Bon, eh bien c'est typiquement le genre de BD que je n'aime pas du tout...
Un dessin "ringard" (ou alors trop avant-gardiste pour moi) et un scénario tiré de l'auteur préféré de notre héroïne : Barbara Cartland. Même si le clin d'oeil est sans doute voulu, je n'adhère pas du tout, et ça traîne en longueur, pour une histoire d'une banalité affligeante...
Bref, pour ceux qui penseraient découvrir un scénario haletant pour faire passer la pilule d'un dessin et d'une colorisation qui colle à merveille aux années 50 de cette histoire, passez votre chemin, et allez chercher votre trésor ailleurs (ou commencez par économiser les 16€ que vous coutera cette BD) !
J'aurais dû me méfier du titre en l'empruntant à la bibliothèque... Le promeneur, ça n'évoque pas quelque chose ?? .... ah si ! L'Homme qui marche bien sûr. Et la je crois qu'on a affaire à un remake. Voici le guide de comment mettre de magnifiques dessins au service du néant scénaristique. En gros on suit les déambulations d'un citadin japonais dans les petites rues d'une grande ville. Et comment celui-ci va s'émerveiller devant des choses banales, genre un magasin de chaussures, une droguerie ou un restaurant de sushis. Voilà le résumé en deux phrases de plus de 70 pages de BD.
L'histoire est inexistante, j'ai trouvé ça vide et malheureusement sans intérêt. Waow 4 pages pour nous montrer comment le personnage lance la baballe au gentil chien-chien et que celui-ci la rapporte.
Autant j'aime des œuvres comme Quartier lointain, autant là je m'ennuie au bout de quelques pages. Tout n'est pas à jeter bien sûr. Le dessin de Taniguchi est comme toujours superbe. Par contre un album à réserver à un public mélancolico-poéto-nostalgique...
Aïe... Je suis désolé de mettre une note pareille à un shôjo, mais là c'est peut-être la pire série pour adolescentes que j'aie jamais lue...
En effet "At Laz Meridian" (qui veut dire le méridien bleu) nous présente les aventures, essentiellement sentimentales, d'une lycéenne qui se retrouve propulsée à l'époque et sur les lieux du règne du roi Arthur. Les mangas, qu'il s'agisse de shônen ou de shôjo, regorgent d'histoires de ce type. Ici le public recherché est typiquement féminin, c'est même l'auteure qui le dit à plusieurs reprises dans les bonus et les encarts. Fort bien, ça ne me gêne pas. Le seul problème c'est que c'est mortellement plat et ennuyeux. Parfois les shôjo peuvent être réellement drôles ou intéressants si l'on pousse le côté cul-cul à son paroxysme, si les auteurs proposent des aventures à côté des questionnements du type "il m'a touché la main, cela veut-il dire que nous allons nous marier ?" ; "Il est devenu blond et porte une boucle d'oreille, aime-t-il toujours les filles ?", ou encore "est-ce que je dois sucer un bonbon à la menthe pour masquer l'odeur du saucisson à l'ail que j'ai mangé à midi ?". Non je déconne, la dernière question c'est moi qui l'ai rajoutée, mais au moins une telle réplique eût pu apporter un surcroît d'intérêt à ce shôjo. Ici nous avons les classiques triangles amoureux à géométrie variable, avec un soupçon de décor arthurien (je dis bien un soupçon, ce décor se limitant à deux costumes et au nom des personnages) par moments, puisque mana peut naviguer quand elle le souhaite d'une époque à l'autre. Mais même ce côté "voyage dans le temps à la sauvage" est mal exploité, on voit mana apparaître et disparaître, et c'est tout.
Les traducteurs font ce qu'ils peuvent pour rajouter une réplique un peu drôle par-ci par-là, mais c'est bien maigre. Et puis comme c'est pour filles, même pas un soupçon de fan service, vraiment c'est emmerdant.
Bref, pas pour moi, trop plat, hop, on oublie.
