Une série humoristique sur le thème de la restauration et des serveurs, pourquoi pas ? Joker pour éditeur, vraiment pas un gage de qualité mais bon sait-on jamais ?
Eh bien, non, pas du tout ! J'ai trouvé cette série véritablement nulle.
Cela ne tient pas au graphisme qui est correct dans le style humour gros-nez franco-belge, quoique la colorisation soit franchement sans charme.
Mais par contre, on dirait des gags niveau école primaire, blagues de Toto ou blagues de blondes, et encore les blagues de blondes sont plus originales. L'humour est franchement pitoyable à mes yeux. J'en étais à écarquiller les yeux et à me demander comment on pouvait publier une bande dessinée d'un tel niveau, et je me demande bien ce qui a pu motiver à la publication d'un second tome qui plus est. Le premier tome s'est vraiment vendu ?
Bon, ça ressemble à une charge violente et un peu gratuite contre cette oeuvre, son auteur et son éditeur mais j'avoue ne pas savoir comment argumenter mon avis hormis de dire que pour une BD humoristique, celle-ci est tout sauf drôle. Disons que je ne suis pas le public cible mais que je me demande aussi qui peut bien être ce fameux public cible.
Occasion m'a été donnée de lire cette... Bd, car c'en est une hélas. J'aurais préféré m'en passer, mais après tout, il vaut mieux avertir les lecteurs qu'ils ne gaspillent ni leur argent ni leur temps à cette mauvaise adaptation du film, qui n'est pas prête de remonter le niveau de ce pitoyable exercice qui consiste à repomper entièrement une oeuvre cinématographique.
Parce qu'ici, on est en plein dedans, c'est du copié-collé plan par plan (d'ailleurs la couverture d'album reprend l'affiche du film), et en plus, c'est tellement mal dessiné que c'en est insultant pour Indy et tous les fans que nous sommes. On se demande comment Spielberg peut autoriser ce genre de sous-produit de son film... c'est uniquement une question de fric pour quelques éditeurs...
Comme je le disais, c'est tellement mal dessiné qu'à un moment, je me demandais si c'était vraiment un comics, ça ressemble à une Bd enfantine, et même Harrison Ford est mal dessiné. C'est donc à fuir.
Finalement, ce produit indigeste et honteux m'a donné envie de ressortir le DVD, parce que le film lui, est quand même bon..
Je n'ai pas du tout aimé cette série que j'ai laissé tomber après 2 tomes.
Déjà je trouve le dessin sans charme. Il est lisible, mais aussi froid et sans aucune personnalité. Le genre de style réaliste qui me laisse de marbre. Mais le pire est le scénario. L'idée de départ ne m'a pas séduit quoique je voulais laisser une chance au scénariste.
Très vite je me suis perdu dans un scénario ennuyeux dont je ne comprenais absolument rien. Je pensais que c'était uniquement par manque de concentration, que si j'avais été captivé par ma lecture j'aurais mieux compris, mais les autres avis m'ont montré que je n'étais pas le seul. Les éclipses sont mal faites. On part d'une scène à l'autre sans que je comprenne ce qui se passait. Les personnages ne sont pas du tout attachants et j'en ai rien à cirer de leur existence.
Je ne connais pas le roman de Manchette original, alors je ne peux juger cette BD que comme une oeuvre à part entière (et non comme une adaptation).
Et je dois avouer que je me suis royalement ennuyé :
. narration poussive, à coup de grands cadres trop verbeux (on est dans une BD, pas dans un roman...)
. histoire finalement un peu nébuleuse : quel est le but de "l'héroïne", pourquoi continue-t-elle à tuer, pourquoi une telle débauche de violence ?
. pas de pic de suspense et/ou de tension,
. une fin curieuse et pas palpitante du tout.
Le dessin plutôt agréable n'arrive pas à rattraper le tout. Peut-être aurait-il fallu un récit en deux tomes (comme dans "la Princesse de Sang" des mêmes auteurs, que je trouve quand même meilleur).
Bref, pour moi c'est une oeuvre ratée, une BD ratée (mais peut-être le roman d'origine est-il meilleur ?).
