Ah.... Bastard!! et ses beaux dessins, ses belles filles, et son héros particulièrement idiot.
Si les premiers tomes sont amusants, surtout à cause des dessins et du tempérament du personnage principal, il n'en reste pas moins que le tout est particulièrement crétin, parfaitement inintéressant passé les 4 ou 5 premiers tomes, et proches du nullissime après les 15 premiers.
À l'époque où la parution était (presque) régulière, je continuais à acheter la série pour ses graphismes de toute beauté (le seul truc valable, donc - je sais, je me répète).
Et puis j'ai découvert qu'il existait un art-book grand format (couleur + noir et blanc), qui a finalement remplacé avantageusement les tomes du manga dont je me suis débarrassé sans remord.
Bref, un dessinateur très talentueux, mais bien piètre scénariste. Je déconseille donc le manga Bastard!!, et conseille à la place le formidable art-book Bastard!! Guardess: Kazushi Hagiwara Illustrations.
Déjà, regardez la couverture. C'est laid, n'est-ce pas ? Trois mecs quasi indifférentiables. Et un titre à la mords-moi-le-nœud. On se dit que le type veut inaugurer de nouvelles saveurs ou alors il a une dent contre son chien...
Mais passons, peut-être que l'intérieur saura nous récompenser d'avoir franchi le cap d'un dessin repoussant. Dommage. Cette lecture est un supplice, une improbable conversation de 3 hommes autour de bouffe de chien pleine de vertu ce dont je ne doute pas. Mais j'abrège ma douleur aussi bien visuelle qu'intellectuelle.
Un semblant d'intérêt ne s'est pas manifesté pour ma part.
Je comprends pas...
Quand on ne sait pas dessiner, quand on n'a rien à raconter et quand en plus on le raconte mal, comment peut-on se faire éditer ?
Car la Gouniche, c'est vraiment ça. Un truc mal dessiné, des histoires dont le niveau est tellement anecdotique que ça doit intéresser 4 personnes dans les proches de l'auteure, une mise en page brouillonne avec un lettrage manuscrit difficile à lire, et un humour que je cherche encore...
Si au hasard d'un surf sur internet, je tombais sur un blog BD complètement amateur qui mettrait ça en ligne, je zapperais directement. Alors imaginer que cela puisse être vendu en album, je comprends pas...
MAJ après tome 2
Niveau dessin, nous sommes dans le sommaire soigné, entendez par là que si le trait est gras, les personnages simplistes et les décors minimalistes, il y a un effort de colorisation qui rend le tout lisible. A en croire les étals, cet album est le tube de la rentrée, je suis circonspect. (Et voilà que l’on remet çà l’année suivante)
Tome 1
Côté scénario, nous assistons à une parodie néanderthalienne des polémiques et mouvements contemporains. De nombreux jeux de mots viennent émailler chaque situation anachronique qui ne manquera pas d’illustrer une caricature de comportements modernes. Je dis caricature car les situations sont trop lourdes et les ficelles employées trop grosses. Evidemment on peut sourire à la révolte du fils aux bons mots qui foisonnent dans cet ouvrage, mais il ne faudrait pas oublier que tout cela se fait avec des situations triviales ou les différents mouvements et comportements sont caricaturés à l’extrême. Tout le monde en prend pour son grade, enfin tout le monde pas vraiment justement : que d’idées reçues sur l’altermondialiste, que de clichés sur la haute bourgeoisie, que de banalité sur les adolescents, que de lourdeur partout… Vous retrouvez à foison, les propos du FN et l’holocauste, l’affaire des caricatures… et toutes ces polémiques qui ont émaillé la vie politique de l’année, illustrées avec une vue bien précise (tiens d’ailleurs aucun bon mot sur les multiples polémiques liées au PS ? étonnant non !). Et que dire de ce coup scénaristique qui permet en allant visiter le grand-père (ce passage n’apporte rien à l’histoire) de reprendre intégralement les pages qui étaient sorties préalablement dans le pilote hors série anniversaire consacré à mai 68…
Non vraiment ce livre est trop politique pour moi, je n’ai pas aimé, et pourtant j’ai souri parfois, car autour du fond très ciblé pour une catégorie politique donnée (extrait : « Chasse pêche nature et tradition gagne avec 99% des voix, bouhh c’est à vous dégouter de la démocratie… » Et dire que je m’attendais à trouver de la finesse au dire des autres commentaires !) il y a de très jolies trouvailles en jeux de mots et en anachronismes qui permettent à cet opus d’éviter la note minimale.