Mon avis ne concernera que le premier tome (Le livre maudit) car étant donné que j'ai trouvé tous les défauts possibles à ce Fox, lire les autres serait du masochisme pur et simple. Et comme rien me laisse penser que la suite de cette série prendra un tournant radical tant d'un point de vue qualitatif que thématique mais continuera probablement sur sa lancée...
Le Livre maudit, donc : un album d'une atterrante banalité, d'une irrémédiable platitude.
Fox convoque à ce point tous les clichés d'un genre qu'on pourrait croire à une volonté de faire une synthèse parfaite de la prévisibilité scénaristique.
De la première à la dernière planche, pas l'ombre d'une idée originale (certains posteurs parlent d'originalité ? Je me demande bien où elle se trouve), d'une approche un tant soit peu intéressante malgré un scénario déjà très lourdement handicapé par ses nombreux clichés et autres poncifs (on se croirait dans une aventure de Ricochet, c'est dire !).
Pour ce qui est des clichés, en effet, c'est à une véritable séance de photographie que nous convie le scénariste.
Les personnages d'abord : le héros américain, ancien pilote durant la guerre de retour en France, qui boit surtout du Coca (ben tiens !), au physique de beau gosse taillé au burin et conduisant une grosse moto (clic !). La fille : une p'tite mam'zelle française forcément ravissante et qui craque bien évidemment pour notre Big Jim de service (clic !). L'intellectuel timide au physique ingrat qui forcément ne sait pas comment s'y prendre avec les femmes (voilà un gars qui a vraiment tout pour lui). L'érudit aux allures de clodo mais à la connaissance livresque sans faille (que c'est original ! Clic !) auquel s'adressera notre héros bubble-gum. Un mystérieux messire l'inconnu (c'est pas moi !), allié de nos héros mais au comportement fuyant qui se dissimule forcément sous un accoutrement de motard (mon Dieu, mais qui est-ce donc ? Clic !). Des méchants à la dégaine très "discrète" (l'un d'eux porte un fez sur la tête. Ah l'exotisme de pacotille ! Clic !). On va en rester-là pour cette galerie de pantins.
L'histoire est à l'avenant avec ce grimoire maudit (bon sang mais où Dufaux a-t-il été péché cette idée géniale ? Clic !) d'origine égyptienne (ah ! l'Egypte et ses mystères. Clic !) qui possède ceux qui ont le malheur de le lire, suivit de préférence par une mort bien douloureuse et l'incendie de leur domicile (clic !)...sauf pour notre gentil couple vedette curieusement épargné. Pourquoi ? La réponse est sans doute dans le tome 2 que je ne lirai pas de toute façon mais je subodore une explication bien cornichonne.
Evidemment, les méchants (face de clown et tête à fez) veulent s'emparer du livre maléfique pour des raisons qu'on imagine peu philanthropiques. Afin de donner une bonne raison à notre GI Joe de les poursuivre jusqu'en Egypte, nos vilains auront l'idée "surprenante" d'enlever la p'tite française. Et comme notre homme en est tombé amoureux (clic !), sa motivation n'en est que décuplée. Tiens, le kidnapping de l'héroïne, je n'y aurais pas pensé. Souriez : clic !
Petite précision pour ceux qui se diraient que je n'ai rien compris aux intentions des auteurs : bien sûr, je ne suis pas contre les histoires fantastiques ou feuilletonesques sorties des vieux chaudrons, qui ont toujours leur charme...mais à condition que le scénariste joue habilement avec les conventions du genre, en les détournant, les reliftant quelque peu pour que le lecteur contemporain blasé y trouve son compte, y ajoute avec connivence un soupçon de dérision qui fait toute la différence. Hélas, je n'ai pas eu cette impression ici. On est dans le premier degré total, les événements s'enchaînent de manière prévisible et mécanique, et les personnages ultra-typés n'arrangent évidemment rien. C'est présenté comme de la grande aventure et je m'y suis ennuyé comme lors d'un dimanche pluvieux. Si vous n'avez jamais lu (ou vu) une seule histoire fantastique de votre vie, peut-être pourriez-vous y trouver un quelconque intérêt. Mais pour les autres...
