Les derniers avis (5259 avis)

Couverture de la série Les Terres creuses - Carapaces
Les Terres creuses - Carapaces

Ces courts récits fantastiques avec des dessins très beaux et quelques filles à poil dont je ne vois pas ici la justification, me font glisser dans un abîme insondable, c'est une Bd labyrinthique aux méandres dont je ne saisis pas le propos ; tout ça me dépasse et n'a pour moi aucun sens. Et en plus, ça m'emmerde prodigieusement. De plus, ça n'est pas vraiment une Bd dans le sens propre du terme, c'est une succession de dessins artistiques au style très pictural, sans lien direct et surtout sans scénario. Quand j'avais vu ça la première fois en 1978 dans A Suivre ou Métal Hurlant, ça m'avait complètement déconcerté ; oh bien sur, il y a des gens qui criaient au génie, que ça n'avait rien à voir avec l'école Belge ou les auteurs américains, mais bien davantage avec certains peintres surréalistes comme Magritte... c'est très bien, ça m'est égal, moi je n'empêche personne, mais pour moi, c'est trop impersonnel, trop distant de ma vision de la bande dessinée, surtout à cette époque où j'étais encore très jeune. J'ai eu l'occasion de relire récemment cet album "Carapaces", et malgré mon évolution intellectuelle si je puis dire, je reste sur ma position : je m'emmerde et puis c'est tout... il n'est donc pas question que je lise les autres.

04/08/2014 (modifier)
Par Chéreau
Note: 1/5
Couverture de la série Nemesis
Nemesis

Décidément, j’ai du mal avec les séries de Soleil, trop formatées, trop markétées pour moi. Voilà donc encore une histoire abracadabrante, avec ce qu’il faut (d’après les éditeurs de Soleil) de paranormal, une grosse dose de complot au plus haut niveau de l’État américain, un méchant bien cintré et des décors ultratechnologiques. Le cahier des charges est respecté jusqu’à l’indigestion. Les héros sont forcément une paire de flics mal assortis, le beau gosse sculptural et le quinqua bougon au grand cœur. Qui semble d’ailleurs perdre 20 ans en cinq tomes en se mettant en ménage avec la jeune et belle héroïne que dédaigne le don juan de service. Le dessin, à la fois virtuose et sans originalité, multiplie les perspectives de ville en plongée, les grandes cases pleines et de détails et les poses maniéristes très en vogue dans les bandes dessinées de la même veine (Cf. le Troisième Testament, 666 ou L’Histoire secrète, par exemple). Le dessin serait toutefois acceptable (malgré un changement de dessinateur au tome 6 qui lui fait perdre un peu de qualité) avec une histoire mieux construite. On est ici dans le n’importe quoi rocambolesque. Et si les coups de théâtre sont amenés au rythme que préconisent les écoles de scénaristes, ils aiguillent à chaque fois un peu plus l’histoire dans le grand-guignol vaguement ridicule. Prenons un exemple. Pardonnez-moi de gâcher un peu la surprise de ceux qui voudraient tout de même tenter la laborieuse lecture de cette série. Le premier tome décrit la tentative des vilains comploteurs de croiser des handicapés mentaux avec des espèces d’araignées cyborg (si, si !). L’objectif est théoriquement de produire des machines de guerre indestructibles. Rassurez-vous, ces monstres succombent à une balle de revolver aussi facilement que le virtuose du sabre des Aventuriers de l’arche perdue. Une belle manière de se compliquer la vie pour pas grand-chose… Les grandes scènes finales de chaque album résolvent l’impossible imbroglio par des procédés façon deus ex machina à chaque fois plus improbables. J’ai renoncé à comprendre au bout de quelques tomes. Je ne suis pas sûr au demeurant que l’auteur maîtrise bien lui-même les pirouettes scénaristiques qu’il organise. On pourrait estimer qu’il s’agit d’une lecture facile, d’un machin de plaisir immédiat qu’on dévore en quelques heures de sieste et qui laisse peu de trace. Mais l’effort pour essayer de comprendre les ressorts abracadabrants du scénario et la multiplication des clichés m’ont rapidement ôté le peu de plaisir que la série pouvait m’apporter.

01/08/2014 (modifier)
Par Erik
Note: 1/5
Couverture de la série Ecce Homo (Alter Comics)
Ecce Homo (Alter Comics)

Ecce Homo est beaucoup trop brouillon. C'est une bd expérimentale qui se déroule à trois époques différentes avec pour fil conducteur l'homme. Le décor change mais les acteurs restent les mêmes. C'est hautement minimaliste et il faut se laisser prendre au jeu si on arrive à comprendre ce que le petit personnage baragouine. Bref, il y a un manque de cohérence manifeste. C'est le genre de bd que je n'aime pas. Je comprends néanmoins le désir de publication de jeunes auteurs désirant se lancer. Cependant, le marché est sans pitié. Moi également.

