Trop c’est trop et « Baron Samedi » est dans l’excès en permanence, est-ce que le but est de choquer les gens ? De mon côté ça n’a eu aucune prise, l'auteur n'a réussi qu'à me foutre en rogne, non pas à cause de toute cette violence gratuite qui n’est due qu’à la folie meurtrière d’un homme, et encore que parfois trop excessive elle perd en crédibilité, non, ce qui m’a mise en colère c’est que toute cette haine soit tournée vers la France et non pas uniquement vers les quelques personnes qui auraient certes bien mérité de subir cette vengeance.
De plus, le pays où s’est déroulé le massacre qui a tout déclenché n’est jamais cité, par contre traiter la France de putain ça n’a pas posé de problèmes à l’auteur. Baker, américain, aurait pu poser tous ces évènements dans son beau pays d’origine, les grands, les illustres, les magnifiques, Etats-Unis d’Amérique ! Rien que de voir les 5 petites phrases élogieuses au dos de la bd, toutes issues de magazines américains ça me donne envie de gerber.
Oh non ! Je n’ai pas d’humour sur ce coup-là, parce que déjà il n’y a pas une once d’humour dans ce récit, c’est du genre à se prendre au sérieux, alors qu’on ne me demande pas de prendre ça au second degré alors qu’on sent que l’auteur ne le fait pas lui-même.
Par ailleurs, il y a quand même beaucoup de facilités scénaristiques, je vous passe la liste de tous les méfaits du Baron Samedi, pour la plupart risibles, sans parler de la manière dont il pénètre une base militaire les doigts dans le nez, et tous les crimes qu’il commet sans jamais vraiment présenter les coupables. On a aussi du mal à croire au masque qui lui permet de se faire passer pour quelqu'un d'autre sans que personne le repère. De plus Baron Samedi n'a aucune profondeur psychologique, c'est juste un psychopathe déchaîné qui ne présente pas vraiment d'intérêt.
Malgré tout, il y a quand même certaines qualités, le dessin est agréable de plus joliment colorisé par Pixel Vengeur, le récit se déroule bien et sans temps morts, en dehors du début qui a un petit côté puéril dans la narration mais qui passe assez vite, le personnage du Porc est intéressant et attachant.
Attention, comprenez-moi bien, ce n’est pas nul non plus, c’est juste ABJECT !
Un album de gags avec un titre au jeu de mot très moyen mais bon, figurant ce que je prenais pour Hitler sur la couverture. Je me disais en l'empruntant que ça pouvait être quelque chose de bien senti prenant appui sur ce dernier pour faire rire. Il n'en est rien car il s'agit d'une suite de gags qui n'ont aucun fil conducteur entre eux, ni aucune thématique, pas plus qu'un quelconque rapport avec le susnommé. Leur seul point commun est d'avoir une chute absurde, souvent une dernière case en contre pied de ce qui s'est dit avant ; un peu le même schéma que dans Blaise pour faire une comparaison. Sauf que dans ce dernier c'est souvent drôle, là où j'ai trouvé ça amusant sur un gag du présent album (il s'intitule "le pêcheur et sa femme" pour ceux qui seraient intéressés :)).
Je n'ai pas aimé... vraiment pas.
Autant je suis assez d'accord sur le fait qu'une histoire de pirates ça ne se refuse pas, autant je trouve celle-ci vraiment indigeste.
Je crois qu'il ne faut pas se méprendre sur le dessin, d'abord. Ça n'a pas grand chose à voir avec Risso, franchement.
C'est effectivement influencé par Mignolia mais, passé la couv’ et le dessin de préface, on tombe très vite dans le travail bâclé.
Alors oui ça a parfois la forme et l'envie de "faire comme" Mignolia mais ça s’arrête là. Et c'est de pire en pire au fur et à mesure qu'on avance. Le trait souffre très vite mais les personnages surtout sont mal fichus, et les postures ne fonctionnent plus.
Côté narration c'est assez mal raconté, et mal séquencé. Le rythme n'est pas seulement mauvais, c'est aussi la musique qu'on nous sert qui sonne faux.
Les personnages sont proches de la collection de clichés : le capitaine imbuvable, la señorita, la vieille sorcière etc ...
Seulement, dans "Pirate des Caraïbes" on a un sens de l'humour et de l’esthétique. Ici on a juste la pauvreté du concept. Pas vraiment de patte, ni de second degré. La lecture devient caricaturale et insupportable. (Si si, j'en suis là ...)
Et finalement le capitaine espagnol est plus proche du gamin capricieux que de l'ennemi redoutable. Et ça ne marche pas.
Alors je suis à la fois assez désolé de faire baisser la moyenne et en même temps je trouvais nécessaire de le dire, ce Tortuga ne vaut vraiment pas grand chose à mes yeux.
A-t-on lu le même livre ?!
Ca commence bien : les terres mystiques ne sont pas prêtes à supporter un nouveau déchaînement du chaos. C'est bête, mais ça m'a beaucoup fait rire.
J'avais de sérieux doutes -ou des soupçons- avant d'ouvrir cet album, mais très vite la certitude s'est faite en moi : c'est très très mauvais ! Toute l'histoire est à l'avenant : des entités maléfiques dans tous les coins, un enfant doué de pouvoirs magiques très mal amenés, des rappeurs qui jouent les justiciers sur les hauteurs de Marseille, avec une histoire aussi mal écrite que possible.
