Je ne suis pas arrivé au bout tellement cet album m’a assommé.
En fait, je ne l’ai trouvé ni drôle ni pertinent. Tout au plus peut-il constituer une nouvelle brique (aux côtés d’un Blankets - Manteau de neige, par exemple) à l’édifice des récits nous expliquant les ravages de l’intégrisme chrétien aux USA. Cet art de faire culpabiliser les enfants pour les marquer à vie du sceau de la culpabilité devant des pulsions naturelle telles que l’éveil à la sexualité… Cette pression morale qui ravage finalement plus qu'elle ne construit.
A l’époque de sa sortie, le ton irrévérencieux utilisé et le thème même du récit ont certainement constitué des pas en avant dans l’émancipation du comic aux USA. Aujourd’hui, avec le recul, je n’ai pas été marqué par cette lecture.
Côté dessin, c’est un trait réaliste tourné en caricature et en noir et blanc (à la manière de récits de MAD, à titre de comparaison ou de ce que fera Alexis quelques années plus tard) mais sans réel délire, sans véritable lâcher-prise.
Bon, moi, j’ai pas aimé. Mais je peux comprendre que ce récit a constitué un tournant dans l’histoire du comic et donc de la bd.
J'ai plutôt été déçu par cette lecture de ce seinen ponctué d'affrontements. Il faut dire que j'attendais quelque chose d'original qui ne tombe dans les facilités du genre. Bref, je me suis littéralement ennuyé à la lecture malgré l'enchaînement des événements qui n'est d'ailleurs pas très cohérent ou naturel.
Le rythme est beaucoup trop forcé après une présentation pour le moins sommaire des personnages dont certains d'ailleurs ne serviront à rien. Je n'ai pas accroché car je me suis perdu en route. Pour les bons points : le graphisme ainsi qu'une impression correcte.
Lui ou rien sur un mode le monde ne suffit pas. Il s'agit de combler les désirs d'une pauvre lycéenne en mal d'amour. Il y aura des moments très pathétiques où il faudra s'accrocher. La poupée est un homme d'où une inversion marrante des rôles.
C'est surtout très fleur bleue et pas vraiment transcendant. On aura droit d'emblée à toute les japaniaiseries du genre graphique tendant à l'exagération. Moi, je dirais tout mais pas ça !
Mon avis rejoindra presque celui d'Alix, tant l'intérêt de cet album est réduit.
On a droit à des détails sur la bouffe, les maladies des gosses, et la bouffe -encore- lors du retour de l'auteure dans son pays d'origine. C'est une transposition papier du journal intime de ce fameux retour, qui était essentiellement destiné à sa famille et à ses amis. Mais du coup, on n'apprend pas grand-chose sur l'Indonésie... Ok, l'auteure en est originaire, mais on aurait pu penser qu'avec le temps passé aux Pays-Bas, elle aurait eu un regard critique sur l'Indonésie... Rien, ou presque, à part l'évocation d'un moyen de transport en commun, le fait que les gens mettent leurs ordures sur le trottoir et des lézards domestiques...
Côté dessin, même si ce n'est pas désagréable, on sent bien que Tita Larasati a vraiment "jeté" ses impressions sans y apporter beaucoup de soin, sans compter que le sens de lecture n'est pas toujours évident.
Bref, vite lu, parce qu'inintéressant.
J’admire la politique éditoriale complétiste des éditions Cà et Là, qui consiste à publier tout ce qu’ils aiment (c’est un peu le but d’un éditeur indépendant) mais il faut avouer que pour le lecteur moyen, la qualité fluctue grandement. Après plusieurs excellentes surprises en 2015 (Déplacement, Ruines, Trashed), j’avais déjà été refroidi cette année par l’insipide Points de Chute d’Andi Watson… Et bien deuxième mauvaise pioche d’affilée avec « Retour à Bandung ».