29/07/2014 (modifier)
Par Canarde
Note: 1/5
Couverture de la série Reconquêtes
Reconquêtes

Comme Miranda, ce conglomérat de mamelles à la plastique extraordinairement gonflée m'a donné la nausée. Comme dans Mézolith l'histoire se situe dans une période peu documentée. Mais alors que dans Mezolith, on essaye de reconstituer un imaginaire fait de légendes qui voisinent avec les réalités concrètes du quotidien (la chasse, le repas, le fonctionnement de la tribu) ici on nous ressort le bon vieux monstre méchant contre lequel il faudra se battre. Rien d'original, d'autant plus que ce manichéisme écrase toute velléité de connaissance historique: comment démêler le documenté, du farfelu? Je n'ai donc pas du tout accroché à l'intrigue, elle semble le support prétexte au dessin, qui parvient a être à la fois rond et agressif par ses couleurs très contrastées, et son aspect luisant. On sent qu'il y a une recherche d'érotisme, mais par quelqu'un qui aurait peu pratiqué les vraies femmes, ou qui ne les aimerait pas telles qu'elles sont. L’atmosphère est très artificielle, une sorte de réinterprétation 2010 des péplums Hollywoodiens en couleurs des années 50. C'est sans doute ce qui plait à Agecanonix, je ne vois que ça! Les dialogues sont extrêmement figés, et c'est ça le plus raté. Que le dessin soit destiné à faire bander les adolescents, pourquoi pas, mais on ne peut pas croire un instant que qui que ce soit, à quelque époque que ce soit ait pu parler de cette manière ampoulée. Il faut s'y reprendre à trois fois pour lire une bulle, tellement c'est chiant. J'avoue que je ne suis pas parvenue à terminer le premier tome. Prenez un dialoguiste, peut-être...., ça peut faire passer la pilule. Bref tout ce savoir-faire me semble très mal employé. Je ne mets qu'une étoile parce que je ne peux vraiment pas finir la lecture, et que ce genre de BD contribue à symboliser la femme comme à la fois objet sexuel et tyran, ce qui me parait pour le moins inutile, voire néfaste.

24/07/2014 (MAJ le 25/07/2014) (modifier)
Couverture de la série Cutting Edge
Cutting Edge

A partir d'un scénario qui semble au départ très original, ce récit finit très vite par atteindre des abîmes vertigineux. J'ai lu le premier diptyque, puis le tome 3 et j'ai décroché, largué par ce récit embrouillé, vaincu par tant de hardiesse mal exploitée, d'autant plus que beaucoup de choses restent floues : la récompense de ces épreuves n'est pas clairement expliquée ; quel est l'intérêt de ces missions pour Leviathan ? Bref, ce jeu mortel car c'en est un puisqu'il y a des morts (Jirakee était bien sympathique) m'a un peu déstabilisé et profondément ennuyé, et je trouve qu'il existe des moyens beaucoup plus fiables pour utiliser les aptitudes de chacun des concurrents sélectionnés. Comme la série qui semble vouloir jouer avec le high tech et la modernité, le dessin n'est pas désagréable, mais pas révolutionnaire pour autant, en fait, il me laisse indifférent, comme le reste...

23/07/2014 (modifier)
Couverture de la série Big Foot
Big Foot

A première vue, ça a l'air assez délirant et loufoque ; ce récit fractionné en petits chapitres, se veut une parodie du Far West basée sur l'absurde, où l'on croit reconnaître de vagues tronches d'acteurs... mais qu'est-ce que c'est laid ! graphiquement, c'est affreux, je ne peux pas lire un album dessiné de cette façon. Le dessin de Dumontheuil m'avait plu sur des récits comme Malentendus, Le Singe et la Sirène ou Qui a tué l'idiot ?, mais ici, il change complètement de style, délaisse la couleur directe et adopte une sorte de trait informe avec des visages encore plus tordus que d'habitude, je n'aime pas du tout ce genre de dessin, et spécialement pour un western. Le western humoristique a été traité avec respect et dérision dans Lucky Luke et Les Tuniques Bleues, ou de façon carrément parodique et plus bon enfant dans Chick Bill et quelques autres Bd franco-belges, mais là, c'est du n'importe quoi, et en plus, ça n'est même pas drôle, je ne trouve rien qui puisse m'attirer dans ce type de bande qui n'est intéressante ni graphiquement, ni sur le plan du scénario, et je désespère de voir le western traité ainsi, en récoltant qui plus est une moyenne si élevée, j'avoue ne pas comprendre. Dans un genre approchant et très déjanté, je préfère la vision surréaliste et décapante de Jacovitti sur Coccobill, là au moins c'est rigolo. De toute façon, il ne faut pas chercher à comparer "Big Foot" avec les westerns réalistes, qui en principe touchent un public différent ; je crois que je n'aurais jamais dû lire cette Bd, je vais avoir du mal à m'en remettre...

