Je ne sais pas vous ? Mais, personnellement je n’apprécie que très modérément de me faire insulter à tort et à travers. Et, si l’on veut me faire réagir ou changer d’opinion, mieux vaut s’y prendre avec intelligence et susciter ma réflexion plutôt que d’agir sur un coup de tête et provoquer ma répulsion.
En me traitant de mouton stupide dépourvu de toute capacité de réflexion, monsieur Hermann m’insulte.
En traitant les casques bleus de schtroumpfs ridicules, monsieur Hermann insulte tous ces soldats qui, au péril de leurs vies, vont défendre des droits auxquels ils croient dans des pays dont ils ignorent souvent tout, et toutes les familles de ces soldats morts au combat (dans quelque pays que ce soit).
Monsieur Hermann n’a pas apprécié le mutisme, l’extrême prudence et, sans doute, l’hypocrisie de monsieur Boutros Boutros-Ghali. Il l’accuse ouvertement de s’être contenté d’adresser un gros doigt grondeur vis-à-vis des forces serbes. Et, pour manifester son opinion, monsieur Herman adresse … un gros doigt grondeur à monsieur Boutros Boutros-Ghali sous la forme de cet album, qui se veut un pamphlet à son intention.
On a coutume de dire qu’en matière d’art, la critique est aisée, et que l’exercice est difficile. Je ne crois pas que cette maxime doit s’adresser exclusivement à l’art.
Mais, bon ! Essayons de passer outre cet aspect, et regardons ce que l’auteur nous propose d’autre :
- Un dessin de qualité, surtout dans ses décors. Malheureusement, ceux-ci sont moins présents que d’habitude, du fait du sujet traité. Et les personnages (surtout féminins) de l’auteur ne sont pas ce qu’il réussit le mieux (à mon humble avis) ;
- Une histoire de récupération d’un enfant enlevé dans une ville assiégée. Très classique, sans grande imagination, mais pas mauvaise en soi. On retrouve un peu la même structure que dans certains scripts de Greg, mais un cran en-dessous. Tout est très prévisible, jusqu’à la page finale ;
- Un contexte historique qui, s’il a révolté l’auteur, ne sert finalement que de toile de fonds. Aucune analyse du conflit n’est faite, Hermann accuse, mais n’explique rien.
Un dernier mot : en première page, l’auteur indique le nom de toutes les personnes auxquelles il a envoyé un exemplaire du présent album. Dans la liste figurent des dirigeants du Rwanda et du Nigeria (entre autres) … Représentants d’états en guerre constante (dans lesquels l’épuration ethnique est malheureusement monnaie courante), ils ont vachement dû se sentir concernés par ce conflit yougoslave qui choquait un auteur belge de bande dessinée.
L’intention de monsieur Hermann était sans doute louable, et sa colère légitime. Mais le présent objet manque complètement sa cible et atteint dans mon cas l’effet contraire.
Cette petite étoile traduit mon plaisir de lecture... Que dire ? Décidément, je ne suis point un adepte de cet auteur. J'ai pourtant essayé de me forcer pour faire bien. Mais non, je n'y arrive pas !
Dois-je alors trouver grâce dans un graphisme de bon aloi ? Même pas ! Il ne reste rien de cette lecture. Il est vrai que je n'aime pas l'humour absurde même ayant pour cadre les pâturages, dans des enchaînements scabreux.
Je m'aperçois que c'est une bd unanimement appréciée : tant mieux pour cette oeuvre. Alors, ne tenez pas compte de mon avis ! Je le donne quand même comme pour indiquer que ce n'est pas mon genre de lecture. S'amuser de la cruauté envers les animaux me révulse. Les pauvres brebis et agneaux ! Une petite pensée pour eux en ce jour de Vendredi-Saint (férié en Alsace et Moselle) à l'approche de Pâques !
Ce genre de BD vous parle ........ ou pas.
Je suis resté complètement à côté du sujet de la première à la dernière page.
Et pourtant je pensais que quelque chose allait en ressortir.
Mis à part le dessin qui a une certaine personnalité et un petit cachet, le scénario autobiographique ne m'a jamais interpellé.
Certainement que ce genre de production s'apprécie en fonction de son vécu.
Un coup pour rien, je n'ai rien retenu de cette lecture.
Il me semble que d'habitude, mes avis sur les bandes dessinées que je lis sont à peu de choses près conformes à l'avis moyen des autres lecteurs.