Dans la droite lignée de Requiem, Chevalier Vampire, Pat Mills imagine une sorte de réplique féminine à son chevalier vampire et adopte à peu près les mêmes recettes. Ledroit n'est plus aux pinceaux, mais Tacito à de qui tenir et ne démérite pas ; il adopte son style heurté et le même univers dantesque et infernal pour une Bd qui a les mêmes défauts que son modèle : des pages outrageusement surchargées, une explosion de couleurs agressives, de l'ultraviolence gratuite, une accumulation de séquences dont le scénario fouillis ne parvient pas à trouver une cohérence, une voie plus normale on va dire... en gros, j'ai la nette impression qu'il n'y a pas d'histoire, c'est juste du délire graphique relié par rien.
Tacito se régale avec ses personnages aux gueules de fous, et ses massacres sanglants où surnagent toutefois quelques bonnes idées comme le grand magasin pour vampires, avec le techno-cercueil, et des personnages intéressants comme celui de Bathory qui trouve une juste place dans cet univers sanglant.
Si le dessin de Tacito ne me déplaît pas (après tout, j'avais bien aimé 666), je n'éprouve aucune attirance pour ce spin-of gothique que je place à peu près au même niveau que son modèle.
Il faudrait faire une dissertation ou une thèse pour comprendre que l'idée de super héros européens ne fonctionne pas. Ici c'est le cas , autant le premier tome pouvait laisser penser qu'il y aurait matière à, mais non. Gros point qui ma dérange, c'est que ces super héros sont très très vieillots. Tôles en ferraille, hypnose, passe muraille, alors bon d'accord ça tombe bien nous sommes en 1900 et un peu plus, mais quand même. Comment peut on vouloir rivaliser avec les comics américains. Bien sur ce n'est pas le but mais quand même! Je passe au tome 2, nous voila embarqués dans le mouvement surréaliste avec des personnages connus mais très mal caricaturés qui s'agitent dans leur microcosme d'intelligentia parisienne qui n'apporte pas grand chose au récit.
A trop vouloir faire dans le style feuilletonesque d'antant les auteurs nous perdent, tout est trop manichéen. Vraiment pas accroché, j'en remets une petite couche pour le dessin; ah les visages! un coup pas mauvais puis l'instant d'après n'ayant plus rien a voir avec ce qui avait été vu avant. Vraiment, sans blague, regardez. Vous me direz que ce qui compte c'est l'histoire, mais bon vous avez compris mon sentiment. Il parait qu'à la fin du tome 6 nous comprenons pourquoi les super héros européens ont disparus. Au tome 3, moi je sais pourquoi.
J'ai adoré Crossed, j'ai adoré Crossed - Valeurs familiales mais ce Crossed - Psychopathe est tout à fait décevant.
Je suis ultra déçu car l'idée de suivre un psychopathe bien pire que les infectés à la croix était tout simplement géniale ! Vu le nombre de pages, ça aurait du carrément être une fresque.
Ce qui est décevant, c'est que le scénario tient sur un timbre poste...
Déjà, les personnages ne sont absolument pas attachants. On a juste envie qu'ils meurent pour passer à d'autres personnages. Ils sont totalement inconsistants, en gros, cette histoire n'est composée que de personnages secondaires transparents. Ils peuvent mourir, en tant que lecteur, on s'en fout totalement.
Le vrai personnage principal de l'histoire, c'est ce tueur en série. Le problème, c'est que ses intentions et motivations sont assez obscures. Il n'est tout simplement pas crédible.
Donc non seulement tous les personnages sont détestables, mais en plus, ils sont inintéressants.
Dans une histoire aussi longue, j'aurais adoré voir un psychopathe passer dans plusieurs groupes de survivants et suivre son histoire sur une grande durée. Ça, ça aurait pu être marquant et devenir intéressant (et on aurait peut être pu trouver dans le lot un ou deux personnages captivants...).
Que dire des dessins ? Oui il y a de l'horreur mais... les dessins eux-mêmes sont assez laids selon moi. Malgré des efforts de style dans la mise en page (certaines pages sont de vrais petits bijoux d'ingéniosité dessinée), les dessins sont vraiment foirés. En tout cas, moi, ils ne me parlent pas du tout. On arrive limite à confondre certains personnages par moment et les scènes "horribles" qui sont dépeintes sont tellement pleines de détails inutiles que ça complique la bonne visibilité de ce qu'on voit. Et je ne parle même pas des quelques problèmes de proportions entre les personnages et les décors...
