Tiens, j'ai l'impression d'avoir enquillé ma plus belle série de bouses ce WE, après Exit et L'Affaire du siècle, talalala, voici Brazil 2022.
Comme pour les précédents (Exit dans une moindre mesure peut être), je ne jette pas la pierre aux auteurs, mais comment peut-on éditer ça? Que peut il bien passer par le cerveau étriqué du directeur de collection lorsqu'il tient le truc en main? Parce que déjà sur la forme c'est moche comme peu de choses savent l'être. C'est kitchissime mais pas du bon côté, pas comme un bon vieux truc vintage réfléchi où le dessin serait un "acteur" volontairement décalé, non, là on est dans ce que le cinéma pourrait appeler le nanar! Comment faire un truc ultra pourave mais qui se prend vraiment au sérieux? Le dessinateur (qui a eu la bonne idée de scénariser ce truc) a pris tous les clichés glamouro-sexo-tape à l'œil, le tout colorisé à la va vite sur un PC de première génération. C'est vulgaire dans tous les sens du terme, de l'intention à la réalisation.
Reste l'histoire, ou plutôt ce qui semble être un début d'histoire. Un Milkshake de tout ce qu'on peut trouver dans les mauvais films, un soupçon de SF anticipation par ici, je le mâtine de violence à la Ranx, je lui colle tout ce que je peux trouver comme nichon et hop là, une bon scénario SF de familles. Mais ici rien ne se tient, l'auteur ajoute les ingrédients au fur et à mesure sans se donner la peine de travailler la mise en place. Il resuce (sans mauvais jeu de mot cette fois) tout ce qu'il peut de bouquins ayant marché.
On est vraiment dans le pendant en BD du cinéma d'exploitation philippin des années 70 où tout blockbuster US était bon à recopier mais sans jamais chercher à mettre de la qualité dans le brouillon de copie.
Heureusement que dans un dernier spasme de méditation, notre éditeur a bouclé après un tome.
Mon dieu quel bousain. Je crois que c'est une des pires BD qu'il m'ait été donné de lire. Heureusement que l'éditeur a arrêté les frais, mais je me demande comment celui ci a pu avoir autant de xanthélasma (de la merde dans les yeux quoi) pour mettre de l'argent là dedans? N'importe quel aveugle aurait pu lui dire que c'est de la daube en plaque.
Déjà graphiquement............ça pique aux yeux. Je pense que mon gosse de 6 ans peut faire un truc du même calibre. C'est laid, sans rythme ni narration graphique. Le gars a du torcher ça un soir de saoulerie de la mauvaise main, ou alors ça a été réalisé par un marsupial savant, je ne sais pas. Bon des fois on s'accroche pour les beaux yeux d'une histoire incroyable (je pense par exemple à Maus ou autres trucs mal dessiné mais tellement bien.....) mais maintenant je comprends pourquoi je n'adhère à rien de ce que fait Beneix, et pour autant, je pense qu'il a fait de bons films (qui ne m'ont pas plu). Le scénar en BD n'est pas le scénar du 7e art. Il nécessite un rythme différent, une mise en image particulière, un format imposé. Mais encore faut il une histoire. Et là? Rien de rien. Des personnages insipides, une trame grotesque et inintéressante.
Allez hop, dans mon top 5 des bousains.
Zéro étoiles c'est pas possible???
Comme pour les avis précédents, je regrette le gros "portnawak", comme on dit, niveau scénario. J'ai découvert cette série via la petite intégrale (pour une fois que le petit format ne nuit pas au dessin) que m'a prétée un ami, avec dans le conseil un "tu verras, c'est plein de trucs et ça part dans tous les sens".
Alors oui cela part dans tous les sens. Mais faut être un excellent raconteur d'histoire pour garder le n'importe quoi dans une trame "invisible" et ne pas se contenter d'ajouter des couches ineptes dans un millefeuille d'incohérence.
