Le sujet rarement traité en BD pour son côté dérangeant aurait pu avoir un intérêt pour son aspect mélancolique et désenchanté, et surtout si sa narration avait été mieux élaborée. A la place de ça, j'ai trouvé ce récit souvent incohérent, avec des dialogues creux et sans réelle signification, j'avais l'impression d'être dans un film de Stephen Frears comme Prick up yours ears... seulement voila, Frears sait traiter les sujets délicats ou scandaleux avec un vrai talent. Ici, le récit reste confus au niveau de son message, comme si c'était survolé, ou alors je n'ai pas compris ou pas su rentrer dedans, c'est peut-être dommage car ce milieu des travestis est intéressant et méconnu du grand public, plein d'a priori.
Le style graphique de Lax m'avait pourtant incité à lire cet album, il m'a étonné car il adopte un dessin plus illustratif que je ne lui connaissais pas, et qui donne un velouté sensuel aux personnages, ça colle à l'ambiance souvent nocturne, d'où des teintes sombres, ça colle au sujet, mais la narration n'est clairement pas à la hauteur.
Coup de gueule sur cet album.
Fabcaro nous propose ici un faux récit de voyage sur le Pérou, car il n'y a jamais été. Première déception pour moi qui espérais retrouver un peu de la magie vécue lors de mon séjour chez les incas. Le minimum aurait été de l'annoncer sur la couverture ou au début de l'album, afin de ne pas être induit en erreur... Mais non, il ne l'avoue qu'aux 2/3 de l'album, même si les erreurs accumulées ne laissent aucun doute dès les premières pages lues.
Ensuite, l'album est mal construit, voire bâclé. J'ai trouvé très peu de situations m'ayant arraché un sourire.
L'idée de base n'est pas mauvaise : faire le carnet d'un voyage qui n'a pas été fait. Mais dans ce cas, mieux vaut 1) l'annoncer et 2) se renseigner un peu, et s'appliquer dans son histoire. Là on a juste l'impression qu'il a gratté des pages aux chiottes, et donc le très désagréable sentiment de s'être fait prendre pour une grosse vache à lait.
Contrairement aux autres posteurs, je recommanderais vraiment d'éviter cet album...
Cette BD est un gros délire halluciné qui semble se vouloir empli de symboles et de métaphores sur le malaise du monde moderne mais le message, si message il y a, m'est passé à des années-lumière de distance.
Sur la forme, c'est une suite de ce qui s'apparente à des histoires courtes mais elles sont tellement décousues que c'est dire de savoir si elles forment vraiment une histoire, une suite de scènes sans queue ni tête ou simplement une succession de dessins au fur et à mesure de l'inspiration de l'auteur.
Le graphisme est très naïf, simple et peu séduisant. Entre les planches de bande dessinée, on trouve également parfois de grandes illustrations pleine page dans le même style graphique mais un peu plus esthétiques, comme inspirées par des fresques d'art Maya.
Maintenant sur le fond, c'est juste n'importe quoi. Ça part dans tous les sens, sans aucune logique ou alors une logique onirique. Mais plus qu'un rêve, c'est plutôt une hallucination sous ecstasy à laquelle nous assistons. Le seul élément qui cimente l'ensemble c'est une même atmosphère malsaine, un ton entre le trash et l'absurde, avec une dose d'humour ironique, mais c'est tellement n'importe quoi que rien n'en ressort vraiment si ce n'est la difficulté que j'ai eu m'empêcher de me mettre à rapidement feuilleter les dernières pages pour refermer l'album.
Possible que certains y trouvent un bel exercice artistique empli d'une symbolique forte. Moi je n'y vois rien.
Le sujet avait pourtant l'air assez intéressant mais c'est le traitement de ce récit qui a tout gâché. Cette oeuvre ressemble à un gigantesque brouillon qui s'étale sur près de 200 pages.
En effet, on va vite perdre le fil du propos. Les bulles de dialogue ne sont pas vraiment très sympa à la lecture. Le graphisme aura fini pour nous achever avec ces traits qui partent dans tous les sens façon gribouillis. C'est un peu sauvage et agressif comme le reflet de ce petit garçon.