Tome 2
Ce tome 2 reprend les même, néanmoins ici moins de petits rappels sur des événements politiques de l’année et nettement plus de poncifs sur les différences Public / Privé, univers de la pub… Si le PS avait été absent du premier tome il figure en revanche en clins d’œil appuyés dans celui-ci. Je n’ai pas retrouvé autant d’inventivité dans ce tome avec énormément de lourdeur. Evidemment il y a une veine, et je ne doute pas trouver ces opus dans tous les arrières salons des riches appartements du côté de la rue de Solférino, revendiquer est toujours un choix courageux, mais le crachage dans la soupe gratuit aux raccourcis douteux ne rentre pas dans l’humour que j’apprécie.
Toujours cette terrible différence entre le cynisme et le sarcasme…
Question graphisme je ne change pas d’avis par rapport au premier tome : le fond est aussi gras que le dessin, il colle et fait des pâtés partout, c’est crado même si c’est parfois rigolo.
A oublier.
Bof bof cet album. D’après le pitch, je m’attendais à quelque chose de bien marrant, une sorte de choc des mondes, lorsqu’un pur citadin se retrouve au milieu d’un camp hippie… Clairement il fait le voyage pour « rencontrer » des filles qui font du yoga nues, et ce point de départ aurait pu amener des situations loufoques. Las, Mawil est très mou, il ne propose aucun décalage particulier, aucune réflexion drôlatique. Dans l’autre sens, il ne montre rien pour la cause hippie (si tant est qu’il existe une cause !), et du coup il traverse son récit comme une chiffe molle, un truc totalement inutile qui se demande simplement ce qu’il fait là…
Bref, difficile d’y trouver un quelconque intérêt…
La couverture nous propose de voir un ecclésiaste que l’on devine pape (même s’il n’a pas la bague) gros calibre à la main et muscles à faire pleurer les bodybuilders dopés, à ses côtés une flèche phylactère : « avec Jésus » et un pauvre gringalet qui se bouche les oreilles. Cela nous amène de façon talentueuse et brutale vers la notion d’existence même, l’essence de nos questionnements les plus secrets : allons-nous exister pour cet album, c'est-à-dire le lire malgré cet en-tête navrant ?
A ce stade n’importe quel lecteur trop intellectuel aura compris que ce n’est pas pour lui et que l’on aura de l’humour d’un degré infiniment trop élevé pour qu’il l’apprécie. Hélas, j’apprécie les moments de régression totale parfois et c’est, au contraire, encouragé par cette couverture à l’humour proche de l’antépénultième degré que j’ai entamé la lecture de ce gros opus (plus de 350 pages)
Le bon côté de la curiosité est que cela se lit très vite, le mauvais côté, c’est qu’à ouvrir n’importe quoi on finit par se créer des pièges abscons avec l’obligation de finir l’album en espérant trouver plus tard quelque chose à ce qui n’a, à première vue, rien.
J’aurais donc cherché vainement quelque chose tout au long de cette lecture. Hélas un scénario ridicule couplé à des personnages stupides ne font de ces planches noirâtres qu’une suite de bouillie sans queue ni tête. Peut-être était-ce drôle et uniquement composé de grands délires juxtaposés permettant de dessiner des zombies, des bastons et des gros muscles à tout bout de champ ? Dans ce cas je m’étonne qu’il n’y ait même pas la bimbo qui va bien permettant à défaut d’intérêt de flatter les hormones mâles. Des monstres aux pouvoirs gigantesques qui deviennent d’un coup ridicules et inversement, des enchaînements de situations dignes du catch : personne n’a vraiment mal et un scénario spectacle écrit à l’avance permet à tout le monde d’être bien en place. Bref le chaos orgiaque n’est pas ma tasse de thé. Signalons au passage l’intervention du père Noël qui rejoint notre équipe de choc Jésus et le pape pour atteindre au final le merveilleux mariage de Marie. Quelques répliques dans le lot sont tellement énormes que cela finit par faire sourire, on finit par se demander jusqu’où on va tomber.