Le démarrage de l'histoire est excellent, n'ayons pas peur des mots. Cette histoire de suicidaires qui s'entretuent est une excellente idée de départ. Le thriller monte bien dans les premières pages et cette traque part sur de bonnes bases. Grosso modo jusqu'au vieillard/motard. A partir de là, on rajoute du foutraque en grandes tranches, on ajoute les personnages sans faire un effort pour les introduire correctement dans l'histoire ("tiens si je mettais un ado génie créateur de jeu vidéo mais qui se balade en ballon et qui aurait une base secrète et qui sait où est la puce dans le chat mais qui participe quand même au gros bordel généralisé et qui passe comme par hasard sur les côtes de l'île de la chasseuse mais alors pile poil au bon moment..." entre autre croustillade de l'ineptie).
Et comme malheureusement le dessin est incroyablement amateur, cela n'arrange rien.
A fuir.
Cette série partait d'un bon sentiment, ou plutôt d'un pitch pas inintéressant : le destin d'une enfant albinos dans l'Allemagne du XVème siècle.
En effet ces enfants à la peau et aux cheveux blancs, et aux yeux rouges, sont considérés comme des suppôts du diable, et ne peuvent qu'être éradiqués. Mais dans le village de Nauders ils sont protégés par une vieille femme, elle-même albinos. Je ne sais pas si l'anecdote est vraie, mais j'ai de la peine à croire qu'une femme considérée par quasiment tous comme une sorcière ait pu sauvegarder un groupe d'enfants ; et encore plus que l'un d'entre eux, une adolescente, ait pu traverser les années sans dommage et s'engage dans les mercenaires de son pays, les célèbres lansquenets...
Mais ça devient carrément risible au second tome : Dorothea découvre, après s'être engagée, la terrible réalité de la guerre : les pillages, les viols, mais aussi que ceux d'en face ne sont pas forcément aussi déments ou diaboliques qu'on le lui dit. Et pour bien forcer le trait, Cuvie appose les deux positions en quelques pages. Sachez-le les enfants : la guerre, c'est mal, et le Moyen-Âge, c'est pas rigolo... Ajoutez à cela une romance entre celle que tout le monde considère comme une sorcière et un simple sous-officier des mercenaires... Totalement incroyable.
Au dessin, cela n'a rien d'exceptionnel, même si certaines séquences ne sont pas laides du tout.
Très faible scénaristiquement, cette série m'est tombée des mains.
Rien à faire....Et pourtant, j'ai essayé.....
Je me retrouve tout à fait dans l'avis de Kael. De toute façon, quand on doit se FORCER à lire une BD, pour même pas arriver à la finir, on ne peut pas mettre mieux que cette note.
Déjà c'est pas facile au début de comprendre qui est qui et qui fait quoi, et leurs rapports ultérieurs avec Jack l'éventreur.
Je me suis accroché, et finalement la première partie s'éclaircit assez bien, et je fus donc au départ soulagé que mon investissement ne me déplaise pas tant que ça.
Malheureusement, la ballade verbeuse dans Londres a eu raison de ma motivation. MAIS QU'EST-CE QUE C'EST CHIANT !
Ca parle et ça parle, et j'ai même pas trouvé ça intéressant.
Un parti pris, clairement, qui doit plaire à certain(e)s vu la note globale pas si mauvaise...
Je me suis tout de même (encore) accroché, en me disant, allez quand les meurtres vont commencer, ça sera mieux !
Et bien pas du tout, je n'ai éprouvé aucun plaisir : aucun contentement lié à de l'éventuel humour noir, aucun frisson comme on pourrait en avoir devant un bon film d'horreur... Rien, juste la contemplation de dessins même pas beaux, de cases difficilement lisibles, et pourtant je suis vraiment pas exigeant en matière de graphismes...
Donc, je vends cette excellente BD que Casou m'a vendue il y a quelques mois.
Le premier de couverture est un peu corné, mais le reste est en très bon état....
Débarassez-moi de ça, SVP...