Reste un vibrant hommage au travail des enseignants ou du moins de certains d'entre-eux qui s'investissent ce qui constitue l'exception.
Allez, un dernier plaisir ! Nous avons là une bd bourrin par excellence qui a oublié le scénario en cours de route. Il faut quand même le faire. Le 1 étoile sera bien mérité. Bon, de toute façon, l’éditeur a abandonné le projet en cours de route.
Les scènes d’action avec des personnages caricaturaux ne font pas tout. Il faut une psychologie propre qui donne envie aux lecteurs de poursuivre l’aventure. Je serai moins intransigeant avec le graphisme. Cependant, le propos et l’incohérence sont si manifestes qu’on ne peut pas aller jusqu’aux 2 étoiles. Non, c’est une œuvre totalement décevante. Peut mieux faire ? Sans aucun doute.
Dans certains milieux, cette bd s’arrache pour son côté kitch désuet. La cote est d’ailleurs fort élevée. Dois-je pour autant conseiller l’achat ? Absolument pas.
Une série de gags mettant en scène des animaux imaginaires qui essayent de survivre au milieu de la Savane. L’un d’eux est un peu hargneux et a toujours une idée qui se retourne contre lui ou le groupe. Voilà ce que c’est que de suivre un leader. C’est la même chose à l’image d’un pays.
Pour le reste, je me suis ennuyé à en mourir. On est très loin de l’humour d’un Fabcaro. Oui, on est à l’antipode de ce que j’aime dans la bd d’humour. Oui, ce n’est pas avec ce titre que je vais mourir de rire.
Je suis comme Brice de Nice : j’adore casser du sucre. Ne suis-je pas devenu le maître incontesté des avis à 1 seule étoile ? Cela représente tout de même 10% de ce que je lis. En même temps, cela sert l’utilité d’un tel site. On ne peut pas glorifier toutes les œuvres car cela ne serait pas crédible. Il faut séparer le grain de l’ivraie.
Bon, j’avoue que sur ce titre, je ne prends pas un risque énorme au vu des réactions et des notations sans concession des autres aviseurs. Comme dans une partie de poker, je suis. Il faut dire que ce titre le mérite. Non, Capitaine parfait ne l’est pas du tout.
En effet, ce pastiche de super héros ne m’a absolument pas convaincu avec son humour particulier. On regrettera également un sérieux manque de cohérence et donc de lisibilité. C’est un concentré de ratés à commencer par un dessin très anguleux. Au final, c’est l’ennui qui prime. Le public ne s’est pas trompé.
Mes avis sont davantage pour des BD que j'ai appréciées que celles qui m'ont laissé de marbre.
Sachant qu'une BD est souvent un an de travail pour son dessinateur... et que celui-ci aura souvent peine à trouver un éditeur qui l'embauche à d'honorables et dignes conditions de travail, soit à de minimum décentes conditions financières ... je préfère seulement noter mes BD coups de coeur où que j'ai appréciées, tant cet univers semble économiquement impitoyable.
Voilà une série arrêtée depuis plus de 10 ans ; je crois que ne porterai que très peu de préjudices à déclarer aujourd'hui ce que sa lecture m'a apporté.
Un très correct premier tome noté 3/5 qui met en place une trame et une histoire inachevée, mais le tout très logiquement construit, avec un personnage principal qui se dégage et devient attachant. Le graphisme assez dans la ligne de ce que fait Soleil et tendant vers un début de manga coloré avec décors en arrière plan, bien que simpliste, est non déplaisant pour autant.
Le 2ème tome part à la dérive, d'abord légèrement, puis de façon plus marquée, vers une trame qui échappe au premier tome, et finalement à son lecteur. Cote 2/5.
Le 3ème tome ressemble à du grand n'importe quoi au niveau du scénario... dommage !
Cote 0/5
Cote moyenne 1/5
Un roman graphique par une auteure américaine encensée par Crumb, ça chatouille forcément ma curiosité ! Non pas que je sois un inconditionnel de Crumb, mais quand même... là on nous compare quand même l'album à Maus !
