La rencontre entre un auteur de polars américain et un dessinateur français versant dans le multi-genre peut surprendre. Etrangement, il n'en sort pas un polar rigolo mais une love story complexe, cruelle, et perverse à laquelle je n'ai pas compris grand chose parce que dès le départ, ça m'a grandement rebuté, ça bouscule toutes mes conceptions de la bande dessinée traditionnelle, même si j'avais lu déjà des trucs plus bizarres, mais il y a quelque chose là-dedans qui m'a plus ou moins dégoûté, bref je n'aime pas du tout cette vision de l'onirisme.
Pourtant, je sens que le fond de ce récit est tapissé d'une frontière très mince qui sépare le rêve et la réalité, et ça aurait pu être traité autrement, mais on est ballotté sans cesse d'un univers à l'autre, mes repères sont bousculés, troublant mes certitudes et m'égarant dans une sorte de labyrinthe ou d'abîme imperceptible, en fait c'est au lecteur de choisir son propre imaginaire, mais comme c'est très tordu et nauséeux, je n'ai pas envie de creuser plus loin dans tout ça, bref c'est une lecture très inconfortable qui ne respire absolument pas la joie ou la fantaisie, une lecture qui me fut très pénible pour aller au bout, parce que je tiens à finir une Bd même si ça m'emmerde profondément souvent pour voir où ça mène, et là je n'ai aucune réponse.
Le dessin de Boucq est assez spécial, souvent il m'a aussi rebuté dans d'autres Bd, comme il m'a aussi satisfait, ça dépend du ton employé et du style graphique qu'il choisit car il peut changer facilement ; ici, il offre un trait par endroits torturé et pas toujours joli, avec des passages hideux et des images insupportables, mais je trouve que ça convient à ce type de fantastique un peu secoué. La grande question que je me pose, connaissant un peu Charyn, c'est comment a-t-il pu inventer une histoire pareille ? En tout cas, je ne suis absolument pas réceptif...
Je découvre cette série avec la parution du tome 2… et quel ennui.
L’auteur est un ex-taulard, incarcéré 10 ans suite à des cambriolages. Son témoignage et sa vision du monde carcéral sont donc justes et parfaitement retranscrits, pas de souci de ce côté là…
Mais le ton employé ne m’a pas du tout accroché. Je crois (je ne suis pas sûr) que l’auteur a voulu faire une BD humoristique… je me trompe peut-être, influencé que je suis par le style graphique très « Fluide Glacial » (et superbement maîtrisé au passage). Mais je n’ai tout simplement pas trouvé les gags drôles. Pas du tout. J’ai trouvé ça trop amateur, limite fanzineux. Je me suis donc ennuyé lors de ma lecture, et j’ai vraiment dû me forcer pour avancer… j’ai abandonné en cours de tome 2.
Un avis dur, mais qui reflète malheureusement le calvaire que fut ma lecture. Pas ma tasse de thé…
Quand on enchaîne avec L'enragé du ciel, cette aventure aérienne fait pâle figure. C'est une sorte de melting-pot d'idées et de personnages qui ne produisent absolument pas l'effet voulu. La caricature n'est jamais très loin. On ne prend pas de plaisir à la lecture. Certes, les Alsaciens reconnaîtront des vues et des lieux familiers. Cependant, cela ne me suffit pas.
La seconde aventure est encore plus consternante que la première avec ce jeu de télé-réalité Factor's Studio. Certes, il y a des étapes et des caprices mécaniques, mais il y a surtout une grande exaspération de la part d'un lecteur moyen. Les péripéties sont bancales et tout à fait artificielles. Je note 1 étoile ce second tome, c'est dire ! Cela ne vaut pas plus. Une série qui peine à trouver son envol. Un comble.
On va continuer à explorer les bas fonds du manga. Nous savons qu'il y a du bon et du très mauvais. Ce titre ne m'a pas intéressé mais pire, il m'a rebuté dans son extrême violence et immoralité.
Je suis pourtant attiré par le côté obscur mais pas cela. Combattre le mal par le mal est à l'opposé de mes valeurs. Tuer un pauvre groom dont on est presque tomber amoureux m'a paru insupportable même si on ne verra pas la scène. Le thème des enfants soldats est abordé bien évidemment. Ce ne sont d'ailleurs plus des enfants mais des machines à tuer. Cela fait peur.
Sur la forme, on notera de petites cases et des dialogues écrit en minuscule ce qui ne facilite pas l'agrément de la lecture.