22/07/2014 (modifier)
Couverture de la série Kirihito
Kirihito

Un des mangas les moins réussis par Osamu Tezuka (mis à part les dessins qui sont toujours aussi beaux, ce que j'aime énormément chez le Dieu du Manga.) [SPOILER]Le scénario se transforme peu à peu en une histoire à pleurer dans les chaumières, car son héros, le Dr Kirihito est antipathique: par exemple il promet à sa fiancée, Izumi, de l'épouser alors qu'à peine il part en bateau pour étudier la maladie, celle-ci se fait abuser sexuellement à plusieurs reprises par un médecin psychopathe, concurrent face à Kirihito. Quant à lui, lorsqu'il vient juste d'arriver dans une autre contrée Kirihito se met à épouser une dévergondée du village, Tazu, après l'avoir séduit avec son numéro de nue tentatrice. Plus tard, celle-ci est tuée et Kirihito est atteint par la maladie du "Chien"; son ancienne promise Izumi vient le voir (sans le reconnaître) et il lui ment en disant qu'il ne l'a pas vu. (lui-même!) Plus tard, il rencontre Reika,une contorsionniste ayant un penchant zoophile en voyant Kirihito en chien-mutant...[FIN SPOILER] Bref le reste est pareil, une des pires oeuvres de Tezuka,avec la saga Black Jack et les 3 Adolf.

12/07/2014 (modifier)
Par BDenis
Note: 1/5
Couverture de la série De Selma à Montgomery
De Selma à Montgomery

(Avertissement : j'accorde toujours plus d'importance au scénario qu'au dessin) Dans les années soixante aux Etats Unis, Alabama 1965 pour être précis, un couple de blancs tombe en panne de voiture et se trouve fortuitement mêlé à une manifestation de noirs revendiquant des droits qui nous paraissent si naturels aujourd’hui. La femme est exécrable et raciste, on a envie de lui mettre des baffes même si l’on sait que ça ne se fait pas, mais comme cela ne reste que des pensées vu que ça n’est qu’une BD on ne va pas se priver d’en avoir envie. Le mari est sous son influence (de sa femme), il est mou qu’on en arrive à avoir envie de lui mettre des baffes même si l’on sait que ça ne… enfin, vous voyez ce que je veux dire. Si l’objectif de ce "one-shot" était de nous ouvrir l’esprit sur ce qu’ont vécu les noirs à cette époque, on n’avait pas besoin de lui pour ça, merci. Si l’objectif de ce "one-shot" était de nous distraire, c’est raté. Je me suis ennuyé à cette lecture accompagnée d’un dessin N& B plutôt nerveux. 5 / 20

10/07/2014 (modifier)
Par Gaston
Note: 1/5
Couverture de la série Ruri ruri
Ruri ruri

Un hentai qui possède tout ce que je n'aime pas dans le genre. Le dessin est moyen. Les filles ont des jolies têtes, mais cela ne m'excite pas assez pour que cela m'émoustille. Le scénario possède plusieurs scènes qui sont trop hardcore (je n'aime pas du tout voir du fluide) à mon goût, mais en plus les filles semblent trop jeunes pour ce genre de scènes. Il y avait une atmosphère malsaine tout le long de ce one-shot qui me donnait plus envie de vomir que de m'exciter. Je déconseille fortement ce one-shot, même pour ceux qui aiment le cul.

