Voilà une série qui ne m’a jamais accroché. J’ai pourtant essayé plusieurs fois, étant donnée sa notoriété, mais je n’y ai jamais trouvé grand-chose d’intéressant.
D’abord parce que je n’apprécie pas le dessin de Bretécher. Le trait est plutôt minimaliste (mais d’autres en usent avec bonheur) et je ne trouve pas beaux les personnages qu’elle dessine.
Les histoires ensuite ne me font pas plus aimer cette série. La critique de certains milieux – essentiellement parisiens, me semble plus relever du clin d’œil de bon aloi que de la réelle critique sociale.
La série n’est elle-même qu’un objet social, témoignage d’une certaine époque : les bobos de l’époque pouvaient sûrement la lire en se donnant des airs de gauchistes…
Et puis, ce qui est quand même rédhibitoire pour ce genre de série, elle ne me fait pas du tout rire ! Et je ne sais pas si elle était plus efficace à l’époque de sa publication.
Sept Milliards de Chasseurs-Cueilleurs, c'est le récit absurde, humoristique, poétique et philosophique de deux personnages qui se croisent et se recroisent dans le cadre d'une sorte de pièce de théâtre onirique dans un décor de Far-West.
Je n'ai pas réussi à en lire davantage que le quart. J'ai lâché l'affaire car je n'ai absolument pas accroché. J'ai eu l'impression de lire le script d'une pièce de théâtre d'art et d'essai, un récit loufoque et incongru empli de poésie, de rêve et de métaphores de l'humain et de la société... un récit à message... mais surtout un récit sans queue ni tête, bavard et parfaitement ennuyeux en ce qui me concerne.
Je ne suis pas du tout rentré dans le concept artistique, je n'ai pas souri un instant, je n'ai pas été intéressé un instant. Dommage car la couverture m'avait plu avec ses intéressantes couleurs.
Alors, arrivé à la fin du premier quart de l'album, j'ai abandonné, ai rapidement visionné la suite pour constater que le scénario restait sur le même ton, puis regardé la fin pour voir si une révélation quelconque allait redonner de l'intérêt à l'ensemble, mais non.
Absolument pas ma came.
Mauvaise note ici pour le prix spécial du jury d'Angoulême de 2013…
Insipide, plat, ennuyant, opaque… les termes sont assez durs, j'en suis conscient. Je suis passé complètement à côté de cet album. Après 60 planches de lues, soit plus d'un quart de l'album, je n'y arrive pas, tout simplement. Pourtant, je savais à quoi m'attendre et je me disais que j'allais sans doute redécouvrir cet instant de génie tant apprécié dans Asterios Polyp; mais non…
Trop intimiste et torturé pour moi? Je ne sais pas. Je ne sais pas dire pourquoi Asterios Polyp m'est apparu comme une révélation et pourquoi j'ai trouvé cet album barbant au possible.
Reste l'aspect graphique des plus réussis, avec un trait réaliste, une mise en page et des couleurs pastel du plus bel effet.
Mais cela ne suffit pas à me faire apprécier l'album. Les métaphores employées ici ont été pour moi indéchiffrables et sans intérêt.
Vite, je passe à autre chose.
Une série vraiment ennuyeuse et je partage l'avis de Ro à 100%. La seule chose que j'ai aimé c'est la couleur qui est très belle et m'a donné l'impression que le dessin était bon. Sauf qu'après avoir lu attentivement, j'ai remarqué que plusieurs cases étaient incompréhensibles et que les personnages étaient très moches.
Ajoutons à cela un scénario dont je n'ai rien compris. L'auteur semble vouloir écrire une bonne histoire et semble avoir de l'imagination, mais le tout est tellement confus que si on me demandait de résumer l'histoire, je ne saurais quoi répondre parce que je ne sais même pas ce que je viens de lire.
Bref, j'ai lâché ma lecture durant le tome 2.
C’est la première fois que je n’arrive pas à finir un album Futuro. Je n’ai tout simplement pas compris où l’auteur voulait en venir. Le résumé de l’éditeur clame haut et fort qu’il s’agit de « l’album le plus drôle jamais publié par Futuro », bon, je veux bien les croire sur parole, mais je n’ai personnellement pas trouvé ça drôle du tout.