Bon, en résumé, Gunslinger Girl ne retiendra pas mes faveurs. Très loin de là !
Voici le genre de manga typiquement mauvais sur toute la ligne. Bon, peut-être pas le dessin bien qu'assez commun. Il est vrai que j'ai été attiré par le titre comme s'il y avait matière à fantasmer dans une infirmerie après les cours. Mais bon, ce fut plutôt l'horreur d'un cauchemar éveillé. Cela m'apprendra à jouer le gogo. Il faut dire que cette infirmerie ouvre les portes d'autres univers. Diantre !
Les thématiques peuvent être intéressantes pour des adolescents qui se cherchent entre les deux sexes. C'est un shojo qui s'écartent un peu de la norme traditionnel. On pourra y voir une certaine forme d'audace. Encore faut'il se laisser prendre au jeu du chat et de la souris ce qui rappellera un autre titre de cet auteur.
La série a été abandonnée au bout de 2 tomes publiés en France sur les 11 existants en Corée du Sud. L'auteur nous aura prévenus dans la préface que sans projet précis, il a imaginé cette histoire qu'il a commencé à dessiner pour l'offrir au public. On s'apercevra vite que le projet n'est pas du tout abouti et réfléchi. Merci de nous avoir prévenus !
Jack Frost est tiré des légendes anglo-saxonnes comme une allégorie de l'hiver. Le dessin d'animation Les 5 légendes le met d'ailleurs à l'honneur. Ici, il s'agit d'un détournement pour le faire apparaître comme un personnage maléfique.
C'est franchement mauvais et pathétique du début à la fin car cela fait dans la surenchère gratuite. On ne regrettera pas Jack Frost. C'est poussif et sans intérêt. L'héroïne va se retrouver décapitée en moins de deux pages. Nous, on sera dépités.
C'est un shojo faussement coquin. Tout part d'une jeune fille que l'on surnomme "la glaciale" et qui se trouve être un auteur de roman sur portable. Or, ses lecteurs attendent impatiemment des scènes d'amour. Cependant, elle ne connait rien à l'amour. Elle va essayer de découvrir ce qui se cache derrière ce terme en forçant les choses avec le garçon le plus populaire du lycée.
Rien ne sera épargné au lecteur au niveau des grimaces et des singeries. C'est un manga avec ce qui il y a de plus négatif. La psychologie sera purement de façade. Les couvertures sont également assez trompeuses. Cela reste très soft. Alors déçu ? Oui mais surtout par une histoire très stéréotypée. Même au niveau du dessin, on aura droit aux grands yeux et visages anguleux avec en prime des décors absents !
Trop naïf pour moi cette comédie de romance. Un public de jeunes adolescentes peut toutefois se laisser séduire.
Un comics qui explore le monde d'un jeu vidéo assez célèbre que je ne connais même pas. Certes, le dessin semble assez détaillé mais l'intrigue m'a laissé assez pantois.
On va en effet évoluer au milieu d'un vocabulaire composé de butériens, de galariens et de salariens. Le scénario sera juste une partie de bataille spatiale autour d'une station baptisée Omega.
Bref, la lecture m'a paru d'un très grand ennui. A réserver surtout pour les fans de ce jeu vidéo.
Je partage les avis négatifs et même certains positifs en mettant la note adaptée. Le dessin est beau mais le scenario...
Il peut paraître riche au premier abord : monde à part, multiplicité des personnages et situations. Mais au final tout reste plat, long et peu surprenant. La faiblesse de l'intrigue tranche avec la richesse du dessin et du monde créé.
A l'issue du premier tome, l'histoire a bien peu "avancé", on ne s'attache pas aux personnages, on se moque de connaître la suite et on passe son chemin.
(Avertissement : j'accorde toujours plus d'importance au scénario qu'au dessin)
Une des premières BD de Crisse. Elle raconte l’histoire, en 1921, d’Ungern Kahn, surnommé ainsi parce qu’il souhaitait rassemblait une armée mongole contre les rouges bolchéviques. Rêve en partie débuté, en ce qui concerne Ungern Kahn, même pas amorcé pour ma part tellement cette bande dessinée est inintéressante à lire.
Sur la couverture, Ungern Kahn ressemble beaucoup au terrible acteur Klaus Kinski, je trouve.