Quand au travail de J.F. Charles, je n'ai pas du tout aimé l'encrage, qui donne une impression bizarrement brouillonne à l'ensemble. Je préfère de loin ce qu'il a fait avec India Dreams, en couleur direct.
Le plus étonnant dans tout cela : que cet album soit le premier d'une série de sept, ce qui tendrait à prouver qu'elle a trouvé son public. Tant mieux pour lui. Moi, je passe.
C'est exactement le genre d'histoires qui me déplaît, pourquoi je l'ai lue ? Parce qu'on me l'a fortement conseillée. Je me suis ennuyée de bout en bout et l'alternance du récit et des scènes du roman n'a pas arrangé les choses, non pas que ce soit difficile à suivre mais c'est juste fatigant. Je n'ai pas trouvé les personnages intéressants mais plutôt ennuyeux à mourir et leurs histoires personnelles ne m'ont ni passionnée, ni touchée. Cette lecture a été pour moi un grand vide.
Le dessin ne m'a pas parlé plus que le récit, je le trouve trop simple et sans âme.
Décidément le style Roman Graphique pur et dur n'est pas pour moi.
Un scénario simpliste, naïf, et pas original du tout.
Un dessin sympa de Crisse, mais cela ne suffit pas pour faire une bonne BD. C'est lourd, déjà vu et revu ailleurs en bien mieux fait.
Les blagues sont vulgaires et pas drôles, on dirait du sous Independence day d'Emmerich.
L'histoire perd de sa cohérence de tome en tome, pour finir en un cycle décevant.
La collection "Hanguk" de chez Casterman nous propose ici un one shot assez particulier sur la vie de trois comparses qui vivent en arrière plan de la clinquante Hong Kong. Autant L'Idiot de Kangfull publié dans la même collection m'avait beaucoup plu, là je passe totalement à côté...
Soit c'est moi qui n'ai pas les codes sociaux nécessaires pour apprécier cet opus critique sur la société chinoise (est-ce vraiment le sujet de ce manga ?), soit l'éditeur a manqué sa cible, soit l'auteur est mauvais... Bref, que ce soit l'histoire que je n'ai pas trouvée claire du tout (heureusement qu'il y a une présentation introductive en page de garde pour comprendre de quoi on parle...), ou le dessin que je trouve mauvais (difficulté pour différencier les 3 personnages principaux, erreurs de perspectives ou de raccourcis des corps), on ne peut pas dire que j'ai trouvé grand chose pour me séduire dans ce manga.
Héhéhé, ou comment commenter la BD à l'origine de mon pseudo sur la toile, car la BD en elle même n'a pas grand chose d'intéressant.
C'est en effet de cette BD plate et insipide destinée à nos jeunes têtes blondes, qu'est tiré mon pseudo. Mais il m'a fallu quelques années avant de le découvrir :D
Mes jeunes demi-frères se disputaient l'honneur de s'appeler Paco ("non, c'est moi Paco, et c'est toi Jojo !") depuis quelque temps sans que personne ne sache d'où leur venaient ces surnoms... Jusqu'au jour où je suis tombé sur cette fameuse BD et que je rigole un bon coup (je ne l'avais pas encore lue) car je leur avais piqué ce surnom pour mon pseudo sur le web.
Mais bon, passé cet éclair de lucidité qui venait d'éclairer ma lanterne sur une question métaphysique restée sans réponse depuis des lustres, la lecture du volume m'a plus que déçu. Une histoire niaizouse (je veux bien croire que c'est de la BD jeunesse, mais quand même...), un dessin que je n'ai pas du tout apprécié et qui fait très vieille école, avec des couleurs pales histoire de finir le tout. Bref, c'est moche et les histoires sont "concons" (et les autres tomes sont du même tenant).