L’auteur nous parle de son déménagement en Indonésie dans les détails les plus minutieux : paperasse administrative, courses au supermarché, maladies et fièvres de ses enfants, adaptations aux coutumes locales… le tout étalé sur 120 pages. C’est nombriliste et inintéressant au possible, et pendant ma lecture je me suis demandé qui d'autre que la famille proche pourrait trouver un quelconque intérêt à ce récit… et puis la postface confirme mes doutes : « [L’auteur] entame un journal dont elle envoie les pages, d’abord par fax, puis par email et enfin sous forme d’un blog, initialement aux personnes de son entourage, pour leur donner de ses nouvelles […] ». Des années plus tard, on se trouve avec un volume autobiographique à 14 euros, qui n’intéressera sans doute pas grand monde.
Surtout que le dessin minimaliste tout en esquisses n’est pas extraordinaire, les cases contiennent beaucoup de texte et peu de décors, donc n’espérez pas visiter l’Indonésie par procuration.
Une lecture interminable en ce qui me concerne.
Bon c'était une série noire ou en tout cas médiocre, et ça enchaine. Luuna, je pense que je ne suis pas la cible. Cette BD me semble destiné à un public féminin de 9 à 14 ans. Je me suis accroché sur les 2 cycles, mais que ce fut un effort violent.
Bon, déjà je n'ai pas accroché ce dessin, très informatique, très Disney. La mise en couleur, souvent sombre et uniforme, ne m'a pas aidé à suivre.
Ensuite vient le scénario. Il semble s'agir d'un mix d'aventure à la Soleil et de contes amérindiens. Mais ce mélange des genres m'a fortement perturbé. Et je n'ai ni apprécié ma découverte des légendes ni de suivre la trame de fond. Enfin dernier point, j'ai détesté (jusqu'à envie de rongeuricide) ces petits personnages mi-divinité mi-raton laveur. Bavards, censés être drôles mais rase bitume au niveau humour, ils empiètent sur le récit au point de brise la rythmique de narration. Ils n'apportent rien à l'histoire et sont par ailleurs beaucoup trop bavard.
Vraiment pas aimé.
En préambule, je livre ici mon ressenti sur les 2 premiers tomes. J'aurais l'occasion d'aviser certains tomes au fil de l'eau, j'éditerais donc dès que possible.
A ce jour, je n'ai lu que les 2 premiers volumes, Les Russes sur la Lune & Paris Secteur Soviétique.
Les Russes sur la Lune:
Ce que j'attends d'une uchronie, c'est qu'elle me révèle une histoire modifiée, profondément ou à la marge, qu'elle exploite ce nouvel angle d'attaque pour que l'on puisse se prendre à suivre ce nouveau fil et à le comparer avec ce que fut notre histoire. Et bien sur ce premier tome, on est servi...........rien de tout cela. On nous livre ici une relecture de l'histoire qui ne sert à rien. On a une guerre froide qui reste identique sauf que bizarrement la technologie des belligérants (USA/URSS) a fait un tel bond en 10 ans qu'on peut vivre des années sur la lune, y faire pousser de la marijuana, concevoir une étoile noire et j'en passe. Les comportements de néohippies de l'espace, celui de l'Inspecteur Harry, tout est foiré. Ce n'est plus une uchronie mais une anuchronie. Et on ne nous explique rien, comment Sasha et le bon docteur House sont rentrés de la lunes aux Bahamas, quel intérêt sur la grande Histoire, quid de l'avenir...........on s'en tamponne. Et on nous démarre le moulin à références, Poutine en premier chef. Même le dessin presque caricatural est au diapason. Ce premier tome est une foirade complète, 1*
Paris, Secteur Soviétique:
Un peu de mieux. Même si les auteurs vont encore savonner l'intérêt de l'uchronie, ils l'utilisent malgré tout un peu plus, notamment dans le jeu de pouvoir des services de renseignements. De Gaulle mort, le débarquement foiré, la France est moitié sous protectorat Britannique moitié sous occupation bolchévique. En gros France = Berlin. On a bien donc quelques tentatives de nous servir un récit géopolitique qui pourrait être intéressant. Mais hélas, on nous l'assaisonne avec quelques ingrédients douteux (enquête policière inintéressante et d'ailleurs joliment baclée, prostitution, utilisation de personnages réels Petiot, Sartre, Duras et Béria pour noyer le poisson) mais au final, on se retrouve encore avec une question finale: POURQUOI?????? Le trait est un peu plus fin, certains vues bien pensées. Et puis on a relancé la machine à clin d'yeux douteux, ici on invite Lino Ventura et John Travolta........Ouah....humour et trouvaille. 2*
Globalement, la remarque première qui me vient, c'est que les auteurs sont prisonniers du concept, impossible de mener une histoire COMPLETE et CREDIBLE en one shot, des dyptiques auraient plus fait l'affaire.
