(Avertissement : j'accorde toujours plus d'importance au scénario qu'au dessin)
Une succession d’historiettes, dont certaines très courtes, d’auteurs différents, sur le thème d’une créature que l’on recrée.
Je n’ai absolument pas accroché aux différentes approches scénaristiques (il y a même une rencontre entre la créature de Frankenstein et Captain America), je n’ai d’ailleurs pas lu les 2-3 dernières.
Le dessin va du tout à fait acceptable à l’exécrable.
C'est la seule bd que j'ai lue de Warnauts et Raives. Par hasard, dans le magazine A suivre. Pour être franc je déteste le travail de ces 2 auteurs. C'est vraiment l’archétype des bd que je n'aime pas du tout (avec Ceppi). Je n'aime rien du tout là-dedans. Les dessins tout d’abord : hyper-réalistes, figés, couleurs fades flotteuses, même si relativement très bien réalisés et minutieux... Les récits ensuite : des drames sentimentaux à l'érotisme de pacotille affreusement ringard. Ça pue les mauvaises années 80 ou 90 plutôt. C'est kitsch, manque plus qu'un saxo en musique d'ambiance avec le coucher de soleil qui va avec.
Alors là c'est une histoire d'amour sentimentale et sexuelle (comme d'habitude avec ces 2 auteurs) avec une jolie métisse. Un peu plus de scènes érotiques (y'en a déjà pas mal) et on se croirait dans un téléfilm érotique de M6 genre "caresses torrides sous les tropiques". Bon j'exagère un peu car en regardant les images dans la galerie, je me rends compte que l'auteur a restitué avec soin et amour l'ambiance chaleureuse de la Guadeloupe. Type carte postale quoi. Donc un mélange de téléfilm érotique mais avec un aspect documentaire type Thalassa ou Faut pas rêver.
Bon après dans le genre c'est bien fait. Mais c'est très démodé.
C'est le genre d'univers tellement tordu et glauque qui ne m'attire pas, que par endroits, c'en est même dégueu... Même si je reconnais que c'est audacieux et que ça sort de l'ordinaire. L'atmosphère maléfique, la sexualité vénéneuse et malsaine, le ton dérangeant de cette histoire perverse, digne de La Dolce Vita de Fellini, sont le reflet d'un pan de l'imagination de Cothias qui n'a pas trop habitué ses lecteurs à ce type de bande ; même dans Les Eaux de Mortelune, il n'allait pas aussi loin dans le scabreux.
Quelque part, c'est envoûtant, accentué par le dessin de Marcelé au cachet très particulier, qui déjà sur Les Capahuchos me rebutait, mais c'est aussi très zarb et nauséeux.
En 1987, Glénat sortait des Bd dans ce style, comme aussi L'Etat morbide de Hulet. Certaines scènes sont gerbantes, et l'érotisme est franchement repoussant, donc je ne goûte vraiment pas à ce genre de dérive... Pour public averti.
Je suis un grand fan des aventures d'Elric et ce depuis mon adolescence. Il faisait partie de ces héros un brin bourrins, aux côtés de Conan, Solomon Kane, Hawkmoon et Corum. La psychologie de ces héros n'était pas la plus fine qui soit mais j'avoue qu'entre 15 et 25 ans c'est parfois plus la testostérone qui me guidait que mes neurones et ces gars avaient de quoi combler mon appétit de défoulement.
Hélas, mille fois hélas, je n'aurais jamais dû ouvrir cette BD, surtout après avoir lu l'Elric de chez Glénat et le magnifique travail du trio Poli/Blondel/Recht.
Commençons par le dessin qui est plutôt quelconque, disons que j'avais l'impression de lire une énième histoire de super héros avec ces dessinateurs qui semblent parfois dessiner au kilomètre. Il n'y a aucune âme, les costumes, assez peu inspirés, sont interchangeables et nos gars pourraient être déguisés en Batman, qu'ils auraient la même tronche.
Amateurs d'Elric, passez votre chemin, ici nous sommes dans le multivers, ce qui veut dire que tous les héros inventés par M. Moorcock sont ici présents. Hawkmoon, Corum bien sûr Elric et un certain Eric Beck, concepteur de jeux vidéos. Nous passons donc allègrement d'un monde à l'autre et chaque protagoniste principal se fout sur la gueule et surtout cherche à rétablir l’Équilibre.
Aucun souffle dans cette série, juste des événements qui se superposent sans véritablement de sens. Je suis allé jusqu'au bout mais par les Dieux du Chaos que ce fut dur !!
