Mouais, bof. "Mafalda" c'est ce genre de BD engagée où l'on fait dire tout haut à des enfants ce que les adultes pensent tout bas. C'est aussi une BD traduite, et du coup, toute la subtilité de la langue d'origine ne passe pas forcément bien, ni non plus le contexte historique ou politique du pays en question. Il y a de temps en temps un strip bien fait, mais la plupart du temps ça tombe plutôt à plat. C'est une série qu'on a tenté de me faire lire jadis, que je n'ai pas appréciée plus que ça à l'époque et que je n'ai aucune envie de relire ! Et comme |fred|, il y a probablement un fort traumatisme lié à mes lointains cours d'espagnol… Cette BD n'est clairement pas pour moi liée à de bons moments de détente ;).
Je ne vais certainement pas me faire des amis en avisant cette série ! D’ailleurs, je conseille même aux fans de « Watchmen » de ne pas lire ma chronique ! Cette bd qui fait pourtant parti des incontournables de bdthèque est, pour moi, la plus grosse déception en tant que lecteur de bande dessinée ! Je me suis mis à découvrir l’intégrale de cette série parce que son adaptation cinématographique allait sortir sous peu…
Que nous raconte « Watchmen » ? Eh bien, ça se passe dans les années 80, pendant la guerre froide et dans une grande ville bien évidemment américaine. Au tout début de la bd, le lecteur est invité à suivre Rorschach dans sa recherche de l’assassin de son pote Edward Blake, alias le « Comédien ». La particularité de ces deux hommes, c’est que ce sont des superhéros à la retraite…
Jusque-là, tout va bien, j’étais intéressé par cette enquête de la part de Rorschach, c’est ensuite que j’ai éprouvé énormément d’ennuis à lire « Watchmen » !
Car une fois cette petite séquence vécue, Rorschach va rencontrer tous ses anciens potes qui sont eux-aussi des superhéros à la retraite pour leur prévenir du danger et… tour à tour, le scénariste va en profiter pour brosser leurs portraits et leurs passés. Je n’ai rien contre le fait de découvrir leurs vies passéistes mais Alan Moore va aller jusqu’à nous faire partager leurs espoirs et leurs peines pendant plus du tiers de l’intégrale soit plus de 150 pages (voire plus… j’ai stoppé ma lecture à ce moment là) ! Pour ce faire, le scénariste emploie de longues proses et d’incessants bavardages pour faire comprendre aux lecteurs que les protagonistes ont aussi des réactions humaines (est-il si difficile que ça de faire ressortir les émotions uniquement par le dessin en quelques planches ?) qui m’ont complètement achevé, écœuré, blasé, dégoûté, lessivé à tel point que j’ai arrêté définitivement cette lecture sans avoir eu l’envie de découvrir le dénouement, d’ailleurs, je m’en tape complètement de cette fin tellement j’ai été déçu de ce premier tiers de la bd !
Le pire, c’est que je n’ai ressenti aucune émotion et aucun plaisir à suivre les péripéties de ces personnages !
Je reconnais que je ne me suis jamais intéressé aux superhéros ; pour moi, ça n’existe pas point final ! Je trouve farfelu cette fascination des américains à être captivés par des êtres supérieurs vêtus de ridicules collants, je trouve même complètement égoïste de leur part de croire qu’il n’y aurait qu’en Amérique que ces surhommes vivraient et les protégeraient du reste du monde. Sur ce dernier point, c’est d’ailleurs le sentiment que j’ai éprouvé en découvrant le personnage de Doc Manhattan, un homme (de couleur bleue !) tellement puissant qu'il serait la cause de la passivité des soviétiques à attaquer les Etats-Unis : c’est com-plé-te-ment ri-di-cu-le ! Pourquoi les russes (les européens, les asiatiques, les africains et pourquoi pas les extraterrestres tant qu’on y est !) n’auraient-ils pas au moins un superhéros eux-aussi ? Hein, dites ?
