Je n’ai rien contre l’absurde si celui-ci est traité d’une manière poétique ou humoristique (et pour bien faire, un peu des deux). Malheureusement, dans le cas présent, ce conte onirique ne m’est absolument pas apparu amusant (je ne crois pas que c’était le but, d’ailleurs) mais pas spécialement poétique non plus.
On est embarqué dans une histoire sans queue ni tête dont le sens semble être : fais ce que tu veux, ton destin est de toute façon tout tracé.
Le dessin est de qualité dans ce genre crayonné et m’a permis de terminer ma lecture. Je pense sincèrement qu’un dessin plus hermétique m’aurait totalement dissuadé de continuer ma lecture. Les planches consacrées aux déambulations du héros dans la maison inversée sont d'un strict point de vue technique très bien maîtrisées.
Quoiqu’il en soit, c’est trop absurde à mon goût, pour une morale que je n’apprécie pas des masses. j'aurais pu dire "bof" mais la vérité est que je me suis franchement ennuyé durant cette lecture, que j'ai eu du mal à la finir et que je n'y reviendrai pas.
Je n'aime pas les histoires de stupéfiants de manière générale. On part vite dans des délires psychanalytiques qui ont été maintes fois vus. Cela sera encore le cas en l'espèce avec en prime un dessin assez grossier et mal détaillé. Bref, le fond et la forme qui font défaut.
Pour le reste, on pourra souligner une bonne idée de départ mais assez mal exploitée au final. Le mode djeun's m'a horripilé au plus haut point. On passera son chemin et on ne touchera pas à la drogue même la plus douce qui soit. Après, chacun fait comme il veut dans le cadre de la loi.
La déception est grande. C'est désuet à pleurer, mais plus que le récit c’est le graphisme de Civiello que j‘ai envie de pleurer, tout ce travail pour raconter « ça ! »
Je ne veux pas critiquer le choix des auteurs, mais bon là, c’est difficile d’adhérer. Et ce n’est pas le petit mot d’introduction sur la colonisation qui va relever le niveau. C’est même pire, car faire le lien entre cette histoire et la colonisation c’est limite insultant pour les colonisés.
Côté scénario je trouve ça juste mauvais, pourtant les toutes premières planches étaient prometteuses, jusqu’à l’arrivée au village où tout bascule, on se croirait subitement dans un récit d'horreur pour enfants, tant c’est naïf et facile.
Je ne sais pas ce que vaut l’œuvre originale comparativement à cette adaptation, mais je peux dire que par moments les scènes de transition sont inexistantes, trois fois j’ai dû revenir en arrière pensant avoir tourné deux pages à la fois.
Je n’ai accroché à rien, ni aux personnages sans intérêt et aucunement attachants, sans parler de cette imagination de fou nécessaire à pondre un monde peuplé d’un genre de grenouilles préhistoriques mutantes passablement bêtes mais gentilles et de lémuriens juste cons, oui, c'est le mot. Ni les décors au final assez dépouillés, ni les dialogues ras du sol. Plus les quelques incohérences ou ficelles bienvenues qu'on y trouve : jouer du Bach pour éloigner les lémuriens ou encore le robot plein d’acide que l’autre prend à bras le corps sans se bruler.
La seule chose qui mérite un peu de considération c’est le fabuleux dessin et si ma note reste au plus bas malgré lui, c'est qu'elle reflète parfaitement le grand vide que j’ai ressenti en lisant cette B.D.
Je n’ai pas envie de connaître la suite, mais uniquement pour le plaisir de regarder le travail de Civiello je feuillèterai la B.D. en librairie.
Sans intérêt. Tout l'humour de la saga MP3 disparaît ici. La bd n'est tout simplement pas un support approprié, l'humour de Naheulbeuk dépendait en bonne partie de sa dimension audio qui forçait l'auditeur à imaginer à partir des seuls sons les aventures de cette bande de bras cassé. Point de vue imaginaire ça marchait, dès que c'est illustré le charme n'opère plus et l'univers devient simpliste et laid. A noter l’extrême platitude du dessin qui est d'une nullité achevée. Une création purement commerciale surfant sur le succès de la saga MP3 (gratuite, elle).
Conclusion: laissez de côté cette daube ainsi que les romans Naheulbeuk, affreusement mal écrits et peu inspirés et téléchargez la saga MP3 qui, elle, en vaut vraiment la peine.
PS: critique à copier coller pour reflets d'acide.
