Les derniers avis (5291 avis)

Couverture de la série La Croix-Rouge en BD
La Croix-Rouge en BD

Il y a quelques temps, Alix et moi discutions de la pertinence de créer un thème qui tournerait autour des associations à finalités sociales. Et en visionnant l’ensemble des séries concernées, j’ai été surpris de ne pas retrouver un ouvrage dédié tout spécialement à l’une des plus célèbres associations du genre : la Croix-Rouge. Du coup, ni une ni deux, lampe frontale et pioche en main, j’ai été déterrer un vieux truc tout moisi pour combler cette lacune. Voici donc « la Croix-Rouge en BD ». Dois-je vous dire que l’ouvrage a mal vieilli ? Dois-je préciser que même à l’époque de sa sortie, cette bande dessinée devait paraître démodée, ringarde et lourdement didactique ? Dois-je avouer ne pas avoir apprécié ce découpage « planche par planche » dans lequel chaque planche porte un titre, entrainant de facto la sensation d’un album fourre-tout aux propos répétitifs ? Dois-je préciser qu’ici la Croix-Rouge est encensée ? Ai-je perdu du temps en la lisant ? Oui et non ! Oui parce que, clairement, cette bande dessinée est mal faite et démodée. Non, parce que j’aurai quand même appris certains faits sur les origines de la Croix-Rouge, l’étendue de ses missions et les limites de son pouvoir (mais j'aurai tout oublié d'ici une semaine). Oui parce qu’il n’y a ici qu’un son de cloche et aucune remise en question. Non parce que ça fera une bande dessinée de plus dans le thème des associations à finalités sociales. Crotte ! Je n’ai pas encore parlé du dessin. Mais faut-il vraiment s’y attarder ? Il est typique des documentaires en BD de l’époque, travail de commande au rendu correct mais pas exceptionnel, colorisation baveuse, découpage basique. Si vous voulez vraiment mon avis : objectivement, on est sur du bof --. Mais mon ressenti réel est que je n’ai trouvé aucun intérêt à la lecture et qu’il serait peut-être temps qu’un documentaire plus neutre, plus complet, mieux structuré et mieux illustré paraisse sur ce sujet… Ou pas… Dans le cas présent, hormis le fait que cet objet est typique des documentaires en BD de l'époque et démontre par l'absurde les progrès faits dans ce domaine en quelques décennies, je ne vois aucune raison de le lire. Pas aimé, donc...

04/02/2024 (modifier)
Couverture de la série Congo 40 (Congo Blanc)
Congo 40 (Congo Blanc)

Je sors très circonspect après la lecture de cet opus du duo Warnauts-Raives. Graphiquement je ferais les mêmes remarques que pour mon avis de Lou Cale. Les décors sont soignés mais les visages et les expressions sont trop lisses et statiques à mon goût. De plus Raives reste superficiel dans sa peinture de la forêt équatoriale sur les quelques planches proposées. Il en va de même pour le camp de Mungi qui manque vraiment de vie sans aucun Natif Congolais pour donner de l'ambiance. Les bâtiments semblent tout droit sortis d'une vieille photo d'archive sans âme. J'ai toujours la même remarque négative sur une mise en couleur peu harmonieuse et agressive qui produit des ombrages bizarres. Mais cela n'est rien comparé au scénario de Warnauts. L'auteur s'empare de deux thématiques très lourdes : la colonisation du Congo Belge et la pédophilie. On pourrait s'attendre à être un peu bougé compte tenu des millions de drames que cela représente. Et non. L'auteur réussit à proposer un récit lénifiant de style vase clos théâtral rempli de non-dits, où rien ne se passe hormis des scènes de sexe qui servent à remplir le vide du récit. Les horreurs qui servent de fondements à la situation ne sont qu'évoquées du bout des lèvres, en passant et concentrées sur un seul personnage les autres étant des lâches voire des gentils. Le meilleur est pour la fin puisque l'auteur propose un épilogue incongru où la violence est ici explicitée par les images d'une machette sanglante, la suggestion de la castration du Blanc et l'image du viol de sa compagne par un révolutionnaire congolais. J'ai peut-être une vision déformée mais je n'arrive pas à me faire à ce type de présentation fictionnelle d'une réalité aussi lourde. Une pauvre lecture très loin de Kongo de Perrissin et Tarabosco.

