Je n'ai jamais vraiment été intéressé par la Bourse et le monde financier. Je lis donc ce type de série avec beaucoup de recul et je suis souvent déçu.
C'est le cas ici encore. Je trouve que le scénario de Richelle nous propose une suite très facile de clichés bien usés. Ainsi nous avons droit au sempiternel agent flic Capelli border line, débraillé et mal rasé qui transgresse la loi et le droit une planche sur deux.
C'est sensé nous le rendre sympa, cela me le rend agaçant puisqu'il se croit au-dessus des lois comme les méchants qu'il devrait combattre.
Ensuite je me suis demandé comment ce couple de policier pouvait travailler sans rapport avec un procureur et sur des zones de compétences aussi différentes en duo électrons libres. Je trouve cela imprécis avec une somme de raccourcis faciles, de témoins bavards, d'avocats invisibles dans un monde où ils sont omniprésents.
Les personnages féminins sont réduits souvent à se déshabiller pour racoler le lecteur et les seuls Afro-Américains du cycle 1 appartiennent à un gang de rue tourné en ridicule par l'agent Capelli. A mon avis on ne peut pas faire plus cliché limite (T1 p32)
Enfin je trouve le dessin de Hé pas du tout à mon goût. Ainsi ses visages me semblent flasques, sans vie avec une expression forcée. De plus je n'aime pas du tout cette mise en couleur qui fait des ombrages marron sur les personnages.
Une lecture très décevante que j'ai abandonnée au début du troisième opus.
Ce diptyque (?) se présente comme une suite tardive au monde perdu de Conan Doyle, mettant en scène la troisième génération de certains des descendants de l'aventure du monde perdu, présenté comme une histoire vraie.
La petite-fille d'Edward Malone récupère les carnets de son grand-père et se met en tête avec ses amis hippies de mettre sur pieds une expédition utilisant des VW Combis afin de retrouver le plateau à dinosaures, où les attendent la petite-fille du chasseur Roxton, alliée à des soviétiques et un savant nazi....
Rien que ce résumé complètement grand-guignolesque devrait donner une idée du nawak complet auquel on est confronté. C'est profondément idiot, rempli de situations abracadabrantesques, de personnages caricaturaux jusqu'à l'extrême et des décors sans imagination (on nous montre à plusieurs reprises une épave d'avion qui n'est qu'un décalque de photos existantes par exemple)
Bref c'est n'importe quoi. Et le pire, c'est que la fin est ouverte, laissant craindre un hypothétique troisième tome.
Ces deux albums sont des catastrophes.
Des adaptations des deux films sortis en 1989 et 1992 sous la houlette de Tim Burton. Je n'ai pas revu ces films depuis une éternité, mais j'en garde de bons souvenirs, une révolution visuelle à l'époque.
Dennis O'Neil suit le déroulé des deux aventures du Batman, mais une narration indigeste, peu crédible et d'un ridicule.
J'ai été chiffonné par la représentation graphique des personnages, ils sont les copies conformes des acteurs et donc bien différents des originaux. Je comprends ce choix, mais c'est déstabilisant.
Et justement, le rendu graphique n'est pas beau, un travail bâclé des deux dessinateurs.
Des produits commerciaux sans intérêt.
Ouah, qu'est-ce qu'on s'ennuie dans cette lecture ! Je crois bien que c'est la première fois qu'une BD me fait bailler à midi, tant elle est soporifique.
C'est le genre même de BD que je trouve insipide et sans âme : une bourgeoise qui se fait tromper par son mari, un secret qu'elle avoue (et que franchement je n'ai pas compris) et des atermoiements de l'âme qui tournent trop autour du nombril et du sexe. Disons-le tout net, je ne suis ni en empathie avec le personnage principal, ni en phase avec ses questionnements et je suis loooooin de ses préoccupations.