Je n'y arrive pas avec Warren Ellis. Ses oeuvres beaucoup trop complexes me sont impénétrables. Le plaisir de la lecture s'en ressent fortement. On sent bien qu'il y a des effets de mises en scène pour amener l'action via ce savant fou.
Cependant, cela ne produit pas l'effet escompté car le lecteur s'est totalement perdu en chemin. Il y a certainement de bonnes idées mais assez mal exploitées. Au final, la déception domine nettement.
A l'instar de son précédent bouquin Fun Home, Alison Bechdel a placé sa famille au centre de son oeuvre. cette fois-ci ce n'est pas son père, mais sa mère qui est concernée.
Et je dois dire que l'intérêt de l'entreprise me laisse rien moins que dubitatif. Certes, on sent que son histoire familiale interroge énormément Alison, qui ramène parfois trop de choses à son homosexualité. Visiblement son analyse n'est pas terminée, car elle inclut non seulement sa mère, son père et ses frères et ses petites amies dans son histoire, mais aussi ses psychanalystes... Si encore elle parlait de la façon dont tout ça influait sur son oeuvre, du moins son versant fictionnel, pour peu qu'il y en ait un, mais elle aborde très peu cet aspect.
Non, ce sont pour l'essentiel des retranscriptions de conversations avec toutes ces personnes, et je dois avouer que c'est d'un ennui... abyssal. J'ai même sauté quelques passages où elle citait et faisait l'exégèse de psychanalystes plus ou moins célèbres. il y a quelques raccords avec des auteurs, comme Virginia Woolf, mais seul ce vernis psy est présent.
Seul le dessin a finalement trouvé grâce à mes yeux ; il est clair, expressif, mais au final cela ne suffit pas à faire passer la pilule de près de 300 pages...
Tout ce qui a un rapport avec Chroniques de la lune noire ne peut que me rebuter, j'aurais donc dû ne pas m'intéresser à "Methraton", mais je suis incorrigible.
Ce genre de Bd se veut très picturale avec ses grandes cases aérées ; ses visions apocalyptiques visent à l'inscrire dans un genre de fantastique très torturé, et j'y reconnais le délire de Froideval.
Le dessin en lui-même n'est pas désagréable mais ce genre de bande qui appuie sur l'aspect mystique et se vautre dans les effets faciles, ça me saoule très vite ; j'ai failli refermer rapidement l'album, mais j'ai continué un peu et feuilleté les 2 autres tomes qui offrent de belles images comme la double page de Memphis dans le tome 2, et finalement, il m'est impossible de rentrer dans cet univers, ça fait partie des Bd que je ne comprends pas et qui ne m'apportent aucun plaisir de lecture. C'est bien d'y avoir jeté un oeil pour me faire une idée, mais c'est exactement ce à quoi je m'attrendais, c'est un type de fantasy que je n'aime pas, et je passe mon chemin pour trouver mieux ailleurs...
Ce mélange improbable de héros excentriques avec Batman et Robin m'a fait plutôt rigoler ; mais la vraie question, c'est faut-il en rire ? Je n'en ai pas envie rétrospectivement car j'ai été plus que déçu de voir comment des auteurs modernes peuvent verser dans le n'importe quoi sous prétexte de dépoussiérer les vieux super-héros D.C. (et c'est pareil pour ceux de Marvel qui ne sont pas mieux gâtés). Ce genre de confrontation comme ça se fera aussi avec des créatures comme Predator décrédibilise totalement l'image des super-héros que j'ai aimé étant gamin, et je ne peux souscrire à ce type de pantalonnade.
Oh bien-sûr, c'est une mise en page très moderne, le dessin est très bon, mais le scénario est complètement folklo, ce n'est plus du super-héros qui protège la société, c'est du jeu d'enquête à énigme, on se croirait dans Dix petits Nègres d'Agatha Christie... bref, c'est pitoyable, mais ce qui est triste c'est que certains jeunes lecteurs peuvent tomber dans le panneau en se disant que Batman, ça ne vaut rien et qu'ils peuvent ne plus y revenir, c'est dommage parce que c'est l'un des plus riches et des plus fascinants dans l'univers des super-héros, et qu'il mérite beaucoup mieux que ça.
L’épée de justice est un comics situé dans l’univers de Diablo entre l’extension Lord of Destruction de Diablo 2 et le troisième opus de la licence: bref, cela fait le lien entre les deux.
Il présente les aventures de Jacob qui a décidé de fuir sa ville natale de Staalbreak construite au pied du mont Arreat (où était caché la Pierre Monde avant sa destruction par Tyraël) après avoir tué son père qui était devenu fou. Ses voyages vont le mettre sur la route d’une épée magique et il sera un des premiers Nephalem, ces hommes plus puissants que les anges et démons.