(190)
La vie sentimentale de Peter Parker est une véritable tragédie ! Tel l'âne de Buridan, il se trouve devant le choix impossible qui suit ; va-t-il sortir avec la superbe blonde au regard qui tue et à la grosse poitrine, ou lui préférer la magnifique rouquine au sourire coquin et... à la grosse poitrine ? Comment trancher une question aussi difficile ? Là se trouve tout l'intérêt de cette histoire.
Cette intrigue d'un suspense insoutenable pourrait à elle seule faire l'objet de la BD, mais ce serait sans compter sur des méchants fluorescents qui débarquent de nulle part toutes les cinq pages en voulant tuer Spider-man, motivation d'autant plus terrible qu'on ne nous expliquera jamais pourquoi ! Heureusement, si trop d'émotions fortes auraient été difficile à prendre pour le coeur fragile du lecteur, nous pouvons compter sur Spidey pour nous épargner le pire ; chaque méchant est expédié en deux cases à l'aide d'un coup de poing et d'une douzaine de blagues pas drôles. Ouf... Nous respirons.
Je ne connaissais Spider-man qu'à travers les films de Sam Raimi inoffensifs et sympathiques. Le héros est assez différent, ce dont se plaignaient d'ailleurs certains fans. Comme je comprends le choix de Sam Raimi ! Si cette BD est représentative de tout l'univers de Spider-man, voilà bien un héros sans aucun intérêt, et très agaçant. De plus cette BD est une confirmation de tous les préjugés qu'on peut entretenir à tort ou à raison (ici à raison) sur les univers de super-héros ; des héroïnes fantasmées et aguicheuses comme seul un homme peut les imaginer, des méchants ridicules sans aucune motivation intelligente, une histoire aux abonnés absents, zéro enjeu dramatique. On sait dès le début qui va gagner, et cela même sans souffrir une seule seconde.
Ce n'est pas une mauvaise BD, mais une BD inutile.
Tiens, Mangin au scénario et Malnati au dessin, ça peut être sympa carrément cet objet. Comme un naïf, je prends cette merveille. Un détail, insignifiant mais pourtant important, aurait du m’alerter : le titre "Du plomb pour les garces". Soit on tient un bon vieux Sergio Leone revenu d’entre les morts, soit le titre sera à la hauteur de ce qu’il véhicule… c’est-à-dire… euh… cela ne m’évoque rien de particulier sinon un titre bien ridicule si vous voulez mon avis. Et bien après lecture des 2 premiers (et je pense derniers, faut arrêter le massacre) vous aurez vite compris qu’on trempe dans la seconde position : un scénario sans relief, un dessin fade et figé, une histoire éculée…
Ca démarre pourtant sur les chapeaux de roues, avec le spectaculaire suicide d’une starlette de bas étage, genre Britney Spears en pire (!) et puis ca retombe très vite, dès les 2 pages suivantes, dans une enquête limite ridicule et risible. Ca retombe tellement vite que j’ai d’abord cru à du second degré, et puis non… en fait c’est bien une enquête au premier degré, avec sérieux et professionnalisme, les flingues, le FBI, les cartes, les relevés d’empreintes, les suspects, les interrogatoires,… tout le tintouin quoi, sauf que là tout est mené par une équipe de bras cassés. Des policiers recrutés pour ne pas résoudre les enquêtes, ça c'est réellement une première. Pour un Columbo, cette histoire doit le faire doucement rigoler, il la refilerait surement à sa femme devant son manque d’intérêt.
"L’affaire" aurait pu être résolue en 10 pages à peine, le scénario étant aussi mince que la poitrine de l’héroïne est opulente. On se demande d’ailleurs même si elle n’a pas son cerveau logé dans ses deux protubérances. J’exagère un peu car le dessin n’est vraiment pas ostentatoire (on voit pas de proéminence au niveau du balcon de la demoiselle), d’ailleurs plutôt correct car Malnati aurait pu grossir le trait encore plus, mais le scénario nous bassine avec son tour de poitrine phénoménal, seule caractéristique marquante du personnage principal…
Je passe dans le tome 2 la guerrière apache surentrainée qui vire les « journalistes » à scandale à coup de tatane dans le cul se faisant dézinguer si facilement… Pas super raccord avec ce qu’on a lu précédemment m’enfin bon, on accordera cette facilité scénaristique, ca laisse un suspense inoustenaaaaable jusqu’à la fin.