01/02/2024 (modifier)
Par Tièri
Note: 1/5
Couverture de la série Rose Valland - Capitaine Beaux-Arts
Rose Valland - Capitaine Beaux-Arts

Bonjour, Rose Valand, cette petite femme qui en réalité fourmille dans le cinéma, et qui lui aura rendu hommage "Le train" de Frankeneimer avec Burt lancaster en tête d'affiche....Et puis plus récemment Monuments'men où elle vit une amourette avec le "XIII en trilogie " du cinéma...Que dire; dessin bâclé ou minimaliste...???...Et un nombre de pages représentant bien la réalité du personnage tant lorsque l'on est présenté ou pas mais en effigie/ou effluve au cinéma mondial l'on devient effectivement un personnage plus épais que sa personne, et les faits plus épais que ses actes...Ou pas...??? Cela devait probablement être super important de sauver et mettre autant de mesures et moyens pour des œuvres d'art nationales et internationales dont on nous rebat les oreilles "qu'elles nous appartiennent" alors qu'elles se vendent et se revendent dans les salles ou sont accrochées sur les murs de musées que nos impôts entretiennent; mais que nous devons aussi payer et parfois se déclarer à l'avance pour avoir une toute petite chance de la visiter ou plutôt son exposition unique...Donc, ainsi que je l'ai lu dans les avis : est-il plus important de sauver un Dutrillo qu'un être humain...???...Libre cours à chacun... Cordialement.

31/01/2024 (modifier)
Par Bruno :)
Note: 1/5
Couverture de la série Shangri-La
Shangri-La

... Pas bien compris le but de la manœuvre ?! Le début pique la curiosité mais la fin n'apporte pas vraiment de réponses, sinon une version très joliment illustrée de : "plus ça change, plus c'est la même chose...". Ou alors je n'ai rien compris. C'est effectivement très proprement dessiné, même si le parti-pris de stylisation des personnages humains limite un peu notre sympathie à leur égard : assortis qu'ils sont à leur environnement tout en angles, ils en deviennent difficilement "séparables"... Leur quête de "Liberté" n'est pas vraiment intéressante tant l'humour, ou toute autre forme d'expression émotionnelle favorisant l'empathie, ne vient à aucun moment au secours de l'usure du sujet, redoutablement basique. Mais -surtout !- le racolage autour du concept des "animoïds", outrageusement exposé et donc assez questionnable au niveau de l'honnêteté de la démonstration (même si carrément explicité via les dialogues !) donne un peu/beaucoup la nausée : c'est aussi perversement amené -et rentabilisé !- qu'un Disney de la grande époque... Salut Bambi ! Beaucoup de talent au service de peu de chose. Il y a certes une volonté de dénonciation salutaire (et toujours bienvenue) à l'origine de l'exercice ; ne reste plus qu'à trouver, pour la prochaine fois, un scénariste suffisamment doué pour soigneusement nous épargner la laideur de la facilité dans l'argumentation.

30/01/2024 (modifier)
Par Tièri
Note: 1/5
Couverture de la série L'Envolée sauvage
L'Envolée sauvage

Bonjour, Voilà je souhaitais réagir sur cette série. La transmission c'est louable ; et la BD permet de le faire tout en s'écartant de la vérité ou par le biais de la fiction, voir l'entremêle d'un peu de fantastique... Mais voilà, comment apprécier un récit, conte poétique, d'un enfant qui est rattrapé par ce qu'il est statué par la société des hommes, "Juif", honni pour les uns, fierté pour les autres. Certains aspects dans l’internement concentrationnaire sont tout simplement incroyables, dans le sens de non-croyables et non d'improbables. Et je trouve que cela ouvre ou perpétue l'idée fausse historique ; il y en a déjà suffisamment comme cela en vrai sans avoir besoin d'en rajouter : non-dissociation entre les camps d'internement et ceux d'extermination ainsi que le nombre de camps de l'un et de l'autre, ainsi que le nombre total ; plus de 45 000 dénombrés à ce jour. Auschwitz par exemple n'était ni un, ni deux, ni trois camps, mais en réalité un système satellite de 85 camps dénombrés à ce jour… Et c'est bien là que le bat blesse dans ce genre de BD. Sinon c'est sympa, poétique, bucolique, l'attrait des oiseaux, un peu Petit Prince en moins bien… Cela donne une forme de légèreté ; légèreté qui accompagne celle de la véracité historique en des faits trop improbables par rapport à ce que l'on sait, mais est-ce suffisant pour en faire une BD historique sympathique à lire pour les jeunes têtes ? Non, à mon avis, car ce genre de récit écrit l'histoire, dans l'imaginaire, comme des faux, et une réécriture de l'histoire dans les faits historiques… Dont notre époque est si friande au nom de la soi-disant "transition de l'histoire" ; il faudrait aux éditeurs, scénaristes, dessinateurs, un peu plus de rigueur… Désolé pour ceux qui ont aimé cette histoire, qui n'est qu'une histoire… peu crédible en regard des faits ! Et pour préciser au sujet du fameux STO ; il fut instauré par la loi du 16 février 1943, faisant suite au relatif échec des politiques de volontariat et du système dit de Relève, qui aboutit à la présence en 1942 de seulement environ 60 à 75 000 travailleurs contre le rapatriement de soldats français des camps de prisonniers… Mais ce fameux STO n'est pas son nom originel. A l'origine le 1er texte de loi le nommait "Service Obligatoire du Travail" soit le SOT, ce qui fera dès le début fleurir des chants et railleries genre le gouvernement et ministres intelligents ont procréé le SOT, ou des SOTtises, etc... Et donc ils ont renommés le SOT en STO par décret… L'histoire recèle de petites anecdotes amusantes même en des temps lourds…

24/01/2024 (modifier)
Par DYGT
Note: 1/5
Couverture de la série Blake et Mortimer - L'Art de la guerre
Blake et Mortimer - L'Art de la guerre

Quelle déception que cette dernière parution ! Utiliser Blake et Mortimer pour illustrer "l'Art de la Guerre" de Sun Tzu avec un graphisme et des couleurs basiques donne un ouvrage peu captivant et très loin la ligne de EP. Jacobs. La suite sera-t-elle : "De la guerre" de Clausewitz ?