Côté dessin c'est vraiment très très amateur, on n'arrive même pas à reconnaître les membres d'I Am. Je pensais avoir vu le fond avec une série comme Léa Parker dans le registre fan sans talent/oeuvre de commande, mais j'ai trouvé un nouvel étalon. Les couleurs sont placées n'importe comment, il n'y a aucune cohérence dans les cadrages, ce n'est carrément pas publiable.
MAJ après tome 2
Dans ce récit, l’intérêt vient de cet environnement de réserve Indienne. Lieu « protégé » disposant de ses propres lois, archétype de la déchéance d’un peuple privé de liberté dont la dégénérescence arrange la société.
Tout le reste n’est hélas qu’une histoire très banale de baston entre gang et de mafia classique dans lequel les taupes pullulent de même que les flingues, la drogue, l’alcool et les maccabées. De cervelle nous ne verrons guère, mais d’hémoglobine nos yeux seront saturés. Le côté intellectuel viendra de toutes ces sautes temporelles qu’il faudra rétablir dans le bon ordre pour comprendre un peu mieux les motivations des protagonistes. Les caractères de nos nouveaux amis sont si sommaires et basiques qu’il n’y a guère qu’un pistolet qui puisse convaincre. Le complexe embroglio de "qui manipule qui" n’apporte pas grand-chose si ce n’est des prétextes pour encore plus de groupuscules de défense.
Le dessin se situe au niveau du scénario, les traits très noirs mettent en avant un dynamisme certain permettant de mettre en valeur les scènes d’actions. Hélas colorisation et lisibilité ne font pas bon ménage et dans les scènes ne mettant pas en scène des affrontements, j’ai trouvé la lecture pénible et difficile. Les traits noirs me paraissent trop présents et perturbent le lecteur. En revanche cadrage et scènes d’actions promettent de grands frissons. Enfin réduire ce camp d’indiens à de simples endroits sans foi ni loi si ce n’est celle du plus fort, réservoir de trafics douteux, je ne sais si cela correspond à une réalité, mais ici je la vois forcément incomplète dans une optique réaliste.
Au final j’ai passé un mauvais moment de lecture, en plus de ne pas accrocher au scénario et à sa succession de clichés pour montrer de bonnes grosses scènes de violence à balles (tiens d’ailleurs le gus qui s’en sort tranquillement dans un guet-apens avec je ne sais combien de gus surarmés en face… top crédibilité !), le dessin m’a profondément gêné dans tous les interludes entre baston.
Certain de ne jamais lire le tome 2, le seul point positif vient de cet environnement en camp indien hélas mal exploité : insuffisant.
En fait j'ai tout de même lu le tome 2. Si celui-ci se fait moins sanglant il joue avec l’espace temps avec de perpétuels allez-retours fatigants et franchement ennuyeux. Bref après le sang qui tache partout, voici la tentative d’ajouter de la psychologie aux personnages… Risible.
Allez promis je ne lirai pas le tome 3.
Ouah ! C'est tellement nul qu'on pourrait croire que le scénariste est un débutant. Christian Godard est vraiment tombé bien bas avec cette série. On est loin du Doc veto qui, sans être un chef d'oeuvre, était sympathique grâce au dessin et au rythme dynamique. Ici, le dessin est moyen et les gags sont inutilement étirés en 5-6 pages d'une platitude rare. Je n'ai jamais eu ne serait-ce qu'un sourire pendant ma lecture et terminer le premier tome (je n'ai pas envie de lire les autres) a été un vrai supplice.
Je vais continuer mon exploration des œuvres de Godard, mais je ne toucherai plus à ses séries humoristiques.
Hey, ami djeunz, ça te dirait pas d'apprendre plein de choses sur l'oppression capitaliste et l'impérialisme yankee mais sans avoir à t'ennuyer devant des trucs chiants et ringards genre des livres d'histoire ? Deux profs trop cool et pas chiants et ringards, eux, ont justement ce qu'il te faut : une bédé !! Avec ça, tu vas pouvoir t'instruire en toute décontraction. Y a des images, donc c'est pas chiant et ringard, et le scénario ferait passer Jack Bauer et Jason Burne pour des lopettes, y a le Pentagone, la CIA et tout ça, des émirs louches, une héroïne à gros seins et des tueurs, y a même des poursuites en scooter ! Si avec ça t'es pas convaincu d'adhérer au CADTM, c'est que tu es madeliniste.
Non, allez, soyons sérieux. C'est donc un ouvrage à vocation pédagogique qui part d'un bon sentiment, raconter de façon simple comment les pays riches n'ont aidé financièrement le Tiers Monde depuis la fin de la seconde guerre mondiale que pour mieux le "re-coloniser" en le rendant dépendant et criblé de dettes.