Sans cette mise en couleurs que je n’apprécie pas (couleurs flashies), je pense que « Watchmen » aurait énormément gagné graphiquement s’il existait en version noir et blanc car le dessin de Dave Gibbons m’est apparu bon : ses personnages sont facilement reconnaissables, les décors sont fouillés et la mise en page est correct.
Je crois que je suis complètement allergique aux récits d’Alan Moore car je n’aime pas du tout aussi ses autres bds : V pour Vendetta et Filles perdues. A chaque fois, je me suis ennuyé à lire ses séries à cause de son emploi systématique de (très) longues proses et de séquences qui me sont apparues à chaque fois très « théâtrales ». « Watchmen » est considéré par les libraires comme un des trois plus grands comics de tous les temps, plusieurs jours après cette lecture, je me demande encore pourquoi… je crois que j’aurais énormément de mal à oublier cette bd dans le plus mauvais sens du terme !
Si vous voulez feuilleter une bd sur un « superhéros-qui-se-découvre-qu’il-a-des-réactions-humaines-tellement-il-est-déprimé », jetez un coup d’œil sur Crazyman de Baudouin que je trouve plus distrayant et intéressant à lire que « Watchmen ».
Heureusement qu'il s'agissait d'un emprunt.
Je n'ai pas aimé grand chose dans cette BD sauf le fait qu'elle se lise vite.
Le dessin est très gras et noir, l'ambiance qui s'en dégage n'est pas des plus agréable.
Le scénario nous mène nul part et les personnages sont trop distants du lecteur pour que l'on ait envie de plus s'investir.
Plus que dispensable.
Jusqu'au bout.
Jusqu'au bout j'aurai été déçu par cette série qui, à aucun moment, n'a su me captiver ou ne serait-ce que faire apparaitre une étincelle de surprise, de bonheur ou simplement capter mon attention.
Jusqu'au bout, la narration m'aura paru lourde et inutilement complexe et embrouillée.
Jusqu'au bout, les dialogues m'auront rebuté par leurs tournures et leurs phrasés alambiqués qui compliquent la compréhension et ralentissent la lecture.
Jusqu'au bout, les dessins m'auront eux aussi déçus par le manque de beauté dans les visages et les expressions. Pourtant, l'ensemble est plutôt plaisant, avec un niveau de détails moyen mais correct et une mise en couleur sans surprise mais sans défaut particulier.
Jusqu'au bout, je serai passé à coté du coté fantastique de l'œuvre. Jusqu'au bout, Gilles des Mauges m'aura paru lointain et sans saveur particulière, lui qui pourtant semble être au cœur de toute chose…
Et au final, cette série qui devait tant nous surprendre a continué de me perdre dans les méandres du scénario qui s'enlise je ne sais comment dans un vide éternel.
La fin me laisse froid, l'histoire tant attendue ne prend pas de hauteur, le dénouement sonne creux, sans saveur, sans épice. Surtout, tout m'est paru prévisible et couru d'avance. Allez, je l'accorde, je ne savais pas qui était le vrai père de Colin, mais cela change-t-il fondamentalement le problème ?
Je suis complètement passé à coté. J'arrive à la fin de cette série et je ne sais toujours pas si j'ai bien tout compris. J'ai uniquement l'impression qu'il s'agit ici de la fin de la série, mais comme il me manque encore quelques pièces à ma compréhension, je ne peux me résoudre à y croire.
Pourtant, un épilogue en noir et blanc (ils n'avaient plus les moyens pour mettre de la couleur ?) en 6 planches en fin de dernier album nous le laisse penser fortement.
Le malheur dans ces 6 dernières pages, c'est que je m'aperçois que ma critique sur le dessin depuis le premier tome se conforte.
Parfois, un dessin mis en couleur perd de sa superbe avec une mise en couleur baveuse, imprécise ou des couleurs simplement mal choisies. Ici, je m'aperçois que le trait que je n'aimais pas, eh bien, je ne l'aime toujours pas. Toujours ces visages chewing-gum, qui fondent au soleil, toujours ce trait général auquel je n'adhère pas.