Voici donc une BD que je ne conseille en aucun cas, disons qu'elle enrichit le catalogue du site mais pas plus.
Après une grosse demi-heure de lecture très fastidieuse, j'ai commencé à feuilleter l'album pour voir si une histoire commençait à prendre forme et si la lecture devenait plus plaisante. Et finalement, j'ai abandonné l'album. Car il m'a fallu lire ensuite le quatrième de couverture pour comprendre de quoi ça parlait tant la narration est embrouillée et pénible à lire. On s'y perd complètement entre réalité, hallucinations, flash-back et autres digressions narratives.
Donc en gros, grâce au résumé de fin d'album qui recoupe vaguement ce que j'avais cru comprendre du récit, cela parle d'un ancien cheminot désormais en hôpital psychiatrique qui raconte à un mystérieux muet de nombreuses anecdotes relatives à sa famille, son passé, sa région et sa passion pour le rail.
Le contexte aurait pu m'intéresser car c'est une BD d'origine tchèque, qui visiblement a été à l'origine d'un film d'animation primé et qui présente un cadre peu usité dans le domaine de la BD, celui de mettre en scène des récits sur la Silésie durant la seconde guerre mondiale, durant l'époque soviétique et après.
Mais c'est lourd à lire, ennuyeux, confus et franchement je n'ai pas accroché à un seul instant.
Appréciant hautement le dessin de Giraud/Moêbius, que me suis-je ici ennuyé dans un scénario plus que vaseux du scénariste.
Dans l'absolu, du très grand n'importe quoi !
A vite oublier ...
Enfin une histoire de cougar-girl dans un manga. Cependant, on va vite déchanté car graphiquement , on dirait que c'est la jeune femme qui est moins âgé que le lycéen. Dès lors, le lecteur aura du mal à entrer dans la peau des personnages afin de percevoir les problèmes que peuvent poser une différence d'âge dans les relations amoureuses.
Tamako est engagée dans une agence de nettoyage. Elle risque d'être renvoyé si elle fricote avec des clients. Alors, le mieux, c'est encore de se taper le fils de la patronne. Il faut dire que c'est plutôt lui qui est véritablement collant.
L'action est quasi-inexistante ce qui confère une platitude à l'ensemble où l'ennui guette très vite. Tout se concentre sur les sentiments des deux personnages principaux. J'ai rarement lu pire niaiserie. Certes, quelques scènes furtives de sexe mais encore. Au final, un shojo beaucoup trop superficiel.
Mon Dieu, que c'est mauvais ! Je n'avais jamais lu un scénario aussi incohérent !
Prenons l'héroïne, une insupportable Marie Sue avec la personnalité de la marionnette de Cécile Duflot dans les Guignols : elle répète tout le temps à quel point son 2013 est tellement plus mieux que le 1986 de m*** dans lequel elle a atterri mais veut détruire son 2013 parce qu'il résulte d'un paradoxe temporel et qu'elle considère que c'est un crime de modifier l'histoire tout en trouvant parfaitement normal d'intervenir dans des événements de 1986 qui n'ont rien à voir avec sa mission, avant de finalement décider de ne plus intervenir dans le passé (mais de détruire quand même son époque d'origine) pour remercier des personnes de 1986 de l'avoir sauvée !
Et c'est pareil pour ses ennemis : alors qu'elle s'apprête à partir dans le passé, deux gardes l'en empêchent, l'assomment et l'expédient eux-même en 1986 (et à aucun moment, elle ne trouvera ça suspect) avant de se rendre à leur tour en 1986 pour la tuer. Et dans la scène de poursuite qui en résulte, Rocket Girl dit vouloir éviter de blesser des civils avant de se débarrasser des deux gardes en faisant exploser sans remord une rame de métro pleine d'innocents ! Notre héroïne, mesdames et messieurs !
Jamais je n'ai autant détesté un livre, ni autant haï son personnage principal. Ajoutez des scènes d'action illisibles, des gags affligeants et des personnages secondaires inexistants et vous comprendrez à quel point cette série est à fuir comme la peste !
C'est le genre de Bd qui est lue tellement vite que j'ai eu le temps d'en saisir le sens rien qu'en 20-30 mn à la FNAC, c'est vous dire... enfin façon de parler, car quand je dis "saisir le sens", il n'y a vraiment pas grand chose à saisir en fait.