J'avoue avoir été déçu par cet opus où l'on ne retrouve aucun des personnages marquants de la saga. J'étais un joueur dans le temps et ce jeu vidéo était l'un de mes préférés. La nostalgie m'a poussé vers ce titre et c'est bien une déception. Les dessins sont brouillons et le récit n'est pas très clair. Il faudra s'accrocher pour pouvoir suivre et apprécier. A noter que de toute façon, la série a été abandonnée.
Je me souviens de cet album vers 1974 ou 75, on en parlait beaucoup, Giraud s'était transformé en Moebius et donnait la pleine mesure de ses fantasmes délirants dans Métal Hurlant qu'il venait de co-fonder avec Dionnet et Druillet. Tous les intellos rappliquaient parce que subitement, la bande dessinée c'était très tendance d'en lire, surtout ce genre d'histoire où il ne se passe rien car il n'y a rien à comprendre pour un lecteur normalement constitué.
Tout est à l'image de cette suite de dessins où un gars subit une transformation en page de gauche : c'est le surréalisme à l'état pur, y'en a qui aiment ça, tant mieux pour eux chacun est libre et je ne juge pas, mais pour moi, ça ne veut rien dire et ça m'ennuie ; c'est très facile et ça va très vite de remplir des pages comme ça, je le sais parce qu'à une époque, je me suis amusé à faire de la poésie surréaliste, ça remplissait vite, j'écrivais tout ce qui me passait par la tête et ça n'avait aucun sens, mais certains crient au sublime devant un tel résultat. En BD, au prix où elles sont, c'est un peu se moquer du public, vaut mieux garder ça pour soi ou les amis.
Le dessin, c'est du Moebius, rien à dire, la qualité est au rendez-vous, mais question histoire, c'est d'une affligeante indigence, prétexte à du n'importe quoi, même si je reconnais que c'est imaginatif ; le sexe n'y est heureusement pas envahissant. Ces délires surréalistes ne sont donc pas du tout mon truc, et je n'ai jamais compris le succès de ce genre de Bd. De toute façon, j'ai toujours préféré Giraud à Moebius...
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Je n’ai rien contre l’absurde si celui-ci est traité d’une manière poétique ou humoristique (et pour bien faire, un peu des deux). Malheureusement, dans le cas présent, ce conte onirique ne m’est absolument pas apparu amusant (je ne crois pas que c’était le but, d’ailleurs) mais pas spécialement poétique non plus. On est embarqué dans une histoire sans queue ni tête dont le sens semble être : fais ce que tu veux, ton destin est de toute façon tout tracé. Le dessin est de qualité dans ce genre crayonné et m’a permis de terminer ma lecture. Je pense sincèrement qu’un dessin plus hermétique m’aurait totalement dissuadé de continuer ma lecture. Les planches consacrées aux déambulations du héros dans la maison inversée sont d'un strict point de vue technique très bien maîtrisées. Quoiqu’il en soit, c’est trop absurde à mon goût, pour une morale que je n’apprécie pas des masses. j'aurais pu dire "bof" mais la vérité est que je me suis franchement ennuyé durant cette lecture, que j'ai eu du mal à la finir et que je n'y reviendrai pas.
Pills
Je n'aime pas les histoires de stupéfiants de manière générale. On part vite dans des délires psychanalytiques qui ont été maintes fois vus. Cela sera encore le cas en l'espèce avec en prime un dessin assez grossier et mal détaillé. Bref, le fond et la forme qui font défaut. Pour le reste, on pourra souligner une bonne idée de départ mais assez mal exploitée au final. Le mode djeun's m'a horripilé au plus haut point. On passera son chemin et on ne touchera pas à la drogue même la plus douce qui soit. Après, chacun fait comme il veut dans le cadre de la loi.