5 / 20
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La Femme du magicien
La rencontre entre un auteur de polars américain et un dessinateur français versant dans le multi-genre peut surprendre. Etrangement, il n'en sort pas un polar rigolo mais une love story complexe, cruelle, et perverse à laquelle je n'ai pas compris grand chose parce que dès le départ, ça m'a grandement rebuté, ça bouscule toutes mes conceptions de la bande dessinée traditionnelle, même si j'avais lu déjà des trucs plus bizarres, mais il y a quelque chose là-dedans qui m'a plus ou moins dégoûté, bref je n'aime pas du tout cette vision de l'onirisme. Pourtant, je sens que le fond de ce récit est tapissé d'une frontière très mince qui sépare le rêve et la réalité, et ça aurait pu être traité autrement, mais on est ballotté sans cesse d'un univers à l'autre, mes repères sont bousculés, troublant mes certitudes et m'égarant dans une sorte de labyrinthe ou d'abîme imperceptible, en fait c'est au lecteur de choisir son propre imaginaire, mais comme c'est très tordu et nauséeux, je n'ai pas envie de creuser plus loin dans tout ça, bref c'est une lecture très inconfortable qui ne respire absolument pas la joie ou la fantaisie, une lecture qui me fut très pénible pour aller au bout, parce que je tiens à finir une Bd même si ça m'emmerde profondément souvent pour voir où ça mène, et là je n'ai aucune réponse. Le dessin de Boucq est assez spécial, souvent il m'a aussi rebuté dans d'autres Bd, comme il m'a aussi satisfait, ça dépend du ton employé et du style graphique qu'il choisit car il peut changer facilement ; ici, il offre un trait par endroits torturé et pas toujours joli, avec des passages hideux et des images insupportables, mais je trouve que ça convient à ce type de fantastique un peu secoué. La grande question que je me pose, connaissant un peu Charyn, c'est comment a-t-il pu inventer une histoire pareille ? En tout cas, je ne suis absolument pas réceptif...
L'Evasion
Je découvre cette série avec la parution du tome 2… et quel ennui. L’auteur est un ex-taulard, incarcéré 10 ans suite à des cambriolages. Son témoignage et sa vision du monde carcéral sont donc justes et parfaitement retranscrits, pas de souci de ce côté là… Mais le ton employé ne m’a pas du tout accroché. Je crois (je ne suis pas sûr) que l’auteur a voulu faire une BD humoristique… je me trompe peut-être, influencé que je suis par le style graphique très « Fluide Glacial » (et superbement maîtrisé au passage). Mais je n’ai tout simplement pas trouvé les gags drôles. Pas du tout. J’ai trouvé ça trop amateur, limite fanzineux. Je me suis donc ennuyé lors de ma lecture, et j’ai vraiment dû me forcer pour avancer… j’ai abandonné en cours de tome 2. Un avis dur, mais qui reflète malheureusement le calvaire que fut ma lecture. Pas ma tasse de thé…
Envols
Quand on enchaîne avec L'enragé du ciel, cette aventure aérienne fait pâle figure. C'est une sorte de melting-pot d'idées et de personnages qui ne produisent absolument pas l'effet voulu. La caricature n'est jamais très loin. On ne prend pas de plaisir à la lecture. Certes, les Alsaciens reconnaîtront des vues et des lieux familiers. Cependant, cela ne me suffit pas. La seconde aventure est encore plus consternante que la première avec ce jeu de télé-réalité Factor's Studio. Certes, il y a des étapes et des caprices mécaniques, mais il y a surtout une grande exaspération de la part d'un lecteur moyen. Les péripéties sont bancales et tout à fait artificielles. Je note 1 étoile ce second tome, c'est dire ! Cela ne vaut pas plus. Une série qui peine à trouver son envol. Un comble.
Gunslinger Girl
On va continuer à explorer les bas fonds du manga. Nous savons qu'il y a du bon et du très mauvais. Ce titre ne m'a pas intéressé mais pire, il m'a rebuté dans son extrême violence et immoralité. Je suis pourtant attiré par le côté obscur mais pas cela. Combattre le mal par le mal est à l'opposé de mes valeurs. Tuer un pauvre groom dont on est presque tomber amoureux m'a paru insupportable même si on ne verra pas la scène. Le thème des enfants soldats est abordé bien évidemment. Ce ne sont d'ailleurs plus des enfants mais des machines à tuer. Cela fait peur. Sur la forme, on notera de petites cases et des dialogues écrit en minuscule ce qui ne facilite pas l'agrément de la lecture. Bon, en résumé, Gunslinger Girl ne retiendra pas mes faveurs. Très loin de là !