Niveau dessin on est dans le comics à effets visuels, entendez par là que vous aurez des vues en profondeur permettant des déformations démesurées de certains membres ou calibres. Techniquement cette partie est au point, contrairement au travail des vraies profondeurs de champs complètement bâclées. Signalons des morts vivants aléatoirement dessinés et une platitude générale de dessin ennuyeuse. Très peu d’éléments secondaires, très peu de détail. Le scénario était vide, hélas les décors le seront aussi. Alors oui techniquement Moore sait dessiner des combats avec des guns et des gros muscles mais autour de ça, il illustre parfaitement le néant de ce scénario.
Seul Dieu est un peu marrant et encore… Bref album à oublier.
Je voulais emprunter une BD d'auteur et mal m'en a pris. En effet, la lecture fut longue et pénible et j'ai eu beaucoup de mal à arriver au bout de l'histoire.
On part ainsi d'un scénario futuriste plutôt farfelu avec des chiens qui parlent en pleine glaciation. Féru d'histoires fantastiques, je me suis laissé entrainer dans cette exploration à la recherche d'un Paris englouti sous des tonnes de neige et de glace. Ensuite, l'auteur part dans des délires où les œuvres du Louvre se mettent à parler avec les différents protagonistes et j'ai eu beaucoup de mal à comprendre où l'auteur voulait en venir.
Côté dessin, je ne suis pas fan de ce type de dessin même si je m'en accommode lorsque l'histoire est intéressante, ce qui n'était pas le cas ici.
SCENARIO (Originalité, Histoire, personnages) : 2/10
GRAPHISME (Dessin, colorisation) : 2/10
NOTE GLOBALE : 4/20
C'est une traversée de Paris qui nous est proposée. La particularité est qu'il s'agit d'un Paris de l'an 2080 soit dans notre futur. Il nous est proposé une société où le porno sera de partout jusque dans les panneaux publicitaires à tout va. Avec le puritanisme actuel, je ne crois pas qu'on se dirigerait vers cette voie à moins d'un sacré électrochoc !
Il existerait encore des samouraïs qui ont des contrats bien précis. On apprend que dans cette société, tout le monde est surveillé même le surveillant. On verra également que le réchauffement climatique a accéléré la montée des eaux jusqu'au coeur de la capitale. Bref, rien de vraiment transcendant.
L'ensemble est en effet d'une grande vacuité. On nous sert des commentaires pompeux qui se veulent une transposition des rimes poétiques d'Arthur Rimbaud et de Charles Baudelaire. Le problème est que cela ne le fait pas. C'est sans doute liée à une imagerie mécanique et informatique trop éloigné. On pourra passer notre chemin sur cette virée futuriste archaïque.
Avis après 6 tomes lus (et n'irai pas plus loin)
Quelle déception. A la hauteur de l’intérêt que cette série a suscité…
Graphiquement la série s’aligne dans la veine du comics d’action à la colorisation très saturée et contrastée, beaucoup de personnages hauts en couleurs et une précision noire dans tout ce qui touche l’armement et les machines de guerre. Les angles de vue, à la façon story-board donnent un dynamisme certain. En revanche on ne peut pas omettre cet immonde tome 5 qui fait mal aux yeux tant il est mal dessiné et le tome 6 nettement en dessous du niveau des 4 premiers tomes graphiquement. Les deux premiers tomes me paraissent graphiquement plus créatifs, la suite ne venant pas améliorer l’univers mis en place dans ces opus.
L’histoire nous permet de suivre les traces d’un jeune journaliste apprenti se retrouvant débarqué dans une zone tampon entre des entités en guerre. Au début tout va bien, on découvre les lieux, les protagonistes et l’auteur n’explique pas encore les origines de la situation. Nous avons donc une vraie situation d’observation, neutre, permettant de nous positionner en observateur qui cherche à comprendre. Le tome 1 m’a considérablement plu et le 2 également avec ce truc de fou (bambous et ex zoo enterré par des fous furieux). En fait tant que l’on cherche à comprendre comment vivent ces populations au cœur d’un conflit qui les dépasse tout va bien. On y croise des loufoques, c’est fun et marrant.