En résumé :
Crossed nous plongeait dans la vision la plus horrible d'un monde post-apocalyptique.
Crossed - Valeurs familiales nous faisait comprendre que les humains "sains" pouvaient être pire que les infectés et nous proposait un vrai méchant charismatique dont on se souvient.
Crossed - Psychopathe... bah il n'apporte rien de nouveau à part de la déception car l'idée du psychopathe était géniale et très prometteuse...
Je ne suis pas aussi connaisseur que Ro en matière d'informatique, je ne ferai donc pas d'analyse technique, mais artistique. Je sais qu'il faut évoluer, mais mettre Batman à la sauce high tech des ordinateurs, c'est carrément débile. En plus, ce n'est même pas le vrai, on a droit à un ersatz.
Batman fait figure d'intrus dans cet univers où il n'a pas sa place, c'est une sorte de guest-star, il est absent des premières pages et on le voit ensuite à peine. On dirait que les auteurs se sont crus obligés d'inclure une légende des comics de super-héros pour se donner une contenance et cautionner leur scénario pas vraiment inspiré.
Le dessin est vraiment spécial ; contrairement aux précédents avis, je ne le vois pas avec l'oeil d'un habitué d'informatique, aussi même s'il n'est pas entièrement joli, je trouve qu'il y a pire, mais surtout je trouve que Pepe Moreno n'avait pas besoin de cet artifice, son trait étant suffisamment solide, il n'y a qu'à voir sa Bd Rebel.
Le résultat est donc très médiocre, j'ai plus l'impression d'être revenu dans le film Tron (l'original de 1981) que dans un univers sombre batmanien tel que je l'ai aimé dans les comics classiques de Neal Adams.
C'est l'une des toute premières séries de Crumb, et franchement, je la trouve plutôt stupide et sans intérêt. Et pourtant j'aime Crumb. C'est un faux conte enfantin qui voit déambuler une grosse gamine toute nue au sein de décors aux couleurs psychédéliques. C'est empreint de naïveté, et les obsessions de l'auteur ne percent pas encore, il ne se libérera qu'avec Fritz the Cat.
Graphiquement, c'est un trait plutôt maladroit où l'on reconnaît à peine le futur style de Crumb. Une oeuvre de jeunesse qu'il faut donc éviter, à moins d'être un inconditionnel.
L'homme qui assassinait sa vie est une sorte de malade mental névrosé qui tire sur tout ce qui bouge ou plutôt sur tous les êtres qu'il côtoie dans sa vie. le fond est trop noir et trop glauque pour une petite âme comme la mienne.
J'ai littéralement détesté ce récit qui constitue une sorte de road-movie descente aux enfers concernant deux paumés. On n'oubliera pas la vulgarité dans le dialogue afin de conférer une certaine atmosphère grivoise à ce récit pour mâles dominants cyniques.
A la base, il s'agit de l'adaptation d'un polar noir de Jean Vautrin publié en 2001 qui reprend tous les poncifs du genre. Les tontons flingueurs épris de vengeance entre flics pourris et femmes libidineuses ne sont sans doute pas ma tasse de café. Mais plus encore, on sent que la BD a voulu être fidèle a roman ce qui entraîne des enchaînements manquant singulièrement de naturel et de dynamisme.
Bref, c'est véritablement un concentré de tout ce que je déteste. Un polar jubilatoire pour les uns, un désastre absolu pour les autres. En tous les cas, une grosse déception pour moi. Par ailleurs, il faut savoir que le tarif moyen d'une BD dans notre pays se situe autour de 14€ actuellement et c'est sans compter sur l'impact environnemental d'un tel gâchis. A ce prix-là, il ne faudrait pas se tromper...
Plus que dispensable, sauf si vous vous ennuyez vraiment (ce que je ne pense pas).