Manquerait plus qu'une morale vieille France et de se faire éditer chez les ex-éditions Emma pour parfaire le tout ! Si si, la maison d'édition des années 70/80 qui publiait des bookins moralistes au possible avec un graphisme à la Martine... Heureusement, à l'époque on a évité "Martine fait de la BD", mais là pas de pot avec Paco, c'est Isabelle qui s'y colle...
Décidément, Werber a l'art de trouver des idées de récit mais de ne pas savoir comment les finir. C'était déjà l'impression que m'avait laissé son oeuvre romanesque (à chaque fois le premier tome est grosso modo bien ficelé et sait titiller notre curiosité, mais ça part ensuite toujours en jus de boudin...). Ca me fait l'effet du gars qui lance une pépite en l'air sans penser qu'elle va retomber à un moment... et là c'est souvent sur lui que ça finit.
Pour notre malheur, c'est encore ce qui se passe avec cette première tentative dans la BD et son scénario vire au cauchemar de facilité et d'absurdités dès le second tome. Le dessin d'Alain Mounier, que je ne connaissais pas avant est quant à lui d'une grande rigidité et manque totalement d'expressivité.
Bref, si tel Gainsbourg vous cherchez en vain le mot Exit, ce n'est pas cette porte qu'il faut pousser...
Ce recueil de petites histoires m'est apparu totalement indigeste. Bref, un dessin totalement figé au service d'une histoire peu attrayante avec une narration inutilement bavarde.
Tout cela est mis en images par des dessins assez mauvais : problèmes de proportions ou de perspective extrêmement prononcés, trait maladroit, mouvements mal rendus… L'ennui se pointe déjà dès la seconde page. A la 7ème, cela devient un véritable calvaire.
Peut 'on faire pire? Sans aucun doute. Cependant, il s'agissait d'une des premières bd du dessinateur (je dis cela pour atténuer cette sentence à mort). Quant au scénariste, on ne sait pas ce qu'il est devenu.
Une médiocrité du scénario qui laisse le lecteur totalement perplexe...
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Trésor
Bon, eh bien c'est typiquement le genre de BD que je n'aime pas du tout... Un dessin "ringard" (ou alors trop avant-gardiste pour moi) et un scénario tiré de l'auteur préféré de notre héroïne : Barbara Cartland. Même si le clin d'oeil est sans doute voulu, je n'adhère pas du tout, et ça traîne en longueur, pour une histoire d'une banalité affligeante... Bref, pour ceux qui penseraient découvrir un scénario haletant pour faire passer la pilule d'un dessin et d'une colorisation qui colle à merveille aux années 50 de cette histoire, passez votre chemin, et allez chercher votre trésor ailleurs (ou commencez par économiser les 16€ que vous coutera cette BD) !
Le Promeneur
J'aurais dû me méfier du titre en l'empruntant à la bibliothèque... Le promeneur, ça n'évoque pas quelque chose ?? .... ah si ! L'Homme qui marche bien sûr. Et la je crois qu'on a affaire à un remake. Voici le guide de comment mettre de magnifiques dessins au service du néant scénaristique. En gros on suit les déambulations d'un citadin japonais dans les petites rues d'une grande ville. Et comment celui-ci va s'émerveiller devant des choses banales, genre un magasin de chaussures, une droguerie ou un restaurant de sushis. Voilà le résumé en deux phrases de plus de 70 pages de BD. L'histoire est inexistante, j'ai trouvé ça vide et malheureusement sans intérêt. Waow 4 pages pour nous montrer comment le personnage lance la baballe au gentil chien-chien et que celui-ci la rapporte. Autant j'aime des œuvres comme Quartier lointain, autant là je m'ennuie au bout de quelques pages. Tout n'est pas à jeter bien sûr. Le dessin de Taniguchi est comme toujours superbe. Par contre un album à réserver à un public mélancolico-poéto-nostalgique...