A compléter au fil de mes lectures.
Mêmes ressorts, et mêmes commentaires que pour la BD Persopolis de Satrapi dans mon post juste ci-avant. Et j'ai dû m'y reprendre à trois fois pour terminer cette lecture tout de même assez nombriliste, autosuffisante, et par trop longuette.
La profonde indigence du graphisme me pousse à dire que l’on n’est plus vraiment dans ce qu’il convient d’être appelé « la bande dessinée », mais tout au plus dans un livre (très mal) imagé.
Le dessin s'apparente davantage aux caricatures de presse (et encore...).
Un point positif néanmoins : le récit imagé fait prendre conscience à ceux qui le lisent de ce qui se passe, où s'est passé, quelque part dans le monde.
Alors, tant mieux pour l'éditeur et son auteur s’ils rencontrent un public avide de biographies en dessins de presse ! Ils ont raison de surfer sur la vague tant qu'elle existe ...
Pour ma part, une seule fois me suffira.
Il m'est d'avis que n'importe quel bouquin nous raconterait cela mieux, tellement mieux !
Car sous cette forme, si le début est passable, je trouvais le milieu longuet, et le final très indigeste, le tout empreint d'un nombrilisme s'accentuant crescendo rendant l'ensemble fort dispensable.
Et pour le graphisme, sans peur des mots ; visuellement, c'est franchement laid.
La profonde indigence du graphisme me pousse à dire que l’on n’est plus vraiment dans ce qu’il convient d’être appelé « la bande dessinée », mais tout au plus dans un livre (très mal) imagé.
Un point positif néanmoins : le récit imagé fait prendre conscience à ceux qui le lisent de ce qui se passe, où s'est passé, quelque part dans le monde.
Comme le fait Emmanuel Guibert dans ce qu'il a produit à mon sens de moins bon. Ou comme le fait toujours Guy Delisle. Et décidément très tendance chez cet éditeur "L'Association".
Alors, tant mieux pour l'éditeur et son auteur si le battage médiatique et le matraquage marketing à tous vents a réussi au-delà des espérances et que ce fût un succès planétaire ! Pour ma part, on me l'a prêtée ... après un goût final un peu nauséeux, je l'ai très vite rendue à son propriétaire, et pour la suite (s'il devait y en avoir)... ce sera sans moi !
J'ai détesté, tout simplement. Après avoir acheté les deux premiers tomes, j'en ai lu d'autres, prêtés par un ami. J'ai pu confirmer l'impression: c'est mauvais... Je demande pardon aux fans de la série, mais les dessins sont médiocres (regardez les vivants, humains ou... le cheval à la galerie), la narration se veut intentionnellement stupide (selon les déclarations de l'auteur) et tout ça accomplit son but. C'est répétitif, sans vraies surprises, personnages sans le moindre intérêt. Pas d'horreur mais du ridicule, c'est ce que j'ai pu trouver. Un insulte aux zombies. Le succès commercial de la série aurait besoin d'une étude à un autre niveau...