En lisant, je me suis senti ennuyé tout du long. Les phrases poétiques à l'envie, trop longues et alambiquées faisant souvent redondance avec le dessin, les références multiples à des ouvrages nécessitant une première base culturelle étendue pour apprécier et comprendre (même si franchement ça ne sert pas à grand chose), un discours pompeux et verbeux qui ne débouche pas sur quelque chose d'intéressant ... Je trouve qu'on est dans la masturbation intellectuelle de bourgeois qui s'ennuie. Malheureusement je suis un prolétaire qui aime la distraction. Dommage !
Concernant le dessin, le rendu est étrangement froid, la colorisation et le trait épais donnant un aspect très factice à l’œil. C'est vraiment pas ma tasse de thé, et ça n'aide pas à apprécier le rendu global.
Pour ma part, c'est une lecture assommante que je m'empresserais d'oublier dans une heure.
C'est probablement la série jeunesse que j'ai le moins apprécié. En effet je trouve que tout sonne faux dans le scénario de Béka. J'ai actuellement une fille en CM2, la classe de l'héroïne Nina et le monde décrit par Béka ne ressemble en rien à la réalité. Ainsi Béka positionne Nina dans une classe unique. C'était l'occasion pour l'auteur de travailler sur les spécificités d'une telle classe qui montre souvent des particularités de solidarité et d'entraide entre les élèves. J'ai du zappé.
Ensuite je suis assez d'accord avec Ro, je pense que la majorité des élèves de ce niveau ne savent même pas ce qu'est un blog. Ensuite Béka leur affuble un niveau de syntaxe et de capacité à l'écrit très au-dessus de leur âge. De plus à l'heure du téléphone portable plus aucun jeune n'écrit de cette façon.
Enfin le comportement sentimental et autonome correspond aussi à des ados bien plus âgés. J'ai arrêté ma lecture quand le père de Nina (10 ans) voit sa fille embrasser sur la bouche son copain dans son entrée sans rien dire (T2).
La structure du récit qui alterne des planches BD avec des pages de conversations numériques donnent un récit haché avec des dialogues d'une insigne faiblesse. Enfin je me demande ce qui autorise les auteurs à suggérer que Simone est un nom idiot ? (T1 p14). Je n'adhère absolument pas à ce type d'humour surtout quand il est en direction de jeunes lecteurs.
Le graphisme vaut surtout par une mise en couleur agréable mais le rythme est lent où les actions principales sont des dégustations de chocolat ou d'apprendre à tondre la pelouse.
Je suis un gros lecteur de séries jeunesse (même si j'ai passé l'âge depuis très longtemps) et je n'ai rien trouvé ici qui puisse me convenir.
Bof voire bien moins tellement j'ai trouvé de nombreux passages ridicules (vouloir comparer Lima et Cuzco !!!) voire insultants (des paysans en sombreros qui poussent des brouettes au centre de Lima) pour le Pérou. Je ne suis pas retourné au Pérou depuis très longtemps mais c'est un pays qui m'a marqué profondément tant par sa géographie que par sa population.
Jeune routard des années 80 c'était un accueil chez l'habitant (Arequipa, Puno) extraordinaire même si je ne parle pas le Castillan. Le Lac, le Chemin de l'Inca sans y rencontrer âme qui vive, ce ne sont que des souvenirs émotionnellement intenses. En lisant ce pauvre récit nombriliste plein de stéréotypes désuets, j'ai eu du mal à retenir de nombreux grognements intérieurs.
De plus Fabcaro utilise très souvent le même schéma rédactionnel pour placer son humour décalé. Je trouve cela assez lassant quand on lit plusieurs de ses albums de façon rapprochée. J'aurais peut-être été moins révolté si monsieur Fabcaro s'était dépeint avec un béret Basque et une baguette sous le bras quitte à vouloir faire rire des autres avec du cliché pourquoi s'arrêter en si bon chemin.
Quant au graphisme très approximatif des constructions, je le ressens comme une autre insulte au génie des bâtisseurs Incas
Je partage donc le ressenti et la note de Jaydee. Perso je trouve cela nombriliste et narcissique.
Bon bon bon...