Watchmen est l'exception.
Watchmen, le comic cultissime, immanquable parmi les immanquables de bdthèque... et pourtant, malgré d'innombrables efforts, cette oeuvre, aussi géniale qu'elle puisse paraître à la majorité des gens qui la découvrent, me laisse totalement de glace et n'a jamais réussi à éveiller chez moi autre chose qu'un profond ennui.
Pour tout dire, cela fait maintenant près de 5 ans que l'intégrale de Watchmen trône dans ma bibliothèque, et j'ai bien dû essayer une dizaine de fois de me plonger dans ce gros tome... il me tombe à chaque fois des mains à la moitié du récit. Je n'ai pourtant rien contre les comics et la bande dessinée américaine : j'étais fan de Batman dans mon enfance, et le Sandman de Neil Gaiman fait partie de mes bédés culte... j'ai même lu V pour Vendetta, du même auteur, avec un certain intérêt.
Mais avec Watchmen, la sauce ne prend pas, la magie ne fonctionne absolument pas : l'histoire est sombre, froide, avance à mes yeux de manière pénible ; je ne parviens à m'identifier à aucun des personnages... ces superhéros vieillissants sur le retour sont carrément pathétiques... l'ambiance générale est déprimante. Bref, rien ne me passionne ni ne m'intéresse dans cette histoire. Le mélange réalisme/fantastique me semble complètement déplacé et artificiel... et, pour ne rien arranger, je trouve le dessin et les couleurs très laids (même si ce facteur n'a finalement aucune importance dans mon appréciation globale de la bédé).
Il m'aura fallu attendre l'adaptation cinématographique du comic pour que, finalement, j'arrive au bout de l'histoire de Watchmen, mais, là encore, je dois bien admettre que ce film m'a copieusement ennuyé...
Bref, je n'ai pas l'habitude que mes avis détonnent à ce point, mais pour moi, Watchmen, sans hésiter, après de gros efforts et avec la meilleure volonté du monde, je n'aime vraiment pas...
Suis-je le seul de mon espèce ?
Une ligne claire très basique. Des histoires aux scénarios, intrigues et rebondissements encore plus basiques. Et un quatuor assez pénible. La nunuche, le goinfre, le premier de classe et le capitaine courage : dieu, que c’est stéréotypé ! Et le plus intéressant des membres du groupe s’avère finalement être leur chien. Les ennemis sont à l’image des héros, ce qui n’est pas fait pour améliorer le bazar …
Heureusement que les auteurs ne se prennent pas au sérieux. Toutefois, je ne vois aucun second degré dans le traitement du sujet, mais seulement, une ambiance bon enfant et pas prise de tête.
Il faut cependant reconnaître qu’une série n’aurait pu devenir aussi longue sans un lectorat. Les 4 as doivent donc plaire à un certain public.
Mais pas à moi.
Encore une production Corbeyran !!! Très bonne série mêlant un bon scénario et un dessin superbe. Ce dernier, très pastel, met en valeur l'histoire. Inutile de cacher que j'apprécie l'oeuvre de Corbeyran !!! Je constate que s'il est très prolifique, il n'en reste pas pour autant moins exigeant. Il sait toujours s'entourer de très bons dessinateurs sachant apporter le plus à ses scenarii.
J'attends avec impatience la suite de cette série...
08/04/2009 :
Par principe, je passerai les notes des séries abandonnées à 1/5.
Surtout si comme dans le cas présent, les 3 premiers tomes n'ont plus aucun intérêt.
Une série sans fin alors que 3 tomes sont sortis, je trouve ça inadmissible
Je ferai les mêmes reproches que pour L'Oeil du chat.
On y retrouve en effet le même chat filiforme.
Les 154 pages ont été lues en 15 minutes...
Cette BD muette ne me laissera pas de souvenirs impérissables.
J'étais limite à la classer comme une BD d'humour mais il faut se résoudre à faire autrement car l'on ne rit pas vraiment.
Le scénario est relativement désolant. Il est linéaire et n'offre rien d'innovant.
Pour le dessin, il suffit de regarder l'image dans la galerie pour comprendre que l'on a affaire à un record de minimalisme.
Pour les curieux, sinon il y a mieux à faire de son temps libre.
C'est BD n'offre pas grand chose en contenu.