Et la fin justement, parlons de cette fin magique où du haut de son hélicoptère, notre héroïne touche la méchante tranquillement… Digne de figurer parmi les meilleurs nanars hollywoodiens !
Je ne vais m’étaler plus, c’est raté.
Voilà un drôle d'album.
Alternant des planches typiquement bandes dessinées et doubles pages d'illustrations avec un texte dans un coin (mais avec une nette majorité pour le premier type), il est censé nous raconter les premières années du personnage d'Achille, combattant émérite qui n'a qu'une faiblesse.
J'ai rarement lu quelque chose d'aussi mal conçu, surtout à destination de la jeunesse. Le récit, s'il porte sur plusieurs années, est complètement décousu ; on passe d'un personnage à l'autre de la mythologie grecque sans aucune transition, et le plus souvent sans aucune présentation. Et ne parlons pas, donc, de cette alternance entre planches et illustrations, qui altère encore plus la lecture.
Le seul point positif, si j'ose dire, est le dessin de Jean-Marie Ruffieux. Très classique, à la manière d'un Jacques Martin, il propose de belles images, même si parfois c'est carrément figé ou que des proportions morphologiques posent question. Pour le reste c'est véritablement insupportable, indigne d'être publié.
Malgré sa publication récente (2000), cet album a tout de la BD moisie.
Oui, en fait je n'ai pas grand chose à ajouter aux autres avis.
Personnellement je ne suis pas du tout fan du dessin, je le trouve laid. Simplement laid. La colorisation n'est pas toujours fameuse non plus. En gros, c'est pas transcendant.
Après vient le scénario. La, on est typiquement dans du Cauvin. C'est sympathique, parfois amusant, rarement drôle, souvent bof, parfois nul. Comme d'habitude, Cauvin ne sais pas vraiment trouver des chutes, ça tombe souvent à plat.
Dans l'ensemble, ce n'est pas mauvais, mais ce n'est pas bon non plus. On peut en lire un ou deux tomes à la rigueur, si on nous en offre ça peut se conserver sans honte, mais sinon c'est une série à côté de laquelle on peut allègrement passer sans avoir saboté sa culture BD.
1/5, achat déconseillé.
Bon, contrairement à l'Ymagier, je n'ai lu qu'un des deux tomes "La mine de l'étoile", et je n'irai pas plus loin !
Il ne se passe quasiment rien, c'est d'un ennui à mourir ! Et le peu de simili action est dilué sur dix cases, avec des personnages qui commentent lourdement leurs actions... Sans intérêt !
Thierry Laudacieux se voudrait une sorte de Tintin. On y trouve des clins d'oeil au modèle (lecture de "Tintin au Congo" par le héros et un cousin en Afrique avec son casque sur la tête est une sorte de sosie de Tintin).
Le héros lui-même, dans une touche d'humour involontaire, possède une houppe improbable et rousse, un Tintin décoloré qui ne serait pas passé chez le coiffeur depuis longtemps.
Mais rien d'autre ici pour soutenir la comparaison ! Pas de personnages secondaires non plus pour relever l'intérêt d'une histoire insipide.
Je suis tombé par hasard sur cette série, j'avais du temps à perdre, eh bien je l'ai perdu...
J'oubliais de dire que le dessin est très quelconque lui aussi. Etonnant que Casterman ait publié deux "aventures " de ce Thierry. Il faut croire qu'il a trouvé à un moment des lecteurs ? Je doute qu'il ait su les garder !