03/07/2014 (modifier)
Couverture de la série Lancaster
Lancaster

Du pur Bec : ni fait, ni à faire ! C'est dingue, à chaque fois, je me fais avoir : le pitch de l'album me séduit, je le feuillette, je trouve le dessin agréable, je suis rassuré par le fait qu'il s'agit d'un diptyque annoncé, alors j'achète ! Mais comme j'ai horreur d'attendre la suite, je remise l'œuvre en attendant la fin… Et lorsqu’enfin je lis l'intégralité du récit, je réalise que l'on nage dans le grand n'importe quoi. Les idées de départ de Christophe Bec sont généralement accrocheuses : son imagination débordante, son goût du mystère, du surnaturel, des héros virils et charismatiques lui fournissent matière à moult scénarios où l'aventure côtoie l'exotisme. Je sais, ça peut paraître ringard et terriblement convenu, mais normalement, j'adore ça. Ici, il assume son sens de l'intrigue démodée et s'inspire ouvertement de Bob Morane, avec un personnage de beau lord anglais aventurier et gentleman, à la fois intrépide et sage, dont le brushing résiste à toutes les acrobaties. Il est accompagné d'un faire-valoir Français au grand cœur, râleur et alcoolique, d'un savant à barbiche richissime, dont les théories audacieuses et géniales dépassent l'intelligence limitée et la mesquinerie de ses pairs, ainsi que d'une blonde à forte poitrine (voir la couverture du tome 2) faussement émancipée qui ne rêve que d'être saillie par le grand blond musclé. Le cliché intégral : n'en jetez plus ! Mais tout ça je m'en moque : depuis que j'ai vu Bob Marone grimper sur le dos de Bill Gallantine, je m'estime vengé des héros trop parfaits et j'ai retrouvé le goût pour leurs aventures faites de rebondissements simplistes. C'est pourtant là où le bât blesse. Avec un scénario signé Bec, on est servi en matière de simplicité, mais pour les rebondissements, rien à faire : l'histoire ne tient pas la route. Je passe sur les invraisemblances lorsque l'auteur s'évertue à démontrer que les humains ont pu côtoyer les dinosaures et que les traces de leur civilisation ont résisté à 65 millions d'années d'érosion et de glissements tectoniques, sur les erreurs de datation concernant le tsunami qui a touché le Doggerland, ou sur sa méconnaissance crasse de la géographie élémentaire (à quoi sert-il de se rendre au Brésil pour prendre un sous-marin lorsque l'on souhaite rejoindre l'Arctique depuis Haïti ? d'ailleurs où trouve-t-on des complexes touristiques pour blancs fortunés à Haïti en 1959 ?…). Ce genre d'histoire ne s’embarrasse pas de ce genre de détails… N'empêche qu'à l'heure de Wikipédia et des atlas en ligne, Bec n'a pas d'excuse (peut-être que Bec n'a pas eu son bac… désolé c'est nul, mais je n'ai pas pu m’empêcher…). Le problème principal tient simplement au rythme et à la cohérence du récit. L'intrigue se traîne dans le tome 1 et il faut attendre 25 planches pour que le prof à barbiche daigne expliquer pourquoi il a besoin d'aventuriers dans une base arctique secrète. Il faut d'ailleurs rappeler à Bec, que la banquise se trouve sur la mer et qu'on n'y trouve normalement pas de montagnes ; il doit confondre banquise et inlandsis (mais il est vrai que c'est plus dur à écrire, surtout quand on est fâché avec les dictionnaires et autres encyclopédies). Ensuite, interviennent les inévitables nazis qui poursuivent un but secret (tu parles : tout le monde sait très bien que le seul but des nazis et d'établir le quatrième Reich, on voit ça dans toutes les histoires). Dans le second tome, tout le monde descend dans un grand trou durant des jours, les héros trouvent toute l'histoire du monde en bande-dessinée rupestre, il y a une confrontation finale, les méchants sont bien punis et voilà… C'est mal foutu au possible, avec des dialogues qui alternent entre l'allusion absconse et la logorrhée redondante, des flashbacks muets ou des scènes oniriques incompréhensibles, des péripéties téléphonées et des ressorts scénaristiques mille fois rabâchés. Le dessin de Dzialowski n'est pas mauvais, il me rappelle un peu le travail de Walter Fahrer, mais en beaucoup moins léché. En fait, Dzialowski donne l'impression d'avoir travaillé très vite, ses décors sont juste suggérés, ses personnages ont tous la même tête (allez vous y retrouver entre la multitude de nazis blonds et le beau héros). Ce qu'il a surtout bien réussi, ce sont les deux couvertures, kitchissimes ! En résumé, les deux volumes de Lancaster constituent une œuvre que l'on peut parfaitement oublier. Je monte ma note jusqu'à 1,5 / 5 à cause des couvertures (et de la blonde qui les orne), parce que le pitch de départ est rigolo, et que si on lit cette histoire au troisième degré, elle devient aussi risible qu'un film de Roger Corman. Mais j'arrondis tout de même à 1, parce que Les portes de l'Arctique constitue un récit si mauvais qu'il n'aurait peut-être même pas été publié sous forme de fumetti il y a seulement quelques années. Vous voulez une vraie bonne histoire de civilisation perdue sous la terre ? Oubliez ce pitoyable récit et relisez L'Énigme de l'Atlantide, le tome 7 des aventures de Blake et Mortimer.

03/07/2014 (modifier)