Comment dire, déjà que le genre historique n'est pas forcément ce qui me fait triper le plus, mais alors là je n'ai même pas réussi à finir la BD ! Ça doit même faire un paquet de temps que cela ne m'était pas arrivé ! Mais là... C'est franchement de l'étouffe chrétien par planche de 10 ! (Et pourtant je suis athée...).
Bref, l'idée d'adapter le livre de Jean Lopez sur les 100 derniers jours d'Hitler aurait pu être bonne... ou pas. Là c'est indigeste au possible. Chaque planche nous propose de résumer ces fameux 100 derniers jours à compter du 15 janvier 1945. Sauf que ramener les événements journaliers de cette période en 1 planche et d'en enchaîner 100 ne passe pas. D'une, souvent les contextes ne sont pas présentés, les personnages idem, j'ai pourtant pas l'impression d'être une brelle en histoire, mais là faut suivre ; les villes, les régions, les événements pareils... De deux, tout est survolé. Et de trois, tout est tellement survolé que le relecteur a même du prendre des vacances. N'ayant tenu que la moitié de l'album je suis tombé 2 fois sur des erreurs de textes dans les bulles ! Pas 1 coquille ou une faute de frappe, en fait à plusieurs cases d’intervalle (p.25) et sur les 2 premières bulles de la page 65, c'est le même texte en copié/collé... Genre n'importe quoi...
Bref, je n'ai pas réussi à aller au bout et je ne vous conseille pas cet album
Beaux dessins, mais l'histoire est terriblement difficile à suivre avec ces sauts dans le temps et ces changements de lieux incessants. On n'arrive pas non plus à bien comprendre les personnages et à entrer dans leur histoire. La BD manque vraiment de profondeur et c'est dommage, car l'histoire aurait pu être passionnante. On reste vraiment sur sa faim.
Super ma petite BM a acheté Monica ! Je peux donc découvrir cet album controversé qui a gagné à Angoulême et aussi découvrir l'univers légèrement underground de Clowes. Tout cela sans bourse délier.
Comme le montre ma note je n'ai pas été conquis du tout. J'ai trouvé ce récit d'un intellectualisme hermétique ennuyeux au possible. Je n'ai éprouvé ni plaisir, ni émotion, ni intérêt intellectuel sur ce long déroulé social d'une Amérique "sous acide".
J'ai parfois eu l'impression de me retrouver dans un schéma à la "Forrest Gump" en bien plus dépressif et bien plus confus. La voix off omniprésente m'a donné l'impression d'une logorrhée verbale digne d'un divan de psy. Cela crée un déséquilibre entre texte et une illustration vintage très figée.
Si j'ai pu suivre (en sautant des pages tellement ça me barbait) le pénible cheminement de Monica pour retrouver ses origines, je n'ai absolument pas saisi l'introduction d'un chapitre comme the glow infernal dans la cohérence du récit. A mon goût, cette multiplication des genres contribue à la confusion de ma lecture.
Graphiquement je suis passé outre une couverture que je trouve laide. C'est ce que j'avais fait pour Ecoute, Jolie Márcia avec bonheur. Mais ici je me suis retrouvé englué dans un graphisme figé sur une critique de la guerre du Vietnam déjà lue d'innombrables fois.
Je suis donc passé complétement à côté de cet ouvrage et j'avoue ne pas partager le point de vue du jury.
Pas pour moi même si je suis content d'avoir découvert cette série.
Pas mieux que mes précédents camarades, c’est vraiment nul à tous les niveaux. L’album qui m’a le moins convaincu de cet auteur.
Il use déjà d’un érotisme pas très subtile, on est plutôt dans le niveau bas du front. Des fois ça peut passer avec un peu d’humour, des situations cocasses, une mise en page agréable …
Malheureusement nous n’aurons rien de tout ça au cours de ce récit, j’ai survolé dans une totale indifférence ces histoires courtes, rien de positif ne m’a interpellé.
C’est moche et ça oublie d’émoustiller, un comble !!