Mais de bons sentiments ne font pas automatiquement un bon livre, et la plupart du temps, je trouve les BDs éducatives ratées
-soit parce qu'elles sont écrites et dessinés par des amateurs avec largement moins de talent que de bonne volonté
-soit parce qu'elles sont ennuyeuses
-soit parce que les auteurs ne sont pas vraiment en phase avec la jeunesse et que leurs tentatives maladroites pour faire quelque chose d'à la fois divertissant et instructif donnent un mélange foireux
-soit parce que je soupçonne les auteurs d'avoir principalement cherché à se faire mousser genre "tavu je m'attaque à un sujet sérieux et je dénonce grave" par le biais d'un média qui leur permet de se contenter de rester superficiels plutôt que de se casser l'cul à écrire un vrai bouquin d'histoire compliqué, tout en passant pour de grands auteurs sérieux et engagés auprès d'une critique qui a tellement envie que sa passion soit reconnue comme le beau et noble Neuvième Art qui produit lui aussi de grandes oeuvres importantes comme ses grands frères qu'elle est prête à encenser n'importe quel petit miquet qui traite d'un sujet sérieux pour pouvoir dire au reste du monde "vous voyez, nous aussi on réfléchit, on n'est pas des ados attardés, on sait s'intéresser à des sujets graves". Le dernier exemple qui me vienne en tête dans ce dernier genre, là, c'est Une Histoire Populaire de l'Empire Américain.
Le Système Dette cumule un peu de tout ça à la fois. La qualité du dessin fluctue d'une case à l'autre, de "affreux" à "médiocre", et sur le plan de l'intrigue et des dialogues c'est catastrophique. Le scénariste a voulu éviter d'être trop scolaire et essayer de faire moderne, mais n'est parvenu qu'à un résultat assez ridicule en donnant la forme d'un thriller à un cours d'histoire sur l'endettement des pays pauvres.
Entendons-nous bien, c'est un sujet qui mérite d'être abordé et expliqué aux jeunes, mais autant assumer et pas se la jouer James Bond. Là, je ne sais pas, j'ai l'impression de lire un mix de manuel d'histoire et de Gérard de Villiers. SAS contre la Banque mondiale à Bornéo. "Malko décocha un uppercut fulgurant à Dominique Strauss-Kahn avant d'aller trouver le réconfort entre les cuisses satinées de la sulfureuse Juanita, à qui il expliqua la création des droits de tirage spéciaux en 1969. "Vous êtes trop gourmand, Prince Malko, c'est tirage spécial ou 69, il faut choisir", susurra Juanita d'un air narquois avant de retirer son masque, révélant ainsi sa véritable identité : Robert Zoellick, président de la Banque Mondiale depuis juillet 2007"...
Bref. On suit une héroïne qui parcourt le monde pour s'entendre réciter des faits historiques comme si c'étaient des scoops inédits, et recevoir de la part de contacts top secrets du Pentagone des ''révélations'' que vous avez forcément déjà entendues dans la bouche d'un de vos profs d'histoire au lycée s'il était de gauche. Et je pense pas qu'on se retrouve avec les tueurs de la CIA au cul avec ce genre de discours. Mais bon, je ne sais pas, il faudrait peut-être que je prenne des nouvelles de Monsieur P..., que j'avais en terminale. C'est vrai qu'il nous a forcés à regarder du Ken Loach mais ça ne méritait pas forcément une exécution par des assassins à la solde de la finance internationale quand même.
Et on se retrouve donc avec des scènes d'action sorties d'un mauvais Largo Winch qui succèdent à des entrevues du style "Juanita, mon vieil ami vous a envoyé ici pour que je vous explique que c'est en 1956 que Nasser a nationalisé le Canal de Suez, déclenchant ainsi un conflit avec la Grande Bretagne, la France et Israël, qui sera réglé par l'intervention blablablablablabla" ou "Mes anciens employeurs me tueraient s'ils savaient ce que je vous raconte là, mais il faut savoir que c'est la conférence de Bretton Woods en 1944 qui a donné lieu à la création du FMI, et qu'ils ont prêté des sommes énormes a des pays qui ne pourraient jamais les rembourser". Quel naturel dans les dialogues, et quel suspense incroyable ça créé ! On imagine déjà des ninjas se lancer aux trousses de la pauvre journaliste bolivienne qui a besoin d'aller jusqu'en Indonésie pour savoir que les pauvres travaillent pour pas cher.
Non mais pour vous dire à quel point les dialogues sont naturels : ils emploient le mot "Etatsunien" au lieu d'Américain.
Pour résumer, disons que ça aurait pu être un honnête outil pédagogique militant mais que c'est vraiment trop moche et con pour fonctionner. Ca pourra faire sourire un peu un amateur de couillonnade nanaresque, mais c'est tout.
Après lecture de l’intégrale:
Quartier Lointain ? Oui, osons, ce que j’ai lu est très lointain de ce que j’espérais.
Le dessin est fadasse, sans magie, terne. Le personnage principal me répugne : on dirait tout le temps qu’il va pleurer ! Résultat, j’avais déjà envie de le frapper au bout de la page 30 !
Le scénario : il faut un temps fou pour rentrer dans cette histoire où il ne se passe rien, pour être ensuite doublement déçu par ce que Taniguchi nous offre. À quoi cela a-t-il servi ? Pourquoi notre héros a-t-il revécu son adolescence pour ne rien pouvoir changer de ce qu‘il s‘est passé ? Quel est l’intérêt de nous dévoiler ainsi cette adolescence ordinaire ?