Sauf que voilà, je viens de passer la moitié de l'album et que cette "Sorties de secours" me tombe des mains. Voilà déjà plusieurs soirs que je me force à avancer, mais rien n'arrive plus à me motiver ni à capter mon attention. Je ne suis pas fan de ce dessin plus qu'imparfait, le récit piétine et se répète et la narration ponctuée de "1 semaine plus tard" commence à me fatiguer sérieusement. Quant à la triste fin de vie de ces deux petits vieux (les parents de l'auteure), je n'ai pas réussi à trouver assez d'empathie pour poursuivre cette lecture.
On est donc bien loin d'un Maus de Art Spiegelman... que ce soit de part le sujet abordé ou sur la manière de le traiter. Joyce Farmer y a sans doute mis beaucoup du sien pour nous proposer cet album sur la fin de la vie de ses parents, mais j'avoue n'y avoir trouver aucun plaisir et très peu d'intérêt malheureusement.
Au départ, je n'ai rien compris à cette histoire ; sans doute devais-je être un peu dans les vapes, j'ai lu cette Bd dans la nuit, n'arrivant pas à dormir. Mais en m'y remettant le lendemain, je n'ai finalement pas mieux capté car je n'ai pas pu rentrer dans ce concept complètement fou et trop déroutant pour mon cerveau peut-être trop cartésien.
Est-ce là une mise en abyme ou quelque chose qui lui ressemble ? Je ne sais si le terme est adéquat pour qualifier ce récit, mais en tout cas je n'aime pas ces sujets masturbateurs de cervelle, je n'y trouve aucune détente et aucun intérêt de lecture, seulement un ennui profond. J'ai lu en entier ce récit hallucinatoire qui n'a eu pour effet que de me désarçonner, ce n'est pas ce que je recherche en BD, j'ai donc décroché très vite, mais au moins j'aurais essayé quelque chose de différent.
Quant au dessin, Clarke s'éloigne vachement de Mélusine, mais je ne déteste pas, il y a un style, une sorte de flou sur les personnages agréable à l'oeil, c'est d'ailleurs le dessin qui en feuilletant l'album m'avait attiré...
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Soleil Cou Coupé
Le sujet rarement traité en BD pour son côté dérangeant aurait pu avoir un intérêt pour son aspect mélancolique et désenchanté, et surtout si sa narration avait été mieux élaborée. A la place de ça, j'ai trouvé ce récit souvent incohérent, avec des dialogues creux et sans réelle signification, j'avais l'impression d'être dans un film de Stephen Frears comme Prick up yours ears... seulement voila, Frears sait traiter les sujets délicats ou scandaleux avec un vrai talent. Ici, le récit reste confus au niveau de son message, comme si c'était survolé, ou alors je n'ai pas compris ou pas su rentrer dedans, c'est peut-être dommage car ce milieu des travestis est intéressant et méconnu du grand public, plein d'a priori. Le style graphique de Lax m'avait pourtant incité à lire cet album, il m'a étonné car il adopte un dessin plus illustratif que je ne lui connaissais pas, et qui donne un velouté sensuel aux personnages, ça colle à l'ambiance souvent nocturne, d'où des teintes sombres, ça colle au sujet, mais la narration n'est clairement pas à la hauteur.
Carnet du Pérou
Coup de gueule sur cet album. Fabcaro nous propose ici un faux récit de voyage sur le Pérou, car il n'y a jamais été. Première déception pour moi qui espérais retrouver un peu de la magie vécue lors de mon séjour chez les incas. Le minimum aurait été de l'annoncer sur la couverture ou au début de l'album, afin de ne pas être induit en erreur... Mais non, il ne l'avoue qu'aux 2/3 de l'album, même si les erreurs accumulées ne laissent aucun doute dès les premières pages lues. Ensuite, l'album est mal construit, voire bâclé. J'ai trouvé très peu de situations m'ayant arraché un sourire. L'idée de base n'est pas mauvaise : faire le carnet d'un voyage qui n'a pas été fait. Mais dans ce cas, mieux vaut 1) l'annoncer et 2) se renseigner un peu, et s'appliquer dans son histoire. Là on a juste l'impression qu'il a gratté des pages aux chiottes, et donc le très désagréable sentiment de s'être fait prendre pour une grosse vache à lait. Contrairement aux autres posteurs, je recommanderais vraiment d'éviter cet album...