At Laz Meridian
Aïe... Je suis désolé de mettre une note pareille à un shôjo, mais là c'est peut-être la pire série pour adolescentes que j'aie jamais lue... En effet "At Laz Meridian" (qui veut dire le méridien bleu) nous présente les aventures, essentiellement sentimentales, d'une lycéenne qui se retrouve propulsée à l'époque et sur les lieux du règne du roi Arthur. Les mangas, qu'il s'agisse de shônen ou de shôjo, regorgent d'histoires de ce type. Ici le public recherché est typiquement féminin, c'est même l'auteure qui le dit à plusieurs reprises dans les bonus et les encarts. Fort bien, ça ne me gêne pas. Le seul problème c'est que c'est mortellement plat et ennuyeux. Parfois les shôjo peuvent être réellement drôles ou intéressants si l'on pousse le côté cul-cul à son paroxysme, si les auteurs proposent des aventures à côté des questionnements du type "il m'a touché la main, cela veut-il dire que nous allons nous marier ?" ; "Il est devenu blond et porte une boucle d'oreille, aime-t-il toujours les filles ?", ou encore "est-ce que je dois sucer un bonbon à la menthe pour masquer l'odeur du saucisson à l'ail que j'ai mangé à midi ?". Non je déconne, la dernière question c'est moi qui l'ai rajoutée, mais au moins une telle réplique eût pu apporter un surcroît d'intérêt à ce shôjo. Ici nous avons les classiques triangles amoureux à géométrie variable, avec un soupçon de décor arthurien (je dis bien un soupçon, ce décor se limitant à deux costumes et au nom des personnages) par moments, puisque mana peut naviguer quand elle le souhaite d'une époque à l'autre. Mais même ce côté "voyage dans le temps à la sauvage" est mal exploité, on voit mana apparaître et disparaître, et c'est tout. Les traducteurs font ce qu'ils peuvent pour rajouter une réplique un peu drôle par-ci par-là, mais c'est bien maigre. Et puis comme c'est pour filles, même pas un soupçon de fan service, vraiment c'est emmerdant. Bref, pas pour moi, trop plat, hop, on oublie.
Fox
Mon avis ne concernera que le premier tome (Le livre maudit) car étant donné que j'ai trouvé tous les défauts possibles à ce Fox, lire les autres serait du masochisme pur et simple. Et comme rien me laisse penser que la suite de cette série prendra un tournant radical tant d'un point de vue qualitatif que thématique mais continuera probablement sur sa lancée... Le Livre maudit, donc : un album d'une atterrante banalité, d'une irrémédiable platitude. Fox convoque à ce point tous les clichés d'un genre qu'on pourrait croire à une volonté de faire une synthèse parfaite de la prévisibilité scénaristique. De la première à la dernière planche, pas l'ombre d'une idée originale (certains posteurs parlent d'originalité ? Je me demande bien où elle se trouve), d'une approche un tant soit peu intéressante malgré un scénario déjà très lourdement handicapé par ses nombreux clichés et autres poncifs (on se croirait dans une aventure de Ricochet, c'est dire !). Pour ce qui est des clichés, en effet, c'est à une véritable séance de photographie que nous convie le scénariste. Les personnages d'abord : le héros américain, ancien pilote durant la guerre de retour en France, qui boit surtout du Coca (ben tiens !), au physique de beau gosse taillé au burin et conduisant une grosse moto (clic !). La fille : une p'tite mam'zelle française forcément ravissante et qui craque bien évidemment pour notre Big Jim de service (clic !). L'intellectuel timide au physique ingrat qui forcément ne sait pas comment s'y prendre avec les femmes (voilà un gars qui a vraiment tout pour lui). L'érudit aux allures de clodo mais à la connaissance livresque sans faille (que c'est original ! Clic !) auquel s'adressera notre héros bubble-gum. Un mystérieux