Autre point : où est l’originalité ? Des récits comme cela, on en voit tous les jours à la télévision, dans les téléfilms de l’après midi ! Et ne parlons pas du larmoyant puissance 10 qui inonde les planches !
Et la fin est décevante, j’ai été encore une fois déçu. Ça, un des meilleurs mangas existants ? Je ne suis pas d'accord. À part le fait que cette histoire se déroule au Japon, je n’ai pas une seule seconde avoir eu l’impression de lire un manga. Taniguchi, en voulant faire découvrir le manga même aux non initiés, a trop fait, et cette Bd ne ressemble donc à rien (rien dans le sens "impossible à ranger dans une boîte").
Pour conclure avec cet avis qui ne doit pas plaire aux fans, dessin banal et froid, héros détestable, du dramatique à en vomir, scénario simpliste, artificiel et inutile, et beaucoup de longueurs.
Heureusement que je n’ai pas déboursé 25 euros pour cette intégrale !
Alors, ceux qui veulent découvrir les mangas, si vous lisez cela vous n’en lirez plus jamais, et les fans de mangas, ne lisez pas cela, vous n’en lirez plus jamais non plus !
Une amie m’a dit qu’une autre série de Taniguchi, Un zoo en hiver, était de même qualité que ce quartier lointain. Donc, que l’on ne me parle plus jamais de Taniguchi.
Note : une utilité pour cette intégrale ? Parfaite pour assommer des gens…:)
Ayant pris connaissance des avis sur ce site... Mon affection pour Ségur a pris le dessus et a motivé l'achat du Roi des Méduses.
Premier hic : le prix... assez cher pour ce que c'est !!!
Deuxième hic : le scénario ! Je ne comprends pas du tout l'intérêt de l'histoire. C'est mou, c'est lassant, c'est parfois incompréhensible dans l'enchainement des événements ...
Les personnages ne servent pas à grand chose... On voit un étrange phénomène qui fait resurgir le passé du sultan ... Un père qui cherche sa fille 'disparue' en suivant les rêves de sa cadette ... C'est hallucinant comme je me suis désintéressé de tout !
On passe du mariage politique aux fonds marins avec une vieille et moche maquerelle qui parle 'cru'... C'est du délire !
J'ai dû me forcer pour finir la lecture (rentabiliser l'achat si l'on veut) !
Je m'arrête ici pour le scénario car je n'ai rien de bon à dire dessus... (même la fin ne sert à rien !)
Le dessin... Un trait maîtrisé par Ségur, des couleurs sublimes qu'on lui connaît ! Pas de faux pas... Mais la déception était là aussi... Les personnages disgracieux n'ont pas satisfait mon attente... La découpe des planches est trop banale... Je m'attendais à des doubles pages grandioses, colorées, délurées... Ben non...
Le scénario et la mise en page n'ont, à mon avis, pas réussi à faire exploser le potentiel de Ségur...
Donc une BD décevante sur tous les points....
Hormis les Légendes des Contrées Oubliées, si vous aimez le dessin et les couleurs de Ségur, je recommande l'Encyclomerveille d'un tueur... Le scénario n'est pas non plus des meilleurs, mais il est déjà plus riche et plus emballant qu'ici !
Je n'ai pas détesté ce gros pavé de 376 pages. Mais qu'est-ce que je me suis ennuyé !
L'idée de départ est amusante. Certes, un dessin minimaliste mettant en scène un personnage au physique d'amibe ou de molécule, ça a déjà été fait (prenez Bleu de Trondheim par exemple). Mais il s'agit là de mettre en scène avec humour cette molécule au départ unicellulaire puis de raconter son évolution vers un organisme complexe, comme une sorte de revisite de l'histoire de la vie sur Terre.
Sauf qu'en fait, le résultat est carrément décevant.
D'emblée, le ton est donné : nous nous trouvons dans des récits en gags en une planche avec un humour façon comic strips. Molécule, le héros/héroïne de ce récit discute comme n'importe quel humain moderne, parle déco, sexualité, psychologie, etc... D'abord seule, il/elle se retrouve bientôt accompagné/e d'autres cellules dont celles issues de ses divisions et évolutions. Et c'est donc avec ces autres personnages que s'engagent des dialogues tels que des citadins de Montréal pourraient en avoir entre eux s'ils ne s'étonnaient pas d'avoir des formes simplifiées de grosses boules colorées à pédoncules flottant dans la soupe primordiale.
Le décalage se révèle amusant sur les toutes premières planches, puis cela devient vite très lassant. Les dialogues sont trop verbeux, ennuyeux à lire. L'humour tombe carrément à plat. Il ne se passe rien ou presque et chaque nouvelle rencontre et situation est étalée et diluée sur des dizaines de pages.
Passé une cinquantaine de pages, je n'ai plus pu tenir. Je me suis mis à feuilleter, me contenant d'observer où l'auteur voulait en venir, comment Molécule évoluait physiquement, piochant un dialogue par-ci par-là pour voir si enfin j'allais y trouver un peu d'intérêt pour finalement aboutir à une conclusion d'album qui m'aura laissé parfaitement indifférent.
Le manque de variété, d'idée et d'originalité est criant. Ce n'est ni drôle ni intéressant si bien que la longueur de l'oeuvre a tout pour achever son lecteur .
