Enfin une histoire de cougar-girl dans un manga. Cependant, on va vite déchanté car graphiquement , on dirait que c'est la jeune femme qui est moins âgé que le lycéen. Dès lors, le lecteur aura du mal à entrer dans la peau des personnages afin de percevoir les problèmes que peuvent poser une différence d'âge dans les relations amoureuses.
Tamako est engagée dans une agence de nettoyage. Elle risque d'être renvoyé si elle fricote avec des clients. Alors, le mieux, c'est encore de se taper le fils de la patronne. Il faut dire que c'est plutôt lui qui est véritablement collant.
L'action est quasi-inexistante ce qui confère une platitude à l'ensemble où l'ennui guette très vite. Tout se concentre sur les sentiments des deux personnages principaux. J'ai rarement lu pire niaiserie. Certes, quelques scènes furtives de sexe mais encore. Au final, un shojo beaucoup trop superficiel.
Mon Dieu, que c'est mauvais ! Je n'avais jamais lu un scénario aussi incohérent !
Prenons l'héroïne, une insupportable Marie Sue avec la personnalité de la marionnette de Cécile Duflot dans les Guignols : elle répète tout le temps à quel point son 2013 est tellement plus mieux que le 1986 de m*** dans lequel elle a atterri mais veut détruire son 2013 parce qu'il résulte d'un paradoxe temporel et qu'elle considère que c'est un crime de modifier l'histoire tout en trouvant parfaitement normal d'intervenir dans des événements de 1986 qui n'ont rien à voir avec sa mission, avant de finalement décider de ne plus intervenir dans le passé (mais de détruire quand même son époque d'origine) pour remercier des personnes de 1986 de l'avoir sauvée !
Et c'est pareil pour ses ennemis : alors qu'elle s'apprête à partir dans le passé, deux gardes l'en empêchent, l'assomment et l'expédient eux-même en 1986 (et à aucun moment, elle ne trouvera ça suspect) avant de se rendre à leur tour en 1986 pour la tuer. Et dans la scène de poursuite qui en résulte, Rocket Girl dit vouloir éviter de blesser des civils avant de se débarrasser des deux gardes en faisant exploser sans remord une rame de métro pleine d'innocents ! Notre héroïne, mesdames et messieurs !
Jamais je n'ai autant détesté un livre, ni autant haï son personnage principal. Ajoutez des scènes d'action illisibles, des gags affligeants et des personnages secondaires inexistants et vous comprendrez à quel point cette série est à fuir comme la peste !
C'est le genre de Bd qui est lue tellement vite que j'ai eu le temps d'en saisir le sens rien qu'en 20-30 mn à la FNAC, c'est vous dire... enfin façon de parler, car quand je dis "saisir le sens", il n'y a vraiment pas grand chose à saisir en fait.
Je n'ai rien contre le trash, certains sujets là-dessus peuvent être pertinents, et j'ai lu certaines Bd dans L'Echo des savanes à une époque, qui s'approchaient du style de "Cowboy Henk" comme Marc Edito par exemple ; mais là où cette dernière affichait un ton humoristico-scabreux en décrivant les égarements d'une certaine société moderne, notre cowboy n'est même pas drôle, je me demande si c'est vraiment de l'humour ; notre ami Spooky en postant cette Bd aurait tout aussi bien pu la coller en Inclassable, car il s'y passe tout et rien, c'est souvent dérangeant, nauséeux et très sexuel, mais il n'y a rien de drôle, les chutes tombent à plat, c'est grotesque, ennuyeux et très très con il faut bien le dire...
A la limite, certaines actions sont amusantes, nosensiques et incongrues, accentuées par le dessin. Parlons-en justement : c'est une sorte de Ligne Claire enfantine aux couleurs pop-art, c'est pas franchement laid, mais ça ne me séduit pas non plus..
