Avec cet amuse-bouche, je reste sur ma faim.
Non pas que je m’attendais à quelque chose d’émoustillant. Mais quand même… Ce collectif d’auteurs, pourtant connus pour la plupart, a du mal à développer quelque chose d’original, convaincant et coordonné autour d’un projet qui laissait place à pas mal de possibilités. C’est purement récréatif du côté des auteurs. Côté lecteur, c’est purement mitigé. A noter que Krassinsky, Arthur de Pins et Thierry Robin tirent leur épingle du jeu. Mais c’est insuffisant et surtout inégal que pour sauver l’ensemble. Bref, une BD "fourre-tout" qui brille par l’absence de cohésion au niveau de la thématique abordée.
Insignifiant.
Comme le posteur précédent, je n'ai pas du tout aimé cette BD.
Les personnages sont tous libidineux, névrosés ou (et) violents s'agitant dans un univers en pleine décadence assez caricatural. Ils évoluent de façon complètement chaotique dans une Rome antique complètement dépourvue d'humanité où le stupre semble être la seule motivation des hommes.
Le scénario part dans tous les sens et je n'ai absolument pas compris où l'auteure voulait emmener le lecteur. Les deux tomes sont très vite lus et n'ont jamais réussi à m’intéresser à l'histoire.
Les dessins ne m'ont pas davantage emballé. Les décors sont minimalistes, les personnages sont raides, moches et continuellement grimaçants et l'action manque singulièrement de fluidité.
A éviter donc.
Je connais Burns de réputation (parce qu'en BD, il faut quand même se tenir au courant), et j'avais essayé de lire Black Hole, je n'avais pas tenu 20 minutes (c'est pourquoi je ne l'ai pas avisé). Etrangement, à ma grande surprise, mais aussi sans doute pris par une curiosité malsaine, j'ai réussi à lire le tome 1 et feuilleter les 2 autres tomes en lisant des bribes de dialogues, mais force est de constater que ce genre de Bd n'est absolument pas pour moi. Et pourtant des Bd complètement zarb, j'en ai lues, mais là je crois que ça bat tous mes records. A la fin j'étais épuisé, lessivé, essoré, étrillé comme jamais je n'ai été. C'est beaucoup trop space.
Je considère Burns comme l'équivalent en papier de Lynch ou Cronenberg, c'est du récit terrifiant rempli de codes et de symboles destinés à stigmatiser les démons intérieurs qui affaiblissent la société américaine, il ne faut pas chercher à tout décrypter à tout prix, il faut aussi laisser le lecteur se faire son propre imaginaire, comme chez Lynch, avec des films comme Lost Highway ou Blue Velvet, ou chez Cronenberg avec des films comme ExistenZ... chez Burns c'est identique, c'est une vertigineuse descente aux enfers, nauséeuse et oppressante, avec des images très malsaines et même dégueu, un goût de l'étrange et du morbide sulfureux, le tout très irrationnel.
Le dessin, cette fois en couleurs vives qui surprennent après le froid clinique de Black Hole, rappelle vaguement une ligne claire enrichie de références tintinesques voulues ou non, qui pourrait donner un côté esthétique, mais il y a trop de trucs dérangeants dans cette Bd, et je suis à la limite du vomissement, je ne comprends déjà pas comment j'ai pu arriver au bout de cette lecture labyrinthique et fantasmagorique, car en BD j'ai besoin de détente et de plaisir, tout en m'interrogeant (comme au ciné d'ailleurs). Or là je n'ai aucun plaisir, c'était juste pour m'essayer à un genre différent, c'est réussi de ce côté , mais jamais plus je ne lirai un truc aussi écoeurant et nauséabond.
Plus connu comme scénariste, notamment pour Pichard, Jacques Lob devient un temps dessinateur et se lance dans le récit humoristique au ton grinçant et érotique soft. Je lisais ces courts récits entre 1975 et 76 dans L'Echo des savanes, et je les trouvais complètement stupides. Relus récemment en bibliothèque dans l'intégrale Cornélius, mon ressenti n'a guère varié.
Si on perçoit un ton sensible et généreux, et une apparente désinvolture, les idées complètement tordues de son personnage Igor qui en plus vit dans ce landau, et le simple fait qu'il asservisse cette pauvre fille trop cruche pour s'en rendre compte, me laisse totalement indifférent. Je trouve cet absurde insignifiant et bêta, et ces excès vraiment trop exagérés ; ils sont assez révélateurs de leur époque de parution, surtout dans L'Echo, aujourd'hui, on n'oserait plus faire ce genre de Bd sans être traité de sexiste, sauf en vraie Bd érotique qui s'assume et qui joue ouvertement la carte du SM pas trop appuyé.