La narration est loufoque et indigeste au possible. On passe sans arrêt du coq à l’âne, et les nombreuses références artistiques me sont complètement passées au-dessus de la tête (l’album est réalisé en collaboration avec le musée d’Orsay). Il y a peut-être une réflexion intéressante sur l’art et l’artiste, mais j’y suis resté hermétique, et j’ai souffert jusqu’au ¾ de l’album avant de laisser tomber.
Affreux affreux.
Ces petites histoires ne m'ont pas laissé une grande impression, à part celle intitulée "Privilèges en or" qui est la plus cynique et la mieux tournée. Sinon, c'est des instants fugaces d'étreintes et d'après étreintes qui auraient pu avoir un potentiel intéressant en atténuant l'aspect déprimant. Le résultat est bien trop masturbateur de cervelle. En effet, c'est du dialogue amoureux désabusé et superficiel, du marivaudage désillusionné, du beau verbiage intellectuel plein d'amertume qui ne réussit qu'à vous coller un sérieux cafard.
La vie n'est pas toujours rose, je n'ai donc pas envie de lire une Bd de ce type pour me démoraliser encore plus. A cela s'ajoute le dessin de Prado avec un flou qui donne un certain style, mais trop sombre et avec des femmes peu jolies, ce qui accentue la tristesse de cet album.
D'autre part, je trouve qu'aucun des 2 titres n'est approprié : après l'amour, ça peut être aussi très bon, donc ici c'est trompeur puisqu'on a affaire à des ruptures, et le venin n'est pas l'apanage des femmes car certains hommes y sont autant venimeux.
Ce récit publié à l'origine dans Rock & Folk contient toute la noirceur et la dureté que je n'aime pas trouver en général dans une Bd ; c'est une science-fiction apocalyptique, désespérée et crépusculaire où Druillet présente un monde irradié par la pollution, et habité par une société mortifère.
Ce récit prouve qu'un auteur de bande dessinée peut exorciser ses démons intérieurs en éructant toute sa rancoeur, car c'est la douleur qui accouche de "la Nuit", suite au décès de la femme de l'auteur en 1975, qui le plonge dans une période de profond désespoir. Son désespoir est tel qu'il pousse ici un véritable cri de révolte contre la Terre entière, réussissant un opéra baroque et très sombre, une méditation sur la mort.
Malheureusement, si je reconnais à Druillet un talent graphique dans ces dessins surchargés à l'excès, je ne peux le suivre dans ce paroxysme morbide du chaos, c'est vraiment trop hallucinant et réservé à un public averti.
Une Bd à part dans l'oeuvre de Druillet, qu'il faut quand même feuilleter en bibliothèque, on ne peut pas l'ignorer.
Voilà le genre de manga que je déteste. Après une série de bonnes pioches, je suis tombé sur ce vieux titre qui ne fait plus que recettes parmi les jeunes fans du jeu vidéo sur Playstation. Partir à l'aventure pour affiner sa technique de combat est le postulat de ce manga sans âme.
On passe d'une situation à l'autre sans aucun enchaînement logique. C'est naïf et léger. Certes, pas de prise de tête mais quand même ! Bref, il n'y a aucune qualité indéniable qui justifierait un intérêt.
Après le fameux fac-similé de Tintin au Pays des Soviets, sorti en 1981, j'ai voulu lire les Archives Hergé pour découvrir ses premiers travaux qui sont comme je l'imaginais très ressemblants à Tintin version Soviets ; Hergé ne s'en est jamais caché dans ses interviewes. Véritable ébauche de Tintin, à la silhouette très approchante, d'aspect brouillon, maladroit et gauche, c'est la première vraie bande d'Hergé en 1926, et on y décèle différents aspects qui vont conditionner le personnage de Tintin : l'intrépidité, l'ironie, et surtout le côté boy-scout et catholique.
La bande utilise la technique des Bd pionnières, à savoir les textes placés sous l'image, et graphiquement, c'est vraiment fébrile et très naïf. Bref, rien qui ne peut captiver, mais s'il n'y avait pas eu Totor, il n'y aurait pas eu Tintin.