Pour le fond, les scénarii sans paroles se lisent très vite, deviennent vite répétitifs et manquent de sens. A la rigueur, la petite histoire ''Presque'' est un bon exercice de style. Mais 5 minutes après la lecture tout s'estompe....
Pour la forme, plus simple c'est la feuille blanche... Cette BD ne brille pas par son graphisme.
Au final, je ne vois pas ce qui peut retenir un acheteur.
Album historique ? Biographie ? Délire ? Je ne sais pas ce qu’il en est vraiment, mais que cette BD fut désagréable à lire. Les dessins sont les même que Les Déblok en noir et nuances de gris, les personnages ont tous des têtes de souris. Malgré tout grâce aux coiffures et au corps on reconnait qui est qui.
Pour le scénario, que c’est long et répétitif, on nous raconte ici une vie, le personnage principal est comme il est dit demeuré ou génial. Pour ma part je dirai débile. Des blagues pipi caca vomi à profusion viennent agrémenter la vie de ce fou furieux. J’ai passé l’âge de ce genre d’humour. Pourtant j’ai voulu aller au bout pour voir si c’était aussi vide que ça en avait l’air, et oui effectivement la même veine est exploitée de bout en bout. C’est l'histoire d'un homme trash et débile qui est croquée sur les planches. Alors s’il s’agit d’une biographie sur un homme ayant ce système de valeur référent, bravo c’est très bien rendu, mais cela nécessitait il une BD ? S’il s’agit d’un délire, vous pouvez passez votre chemin vous ne louperez rien…
Le projet est ici de mettre en image l’œuvre de Kafka. Sacré pari !
Graphiquement le dessin est très haché, très anguleux. Le dessin est très contrasté avec beaucoup de noir. On s’attendait à du noir pour cette œuvre de Kafka, ça ne pose donc pas de problème, les personnages auraient tout de même justifié meilleur traitement à mon avis, car autant le cafard est joliment croqué, autant les humains… Côté mise en page et mise en vue, je n’ai pas été ébloui, les prises de vues sont pas mal mais j’ai parfois du mal dans l’enchainement, ça fausse les proportions, ça n’est pas toujours très lisible.
Côté scénario maintenant il fallait un sacré pari pour dessiner cette métamorphose. Or ici il n’y en a pas justement de métamorphose. Nous avons juste un cafard géant dessiné sur son lit qui va arpenter la pièce de long en large pendant tout le récit. La famille est embarrassée, mais honnêtement avec le dessin on se demande pourquoi ? On se demande même comment ils peuvent voir en cette bestiole l’un des leurs. En fait la mise en image du roman fait perdre toute la subtilité des mots de Kafka. Du coup les images paraissent parfois en décalage total, et à vrai dire sans avoir lu le livre je ne vois pas ce que l’on peut comprendre à cette bande dessinée. Je ne sais pas ce qu’en diront ceux qui n’ont pas lu La Métamorphose et qui liraient cet album, mais honnêtement autant le livre va crescendo en faisant monter le malaise, l’incertitude, les questionnements du lecteur, autant là on voit dès la première planche un gros cafard qui pense et puis c’est tout… Sa famille le trouve monstrueux mais ne se résigne pas à le tuer, comme dans le livre, sauf que ce qui était suggéré et la tension qui s’installait petit à petit dans le texte n’est absolument pas transcrite dans le dessin ou le texte. Et pourtant on sent le scénariste voulant être fidèle à l’œuvre en particulier dans le traitement des personnages du père et de la sœur, mais tout ceci parait si plaqué ici alors que Kafka arrive à nous impliquer dans l’histoire. Qui plus est comme on n’a jamais vu le cafard homme, la réflexion sur l’absence de sens à l’existence humaine si présente dans l’œuvre ne prend pas du tout dans la BD, dommage c’était l’un des sujets principaux !