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Binky Brown rencontre la Vierge Marie
Je ne suis pas arrivé au bout tellement cet album m’a assommé. En fait, je ne l’ai trouvé ni drôle ni pertinent. Tout au plus peut-il constituer une nouvelle brique (aux côtés d’un Blankets - Manteau de neige, par exemple) à l’édifice des récits nous expliquant les ravages de l’intégrisme chrétien aux USA. Cet art de faire culpabiliser les enfants pour les marquer à vie du sceau de la culpabilité devant des pulsions naturelle telles que l’éveil à la sexualité… Cette pression morale qui ravage finalement plus qu'elle ne construit. A l’époque de sa sortie, le ton irrévérencieux utilisé et le thème même du récit ont certainement constitué des pas en avant dans l’émancipation du comic aux USA. Aujourd’hui, avec le recul, je n’ai pas été marqué par cette lecture. Côté dessin, c’est un trait réaliste tourné en caricature et en noir et blanc (à la manière de récits de MAD, à titre de comparaison ou de ce que fera Alexis quelques années plus tard) mais sans réel délire, sans véritable lâcher-prise. Bon, moi, j’ai pas aimé. Mais je peux comprendre que ce récit a constitué un tournant dans l’histoire du comic et donc de la bd.
Kamisama Dolls
J'ai plutôt été déçu par cette lecture de ce seinen ponctué d'affrontements. Il faut dire que j'attendais quelque chose d'original qui ne tombe dans les facilités du genre. Bref, je me suis littéralement ennuyé à la lecture malgré l'enchaînement des événements qui n'est d'ailleurs pas très cohérent ou naturel. Le rythme est beaucoup trop forcé après une présentation pour le moins sommaire des personnages dont certains d'ailleurs ne serviront à rien. Je n'ai pas accroché car je me suis perdu en route. Pour les bons points : le graphisme ainsi qu'une impression correcte.
Lui ou rien !
Lui ou rien sur un mode le monde ne suffit pas. Il s'agit de combler les désirs d'une pauvre lycéenne en mal d'amour. Il y aura des moments très pathétiques où il faudra s'accrocher. La poupée est un homme d'où une inversion marrante des rôles. C'est surtout très fleur bleue et pas vraiment transcendant. On aura droit d'emblée à toute les japaniaiseries du genre graphique tendant à l'exagération. Moi, je dirais tout mais pas ça !
Retour à Bandung
Mon avis rejoindra presque celui d'Alix, tant l'intérêt de cet album est réduit. On a droit à des détails sur la bouffe, les maladies des gosses, et la bouffe -encore- lors du retour de l'auteure dans son pays d'origine. C'est une transposition papier du journal intime de ce fameux retour, qui était essentiellement destiné à sa famille et à ses amis. Mais du coup, on n'apprend pas grand-chose sur l'Indonésie... Ok, l'auteure en est originaire, mais on aurait pu penser qu'avec le temps passé aux Pays-Bas, elle aurait eu un regard critique sur l'Indonésie... Rien, ou presque, à part l'évocation d'un moyen de transport en commun, le fait que les gens mettent leurs ordures sur le trottoir et des lézards domestiques... Côté dessin, même si ce n'est pas désagréable, on sent bien que Tita Larasati a vraiment "jeté" ses impressions sans y apporter beaucoup de soin, sans compter que le sens de lecture n'est pas toujours évident. Bref, vite lu, parce qu'inintéressant.