J'ai lu ça donc vers 1981, j'étais encore jeune et je devrais peut-être le relire un jour avec un oeil d'adulte, mais en feuilletant quelques pages en bibliothèque, ça ne me dit trop rien ; à moins d'y trouver son compte, je crois que cette bande s'adresse vraiment aux collectionneurs.
Voilà typiquement le genre de bande dessinée qui ne doit plus intéresser que les historiens ou les sociologues ! Car elle est assez révélatrice d’une époque et de ses valeurs. Epoque qui s’éloigne fortement de nous. En tout cas de moi…
Sorte de Bretonne moyenne incarnant pas mal de clichés, Bécassine est le genre d’album d’un autre temps, qu’on lit lorsque l’on tombe dessus chez ses grands parents (qui eux-mêmes la tenaient de…). Enfin j’exagère un peu, mais pas tant que ça. C’est en tout cas un peu comme ça que j’ai eu l’occasion d’en feuilleter un exemplaire. Feuilleter seulement, car je suis resté totalement hermétique aux aventures de cette bretonne voyageuse, pas forcément aussi « simple » que l’image qui nous en est restée. Un révélateur des lecteurs de l’époque, à qui on donnait à se moquer. Une sorte de conservatoire des classes sociales, quelque chose de rassurant sûrement…
Au passage, c’est amusant de voir comment le nom et le personnage (en tout cas son image) de Bécassine sont entrés dans l’imaginaire collectif, comment presque tout le monde peut la citer, alors même que de moins en moins de personnes l’ont réellement lue ! Malgré les efforts de quelques chanteuses à texte comme Chantal Goya… Bécassine, ou la survivance du signe à la chose signifiée…
Il y a quelques années on (les propriétaires des droits financiers j’imagine) a essayé de relancer le « mythe », en le réactualisant, au travers d’un dessin animé long métrage et d’albums dérivés, ce qui ne m’avait pas vraiment convaincu…
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Les Frustrés
Voilà une série qui ne m’a jamais accroché. J’ai pourtant essayé plusieurs fois, étant donnée sa notoriété, mais je n’y ai jamais trouvé grand-chose d’intéressant. D’abord parce que je n’apprécie pas le dessin de Bretécher. Le trait est plutôt minimaliste (mais d’autres en usent avec bonheur) et je ne trouve pas beaux les personnages qu’elle dessine. Les histoires ensuite ne me font pas plus aimer cette série. La critique de certains milieux – essentiellement parisiens, me semble plus relever du clin d’œil de bon aloi que de la réelle critique sociale. La série n’est elle-même qu’un objet social, témoignage d’une certaine époque : les bobos de l’époque pouvaient sûrement la lire en se donnant des airs de gauchistes… Et puis, ce qui est quand même rédhibitoire pour ce genre de série, elle ne me fait pas du tout rire ! Et je ne sais pas si elle était plus efficace à l’époque de sa publication.
Sept Milliards de Chasseurs-Cueilleurs
Sept Milliards de Chasseurs-Cueilleurs, c'est le récit absurde, humoristique, poétique et philosophique de deux personnages qui se croisent et se recroisent dans le cadre d'une sorte de pièce de théâtre onirique dans un décor de Far-West. Je n'ai pas réussi à en lire davantage que le quart. J'ai lâché l'affaire car je n'ai absolument pas accroché. J'ai eu l'impression de lire le script d'une pièce de théâtre d'art et d'essai, un récit loufoque et incongru empli de poésie, de rêve et de métaphores de l'humain et de la société... un récit à message... mais surtout un récit sans queue ni tête, bavard et parfaitement ennuyeux en ce qui me concerne. Je ne suis pas du tout rentré dans le concept artistique, je n'ai pas souri un instant, je n'ai pas été intéressé un instant. Dommage car la couverture m'avait plu avec ses intéressantes couleurs. Alors, arrivé à la fin du premier quart de l'album, j'ai abandonné, ai rapidement visionné la suite pour constater que le scénario restait sur le même ton, puis regardé la fin pour voir si une révélation quelconque allait redonner de l'intérêt à l'ensemble, mais non. Absolument pas ma came.