Au final rien à voir avec le magnifique Ibicus qui apportait un univers graphique à une histoire. Ici le dessin dessert le thème du livre et le scénario n’arrive pas à installer la tension naissante jusqu’à la chute finale. Ni le dessin ni le texte ne sont agréables, je dirai même que ça ne donne absolument pas envie de lire le livre tant tout ça paraît stupide et confus. Dommage, mais il est vrai que le pari était osé et que je n’ai aucune idée du comment il serait possible de rendre ce texte en album... l’achat parait inutile tout comme la lecture…
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Sarajevo-Tango
Je ne sais pas vous ? Mais, personnellement je n’apprécie que très modérément de me faire insulter à tort et à travers. Et, si l’on veut me faire réagir ou changer d’opinion, mieux vaut s’y prendre avec intelligence et susciter ma réflexion plutôt que d’agir sur un coup de tête et provoquer ma répulsion. En me traitant de mouton stupide dépourvu de toute capacité de réflexion, monsieur Hermann m’insulte. En traitant les casques bleus de schtroumpfs ridicules, monsieur Hermann insulte tous ces soldats qui, au péril de leurs vies, vont défendre des droits auxquels ils croient dans des pays dont ils ignorent souvent tout, et toutes les familles de ces soldats morts au combat (dans quelque pays que ce soit). Monsieur Hermann n’a pas apprécié le mutisme, l’extrême prudence et, sans doute, l’hypocrisie de monsieur Boutros Boutros-Ghali. Il l’accuse ouvertement de s’être contenté d’adresser un gros doigt grondeur vis-à-vis des forces serbes. Et, pour manifester son opinion, monsieur Herman adresse … un gros doigt grondeur à monsieur Boutros Boutros-Ghali sous la forme de cet album, qui se veut un pamphlet à son intention. On a coutume de dire qu’en matière d’art, la critique est aisée, et que l’exercice est difficile. Je ne crois pas que cette maxime doit s’adresser exclusivement à l’art. Mais, bon ! Essayons de passer outre cet aspect, et regardons ce que l’auteur nous propose d’autre : - Un dessin de qualité, surtout dans ses décors. Malheureusement, ceux-ci sont moins présents que d’habitude, du fait du sujet traité. Et les personnages (surtout féminins) de l’auteur ne sont pas ce qu’il réussit le mieux (à mon humble avis) ; - Une histoire de récupération d’un enfant enlevé dans une ville assiégée. Très classique, sans grande imagination, mais pas mauvaise en soi. On retrouve un peu la même structure que dans certains scripts de Greg, mais un cran en-dessous. Tout est très prévisible, jusqu’à la page finale ; - Un contexte historique qui, s’il a révolté l’auteur, ne sert finalement que de toile de fonds. Aucune analyse du conflit n’est faite, Hermann accuse, mais n’explique rien. Un dernier mot : en première page, l’auteur indique le nom de toutes les personnes auxquelles il a envoyé un exemplaire du présent album. Dans la liste figurent des dirigeants du Rwanda et du Nigeria (entre autres) … Représentants d’états en guerre constante (dans lesquels l’épuration ethnique est malheureusement monnaie courante), ils ont vachement dû se sentir concernés par ce conflit yougoslave qui choquait un auteur belge de bande dessinée. L’intention de monsieur Hermann était sans doute louable, et sa colère légitime. Mais le présent objet manque complètement sa cible et atteint dans mon cas l’effet contraire.
Le Génie des alpages
Cette petite étoile traduit mon plaisir de lecture... Que dire ? Décidément, je ne suis point un adepte de cet auteur. J'ai pourtant essayé de me forcer pour faire bien. Mais non, je n'y arrive pas ! Dois-je alors trouver grâce dans un graphisme de bon aloi ? Même pas ! Il ne reste rien de cette lecture. Il est vrai que je n'aime pas l'humour absurde même ayant pour cadre les pâturages, dans des enchaînements scabreux. Je m'aperçois que c'est une bd unanimement appréciée : tant mieux pour cette oeuvre. Alors, ne tenez pas compte de mon avis ! Je le donne quand même comme pour indiquer que ce n'est pas mon genre de lecture. S'amuser de la cruauté envers les animaux me révulse. Les pauvres brebis et agneaux ! Une petite pensée pour eux en ce jour de Vendredi-Saint (férié en Alsace et Moselle) à l'approche de Pâques !
Pour une poignée de polenta
Ce genre de BD vous parle ........ ou pas. Je suis resté complètement à côté du sujet de la première à la dernière page. Et pourtant je pensais que quelque chose allait en ressortir. Mis à part le dessin qui a une certaine personnalité et un petit cachet, le scénario autobiographique ne m'a jamais interpellé. Certainement que ce genre de production s'apprécie en fonction de son vécu. Un coup pour rien, je n'ai rien retenu de cette lecture.