messire l'inconnu (c'est pas moi !), allié de nos héros mais au comportement fuyant qui se dissimule forcément sous un accoutrement de motard (mon Dieu, mais qui est-ce donc ? Clic !). Des méchants à la dégaine très "discrète" (l'un d'eux porte un fez sur la tête. Ah l'exotisme de pacotille ! Clic !). On va en rester-là pour cette galerie de pantins. L'histoire est à l'avenant avec ce grimoire maudit (bon sang mais où Dufaux a-t-il été péché cette idée géniale ? Clic !) d'origine égyptienne (ah ! l'Egypte et ses mystères. Clic !) qui possède ceux qui ont le malheur de le lire, suivit de préférence par une mort bien douloureuse et l'incendie de leur domicile (clic !)...sauf pour notre gentil couple vedette curieusement épargné. Pourquoi ? La réponse est sans doute dans le tome 2 que je ne lirai pas de toute façon mais je subodore une explication bien cornichonne. Evidemment, les méchants (face de clown et tête à fez) veulent s'emparer du livre maléfique pour des raisons qu'on imagine peu philanthropiques. Afin de donner une bonne raison à notre GI Joe de les poursuivre jusqu'en Egypte, nos vilains auront l'idée "surprenante" d'enlever la p'tite française. Et comme notre homme en est tombé amoureux (clic !), sa motivation n'en est que décuplée. Tiens, le kidnapping de l'héroïne, je n'y aurais pas pensé. Souriez : clic ! Petite précision pour ceux qui se diraient que je n'ai rien compris aux intentions des auteurs : bien sûr, je ne suis pas contre les histoires fantastiques ou feuilletonesques sorties des vieux chaudrons, qui ont toujours leur charme...mais à condition que le scénariste joue habilement avec les conventions du genre, en les détournant, les reliftant quelque peu pour que le lecteur contemporain blasé y trouve son compte, y ajoute avec connivence un soupçon de dérision qui fait toute la différence. Hélas, je n'ai pas eu cette impression ici. On est dans le premier degré total, les événements s'enchaînent de manière prévisible et mécanique, et les personnages ultra-typés n'arrangent évidemment rien. C'est présenté comme de la grande aventure et je m'y suis ennuyé comme lors d'un dimanche pluvieux. Si vous n'avez jamais lu (ou vu) une seule histoire fantastique de votre vie, peut-être pourriez-vous y trouver un quelconque intérêt. Mais pour les autres... Quand au travail de J.F. Charles, je n'ai pas du tout aimé l'encrage, qui donne une impression bizarrement brouillonne à l'ensemble. Je préfère de loin ce qu'il a fait avec India Dreams, en couleur direct. Le plus étonnant dans tout cela : que cet album soit le premier d'une série de sept, ce qui tendrait à prouver qu'elle a trouvé son public. Tant mieux pour lui. Moi, je passe.
Quelques Mois à l'Amélie
C'est exactement le genre d'histoires qui me déplaît, pourquoi je l'ai lue ? Parce qu'on me l'a fortement conseillée. Je me suis ennuyée de bout en bout et l'alternance du récit et des scènes du roman n'a pas arrangé les choses, non pas que ce soit difficile à suivre mais c'est juste fatigant. Je n'ai pas trouvé les personnages intéressants mais plutôt ennuyeux à mourir et leurs histoires personnelles ne m'ont ni passionnée, ni touchée. Cette lecture a été pour moi un grand vide. Le dessin ne m'a pas parlé plus que le récit, je le trouve trop simple et sans âme. Décidément le style Roman Graphique pur et dur n'est pas pour moi.
Kookaburra
Un scénario simpliste, naïf, et pas original du tout. Un dessin sympa de Crisse, mais cela ne suffit pas pour faire une bonne BD. C'est lourd, déjà vu et revu ailleurs en bien mieux fait. Les blagues sont vulgaires et pas drôles, on dirait du sous Independence day d'Emmerich. L'histoire perd de sa cohérence de tome en tome, pour finir en un cycle décevant.
