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Couverture de la série Dante's Inferno
Dante's Inferno

Alors comment dire… Je ne connais absolument pas le film, le jeu ou tout autre support qui se référerait à ce récit. Je n’ai rien compris au récit. Le seul repère serait l’œuvre mythique de Dante : l’Enfer que ce récit reprend dans le voyage que semble effectuer notre héros. Car l’histoire tient en quelques mots, un guerrier trop fort qui part sans sa promise, le diable se pointe et emmène la promise aux enfers parce que le guerrier aurait fauté, bam vla ti pas qu’il traverse l’enfer pour récupérer son amour. Prévenons le lecteur de suite, il n’aura traversé à la fin du premier tome que 3 cercles. Graphiquement le style surprend ! Mis à part les traits de visages il n’y a que des hachures du flou et des vagues colorées. Si la technique maîtrisée des visages montre une jolie palette, le choix de laisser tout le reste dans des flous et du trait vif abstrait montre une sacrée confiance vis-à-vis du lecteur pour la bonne compréhension. Hélas je n’ai pas le niveau et n’ai donc rien compris, j’ai vu des corps plus ou moins fantomatiques de toutes les couleurs voleter et discuter de façon puérile dans un coin sympa qui semble être les enfers. Chacun peut se parler et communiquer sans présence physique. Alors graphiquement on peut dire que certaines planches prises isolément sont belles, mais elles sont plutôt rares pour mon goût et surtout ne veulent rien dire par rapport au scénario. En réalité le vide complet général reflète bien le néant scénaristique dans lequel nous sommes plongés. J’espère qu’on va pas se taper le purgatoire voire le paradis parce que là aussi il y en a des cercles décrits par Dante ! Bref, je suis passé à côté de cet étrange objet graphique dont je resterai désormais à l’écart.

24/09/2010 (modifier)
Couverture de la série Les Baby-sitters
Les Baby-sitters

Emprunté parce que le dessin me faisait penser à celui de Clarke (Histoires à lunettes (Durant les travaux, l'exposition continue...)), cette série m’a bien déçu. Au niveau du dessin, c’est ce à quoi je m’attendais. Ce style, s’il est au service de bonnes histoires, peut être efficace. C’est dépouillé, direct, expressif. Au niveau du scénario, je regrette de devoir dire ça, mais c’est pitoyable. Non seulement ces gags ne font pas montre d’originalité mais, de plus, ils sont tirés en longueur au cours de quatre, cinq planches poussives où, la plupart du temps, il ne se passe rien. Les dialogues sont plats et, eux aussi, sans originalité. A côté de cela, le plus mauvais Cauvin fait figure de génie de l'humour à l'originalité jamais prise en défaut. En fait, dans ses meilleurs moments, la série m'a fait penser aux plus mauvais moments d'une série comme Les Psy. Pour en revenir au dessin, qui me faisait penser à Clarke. Il y a une bonne raison à cet état de fait : Valda et Clarke ne sont qu'une seule et même personne. On retrouve donc tout ce qui fera le charme de l'auteur dans ses séries suivantes, mais avec encore (et très logiquement) un certain manque de maturité. Non, vraiment, je n’ai pas aimé.

10/08/2010 (MAJ le 22/09/2010) (modifier)
Couverture de la série Les Corsaires d'Alcibiade
Les Corsaires d'Alcibiade