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La Restauration
Une série humoristique sur le thème de la restauration et des serveurs, pourquoi pas ? Joker pour éditeur, vraiment pas un gage de qualité mais bon sait-on jamais ? Eh bien, non, pas du tout ! J'ai trouvé cette série véritablement nulle. Cela ne tient pas au graphisme qui est correct dans le style humour gros-nez franco-belge, quoique la colorisation soit franchement sans charme. Mais par contre, on dirait des gags niveau école primaire, blagues de Toto ou blagues de blondes, et encore les blagues de blondes sont plus originales. L'humour est franchement pitoyable à mes yeux. J'en étais à écarquiller les yeux et à me demander comment on pouvait publier une bande dessinée d'un tel niveau, et je me demande bien ce qui a pu motiver à la publication d'un second tome qui plus est. Le premier tome s'est vraiment vendu ? Bon, ça ressemble à une charge violente et un peu gratuite contre cette oeuvre, son auteur et son éditeur mais j'avoue ne pas savoir comment argumenter mon avis hormis de dire que pour une BD humoristique, celle-ci est tout sauf drôle. Disons que je ne suis pas le public cible mais que je me demande aussi qui peut bien être ce fameux public cible.
Indiana Jones et le royaume du crâne de cristal
Occasion m'a été donnée de lire cette... Bd, car c'en est une hélas. J'aurais préféré m'en passer, mais après tout, il vaut mieux avertir les lecteurs qu'ils ne gaspillent ni leur argent ni leur temps à cette mauvaise adaptation du film, qui n'est pas prête de remonter le niveau de ce pitoyable exercice qui consiste à repomper entièrement une oeuvre cinématographique. Parce qu'ici, on est en plein dedans, c'est du copié-collé plan par plan (d'ailleurs la couverture d'album reprend l'affiche du film), et en plus, c'est tellement mal dessiné que c'en est insultant pour Indy et tous les fans que nous sommes. On se demande comment Spielberg peut autoriser ce genre de sous-produit de son film... c'est uniquement une question de fric pour quelques éditeurs... Comme je le disais, c'est tellement mal dessiné qu'à un moment, je me demandais si c'était vraiment un comics, ça ressemble à une Bd enfantine, et même Harrison Ford est mal dessiné. C'est donc à fuir. Finalement, ce produit indigeste et honteux m'a donné envie de ressortir le DVD, parce que le film lui, est quand même bon..
Cutting Edge
Je n'ai pas du tout aimé cette série que j'ai laissé tomber après 2 tomes. Déjà je trouve le dessin sans charme. Il est lisible, mais aussi froid et sans aucune personnalité. Le genre de style réaliste qui me laisse de marbre. Mais le pire est le scénario. L'idée de départ ne m'a pas séduit quoique je voulais laisser une chance au scénariste. Très vite je me suis perdu dans un scénario ennuyeux dont je ne comprenais absolument rien. Je pensais que c'était uniquement par manque de concentration, que si j'avais été captivé par ma lecture j'aurais mieux compris, mais les autres avis m'ont montré que je n'étais pas le seul. Les éclipses sont mal faites. On part d'une scène à l'autre sans que je comprenne ce qui se passait. Les personnages ne sont pas du tout attachants et j'en ai rien à cirer de leur existence.
Fatale (Manchette/Cabanes)
Je ne connais pas le roman de Manchette original, alors je ne peux juger cette BD que comme une oeuvre à part entière (et non comme une adaptation). Et je dois avouer que je me suis royalement ennuyé : . narration poussive, à coup de grands cadres trop verbeux (on est dans une BD, pas dans un roman...) . histoire finalement un peu nébuleuse : quel est le but de "l'héroïne", pourquoi continue-t-elle à tuer, pourquoi une telle débauche de violence ? . pas de pic de suspense et/ou de tension, . une fin curieuse et pas palpitante du tout. Le dessin plutôt agréable n'arrive pas à rattraper le tout. Peut-être aurait-il fallu un récit en deux tomes (comme dans "la Princesse de Sang" des mêmes auteurs, que je trouve quand même meilleur). Bref, pour moi c'est une oeuvre ratée, une BD ratée (mais peut-être le roman d'origine est-il meilleur ?).