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Baron Samedi
Trop c’est trop et « Baron Samedi » est dans l’excès en permanence, est-ce que le but est de choquer les gens ? De mon côté ça n’a eu aucune prise, l'auteur n'a réussi qu'à me foutre en rogne, non pas à cause de toute cette violence gratuite qui n’est due qu’à la folie meurtrière d’un homme, et encore que parfois trop excessive elle perd en crédibilité, non, ce qui m’a mise en colère c’est que toute cette haine soit tournée vers la France et non pas uniquement vers les quelques personnes qui auraient certes bien mérité de subir cette vengeance. De plus, le pays où s’est déroulé le massacre qui a tout déclenché n’est jamais cité, par contre traiter la France de putain ça n’a pas posé de problèmes à l’auteur. Baker, américain, aurait pu poser tous ces évènements dans son beau pays d’origine, les grands, les illustres, les magnifiques, Etats-Unis d’Amérique ! Rien que de voir les 5 petites phrases élogieuses au dos de la bd, toutes issues de magazines américains ça me donne envie de gerber. Oh non ! Je n’ai pas d’humour sur ce coup-là, parce que déjà il n’y a pas une once d’humour dans ce récit, c’est du genre à se prendre au sérieux, alors qu’on ne me demande pas de prendre ça au second degré alors qu’on sent que l’auteur ne le fait pas lui-même. Par ailleurs, il y a quand même beaucoup de facilités scénaristiques, je vous passe la liste de tous les méfaits du Baron Samedi, pour la plupart risibles, sans parler de la manière dont il pénètre une base militaire les doigts dans le nez, et tous les crimes qu’il commet sans jamais vraiment présenter les coupables. On a aussi du mal à croire au masque qui lui permet de se faire passer pour quelqu'un d'autre sans que personne le repère. De plus Baron Samedi n'a aucune profondeur psychologique, c'est juste un psychopathe déchaîné qui ne présente pas vraiment d'intérêt. Malgré tout, il y a quand même certaines qualités, le dessin est agréable de plus joliment colorisé par Pixel Vengeur, le récit se déroule bien et sans temps morts, en dehors du début qui a un petit côté puéril dans la narration mais qui passe assez vite, le personnage du Porc est intéressant et attachant. Attention, comprenez-moi bien, ce n’est pas nul non plus, c’est juste ABJECT !
Les singes rient
Un album de gags avec un titre au jeu de mot très moyen mais bon, figurant ce que je prenais pour Hitler sur la couverture. Je me disais en l'empruntant que ça pouvait être quelque chose de bien senti prenant appui sur ce dernier pour faire rire. Il n'en est rien car il s'agit d'une suite de gags qui n'ont aucun fil conducteur entre eux, ni aucune thématique, pas plus qu'un quelconque rapport avec le susnommé. Leur seul point commun est d'avoir une chute absurde, souvent une dernière case en contre pied de ce qui s'est dit avant ; un peu le même schéma que dans Blaise pour faire une comparaison. Sauf que dans ce dernier c'est souvent drôle, là où j'ai trouvé ça amusant sur un gag du présent album (il s'intitule "le pêcheur et sa femme" pour ceux qui seraient intéressés :)).
Tortuga
Je n'ai pas aimé... vraiment pas. Autant je suis assez d'accord sur le fait qu'une histoire de pirates ça ne se refuse pas, autant je trouve celle-ci vraiment indigeste. Je crois qu'il ne faut pas se méprendre sur le dessin, d'abord. Ça n'a pas grand chose à voir avec Risso, franchement. C'est effectivement influencé par Mignolia mais, passé la couv’ et le dessin de préface, on tombe très vite dans le travail bâclé. Alors oui ça a parfois la forme et l'envie de "faire comme" Mignolia mais ça s’arrête là. Et c'est de pire en pire au fur et à mesure qu'on avance. Le trait souffre très vite mais les personnages surtout sont mal fichus, et les postures ne fonctionnent plus. Côté narration c'est assez mal raconté, et mal séquencé. Le rythme n'est pas seulement mauvais, c'est aussi la musique qu'on nous sert qui sonne faux. Les personnages sont proches de la collection de clichés : le capitaine imbuvable, la señorita, la vieille sorcière etc ... Seulement, dans "Pirate des Caraïbes" on a un sens de l'humour et de l’esthétique. Ici on a juste la pauvreté du concept. Pas vraiment de patte, ni de second degré. La lecture devient caricaturale et insupportable. (Si si, j'en suis là ...) Et finalement le capitaine espagnol est plus proche du gamin capricieux que de l'ennemi redoutable. Et ça ne marche pas. Alors je suis à la fois assez désolé de faire baisser la moyenne et en même temps je trouvais nécessaire de le dire, ce Tortuga ne vaut vraiment pas grand chose à mes yeux. A-t-on lu le même livre ?!