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Je n'ai jamais vraiment été intéressé par la Bourse et le monde financier. Je lis donc ce type de série avec beaucoup de recul et je suis souvent déçu. C'est le cas ici encore. Je trouve que le scénario de Richelle nous propose une suite très facile de clichés bien usés. Ainsi nous avons droit au sempiternel agent flic Capelli border line, débraillé et mal rasé qui transgresse la loi et le droit une planche sur deux. C'est sensé nous le rendre sympa, cela me le rend agaçant puisqu'il se croit au-dessus des lois comme les méchants qu'il devrait combattre. Ensuite je me suis demandé comment ce couple de policier pouvait travailler sans rapport avec un procureur et sur des zones de compétences aussi différentes en duo électrons libres. Je trouve cela imprécis avec une somme de raccourcis faciles, de témoins bavards, d'avocats invisibles dans un monde où ils sont omniprésents. Les personnages féminins sont réduits souvent à se déshabiller pour racoler le lecteur et les seuls Afro-Américains du cycle 1 appartiennent à un gang de rue tourné en ridicule par l'agent Capelli. A mon avis on ne peut pas faire plus cliché limite (T1 p32) Enfin je trouve le dessin de Hé pas du tout à mon goût. Ainsi ses visages me semblent flasques, sans vie avec une expression forcée. De plus je n'aime pas du tout cette mise en couleur qui fait des ombrages marron sur les personnages. Une lecture très décevante que j'ai abandonnée au début du troisième opus.
Eden (Taymans)
Ce diptyque (?) se présente comme une suite tardive au monde perdu de Conan Doyle, mettant en scène la troisième génération de certains des descendants de l'aventure du monde perdu, présenté comme une histoire vraie. La petite-fille d'Edward Malone récupère les carnets de son grand-père et se met en tête avec ses amis hippies de mettre sur pieds une expédition utilisant des VW Combis afin de retrouver le plateau à dinosaures, où les attendent la petite-fille du chasseur Roxton, alliée à des soviétiques et un savant nazi.... Rien que ce résumé complètement grand-guignolesque devrait donner une idée du nawak complet auquel on est confronté. C'est profondément idiot, rempli de situations abracadabrantesques, de personnages caricaturaux jusqu'à l'extrême et des décors sans imagination (on nous montre à plusieurs reprises une épave d'avion qui n'est qu'un décalque de photos existantes par exemple) Bref c'est n'importe quoi. Et le pire, c'est que la fin est ouverte, laissant craindre un hypothétique troisième tome.
Batman - L'Adaptation officielle du film en BD
Ces deux albums sont des catastrophes. Des adaptations des deux films sortis en 1989 et 1992 sous la houlette de Tim Burton. Je n'ai pas revu ces films depuis une éternité, mais j'en garde de bons souvenirs, une révolution visuelle à l'époque. Dennis O'Neil suit le déroulé des deux aventures du Batman, mais une narration indigeste, peu crédible et d'un ridicule. J'ai été chiffonné par la représentation graphique des personnages, ils sont les copies conformes des acteurs et donc bien différents des originaux. Je comprends ce choix, mais c'est déstabilisant. Et justement, le rendu graphique n'est pas beau, un travail bâclé des deux dessinateurs. Des produits commerciaux sans intérêt.
Bye bye tristesse
Ouah, qu'est-ce qu'on s'ennuie dans cette lecture ! Je crois bien que c'est la première fois qu'une BD me fait bailler à midi, tant elle est soporifique. C'est le genre même de BD que je trouve insipide et sans âme : une bourgeoise qui se fait tromper par son mari, un secret qu'elle avoue (et que franchement je n'ai pas compris) et des atermoiements de l'âme qui tournent trop autour du nombril et du sexe. Disons-le tout net, je ne suis ni en empathie avec le personnage principal, ni en phase avec ses questionnements et je suis loooooin de ses préoccupations. En lisant, je me suis senti ennuyé tout du long. Les phrases poétiques à l'envie, trop longues et alambiquées faisant souvent redondance avec le dessin, les références multiples à des ouvrages nécessitant une première base culturelle étendue pour apprécier et comprendre (même si franchement ça ne sert pas à grand chose), un discours pompeux et verbeux qui ne débouche pas sur quelque chose d'intéressant ... Je trouve qu'on est dans la masturbation intellectuelle de bourgeois qui s'ennuie. Malheureusement je suis un prolétaire qui aime la distraction. Dommage ! Concernant le dessin, le rendu est étrangement froid, la colorisation et le trait épais donnant un aspect très factice à l’œil. C'est vraiment pas ma tasse de thé, et ça n'aide pas à apprécier le rendu global. Pour ma part, c'est une lecture assommante que je m'empresserais d'oublier dans une heure.