22/01/2024 (modifier)
Par gruizzli
Note: 1/5
Couverture de la série Le Guide de...
Le Guide de...

J'en ai lu maintenant quatre et je vais m'arrêter là définitivement. C'est toujours un peu pareil, des gags à la chaine sur une thématique avec un humour franchement lourd, des chutes par planches et des considérations bas du front. Pour ma part, je vois l'ensemble comme un de ces produits de boutique proposant des costumes, des t-shirts au phrases ringardes et des masques mal fait. En terme de BD d'humour, on est dans le fond du panier pour moi : le sexisme est omniprésent (parce que c'est hilarant de se moquer des femmes), les jeunes générations sont abrutis (mais c'est jamais la faute de l'éducation parentale), l'humour en dessous de la ceinture est glissé au chausse-pied dans les gags lorsque les idées ne viennent plus, le tout dans des BD bien trop longues pour ce qu'elles proposent. Une dizaine de pages aurait suffit, mais à vouloir en faire 48 à chaque fois, on navigue rapidement dans les gags pas drôles et déjà vu mille fois remixés à toutes les sauces. Le dessin est correct sans aucune prise de risque. Ca sent la production à la chaine sans aucune créativité, sans aucune recherche esthétique et sans aucune envie non plus, dirait-on. Pour attirer le chaland, on racole à coup de décolleté plongeant sur trop de couvertures et ça ne mérite pas grand attention. La série typique des rayons BD d'un supermarché : on les offre quand on a pas d'idée de cadeau et qu'on tient à le faire savoir. C'est pas honteux, c'est juste franchement dispensable. Ne jamais en lire un album est probablement une bonne chose.

18/01/2024 (modifier)
Couverture de la série Le Donjon de Naheulbeuk
Le Donjon de Naheulbeuk

J'ai tenu 9 pages !!! Voilà des auteurs qui confondent humour et vulgarité ce qui prouve à mes yeux la pauvreté de leur pensée artistique pour cette série et la faiblesse de leur créativité. Comme c'est une série cataloguée Jeunes dans ma bibliothèque municipale je ne comprends pas ce que cela peut apporter aux lecteurs et lectrices. C'est typiquement la série qui surfe sur un succès pour proposer un sous-produit vite fait afin de faire de l'argent facile. Je ne suis pas gamer et ne connais pas l'origine de Naheulbeuk mais je trouve la série BD désolante. À éviter

16/01/2024 (modifier)
Par karibou79
Note: 1/5
Couverture de la série Les Déblok
Les Déblok

Ah voilà j'ai retrouvé le titre de cette série du journal de Mickey que je trouvais déjà naze enfant. En regardant les quelques images postées sur cette page, ça confirme mes souvenirs : des blagues apparemment inventées à l'arrache et un dessin bien cracra, des gros nez ok mais là ce sont des poêles à frire...

15/01/2024 (modifier)
Couverture de la série S.A.M.
S.A.M.

C'est vraiment le schéma de série pour ados que je n'apprécie pas du tout. Je n'aime ni le scénario ni le graphisme. J'ai compris le scénario comme un réchauffé de thèmes à succès bien plus anciens. Le monde post apocalyptique, le combat contre les robots et la conversion d'un gentil robot renvoient aux années 80 où ces thèmes étaient très utilisés de Goldorak à Terminator. Pour se démarquer le scénariste reprend la thématique qui a fait le grand succès de Seuls entre autres avec quelques années de retard et un habillage Manga. Mouais ! j'y ajoute une action très lente, un vocabulaire constellé de vulgarités, une narration façon punch lines basiques et une somme incalculable d'invraissemblances dès que l'on réfléchit deux secondes aux situations. Pour faire djeun les auteurs ont choisi le mode proche du manga avec tous les défauts que je lui trouve. Des profils stéréotypés aux expressions figés et peu fluides. Une ressemblance qui bannit la diversité ethnique de la bande à Yann. J'y ajoute quelques plans hyper sexy de Ella (p20, 24 et 35) en mini short pour une gamine de douze/treize ans pas encore formée, c'est très limite. Je finis par une mise en couleur très pauvre qui travaille uniquement sur les bruns et les orangés sans aucune harmonie. Une très pauvre lecture.

11/01/2024 (modifier)