Je n'ai rien contre le trash, certains sujets là-dessus peuvent être pertinents, et j'ai lu certaines Bd dans L'Echo des savanes à une époque, qui s'approchaient du style de "Cowboy Henk" comme Marc Edito par exemple ; mais là où cette dernière affichait un ton humoristico-scabreux en décrivant les égarements d'une certaine société moderne, notre cowboy n'est même pas drôle, je me demande si c'est vraiment de l'humour ; notre ami Spooky en postant cette Bd aurait tout aussi bien pu la coller en Inclassable, car il s'y passe tout et rien, c'est souvent dérangeant, nauséeux et très sexuel, mais il n'y a rien de drôle, les chutes tombent à plat, c'est grotesque, ennuyeux et très très con il faut bien le dire...
A la limite, certaines actions sont amusantes, nosensiques et incongrues, accentuées par le dessin. Parlons-en justement : c'est une sorte de Ligne Claire enfantine aux couleurs pop-art, c'est pas franchement laid, mais ça ne me séduit pas non plus..
Décidément, l'humour flamand est difficilement compréhensible en France, déjà celui de Léon-la-Terreur (ou Léon Van Oukel) n'avait pas trop accroché il y a déjà plus de 30 ans, et d'ailleurs on peut trouver quelques similitudes entre ces 2 bandes au niveau de l'esprit crétin, bien que je préfère nettement ce vieux Léon, il y avait quand même quelques trucs drôles, et puis le dessin était propre à la Ligne Claire... Aussi on se demande pourquoi on nous ressort ce trublion des années 80, puisque ne l'oublions pas, "Cowboy Henk" est née en 1981 dans le journal belge Forward ; il paraît que c'est une icône de la culture flamande... ben moi je n'en suis pas client..
Personnellement, après une lecture attentive, je ressors avec un avis globalement négatif sur cet album.
Davodeau est connu pour ses chroniques sociales contemporaines, son dessin nerveux, efficace mais peu esthétique se mettant au service d’histoires (en général) crédibles avec des personnages banals, ordinaires, comme on en croise chaque jour. Mais justement, je trouve que Vincent, le personnage principal de ce récit, est un type peu recommandable qui n’a rien d’attachant. Il n’a ni principe, ni morale et sa vie pourrait sans doute être résumée en une somme monstrueuse de mauvais choix qui ont fini par le mettre sérieusement dans la merde. Un loser naïf, lâche et malhonnête à qui on a tout de même du mal à trouver des excuses.
Mais ce qui m'exaspère le plus dans cet album, comme l’a souligné un autre membre du site, c’est l’aspect manichéen de certains aspects de l’histoire : lorsqu’on découvre qu’un personnage est d’extrême-droite, mieux vaut l’oublier aussi sec et faire son deuil. Inutile de dialoguer, de chercher à le connaître, de creuser sa personnalité, de comprendre les raisons derrière sa prise de position radicale. Non, il aurait mieux valu ne jamais le rencontrer, ou qu’il soit mort. Bravo ! Quel message de tolérance et d’humanisme ! Quelle ouverture d’esprit ! A retenir de cette rencontre ridicule et expéditive entre un père et son fils qui ne se connaissent pas encore, rien ne peut survivre à une différence d’idées puisqu’il n’existe qu’une seule pensée en vigueur, valable et politiquement correcte. Pourtant, à l’exception d’une Rose naturelle et relativement attachante, les personnages de cet album, qu’ils soient de gauche ou de droite, n’inspirent vraiment pas la sympathie.
Tout cela s’inscrit dans une intrigue bien narrée mais riche en invraisemblances (Vincent, un ingénieur ? Vraiment ?), avec quelques silences évocateurs bien placés, des séquences d’émotion plus ou moins réussies (l’auteur fera mieux plus tard, dans un genre similaire). Le destin d’Anne est finalement la seule chose qui m’ait motivé à aller au bout, et j’ai bien aimé cet aspect de l’histoire. Quant à la fin, les deux hypothèses se valent, je choisis tout de même la plus optimiste des deux.
Quoiqu’il en soit, ce genre de chroniques sociales ultra-orientées politiquement et qui nous offre à découvrir le destin d'anti-héros vulgaires et antipathiques n’est pas fait pour moi. Ça aurait pu être bien, mais beaucoup d’éléments me rebutent et m’empêchent d’adhérer à cet album.
Triste « constat », en vérité.