Hélas tout ceci se transforme petit à petit en délire politique et critique de l’armée par tous les moyens. La crédibilité en perd un sacré coup plus le récit avance tant tout cela parait artificiel. Des grands coups de deus ex machina à qui mieux-mieux à base de « tu croyais que j’étais mort mais en fait non », la belle blonde qui débarque de nulle part et donne la solution (ridicule au demeurant comme si tout cela ne pouvait qu’être traité par une chaîne depuis le début), les explosions avec des produits plus où moins douteux à côté de nos protagonistes mais jamais rien pour eux. Et puis tout de même d’où sortent tous ces survivants au tome 6 capables de manifester avec toutes les explosions que l’on a vues avant et la vie telle qu’on nous la décrit ?
Les explications successives pour comprendre le conflit ne font que rajouter une couche de non crédibilité et les grands jeux de pouvoirs à base de pions et de luttes d’influence dans tous les sens n’apportent strictement rien. Et ce qui était bien au début : la découverte des communautés survivantes, tout ce qui touche à la survie, plantes sur les toits, notion d’identité… disparait au cours du récit pour laisser place à de la simple guerre entre protagonistes changeants manipulés à qui mieux mieux. Et que dire de ces vilains militaires ! Au début on voit un conflit, il n’y a ni gentils ni méchants mais des hommes qui luttent pour survivre, mais plus le récit avance plus on tombe de l’antimilitarisme primaire. Evidemment tuer des innocents c’est moche, évidemment plein de comportements sont à dénoncer, mais on tombe au final dans une satire extrémiste de l’armée. Question crédibilité le passage dans le groupuscule terroriste se pose également là…
Après le tome 2, on perd donc le fil par bribes et on tombe dans le néant du tome 5 fait de petits récits sans aucun intérêt bâclés. Certes le tome 6 retrouve une sorte d’unité mais notre scénariste a tellement utilisé de ficelles dans le passé que maintenant assumer tout ça devient très difficile pour notre héros ! L'arrivée de super maman après 6 tomes… whaou, comment dire ? Alors on tombe dans de ficelles encore plus grosses plus du tout compatibles avec les descriptions de la ville des tomes 1 et 2. Ce tome aura définitivement fini d’achever l’intérêt pour cette série.
Au final cette série est un monstre, de deux tomes initiaux vraiment bien (surtout le 2) on a tiré un truc ayant perdu toute crédibilité par des interventions scénaristiques grossières et une perte progressive de la neutralité. Au lieu d’être tranches de vies, l’album devient propagande, tiens mais n’est-ce pas justement ce qui arrive à notre reporter au tome 6 avec la découverte de ce leader charismatique ?
Vraiment dommage… Inutile d’acheter.
La fausse bonne idée de l'année... Le dessin n'est certes pas fou mais il reste assez agréable, pourtant c'est par le scénario que le bât blesse.
Le pitch : il existe une expression qui dit qu'au moment de sa mort on voit sa vie défiler devant ses yeux. Et ça, ça pourrait pas faire une super histoire ? Ah ben si alors ! Je vous jure ! Imaginez ! Si dans une enquête, on cherche des indices, et qu'un témoin clé meurt on a qu'à lui enregistrer sa vie qui passe devant ses yeux ! Nié... ??
Mais qui est le sous-débile qui a pondu une idée pareille ? Ah... C'est Alcante... J'avais pourtant bien apprécié Jason Brice et même Pandora Box avait quelques bonnes idées... Pour le coup, je trouve cette dernière création ridicule.
Cependant, il faut admettre, une fois l'aberration du début passée, le scénario est en fait assez bien exploité, tant que faire se peut. En effet, un des moteurs du récit est qu'il faudra tuer une personne pour récupérer son film, ce qui ne sera pas dénué d'un certain intérêt...
Seulement... ça a déjà été fait il y a 5 ans ! (le film Final Cut de Omar Naim). Et là, l'astuce n'était pas basée sur une expression populaire...
Attendez, je commence un script sur "un de perdu dix de retrouvés !" C'est l'histoire d'un mec qui fait tomber des thunes dans la rue pour gagner sa vie... C'est du lourd !
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Bastard!!