IAM - Imperial Asiatic Men
Ca commence bien : les terres mystiques ne sont pas prêtes à supporter un nouveau déchaînement du chaos. C'est bête, mais ça m'a beaucoup fait rire. J'avais de sérieux doutes -ou des soupçons- avant d'ouvrir cet album, mais très vite la certitude s'est faite en moi : c'est très très mauvais ! Toute l'histoire est à l'avenant : des entités maléfiques dans tous les coins, un enfant doué de pouvoirs magiques très mal amenés, des rappeurs qui jouent les justiciers sur les hauteurs de Marseille, avec une histoire aussi mal écrite que possible. Côté dessin c'est vraiment très très amateur, on n'arrive même pas à reconnaître les membres d'I Am. Je pensais avoir vu le fond avec une série comme Léa Parker dans le registre fan sans talent/oeuvre de commande, mais j'ai trouvé un nouvel étalon. Les couleurs sont placées n'importe comment, il n'y a aucune cohérence dans les cadrages, ce n'est carrément pas publiable.
Scalped
MAJ après tome 2 Dans ce récit, l’intérêt vient de cet environnement de réserve Indienne. Lieu « protégé » disposant de ses propres lois, archétype de la déchéance d’un peuple privé de liberté dont la dégénérescence arrange la société. Tout le reste n’est hélas qu’une histoire très banale de baston entre gang et de mafia classique dans lequel les taupes pullulent de même que les flingues, la drogue, l’alcool et les maccabées. De cervelle nous ne verrons guère, mais d’hémoglobine nos yeux seront saturés. Le côté intellectuel viendra de toutes ces sautes temporelles qu’il faudra rétablir dans le bon ordre pour comprendre un peu mieux les motivations des protagonistes. Les caractères de nos nouveaux amis sont si sommaires et basiques qu’il n’y a guère qu’un pistolet qui puisse convaincre. Le complexe embroglio de "qui manipule qui" n’apporte pas grand-chose si ce n’est des prétextes pour encore plus de groupuscules de défense. Le dessin se situe au niveau du scénario, les traits très noirs mettent en avant un dynamisme certain permettant de mettre en valeur les scènes d’actions. Hélas colorisation et lisibilité ne font pas bon ménage et dans les scènes ne mettant pas en scène des affrontements, j’ai trouvé la lecture pénible et difficile. Les traits noirs me paraissent trop présents et perturbent le lecteur. En revanche cadrage et scènes d’actions promettent de grands frissons. Enfin réduire ce camp d’indiens à de simples endroits sans foi ni loi si ce n’est celle du plus fort, réservoir de trafics douteux, je ne sais si cela correspond à une réalité, mais ici je la vois forcément incomplète dans une optique réaliste. Au final j’ai passé un mauvais moment de lecture, en plus de ne pas accrocher au scénario et à sa succession de clichés pour montrer de bonnes grosses scènes de violence à balles (tiens d’ailleurs le gus qui s’en sort tranquillement dans un guet-apens avec je ne sais combien de gus surarmés en face… top crédibilité !), le dessin m’a profondément gêné dans tous les interludes entre baston. Certain de ne jamais lire le tome 2, le seul point positif vient de cet environnement en camp indien hélas mal exploité : insuffisant. En fait j'ai tout de même lu le tome 2. Si celui-ci se fait moins sanglant il joue avec l’espace temps avec de perpétuels allez-retours fatigants et franchement ennuyeux. Bref après le sang qui tache partout, voici la tentative d’ajouter de la psychologie aux personnages… Risible. Allez promis je ne lirai pas le tome 3.
Les Baby-sitters
Ouah ! C'est tellement nul qu'on pourrait croire que le scénariste est un débutant. Christian Godard est vraiment tombé bien bas avec cette série. On est loin du Doc veto qui, sans être un chef d'oeuvre, était sympathique grâce au dessin et au rythme dynamique. Ici, le dessin est moyen et les gags sont inutilement étirés en 5-6 pages d'une platitude rare. Je n'ai jamais eu ne serait-ce qu'un sourire pendant ma lecture et terminer le premier tome (je n'ai pas envie de lire les autres) a été un vrai supplice. Je vais continuer mon exploration des œuvres de Godard, mais je ne toucherai plus à ses séries humoristiques.