S’il y a bien une série à laquelle j’avais envie de croire (du moins à son potentiel), c’est ces Corsaires d’Alcibiade. Après cinq tomes, je déchante méchamment. Primo : l’univers des corsaires et pirates est intéressant et envoûtant à mes yeux tant qu’il peut reposer sur une certaine rigueur historique. Le contexte politique, les réalités géographiques sont des contraintes qu’une série qui a d’autres ambitions que d’être simplement divertissante (je ne parle donc pas des séries principalement humoristiques telles que « Colin Colas » par exemple) se doit de prendre en compte. Et ici, ce théâtre se résume à peau de chagrin. Certes, le contexte politique est pris en compte mais cela manque de précision, de références et de crédibilité. Vous me direz : c’est pas grave puisque nous sommes dans un univers steampunk. Je ne serai pas d’accord pour la cause. Le steampunk devient intéressant à mes yeux lorsque l’histoire et les éléments anachroniques sont enchâssés dans l’Histoire (avec un grand H) et son contexte historique, politique et scientifique à la manière d’une pierre précieuse dans un bijou finement ciselé. D’ailleurs, à propos de steampunk. Si ce genre peut se révéler intéressant, il peut aussi sombrer dans la facilité. Et je trouve que c’est le cas dans la présente série. La technologie y est employée en fonction des besoins du scénario sans tenir compte d’une quelconque cohérence. Je veux dire par là que lorsqu’on crée une arme, logiquement, on songe dans le même temps au moyen de s’en défendre. Ici ce n’est pas le cas, et ce choix de ne pas doter les protagonistes de certaines évolutions qui me semblent « normales » dans ce contexte précis, ce choix donc me semble avoir été fait par facilité. Et ça m’énerve ! Par ailleurs, les aventures vécues par ces fameux corsaires sont tout sauf trépidantes. Les énigmes sont trop tordues pour que je croie à leur résolution. Les adversaires (dotés de la même incroyable technologie) se multiplient mieux que des petits pains un jour de messe où Jésus passait par là. Mais surtout le principe de base, à savoir la recherche de trésors pour permettre le financement et l’accroissement d’Alcibiade, devient grotesque lorsque le résultat obtenu après autant de tomes et de navires perdus se résume à quelques bourses de pièces d’or et un drakkar plus ou moins rempli de bijoux. Au niveau du dessin, je demeure moyennement séduit. Eric Liberge est un excellent dessinateur. Son trait est fin, précis. Ses personnages me semblent morphologiquement bons. Ils sont bien typés mais pas toujours faciles à différencier (heureusement, l’artiste a l’intelligence de doter ses personnages de petites particularités (une cicatrice par ci, une boucle d’oreille par là) qui facilitent cette différentiation). De ce point de vue, c’est, à mes yeux, un travail d’une grande qualité. Par contre, à plus d’une reprise ses décors me sont apparus incroyablement artificiels. J’ai le sentiment qu’Eric Liberge a plaqué ses personnages sur une photo retouchée. Et le résultat est affreux à mes yeux. Je ne sais pas si vous vous souvenez de ces grands décors sur lesquels, gamin, on pouvait transférer des décalcomanies en les griffonnant avec une pointe bic. C’était bien amusant mais esthétiquement plus discutable. On s’en foutait, on était gamin. Le résultat présent est fort semblable, le problème c’est que ce n’est pas à un gamin qu’il est proposé mais à moi. Je ne peux m’empêcher de regretter ce procédé qui permet sans doute une production plus rapide mais aussi d’une qualité bien plus discutable. Eric Liberge me donne le sentiment de gaspiller son talent. Une déception à tous points de vue, donc.