Karmɛ̃ (Carmin)
Cette BD est un gros délire halluciné qui semble se vouloir empli de symboles et de métaphores sur le malaise du monde moderne mais le message, si message il y a, m'est passé à des années-lumière de distance. Sur la forme, c'est une suite de ce qui s'apparente à des histoires courtes mais elles sont tellement décousues que c'est dire de savoir si elles forment vraiment une histoire, une suite de scènes sans queue ni tête ou simplement une succession de dessins au fur et à mesure de l'inspiration de l'auteur. Le graphisme est très naïf, simple et peu séduisant. Entre les planches de bande dessinée, on trouve également parfois de grandes illustrations pleine page dans le même style graphique mais un peu plus esthétiques, comme inspirées par des fresques d'art Maya. Maintenant sur le fond, c'est juste n'importe quoi. Ça part dans tous les sens, sans aucune logique ou alors une logique onirique. Mais plus qu'un rêve, c'est plutôt une hallucination sous ecstasy à laquelle nous assistons. Le seul élément qui cimente l'ensemble c'est une même atmosphère malsaine, un ton entre le trash et l'absurde, avec une dose d'humour ironique, mais c'est tellement n'importe quoi que rien n'en ressort vraiment si ce n'est la difficulté que j'ai eu m'empêcher de me mettre à rapidement feuilleter les dernières pages pour refermer l'album. Possible que certains y trouvent un bel exercice artistique empli d'une symbolique forte. Moi je n'y vois rien.
C'est pas toi le monde
Le sujet avait pourtant l'air assez intéressant mais c'est le traitement de ce récit qui a tout gâché. Cette oeuvre ressemble à un gigantesque brouillon qui s'étale sur près de 200 pages. En effet, on va vite perdre le fil du propos. Les bulles de dialogue ne sont pas vraiment très sympa à la lecture. Le graphisme aura fini pour nous achever avec ces traits qui partent dans tous les sens façon gribouillis. C'est un peu sauvage et agressif comme le reflet de ce petit garçon. Reste un vibrant hommage au travail des enseignants ou du moins de certains d'entre-eux qui s'investissent ce qui constitue l'exception.
L'Empire éternel
Allez, un dernier plaisir ! Nous avons là une bd bourrin par excellence qui a oublié le scénario en cours de route. Il faut quand même le faire. Le 1 étoile sera bien mérité. Bon, de toute façon, l’éditeur a abandonné le projet en cours de route. Les scènes d’action avec des personnages caricaturaux ne font pas tout. Il faut une psychologie propre qui donne envie aux lecteurs de poursuivre l’aventure. Je serai moins intransigeant avec le graphisme. Cependant, le propos et l’incohérence sont si manifestes qu’on ne peut pas aller jusqu’aux 2 étoiles. Non, c’est une œuvre totalement décevante. Peut mieux faire ? Sans aucun doute. Dans certains milieux, cette bd s’arrache pour son côté kitch désuet. La cote est d’ailleurs fort élevée. Dois-je pour autant conseiller l’achat ? Absolument pas.
Les Zorilles
Une série de gags mettant en scène des animaux imaginaires qui essayent de survivre au milieu de la Savane. L’un d’eux est un peu hargneux et a toujours une idée qui se retourne contre lui ou le groupe. Voilà ce que c’est que de suivre un leader. C’est la même chose à l’image d’un pays. Pour le reste, je me suis ennuyé à en mourir. On est très loin de l’humour d’un Fabcaro. Oui, on est à l’antipode de ce que j’aime dans la bd d’humour. Oui, ce n’est pas avec ce titre que je vais mourir de rire.
Captain Perfect
Je suis comme Brice de Nice : j’adore casser du sucre. Ne suis-je pas devenu le maître incontesté des avis à 1 seule étoile ? Cela représente tout de même 10% de ce que je lis. En même temps, cela sert l’utilité d’un tel site. On ne peut pas glorifier toutes les œuvres car cela ne serait pas crédible. Il faut séparer le grain de l’ivraie. Bon, j’avoue que sur ce titre, je ne prends pas un risque énorme au vu des réactions et des notations sans concession des autres aviseurs. Comme dans une partie de poker, je suis. Il faut dire que ce titre le mérite. Non, Capitaine parfait ne l’est pas du tout. En effet, ce pastiche de super héros ne m’a absolument pas convaincu avec son humour particulier. On regrettera également un sérieux manque de cohérence et donc de lisibilité. C’est un concentré de ratés à commencer par un dessin très anguleux. Au final, c’est l’ennui qui prime. Le public ne s’est pas trompé.
