Vraiment très ennuyeux.
Je n'ai pas pu terminer le deuxième tome malgré mon envie d'en savoir plus sur ce pilier de notre dix-neuvième siècle français. Ça sent la commande. On se cantonne aux batailles militaires et politiques, qui se succèdent avec monotonie, sans qu'on en ressente la nécessité.
Ce qui m'aurait intéressée c'est de savoir pourquoi, comment et avec qui il a décidé de la rédaction du code civil, quels rapports il avait avec les premiers industriels, sûrement étroits puisqu'il a rendu obligatoires des livrets d'ouvrier qui devaient être tamponnés par les autorités de l'état à chaque fois qu'ils souhaitaient changer d'employeur... Bref du nouveau qui pourrait servir à comprendre notre présent. Si c'est pour ressasser des batailles glorieuses et décortiquer des stratégies militaires dépassées, je ne me sens pas concernée.
Le dessin est très classique, lui aussi, dans le genre pompier, sabres, boutons et épaulettes, rien ne manque. Après 7 BD sur le sujet, on pouvait attendre autre chose il me semble...
Dans la série, je colle des dessins bout à bout en faisant mon possible pour qu'ils n'aient aucun rapport entre eux, voici donc HKO ! Mazette ! franchement j'aimerais comprendre, c'est qui ce Sera ? Drogues, perceptions du monde réel perverties par une grosse fatigue. Non sérieux là je déconne mais je vous assure que ça me ferait plaisir de rencontrer ce mec pour pouvoir parler avec lui de ses choix artistiques. Parler avec lui de la notion de découpage, lui dire que passer d'un chapitre à l'autre sans aucune indication, même subliminale pour avertir le lecteur, c'est fun mais au final je m'aperçois que je ne vaux pas mieux que mes précédents camarades qui n'ont pas pu aller au bout de leur lecture.
Itou pour moi donc et vraiment rien, mais rien n'a trouvé grâce à mes yeux dans cette histoire qui avait un potentiel certain puisque traitant des derniers jours de Hong Kong avant sa rétrocession à la Chine.
J'ai tenté d'acheter un truc qui n'est habituellement pas le genre de truc que j’achète (style de dessin, format de roman graphique, polar...). La couverture m'a sauté aux yeux (dernière édition) et puis l'ambiance de ville nocturne vieille banlieue près du périf'. Tout à fait l'ambiance de polar que j'aime. Même si les dessins sont un peu bizarres, j'ai tenté ma chance sur cet achat (à 7 euros tout de même).
Eh bien j'ai perdu 7 euros car le plaisir de lecture est quasi-inexistant. C'est trop emberlificoté, le récit part sur une intrigue assez commune mais plaisante. Un veilleur de nuit dans un petit hôtel rencontre une mystérieuse femme qui lui propose de voler une valise de billets à son client qui séjourne régulièrement dans cet hôtel (la femme est une prostituée). Puis avec l'argent ils partent en Amérique du sud. Bon là déjà, si on voulait faire plus cliché on y arriverait pas. Mais bon cela se lit tout de même et on se dit que cela peut devenir intéressant par la suite.
Eh bien non, après c'est incompréhensible tout du long. Déjà la femme c'était juste un rêve je crois. Je ne sais pas, je n'ai pas réussi à finir la BD. C'était trop pénible. De plus le dessin, même s'il est original n'est vraiment pas clair. On nage en plein brouillard.
A éviter donc. En dehors de la très belle couverture et d'une certaine originalité dans le graphisme à la couleur directe.
Dès l’introduction, le décor est planté. Le redoutable tueur arborant tête de cochon et costard-cravate rappelle non seulement Leatherface de la série « Massacre à la Tronçonneuse » mais en garde les pratiques barbares par la mise à nue viscérale d’une fugitive sur sa mystérieuse ile.
Le temps de se délecter de quelques doigts humains, l’attention de notre assassin cannibale silencieux est détournée par une petite embarcation rempli d’étudiants venus explorer cette ile non répertoriée sur les cartes…
Contraints d’y débarquer, les voici embarqués sur le terrain de jeu d’un être violent et sanguinaire qui va les prendre en chasse…
Masaya Hokazono plante le décor intriguant en quelques pages bien violentes et malsaines.
L’ambiance malsaine et craspec ne va faire que s’amplifier au fur et à mesure de la découverte de ce nouvel environnement hostile.