Décidément, l'humour flamand est difficilement compréhensible en France, déjà celui de Léon-la-Terreur (ou Léon Van Oukel) n'avait pas trop accroché il y a déjà plus de 30 ans, et d'ailleurs on peut trouver quelques similitudes entre ces 2 bandes au niveau de l'esprit crétin, bien que je préfère nettement ce vieux Léon, il y avait quand même quelques trucs drôles, et puis le dessin était propre à la Ligne Claire... Aussi on se demande pourquoi on nous ressort ce trublion des années 80, puisque ne l'oublions pas, "Cowboy Henk" est née en 1981 dans le journal belge Forward ; il paraît que c'est une icône de la culture flamande... ben moi je n'en suis pas client..
Personnellement, après une lecture attentive, je ressors avec un avis globalement négatif sur cet album.
Davodeau est connu pour ses chroniques sociales contemporaines, son dessin nerveux, efficace mais peu esthétique se mettant au service d’histoires (en général) crédibles avec des personnages banals, ordinaires, comme on en croise chaque jour. Mais justement, je trouve que Vincent, le personnage principal de ce récit, est un type peu recommandable qui n’a rien d’attachant. Il n’a ni principe, ni morale et sa vie pourrait sans doute être résumée en une somme monstrueuse de mauvais choix qui ont fini par le mettre sérieusement dans la merde. Un loser naïf, lâche et malhonnête à qui on a tout de même du mal à trouver des excuses.
Mais ce qui m'exaspère le plus dans cet album, comme l’a souligné un autre membre du site, c’est l’aspect manichéen de certains aspects de l’histoire : lorsqu’on découvre qu’un personnage est d’extrême-droite, mieux vaut l’oublier aussi sec et faire son deuil. Inutile de dialoguer, de chercher à le connaître, de creuser sa personnalité, de comprendre les raisons derrière sa prise de position radicale. Non, il aurait mieux valu ne jamais le rencontrer, ou qu’il soit mort. Bravo ! Quel message de tolérance et d’humanisme ! Quelle ouverture d’esprit ! A retenir de cette rencontre ridicule et expéditive entre un père et son fils qui ne se connaissent pas encore, rien ne peut survivre à une différence d’idées puisqu’il n’existe qu’une seule pensée en vigueur, valable et politiquement correcte. Pourtant, à l’exception d’une Rose naturelle et relativement attachante, les personnages de cet album, qu’ils soient de gauche ou de droite, n’inspirent vraiment pas la sympathie.
Tout cela s’inscrit dans une intrigue bien narrée mais riche en invraisemblances (Vincent, un ingénieur ? Vraiment ?), avec quelques silences évocateurs bien placés, des séquences d’émotion plus ou moins réussies (l’auteur fera mieux plus tard, dans un genre similaire). Le destin d’Anne est finalement la seule chose qui m’ait motivé à aller au bout, et j’ai bien aimé cet aspect de l’histoire. Quant à la fin, les deux hypothèses se valent, je choisis tout de même la plus optimiste des deux.
Quoiqu’il en soit, ce genre de chroniques sociales ultra-orientées politiquement et qui nous offre à découvrir le destin d'anti-héros vulgaires et antipathiques n’est pas fait pour moi. Ça aurait pu être bien, mais beaucoup d’éléments me rebutent et m’empêchent d’adhérer à cet album.
Triste « constat », en vérité.
Ce shojo joue sur un pitch assez simpliste et racoleur: comment une fille flippante et impopulaire tombe sur le garçon le plus sympathique de l'école qui essaye de l'ouvrir aux autres.
Un film en a même été tiré en 2010 et deux jeux ont été produits au Japon sur la Nintendo DS pour ceux que cela intéresse. Le thème est celui de lutter contre les préjugés. C'est beau dans le principe mais naïf dans l'interprétation. On va très vite tourner en rond passé le premier tome.
