Voilà un drôle d'album.
Alternant des planches typiquement bandes dessinées et doubles pages d'illustrations avec un texte dans un coin (mais avec une nette majorité pour le premier type), il est censé nous raconter les premières années du personnage d'Achille, combattant émérite qui n'a qu'une faiblesse.
J'ai rarement lu quelque chose d'aussi mal conçu, surtout à destination de la jeunesse. Le récit, s'il porte sur plusieurs années, est complètement décousu ; on passe d'un personnage à l'autre de la mythologie grecque sans aucune transition, et le plus souvent sans aucune présentation. Et ne parlons pas, donc, de cette alternance entre planches et illustrations, qui altère encore plus la lecture.
Le seul point positif, si j'ose dire, est le dessin de Jean-Marie Ruffieux. Très classique, à la manière d'un Jacques Martin, il propose de belles images, même si parfois c'est carrément figé ou que des proportions morphologiques posent question. Pour le reste c'est véritablement insupportable, indigne d'être publié.
Malgré sa publication récente (2000), cet album a tout de la BD moisie.
Oui, en fait je n'ai pas grand chose à ajouter aux autres avis.
Personnellement je ne suis pas du tout fan du dessin, je le trouve laid. Simplement laid. La colorisation n'est pas toujours fameuse non plus. En gros, c'est pas transcendant.
Après vient le scénario. La, on est typiquement dans du Cauvin. C'est sympathique, parfois amusant, rarement drôle, souvent bof, parfois nul. Comme d'habitude, Cauvin ne sais pas vraiment trouver des chutes, ça tombe souvent à plat.
Dans l'ensemble, ce n'est pas mauvais, mais ce n'est pas bon non plus. On peut en lire un ou deux tomes à la rigueur, si on nous en offre ça peut se conserver sans honte, mais sinon c'est une série à côté de laquelle on peut allègrement passer sans avoir saboté sa culture BD.
1/5, achat déconseillé.
Bon, contrairement à l'Ymagier, je n'ai lu qu'un des deux tomes "La mine de l'étoile", et je n'irai pas plus loin !
Il ne se passe quasiment rien, c'est d'un ennui à mourir ! Et le peu de simili action est dilué sur dix cases, avec des personnages qui commentent lourdement leurs actions... Sans intérêt !
Thierry Laudacieux se voudrait une sorte de Tintin. On y trouve des clins d'oeil au modèle (lecture de "Tintin au Congo" par le héros et un cousin en Afrique avec son casque sur la tête est une sorte de sosie de Tintin).
Le héros lui-même, dans une touche d'humour involontaire, possède une houppe improbable et rousse, un Tintin décoloré qui ne serait pas passé chez le coiffeur depuis longtemps.
Mais rien d'autre ici pour soutenir la comparaison ! Pas de personnages secondaires non plus pour relever l'intérêt d'une histoire insipide.
Je suis tombé par hasard sur cette série, j'avais du temps à perdre, eh bien je l'ai perdu...
J'oubliais de dire que le dessin est très quelconque lui aussi. Etonnant que Casterman ait publié deux "aventures " de ce Thierry. Il faut croire qu'il a trouvé à un moment des lecteurs ? Je doute qu'il ait su les garder !
Je suis entièrement d’accord avec les trois premiers avis et du coup, je vais être concis.
Si le thème de la conquête spatiale est intéressant, tout le reste du manga est à mettre à la benne ! Les deux « héros » sont de vraies caricatures sans aucune profondeur psychologique.
Dialogue, narration, personnages, ambiance… tout est d’une nullité crasse (et je pèse mes mots).
Bref, Moonlight mile est l’exemple du manga à éviter absolument.
Tout ce que je déteste. Un trait parodique à l'extrême. Je ne connais pas, à l'inverse de Mc Arthur, l'auteur ni son coup de patte, mais dieu que c'est vilain. C'est grossier, ça se veut graphiquement drôle mais ça ne soulève même pas une babine pour essayer de sourire, au mieux dans un rictus forcé.