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Frankenstein réassemblé
(Avertissement : j'accorde toujours plus d'importance au scénario qu'au dessin) Une succession d’historiettes, dont certaines très courtes, d’auteurs différents, sur le thème d’une créature que l’on recrée. Je n’ai absolument pas accroché aux différentes approches scénaristiques (il y a même une rencontre entre la créature de Frankenstein et Captain America), je n’ai d’ailleurs pas lu les 2-3 dernières. Le dessin va du tout à fait acceptable à l’exécrable.
Lettres d'outremer
C'est la seule bd que j'ai lue de Warnauts et Raives. Par hasard, dans le magazine A suivre. Pour être franc je déteste le travail de ces 2 auteurs. C'est vraiment l’archétype des bd que je n'aime pas du tout (avec Ceppi). Je n'aime rien du tout là-dedans. Les dessins tout d’abord : hyper-réalistes, figés, couleurs fades flotteuses, même si relativement très bien réalisés et minutieux... Les récits ensuite : des drames sentimentaux à l'érotisme de pacotille affreusement ringard. Ça pue les mauvaises années 80 ou 90 plutôt. C'est kitsch, manque plus qu'un saxo en musique d'ambiance avec le coucher de soleil qui va avec. Alors là c'est une histoire d'amour sentimentale et sexuelle (comme d'habitude avec ces 2 auteurs) avec une jolie métisse. Un peu plus de scènes érotiques (y'en a déjà pas mal) et on se croirait dans un téléfilm érotique de M6 genre "caresses torrides sous les tropiques". Bon j'exagère un peu car en regardant les images dans la galerie, je me rends compte que l'auteur a restitué avec soin et amour l'ambiance chaleureuse de la Guadeloupe. Type carte postale quoi. Donc un mélange de téléfilm érotique mais avec un aspect documentaire type Thalassa ou Faut pas rêver. Bon après dans le genre c'est bien fait. Mais c'est très démodé.
Le Signe du Taureau
C'est le genre d'univers tellement tordu et glauque qui ne m'attire pas, que par endroits, c'en est même dégueu... Même si je reconnais que c'est audacieux et que ça sort de l'ordinaire. L'atmosphère maléfique, la sexualité vénéneuse et malsaine, le ton dérangeant de cette histoire perverse, digne de La Dolce Vita de Fellini, sont le reflet d'un pan de l'imagination de Cothias qui n'a pas trop habitué ses lecteurs à ce type de bande ; même dans Les Eaux de Mortelune, il n'allait pas aussi loin dans le scabreux. Quelque part, c'est envoûtant, accentué par le dessin de Marcelé au cachet très particulier, qui déjà sur Les Capahuchos me rebutait, mais c'est aussi très zarb et nauséeux. En 1987, Glénat sortait des Bd dans ce style, comme aussi L'Etat morbide de Hulet. Certaines scènes sont gerbantes, et l'érotisme est franchement repoussant, donc je ne goûte vraiment pas à ce genre de dérive... Pour public averti.
Elric - L'Équilibre perdu
Je suis un grand fan des aventures d'Elric et ce depuis mon adolescence. Il faisait partie de ces héros un brin bourrins, aux côtés de Conan, Solomon Kane, Hawkmoon et Corum. La psychologie de ces héros n'était pas la plus fine qui soit mais j'avoue qu'entre 15 et 25 ans c'est parfois plus la testostérone qui me guidait que mes neurones et ces gars avaient de quoi combler mon appétit de défoulement. Hélas, mille fois hélas, je n'aurais jamais dû ouvrir cette BD, surtout après avoir lu l'Elric de chez Glénat et le magnifique travail du trio Poli/Blondel/Recht. Commençons par le dessin qui est plutôt quelconque, disons que j'avais l'impression de lire une énième histoire de super héros avec ces dessinateurs qui semblent parfois dessiner au kilomètre. Il n'y a aucune âme, les costumes, assez peu inspirés, sont interchangeables et nos gars pourraient être déguisés en Batman, qu'ils auraient la même tronche. Amateurs d'Elric, passez votre chemin, ici nous sommes dans le multivers, ce qui veut dire que tous les héros inventés par M. Moorcock sont ici présents. Hawkmoon, Corum bien sûr Elric et un certain Eric Beck, concepteur de jeux vidéos. Nous passons donc allègrement d'un monde à l'autre et chaque protagoniste principal se fout sur la gueule et surtout cherche à rétablir l’Équilibre. Aucun souffle dans cette série, juste des événements qui se superposent sans véritablement de sens. Je suis allé jusqu'au bout mais par les Dieux du Chaos que ce fut dur !! Voici donc une BD que je ne conseille en aucun cas, disons qu'elle enrichit le catalogue du site mais pas plus.