Je ne vais pas avoir d'indulgence dans ma note malgré le fait que c'est un shojo qui se laisse assez vite lire. Je suis simplement un peu lassé de ces mangas qui n'apportent strictement rien. Je tiens à préciser qu'ils apportent sans doute des choses à des adolescentes qui croient encore au prince charmant avec plein de sentiments affectueux. Elles rêvent toutes d'épouser le prince William et de devenir belles, riches et célèbres. Barbara Cartland en avait fait son fond de commerce. Un shojo, c'est cela avant tout. Les mêmes histoires qui se répètent inlassablement.
A noter tout de même qu'en 2008, ce manga est nominé pour le premier prix Manga Taishō et a gagné le prix du meilleur shōjo lors du 32e Prix du manga Kōdansha. La série compte déjà 23 tomes au Japon. Bref, elle a son public et je n'en fais pas partie.
Ces récits courts que j'avais lus dans Bédé X à partir de 1992, sont parus sous le titre générique de "Dialogues de courtisanes", et ils sont effectivement inspirés de l'oeuvre de Pierre Loüys, romancier français connu pour ses ouvrages à caractère érotique comme "Aphrodite " (conte esthète et licencieux), "la Femme et le pantin " (drame sensuel), "les Aventures du roi Pausole" (conte satirique dans le style du XVIIIème), ou "les Chansons de Bilitis" (poèmes en prose coquins rendus célèbres par la musique de Debussy)... tous ces ouvrages furent publiés à la fin du XIXème et font état d'une sensualité étrange ; j'ai lu une fois quelques-uns de ses poèmes, c'est des fantasmes très surréalistes.
Pas étonnant donc que dans ces récits dessinés, il y ait un sentiment de malaise qui se dégage ; sur les putains, ça passe encore, surtout qu'l y a un peu d'humour, mais les trucs sodomites et pédophiles, très peu pour moi. Il n'est pas étonnant non plus que ce soit Jacobsen qui illustre toutes ces déviances nauséeuses (d'ailleurs si j'ai lu cet album, c'est pour lui), il aime l'outrance.. C'est un auteur qui contrairement à d'autres, a choisi volontairement la BD érotique, ce n'est pas une nécessité alimentaire ; il en résulte automatiquement une Bd originale et assez forte, mais sur ce terrain, je ne peux pas le suivre, et pourtant j'aime Jacobsen..
Son dessin adopte un style qui n'est pas hachuré comme dans La Grenouille ou Céline, le trait est donc plus doux, mais ses sujets sont violents et trop dérangeants pour moi, et en plus pas du tout excitants..
L'ennui avec Chris, c'est qu'il a un sacré coup de crayon, mais que la plupart de ses scénarios sont au ras des pâquerettes. Ici, on est encore dans le fouetage, la flagellation, le ligotage et la souffrance héritées de Gwendoline de John Willie, avec en plus quelques scènes crades... bref tout ce que je n'aime pas dans la BD érotique.
La plupart des héroïnes de Chris affichent un goût immodéré pour la soumission, que ce soit Angie l'infirmière de nuit, Béa la fliquette de choc ou miss Bondie.. et ici Jane est en plein dedans, elle adore souffrir entre les mains de vieux grigous vicieux et dégueulasses, elle porte des sous-vêtements coquins qui mettent en valeur son corps offert à ses tourmenteurs méprisables, c'est donc du SM qui ne me plait pas, illustré par le talent de Chris, au dessin précis et sensuel, dont on peut lui reprocher un manque de décors, mais sa production était telle à cette époque qu'il devait se limiter à l'essentiel.
Si encore l'histoire était solide, mais même pas, scénario parfaitement inexistant, alignement de séquences horribles que je préfère oublier (et encore c'est pas la pire Bd dans le genre SM), bref rien pour m'attirer..
Depuis qu’on est petit, on nous explique qu’il y a deux catégories de personnes : les winners et les losers. C’est encore plus marqué de nos jours avec la téléréalité qui insiste sur la compétition. En gros, les winners ont gagné le droit d’avoir de l’argent, les plus belles filles, les professions le plus intéressantes. Les losers n’ont pas véritablement droit au chapitre dans la société. On continue de tourner comme cela avec les conséquences néfastes que cela peut produire.