Ensuite l'histoire, j'ai eu moins de courage et de scrupule également, j'ai péniblement refermé le premier album. Même mes gosses ne réagissent pas à cet "humour". Ce n'est ni suffisamment potache assumé, ni second degré rien de rien. C'est gras, lourd, mais sans cette tranche d'humour régressif que l'on peut parfois déceler et pour lequel j'ai un penchant sadique. C'est juste lourd et gras. Comme dit dans l'avis d'avant, on a tous les clichés, dans le désordre, mais amenés ici et là sans intérêt pour l'histoire.
Rien à sauver. Heureusement qu'on est obligé de mettre 1*.
Ca vaut son unique étoile pour la qualité du dessin des corps de ces dames. Mais le bondage et le SM, très peu pour moi. Ou alors, pourquoi ne pas inverser de temps à autre, parce que là c'est juste malsain.
J'ai bien du mal à concevoir que cela puisse faire réagir autrement que par le dégoût, et je suis loin d'être prude. J'aime même plutôt la chose.
A la limite si on restait sur de la domination et un jeu plus cérébral, why not, mais on n'est pas loin là de la torture.
Premier et dernier bouquin de cet auteur.
Pour y avoir joué très longtemps et jusqu’à un niveau assez conséquent, pour avoir donné de mon temps et de ma passion comme éducateur, pour y emmener mon fils, pour suivre à peu près tous les championnats disponibles (j’avoue m’arrêter au championnat letton………), je suis un fervent de ce sport.
Mais quel intérêt à cette BD ? La vie de Zidane, on la connaît, suffit de trouver les 1001 infos qu’un fan (que je ne suis pas) dispose ça et là, voire lire la bio pour les plus aficionados. Son génie sur le terrain, quelques vidéos youtubesques valent mieux que mille discours. Et puis bon, il a gagné une coupe du monde et une ou deux ligues de champions, il n’a pas une vie suffisamment forte à mes yeux (surtout à moins de 40 ans).
C’est plat et sans saveur, un peu à l’image lisse que l’homme veut bien donner mais qui n’est pas si vraie que cela.
Ajoutez à cela un dessin digne des meilleurs Tito de la grande époque…. bref, non sans moi..
Je suis extrêmement bon public. En fiction, je suis a peu près friand de tout, pourvue que la qualité soit au rendez vous. Mais une seule thématique ne m’accroche pas, c’est l’ésotérisme. Tout ce qui touche de près ou de loin aux religions (à l’exception d’un bon gros polar géopolitique réaliste) me laisse froid. Il faut donc pour me séduire sur ce genre de récit, vraiment verser dans quelque chose d’intéressant, de novateur et surtout de bien ficelé. Et force est de constater que rarement ce genre de récit ne réunit ces critères.
Bon, là disons le tout net, c’est du bon gros bousain. Graphiquement, rien à en retirer. Ca cherche à être tape à l’œil mais pour réussir le pari du bling, cela, il faut être sacrément bon. Comme Ro l’a souligné, le dessinateur masque son amateurisme en utilisant tous les artifices possibles, du cadrage « michaelbayesque » au plan nichon.
A bien y regarder d’ailleurs, c’est d’ailleurs aussi la technique utilisée par Pona au scénario. Un bon gros fourre tout avec tous les clichés qu’il a pu réunir (y a eu un brainstorming peut être).
Economisez temps et argent.
Aucun intérêt. Les kid quelque-chose font décidément partie de tout ce que peux détester dans l’évolution de la bande dessinée. Utilisation d’une marque que l’on décline sur toute la gamme des types de lecteurs marketing.
Depuis que je me suis décidé à écrire un avis, un tome 2 est sorti et même une seconde série similaire (Kid Lucky (Les aventures d'après Morris))
Alors si le dessin trouve une platitude fade, le scénario arrive à un niveau de transparence qui laissera surement le lecteur dans un grand embarras après avoir lu l’album pour se souvenir de plus de 5 passages. Mais le rythme de parution prouve que des acheteurs consomment.