Le Blog de...
C'est probablement la série jeunesse que j'ai le moins apprécié. En effet je trouve que tout sonne faux dans le scénario de Béka. J'ai actuellement une fille en CM2, la classe de l'héroïne Nina et le monde décrit par Béka ne ressemble en rien à la réalité. Ainsi Béka positionne Nina dans une classe unique. C'était l'occasion pour l'auteur de travailler sur les spécificités d'une telle classe qui montre souvent des particularités de solidarité et d'entraide entre les élèves. J'ai du zappé. Ensuite je suis assez d'accord avec Ro, je pense que la majorité des élèves de ce niveau ne savent même pas ce qu'est un blog. Ensuite Béka leur affuble un niveau de syntaxe et de capacité à l'écrit très au-dessus de leur âge. De plus à l'heure du téléphone portable plus aucun jeune n'écrit de cette façon. Enfin le comportement sentimental et autonome correspond aussi à des ados bien plus âgés. J'ai arrêté ma lecture quand le père de Nina (10 ans) voit sa fille embrasser sur la bouche son copain dans son entrée sans rien dire (T2). La structure du récit qui alterne des planches BD avec des pages de conversations numériques donnent un récit haché avec des dialogues d'une insigne faiblesse. Enfin je me demande ce qui autorise les auteurs à suggérer que Simone est un nom idiot ? (T1 p14). Je n'adhère absolument pas à ce type d'humour surtout quand il est en direction de jeunes lecteurs. Le graphisme vaut surtout par une mise en couleur agréable mais le rythme est lent où les actions principales sont des dégustations de chocolat ou d'apprendre à tondre la pelouse. Je suis un gros lecteur de séries jeunesse (même si j'ai passé l'âge depuis très longtemps) et je n'ai rien trouvé ici qui puisse me convenir.
Carnet du Pérou
Bof voire bien moins tellement j'ai trouvé de nombreux passages ridicules (vouloir comparer Lima et Cuzco !!!) voire insultants (des paysans en sombreros qui poussent des brouettes au centre de Lima) pour le Pérou. Je ne suis pas retourné au Pérou depuis très longtemps mais c'est un pays qui m'a marqué profondément tant par sa géographie que par sa population. Jeune routard des années 80 c'était un accueil chez l'habitant (Arequipa, Puno) extraordinaire même si je ne parle pas le Castillan. Le Lac, le Chemin de l'Inca sans y rencontrer âme qui vive, ce ne sont que des souvenirs émotionnellement intenses. En lisant ce pauvre récit nombriliste plein de stéréotypes désuets, j'ai eu du mal à retenir de nombreux grognements intérieurs. De plus Fabcaro utilise très souvent le même schéma rédactionnel pour placer son humour décalé. Je trouve cela assez lassant quand on lit plusieurs de ses albums de façon rapprochée. J'aurais peut-être été moins révolté si monsieur Fabcaro s'était dépeint avec un béret Basque et une baguette sous le bras quitte à vouloir faire rire des autres avec du cliché pourquoi s'arrêter en si bon chemin. Quant au graphisme très approximatif des constructions, je le ressens comme une autre insulte au génie des bâtisseurs Incas Je partage donc le ressenti et la note de Jaydee. Perso je trouve cela nombriliste et narcissique.