Claudia - Chevalier Vampire
Dans la droite lignée de Requiem, Chevalier Vampire, Pat Mills imagine une sorte de réplique féminine à son chevalier vampire et adopte à peu près les mêmes recettes. Ledroit n'est plus aux pinceaux, mais Tacito à de qui tenir et ne démérite pas ; il adopte son style heurté et le même univers dantesque et infernal pour une Bd qui a les mêmes défauts que son modèle : des pages outrageusement surchargées, une explosion de couleurs agressives, de l'ultraviolence gratuite, une accumulation de séquences dont le scénario fouillis ne parvient pas à trouver une cohérence, une voie plus normale on va dire... en gros, j'ai la nette impression qu'il n'y a pas d'histoire, c'est juste du délire graphique relié par rien. Tacito se régale avec ses personnages aux gueules de fous, et ses massacres sanglants où surnagent toutefois quelques bonnes idées comme le grand magasin pour vampires, avec le techno-cercueil, et des personnages intéressants comme celui de Bathory qui trouve une juste place dans cet univers sanglant. Si le dessin de Tacito ne me déplaît pas (après tout, j'avais bien aimé 666), je n'éprouve aucune attirance pour ce spin-of gothique que je place à peu près au même niveau que son modèle.
La Brigade Chimérique
Il faudrait faire une dissertation ou une thèse pour comprendre que l'idée de super héros européens ne fonctionne pas. Ici c'est le cas , autant le premier tome pouvait laisser penser qu'il y aurait matière à, mais non. Gros point qui ma dérange, c'est que ces super héros sont très très vieillots. Tôles en ferraille, hypnose, passe muraille, alors bon d'accord ça tombe bien nous sommes en 1900 et un peu plus, mais quand même. Comment peut on vouloir rivaliser avec les comics américains. Bien sur ce n'est pas le but mais quand même! Je passe au tome 2, nous voila embarqués dans le mouvement surréaliste avec des personnages connus mais très mal caricaturés qui s'agitent dans leur microcosme d'intelligentia parisienne qui n'apporte pas grand chose au récit. A trop vouloir faire dans le style feuilletonesque d'antant les auteurs nous perdent, tout est trop manichéen. Vraiment pas accroché, j'en remets une petite couche pour le dessin; ah les visages! un coup pas mauvais puis l'instant d'après n'ayant plus rien a voir avec ce qui avait été vu avant. Vraiment, sans blague, regardez. Vous me direz que ce qui compte c'est l'histoire, mais bon vous avez compris mon sentiment. Il parait qu'à la fin du tome 6 nous comprenons pourquoi les super héros européens ont disparus. Au tome 3, moi je sais pourquoi.
Crossed - Psychopathe
J'ai adoré Crossed, j'ai adoré Crossed - Valeurs familiales mais ce Crossed - Psychopathe est tout à fait décevant. Je suis ultra déçu car l'idée de suivre un psychopathe bien pire que les infectés à la croix était tout simplement géniale ! Vu le nombre de pages, ça aurait du carrément être une fresque. Ce qui est décevant, c'est que le scénario tient sur un timbre poste... Déjà, les personnages ne sont absolument pas attachants. On a juste envie qu'ils meurent pour passer à d'autres personnages. Ils sont totalement inconsistants, en gros, cette histoire n'est composée que de personnages secondaires transparents. Ils peuvent mourir, en tant que lecteur, on s'en fout totalement. Le vrai personnage principal de l'histoire, c'est ce tueur en série. Le problème, c'est que ses intentions et motivations sont assez obscures. Il n'est tout simplement pas crédible. Donc non seulement tous les personnages sont détestables, mais en plus, ils sont inintéressants. Dans une histoire aussi longue, j'aurais adoré voir un psychopathe passer dans plusieurs groupes de survivants et suivre son histoire sur une grande durée. Ça, ça aurait pu être marquant et devenir intéressant (et on aurait peut être pu trouver dans le lot un ou deux personnages captivants...). Que dire des dessins ? Oui il y a de l'horreur mais... les dessins eux-mêmes sont assez laids selon moi. Malgré des efforts de style dans la mise en page (certaines pages sont de vrais petits bijoux d'ingéniosité dessinée), les dessins sont vraiment foirés. En tout cas, moi, ils ne me parlent pas du tout. On arrive limite à confondre certains personnages par moment et les scènes "horribles" qui sont dépeintes sont tellement pleines de détails inutiles que ça complique la bonne visibilité de ce qu'on voit. Et je ne parle même pas des quelques problèmes de proportions entre les personnages et les décors... En résumé : Crossed nous plongeait dans la vision la plus horrible d'un monde post-apocalyptique. Crossed - Valeurs familiales nous faisait comprendre que les humains "sains" pouvaient être pire que les infectés et nous proposait un vrai méchant charismatique dont on se souvient. Crossed - Psychopathe... bah il n'apporte rien de nouveau à part de la déception car l'idée du psychopathe était géniale et très prometteuse...