Cela vient sûrement de moi. D'autres, j'espère auront su aimer et capter le message désiré par les auteurs. Je n'aime pas écrire du mal d'une BD et j'espère fortement que d'autres lecteurs pourront donner une autre vision de cette série qui a sûrement, malgré tout et malgré moi, des qualités ! :-/
Je suis motard. Un ami a donc trouvé de bon ton de m'offrir "la vérité sur la moto". Un ex ami devrais-je dire après un coup pareil !!
Bon, plus sérieusement cette "BD" est un immonde gag, une parodie de BD: une "blague" par planche, 5 cases par planche, très peu de dialogues (des textes off sur chaque case), une écriture de sagouin parfois à la limite du lisible, un humour tellement éculé que je n'ai pas souvenir d'avoir souri une seule fois. Il faut dire que les gags ne sont qu'une énumération de préjugés absurdes. L'auteur de ce tome n'aime pas la moto et n'y connait rien... ennuyeux pour parler de motos non?
Quant au graphisme, il est dans le ton général: il s'agit de croquis rapides et simplistes colorisés à la va-vite avec une palette n'excédant pas 50 couleurs. Du dessin à la chaine sans âme, sans talent.
Bref c'est si soporifique que je ne parviens pas à rester concentré plus de 10 planches de suite, j'ai dû me forcer à lire en plusieurs fois cette ignominie. Et comme c'est un cadeau, je ne peux même pas le revendre :( .
Il m'est arrivé de feuilleter d'autres tomes de cette série et j'y ai retrouvé à chaque fois le même schéma, moche et rasoir.
Enfin des avis mitigés ... je lis tellement de bonnes critiques ailleurs sur ce dernier tome que je me demandais si je n’étais pas malade le jour où je l'ai lu ?
Quelle déception ... surtout lorsqu'on vient de lire une super série (Tatanka) ... le contraste est cruel et impitoyable !
Pourtant il y a un point commun entre les 2, ce sont les mutations ... alors que le phénomène est développé avec cohérence dans Tatanka, sur Sept c'est du grand n'importe quoi bâclé, comme les dessins qui deviennent de plus en plus approximatifs sur la fin.
Bref, j'ai l'impression d'avoir perdu mon temps ... et heureusement pas mon argent, on me l'a prêté ... et de toute façon mon libraire (sympa) m'échange une BD lorsque je suis très déçu !
Un Cosey en petite forme pour cette histoire de vieux hippie retiré au cœur de la Birmanie et qui donne signe de vie à sa mère après une absence de près de vingt ans.
Le vieux hippie, c’est Zeke, ancien chanteur à succès devenu écrivain et retiré du monde. Zeke a pris l’habitude de raconter à son public des campagnes birmanes et à l’aide de diapositives hétéroclites des histoires délirantes, dérivées de ses expériences personnelles.
Le grave problème de cette bd n’est pas tant dû aux passages diapos (aux dessins logiquement répétitifs) qu’à la longueur même de cette histoire en diapos. Une histoire trop délirante et typée année 69 qui accapare une bonne part de l’album. Résultat : il reste peu de place pour développer les principaux protagonistes et plus particulièrement la mère de Zeke et Cheyenne. De plus, au bout de quelques planches de diapos, je m’ennuie et j’ai une furieuse envie de zapper, tout en sachant que si je cède à la tentation, je raterai des éléments essentiels à la totale compréhension de l’ensemble.
Le pire, c’est que le scénario n’est pas très original et que, donc, les éléments disséminés dans l’histoire en diapos sont facilement prévisibles.
Une bonne idée de départ, donc (même si glisser une histoire à l’intérieur d’une histoire a déjà et plus d’une fois été fait) pour un résultat qui m’a laissé de marbre.
J’aurais vraiment voulu mettre au moins un 2/5 à cet artiste qui m’a fourni quelques unes de mes plus belles émotions de bédéphile, mais ce serait mentir.