Bienvenue chez les losers aurait pu être très intéressant s’il y avait eu une autre approche plus réaliste. On a droit à de faux losers. La binoclarde ou le faux homo est classé chez les losers. Et tout ce petit monde discute de choses sans intérêt pour attirer l’attention et obtenir leur part d’amitié et d’amour. Au bout de trois pages de ce shojo, on est déjà largement gavé par les dialogues et on ressent tout de suite le peu d’intérêt. Certes, j’ai passé l’âge…
Bref, c’est un immonde produit de consommation pour nous faire accepter l’idée qu’être un losers, c’est bien. Personnellement, je n’en suis pas très convaincu. Mais bon, chacun son avis. En tout cas, je ne me reconnais pas contrairement à ce qu’annonce le synopsis sur la jaquette. Oui, on n'a pas tous envie d'intégrer ce club très fermé.
Il est vrai qu'avec ce manga horrifique, on atteint véritablement des sommets dans la laideur. Les trois nouvelles terrifiantes ne m'ont absolument pas convaincu notamment au niveau du traitement. Dans le genre, il est vrai que j'ai plutôt un faible pour Jinji Ito.
On retrouve certes la même ambiance un peu malsaine mais le traitement est ridicule. C'est crade à l'image du papier vieilli composant cette série de deux volumes.
Les récits sont véritablement à rallonge et se perdent dans des explications peu crédibles. On a l'impression d'assister à une répétition d'une nouvelle à l'autre. Un seul mot pour résumer: peu ragoûtant !
Quelques jeux de mots (le niveau zéro de l'humour) et des brèves de comptoir. Un conseil pour les beaufs : autant écouter "les grosses têtes" sur RTL.... On dirait que l'auteur s'imagine philosophe, c'est juste laid, prétentieux et vide.
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Enfin une histoire de cougar-girl dans un manga. Cependant, on va vite déchanté car graphiquement , on dirait que c'est la jeune femme qui est moins âgé que le lycéen. Dès lors, le lecteur aura du mal à entrer dans la peau des personnages afin de percevoir les problèmes que peuvent poser une différence d'âge dans les relations amoureuses. Tamako est engagée dans une agence de nettoyage. Elle risque d'être renvoyé si elle fricote avec des clients. Alors, le mieux, c'est encore de se taper le fils de la patronne. Il faut dire que c'est plutôt lui qui est véritablement collant. L'action est quasi-inexistante ce qui confère une platitude à l'ensemble où l'ennui guette très vite. Tout se concentre sur les sentiments des deux personnages principaux. J'ai rarement lu pire niaiserie. Certes, quelques scènes furtives de sexe mais encore. Au final, un shojo beaucoup trop superficiel.
Rocket Girl
Mon Dieu, que c'est mauvais ! Je n'avais jamais lu un scénario aussi incohérent ! Prenons l'héroïne, une insupportable Marie Sue avec la personnalité de la marionnette de Cécile Duflot dans les Guignols : elle répète tout le temps à quel point son 2013 est tellement plus mieux que le 1986 de m*** dans lequel elle a atterri mais veut détruire son 2013 parce qu'il résulte d'un paradoxe temporel et qu'elle considère que c'est un crime de modifier l'histoire tout en trouvant parfaitement normal d'intervenir dans des événements de 1986 qui n'ont rien à voir avec sa mission, avant de finalement décider de ne plus intervenir dans le passé (mais de détruire quand même son époque d'origine) pour remercier des personnes de 1986 de l'avoir sauvée ! Et c'est pareil pour ses ennemis : alors qu'elle s'apprête à partir dans le passé, deux gardes l'en empêchent, l'assomment et l'expédient eux-même en 1986 (et à aucun moment, elle ne trouvera ça suspect) avant de se rendre à leur tour en 1986 pour la tuer. Et dans la scène de poursuite qui en résulte, Rocket Girl dit vouloir éviter de blesser des civils avant de se débarrasser des deux gardes en faisant exploser sans remord une rame de métro pleine d'innocents ! Notre héroïne, mesdames et messieurs ! Jamais je n'ai autant détesté un livre, ni autant haï son personnage principal. Ajoutez des scènes d'action illisibles, des gags affligeants et des personnages secondaires inexistants et vous comprendrez à quel point cette série est à fuir comme la peste !