Glorifions ce genre de production qui par leur rentabilité permet à l’éditeur de faire sortir de jeunes talents. Ah non, on me susurre qu’il s’agit de lukycomics… donc pure maison à cash appartenant en partie aux éditions Dargaud. Pffff…
Comme la lecture est pénible. Il fallait vraiment que la signature m’oblige à lire jusqu’à la fin, combien de fois ai-je lâché l’album avant de le terminer enfin parfois même dans la même soirée ?
Certes graphiquement il y a un talent certain, le lecteur se fond dans l’univers architectural en trouvant un cadre parfaitement crédible. Certes, les beaux quartier suintent de mépris, de façade et de gâchis tandis que les demeures modestes sortent d’un imaginaire d’Hugo, mais il demeure facile de s’attacher au cadre.
En revanche le scénario est à pleurer. Une succession de poncifs appliqués avec un lourdeur insoutenable nous présente des destinés familiales sans aucun intérêt. Honnêtement je ne comprends pas ce qui est sauvable d’un tel ramassis de personnages tous plus caricaturaux les uns que les autres. De femmes trompées en femme trompée, de vielles familles (aux états unis quelle blague pour un pays aussi jeune !) aux jeunes arrivistes, chaque personnage se loge dans un cliché ridicule que le dessin très caricatural vient accentuer. Le scénario semble d’une superficialité étonnante tant le devenir de chaque personnage semble écrit au moment même où le lecteur le rencontre. Peut être suis passé totalement à côté de quelque chose, en tous cas à mon goût le scénario est proche du néant en terme d’intérêt.
Très grosse déception pour ma part que cette seconde approche loupée de l’auteur après la trilogie Un Pacte avec Dieu, je vais finir par le trouver surcoté au moins sur le fond.
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La Jeunesse d'Achille
Voilà un drôle d'album. Alternant des planches typiquement bandes dessinées et doubles pages d'illustrations avec un texte dans un coin (mais avec une nette majorité pour le premier type), il est censé nous raconter les premières années du personnage d'Achille, combattant émérite qui n'a qu'une faiblesse. J'ai rarement lu quelque chose d'aussi mal conçu, surtout à destination de la jeunesse. Le récit, s'il porte sur plusieurs années, est complètement décousu ; on passe d'un personnage à l'autre de la mythologie grecque sans aucune transition, et le plus souvent sans aucune présentation. Et ne parlons pas, donc, de cette alternance entre planches et illustrations, qui altère encore plus la lecture. Le seul point positif, si j'ose dire, est le dessin de Jean-Marie Ruffieux. Très classique, à la manière d'un Jacques Martin, il propose de belles images, même si parfois c'est carrément figé ou que des proportions morphologiques posent question. Pour le reste c'est véritablement insupportable, indigne d'être publié. Malgré sa publication récente (2000), cet album a tout de la BD moisie.
Les Femmes en blanc
Oui, en fait je n'ai pas grand chose à ajouter aux autres avis. Personnellement je ne suis pas du tout fan du dessin, je le trouve laid. Simplement laid. La colorisation n'est pas toujours fameuse non plus. En gros, c'est pas transcendant. Après vient le scénario. La, on est typiquement dans du Cauvin. C'est sympathique, parfois amusant, rarement drôle, souvent bof, parfois nul. Comme d'habitude, Cauvin ne sais pas vraiment trouver des chutes, ça tombe souvent à plat. Dans l'ensemble, ce n'est pas mauvais, mais ce n'est pas bon non plus. On peut en lire un ou deux tomes à la rigueur, si on nous en offre ça peut se conserver sans honte, mais sinon c'est une série à côté de laquelle on peut allègrement passer sans avoir saboté sa culture BD. 1/5, achat déconseillé.