Ganarah
Mes avis sont davantage pour des BD que j'ai appréciées que celles qui m'ont laissé de marbre. Sachant qu'une BD est souvent un an de travail pour son dessinateur... et que celui-ci aura souvent peine à trouver un éditeur qui l'embauche à d'honorables et dignes conditions de travail, soit à de minimum décentes conditions financières ... je préfère seulement noter mes BD coups de coeur où que j'ai appréciées, tant cet univers semble économiquement impitoyable. Voilà une série arrêtée depuis plus de 10 ans ; je crois que ne porterai que très peu de préjudices à déclarer aujourd'hui ce que sa lecture m'a apporté. Un très correct premier tome noté 3/5 qui met en place une trame et une histoire inachevée, mais le tout très logiquement construit, avec un personnage principal qui se dégage et devient attachant. Le graphisme assez dans la ligne de ce que fait Soleil et tendant vers un début de manga coloré avec décors en arrière plan, bien que simpliste, est non déplaisant pour autant. Le 2ème tome part à la dérive, d'abord légèrement, puis de façon plus marquée, vers une trame qui échappe au premier tome, et finalement à son lecteur. Cote 2/5. Le 3ème tome ressemble à du grand n'importe quoi au niveau du scénario... dommage ! Cote 0/5 Cote moyenne 1/5
Sorties de secours
Un roman graphique par une auteure américaine encensée par Crumb, ça chatouille forcément ma curiosité ! Non pas que je sois un inconditionnel de Crumb, mais quand même... là on nous compare quand même l'album à Maus ! Sauf que voilà, je viens de passer la moitié de l'album et que cette "Sorties de secours" me tombe des mains. Voilà déjà plusieurs soirs que je me force à avancer, mais rien n'arrive plus à me motiver ni à capter mon attention. Je ne suis pas fan de ce dessin plus qu'imparfait, le récit piétine et se répète et la narration ponctuée de "1 semaine plus tard" commence à me fatiguer sérieusement. Quant à la triste fin de vie de ces deux petits vieux (les parents de l'auteure), je n'ai pas réussi à trouver assez d'empathie pour poursuivre cette lecture. On est donc bien loin d'un Maus de Art Spiegelman... que ce soit de part le sujet abordé ou sur la manière de le traiter. Joyce Farmer y a sans doute mis beaucoup du sien pour nous proposer cet album sur la fin de la vie de ses parents, mais j'avoue n'y avoir trouver aucun plaisir et très peu d'intérêt malheureusement.
Nocturnes (Clarke)
Au départ, je n'ai rien compris à cette histoire ; sans doute devais-je être un peu dans les vapes, j'ai lu cette Bd dans la nuit, n'arrivant pas à dormir. Mais en m'y remettant le lendemain, je n'ai finalement pas mieux capté car je n'ai pas pu rentrer dans ce concept complètement fou et trop déroutant pour mon cerveau peut-être trop cartésien. Est-ce là une mise en abyme ou quelque chose qui lui ressemble ? Je ne sais si le terme est adéquat pour qualifier ce récit, mais en tout cas je n'aime pas ces sujets masturbateurs de cervelle, je n'y trouve aucune détente et aucun intérêt de lecture, seulement un ennui profond. J'ai lu en entier ce récit hallucinatoire qui n'a eu pour effet que de me désarçonner, ce n'est pas ce que je recherche en BD, j'ai donc décroché très vite, mais au moins j'aurais essayé quelque chose de différent. Quant au dessin, Clarke s'éloigne vachement de Mélusine, mais je ne déteste pas, il y a un style, une sorte de flou sur les personnages agréable à l'oeil, c'est d'ailleurs le dessin qui en feuilletant l'album m'avait attiré...