Le Nao de Brown
Mauvaise note ici pour le prix spécial du jury d'Angoulême de 2013… Insipide, plat, ennuyant, opaque… les termes sont assez durs, j'en suis conscient. Je suis passé complètement à côté de cet album. Après 60 planches de lues, soit plus d'un quart de l'album, je n'y arrive pas, tout simplement. Pourtant, je savais à quoi m'attendre et je me disais que j'allais sans doute redécouvrir cet instant de génie tant apprécié dans Asterios Polyp; mais non… Trop intimiste et torturé pour moi? Je ne sais pas. Je ne sais pas dire pourquoi Asterios Polyp m'est apparu comme une révélation et pourquoi j'ai trouvé cet album barbant au possible. Reste l'aspect graphique des plus réussis, avec un trait réaliste, une mise en page et des couleurs pastel du plus bel effet. Mais cela ne suffit pas à me faire apprécier l'album. Les métaphores employées ici ont été pour moi indéchiffrables et sans intérêt. Vite, je passe à autre chose.
Les Croqueurs de sable
Une série vraiment ennuyeuse et je partage l'avis de Ro à 100%. La seule chose que j'ai aimé c'est la couleur qui est très belle et m'a donné l'impression que le dessin était bon. Sauf qu'après avoir lu attentivement, j'ai remarqué que plusieurs cases étaient incompréhensibles et que les personnages étaient très moches. Ajoutons à cela un scénario dont je n'ai rien compris. L'auteur semble vouloir écrire une bonne histoire et semble avoir de l'imagination, mais le tout est tellement confus que si on me demandait de résumer l'histoire, je ne saurais quoi répondre parce que je ne sais même pas ce que je viens de lire. Bref, j'ai lâché ma lecture durant le tome 2.
Moderne Olympia
C’est la première fois que je n’arrive pas à finir un album Futuro. Je n’ai tout simplement pas compris où l’auteur voulait en venir. Le résumé de l’éditeur clame haut et fort qu’il s’agit de « l’album le plus drôle jamais publié par Futuro », bon, je veux bien les croire sur parole, mais je n’ai personnellement pas trouvé ça drôle du tout. La narration est loufoque et indigeste au possible. On passe sans arrêt du coq à l’âne, et les nombreuses références artistiques me sont complètement passées au-dessus de la tête (l’album est réalisé en collaboration avec le musée d’Orsay). Il y a peut-être une réflexion intéressante sur l’art et l’artiste, mais j’y suis resté hermétique, et j’ai souffert jusqu’au ¾ de l’album avant de laisser tomber. Affreux affreux.
Après l'amour (Venin de femmes)
Ces petites histoires ne m'ont pas laissé une grande impression, à part celle intitulée "Privilèges en or" qui est la plus cynique et la mieux tournée. Sinon, c'est des instants fugaces d'étreintes et d'après étreintes qui auraient pu avoir un potentiel intéressant en atténuant l'aspect déprimant. Le résultat est bien trop masturbateur de cervelle. En effet, c'est du dialogue amoureux désabusé et superficiel, du marivaudage désillusionné, du beau verbiage intellectuel plein d'amertume qui ne réussit qu'à vous coller un sérieux cafard. La vie n'est pas toujours rose, je n'ai donc pas envie de lire une Bd de ce type pour me démoraliser encore plus. A cela s'ajoute le dessin de Prado avec un flou qui donne un certain style, mais trop sombre et avec des femmes peu jolies, ce qui accentue la tristesse de cet album. D'autre part, je trouve qu'aucun des 2 titres n'est approprié : après l'amour, ça peut être aussi très bon, donc ici c'est trompeur puisqu'on a affaire à des ruptures, et le venin n'est pas l'apanage des femmes car certains hommes y sont autant venimeux.