Lu mais pas acheté, Léo semble s'être remis de ses égarements de Bételgeuse. Ce premier tome est tout simplement meilleur que les 5 albums précédents réunis, et enfin on n'a plus l'impression de se promener dans une série de midinettes.
La base est complexe, plus mûre et adulte, chaque groupe de personnages ayant des motivations très contrastées.
La société responsable du projet Antarès , sorte d'Opus Dei avançant à pas feutrés dans sa façon de présenter ses ambitions.
La planète en elle-même est splendide, la palme revenant à l'espèce de drap noir volant, superbe trouvaille sciencefictionnesque forte en fantasmagorie. Le mystère a l'air mieux construit, grâce aussi à des personnages mieux incarnés, et pour une fois, le cliffhanger final n'a pas l'air bidon.
Il y a tout de même des problèmes de fraîcheurs dans les idées ou les inventions.
Notamment le ridicule "pe-com", invention kitsch (avec la manche gauche d'une veste plus courte que l'autre pour placer l'engin au poignet !!) et déjà anachronique aujourd'hui, tous les mâles de la terre qui fantasment sur des poster de Kim, et surtout le ridicule bébé extraterrestre qui casse la baraque en terme de nanardise avec ses nageoires et ses branchies!!! (sans parler de la façon dont c'est amené).
Enfin, après avoir lu le tome 2, je crois que ça mérite le 0 absolu ! C'est tout simplement grotesque. Pseudo-cliffhanger de fin, enfonçage de portes ouvertes à gogo, dialogues ridicules... c'est triste.
Quelle drôle d'idée d'être allé chercher des auteurs américains et de traduire leur oeuvre pour publier ce truc aussi médiocre ? Est-ce simplement parce que leur style graphique rappelle celui de Joshua Middleton et des Luna Brothers (Girls) ?
Certes, les personnages sont plutôt bien dessinés, pour qui aime le style "animation", mais j'ai trouvé certaines expressions de visages assez agaçantes et manquant de naturel. En outre, la plupart des personnages sont très difficilement différenciables. Et surtout, les décors vides et les couleurs informatiques très délavées ont de quoi me glacer en tant que lecteur.
Quant au scénario... Pfff... Ca commence d'une manière on ne peut plus cliché. Une jeune fille un peu rebelle apprend que sa famille bien aimée vient d'être massacrée par un tueur inconnu qui pourrait bien faire partie du gang local. Alors, sous l'emprise de sa juste colère, elle souhaite se venger et avant tout faire éclater la vérité. Mais les choses sont peut-être plus compliquées que cela, comme le sous-entend très lourdement le comportement de son jeune compagnon, Zhen.
Les dialogues paraissent tous complètement artificiels, c'en est pénible. La narration est basique mais réussit malgré tout à se rendre parfois confuse.
Le déroulement du scénario se la joue un peu tragédie antique où tout le monde meurt à la fin, avec un bel orage pour dramatiser la scène, mais c'en est plus risible qu'impressionnant. Tout est tellement téléphoné qu'on croirait une histoire imaginée par un jeune adolescent qui veut épater ses copines romantiques.
C'est mauvais, tout simplement mauvais.
Je n'ai pas tout bien saisi, j'ai l'impression d'avoir lu deux ? Trois ? histoires différentes, dont toutes traitent de la peste. Mon incompréhension vient peut-être de la ressemblance de certains personnages ou de l'ennui qui m'a accompagnée tout au long de ma lecture… Le fait est que je n'ai nullement envie de recommencer cette bd. De plus elle est bavarde ! Bavarde ! Si quelqu'un a le courage de la lire… je compte sur vous pour éclaircir la situation.
Bref, si le dessin est assez bon mais pas transcendant, le langage châtié du 17ème siècle est agréable, mais celui des campagnards moins, lourd et abrégé, avec par exemple des : j't'dis, tu vas l'faire, sa livrée j'tée à terre, etc.
Il n'y a rien à dire, à part que la chute de la "dernière histoire" est assez bonne.