Cowboy Henk
C'est le genre de Bd qui est lue tellement vite que j'ai eu le temps d'en saisir le sens rien qu'en 20-30 mn à la FNAC, c'est vous dire... enfin façon de parler, car quand je dis "saisir le sens", il n'y a vraiment pas grand chose à saisir en fait. Je n'ai rien contre le trash, certains sujets là-dessus peuvent être pertinents, et j'ai lu certaines Bd dans L'Echo des savanes à une époque, qui s'approchaient du style de "Cowboy Henk" comme Marc Edito par exemple ; mais là où cette dernière affichait un ton humoristico-scabreux en décrivant les égarements d'une certaine société moderne, notre cowboy n'est même pas drôle, je me demande si c'est vraiment de l'humour ; notre ami Spooky en postant cette Bd aurait tout aussi bien pu la coller en Inclassable, car il s'y passe tout et rien, c'est souvent dérangeant, nauséeux et très sexuel, mais il n'y a rien de drôle, les chutes tombent à plat, c'est grotesque, ennuyeux et très très con il faut bien le dire... A la limite, certaines actions sont amusantes, nosensiques et incongrues, accentuées par le dessin. Parlons-en justement : c'est une sorte de Ligne Claire enfantine aux couleurs pop-art, c'est pas franchement laid, mais ça ne me séduit pas non plus.. Décidément, l'humour flamand est difficilement compréhensible en France, déjà celui de Léon-la-Terreur (ou Léon Van Oukel) n'avait pas trop accroché il y a déjà plus de 30 ans, et d'ailleurs on peut trouver quelques similitudes entre ces 2 bandes au niveau de l'esprit crétin, bien que je préfère nettement ce vieux Léon, il y avait quand même quelques trucs drôles, et puis le dessin était propre à la Ligne Claire... Aussi on se demande pourquoi on nous ressort ce trublion des années 80, puisque ne l'oublions pas, "Cowboy Henk" est née en 1981 dans le journal belge Forward ; il paraît que c'est une icône de la culture flamande... ben moi je n'en suis pas client..
Le Constat
Personnellement, après une lecture attentive, je ressors avec un avis globalement négatif sur cet album. Davodeau est connu pour ses chroniques sociales contemporaines, son dessin nerveux, efficace mais peu esthétique se mettant au service d’histoires (en général) crédibles avec des personnages banals, ordinaires, comme on en croise chaque jour. Mais justement, je trouve que Vincent, le personnage principal de ce récit, est un type peu recommandable qui n’a rien d’attachant. Il n’a ni principe, ni morale et sa vie pourrait sans doute être résumée en une somme monstrueuse de mauvais choix qui ont fini par le mettre sérieusement dans la merde. Un loser naïf, lâche et malhonnête à qui on a tout de même du mal à trouver des excuses. Mais ce qui m'exaspère le plus dans cet album, comme l’a souligné un autre membre du site, c’est l’aspect manichéen de certains aspects de l’histoire : lorsqu’on découvre qu’un personnage est d’extrême-droite, mieux vaut l’oublier aussi sec et faire son deuil. Inutile de dialoguer, de chercher à le connaître, de creuser sa personnalité, de comprendre les raisons derrière sa prise de position radicale. Non, il aurait mieux valu ne jamais le rencontrer, ou qu’il soit mort. Bravo ! Quel message de tolérance et d’humanisme ! Quelle ouverture d’esprit ! A retenir de cette rencontre ridicule et expéditive entre un père et son fils qui ne se connaissent pas encore, rien ne peut survivre à une différence d’idées puisqu’il n’existe qu’une seule pensée en vigueur, valable et politiquement correcte. Pourtant, à l’exception d’une Rose naturelle et relativement attachante, les personnages de cet album, qu’ils soient de gauche ou de droite, n’inspirent vraiment pas la sympathie. Tout cela s’inscrit dans une intrigue bien