La Nuit
Ce récit publié à l'origine dans Rock & Folk contient toute la noirceur et la dureté que je n'aime pas trouver en général dans une Bd ; c'est une science-fiction apocalyptique, désespérée et crépusculaire où Druillet présente un monde irradié par la pollution, et habité par une société mortifère. Ce récit prouve qu'un auteur de bande dessinée peut exorciser ses démons intérieurs en éructant toute sa rancoeur, car c'est la douleur qui accouche de "la Nuit", suite au décès de la femme de l'auteur en 1975, qui le plonge dans une période de profond désespoir. Son désespoir est tel qu'il pousse ici un véritable cri de révolte contre la Terre entière, réussissant un opéra baroque et très sombre, une méditation sur la mort. Malheureusement, si je reconnais à Druillet un talent graphique dans ces dessins surchargés à l'excès, je ne peux le suivre dans ce paroxysme morbide du chaos, c'est vraiment trop hallucinant et réservé à un public averti. Une Bd à part dans l'oeuvre de Druillet, qu'il faut quand même feuilleter en bibliothèque, on ne peut pas l'ignorer.
Tales of Destiny
Voilà le genre de manga que je déteste. Après une série de bonnes pioches, je suis tombé sur ce vieux titre qui ne fait plus que recettes parmi les jeunes fans du jeu vidéo sur Playstation. Partir à l'aventure pour affiner sa technique de combat est le postulat de ce manga sans âme. On passe d'une situation à l'autre sans aucun enchaînement logique. C'est naïf et léger. Certes, pas de prise de tête mais quand même ! Bref, il n'y a aucune qualité indéniable qui justifierait un intérêt.
Totor - C.P. des hannetons
Après le fameux fac-similé de Tintin au Pays des Soviets, sorti en 1981, j'ai voulu lire les Archives Hergé pour découvrir ses premiers travaux qui sont comme je l'imaginais très ressemblants à Tintin version Soviets ; Hergé ne s'en est jamais caché dans ses interviewes. Véritable ébauche de Tintin, à la silhouette très approchante, d'aspect brouillon, maladroit et gauche, c'est la première vraie bande d'Hergé en 1926, et on y décèle différents aspects qui vont conditionner le personnage de Tintin : l'intrépidité, l'ironie, et surtout le côté boy-scout et catholique. La bande utilise la technique des Bd pionnières, à savoir les textes placés sous l'image, et graphiquement, c'est vraiment fébrile et très naïf. Bref, rien qui ne peut captiver, mais s'il n'y avait pas eu Totor, il n'y aurait pas eu Tintin. J'ai lu ça donc vers 1981, j'étais encore jeune et je devrais peut-être le relire un jour avec un oeil d'adulte, mais en feuilletant quelques pages en bibliothèque, ça ne me dit trop rien ; à moins d'y trouver son compte, je crois que cette bande s'adresse vraiment aux collectionneurs.
Bécassine
Voilà typiquement le genre de bande dessinée qui ne doit plus intéresser que les historiens ou les sociologues ! Car elle est assez révélatrice d’une époque et de ses valeurs. Epoque qui s’éloigne fortement de nous. En tout cas de moi… Sorte de Bretonne moyenne incarnant pas mal de clichés, Bécassine est le genre d’album d’un autre temps, qu’on lit lorsque l’on tombe dessus chez ses grands parents (qui eux-mêmes la tenaient de…). Enfin j’exagère un peu, mais pas tant que ça. C’est en tout cas un peu comme ça que j’ai eu l’occasion d’en feuilleter un exemplaire. Feuilleter seulement, car je suis resté totalement hermétique aux aventures de cette bretonne voyageuse, pas forcément aussi « simple » que l’image qui nous en est restée. Un révélateur des lecteurs de l’époque, à qui on donnait à se moquer. Une sorte de conservatoire des classes sociales, quelque chose de rassurant sûrement… Au passage, c’est amusant de voir comment le nom et le personnage (en tout cas son image) de Bécassine sont entrés dans l’imaginaire collectif, comment presque tout le monde peut la citer, alors même que de moins en moins de personnes l’ont réellement lue ! Malgré les efforts de quelques chanteuses à texte comme Chantal Goya… Bécassine, ou la survivance du signe à la chose signifiée… Il y a quelques années on (les propriétaires des droits financiers j’imagine) a essayé de relancer le « mythe », en le réactualisant, au travers d’un dessin animé long métrage et d’albums dérivés, ce qui ne m’avait pas vraiment convaincu…