Le Système Dette
Hey, ami djeunz, ça te dirait pas d'apprendre plein de choses sur l'oppression capitaliste et l'impérialisme yankee mais sans avoir à t'ennuyer devant des trucs chiants et ringards genre des livres d'histoire ? Deux profs trop cool et pas chiants et ringards, eux, ont justement ce qu'il te faut : une bédé !! Avec ça, tu vas pouvoir t'instruire en toute décontraction. Y a des images, donc c'est pas chiant et ringard, et le scénario ferait passer Jack Bauer et Jason Burne pour des lopettes, y a le Pentagone, la CIA et tout ça, des émirs louches, une héroïne à gros seins et des tueurs, y a même des poursuites en scooter ! Si avec ça t'es pas convaincu d'adhérer au CADTM, c'est que tu es madeliniste. Non, allez, soyons sérieux. C'est donc un ouvrage à vocation pédagogique qui part d'un bon sentiment, raconter de façon simple comment les pays riches n'ont aidé financièrement le Tiers Monde depuis la fin de la seconde guerre mondiale que pour mieux le "re-coloniser" en le rendant dépendant et criblé de dettes. Mais de bons sentiments ne font pas automatiquement un bon livre, et la plupart du temps, je trouve les BDs éducatives ratées -soit parce qu'elles sont écrites et dessinés par des amateurs avec largement moins de talent que de bonne volonté -soit parce qu'elles sont ennuyeuses -soit parce que les auteurs ne sont pas vraiment en phase avec la jeunesse et que leurs tentatives maladroites pour faire quelque chose d'à la fois divertissant et instructif donnent un mélange foireux -soit parce que je soupçonne les auteurs d'avoir principalement cherché à se faire mousser genre "tavu je m'attaque à un sujet sérieux et je dénonce grave" par le biais d'un média qui leur permet de se contenter de rester superficiels plutôt que de se casser l'cul à écrire un vrai bouquin d'histoire compliqué, tout en passant pour de grands auteurs sérieux et engagés auprès d'une critique qui a tellement envie que sa passion soit reconnue comme le beau et noble Neuvième Art qui produit lui aussi de grandes oeuvres importantes comme ses grands frères qu'elle est prête à encenser n'importe quel petit miquet qui traite d'un sujet sérieux pour pouvoir dire au reste du monde "vous voyez, nous aussi on réfléchit, on n'est pas des ados attardés, on sait s'intéresser à des sujets graves". Le dernier exemple qui me vienne en tête dans ce dernier genre, là, c'est Une Histoire Populaire de l'Empire Américain. Le Système Dette cumule un peu de tout ça à la fois. La qualité du dessin fluctue d'une case à l'autre, de "affreux" à "médiocre", et sur le plan de l'intrigue et des dialogues c'est catastrophique. Le scénariste a voulu éviter d'être trop scolaire et essayer de faire moderne, mais n'est parvenu qu'à un résultat assez ridicule en donnant la forme d'un thriller à un cours d'histoire sur l'endettement des pays pauvres. Entendons-nous bien, c'est un sujet qui mérite d'être abordé et expliqué aux jeunes, mais autant assumer et pas se la jouer James Bond. Là, je ne sais pas, j'ai l'impression de lire un mix de manuel d'histoire et de Gérard de Villiers. SAS contre la Banque mondiale à Bornéo. "Malko décocha un uppercut fulgurant à Dominique Strauss-Kahn avant d'aller trouver le réconfort entre les cuisses satinées de la sulfureuse Juanita, à qui il expliqua la création des droits de tirage spéciaux en 1969. "Vous êtes trop gourmand, Prince Malko, c'est tirage spécial ou 69, il faut choisir", susurra Juanita d'un air narquois avant de retirer son masque, révélant ainsi sa véritable identité : Robert Zoellick, président de la Banque Mondiale depuis juillet 2007"... Bref. On suit une héroïne qui parcourt le monde pour s'entendre réciter des faits historiques comme si c'étaient des scoops inédits, et recevoir de la part de contacts top secrets du Pentagone des ''révélations'' que vous avez forcément déjà entendues dans la bouche d'un de vos profs d'histoire au lycée s'il était de gauche. Et je pense pas qu'on se retrouve avec les tueurs de la CIA au cul avec ce genre de discours. Mais bon, je ne sais pas, il faudrait peut-être que je prenne des nouvelles de Monsieur P..., que j'avais en terminale. C'est vrai qu'il nous a forcés à regarder du Ken Loach mais ça ne méritait pas forcément une exécution par des assassins à la solde de la finance internationale quand même. Et on se retrouve donc avec des scènes d'action sorties d'un mauvais Largo Winch qui succèdent à des entrevues du style "Juanita, mon vieil ami vous a envoyé ici pour que je vous explique que c'est en 1956 que Nasser a nationalisé le Canal de Suez, déclenchant ainsi un conflit avec la Grande Bretagne, la France et Israël, qui sera réglé par l'intervention blablablablablabla" ou "Mes anciens employeurs me tueraient s'ils savaient ce que je vous raconte là, mais il faut savoir que c'est la conférence de Bretton Woods en 1944 qui a donné lieu à la création du FMI, et qu'ils ont prêté des sommes énormes a des pays qui ne pourraient jamais les rembourser". Quel naturel dans les dialogues, et quel suspense incroyable ça créé ! On imagine déjà des ninjas se lancer aux trousses de la pauvre journaliste bolivienne qui a besoin d'aller jusqu'en Indonésie pour savoir que les pauvres travaillent pour pas cher. Non mais pour vous dire à quel point les dialogues sont naturels : ils emploient le mot "Etatsunien" au lieu d'Américain. Pour résumer, disons que ça aurait pu être un honnête outil pédagogique militant mais que c'est vraiment trop moche et con pour fonctionner. Ca pourra faire sourire un peu un amateur de couillonnade nanaresque, mais c'est tout.