Retour à Bandung
J’admire la politique éditoriale complétiste des éditions Cà et Là, qui consiste à publier tout ce qu’ils aiment (c’est un peu le but d’un éditeur indépendant) mais il faut avouer que pour le lecteur moyen, la qualité fluctue grandement. Après plusieurs excellentes surprises en 2015 (Déplacement, Ruines, Trashed), j’avais déjà été refroidi cette année par l’insipide Points de Chute d’Andi Watson… Et bien deuxième mauvaise pioche d’affilée avec « Retour à Bandung ». L’auteur nous parle de son déménagement en Indonésie dans les détails les plus minutieux : paperasse administrative, courses au supermarché, maladies et fièvres de ses enfants, adaptations aux coutumes locales… le tout étalé sur 120 pages. C’est nombriliste et inintéressant au possible, et pendant ma lecture je me suis demandé qui d'autre que la famille proche pourrait trouver un quelconque intérêt à ce récit… et puis la postface confirme mes doutes : « [L’auteur] entame un journal dont elle envoie les pages, d’abord par fax, puis par email et enfin sous forme d’un blog, initialement aux personnes de son entourage, pour leur donner de ses nouvelles […] ». Des années plus tard, on se trouve avec un volume autobiographique à 14 euros, qui n’intéressera sans doute pas grand monde. Surtout que le dessin minimaliste tout en esquisses n’est pas extraordinaire, les cases contiennent beaucoup de texte et peu de décors, donc n’espérez pas visiter l’Indonésie par procuration. Une lecture interminable en ce qui me concerne.
Luuna
Bon c'était une série noire ou en tout cas médiocre, et ça enchaine. Luuna, je pense que je ne suis pas la cible. Cette BD me semble destiné à un public féminin de 9 à 14 ans. Je me suis accroché sur les 2 cycles, mais que ce fut un effort violent. Bon, déjà je n'ai pas accroché ce dessin, très informatique, très Disney. La mise en couleur, souvent sombre et uniforme, ne m'a pas aidé à suivre. Ensuite vient le scénario. Il semble s'agir d'un mix d'aventure à la Soleil et de contes amérindiens. Mais ce mélange des genres m'a fortement perturbé. Et je n'ai ni apprécié ma découverte des légendes ni de suivre la trame de fond. Enfin dernier point, j'ai détesté (jusqu'à envie de rongeuricide) ces petits personnages mi-divinité mi-raton laveur. Bavards, censés être drôles mais rase bitume au niveau humour, ils empiètent sur le récit au point de brise la rythmique de narration. Ils n'apportent rien à l'histoire et sont par ailleurs beaucoup trop bavard. Vraiment pas aimé.
Jour J
En préambule, je livre ici mon ressenti sur les 2 premiers tomes. J'aurais l'occasion d'aviser certains tomes au fil de l'eau, j'éditerais donc dès que possible. A ce jour, je n'ai lu que les 2 premiers volumes, Les Russes sur la Lune & Paris Secteur Soviétique. Les Russes sur la Lune: Ce que j'attends d'une uchronie, c'est qu'elle me révèle une histoire modifiée, profondément ou à la marge, qu'elle exploite ce nouvel angle d'attaque pour que l'on puisse se prendre à suivre ce nouveau fil et à le comparer avec ce que fut notre histoire. Et bien sur ce premier tome, on est servi...........rien de tout cela. On nous livre ici une relecture de l'histoire qui ne sert à rien. On a une guerre froide qui reste identique sauf que bizarrement la technologie des belligérants (USA/URSS) a fait un tel bond en 10 ans qu'on peut vivre des années sur la lune, y faire pousser de la marijuana, concevoir une étoile noire et j'en passe. Les comportements de néohippies de l'espace, celui de l'Inspecteur Harry, tout est foiré. Ce n'est plus une uchronie mais une anuchronie. Et on ne nous explique rien, comment Sasha et le bon docteur House sont rentrés de la lunes aux Bahamas, quel intérêt sur la grande Histoire, quid de l'avenir...........on s'en tamponne. Et on nous démarre le moulin à références, Poutine en premier chef. Même le dessin presque caricatural est au diapason. Ce premier tome est une foirade complète, 1* Paris, Secteur Soviétique: Un peu de mieux. Même si les auteurs vont encore savonner l'intérêt de l'uchronie, ils l'utilisent malgré tout un peu plus, notamment dans le jeu de pouvoir des services de renseignements. De Gaulle mort, le débarquement foiré, la France est moitié sous protectorat Britannique moitié sous occupation bolchévique. En gros France = Berlin. On a bien donc quelques tentatives de nous servir un récit géopolitique qui pourrait être intéressant. Mais hélas, on nous l'assaisonne avec quelques ingrédients douteux (enquête policière inintéressante et d'ailleurs joliment baclée, prostitution, utilisation de personnages réels Petiot, Sartre, Duras et Béria pour noyer le poisson) mais au final, on se retrouve encore avec une question finale: POURQUOI?????? Le trait est un peu plus fin, certains vues bien pensées. Et puis on a relancé la machine à clin d'yeux douteux, ici on invite Lino Ventura et John Travolta........Ouah....humour et trouvaille. 2* Globalement, la remarque première qui me vient, c'est que les auteurs sont prisonniers du concept, impossible de mener une histoire COMPLETE et CREDIBLE en one shot, des dyptiques auraient plus fait l'affaire. A compléter au fil de mes lectures.