narrée mais riche en invraisemblances (Vincent, un ingénieur ? Vraiment ?), avec quelques silences évocateurs bien placés, des séquences d’émotion plus ou moins réussies (l’auteur fera mieux plus tard, dans un genre similaire). Le destin d’Anne est finalement la seule chose qui m’ait motivé à aller au bout, et j’ai bien aimé cet aspect de l’histoire. Quant à la fin, les deux hypothèses se valent, je choisis tout de même la plus optimiste des deux. Quoiqu’il en soit, ce genre de chroniques sociales ultra-orientées politiquement et qui nous offre à découvrir le destin d'anti-héros vulgaires et antipathiques n’est pas fait pour moi. Ça aurait pu être bien, mais beaucoup d’éléments me rebutent et m’empêchent d’adhérer à cet album. Triste « constat », en vérité.
Sawako
Ce shojo joue sur un pitch assez simpliste et racoleur: comment une fille flippante et impopulaire tombe sur le garçon le plus sympathique de l'école qui essaye de l'ouvrir aux autres. Un film en a même été tiré en 2010 et deux jeux ont été produits au Japon sur la Nintendo DS pour ceux que cela intéresse. Le thème est celui de lutter contre les préjugés. C'est beau dans le principe mais naïf dans l'interprétation. On va très vite tourner en rond passé le premier tome. Je ne vais pas avoir d'indulgence dans ma note malgré le fait que c'est un shojo qui se laisse assez vite lire. Je suis simplement un peu lassé de ces mangas qui n'apportent strictement rien. Je tiens à préciser qu'ils apportent sans doute des choses à des adolescentes qui croient encore au prince charmant avec plein de sentiments affectueux. Elles rêvent toutes d'épouser le prince William et de devenir belles, riches et célèbres. Barbara Cartland en avait fait son fond de commerce. Un shojo, c'est cela avant tout. Les mêmes histoires qui se répètent inlassablement. A noter tout de même qu'en 2008, ce manga est nominé pour le premier prix Manga Taishō et a gagné le prix du meilleur shōjo lors du 32e Prix du manga Kōdansha. La série compte déjà 23 tomes au Japon. Bref, elle a son public et je n'en fais pas partie.
Dialogues de Pierre Louÿs
Ces récits courts que j'avais lus dans Bédé X à partir de 1992, sont parus sous le titre générique de "Dialogues de courtisanes", et ils sont effectivement inspirés de l'oeuvre de Pierre Loüys, romancier français connu pour ses ouvrages à caractère érotique comme "Aphrodite " (conte esthète et licencieux), "la Femme et le pantin " (drame sensuel), "les Aventures du roi Pausole" (conte satirique dans le style du XVIIIème), ou "les Chansons de Bilitis" (poèmes en prose coquins rendus célèbres par la musique de Debussy)... tous ces ouvrages furent publiés à la fin du XIXème et font état d'une sensualité étrange ; j'ai lu une fois quelques-uns de ses poèmes, c'est des fantasmes très surréalistes. Pas étonnant donc que dans ces récits dessinés, il y ait un sentiment de malaise qui se dégage ; sur les putains, ça passe encore, surtout qu'l y a un peu d'humour, mais les trucs sodomites et pédophiles, très peu pour moi. Il n'est pas étonnant non plus que ce soit Jacobsen qui illustre toutes ces déviances nauséeuses (d'ailleurs si j'ai lu cet album, c'est pour lui), il aime l'outrance.. C'est un auteur qui contrairement à d'autres, a choisi volontairement la BD érotique, ce n'est pas une nécessité alimentaire ; il en résulte automatiquement une Bd originale et assez forte, mais sur ce terrain, je ne peux pas le suivre, et pourtant j'aime Jacobsen.. Son dessin adopte un style qui n'est pas hachuré comme dans La Grenouille ou Céline, le trait est donc plus doux, mais ses sujets sont violents et trop dérangeants pour moi, et en plus pas du tout excitants..