Les 100 derniers jours d'Hitler
Bon bon bon... Comment dire, déjà que le genre historique n'est pas forcément ce qui me fait triper le plus, mais alors là je n'ai même pas réussi à finir la BD ! Ça doit même faire un paquet de temps que cela ne m'était pas arrivé ! Mais là... C'est franchement de l'étouffe chrétien par planche de 10 ! (Et pourtant je suis athée...). Bref, l'idée d'adapter le livre de Jean Lopez sur les 100 derniers jours d'Hitler aurait pu être bonne... ou pas. Là c'est indigeste au possible. Chaque planche nous propose de résumer ces fameux 100 derniers jours à compter du 15 janvier 1945. Sauf que ramener les événements journaliers de cette période en 1 planche et d'en enchaîner 100 ne passe pas. D'une, souvent les contextes ne sont pas présentés, les personnages idem, j'ai pourtant pas l'impression d'être une brelle en histoire, mais là faut suivre ; les villes, les régions, les événements pareils... De deux, tout est survolé. Et de trois, tout est tellement survolé que le relecteur a même du prendre des vacances. N'ayant tenu que la moitié de l'album je suis tombé 2 fois sur des erreurs de textes dans les bulles ! Pas 1 coquille ou une faute de frappe, en fait à plusieurs cases d’intervalle (p.25) et sur les 2 premières bulles de la page 65, c'est le même texte en copié/collé... Genre n'importe quoi... Bref, je n'ai pas réussi à aller au bout et je ne vous conseille pas cet album
Un million d'éléphants
Beaux dessins, mais l'histoire est terriblement difficile à suivre avec ces sauts dans le temps et ces changements de lieux incessants. On n'arrive pas non plus à bien comprendre les personnages et à entrer dans leur histoire. La BD manque vraiment de profondeur et c'est dommage, car l'histoire aurait pu être passionnante. On reste vraiment sur sa faim.
Monica
Super ma petite BM a acheté Monica ! Je peux donc découvrir cet album controversé qui a gagné à Angoulême et aussi découvrir l'univers légèrement underground de Clowes. Tout cela sans bourse délier. Comme le montre ma note je n'ai pas été conquis du tout. J'ai trouvé ce récit d'un intellectualisme hermétique ennuyeux au possible. Je n'ai éprouvé ni plaisir, ni émotion, ni intérêt intellectuel sur ce long déroulé social d'une Amérique "sous acide". J'ai parfois eu l'impression de me retrouver dans un schéma à la "Forrest Gump" en bien plus dépressif et bien plus confus. La voix off omniprésente m'a donné l'impression d'une logorrhée verbale digne d'un divan de psy. Cela crée un déséquilibre entre texte et une illustration vintage très figée. Si j'ai pu suivre (en sautant des pages tellement ça me barbait) le pénible cheminement de Monica pour retrouver ses origines, je n'ai absolument pas saisi l'introduction d'un chapitre comme the glow infernal dans la cohérence du récit. A mon goût, cette multiplication des genres contribue à la confusion de ma lecture. Graphiquement je suis passé outre une couverture que je trouve laide. C'est ce que j'avais fait pour Ecoute, Jolie Márcia avec bonheur. Mais ici je me suis retrouvé englué dans un graphisme figé sur une critique de la guerre du Vietnam déjà lue d'innombrables fois. Je suis donc passé complétement à côté de cet ouvrage et j'avoue ne pas partager le point de vue du jury. Pas pour moi même si je suis content d'avoir découvert cette série.
Parallèles
Pas mieux que mes précédents camarades, c’est vraiment nul à tous les niveaux. L’album qui m’a le moins convaincu de cet auteur. Il use déjà d’un érotisme pas très subtile, on est plutôt dans le niveau bas du front. Des fois ça peut passer avec un peu d’humour, des situations cocasses, une mise en page agréable … Malheureusement nous n’aurons rien de tout ça au cours de ce récit, j’ai survolé dans une totale indifférence ces histoires courtes, rien de positif ne m’a interpellé. C’est moche et ça oublie d’émoustiller, un comble !!