Quartier lointain
Après lecture de l’intégrale: Quartier Lointain ? Oui, osons, ce que j’ai lu est très lointain de ce que j’espérais. Le dessin est fadasse, sans magie, terne. Le personnage principal me répugne : on dirait tout le temps qu’il va pleurer ! Résultat, j’avais déjà envie de le frapper au bout de la page 30 ! Le scénario : il faut un temps fou pour rentrer dans cette histoire où il ne se passe rien, pour être ensuite doublement déçu par ce que Taniguchi nous offre. À quoi cela a-t-il servi ? Pourquoi notre héros a-t-il revécu son adolescence pour ne rien pouvoir changer de ce qu‘il s‘est passé ? Quel est l’intérêt de nous dévoiler ainsi cette adolescence ordinaire ? Autre point : où est l’originalité ? Des récits comme cela, on en voit tous les jours à la télévision, dans les téléfilms de l’après midi ! Et ne parlons pas du larmoyant puissance 10 qui inonde les planches ! Et la fin est décevante, j’ai été encore une fois déçu. Ça, un des meilleurs mangas existants ? Je ne suis pas d'accord. À part le fait que cette histoire se déroule au Japon, je n’ai pas une seule seconde avoir eu l’impression de lire un manga. Taniguchi, en voulant faire découvrir le manga même aux non initiés, a trop fait, et cette Bd ne ressemble donc à rien (rien dans le sens "impossible à ranger dans une boîte"). Pour conclure avec cet avis qui ne doit pas plaire aux fans, dessin banal et froid, héros détestable, du dramatique à en vomir, scénario simpliste, artificiel et inutile, et beaucoup de longueurs. Heureusement que je n’ai pas déboursé 25 euros pour cette intégrale ! Alors, ceux qui veulent découvrir les mangas, si vous lisez cela vous n’en lirez plus jamais, et les fans de mangas, ne lisez pas cela, vous n’en lirez plus jamais non plus ! Une amie m’a dit qu’une autre série de Taniguchi, Un zoo en hiver, était de même qualité que ce quartier lointain. Donc, que l’on ne me parle plus jamais de Taniguchi. Note : une utilité pour cette intégrale ? Parfaite pour assommer des gens…:)
Le Roi des Méduses
Ayant pris connaissance des avis sur ce site... Mon affection pour Ségur a pris le dessus et a motivé l'achat du Roi des Méduses. Premier hic : le prix... assez cher pour ce que c'est !!! Deuxième hic : le scénario ! Je ne comprends pas du tout l'intérêt de l'histoire. C'est mou, c'est lassant, c'est parfois incompréhensible dans l'enchainement des événements ... Les personnages ne servent pas à grand chose... On voit un étrange phénomène qui fait resurgir le passé du sultan ... Un père qui cherche sa fille 'disparue' en suivant les rêves de sa cadette ... C'est hallucinant comme je me suis désintéressé de tout ! On passe du mariage politique aux fonds marins avec une vieille et moche maquerelle qui parle 'cru'... C'est du délire ! J'ai dû me forcer pour finir la lecture (rentabiliser l'achat si l'on veut) ! Je m'arrête ici pour le scénario car je n'ai rien de bon à dire dessus... (même la fin ne sert à rien !) Le dessin... Un trait maîtrisé par Ségur, des couleurs sublimes qu'on lui connaît ! Pas de faux pas... Mais la déception était là aussi... Les personnages disgracieux n'ont pas satisfait mon attente... La découpe des planches est trop banale... Je m'attendais à des doubles pages grandioses, colorées, délurées... Ben non... Le scénario et la mise en page n'ont, à mon avis, pas réussi à faire exploser le potentiel de Ségur... Donc une BD décevante sur tous les points.... Hormis les Légendes des Contrées Oubliées, si vous aimez le dessin et les couleurs de Ségur, je recommande l'Encyclomerveille d'un tueur... Le scénario n'est pas non plus des meilleurs, mais il est déjà plus riche et plus emballant qu'ici !
L'Origine de la Vie
Je n'ai pas détesté ce gros pavé de 376 pages. Mais qu'est-ce que je me suis ennuyé ! L'idée de départ est amusante. Certes, un dessin minimaliste mettant en scène un personnage au physique d'amibe ou de molécule, ça a déjà été fait (prenez Bleu de Trondheim par exemple). Mais il s'agit là de mettre en scène avec humour cette molécule au départ unicellulaire puis de raconter son évolution vers un organisme complexe, comme une sorte de revisite de l'histoire de la vie sur Terre. Sauf qu'en fait, le résultat est carrément décevant. D'emblée, le ton est donné : nous nous trouvons dans des récits en gags en une planche avec un humour façon comic strips. Molécule, le héros/héroïne de ce récit discute comme n'importe quel humain moderne, parle déco, sexualité, psychologie, etc... D'abord seule, il/elle se retrouve bientôt accompagné/e d'autres cellules dont celles issues de ses divisions et évolutions. Et c'est donc avec ces autres personnages que s'engagent des dialogues tels que des citadins de Montréal pourraient en avoir entre eux s'ils ne s'étonnaient pas d'avoir des formes simplifiées de grosses boules colorées à pédoncules flottant dans la soupe primordiale. Le décalage se révèle amusant sur les toutes premières planches, puis cela devient vite très lassant. Les dialogues sont trop verbeux, ennuyeux à lire. L'humour tombe carrément à plat. Il ne se passe rien ou presque et chaque nouvelle rencontre et situation est étalée et diluée sur des dizaines de pages. Passé une cinquantaine de pages, je n'ai plus pu tenir. Je me suis mis à feuilleter, me contenant d'observer où l'auteur voulait en venir, comment Molécule évoluait physiquement, piochant un dialogue par-ci par-là pour voir si enfin j'allais y trouver un peu d'intérêt pour finalement aboutir à une conclusion d'album qui m'aura laissé parfaitement indifférent. Le manque de variété, d'idée et d'originalité est criant. Ce n'est ni drôle ni intéressant si bien que la longueur de l'oeuvre a tout pour achever son lecteur .