Le Dressage de Jane
L'ennui avec Chris, c'est qu'il a un sacré coup de crayon, mais que la plupart de ses scénarios sont au ras des pâquerettes. Ici, on est encore dans le fouetage, la flagellation, le ligotage et la souffrance héritées de Gwendoline de John Willie, avec en plus quelques scènes crades... bref tout ce que je n'aime pas dans la BD érotique. La plupart des héroïnes de Chris affichent un goût immodéré pour la soumission, que ce soit Angie l'infirmière de nuit, Béa la fliquette de choc ou miss Bondie.. et ici Jane est en plein dedans, elle adore souffrir entre les mains de vieux grigous vicieux et dégueulasses, elle porte des sous-vêtements coquins qui mettent en valeur son corps offert à ses tourmenteurs méprisables, c'est donc du SM qui ne me plait pas, illustré par le talent de Chris, au dessin précis et sensuel, dont on peut lui reprocher un manque de décors, mais sa production était telle à cette époque qu'il devait se limiter à l'essentiel. Si encore l'histoire était solide, mais même pas, scénario parfaitement inexistant, alignement de séquences horribles que je préfère oublier (et encore c'est pas la pire Bd dans le genre SM), bref rien pour m'attirer..
Bienvenue au club
Depuis qu’on est petit, on nous explique qu’il y a deux catégories de personnes : les winners et les losers. C’est encore plus marqué de nos jours avec la téléréalité qui insiste sur la compétition. En gros, les winners ont gagné le droit d’avoir de l’argent, les plus belles filles, les professions le plus intéressantes. Les losers n’ont pas véritablement droit au chapitre dans la société. On continue de tourner comme cela avec les conséquences néfastes que cela peut produire. Bienvenue chez les losers aurait pu être très intéressant s’il y avait eu une autre approche plus réaliste. On a droit à de faux losers. La binoclarde ou le faux homo est classé chez les losers. Et tout ce petit monde discute de choses sans intérêt pour attirer l’attention et obtenir leur part d’amitié et d’amour. Au bout de trois pages de ce shojo, on est déjà largement gavé par les dialogues et on ressent tout de suite le peu d’intérêt. Certes, j’ai passé l’âge… Bref, c’est un immonde produit de consommation pour nous faire accepter l’idée qu’être un losers, c’est bien. Personnellement, je n’en suis pas très convaincu. Mais bon, chacun son avis. En tout cas, je ne me reconnais pas contrairement à ce qu’annonce le synopsis sur la jaquette. Oui, on n'a pas tous envie d'intégrer ce club très fermé.
La Femme Défigurée
Il est vrai qu'avec ce manga horrifique, on atteint véritablement des sommets dans la laideur. Les trois nouvelles terrifiantes ne m'ont absolument pas convaincu notamment au niveau du traitement. Dans le genre, il est vrai que j'ai plutôt un faible pour Jinji Ito. On retrouve certes la même ambiance un peu malsaine mais le traitement est ridicule. C'est crade à l'image du papier vieilli composant cette série de deux volumes. Les récits sont véritablement à rallonge et se perdent dans des explications peu crédibles. On a l'impression d'assister à une répétition d'une nouvelle à l'autre. Un seul mot pour résumer: peu ragoûtant !
Le Chat
Quelques jeux de mots (le niveau zéro de l'humour) et des brèves de comptoir. Un conseil pour les beaufs : autant écouter "les grosses têtes" sur RTL.... On dirait que l'auteur s'imagine philosophe, c'est juste laid, prétentieux et vide.