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Mafalda
Mouais, bof. "Mafalda" c'est ce genre de BD engagée où l'on fait dire tout haut à des enfants ce que les adultes pensent tout bas. C'est aussi une BD traduite, et du coup, toute la subtilité de la langue d'origine ne passe pas forcément bien, ni non plus le contexte historique ou politique du pays en question. Il y a de temps en temps un strip bien fait, mais la plupart du temps ça tombe plutôt à plat. C'est une série qu'on a tenté de me faire lire jadis, que je n'ai pas appréciée plus que ça à l'époque et que je n'ai aucune envie de relire ! Et comme |fred|, il y a probablement un fort traumatisme lié à mes lointains cours d'espagnol… Cette BD n'est clairement pas pour moi liée à de bons moments de détente ;).
Watchmen
Je ne vais certainement pas me faire des amis en avisant cette série ! D’ailleurs, je conseille même aux fans de « Watchmen » de ne pas lire ma chronique ! Cette bd qui fait pourtant parti des incontournables de bdthèque est, pour moi, la plus grosse déception en tant que lecteur de bande dessinée ! Je me suis mis à découvrir l’intégrale de cette série parce que son adaptation cinématographique allait sortir sous peu… Que nous raconte « Watchmen » ? Eh bien, ça se passe dans les années 80, pendant la guerre froide et dans une grande ville bien évidemment américaine. Au tout début de la bd, le lecteur est invité à suivre Rorschach dans sa recherche de l’assassin de son pote Edward Blake, alias le « Comédien ». La particularité de ces deux hommes, c’est que ce sont des superhéros à la retraite… Jusque-là, tout va bien, j’étais intéressé par cette enquête de la part de Rorschach, c’est ensuite que j’ai éprouvé énormément d’ennuis à lire « Watchmen » ! Car une fois cette petite séquence vécue, Rorschach va rencontrer tous ses anciens potes qui sont eux-aussi des superhéros à la retraite pour leur prévenir du danger et… tour à tour, le scénariste va en profiter pour brosser leurs portraits et leurs passés. Je n’ai rien contre le fait de découvrir leurs vies passéistes mais Alan Moore va aller jusqu’à nous faire partager leurs espoirs et leurs peines pendant plus du tiers de l’intégrale soit plus de 150 pages (voire plus… j’ai stoppé ma lecture à ce moment là) ! Pour ce faire, le scénariste emploie de longues proses et d’incessants bavardages pour faire comprendre aux lecteurs que les protagonistes ont aussi des réactions humaines (est-il si difficile que ça de faire ressortir les émotions uniquement par le dessin en quelques planches ?) qui m’ont complètement achevé, écœuré, blasé, dégoûté, lessivé à tel point que j’ai arrêté définitivement cette lecture sans avoir eu l’envie de découvrir le dénouement, d’ailleurs, je m’en tape complètement de cette fin tellement j’ai été déçu de ce premier tiers de la bd ! Le pire, c’est que je n’ai ressenti aucune émotion et aucun plaisir à suivre les péripéties de ces personnages ! Je reconnais que je ne me suis jamais intéressé aux superhéros ; pour moi, ça n’existe pas point final ! Je trouve farfelu cette fascination des américains à être captivés par des êtres supérieurs vêtus de ridicules collants, je trouve même complètement égoïste de leur part de croire qu’il n’y aurait qu’en Amérique que ces surhommes vivraient et les protégeraient du reste du monde. Sur ce dernier point, c’est d’ailleurs le sentiment que j’ai éprouvé en découvrant le personnage de Doc Manhattan, un homme (de couleur bleue !) tellement puissant qu'il serait la cause de la passivité des soviétiques à attaquer les Etats-Unis : c’est com-plé-te-ment ri-di-cu-le ! Pourquoi les russes (les européens, les asiatiques, les africains et pourquoi pas les extraterrestres tant qu’on y est !) n’auraient-ils pas au moins un superhéros eux-aussi ? Hein, dites ? Sans cette mise en couleurs que je n’apprécie pas (couleurs flashies), je pense que « Watchmen » aurait énormément gagné graphiquement s’il existait en version noir et blanc car le dessin de Dave Gibbons m’est apparu bon : ses personnages sont facilement reconnaissables, les décors sont fouillés et la mise en page est correct. Je crois que je suis complètement allergique aux récits d’Alan Moore car je n’aime pas du tout aussi ses autres bds : V pour Vendetta et Filles perdues. A chaque fois, je me suis ennuyé à lire ses séries à cause de son emploi systématique de (très) longues proses et de séquences qui me sont apparues à chaque fois très « théâtrales ». « Watchmen » est considéré par les libraires comme un des trois plus grands comics de tous les temps, plusieurs jours après cette lecture, je me demande encore pourquoi… je crois que j’aurais énormément de mal à oublier cette bd dans le plus mauvais sens du terme ! Si vous voulez feuilleter une bd sur un « superhéros-qui-se-découvre-qu’il-a-des-réactions-humaines-tellement-il-est-déprimé », jetez un coup d’œil sur Crazyman de Baudouin que je trouve plus distrayant et intéressant à lire que « Watchmen ».