21/09/2010 (modifier)
Couverture de la série Monkey Bizness
Monkey Bizness

Vraiment après la lecture de cet opus, je me rends compte que je suis une espèce d’abruti fini. Une de celles que l’évolution ne manquera pas de supprimer pour permettre une meilleure adaptation à l’environnement en perpétuelle évolution. Car l’arriéré que je suis demande au récit d’avoir une cohérence globale. Attention ! Pas forcément une histoire crédible, non, simplement un récit construit formant un univers avec ses codes que le lecteur prendra plaisir à découvrir pour en apprécier l’ensemble permettant un voyage dans l’humour, l’aventure, la psychologie, l’Histoire, la philosophie ou je ne sais quelle autre domaine permettant un dépaysement instructif. Or que lis-je ici ? Un chaos complet, totalement destructeur au Dieu scénariste faisant ce que bon lui semble sans aucune préoccupation pour le lecteur de sa création. Evidemment qu’il n’y a aucun respect dans le récit, ce n'est pas le problème. Dans un monde post apocalyptique où règne le plus fort, il ne faudrait pas demander un discours moral que justement le scénariste semble abhorrer. J’aurais bien aimé m’intéresser aux trépidantes aventures de nos deux singes anarcho-violents, mais, voilà, à force de lire n’importe quoi je sature. Parce qu’en plus l’univers narré est hyper créatif, complètement loufoque et carrément délirant. Oui mais lorsque que systématiquement la réaction encouragée et jugée bonne est celle de la violence gratuite au détriment de tout sentiment de quelconque facture, on tombe dans la satyre gratuite, défoulement ultime d’un scénariste donnant vie à des fantasmes dominants. Si encore ce défoulement gratuit faisait l’objet de finesse ou d’humour noir comme le faisaient si bien les Franquin ou même winshluss dans Welcome to the Death Club. Nous aurions devant nous une œuvre cohérente, mais non : pour illustrer cette haine farouche pleine de relents acides on nous sert tout un tas de clichés tous aussi éculés et ridicules les uns que les autres. N’allons pas chercher loin : les caïds par races dans un univers carcéral, le fait d’unir tous les caïds pour les exterminer d’un coup, le mac dans un bar à substances étranges, le reptile aux poses de cinéma, le discours moralisateur sur le nucléaire, le discours moralisateur sur la manipulation des pouvoirs politiques, le savant fou aux espèces transgéniques améliorées, le discrédit sur toute réflexion intérieure forcément sectaire et castratrice… N’en jetez plus. Ajoutons à cela deux uniques issues à toute situation : la violence sexuelle ou la violence amenant la mort, seules satisfactions possibles envisageable dans ce merveilleux univers présentes à toutes les pages de l’album. Mais, tiens, maintenant que j’y pense, ça me rappelle quelque chose toute cette violence gratuite nauséabonde magnifiée devant toute attitude mêlant un peu de sentiment… Mais oui Mutafukaz. A croire qu'il s'agit d'une ligne éditoriale de la maison d'édition... Question dessin, il faut signaler une admirable mise en couleur rendant parfaitement l’environnement stupide et violent dans lequel nos aventuriers circulent. Certes, le dessin ne présente pas une technique de courbe parfaite, il ne fait pas de place aux profondeurs de champs, aux décors ou aux perspectives, il n’appréhende pas le mouvement comme faisant partie de l’aventure… Et pourtant il colle parfaitement à l’univers du scénario. Arriver à faire passer un message avec si peu d’apparente technique signifie qu’il faut une sacrée maîtrise que l’on ne peut que louer même si l’on déteste. Au final j’ai ressenti de nouveau dans cet opus tout ce que j’avais détesté dans Mutafukaz. La violence gratuite comme ressort narratif pour ridiculiser tout sentiment me parait franchement malsain. D'autant qu'elle ne porte que sur du sexe et du cerveau qui élate. Me voilà donc espèce en voie de disparition, je ne doute pas qu’une bande de macaques camés vienne me dégommer la cervelle tandis que je philosophe sur cet opus tant tout cela me parait être l’apologie de la barbarie sur la civilisation.

21/09/2010 (modifier)
Couverture de la série Neon Genesis Evangelion
Neon Genesis Evangelion

Autant la série animée a marqué les esprits il y a 13 ans (et encore, maintenant avec le recul, je trouve ça vraiment très surfait), autant l'adaptation en manga est très très décevante, c'est dire. Si le dessin est relativement bon (il est réalisé par le designer de la série télé), sans être exceptionnel, l'histoire reprend la trame générale du manga, avec quelques variations ci et là, puis évolue à partir du 6ème tome. J'ai abandonné la série à ce fameux 6ème tome qui, bien qu'introduisant de nouveaux personnages, ne relevait pas le piètre niveau de l'intrigue. Les (toujours) fondus de la série Evangelion, apprécieront peut-être, moi j'ai relégué cette œuvre à la poubelle depuis fort longtemps.

21/09/2010 (modifier)
Par Pasukare
Note: 1/5
Couverture de la série Golgo 13
Golgo 13

Ah la vache, c’est rude… moi qui avais tant aimé « Survivant » du même auteur malgré son ton un peu professoral par moments et son dessin un peu vieillot, avec Golgo 13 (j’ai tenté de lire le tome 2, celui avec les 13 histoires choisies par l’auteur, le rouge quoi) je suis tombée de bien haut… Bon, déjà le format du machin est une hérésie à lui tout seul… Sous prétexte de vouloir publier 13 histoires, comme le 13 de Golgo 13, on se retrouve avec un pavé de 1180 pages et de 1,752 kg (marque page compris) à se trimbaler… c’est n’importe quoi ! J’aurais pu en dire autant pour « From Hell » d’ailleurs… Le dessin est toujours aussi démodé, il rappelle bien celui de « Survivant », mais cette fois ce sont des occidentaux et/ou souvent des russes qui sont mis en scène (enfin, pour les histoires que j’ai réussi à lire) et ils ont presque tous un ENORME nez !! Désolée, mais les histoires sont tellement barbantes et bavardes, que j’ai fini par ne plus voir que ça :-/ Les histoires donc… et bien en fait, elles m’ont assez peu passionnée : un tireur d’élite, sombre et mystérieux, musclé comme s’il avait abusé de la K2000, à qui rien ne résiste (un peu comme James Bond), investi d’une mission impossible mais pas pour lui parce qu’il est le plus fort, bref… tout ceci me passe à des kilomètres au dessus de la tête (comme James Bond en fait...). Le pire je crois, c’est de ne pas savoir la raison pour laquelle telle ou telle personne est la cible. « La Poupée Russe » en est le plus bel exemple, et pas de bol, c’était la première histoire qui parvenait à m’intéresser un peu par son contenu… Et puis le contexte politico-machin de la guerre froide, bof. Enorme déception pour ma part, même si je ne m’attendais pas à accrocher autant que pour « Survivant », je pensais au moins trouver mon compte sur quelques histoires dans le lot, mais l’esprit et la forme ne me conviennent pas du tout (sans parler de l’édition…).

