis v.s. l'enfer, je ne peux pas supporter. Et ici, il ne s'agit vraiment QUE de ça. Les personnages radotent et se répètent tout le long sur des banalités concernant le bien et le mal. Et on n'y croit pas, mais pas une seule seconde. Le pire est que j'ai l'impression que l'auteur s'y croit, lui. Les commentaires de la fin sur ses croquis m'ont semblé incroyablement pompeux. Comme tous les dialogues, d'ailleurs. Ce fut franchement horrible à lire. Presque gênant. Bref, j'en ai marre des histoires construites à partir d'un concept visuel. Ça ne vole jamais haut. Bref, si vous aimez les beaux dessins, empruntez cette BD à la biblio et feuilletez rapidement les pages. Ce sera bien assez. Mais comme vous pouvez le constater, ça ne m'a même pas inspiré un 2/5.