Le côté humoristique et ironique accentué par un dessin au style simple et assez dépouillé peut atténuer l'aspect dramatique de la bande, mais je trouve que ça ne mène à rien, et je n'ai pas envie de voir un nain se moquer d'une cruche gratuitement et sans gêne.
Les autres bandes qui complètent cette intégrale comme Batmax... ne sont pas meilleures et parfois d'un niveau très faible, je préfère nettement Lob en tant que scénariste pour les autres ; seul "Roger Fringant" mérite le détour.
La rencontre entre un auteur de polars américain et un dessinateur français versant dans le multi-genre peut surprendre. Etrangement, il n'en sort pas un polar rigolo mais une love story complexe, cruelle, et perverse à laquelle je n'ai pas compris grand chose parce que dès le départ, ça m'a grandement rebuté, ça bouscule toutes mes conceptions de la bande dessinée traditionnelle, même si j'avais lu déjà des trucs plus bizarres, mais il y a quelque chose là-dedans qui m'a plus ou moins dégoûté, bref je n'aime pas du tout cette vision de l'onirisme.
Pourtant, je sens que le fond de ce récit est tapissé d'une frontière très mince qui sépare le rêve et la réalité, et ça aurait pu être traité autrement, mais on est ballotté sans cesse d'un univers à l'autre, mes repères sont bousculés, troublant mes certitudes et m'égarant dans une sorte de labyrinthe ou d'abîme imperceptible, en fait c'est au lecteur de choisir son propre imaginaire, mais comme c'est très tordu et nauséeux, je n'ai pas envie de creuser plus loin dans tout ça, bref c'est une lecture très inconfortable qui ne respire absolument pas la joie ou la fantaisie, une lecture qui me fut très pénible pour aller au bout, parce que je tiens à finir une Bd même si ça m'emmerde profondément souvent pour voir où ça mène, et là je n'ai aucune réponse.
Le dessin de Boucq est assez spécial, souvent il m'a aussi rebuté dans d'autres Bd, comme il m'a aussi satisfait, ça dépend du ton employé et du style graphique qu'il choisit car il peut changer facilement ; ici, il offre un trait par endroits torturé et pas toujours joli, avec des passages hideux et des images insupportables, mais je trouve que ça convient à ce type de fantastique un peu secoué. La grande question que je me pose, connaissant un peu Charyn, c'est comment a-t-il pu inventer une histoire pareille ? En tout cas, je ne suis absolument pas réceptif...
Je découvre cette série avec la parution du tome 2… et quel ennui.
L’auteur est un ex-taulard, incarcéré 10 ans suite à des cambriolages. Son témoignage et sa vision du monde carcéral sont donc justes et parfaitement retranscrits, pas de souci de ce côté là…
Mais le ton employé ne m’a pas du tout accroché. Je crois (je ne suis pas sûr) que l’auteur a voulu faire une BD humoristique… je me trompe peut-être, influencé que je suis par le style graphique très « Fluide Glacial » (et superbement maîtrisé au passage). Mais je n’ai tout simplement pas trouvé les gags drôles. Pas du tout. J’ai trouvé ça trop amateur, limite fanzineux. Je me suis donc ennuyé lors de ma lecture, et j’ai vraiment dû me forcer pour avancer… j’ai abandonné en cours de tome 2.
Un avis dur, mais qui reflète malheureusement le calvaire que fut ma lecture. Pas ma tasse de thé…
Quand on enchaîne avec L'enragé du ciel, cette aventure aérienne fait pâle figure. C'est une sorte de melting-pot d'idées et de personnages qui ne produisent absolument pas l'effet voulu. La caricature n'est jamais très loin. On ne prend pas de plaisir à la lecture. Certes, les Alsaciens reconnaîtront des vues et des lieux familiers. Cependant, cela ne me suffit pas.
La seconde aventure est encore plus consternante que la première avec ce jeu de télé-réalité Factor's Studio. Certes, il y a des étapes et des caprices mécaniques, mais il y a surtout une grande exaspération de la part d'un lecteur moyen. Les péripéties sont bancales et tout à fait artificielles. Je note 1 étoile ce second tome, c'est dire ! Cela ne vaut pas plus. Une série qui peine à trouver son envol. Un comble.
On va continuer à explorer les bas fonds du manga. Nous savons qu'il y a du bon et du très mauvais. Ce titre ne m'a pas intéressé mais pire, il m'a rebuté dans son extrême violence et immoralité.