Thierry Laudacieux - Le Réseau Madou
Bon, contrairement à l'Ymagier, je n'ai lu qu'un des deux tomes "La mine de l'étoile", et je n'irai pas plus loin ! Il ne se passe quasiment rien, c'est d'un ennui à mourir ! Et le peu de simili action est dilué sur dix cases, avec des personnages qui commentent lourdement leurs actions... Sans intérêt ! Thierry Laudacieux se voudrait une sorte de Tintin. On y trouve des clins d'oeil au modèle (lecture de "Tintin au Congo" par le héros et un cousin en Afrique avec son casque sur la tête est une sorte de sosie de Tintin). Le héros lui-même, dans une touche d'humour involontaire, possède une houppe improbable et rousse, un Tintin décoloré qui ne serait pas passé chez le coiffeur depuis longtemps. Mais rien d'autre ici pour soutenir la comparaison ! Pas de personnages secondaires non plus pour relever l'intérêt d'une histoire insipide. Je suis tombé par hasard sur cette série, j'avais du temps à perdre, eh bien je l'ai perdu... J'oubliais de dire que le dessin est très quelconque lui aussi. Etonnant que Casterman ait publié deux "aventures " de ce Thierry. Il faut croire qu'il a trouvé à un moment des lecteurs ? Je doute qu'il ait su les garder !
Moonlight mile
Je suis entièrement d’accord avec les trois premiers avis et du coup, je vais être concis. Si le thème de la conquête spatiale est intéressant, tout le reste du manga est à mettre à la benne ! Les deux « héros » sont de vraies caricatures sans aucune profondeur psychologique. Dialogue, narration, personnages, ambiance… tout est d’une nullité crasse (et je pèse mes mots). Bref, Moonlight mile est l’exemple du manga à éviter absolument.
Embrouilles à Mortecouille
Tout ce que je déteste. Un trait parodique à l'extrême. Je ne connais pas, à l'inverse de Mc Arthur, l'auteur ni son coup de patte, mais dieu que c'est vilain. C'est grossier, ça se veut graphiquement drôle mais ça ne soulève même pas une babine pour essayer de sourire, au mieux dans un rictus forcé. Ensuite l'histoire, j'ai eu moins de courage et de scrupule également, j'ai péniblement refermé le premier album. Même mes gosses ne réagissent pas à cet "humour". Ce n'est ni suffisamment potache assumé, ni second degré rien de rien. C'est gras, lourd, mais sans cette tranche d'humour régressif que l'on peut parfois déceler et pour lequel j'ai un penchant sadique. C'est juste lourd et gras. Comme dit dans l'avis d'avant, on a tous les clichés, dans le désordre, mais amenés ici et là sans intérêt pour l'histoire. Rien à sauver. Heureusement qu'on est obligé de mettre 1*.
Les Malheurs de Janice
Ca vaut son unique étoile pour la qualité du dessin des corps de ces dames. Mais le bondage et le SM, très peu pour moi. Ou alors, pourquoi ne pas inverser de temps à autre, parce que là c'est juste malsain. J'ai bien du mal à concevoir que cela puisse faire réagir autrement que par le dégoût, et je suis loin d'être prude. J'aime même plutôt la chose. A la limite si on restait sur de la domination et un jeu plus cérébral, why not, mais on n'est pas loin là de la torture. Premier et dernier bouquin de cet auteur.
Zidane
Pour y avoir joué très longtemps et jusqu’à un niveau assez conséquent, pour avoir donné de mon temps et de ma passion comme éducateur, pour y emmener mon fils, pour suivre à peu près tous les championnats disponibles (j’avoue m’arrêter au championnat letton………), je suis un fervent de ce sport. Mais quel intérêt à cette BD ? La vie de Zidane, on la connaît, suffit de trouver les 1001 infos qu’un fan (que je ne suis pas) dispose ça et là, voire lire la bio pour les plus aficionados. Son génie sur le terrain, quelques vidéos youtubesques valent mieux que mille discours. Et puis bon, il a gagné une coupe du monde et une ou deux ligues de champions, il n’a pas une vie suffisamment forte à mes yeux (surtout à moins de 40 ans). C’est plat et sans saveur, un peu à l’image lisse que l’homme veut bien donner mais qui n’est pas si vraie que cela. Ajoutez à cela un dessin digne des meilleurs Tito de la grande époque…. bref, non sans moi..