Watchmen
Il me semble que d'habitude, mes avis sur les bandes dessinées que je lis sont à peu de choses près conformes à l'avis moyen des autres lecteurs. Watchmen est l'exception. Watchmen, le comic cultissime, immanquable parmi les immanquables de bdthèque... et pourtant, malgré d'innombrables efforts, cette oeuvre, aussi géniale qu'elle puisse paraître à la majorité des gens qui la découvrent, me laisse totalement de glace et n'a jamais réussi à éveiller chez moi autre chose qu'un profond ennui. Pour tout dire, cela fait maintenant près de 5 ans que l'intégrale de Watchmen trône dans ma bibliothèque, et j'ai bien dû essayer une dizaine de fois de me plonger dans ce gros tome... il me tombe à chaque fois des mains à la moitié du récit. Je n'ai pourtant rien contre les comics et la bande dessinée américaine : j'étais fan de Batman dans mon enfance, et le Sandman de Neil Gaiman fait partie de mes bédés culte... j'ai même lu V pour Vendetta, du même auteur, avec un certain intérêt. Mais avec Watchmen, la sauce ne prend pas, la magie ne fonctionne absolument pas : l'histoire est sombre, froide, avance à mes yeux de manière pénible ; je ne parviens à m'identifier à aucun des personnages... ces superhéros vieillissants sur le retour sont carrément pathétiques... l'ambiance générale est déprimante. Bref, rien ne me passionne ni ne m'intéresse dans cette histoire. Le mélange réalisme/fantastique me semble complètement déplacé et artificiel... et, pour ne rien arranger, je trouve le dessin et les couleurs très laids (même si ce facteur n'a finalement aucune importance dans mon appréciation globale de la bédé). Il m'aura fallu attendre l'adaptation cinématographique du comic pour que, finalement, j'arrive au bout de l'histoire de Watchmen, mais, là encore, je dois bien admettre que ce film m'a copieusement ennuyé... Bref, je n'ai pas l'habitude que mes avis détonnent à ce point, mais pour moi, Watchmen, sans hésiter, après de gros efforts et avec la meilleure volonté du monde, je n'aime vraiment pas... Suis-je le seul de mon espèce ?
Les 4 As
Une ligne claire très basique. Des histoires aux scénarios, intrigues et rebondissements encore plus basiques. Et un quatuor assez pénible. La nunuche, le goinfre, le premier de classe et le capitaine courage : dieu, que c’est stéréotypé ! Et le plus intéressant des membres du groupe s’avère finalement être leur chien. Les ennemis sont à l’image des héros, ce qui n’est pas fait pour améliorer le bazar … Heureusement que les auteurs ne se prennent pas au sérieux. Toutefois, je ne vois aucun second degré dans le traitement du sujet, mais seulement, une ambiance bon enfant et pas prise de tête. Il faut cependant reconnaître qu’une série n’aurait pu devenir aussi longue sans un lectorat. Les 4 as doivent donc plaire à un certain public. Mais pas à moi.
Archipel
Encore une production Corbeyran !!! Très bonne série mêlant un bon scénario et un dessin superbe. Ce dernier, très pastel, met en valeur l'histoire. Inutile de cacher que j'apprécie l'oeuvre de Corbeyran !!! Je constate que s'il est très prolifique, il n'en reste pas pour autant moins exigeant. Il sait toujours s'entourer de très bons dessinateurs sachant apporter le plus à ses scenarii. J'attends avec impatience la suite de cette série... 08/04/2009 : Par principe, je passerai les notes des séries abandonnées à 1/5. Surtout si comme dans le cas présent, les 3 premiers tomes n'ont plus aucun intérêt. Une série sans fin alors que 3 tomes sont sortis, je trouve ça inadmissible
Du plomb dans l'aile
Je ferai les mêmes reproches que pour L'Oeil du chat. On y retrouve en effet le même chat filiforme. Les 154 pages ont été lues en 15 minutes... Cette BD muette ne me laissera pas de souvenirs impérissables. J'étais limite à la classer comme une BD d'humour mais il faut se résoudre à faire autrement car l'on ne rit pas vraiment. Le scénario est relativement désolant. Il est linéaire et n'offre rien d'innovant. Pour le dessin, il suffit de regarder l'image dans la galerie pour comprendre que l'on a affaire à un record de minimalisme. Pour les curieux, sinon il y a mieux à faire de son temps libre.