L'Infirmerie après les cours
Voici le genre de manga typiquement mauvais sur toute la ligne. Bon, peut-être pas le dessin bien qu'assez commun. Il est vrai que j'ai été attiré par le titre comme s'il y avait matière à fantasmer dans une infirmerie après les cours. Mais bon, ce fut plutôt l'horreur d'un cauchemar éveillé. Cela m'apprendra à jouer le gogo. Il faut dire que cette infirmerie ouvre les portes d'autres univers. Diantre ! Les thématiques peuvent être intéressantes pour des adolescents qui se cherchent entre les deux sexes. C'est un shojo qui s'écartent un peu de la norme traditionnel. On pourra y voir une certaine forme d'audace. Encore faut'il se laisser prendre au jeu du chat et de la souris ce qui rappellera un autre titre de cet auteur.
Jack Frost
La série a été abandonnée au bout de 2 tomes publiés en France sur les 11 existants en Corée du Sud. L'auteur nous aura prévenus dans la préface que sans projet précis, il a imaginé cette histoire qu'il a commencé à dessiner pour l'offrir au public. On s'apercevra vite que le projet n'est pas du tout abouti et réfléchi. Merci de nous avoir prévenus ! Jack Frost est tiré des légendes anglo-saxonnes comme une allégorie de l'hiver. Le dessin d'animation Les 5 légendes le met d'ailleurs à l'honneur. Ici, il s'agit d'un détournement pour le faire apparaître comme un personnage maléfique. C'est franchement mauvais et pathétique du début à la fin car cela fait dans la surenchère gratuite. On ne regrettera pas Jack Frost. C'est poussif et sans intérêt. L'héroïne va se retrouver décapitée en moins de deux pages. Nous, on sera dépités.
Love Mission
C'est un shojo faussement coquin. Tout part d'une jeune fille que l'on surnomme "la glaciale" et qui se trouve être un auteur de roman sur portable. Or, ses lecteurs attendent impatiemment des scènes d'amour. Cependant, elle ne connait rien à l'amour. Elle va essayer de découvrir ce qui se cache derrière ce terme en forçant les choses avec le garçon le plus populaire du lycée. Rien ne sera épargné au lecteur au niveau des grimaces et des singeries. C'est un manga avec ce qui il y a de plus négatif. La psychologie sera purement de façade. Les couvertures sont également assez trompeuses. Cela reste très soft. Alors déçu ? Oui mais surtout par une histoire très stéréotypée. Même au niveau du dessin, on aura droit aux grands yeux et visages anguleux avec en prime des décors absents ! Trop naïf pour moi cette comédie de romance. Un public de jeunes adolescentes peut toutefois se laisser séduire.
Mass Effect - Invasion
Un comics qui explore le monde d'un jeu vidéo assez célèbre que je ne connais même pas. Certes, le dessin semble assez détaillé mais l'intrigue m'a laissé assez pantois. On va en effet évoluer au milieu d'un vocabulaire composé de butériens, de galariens et de salariens. Le scénario sera juste une partie de bataille spatiale autour d'une station baptisée Omega. Bref, la lecture m'a paru d'un très grand ennui. A réserver surtout pour les fans de ce jeu vidéo.
La Nef des fous
Je partage les avis négatifs et même certains positifs en mettant la note adaptée. Le dessin est beau mais le scenario... Il peut paraître riche au premier abord : monde à part, multiplicité des personnages et situations. Mais au final tout reste plat, long et peu surprenant. La faiblesse de l'intrigue tranche avec la richesse du dessin et du monde créé. A l'issue du premier tome, l'histoire a bien peu "avancé", on ne s'attache pas aux personnages, on se moque de connaître la suite et on passe son chemin.
L'ombre des damnés
(Avertissement : j'accorde toujours plus d'importance au scénario qu'au dessin) Une des premières BD de Crisse. Elle raconte l’histoire, en 1921, d’Ungern Kahn, surnommé ainsi parce qu’il souhaitait rassemblait une armée mongole contre les rouges bolchéviques. Rêve en partie débuté, en ce qui concerne Ungern Kahn, même pas amorcé pour ma part tellement cette bande dessinée est inintéressante à lire. Sur la couverture, Ungern Kahn ressemble beaucoup au terrible acteur Klaus Kinski, je trouve. 5 / 20