Ah.... Bastard!! et ses beaux dessins, ses belles filles, et son héros particulièrement idiot. Si les premiers tomes sont amusants, surtout à cause des dessins et du tempérament du personnage principal, il n'en reste pas moins que le tout est particulièrement crétin, parfaitement inintéressant passé les 4 ou 5 premiers tomes, et proches du nullissime après les 15 premiers. À l'époque où la parution était (presque) régulière, je continuais à acheter la série pour ses graphismes de toute beauté (le seul truc valable, donc - je sais, je me répète). Et puis j'ai découvert qu'il existait un art-book grand format (couleur + noir et blanc), qui a finalement remplacé avantageusement les tomes du manga dont je me suis débarrassé sans remord. Bref, un dessinateur très talentueux, mais bien piètre scénariste. Je déconseille donc le manga Bastard!!, et conseille à la place le formidable art-book Bastard!! Guardess: Kazushi Hagiwara Illustrations.
Pourquoi j'veux manger mon chien
Déjà, regardez la couverture. C'est laid, n'est-ce pas ? Trois mecs quasi indifférentiables. Et un titre à la mords-moi-le-nœud. On se dit que le type veut inaugurer de nouvelles saveurs ou alors il a une dent contre son chien... Mais passons, peut-être que l'intérieur saura nous récompenser d'avoir franchi le cap d'un dessin repoussant. Dommage. Cette lecture est un supplice, une improbable conversation de 3 hommes autour de bouffe de chien pleine de vertu ce dont je ne doute pas. Mais j'abrège ma douleur aussi bien visuelle qu'intellectuelle. Un semblant d'intérêt ne s'est pas manifesté pour ma part.
La Gouniche
Je comprends pas... Quand on ne sait pas dessiner, quand on n'a rien à raconter et quand en plus on le raconte mal, comment peut-on se faire éditer ? Car la Gouniche, c'est vraiment ça. Un truc mal dessiné, des histoires dont le niveau est tellement anecdotique que ça doit intéresser 4 personnes dans les proches de l'auteure, une mise en page brouillonne avec un lettrage manuscrit difficile à lire, et un humour que je cherche encore... Si au hasard d'un surf sur internet, je tombais sur un blog BD complètement amateur qui mettrait ça en ligne, je zapperais directement. Alors imaginer que cela puisse être vendu en album, je comprends pas...
Silex and the city
MAJ après tome 2 Niveau dessin, nous sommes dans le sommaire soigné, entendez par là que si le trait est gras, les personnages simplistes et les décors minimalistes, il y a un effort de colorisation qui rend le tout lisible. A en croire les étals, cet album est le tube de la rentrée, je suis circonspect. (Et voilà que l’on remet çà l’année suivante) Tome 1
Côté scénario, nous assistons à une parodie néanderthalienne des polémiques et mouvements contemporains. De nombreux jeux de mots viennent émailler chaque situation anachronique qui ne manquera pas d’illustrer une caricature de comportements modernes. Je dis caricature car les situations sont trop lourdes et les ficelles employées trop grosses. Evidemment on peut sourire à la révolte du fils aux bons mots qui foisonnent dans cet ouvrage, mais il ne faudrait pas oublier que tout cela se fait avec des situations triviales ou les différents mouvements et comportements sont caricaturés à l’extrême. Tout le monde en prend pour son grade, enfin tout le monde pas vraiment justement : que d’idées reçues sur l’altermondialiste, que de clichés sur la haute bourgeoisie, que de banalité sur les adolescents, que de lourdeur partout… Vous retrouvez à foison, les propos du FN et l’holocauste, l’affaire des caricatures… et toutes ces polémiques qui ont émaillé la vie politique de l’année, illustrées avec une vue bien précise (tiens d’ailleurs aucun bon mot sur les multiples polémiques liées au PS ? étonnant non !). Et que dire de ce coup scénaristique qui permet en allant visiter le grand-père (ce passage n’apporte rien à l’histoire) de reprendre intégralement les pages qui étaient sorties préalablement dans le pilote hors série anniversaire consacré à mai 68…
Non vraiment ce livre est trop politique pour moi, je n’ai pas aimé, et pourtant j’ai souri parfois, car autour du fond très ciblé pour une catégorie politique donnée (extrait : « Chasse pêche nature et tradition gagne avec 99% des voix, bouhh c’est à vous dégouter de la démocratie… » Et dire que je m’attendais à trouver de la finesse au dire des autres commentaires !) il y a de très jolies trouvailles en jeux de mots et en anachronismes qui permettent à cet opus d’éviter la note minimale.