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Brazil 2022
Tiens, j'ai l'impression d'avoir enquillé ma plus belle série de bouses ce WE, après Exit et L'Affaire du siècle, talalala, voici Brazil 2022. Comme pour les précédents (Exit dans une moindre mesure peut être), je ne jette pas la pierre aux auteurs, mais comment peut-on éditer ça? Que peut il bien passer par le cerveau étriqué du directeur de collection lorsqu'il tient le truc en main? Parce que déjà sur la forme c'est moche comme peu de choses savent l'être. C'est kitchissime mais pas du bon côté, pas comme un bon vieux truc vintage réfléchi où le dessin serait un "acteur" volontairement décalé, non, là on est dans ce que le cinéma pourrait appeler le nanar! Comment faire un truc ultra pourave mais qui se prend vraiment au sérieux? Le dessinateur (qui a eu la bonne idée de scénariser ce truc) a pris tous les clichés glamouro-sexo-tape à l'œil, le tout colorisé à la va vite sur un PC de première génération. C'est vulgaire dans tous les sens du terme, de l'intention à la réalisation. Reste l'histoire, ou plutôt ce qui semble être un début d'histoire. Un Milkshake de tout ce qu'on peut trouver dans les mauvais films, un soupçon de SF anticipation par ici, je le mâtine de violence à la Ranx, je lui colle tout ce que je peux trouver comme nichon et hop là, une bon scénario SF de familles. Mais ici rien ne se tient, l'auteur ajoute les ingrédients au fur et à mesure sans se donner la peine de travailler la mise en place. Il resuce (sans mauvais jeu de mot cette fois) tout ce qu'il peut de bouquins ayant marché. On est vraiment dans le pendant en BD du cinéma d'exploitation philippin des années 70 où tout blockbuster US était bon à recopier mais sans jamais chercher à mettre de la qualité dans le brouillon de copie. Heureusement que dans un dernier spasme de méditation, notre éditeur a bouclé après un tome.
L'Affaire du siècle
Mon dieu quel bousain. Je crois que c'est une des pires BD qu'il m'ait été donné de lire. Heureusement que l'éditeur a arrêté les frais, mais je me demande comment celui ci a pu avoir autant de xanthélasma (de la merde dans les yeux quoi) pour mettre de l'argent là dedans? N'importe quel aveugle aurait pu lui dire que c'est de la daube en plaque. Déjà graphiquement............ça pique aux yeux. Je pense que mon gosse de 6 ans peut faire un truc du même calibre. C'est laid, sans rythme ni narration graphique. Le gars a du torcher ça un soir de saoulerie de la mauvaise main, ou alors ça a été réalisé par un marsupial savant, je ne sais pas. Bon des fois on s'accroche pour les beaux yeux d'une histoire incroyable (je pense par exemple à Maus ou autres trucs mal dessiné mais tellement bien.....) mais maintenant je comprends pourquoi je n'adhère à rien de ce que fait Beneix, et pour autant, je pense qu'il a fait de bons films (qui ne m'ont pas plu). Le scénar en BD n'est pas le scénar du 7e art. Il nécessite un rythme différent, une mise en image particulière, un format imposé. Mais encore faut il une histoire. Et là? Rien de rien. Des personnages insipides, une trame grotesque et inintéressante. Allez hop, dans mon top 5 des bousains. Zéro étoiles c'est pas possible???