Je suis pourtant attiré par le côté obscur mais pas cela. Combattre le mal par le mal est à l'opposé de mes valeurs. Tuer un pauvre groom dont on est presque tomber amoureux m'a paru insupportable même si on ne verra pas la scène. Le thème des enfants soldats est abordé bien évidemment. Ce ne sont d'ailleurs plus des enfants mais des machines à tuer. Cela fait peur.
Sur la forme, on notera de petites cases et des dialogues écrit en minuscule ce qui ne facilite pas l'agrément de la lecture.
Bon, en résumé, Gunslinger Girl ne retiendra pas mes faveurs. Très loin de là !
Voici le genre de manga typiquement mauvais sur toute la ligne. Bon, peut-être pas le dessin bien qu'assez commun. Il est vrai que j'ai été attiré par le titre comme s'il y avait matière à fantasmer dans une infirmerie après les cours. Mais bon, ce fut plutôt l'horreur d'un cauchemar éveillé. Cela m'apprendra à jouer le gogo. Il faut dire que cette infirmerie ouvre les portes d'autres univers. Diantre !
Les thématiques peuvent être intéressantes pour des adolescents qui se cherchent entre les deux sexes. C'est un shojo qui s'écartent un peu de la norme traditionnel. On pourra y voir une certaine forme d'audace. Encore faut'il se laisser prendre au jeu du chat et de la souris ce qui rappellera un autre titre de cet auteur.
La série a été abandonnée au bout de 2 tomes publiés en France sur les 11 existants en Corée du Sud. L'auteur nous aura prévenus dans la préface que sans projet précis, il a imaginé cette histoire qu'il a commencé à dessiner pour l'offrir au public. On s'apercevra vite que le projet n'est pas du tout abouti et réfléchi. Merci de nous avoir prévenus !
Jack Frost est tiré des légendes anglo-saxonnes comme une allégorie de l'hiver. Le dessin d'animation Les 5 légendes le met d'ailleurs à l'honneur. Ici, il s'agit d'un détournement pour le faire apparaître comme un personnage maléfique.
C'est franchement mauvais et pathétique du début à la fin car cela fait dans la surenchère gratuite. On ne regrettera pas Jack Frost. C'est poussif et sans intérêt. L'héroïne va se retrouver décapitée en moins de deux pages. Nous, on sera dépités.
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Amuse bouche
Avec cet amuse-bouche, je reste sur ma faim. Non pas que je m’attendais à quelque chose d’émoustillant. Mais quand même… Ce collectif d’auteurs, pourtant connus pour la plupart, a du mal à développer quelque chose d’original, convaincant et coordonné autour d’un projet qui laissait place à pas mal de possibilités. C’est purement récréatif du côté des auteurs. Côté lecteur, c’est purement mitigé. A noter que Krassinsky, Arthur de Pins et Thierry Robin tirent leur épingle du jeu. Mais c’est insuffisant et surtout inégal que pour sauver l’ensemble. Bref, une BD "fourre-tout" qui brille par l’absence de cohésion au niveau de la thématique abordée. Insignifiant.
La Lionne
Comme le posteur précédent, je n'ai pas du tout aimé cette BD. Les personnages sont tous libidineux, névrosés ou (et) violents s'agitant dans un univers en pleine décadence assez caricatural. Ils évoluent de façon complètement chaotique dans une Rome antique complètement dépourvue d'humanité où le stupre semble être la seule motivation des hommes. Le scénario part dans tous les sens et je n'ai absolument pas compris où l'auteure voulait emmener le lecteur. Les deux tomes sont très vite lus et n'ont jamais réussi à m’intéresser à l'histoire. Les dessins ne m'ont pas davantage emballé. Les décors sont minimalistes, les personnages sont raides, moches et continuellement grimaçants et l'action manque singulièrement de fluidité. A éviter donc.