Rayons pour Sidar
La déception est grande. C'est désuet à pleurer, mais plus que le récit c’est le graphisme de Civiello que j‘ai envie de pleurer, tout ce travail pour raconter « ça ! » Je ne veux pas critiquer le choix des auteurs, mais bon là, c’est difficile d’adhérer. Et ce n’est pas le petit mot d’introduction sur la colonisation qui va relever le niveau. C’est même pire, car faire le lien entre cette histoire et la colonisation c’est limite insultant pour les colonisés. Côté scénario je trouve ça juste mauvais, pourtant les toutes premières planches étaient prometteuses, jusqu’à l’arrivée au village où tout bascule, on se croirait subitement dans un récit d'horreur pour enfants, tant c’est naïf et facile. Je ne sais pas ce que vaut l’œuvre originale comparativement à cette adaptation, mais je peux dire que par moments les scènes de transition sont inexistantes, trois fois j’ai dû revenir en arrière pensant avoir tourné deux pages à la fois. Je n’ai accroché à rien, ni aux personnages sans intérêt et aucunement attachants, sans parler de cette imagination de fou nécessaire à pondre un monde peuplé d’un genre de grenouilles préhistoriques mutantes passablement bêtes mais gentilles et de lémuriens juste cons, oui, c'est le mot. Ni les décors au final assez dépouillés, ni les dialogues ras du sol. Plus les quelques incohérences ou ficelles bienvenues qu'on y trouve : jouer du Bach pour éloigner les lémuriens ou encore le robot plein d’acide que l’autre prend à bras le corps sans se bruler. La seule chose qui mérite un peu de considération c’est le fabuleux dessin et si ma note reste au plus bas malgré lui, c'est qu'elle reflète parfaitement le grand vide que j’ai ressenti en lisant cette B.D. Je n’ai pas envie de connaître la suite, mais uniquement pour le plaisir de regarder le travail de Civiello je feuillèterai la B.D. en librairie.
Le Donjon de Naheulbeuk
Sans intérêt. Tout l'humour de la saga MP3 disparaît ici. La bd n'est tout simplement pas un support approprié, l'humour de Naheulbeuk dépendait en bonne partie de sa dimension audio qui forçait l'auditeur à imaginer à partir des seuls sons les aventures de cette bande de bras cassé. Point de vue imaginaire ça marchait, dès que c'est illustré le charme n'opère plus et l'univers devient simpliste et laid. A noter l’extrême platitude du dessin qui est d'une nullité achevée. Une création purement commerciale surfant sur le succès de la saga MP3 (gratuite, elle). Conclusion: laissez de côté cette daube ainsi que les romans Naheulbeuk, affreusement mal écrits et peu inspirés et téléchargez la saga MP3 qui, elle, en vaut vraiment la peine. PS: critique à copier coller pour reflets d'acide.
Doktor Sleepless
Je n'y arrive pas avec Warren Ellis. Ses oeuvres beaucoup trop complexes me sont impénétrables. Le plaisir de la lecture s'en ressent fortement. On sent bien qu'il y a des effets de mises en scène pour amener l'action via ce savant fou. Cependant, cela ne produit pas l'effet escompté car le lecteur s'est totalement perdu en chemin. Il y a certainement de bonnes idées mais assez mal exploitées. Au final, la déception domine nettement.
C'est toi ma maman ?
A l'instar de son précédent bouquin Fun Home, Alison Bechdel a placé sa famille au centre de son oeuvre. cette fois-ci ce n'est pas son père, mais sa mère qui est concernée. Et je dois dire que l'intérêt de l'entreprise me laisse rien moins que dubitatif. Certes, on sent que son histoire familiale interroge énormément Alison, qui ramène parfois trop de choses à son homosexualité. Visiblement son analyse n'est pas terminée, car elle inclut non seulement sa mère, son père et ses frères et ses petites amies dans son histoire, mais aussi ses psychanalystes... Si encore elle parlait de la façon dont tout ça influait sur son oeuvre, du moins son versant fictionnel, pour peu qu'il y en ait un, mais elle aborde très peu cet aspect. Non, ce sont pour l'essentiel des retranscriptions de conversations avec toutes ces personnes, et je dois avouer que c'est d'un ennui... abyssal. J'ai même sauté quelques passages où elle citait et faisait l'exégèse de psychanalystes plus ou moins célèbres. il y a quelques raccords avec des auteurs, comme Virginia Woolf, mais seul ce vernis psy est présent. Seul le dessin a finalement trouvé grâce à mes yeux ; il est clair, expressif, mais au final cela ne suffit pas à faire passer la pilule de près de 300 pages...
Methraton
Tout ce qui a un rapport avec Chroniques de la lune noire ne peut que me rebuter, j'aurais donc dû ne pas m'intéresser à "Methraton", mais je suis incorrigible. Ce genre de Bd se veut très picturale avec ses grandes cases aérées ; ses visions apocalyptiques visent à l'inscrire dans un genre de fantastique très torturé, et j'y reconnais le délire de Froideval. Le dessin en lui-même n'est pas désagréable mais ce genre de bande qui appuie sur l'aspect mystique et se vautre dans les effets faciles, ça me saoule très vite ; j'ai failli refermer rapidement l'album, mais j'ai continué un peu et feuilleté les 2 autres tomes qui offrent de belles images comme la double page de Memphis dans le tome 2, et finalement, il m'est impossible de rentrer dans cet univers, ça fait partie des Bd que je ne comprends pas et qui ne m'apportent aucun plaisir de lecture. C'est bien d'y avoir jeté un oeil pour me faire une idée, mais c'est exactement ce à quoi je m'attrendais, c'est un type de fantasy que je n'aime pas, et je passe mon chemin pour trouver mieux ailleurs...