Pyongyang
Mêmes ressorts, et mêmes commentaires que pour la BD Persopolis de Satrapi dans mon post juste ci-avant. Et j'ai dû m'y reprendre à trois fois pour terminer cette lecture tout de même assez nombriliste, autosuffisante, et par trop longuette. La profonde indigence du graphisme me pousse à dire que l’on n’est plus vraiment dans ce qu’il convient d’être appelé « la bande dessinée », mais tout au plus dans un livre (très mal) imagé. Le dessin s'apparente davantage aux caricatures de presse (et encore...). Un point positif néanmoins : le récit imagé fait prendre conscience à ceux qui le lisent de ce qui se passe, où s'est passé, quelque part dans le monde. Alors, tant mieux pour l'éditeur et son auteur s’ils rencontrent un public avide de biographies en dessins de presse ! Ils ont raison de surfer sur la vague tant qu'elle existe ... Pour ma part, une seule fois me suffira.
Persepolis
Il m'est d'avis que n'importe quel bouquin nous raconterait cela mieux, tellement mieux ! Car sous cette forme, si le début est passable, je trouvais le milieu longuet, et le final très indigeste, le tout empreint d'un nombrilisme s'accentuant crescendo rendant l'ensemble fort dispensable. Et pour le graphisme, sans peur des mots ; visuellement, c'est franchement laid. La profonde indigence du graphisme me pousse à dire que l’on n’est plus vraiment dans ce qu’il convient d’être appelé « la bande dessinée », mais tout au plus dans un livre (très mal) imagé. Un point positif néanmoins : le récit imagé fait prendre conscience à ceux qui le lisent de ce qui se passe, où s'est passé, quelque part dans le monde. Comme le fait Emmanuel Guibert dans ce qu'il a produit à mon sens de moins bon. Ou comme le fait toujours Guy Delisle. Et décidément très tendance chez cet éditeur "L'Association". Alors, tant mieux pour l'éditeur et son auteur si le battage médiatique et le matraquage marketing à tous vents a réussi au-delà des espérances et que ce fût un succès planétaire ! Pour ma part, on me l'a prêtée ... après un goût final un peu nauséeux, je l'ai très vite rendue à son propriétaire, et pour la suite (s'il devait y en avoir)... ce sera sans moi !
Walking Dead
J'ai détesté, tout simplement. Après avoir acheté les deux premiers tomes, j'en ai lu d'autres, prêtés par un ami. J'ai pu confirmer l'impression: c'est mauvais... Je demande pardon aux fans de la série, mais les dessins sont médiocres (regardez les vivants, humains ou... le cheval à la galerie), la narration se veut intentionnellement stupide (selon les déclarations de l'auteur) et tout ça accomplit son but. C'est répétitif, sans vraies surprises, personnages sans le moindre intérêt. Pas d'horreur mais du ridicule, c'est ce que j'ai pu trouver. Un insulte aux zombies. Le succès commercial de la série aurait besoin d'une étude à un autre niveau...