Toxic / La Ruche / Calavera
Je connais Burns de réputation (parce qu'en BD, il faut quand même se tenir au courant), et j'avais essayé de lire Black Hole, je n'avais pas tenu 20 minutes (c'est pourquoi je ne l'ai pas avisé). Etrangement, à ma grande surprise, mais aussi sans doute pris par une curiosité malsaine, j'ai réussi à lire le tome 1 et feuilleter les 2 autres tomes en lisant des bribes de dialogues, mais force est de constater que ce genre de Bd n'est absolument pas pour moi. Et pourtant des Bd complètement zarb, j'en ai lues, mais là je crois que ça bat tous mes records. A la fin j'étais épuisé, lessivé, essoré, étrillé comme jamais je n'ai été. C'est beaucoup trop space. Je considère Burns comme l'équivalent en papier de Lynch ou Cronenberg, c'est du récit terrifiant rempli de codes et de symboles destinés à stigmatiser les démons intérieurs qui affaiblissent la société américaine, il ne faut pas chercher à tout décrypter à tout prix, il faut aussi laisser le lecteur se faire son propre imaginaire, comme chez Lynch, avec des films comme Lost Highway ou Blue Velvet, ou chez Cronenberg avec des films comme ExistenZ... chez Burns c'est identique, c'est une vertigineuse descente aux enfers, nauséeuse et oppressante, avec des images très malsaines et même dégueu, un goût de l'étrange et du morbide sulfureux, le tout très irrationnel. Le dessin, cette fois en couleurs vives qui surprennent après le froid clinique de Black Hole, rappelle vaguement une ligne claire enrichie de références tintinesques voulues ou non, qui pourrait donner un côté esthétique, mais il y a trop de trucs dérangeants dans cette Bd, et je suis à la limite du vomissement, je ne comprends déjà pas comment j'ai pu arriver au bout de cette lecture labyrinthique et fantasmagorique, car en BD j'ai besoin de détente et de plaisir, tout en m'interrogeant (comme au ciné d'ailleurs). Or là je n'ai aucun plaisir, c'était juste pour m'essayer à un genre différent, c'est réussi de ce côté , mais jamais plus je ne lirai un truc aussi écoeurant et nauséabond.
L'Homme au landau
Plus connu comme scénariste, notamment pour Pichard, Jacques Lob devient un temps dessinateur et se lance dans le récit humoristique au ton grinçant et érotique soft. Je lisais ces courts récits entre 1975 et 76 dans L'Echo des savanes, et je les trouvais complètement stupides. Relus récemment en bibliothèque dans l'intégrale Cornélius, mon ressenti n'a guère varié. Si on perçoit un ton sensible et généreux, et une apparente désinvolture, les idées complètement tordues de son personnage Igor qui en plus vit dans ce landau, et le simple fait qu'il asservisse cette pauvre fille trop cruche pour s'en rendre compte, me laisse totalement indifférent. Je trouve cet absurde insignifiant et bêta, et ces excès vraiment trop exagérés ; ils sont assez révélateurs de leur époque de parution, surtout dans L'Echo, aujourd'hui, on n'oserait plus faire ce genre de Bd sans être traité de sexiste, sauf en vraie Bd érotique qui s'assume et qui joue ouvertement la carte du SM pas trop appuyé. Le côté humoristique et ironique accentué par un dessin au style simple et assez dépouillé peut atténuer l'aspect dramatique de la bande, mais je trouve que ça ne mène à rien, et je n'ai pas envie de voir un nain se moquer d'une cruche gratuitement et sans gêne. Les autres bandes qui complètent cette intégrale comme Batmax... ne sont pas meilleures et parfois d'un niveau très faible, je préfère nettement Lob en tant que scénariste pour les autres ; seul "Roger Fringant" mérite le détour.
La Femme du magicien
La rencontre entre un auteur de polars américain et un dessinateur français versant dans le multi-genre peut surprendre. Etrangement, il n'en sort pas un polar rigolo mais une love story complexe, cruelle, et perverse à laquelle je n'ai pas compris grand chose parce que dès le départ, ça m'a grandement rebuté, ça bouscule toutes mes conceptions de la bande dessinée traditionnelle, même si j'avais lu déjà des trucs plus bizarres, mais il y a quelque chose là-dedans qui m'a plus ou moins dégoûté, bref je n'aime pas du tout cette vision de l'onirisme. Pourtant, je sens que le fond de ce récit est tapissé d'une frontière très mince qui sépare le rêve et la réalité, et ça aurait pu être traité autrement, mais on est ballotté sans cesse d'un univers à l'autre, mes repères sont bousculés, troublant mes certitudes et m'égarant dans une sorte de labyrinthe ou d'abîme imperceptible, en fait c'est au lecteur de choisir son propre imaginaire, mais comme c'est très tordu et nauséeux, je n'ai pas envie de creuser plus loin dans tout ça, bref c'est une lecture très inconfortable qui ne respire absolument pas la joie ou la fantaisie, une lecture qui me fut très pénible pour aller au bout, parce que je tiens à finir une Bd même si ça m'emmerde profondément souvent pour voir où ça mène, et là je n'ai aucune réponse. Le dessin de Boucq est assez spécial, souvent il m'a aussi rebuté dans d'autres Bd, comme il m'a aussi satisfait, ça dépend du ton employé et du style graphique qu'il choisit car il peut changer facilement ; ici, il offre un trait par endroits torturé et pas toujours joli, avec des passages hideux et des images insupportables, mais je trouve que ça convient à ce type de fantastique un peu secoué. La grande question que je me pose, connaissant un peu Charyn, c'est comment a-t-il pu inventer une histoire pareille ? En tout cas, je ne suis absolument pas réceptif...