Batman - L'île de Monsieur Mayhew
Ce mélange improbable de héros excentriques avec Batman et Robin m'a fait plutôt rigoler ; mais la vraie question, c'est faut-il en rire ? Je n'en ai pas envie rétrospectivement car j'ai été plus que déçu de voir comment des auteurs modernes peuvent verser dans le n'importe quoi sous prétexte de dépoussiérer les vieux super-héros D.C. (et c'est pareil pour ceux de Marvel qui ne sont pas mieux gâtés). Ce genre de confrontation comme ça se fera aussi avec des créatures comme Predator décrédibilise totalement l'image des super-héros que j'ai aimé étant gamin, et je ne peux souscrire à ce type de pantalonnade. Oh bien-sûr, c'est une mise en page très moderne, le dessin est très bon, mais le scénario est complètement folklo, ce n'est plus du super-héros qui protège la société, c'est du jeu d'enquête à énigme, on se croirait dans Dix petits Nègres d'Agatha Christie... bref, c'est pitoyable, mais ce qui est triste c'est que certains jeunes lecteurs peuvent tomber dans le panneau en se disant que Batman, ça ne vaut rien et qu'ils peuvent ne plus y revenir, c'est dommage parce que c'est l'un des plus riches et des plus fascinants dans l'univers des super-héros, et qu'il mérite beaucoup mieux que ça.
Diablo III
L’épée de justice est un comics situé dans l’univers de Diablo entre l’extension Lord of Destruction de Diablo 2 et le troisième opus de la licence: bref, cela fait le lien entre les deux. Il présente les aventures de Jacob qui a décidé de fuir sa ville natale de Staalbreak construite au pied du mont Arreat (où était caché la Pierre Monde avant sa destruction par Tyraël) après avoir tué son père qui était devenu fou. Ses voyages vont le mettre sur la route d’une épée magique et il sera un des premiers Nephalem, ces hommes plus puissants que les anges et démons. J'avoue avoir été déçu par cet opus où l'on ne retrouve aucun des personnages marquants de la saga. J'étais un joueur dans le temps et ce jeu vidéo était l'un de mes préférés. La nostalgie m'a poussé vers ce titre et c'est bien une déception. Les dessins sont brouillons et le récit n'est pas très clair. Il faudra s'accrocher pour pouvoir suivre et apprécier. A noter que de toute façon, la série a été abandonnée.
Le Bandard fou
Je me souviens de cet album vers 1974 ou 75, on en parlait beaucoup, Giraud s'était transformé en Moebius et donnait la pleine mesure de ses fantasmes délirants dans Métal Hurlant qu'il venait de co-fonder avec Dionnet et Druillet. Tous les intellos rappliquaient parce que subitement, la bande dessinée c'était très tendance d'en lire, surtout ce genre d'histoire où il ne se passe rien car il n'y a rien à comprendre pour un lecteur normalement constitué. Tout est à l'image de cette suite de dessins où un gars subit une transformation en page de gauche : c'est le surréalisme à l'état pur, y'en a qui aiment ça, tant mieux pour eux chacun est libre et je ne juge pas, mais pour moi, ça ne veut rien dire et ça m'ennuie ; c'est très facile et ça va très vite de remplir des pages comme ça, je le sais parce qu'à une époque, je me suis amusé à faire de la poésie surréaliste, ça remplissait vite, j'écrivais tout ce qui me passait par la tête et ça n'avait aucun sens, mais certains crient au sublime devant un tel résultat. En BD, au prix où elles sont, c'est un peu se moquer du public, vaut mieux garder ça pour soi ou les amis. Le dessin, c'est du Moebius, rien à dire, la qualité est au rendez-vous, mais question histoire, c'est d'une affligeante indigence, prétexte à du n'importe quoi, même si je reconnais que c'est imaginatif ; le sexe n'y est heureusement pas envahissant. Ces délires surréalistes ne sont donc pas du tout mon truc, et je n'ai jamais compris le succès de ce genre de Bd. De toute façon, j'ai toujours préféré Giraud à Moebius...