Aloïs Nebel
Après une grosse demi-heure de lecture très fastidieuse, j'ai commencé à feuilleter l'album pour voir si une histoire commençait à prendre forme et si la lecture devenait plus plaisante. Et finalement, j'ai abandonné l'album. Car il m'a fallu lire ensuite le quatrième de couverture pour comprendre de quoi ça parlait tant la narration est embrouillée et pénible à lire. On s'y perd complètement entre réalité, hallucinations, flash-back et autres digressions narratives. Donc en gros, grâce au résumé de fin d'album qui recoupe vaguement ce que j'avais cru comprendre du récit, cela parle d'un ancien cheminot désormais en hôpital psychiatrique qui raconte à un mystérieux muet de nombreuses anecdotes relatives à sa famille, son passé, sa région et sa passion pour le rail. Le contexte aurait pu m'intéresser car c'est une BD d'origine tchèque, qui visiblement a été à l'origine d'un film d'animation primé et qui présente un cadre peu usité dans le domaine de la BD, celui de mettre en scène des récits sur la Silésie durant la seconde guerre mondiale, durant l'époque soviétique et après. Mais c'est lourd à lire, ennuyeux, confus et franchement je n'ai pas accroché à un seul instant.
La Folle du Sacré-Coeur (Le Coeur couronné)
Appréciant hautement le dessin de Giraud/Moêbius, que me suis-je ici ennuyé dans un scénario plus que vaseux du scénariste. Dans l'absolu, du très grand n'importe quoi ! A vite oublier ...
Trop jeune pour moi ?!
Enfin une histoire de cougar-girl dans un manga. Cependant, on va vite déchanté car graphiquement , on dirait que c'est la jeune femme qui est moins âgé que le lycéen. Dès lors, le lecteur aura du mal à entrer dans la peau des personnages afin de percevoir les problèmes que peuvent poser une différence d'âge dans les relations amoureuses. Tamako est engagée dans une agence de nettoyage. Elle risque d'être renvoyé si elle fricote avec des clients. Alors, le mieux, c'est encore de se taper le fils de la patronne. Il faut dire que c'est plutôt lui qui est véritablement collant. L'action est quasi-inexistante ce qui confère une platitude à l'ensemble où l'ennui guette très vite. Tout se concentre sur les sentiments des deux personnages principaux. J'ai rarement lu pire niaiserie. Certes, quelques scènes furtives de sexe mais encore. Au final, un shojo beaucoup trop superficiel.
Rocket Girl
Mon Dieu, que c'est mauvais ! Je n'avais jamais lu un scénario aussi incohérent ! Prenons l'héroïne, une insupportable Marie Sue avec la personnalité de la marionnette de Cécile Duflot dans les Guignols : elle répète tout le temps à quel point son 2013 est tellement plus mieux que le 1986 de m*** dans lequel elle a atterri mais veut détruire son 2013 parce qu'il résulte d'un paradoxe temporel et qu'elle considère que c'est un crime de modifier l'histoire tout en trouvant parfaitement normal d'intervenir dans des événements de 1986 qui n'ont rien à voir avec sa mission, avant de finalement décider de ne plus intervenir dans le passé (mais de détruire quand même son époque d'origine) pour remercier des personnes de 1986 de l'avoir sauvée ! Et c'est pareil pour ses ennemis : alors qu'elle s'apprête à partir dans le passé, deux gardes l'en empêchent, l'assomment et l'expédient eux-même en 1986 (et à aucun moment, elle ne trouvera ça suspect) avant de se rendre à leur tour en 1986 pour la tuer. Et dans la scène de poursuite qui en résulte, Rocket Girl dit vouloir éviter de blesser des civils avant de se débarrasser des deux gardes en faisant exploser sans remord une rame de métro pleine d'innocents ! Notre héroïne, mesdames et messieurs ! Jamais je n'ai autant détesté un livre, ni autant haï son personnage principal. Ajoutez des scènes d'action illisibles, des gags affligeants et des personnages secondaires inexistants et vous comprendrez à quel point cette série est à fuir comme la peste !