Exit
Comme pour les avis précédents, je regrette le gros "portnawak", comme on dit, niveau scénario. J'ai découvert cette série via la petite intégrale (pour une fois que le petit format ne nuit pas au dessin) que m'a prétée un ami, avec dans le conseil un "tu verras, c'est plein de trucs et ça part dans tous les sens". Alors oui cela part dans tous les sens. Mais faut être un excellent raconteur d'histoire pour garder le n'importe quoi dans une trame "invisible" et ne pas se contenter d'ajouter des couches ineptes dans un millefeuille d'incohérence. Le démarrage de l'histoire est excellent, n'ayons pas peur des mots. Cette histoire de suicidaires qui s'entretuent est une excellente idée de départ. Le thriller monte bien dans les premières pages et cette traque part sur de bonnes bases. Grosso modo jusqu'au vieillard/motard. A partir de là, on rajoute du foutraque en grandes tranches, on ajoute les personnages sans faire un effort pour les introduire correctement dans l'histoire ("tiens si je mettais un ado génie créateur de jeu vidéo mais qui se balade en ballon et qui aurait une base secrète et qui sait où est la puce dans le chat mais qui participe quand même au gros bordel généralisé et qui passe comme par hasard sur les côtes de l'île de la chasseuse mais alors pile poil au bon moment..." entre autre croustillade de l'ineptie). Et comme malheureusement le dessin est incroyablement amateur, cela n'arrange rien. A fuir.
Dorothea
Cette série partait d'un bon sentiment, ou plutôt d'un pitch pas inintéressant : le destin d'une enfant albinos dans l'Allemagne du XVème siècle. En effet ces enfants à la peau et aux cheveux blancs, et aux yeux rouges, sont considérés comme des suppôts du diable, et ne peuvent qu'être éradiqués. Mais dans le village de Nauders ils sont protégés par une vieille femme, elle-même albinos. Je ne sais pas si l'anecdote est vraie, mais j'ai de la peine à croire qu'une femme considérée par quasiment tous comme une sorcière ait pu sauvegarder un groupe d'enfants ; et encore plus que l'un d'entre eux, une adolescente, ait pu traverser les années sans dommage et s'engage dans les mercenaires de son pays, les célèbres lansquenets... Mais ça devient carrément risible au second tome : Dorothea découvre, après s'être engagée, la terrible réalité de la guerre : les pillages, les viols, mais aussi que ceux d'en face ne sont pas forcément aussi déments ou diaboliques qu'on le lui dit. Et pour bien forcer le trait, Cuvie appose les deux positions en quelques pages. Sachez-le les enfants : la guerre, c'est mal, et le Moyen-Âge, c'est pas rigolo... Ajoutez à cela une romance entre celle que tout le monde considère comme une sorcière et un simple sous-officier des mercenaires... Totalement incroyable. Au dessin, cela n'a rien d'exceptionnel, même si certaines séquences ne sont pas laides du tout. Très faible scénaristiquement, cette série m'est tombée des mains.
From Hell
Rien à faire....Et pourtant, j'ai essayé..... Je me retrouve tout à fait dans l'avis de Kael. De toute façon, quand on doit se FORCER à lire une BD, pour même pas arriver à la finir, on ne peut pas mettre mieux que cette note. Déjà c'est pas facile au début de comprendre qui est qui et qui fait quoi, et leurs rapports ultérieurs avec Jack l'éventreur. Je me suis accroché, et finalement la première partie s'éclaircit assez bien, et je fus donc au départ soulagé que mon investissement ne me déplaise pas tant que ça. Malheureusement, la ballade verbeuse dans Londres a eu raison de ma motivation. MAIS QU'EST-CE QUE C'EST CHIANT ! Ca parle et ça parle, et j'ai même pas trouvé ça intéressant. Un parti pris, clairement, qui doit plaire à certain(e)s vu la note globale pas si mauvaise... Je me suis tout de même (encore) accroché, en me disant, allez quand les meurtres vont commencer, ça sera mieux ! Et bien pas du tout, je n'ai éprouvé aucun plaisir : aucun contentement lié à de l'éventuel humour noir, aucun frisson comme on pourrait en avoir devant un bon film d'horreur... Rien, juste la contemplation de dessins même pas beaux, de cases difficilement lisibles, et pourtant je suis vraiment pas exigeant en matière de graphismes... Donc, je vends cette excellente BD que Casou m'a vendue il y a quelques mois. Le premier de couverture est un peu corné, mais le reste est en très bon état.... Débarassez-moi de ça, SVP... (190)
Spider-Man - Bleu