Tome 2
Ce tome 2 reprend les même, néanmoins ici moins de petits rappels sur des événements politiques de l’année et nettement plus de poncifs sur les différences Public / Privé, univers de la pub… Si le PS avait été absent du premier tome il figure en revanche en clins d’œil appuyés dans celui-ci. Je n’ai pas retrouvé autant d’inventivité dans ce tome avec énormément de lourdeur. Evidemment il y a une veine, et je ne doute pas trouver ces opus dans tous les arrières salons des riches appartements du côté de la rue de Solférino, revendiquer est toujours un choix courageux, mais le crachage dans la soupe gratuit aux raccourcis douteux ne rentre pas dans l’humour que j’apprécie.
Toujours cette terrible différence entre le cynisme et le sarcasme…
Question graphisme je ne change pas d’avis par rapport au premier tome : le fond est aussi gras que le dessin, il colle et fait des pâtés partout, c’est crado même si c’est parfois rigolo.
A oublier.
Welcome Home
Bof bof cet album. D’après le pitch, je m’attendais à quelque chose de bien marrant, une sorte de choc des mondes, lorsqu’un pur citadin se retrouve au milieu d’un camp hippie… Clairement il fait le voyage pour « rencontrer » des filles qui font du yoga nues, et ce point de départ aurait pu amener des situations loufoques. Las, Mawil est très mou, il ne propose aucun décalage particulier, aucune réflexion drôlatique. Dans l’autre sens, il ne montre rien pour la cause hippie (si tant est qu’il existe une cause !), et du coup il traverse son récit comme une chiffe molle, un truc totalement inutile qui se demande simplement ce qu’il fait là… Bref, difficile d’y trouver un quelconque intérêt…
Battle Pape
La couverture nous propose de voir un ecclésiaste que l’on devine pape (même s’il n’a pas la bague) gros calibre à la main et muscles à faire pleurer les bodybuilders dopés, à ses côtés une flèche phylactère : « avec Jésus » et un pauvre gringalet qui se bouche les oreilles. Cela nous amène de façon talentueuse et brutale vers la notion d’existence même, l’essence de nos questionnements les plus secrets : allons-nous exister pour cet album, c'est-à-dire le lire malgré cet en-tête navrant ? A ce stade n’importe quel lecteur trop intellectuel aura compris que ce n’est pas pour lui et que l’on aura de l’humour d’un degré infiniment trop élevé pour qu’il l’apprécie. Hélas, j’apprécie les moments de régression totale parfois et c’est, au contraire, encouragé par cette couverture à l’humour proche de l’antépénultième degré que j’ai entamé la lecture de ce gros opus (plus de 350 pages) Le bon côté de la curiosité est que cela se lit très vite, le mauvais côté, c’est qu’à ouvrir n’importe quoi on finit par se créer des pièges abscons avec l’obligation de finir l’album en espérant trouver plus tard quelque chose à ce qui n’a, à première vue, rien. J’aurais donc cherché vainement quelque chose tout au long de cette lecture. Hélas un scénario ridicule couplé à des personnages stupides ne font de ces planches noirâtres qu’une suite de bouillie sans queue ni tête. Peut-être était-ce drôle et uniquement composé de grands délires juxtaposés permettant de dessiner des zombies, des bastons et des gros muscles à tout bout de champ ? Dans ce cas je m’étonne qu’il n’y ait même pas la bimbo qui va bien permettant à défaut d’intérêt de flatter les hormones mâles. Des monstres aux pouvoirs gigantesques qui deviennent d’un coup ridicules et inversement, des enchaînements de situations dignes du catch : personne n’a vraiment mal et un scénario spectacle écrit à l’avance permet à tout le monde d’être bien en place. Bref le chaos orgiaque n’est pas ma tasse de thé. Signalons au passage l’intervention du père Noël qui rejoint notre équipe de choc Jésus et le pape pour atteindre au final le merveilleux mariage de Marie. Quelques répliques dans le lot sont tellement énormes que cela finit par faire sourire, on finit par se demander jusqu’où on va tomber. Niveau dessin on est dans le comics à effets visuels, entendez par là que vous aurez des vues en profondeur permettant des déformations démesurées de certains membres ou calibres. Techniquement cette partie est au point, contrairement au travail des vraies profondeurs de champs complètement bâclées. Signalons des morts vivants aléatoirement dessinés et une platitude générale de dessin ennuyeuse. Très peu d’éléments secondaires, très peu de détail. Le scénario était vide, hélas les décors le seront aussi. Alors oui techniquement Moore sait dessiner des combats avec des guns et des gros muscles mais autour de ça, il illustre parfaitement le néant de ce scénario. Seul Dieu est un peu marrant et encore… Bref album à oublier.