Madame Lambert
Heureusement qu'il s'agissait d'un emprunt. Je n'ai pas aimé grand chose dans cette BD sauf le fait qu'elle se lise vite. Le dessin est très gras et noir, l'ambiance qui s'en dégage n'est pas des plus agréable. Le scénario nous mène nul part et les personnages sont trop distants du lecteur pour que l'on ait envie de plus s'investir. Plus que dispensable.
Le Maître de pierre
Jusqu'au bout. Jusqu'au bout j'aurai été déçu par cette série qui, à aucun moment, n'a su me captiver ou ne serait-ce que faire apparaitre une étincelle de surprise, de bonheur ou simplement capter mon attention. Jusqu'au bout, la narration m'aura paru lourde et inutilement complexe et embrouillée. Jusqu'au bout, les dialogues m'auront rebuté par leurs tournures et leurs phrasés alambiqués qui compliquent la compréhension et ralentissent la lecture. Jusqu'au bout, les dessins m'auront eux aussi déçus par le manque de beauté dans les visages et les expressions. Pourtant, l'ensemble est plutôt plaisant, avec un niveau de détails moyen mais correct et une mise en couleur sans surprise mais sans défaut particulier. Jusqu'au bout, je serai passé à coté du coté fantastique de l'œuvre. Jusqu'au bout, Gilles des Mauges m'aura paru lointain et sans saveur particulière, lui qui pourtant semble être au cœur de toute chose… Et au final, cette série qui devait tant nous surprendre a continué de me perdre dans les méandres du scénario qui s'enlise je ne sais comment dans un vide éternel. La fin me laisse froid, l'histoire tant attendue ne prend pas de hauteur, le dénouement sonne creux, sans saveur, sans épice. Surtout, tout m'est paru prévisible et couru d'avance. Allez, je l'accorde, je ne savais pas qui était le vrai père de Colin, mais cela change-t-il fondamentalement le problème ? Je suis complètement passé à coté. J'arrive à la fin de cette série et je ne sais toujours pas si j'ai bien tout compris. J'ai uniquement l'impression qu'il s'agit ici de la fin de la série, mais comme il me manque encore quelques pièces à ma compréhension, je ne peux me résoudre à y croire. Pourtant, un épilogue en noir et blanc (ils n'avaient plus les moyens pour mettre de la couleur ?) en 6 planches en fin de dernier album nous le laisse penser fortement. Le malheur dans ces 6 dernières pages, c'est que je m'aperçois que ma critique sur le dessin depuis le premier tome se conforte. Parfois, un dessin mis en couleur perd de sa superbe avec une mise en couleur baveuse, imprécise ou des couleurs simplement mal choisies. Ici, je m'aperçois que le trait que je n'aimais pas, eh bien, je ne l'aime toujours pas. Toujours ces visages chewing-gum, qui fondent au soleil, toujours ce trait général auquel je n'adhère pas. Cela vient sûrement de moi. D'autres, j'espère auront su aimer et capter le message désiré par les auteurs. Je n'aime pas écrire du mal d'une BD et j'espère fortement que d'autres lecteurs pourront donner une autre vision de cette série qui a sûrement, malgré tout et malgré moi, des qualités ! :-/
La Vérité sur...