20/09/2010 (modifier)
Par Pasukare
Note: 1/5
Couverture de la série Jolies ténèbres
Jolies ténèbres

Intriguée par cette histoire à sa sortie, je ne m’étais jamais décidée à la lire pour me faire ma propre idée. J’ai eu l’opportunité de l’emprunter dernièrement, c’était l’occasion ou jamais et ma lecture m’a un peu fait l’effet d’un… pétard mouillé… Je cherche encore la supercherie ou les pages cachées que d’autres ont semble-t-il lues et pas moi parce que franchement, je suis plus que circonspecte ! Et ce n’est pas la question « Mais qui donc sont tous ces petits personnages bien cruels et inconscients qui fourmillent autour du cadavre d’Aurore ? » pour laquelle il m’est le plus difficile de trouver une réponse mais bien, comme d’autres avant moi : « Oui, bon, et alors ? » … Je n’ai vu dans cette BD qu’une succession de clichés illustrant la spontanéité, le manque d’attachement, la faculté à passer à autre chose et la cruauté dont peuvent parfois faire preuve des enfants, et par extension, les personnages qui peuplent leurs pensées. Une succession sans fils conducteur, un peu comme si les auteurs voulaient absolument toutes nous les illustrer de manière débridée, au mépris de la cohérence et de la structure du récit. Je ne suis ni dégoûtée, ni écoeurée par les scènes glauques du récit, je ne suis pas choquée par le comportement des personnages, je ne comprends simplement pas la finalité de cette histoire. Qui est l’homme de la cabane ? Qu’est-il arrivé à cette petite fille ? Comment fonctionnait son imaginaire quand elle le maîtrisait encore ? Et après, il se passe quoi (en fait je m’en fiche hein, c’est juste pour dire) ? Autant de questions qui resteront sans réponse et le reste de l’histoire ne me satisfait pas suffisamment pour que je puisse me contenter de ça. Mauvaise pioche et c'est dommage car la couverture était superbe !

20/09/2010 (modifier)
Par Ro
Note: 1/5
Couverture de la série Trick Power Battle
Trick Power Battle