Période Glaciaire
Je voulais emprunter une BD d'auteur et mal m'en a pris. En effet, la lecture fut longue et pénible et j'ai eu beaucoup de mal à arriver au bout de l'histoire. On part ainsi d'un scénario futuriste plutôt farfelu avec des chiens qui parlent en pleine glaciation. Féru d'histoires fantastiques, je me suis laissé entrainer dans cette exploration à la recherche d'un Paris englouti sous des tonnes de neige et de glace. Ensuite, l'auteur part dans des délires où les œuvres du Louvre se mettent à parler avec les différents protagonistes et j'ai eu beaucoup de mal à comprendre où l'auteur voulait en venir. Côté dessin, je ne suis pas fan de ce type de dessin même si je m'en accommode lorsque l'histoire est intéressante, ce qui n'était pas le cas ici. SCENARIO (Originalité, Histoire, personnages) : 2/10 GRAPHISME (Dessin, colorisation) : 2/10 NOTE GLOBALE : 4/20
Samouraï
C'est une traversée de Paris qui nous est proposée. La particularité est qu'il s'agit d'un Paris de l'an 2080 soit dans notre futur. Il nous est proposé une société où le porno sera de partout jusque dans les panneaux publicitaires à tout va. Avec le puritanisme actuel, je ne crois pas qu'on se dirigerait vers cette voie à moins d'un sacré électrochoc ! Il existerait encore des samouraïs qui ont des contrats bien précis. On apprend que dans cette société, tout le monde est surveillé même le surveillant. On verra également que le réchauffement climatique a accéléré la montée des eaux jusqu'au coeur de la capitale. Bref, rien de vraiment transcendant. L'ensemble est en effet d'une grande vacuité. On nous sert des commentaires pompeux qui se veulent une transposition des rimes poétiques d'Arthur Rimbaud et de Charles Baudelaire. Le problème est que cela ne le fait pas. C'est sans doute liée à une imagerie mécanique et informatique trop éloigné. On pourra passer notre chemin sur cette virée futuriste archaïque.
DMZ
Avis après 6 tomes lus (et n'irai pas plus loin) Quelle déception. A la hauteur de l’intérêt que cette série a suscité… Graphiquement la série s’aligne dans la veine du comics d’action à la colorisation très saturée et contrastée, beaucoup de personnages hauts en couleurs et une précision noire dans tout ce qui touche l’armement et les machines de guerre. Les angles de vue, à la façon story-board donnent un dynamisme certain. En revanche on ne peut pas omettre cet immonde tome 5 qui fait mal aux yeux tant il est mal dessiné et le tome 6 nettement en dessous du niveau des 4 premiers tomes graphiquement. Les deux premiers tomes me paraissent graphiquement plus créatifs, la suite ne venant pas améliorer l’univers mis en place dans ces opus. L’histoire nous permet de suivre les traces d’un jeune journaliste apprenti se retrouvant débarqué dans une zone tampon entre des entités en guerre. Au début tout va bien, on découvre les lieux, les protagonistes et l’auteur n’explique pas encore les origines de la situation. Nous avons donc une vraie situation d’observation, neutre, permettant de nous positionner en observateur qui cherche à comprendre. Le tome 1 m’a considérablement plu et le 2 également avec ce truc de fou (bambous et ex zoo enterré par des fous furieux). En fait tant que l’on cherche à comprendre comment vivent ces populations au cœur d’un conflit qui les dépasse tout va bien. On y croise des loufoques, c’est fun et marrant. Hélas tout ceci se transforme petit à petit en délire politique et critique de l’armée par tous les moyens. La crédibilité en perd un sacré coup plus le récit avance tant tout cela parait artificiel. Des grands coups de deus ex machina à qui mieux-mieux à base de « tu croyais que j’étais mort mais en fait non », la belle blonde qui débarque de nulle part