Je suis motard. Un ami a donc trouvé de bon ton de m'offrir "la vérité sur la moto". Un ex ami devrais-je dire après un coup pareil !! Bon, plus sérieusement cette "BD" est un immonde gag, une parodie de BD: une "blague" par planche, 5 cases par planche, très peu de dialogues (des textes off sur chaque case), une écriture de sagouin parfois à la limite du lisible, un humour tellement éculé que je n'ai pas souvenir d'avoir souri une seule fois. Il faut dire que les gags ne sont qu'une énumération de préjugés absurdes. L'auteur de ce tome n'aime pas la moto et n'y connait rien... ennuyeux pour parler de motos non? Quant au graphisme, il est dans le ton général: il s'agit de croquis rapides et simplistes colorisés à la va-vite avec une palette n'excédant pas 50 couleurs. Du dessin à la chaine sans âme, sans talent. Bref c'est si soporifique que je ne parviens pas à rester concentré plus de 10 planches de suite, j'ai dû me forcer à lire en plusieurs fois cette ignominie. Et comme c'est un cadeau, je ne peux même pas le revendre :( . Il m'est arrivé de feuilleter d'autres tomes de cette série et j'y ai retrouvé à chaque fois le même schéma, moche et rasoir.
Sept prisonniers
Enfin des avis mitigés ... je lis tellement de bonnes critiques ailleurs sur ce dernier tome que je me demandais si je n’étais pas malade le jour où je l'ai lu ? Quelle déception ... surtout lorsqu'on vient de lire une super série (Tatanka) ... le contraste est cruel et impitoyable ! Pourtant il y a un point commun entre les 2, ce sont les mutations ... alors que le phénomène est développé avec cohérence dans Tatanka, sur Sept c'est du grand n'importe quoi bâclé, comme les dessins qui deviennent de plus en plus approximatifs sur la fin. Bref, j'ai l'impression d'avoir perdu mon temps ... et heureusement pas mon argent, on me l'a prêté ... et de toute façon mon libraire (sympa) m'échange une BD lorsque je suis très déçu !
Zeke raconte des histoires
Un Cosey en petite forme pour cette histoire de vieux hippie retiré au cœur de la Birmanie et qui donne signe de vie à sa mère après une absence de près de vingt ans. Le vieux hippie, c’est Zeke, ancien chanteur à succès devenu écrivain et retiré du monde. Zeke a pris l’habitude de raconter à son public des campagnes birmanes et à l’aide de diapositives hétéroclites des histoires délirantes, dérivées de ses expériences personnelles. Le grave problème de cette bd n’est pas tant dû aux passages diapos (aux dessins logiquement répétitifs) qu’à la longueur même de cette histoire en diapos. Une histoire trop délirante et typée année 69 qui accapare une bonne part de l’album. Résultat : il reste peu de place pour développer les principaux protagonistes et plus particulièrement la mère de Zeke et Cheyenne. De plus, au bout de quelques planches de diapos, je m’ennuie et j’ai une furieuse envie de zapper, tout en sachant que si je cède à la tentation, je raterai des éléments essentiels à la totale compréhension de l’ensemble. Le pire, c’est que le scénario n’est pas très original et que, donc, les éléments disséminés dans l’histoire en diapos sont facilement prévisibles. Une bonne idée de départ, donc (même si glisser une histoire à l’intérieur d’une histoire a déjà et plus d’une fois été fait) pour un résultat qui m’a laissé de marbre. J’aurais vraiment voulu mettre au moins un 2/5 à cet artiste qui m’a fourni quelques unes de mes plus belles émotions de bédéphile, mais ce serait mentir.