La vie sentimentale de Peter Parker est une véritable tragédie ! Tel l'âne de Buridan, il se trouve devant le choix impossible qui suit ; va-t-il sortir avec la superbe blonde au regard qui tue et à la grosse poitrine, ou lui préférer la magnifique rouquine au sourire coquin et... à la grosse poitrine ? Comment trancher une question aussi difficile ? Là se trouve tout l'intérêt de cette histoire. Cette intrigue d'un suspense insoutenable pourrait à elle seule faire l'objet de la BD, mais ce serait sans compter sur des méchants fluorescents qui débarquent de nulle part toutes les cinq pages en voulant tuer Spider-man, motivation d'autant plus terrible qu'on ne nous expliquera jamais pourquoi ! Heureusement, si trop d'émotions fortes auraient été difficile à prendre pour le coeur fragile du lecteur, nous pouvons compter sur Spidey pour nous épargner le pire ; chaque méchant est expédié en deux cases à l'aide d'un coup de poing et d'une douzaine de blagues pas drôles. Ouf... Nous respirons. Je ne connaissais Spider-man qu'à travers les films de Sam Raimi inoffensifs et sympathiques. Le héros est assez différent, ce dont se plaignaient d'ailleurs certains fans. Comme je comprends le choix de Sam Raimi ! Si cette BD est représentative de tout l'univers de Spider-man, voilà bien un héros sans aucun intérêt, et très agaçant. De plus cette BD est une confirmation de tous les préjugés qu'on peut entretenir à tort ou à raison (ici à raison) sur les univers de super-héros ; des héroïnes fantasmées et aguicheuses comme seul un homme peut les imaginer, des méchants ridicules sans aucune motivation intelligente, une histoire aux abonnés absents, zéro enjeu dramatique. On sait dès le début qui va gagner, et cela même sans souffrir une seule seconde. Ce n'est pas une mauvaise BD, mais une BD inutile.
Du plomb pour les garces
Tiens, Mangin au scénario et Malnati au dessin, ça peut être sympa carrément cet objet. Comme un naïf, je prends cette merveille. Un détail, insignifiant mais pourtant important, aurait du m’alerter : le titre "Du plomb pour les garces". Soit on tient un bon vieux Sergio Leone revenu d’entre les morts, soit le titre sera à la hauteur de ce qu’il véhicule… c’est-à-dire… euh… cela ne m’évoque rien de particulier sinon un titre bien ridicule si vous voulez mon avis. Et bien après lecture des 2 premiers (et je pense derniers, faut arrêter le massacre) vous aurez vite compris qu’on trempe dans la seconde position : un scénario sans relief, un dessin fade et figé, une histoire éculée… Ca démarre pourtant sur les chapeaux de roues, avec le spectaculaire suicide d’une starlette de bas étage, genre Britney Spears en pire (!) et puis ca retombe très vite, dès les 2 pages suivantes, dans une enquête limite ridicule et risible. Ca retombe tellement vite que j’ai d’abord cru à du second degré, et puis non… en fait c’est bien une enquête au premier degré, avec sérieux et professionnalisme, les flingues, le FBI, les cartes, les relevés d’empreintes, les suspects, les interrogatoires,… tout le tintouin quoi, sauf que là tout est mené par une équipe de bras cassés. Des policiers recrutés pour ne pas résoudre les enquêtes, ça c'est réellement une première. Pour un Columbo, cette histoire doit le faire doucement rigoler, il la refilerait surement à sa femme devant son manque d’intérêt. "L’affaire" aurait pu être résolue en 10 pages à peine, le scénario étant aussi mince que la poitrine de l’héroïne est opulente. On se demande d’ailleurs même si elle n’a pas son cerveau logé dans ses deux protubérances. J’exagère un peu car le dessin n’est vraiment pas ostentatoire (on voit pas de proéminence au niveau du balcon de la demoiselle), d’ailleurs plutôt correct car Malnati aurait pu grossir le trait encore plus, mais le scénario nous bassine avec son tour de poitrine phénoménal, seule caractéristique marquante du personnage principal… Je passe dans le tome 2 la guerrière apache surentrainée qui vire les « journalistes » à scandale à coup de tatane dans le cul se faisant dézinguer si facilement… Pas super raccord avec ce qu’on a lu précédemment m’enfin bon, on accordera cette facilité scénaristique, ca laisse un suspense inoustenaaaaable jusqu’à la fin. Et la fin justement, parlons de cette fin magique où du haut de son hélicoptère, notre héroïne touche la méchante tranquillement… Digne de figurer parmi les meilleurs nanars hollywoodiens ! Je ne vais m’étaler plus, c’est raté.