Cowboy Henk
C'est le genre de Bd qui est lue tellement vite que j'ai eu le temps d'en saisir le sens rien qu'en 20-30 mn à la FNAC, c'est vous dire... enfin façon de parler, car quand je dis "saisir le sens", il n'y a vraiment pas grand chose à saisir en fait. Je n'ai rien contre le trash, certains sujets là-dessus peuvent être pertinents, et j'ai lu certaines Bd dans L'Echo des savanes à une époque, qui s'approchaient du style de "Cowboy Henk" comme Marc Edito par exemple ; mais là où cette dernière affichait un ton humoristico-scabreux en décrivant les égarements d'une certaine société moderne, notre cowboy n'est même pas drôle, je me demande si c'est vraiment de l'humour ; notre ami Spooky en postant cette Bd aurait tout aussi bien pu la coller en Inclassable, car il s'y passe tout et rien, c'est souvent dérangeant, nauséeux et très sexuel, mais il n'y a rien de drôle, les chutes tombent à plat, c'est grotesque, ennuyeux et très très con il faut bien le dire... A la limite, certaines actions sont amusantes, nosensiques et incongrues, accentuées par le dessin. Parlons-en justement : c'est une sorte de Ligne Claire enfantine aux couleurs pop-art, c'est pas franchement laid, mais ça ne me séduit pas non plus.. Décidément, l'humour flamand est difficilement compréhensible en France, déjà celui de Léon-la-Terreur (ou Léon Van Oukel) n'avait pas trop accroché il y a déjà plus de 30 ans, et d'ailleurs on peut trouver quelques similitudes entre ces 2 bandes au niveau de l'esprit crétin, bien que je préfère nettement ce vieux Léon, il y avait quand même quelques trucs drôles, et puis le dessin était propre à la Ligne Claire... Aussi on se demande pourquoi on nous ressort ce trublion des années 80, puisque ne l'oublions pas, "Cowboy Henk" est née en 1981 dans le journal belge Forward ; il paraît que c'est une icône de la culture flamande... ben moi je n'en suis pas client..
Le Constat
Personnellement, après une lecture attentive, je ressors avec un avis globalement négatif sur cet album. Davodeau est connu pour ses chroniques sociales contemporaines, son dessin nerveux, efficace mais peu esthétique se mettant au service d’histoires (en général) crédibles avec des personnages banals, ordinaires, comme on en croise chaque jour. Mais justement, je trouve que Vincent, le personnage principal de ce récit, est un type peu recommandable qui n’a rien d’attachant. Il n’a ni principe, ni morale et sa vie pourrait sans doute être résumée en une somme monstrueuse de mauvais choix qui ont fini par le mettre sérieusement dans la merde. Un loser naïf, lâche et malhonnête à qui on a tout de même du mal à trouver des excuses. Mais ce qui m'exaspère le plus dans cet album, comme l’a souligné un autre membre du site, c’est l’aspect manichéen de certains aspects de l’histoire : lorsqu’on découvre qu’un personnage est d’extrême-droite, mieux vaut l’oublier aussi sec et faire son deuil. Inutile de dialoguer, de chercher à le connaître, de creuser sa personnalité, de comprendre les raisons derrière sa prise de position radicale. Non, il aurait mieux valu ne jamais le rencontrer, ou qu’il soit mort. Bravo ! Quel message de tolérance et d’humanisme ! Quelle ouverture d’esprit ! A retenir de cette rencontre ridicule et expéditive entre un père et son fils qui ne se connaissent pas encore, rien ne peut survivre à une différence d’idées puisqu’il n’existe qu’une seule pensée en vigueur, valable et politiquement correcte. Pourtant, à l’exception d’une Rose naturelle et relativement attachante, les personnages de cet album, qu’ils soient de gauche ou de droite, n’inspirent vraiment pas la sympathie. Tout cela s’inscrit dans une intrigue bien narrée mais riche en invraisemblances (Vincent, un ingénieur ? Vraiment ?), avec quelques silences évocateurs bien placés, des séquences d’émotion plus ou moins réussies (l’auteur fera mieux plus tard, dans un genre similaire). Le destin d’Anne est finalement la seule chose qui m’ait motivé à aller au bout, et j’ai bien aimé cet aspect de l’histoire. Quant à la fin, les deux hypothèses se valent, je choisis tout de même la plus optimiste des deux. Quoiqu’il en soit, ce genre de chroniques sociales ultra-orientées politiquement et qui nous offre à découvrir le destin d'anti-héros vulgaires et antipathiques n’est pas fait pour moi. Ça aurait pu être bien, mais beaucoup d’éléments me rebutent et m’empêchent d’adhérer à cet album. Triste « constat », en vérité.