La 6e heure
Je suis extrêmement bon public. En fiction, je suis a peu près friand de tout, pourvue que la qualité soit au rendez vous. Mais une seule thématique ne m’accroche pas, c’est l’ésotérisme. Tout ce qui touche de près ou de loin aux religions (à l’exception d’un bon gros polar géopolitique réaliste) me laisse froid. Il faut donc pour me séduire sur ce genre de récit, vraiment verser dans quelque chose d’intéressant, de novateur et surtout de bien ficelé. Et force est de constater que rarement ce genre de récit ne réunit ces critères. Bon, là disons le tout net, c’est du bon gros bousain. Graphiquement, rien à en retirer. Ca cherche à être tape à l’œil mais pour réussir le pari du bling, cela, il faut être sacrément bon. Comme Ro l’a souligné, le dessinateur masque son amateurisme en utilisant tous les artifices possibles, du cadrage « michaelbayesque » au plan nichon. A bien y regarder d’ailleurs, c’est d’ailleurs aussi la technique utilisée par Pona au scénario. Un bon gros fourre tout avec tous les clichés qu’il a pu réunir (y a eu un brainstorming peut être). Economisez temps et argent.
Kid Lucky
Aucun intérêt. Les kid quelque-chose font décidément partie de tout ce que peux détester dans l’évolution de la bande dessinée. Utilisation d’une marque que l’on décline sur toute la gamme des types de lecteurs marketing. Depuis que je me suis décidé à écrire un avis, un tome 2 est sorti et même une seconde série similaire (Kid Lucky (Les aventures d'après Morris)) Alors si le dessin trouve une platitude fade, le scénario arrive à un niveau de transparence qui laissera surement le lecteur dans un grand embarras après avoir lu l’album pour se souvenir de plus de 5 passages. Mais le rythme de parution prouve que des acheteurs consomment. Glorifions ce genre de production qui par leur rentabilité permet à l’éditeur de faire sortir de jeunes talents. Ah non, on me susurre qu’il s’agit de lukycomics… donc pure maison à cash appartenant en partie aux éditions Dargaud. Pffff…
La Valse des Alliances
Comme la lecture est pénible. Il fallait vraiment que la signature m’oblige à lire jusqu’à la fin, combien de fois ai-je lâché l’album avant de le terminer enfin parfois même dans la même soirée ? Certes graphiquement il y a un talent certain, le lecteur se fond dans l’univers architectural en trouvant un cadre parfaitement crédible. Certes, les beaux quartier suintent de mépris, de façade et de gâchis tandis que les demeures modestes sortent d’un imaginaire d’Hugo, mais il demeure facile de s’attacher au cadre. En revanche le scénario est à pleurer. Une succession de poncifs appliqués avec un lourdeur insoutenable nous présente des destinés familiales sans aucun intérêt. Honnêtement je ne comprends pas ce qui est sauvable d’un tel ramassis de personnages tous plus caricaturaux les uns que les autres. De femmes trompées en femme trompée, de vielles familles (aux états unis quelle blague pour un pays aussi jeune !) aux jeunes arrivistes, chaque personnage se loge dans un cliché ridicule que le dessin très caricatural vient accentuer. Le scénario semble d’une superficialité étonnante tant le devenir de chaque personnage semble écrit au moment même où le lecteur le rencontre. Peut être suis passé totalement à côté de quelque chose, en tous cas à mon goût le scénario est proche du néant en terme d’intérêt. Très grosse déception pour ma part que cette seconde approche loupée de l’auteur après la trilogie Un Pacte avec Dieu, je vais finir par le trouver surcoté au moins sur le fond.