Yeah ! Cette BD est pour vous les Kids ! Et si vous mourez un jour, que ce soit après un pop shove-it ou un 360 flip ! Yo ! Hu hu... J'aime l'accroche de cette BD... A part ça, il apparaît qu'il s'agit là d'une série purement commerciale, voire publicitaire. Après quelques recherches (j'y connais rien en skate), j'ai appris que les Trick Power étaient une marque de jouets importée d'Italie qui profite d'une certaine mode des skates chez "les kids et les ados" en proposant des mini skates avec lesquelles faire des figures avec les doigts. Le dessin est tellement typé animation que j'ai cru qu'il s'agissait de l'adaptation d'un dessin animé de la télé. Visiblement, ce n'est pas le cas. Sans doute que la marque Giochi Preziosi qui vend ces jouets n'avait pas ou pas encore le budget et s'est rabattu sur la BD pour son plan marketing. Les décors sont réduits au minimum mais aussi corrects que ceux des médiocres bandes dessinées Disney d'origine italienne qui parsèment régulièrement le journal de Mickey. Les personnages, eux, sont dans un style rappelant fortement celui de Jamie Hewlett (Gorillaz). Ca pourrait ne pas être laid si ces derniers ne donnaient pas en permanence l'impression de prendre la pose, sourcils toujours froncés comme s'ils étaient en plein combat. Leur comportement parait tellement artificiel qu'on a bien du mal à entrer dans une quelconque histoire. La narration graphique n'est pas mieux tant elle accumule les enchaînements abrupts et les changements de rythme. L'histoire, pour sa part, est complètement stéréotypée. Ça commence avec les gentils poursuivis par les méchants qui trouvent refuge dans une boutique mystérieuse où un vieil homme aux allures de sorcier mandarin va leur transmettre les fameux Trick Power magiques. Combien de fois a-t-on déjà vu une telle entame ? Gremlins, l'Histoire sans Fin ou encore récemment la BD Sam Catch... Heureusement, les auteurs admettent le cliché puisqu'avec ironie, ils surnomment eux-mêmes le vieux sorcier monsieur Miyaghi (Karate Kid). Puis le récit tourne à l'histoire de fantômes, avec des quais médiévaux et un vieux galion de pirates qu'on trouve on ne sait comment dans cette ville en principe moderne mais que personne n'avait visiblement visité avant les héros de la série. La magie fait amplement son entrée en jeu tandis que les méchants s'emparent d'une pierre qui leur donne des pouvoirs destructeurs. Explosions, fuites, combats, gentils héros qui s'en sortent, et basta pour le scénario. A ce stade-là, ce n'est plus une intrigue, c'est une suite d'images déjà vues et d'illustrations de gamins en tenue cool enchaînant d'improbables figures de skates. Le genre de BD qu'on imaginerait offerte en cadeau bonus quand on achète une boite d'un jouet de type Action Man. Difficile donc d'imaginer qu'il puisse venir à l'idée de payer pour "lire" ça...

17/09/2010 (modifier)
Par Pasukare
Note: 1/5
Couverture de la série Tamara Drewe
Tamara Drewe

Non, là, décidément, je n’y arrive pas. Ca fait 10 jours que j’ai emprunté « Tamara Drew » et à coup de 3 pages par ci par là « parce qu’il faut bien que j’avance un peu si je veux ne pas le rendre en retard à la bibliothèque », j’ai à peine dépassé le milieu du deuxième chapitre… L’automne (c’est le titre du chapitre en question) attend que j’en finisse avec lui, mais je ne trouve absolument aucun intérêt à cette lecture. Pour être exacte, ce qui me déplait en premier lieu dans cet ouvrage, c’est sa forme. Ces pans entiers de texte narratifs à la première personne, que l’on croirait tout droit tirés d’un roman, ces monologues que l’on retrouve page, après page, après page (après page) me découragent au plus haut point ! Ce qui est perturbant c’est que ce n’est pas toujours le même personnage qui « parle », mais tous s’expriment de la même façon, qui est la façon de parler de l’auteur en fait… A ce propos la galerie illustre assez mal cette forme de « narration graphique » un peu singulière… Par dessus le marché, ce n’est pas le sujet évoqué ici qui me donne envie de faire un effort pour me consacrer au fond. Tamara Drew est franchement antipathique et je n’ai absolument pas envie de savoir si elle devient ou pas plus aimable à la fin du bouquin. Le reste, le « quotidien relationnel » comme dirait l’autre…, est assez soporifique et pas motivant du tout. Le dessin est correct sans plus, fadasse car un peu colorisé comme les livres pour enfants de Beatrix Potter mais franchement, le problème n’est clairement pas là.

17/09/2010 (modifier)
Par Miranda
Note: 1/5
Couverture de la série Afrika
Afrika

Ça me laisse sans voix, le scénario est naïf et simpliste, une misérable chasse à l’homme soutenue par deux protagonistes sans relief et stupides. La journaliste est d’une connerie rare, elle pose des questions tellement bêtes qu’on se demande comment il est possible qu’elle soit journaliste. Le protagoniste est stéréotypé, bourru et renfermé, il n’aime pas les méchants braconniers mais il sera gentil avec la journaliste débile qu’il traine partout en ronchonnant. Tout ça aurait été très bien si le ton avait été humoristique, ce n’est pas le cas, alors comment prendre au sérieux des personnages qui sont à peine capables de concurrencer une huitre à un quiz ? La chute a autant d’effet qu’un pétard mouillé. Le message sur la sauvegarde de la faune est tellement mal présenté qu'il ne sert strictement à rien. Graphiquement c’est très beau, le bestiaire magnifique et les couleurs directes à tomber, mais la fille a une tête d’homme ce qui lui donne l’air encore plus con qu’elle n’est déjà. Comment profiter pleinement d’un dessin dont le scénario est repoussant ?

17/09/2010 (modifier)