La Jeunesse d'Achille
Voilà un drôle d'album. Alternant des planches typiquement bandes dessinées et doubles pages d'illustrations avec un texte dans un coin (mais avec une nette majorité pour le premier type), il est censé nous raconter les premières années du personnage d'Achille, combattant émérite qui n'a qu'une faiblesse. J'ai rarement lu quelque chose d'aussi mal conçu, surtout à destination de la jeunesse. Le récit, s'il porte sur plusieurs années, est complètement décousu ; on passe d'un personnage à l'autre de la mythologie grecque sans aucune transition, et le plus souvent sans aucune présentation. Et ne parlons pas, donc, de cette alternance entre planches et illustrations, qui altère encore plus la lecture. Le seul point positif, si j'ose dire, est le dessin de Jean-Marie Ruffieux. Très classique, à la manière d'un Jacques Martin, il propose de belles images, même si parfois c'est carrément figé ou que des proportions morphologiques posent question. Pour le reste c'est véritablement insupportable, indigne d'être publié. Malgré sa publication récente (2000), cet album a tout de la BD moisie.
Les Femmes en blanc
Oui, en fait je n'ai pas grand chose à ajouter aux autres avis. Personnellement je ne suis pas du tout fan du dessin, je le trouve laid. Simplement laid. La colorisation n'est pas toujours fameuse non plus. En gros, c'est pas transcendant. Après vient le scénario. La, on est typiquement dans du Cauvin. C'est sympathique, parfois amusant, rarement drôle, souvent bof, parfois nul. Comme d'habitude, Cauvin ne sais pas vraiment trouver des chutes, ça tombe souvent à plat. Dans l'ensemble, ce n'est pas mauvais, mais ce n'est pas bon non plus. On peut en lire un ou deux tomes à la rigueur, si on nous en offre ça peut se conserver sans honte, mais sinon c'est une série à côté de laquelle on peut allègrement passer sans avoir saboté sa culture BD. 1/5, achat déconseillé.
Thierry Laudacieux - Le Réseau Madou
Bon, contrairement à l'Ymagier, je n'ai lu qu'un des deux tomes "La mine de l'étoile", et je n'irai pas plus loin ! Il ne se passe quasiment rien, c'est d'un ennui à mourir ! Et le peu de simili action est dilué sur dix cases, avec des personnages qui commentent lourdement leurs actions... Sans intérêt ! Thierry Laudacieux se voudrait une sorte de Tintin. On y trouve des clins d'oeil au modèle (lecture de "Tintin au Congo" par le héros et un cousin en Afrique avec son casque sur la tête est une sorte de sosie de Tintin). Le héros lui-même, dans une touche d'humour involontaire, possède une houppe improbable et rousse, un Tintin décoloré qui ne serait pas passé chez le coiffeur depuis longtemps. Mais rien d'autre ici pour soutenir la comparaison ! Pas de personnages secondaires non plus pour relever l'intérêt d'une histoire insipide. Je suis tombé par hasard sur cette série, j'avais du temps à perdre, eh bien je l'ai perdu... J'oubliais de dire que le dessin est très quelconque lui aussi. Etonnant que Casterman ait publié deux "aventures " de ce Thierry. Il faut croire qu'il a trouvé à un moment des lecteurs ? Je doute qu'il ait su les garder !