Antarès
Lu mais pas acheté, Léo semble s'être remis de ses égarements de Bételgeuse. Ce premier tome est tout simplement meilleur que les 5 albums précédents réunis, et enfin on n'a plus l'impression de se promener dans une série de midinettes. La base est complexe, plus mûre et adulte, chaque groupe de personnages ayant des motivations très contrastées. La société responsable du projet Antarès , sorte d'Opus Dei avançant à pas feutrés dans sa façon de présenter ses ambitions. La planète en elle-même est splendide, la palme revenant à l'espèce de drap noir volant, superbe trouvaille sciencefictionnesque forte en fantasmagorie. Le mystère a l'air mieux construit, grâce aussi à des personnages mieux incarnés, et pour une fois, le cliffhanger final n'a pas l'air bidon. Il y a tout de même des problèmes de fraîcheurs dans les idées ou les inventions. Notamment le ridicule "pe-com", invention kitsch (avec la manche gauche d'une veste plus courte que l'autre pour placer l'engin au poignet !!) et déjà anachronique aujourd'hui, tous les mâles de la terre qui fantasment sur des poster de Kim, et surtout le ridicule bébé extraterrestre qui casse la baraque en terme de nanardise avec ses nageoires et ses branchies!!! (sans parler de la façon dont c'est amené). Enfin, après avoir lu le tome 2, je crois que ça mérite le 0 absolu ! C'est tout simplement grotesque. Pseudo-cliffhanger de fin, enfonçage de portes ouvertes à gogo, dialogues ridicules... c'est triste.
Breathe
Quelle drôle d'idée d'être allé chercher des auteurs américains et de traduire leur oeuvre pour publier ce truc aussi médiocre ? Est-ce simplement parce que leur style graphique rappelle celui de Joshua Middleton et des Luna Brothers (Girls) ? Certes, les personnages sont plutôt bien dessinés, pour qui aime le style "animation", mais j'ai trouvé certaines expressions de visages assez agaçantes et manquant de naturel. En outre, la plupart des personnages sont très difficilement différenciables. Et surtout, les décors vides et les couleurs informatiques très délavées ont de quoi me glacer en tant que lecteur. Quant au scénario... Pfff... Ca commence d'une manière on ne peut plus cliché. Une jeune fille un peu rebelle apprend que sa famille bien aimée vient d'être massacrée par un tueur inconnu qui pourrait bien faire partie du gang local. Alors, sous l'emprise de sa juste colère, elle souhaite se venger et avant tout faire éclater la vérité. Mais les choses sont peut-être plus compliquées que cela, comme le sous-entend très lourdement le comportement de son jeune compagnon, Zhen. Les dialogues paraissent tous complètement artificiels, c'en est pénible. La narration est basique mais réussit malgré tout à se rendre parfois confuse. Le déroulement du scénario se la joue un peu tragédie antique où tout le monde meurt à la fin, avec un bel orage pour dramatiser la scène, mais c'en est plus risible qu'impressionnant. Tout est tellement téléphoné qu'on croirait une histoire imaginée par un jeune adolescent qui veut épater ses copines romantiques. C'est mauvais, tout simplement mauvais.
3 Jours avant...
Je n'ai pas tout bien saisi, j'ai l'impression d'avoir lu deux ? Trois ? histoires différentes, dont toutes traitent de la peste. Mon incompréhension vient peut-être de la ressemblance de certains personnages ou de l'ennui qui m'a accompagnée tout au long de ma lecture… Le fait est que je n'ai nullement envie de recommencer cette bd. De plus elle est bavarde ! Bavarde ! Si quelqu'un a le courage de la lire… je compte sur vous pour éclaircir la situation. Bref, si le dessin est assez bon mais pas transcendant, le langage châtié du 17ème siècle est agréable, mais celui des campagnards moins, lourd et abrégé, avec par exemple des : j't'dis, tu vas l'faire, sa livrée j'tée à terre, etc. Il n'y a rien à dire, à part que la chute de la "dernière histoire" est assez bonne.