et donne la solution (ridicule au demeurant comme si tout cela ne pouvait qu’être traité par une chaîne depuis le début), les explosions avec des produits plus où moins douteux à côté de nos protagonistes mais jamais rien pour eux. Et puis tout de même d’où sortent tous ces survivants au tome 6 capables de manifester avec toutes les explosions que l’on a vues avant et la vie telle qu’on nous la décrit ? Les explications successives pour comprendre le conflit ne font que rajouter une couche de non crédibilité et les grands jeux de pouvoirs à base de pions et de luttes d’influence dans tous les sens n’apportent strictement rien. Et ce qui était bien au début : la découverte des communautés survivantes, tout ce qui touche à la survie, plantes sur les toits, notion d’identité… disparait au cours du récit pour laisser place à de la simple guerre entre protagonistes changeants manipulés à qui mieux mieux. Et que dire de ces vilains militaires ! Au début on voit un conflit, il n’y a ni gentils ni méchants mais des hommes qui luttent pour survivre, mais plus le récit avance plus on tombe de l’antimilitarisme primaire. Evidemment tuer des innocents c’est moche, évidemment plein de comportements sont à dénoncer, mais on tombe au final dans une satire extrémiste de l’armée. Question crédibilité le passage dans le groupuscule terroriste se pose également là… Après le tome 2, on perd donc le fil par bribes et on tombe dans le néant du tome 5 fait de petits récits sans aucun intérêt bâclés. Certes le tome 6 retrouve une sorte d’unité mais notre scénariste a tellement utilisé de ficelles dans le passé que maintenant assumer tout ça devient très difficile pour notre héros ! L'arrivée de super maman après 6 tomes… whaou, comment dire ? Alors on tombe dans de ficelles encore plus grosses plus du tout compatibles avec les descriptions de la ville des tomes 1 et 2. Ce tome aura définitivement fini d’achever l’intérêt pour cette série. Au final cette série est un monstre, de deux tomes initiaux vraiment bien (surtout le 2) on a tiré un truc ayant perdu toute crédibilité par des interventions scénaristiques grossières et une perte progressive de la neutralité. Au lieu d’être tranches de vies, l’album devient propagande, tiens mais n’est-ce pas justement ce qui arrive à notre reporter au tome 6 avec la découverte de ce leader charismatique ? Vraiment dommage… Inutile d’acheter.
Re-Mind
La fausse bonne idée de l'année... Le dessin n'est certes pas fou mais il reste assez agréable, pourtant c'est par le scénario que le bât blesse. Le pitch : il existe une expression qui dit qu'au moment de sa mort on voit sa vie défiler devant ses yeux. Et ça, ça pourrait pas faire une super histoire ? Ah ben si alors ! Je vous jure ! Imaginez ! Si dans une enquête, on cherche des indices, et qu'un témoin clé meurt on a qu'à lui enregistrer sa vie qui passe devant ses yeux ! Nié... ?? Mais qui est le sous-débile qui a pondu une idée pareille ? Ah... C'est Alcante... J'avais pourtant bien apprécié Jason Brice et même Pandora Box avait quelques bonnes idées... Pour le coup, je trouve cette dernière création ridicule. Cependant, il faut admettre, une fois l'aberration du début passée, le scénario est en fait assez bien exploité, tant que faire se peut. En effet, un des moteurs du récit est qu'il faudra tuer une personne pour récupérer son film, ce qui ne sera pas dénué d'un certain intérêt... Seulement... ça a déjà été fait il y a 5 ans ! (le film Final Cut de Omar Naim). Et là, l'astuce n'était pas basée sur une expression populaire... Attendez, je commence un script sur "un de perdu dix de retrouvés !" C'est l'histoire d'un mec qui fait tomber des thunes dans la rue pour gagner sa vie... C'est du lourd !