Pourquoi j'veux manger mon chien
La collection "Hanguk" de chez Casterman nous propose ici un one shot assez particulier sur la vie de trois comparses qui vivent en arrière plan de la clinquante Hong Kong. Autant L'Idiot de Kangfull publié dans la même collection m'avait beaucoup plu, là je passe totalement à côté... Soit c'est moi qui n'ai pas les codes sociaux nécessaires pour apprécier cet opus critique sur la société chinoise (est-ce vraiment le sujet de ce manga ?), soit l'éditeur a manqué sa cible, soit l'auteur est mauvais... Bref, que ce soit l'histoire que je n'ai pas trouvée claire du tout (heureusement qu'il y a une présentation introductive en page de garde pour comprendre de quoi on parle...), ou le dessin que je trouve mauvais (difficulté pour différencier les 3 personnages principaux, erreurs de perspectives ou de raccourcis des corps), on ne peut pas dire que j'ai trouvé grand chose pour me séduire dans ce manga.
Jojo & Paco
Héhéhé, ou comment commenter la BD à l'origine de mon pseudo sur la toile, car la BD en elle même n'a pas grand chose d'intéressant. C'est en effet de cette BD plate et insipide destinée à nos jeunes têtes blondes, qu'est tiré mon pseudo. Mais il m'a fallu quelques années avant de le découvrir :D Mes jeunes demi-frères se disputaient l'honneur de s'appeler Paco ("non, c'est moi Paco, et c'est toi Jojo !") depuis quelque temps sans que personne ne sache d'où leur venaient ces surnoms... Jusqu'au jour où je suis tombé sur cette fameuse BD et que je rigole un bon coup (je ne l'avais pas encore lue) car je leur avais piqué ce surnom pour mon pseudo sur le web. Mais bon, passé cet éclair de lucidité qui venait d'éclairer ma lanterne sur une question métaphysique restée sans réponse depuis des lustres, la lecture du volume m'a plus que déçu. Une histoire niaizouse (je veux bien croire que c'est de la BD jeunesse, mais quand même...), un dessin que je n'ai pas du tout apprécié et qui fait très vieille école, avec des couleurs pales histoire de finir le tout. Bref, c'est moche et les histoires sont "concons" (et les autres tomes sont du même tenant). Manquerait plus qu'une morale vieille France et de se faire éditer chez les ex-éditions Emma pour parfaire le tout ! Si si, la maison d'édition des années 70/80 qui publiait des bookins moralistes au possible avec un graphisme à la Martine... Heureusement, à l'époque on a évité "Martine fait de la BD", mais là pas de pot avec Paco, c'est Isabelle qui s'y colle...
Exit
Décidément, Werber a l'art de trouver des idées de récit mais de ne pas savoir comment les finir. C'était déjà l'impression que m'avait laissé son oeuvre romanesque (à chaque fois le premier tome est grosso modo bien ficelé et sait titiller notre curiosité, mais ça part ensuite toujours en jus de boudin...). Ca me fait l'effet du gars qui lance une pépite en l'air sans penser qu'elle va retomber à un moment... et là c'est souvent sur lui que ça finit. Pour notre malheur, c'est encore ce qui se passe avec cette première tentative dans la BD et son scénario vire au cauchemar de facilité et d'absurdités dès le second tome. Le dessin d'Alain Mounier, que je ne connaissais pas avant est quant à lui d'une grande rigidité et manque totalement d'expressivité. Bref, si tel Gainsbourg vous cherchez en vain le mot Exit, ce n'est pas cette porte qu'il faut pousser...
L'Ombre de Jaïpur
Ce recueil de petites histoires m'est apparu totalement indigeste. Bref, un dessin totalement figé au service d'une histoire peu attrayante avec une narration inutilement bavarde. Tout cela est mis en images par des dessins assez mauvais : problèmes de proportions ou de perspective extrêmement prononcés, trait maladroit, mouvements mal rendus… L'ennui se pointe déjà dès la seconde page. A la 7ème, cela devient un véritable calvaire. Peut 'on faire pire? Sans aucun doute. Cependant, il s'agissait d'une des premières bd du dessinateur (je dis cela pour atténuer cette sentence à mort). Quant au scénariste, on ne sait pas ce qu'il est devenu. Une médiocrité du scénario qui laisse le lecteur totalement perplexe...