L'Evasion
Je découvre cette série avec la parution du tome 2… et quel ennui. L’auteur est un ex-taulard, incarcéré 10 ans suite à des cambriolages. Son témoignage et sa vision du monde carcéral sont donc justes et parfaitement retranscrits, pas de souci de ce côté là… Mais le ton employé ne m’a pas du tout accroché. Je crois (je ne suis pas sûr) que l’auteur a voulu faire une BD humoristique… je me trompe peut-être, influencé que je suis par le style graphique très « Fluide Glacial » (et superbement maîtrisé au passage). Mais je n’ai tout simplement pas trouvé les gags drôles. Pas du tout. J’ai trouvé ça trop amateur, limite fanzineux. Je me suis donc ennuyé lors de ma lecture, et j’ai vraiment dû me forcer pour avancer… j’ai abandonné en cours de tome 2. Un avis dur, mais qui reflète malheureusement le calvaire que fut ma lecture. Pas ma tasse de thé…
Envols
Quand on enchaîne avec L'enragé du ciel, cette aventure aérienne fait pâle figure. C'est une sorte de melting-pot d'idées et de personnages qui ne produisent absolument pas l'effet voulu. La caricature n'est jamais très loin. On ne prend pas de plaisir à la lecture. Certes, les Alsaciens reconnaîtront des vues et des lieux familiers. Cependant, cela ne me suffit pas. La seconde aventure est encore plus consternante que la première avec ce jeu de télé-réalité Factor's Studio. Certes, il y a des étapes et des caprices mécaniques, mais il y a surtout une grande exaspération de la part d'un lecteur moyen. Les péripéties sont bancales et tout à fait artificielles. Je note 1 étoile ce second tome, c'est dire ! Cela ne vaut pas plus. Une série qui peine à trouver son envol. Un comble.
Gunslinger Girl
On va continuer à explorer les bas fonds du manga. Nous savons qu'il y a du bon et du très mauvais. Ce titre ne m'a pas intéressé mais pire, il m'a rebuté dans son extrême violence et immoralité. Je suis pourtant attiré par le côté obscur mais pas cela. Combattre le mal par le mal est à l'opposé de mes valeurs. Tuer un pauvre groom dont on est presque tomber amoureux m'a paru insupportable même si on ne verra pas la scène. Le thème des enfants soldats est abordé bien évidemment. Ce ne sont d'ailleurs plus des enfants mais des machines à tuer. Cela fait peur. Sur la forme, on notera de petites cases et des dialogues écrit en minuscule ce qui ne facilite pas l'agrément de la lecture. Bon, en résumé, Gunslinger Girl ne retiendra pas mes faveurs. Très loin de là !
L'Infirmerie après les cours
Voici le genre de manga typiquement mauvais sur toute la ligne. Bon, peut-être pas le dessin bien qu'assez commun. Il est vrai que j'ai été attiré par le titre comme s'il y avait matière à fantasmer dans une infirmerie après les cours. Mais bon, ce fut plutôt l'horreur d'un cauchemar éveillé. Cela m'apprendra à jouer le gogo. Il faut dire que cette infirmerie ouvre les portes d'autres univers. Diantre ! Les thématiques peuvent être intéressantes pour des adolescents qui se cherchent entre les deux sexes. C'est un shojo qui s'écartent un peu de la norme traditionnel. On pourra y voir une certaine forme d'audace. Encore faut'il se laisser prendre au jeu du chat et de la souris ce qui rappellera un autre titre de cet auteur.
Jack Frost
La série a été abandonnée au bout de 2 tomes publiés en France sur les 11 existants en Corée du Sud. L'auteur nous aura prévenus dans la préface que sans projet précis, il a imaginé cette histoire qu'il a commencé à dessiner pour l'offrir au public. On s'apercevra vite que le projet n'est pas du tout abouti et réfléchi. Merci de nous avoir prévenus ! Jack Frost est tiré des légendes anglo-saxonnes comme une allégorie de l'hiver. Le dessin d'animation Les 5 légendes le met d'ailleurs à l'honneur. Ici, il s'agit d'un détournement pour le faire apparaître comme un personnage maléfique. C'est franchement mauvais et pathétique du début à la fin car cela fait dans la surenchère gratuite. On ne regrettera pas Jack Frost. C'est poussif et sans intérêt. L'héroïne va se retrouver décapitée en moins de deux pages. Nous, on sera dépités.