Batman - Justice Digitale
Je ne suis pas aussi connaisseur que Ro en matière d'informatique, je ne ferai donc pas d'analyse technique, mais artistique. Je sais qu'il faut évoluer, mais mettre Batman à la sauce high tech des ordinateurs, c'est carrément débile. En plus, ce n'est même pas le vrai, on a droit à un ersatz. Batman fait figure d'intrus dans cet univers où il n'a pas sa place, c'est une sorte de guest-star, il est absent des premières pages et on le voit ensuite à peine. On dirait que les auteurs se sont crus obligés d'inclure une légende des comics de super-héros pour se donner une contenance et cautionner leur scénario pas vraiment inspiré. Le dessin est vraiment spécial ; contrairement aux précédents avis, je ne le vois pas avec l'oeil d'un habitué d'informatique, aussi même s'il n'est pas entièrement joli, je trouve qu'il y a pire, mais surtout je trouve que Pepe Moreno n'avait pas besoin de cet artifice, son trait étant suffisamment solide, il n'y a qu'à voir sa Bd Rebel. Le résultat est donc très médiocre, j'ai plus l'impression d'être revenu dans le film Tron (l'original de 1981) que dans un univers sombre batmanien tel que je l'ai aimé dans les comics classiques de Neal Adams.
Yum Yum Book
C'est l'une des toute premières séries de Crumb, et franchement, je la trouve plutôt stupide et sans intérêt. Et pourtant j'aime Crumb. C'est un faux conte enfantin qui voit déambuler une grosse gamine toute nue au sein de décors aux couleurs psychédéliques. C'est empreint de naïveté, et les obsessions de l'auteur ne percent pas encore, il ne se libérera qu'avec Fritz the Cat. Graphiquement, c'est un trait plutôt maladroit où l'on reconnaît à peine le futur style de Crumb. Une oeuvre de jeunesse qu'il faut donc éviter, à moins d'être un inconditionnel.
L'Homme qui assassinait sa vie
L'homme qui assassinait sa vie est une sorte de malade mental névrosé qui tire sur tout ce qui bouge ou plutôt sur tous les êtres qu'il côtoie dans sa vie. le fond est trop noir et trop glauque pour une petite âme comme la mienne. J'ai littéralement détesté ce récit qui constitue une sorte de road-movie descente aux enfers concernant deux paumés. On n'oubliera pas la vulgarité dans le dialogue afin de conférer une certaine atmosphère grivoise à ce récit pour mâles dominants cyniques. A la base, il s'agit de l'adaptation d'un polar noir de Jean Vautrin publié en 2001 qui reprend tous les poncifs du genre. Les tontons flingueurs épris de vengeance entre flics pourris et femmes libidineuses ne sont sans doute pas ma tasse de café. Mais plus encore, on sent que la BD a voulu être fidèle a roman ce qui entraîne des enchaînements manquant singulièrement de naturel et de dynamisme. Bref, c'est véritablement un concentré de tout ce que je déteste. Un polar jubilatoire pour les uns, un désastre absolu pour les autres. En tous les cas, une grosse déception pour moi. Par ailleurs, il faut savoir que le tarif moyen d'une BD dans notre pays se situe autour de 14€ actuellement et c'est sans compter sur l'impact environnemental d'un tel gâchis. A ce prix-là, il ne faudrait pas se tromper... Plus que dispensable, sauf si vous vous ennuyez vraiment (ce que je ne pense pas).