L'Oeil du chat
C'est BD n'offre pas grand chose en contenu. Pour le fond, les scénarii sans paroles se lisent très vite, deviennent vite répétitifs et manquent de sens. A la rigueur, la petite histoire ''Presque'' est un bon exercice de style. Mais 5 minutes après la lecture tout s'estompe.... Pour la forme, plus simple c'est la feuille blanche... Cette BD ne brille pas par son graphisme. Au final, je ne vois pas ce qui peut retenir un acheteur.
Je voudrais me suicider, mais j'ai pas le temps
Album historique ? Biographie ? Délire ? Je ne sais pas ce qu’il en est vraiment, mais que cette BD fut désagréable à lire. Les dessins sont les même que Les Déblok en noir et nuances de gris, les personnages ont tous des têtes de souris. Malgré tout grâce aux coiffures et au corps on reconnait qui est qui. Pour le scénario, que c’est long et répétitif, on nous raconte ici une vie, le personnage principal est comme il est dit demeuré ou génial. Pour ma part je dirai débile. Des blagues pipi caca vomi à profusion viennent agrémenter la vie de ce fou furieux. J’ai passé l’âge de ce genre d’humour. Pourtant j’ai voulu aller au bout pour voir si c’était aussi vide que ça en avait l’air, et oui effectivement la même veine est exploitée de bout en bout. C’est l'histoire d'un homme trash et débile qui est croquée sur les planches. Alors s’il s’agit d’une biographie sur un homme ayant ce système de valeur référent, bravo c’est très bien rendu, mais cela nécessitait il une BD ? S’il s’agit d’un délire, vous pouvez passez votre chemin vous ne louperez rien…
La Métamorphose, de Franz Kafka
Le projet est ici de mettre en image l’œuvre de Kafka. Sacré pari ! Graphiquement le dessin est très haché, très anguleux. Le dessin est très contrasté avec beaucoup de noir. On s’attendait à du noir pour cette œuvre de Kafka, ça ne pose donc pas de problème, les personnages auraient tout de même justifié meilleur traitement à mon avis, car autant le cafard est joliment croqué, autant les humains… Côté mise en page et mise en vue, je n’ai pas été ébloui, les prises de vues sont pas mal mais j’ai parfois du mal dans l’enchainement, ça fausse les proportions, ça n’est pas toujours très lisible. Côté scénario maintenant il fallait un sacré pari pour dessiner cette métamorphose. Or ici il n’y en a pas justement de métamorphose. Nous avons juste un cafard géant dessiné sur son lit qui va arpenter la pièce de long en large pendant tout le récit. La famille est embarrassée, mais honnêtement avec le dessin on se demande pourquoi ? On se demande même comment ils peuvent voir en cette bestiole l’un des leurs. En fait la mise en image du roman fait perdre toute la subtilité des mots de Kafka. Du coup les images paraissent parfois en décalage total, et à vrai dire sans avoir lu le livre je ne vois pas ce que l’on peut comprendre à cette bande dessinée. Je ne sais pas ce qu’en diront ceux qui n’ont pas lu La Métamorphose et qui liraient cet album, mais honnêtement autant le livre va crescendo en faisant monter le malaise, l’incertitude, les questionnements du lecteur, autant là on voit dès la première planche un gros cafard qui pense et puis c’est tout… Sa famille le trouve monstrueux mais ne se résigne pas à le tuer, comme dans le livre, sauf que ce qui était suggéré et la tension qui s’installait petit à petit dans le texte n’est absolument pas transcrite dans le dessin ou le texte. Et pourtant on sent le scénariste voulant être fidèle à l’œuvre en particulier dans le traitement des personnages du père et de la sœur, mais tout ceci parait si plaqué ici alors que Kafka arrive à nous impliquer dans l’histoire. Qui plus est comme on n’a jamais vu le cafard homme, la réflexion sur l’absence de sens à l’existence humaine si présente dans l’œuvre ne prend pas du tout dans la BD, dommage c’était l’un des sujets principaux ! Au final rien à voir avec le magnifique Ibicus qui apportait un univers graphique à une histoire. Ici le dessin dessert le thème du livre et le scénario n’arrive pas à installer la tension naissante jusqu’à la chute finale. Ni le dessin ni le texte ne sont agréables, je dirai même que ça ne donne absolument pas envie de lire le livre tant tout ça paraît stupide et confus. Dommage, mais il est vrai que le pari était osé et que je n’ai aucune idée du comment il serait possible de rendre ce texte en album... l’achat parait inutile tout comme la lecture…