Les personnages sont tous stéréotypés et détestables au possible avec l’intello malade, le gros gentil qui sait tout (et en profite pour commenter tout ce qui se déroule comme si on écoutait un match de foot à la radio), l’amoureux éperdu qui se soucie de plaire à la jolie rebelle esseulée pendant que tout le monde se fait massacrer. L’arrivée fortuite d’un nouveau personnage ne va rien changer à tout cela. Constamment on nous prend par la main afin de deviner avec une dizaine de pages d’avances ce qui va se dérouler sous nos yeux ébahis par tant de niaiseries sans grand intérêt.
Les dessins ne sont pas vilains, loin s’en faut, mais n’offrent aucune originalité et restent dans la lignée de ce qu’on peut trouver dans le style Seinen. La végétation de l’île est réussie et est bien plus travaillée que les traits des personnages, à l’exception du psychopathe à tête de porc, massif, effrayant et emblématique.
Le « cliffhanger » final de ce premier tome n’est pas vraiment une surprise tant le lecteur dispose de longueurs d’avance sur les 6 étudiants et c’est sans regret qu’on referme ce premier tome classique et laborieux avec l’infini sentiment qu’on ne m’y reprendra plus et que je me fous éperdument de la suite ainsi que de la destinée de cette bande de blaireaux.
De la violence gratuite pas drôle, pas fun et pas intéressante. A oublier sans regret au plus vite !
Une couverture très réussie, (par Massimo Carnevale) mais le reste est sans originalité, cruel et absurde.
Je le déconseille franchement.
Ce premier tome nous montre la formation d'enfant soldats par une armée sans scrupule qui prétend lutter contre des extraterrestres forcément méchants. Le cliché à l'américaine.
Une face boyscout, une face Rambo.
Le dessin est très classique (deux dessinateurs se passent le témoin en cours de route mais ça ne se voit pas) les couleurs (par Lorenzo de Felici puis Annalisa Leoni) sont un peu univoques aussi. Je me demande si en choisissant un dessin plus subtil ou original on aurait pu sauver le scénario. Des extraterrestres attirants ou variés, des villes intrigantes...
L'action est délayée pour faire plusieurs tomes, c'est très vite lu, je n'ai même pas eu le temps d'abandonner, mais j'aurais largement pu me passer de finir...
J’avoue, je m’attendais à quelque chose de plus délicat pour une histoire de licorne. Habituellement, ce genre de production n’est pas ce que je préfère, mais je voulais tout de même tenter le coup. Malheureusement à aucun moment, je ne suis rentré dans l’histoire. A vrai dire, j’ai rarement vu scénario aussi confus. Les auteurs semblent avoir pensé qu’un vague mélange d’Histoire et de mythologie constituerait une recette infaillible pour séduire le grand public. Peut-être ont-ils oublié les épices, car cette tambouille insipide laisse un arrière-goût de temps perdu. Cette production doit réunir à peu près tous les clichés du genre, sans les transcender.
Quant au graphisme, on est ici clairement dans la performance. Si je suis impressionné par la technique et le rendu, je n’ai aucunement été touché par ce type de dessin qui donne parfois l’impression d’être dans un jeu vidéo. Cela donne un côté lisse et artificiel, et je ne vois d’ailleurs pas l’intérêt pour un dessinateur de tenter de reproduire la réalité à ce point, qui plus est avec Photoshop. Je ne nie pas qu’il y a du travail et on pourra même trouver ça beau. Certaines des cases, par exemple les nuages en forme de licorne, auraient pu produire leur petit effet sur un semi-remorque US. Mais en ce qui me concerne, désolé, l’esbroufe façon Mack, ce n’est guère ma tasse de thé.
Si l’éditeur parle de « résilience poétique d’un duo magique », ni poésie ni de magie je n’ai vu ici. Juste un produit très moyen qu’on retrouvera dans les bacs d’occasion à 1 € dans quelques mois. Lisez plutôt Traquemage, une parodie nettement plus enchanteuse et réjouissante qui vient également de sortir !
Je vais éviter d'être désagréable mais je ne vous promets rien...
Comment peut-on pondre une histoire pareille en faisant croire qu'on tient là un grand thriller surfant à la fois sur la vague d'actualité des attentats islamistes aux States et sur le phénomène de l'agent amnésique style Jason Bourne ?
C'est vrai que certaines cases sont hideuses avec une colorisation à outrance. Que dire également de cet enchaînement de cases tout à fait stérile et peu méritoire ? L'histoire ne brille pas par son originalité. Bref, c'est une bd sans âme qui n'apporte pas grand chose. Ceci dit, ais-je lu pire dans le genre ?
Avoir réédité une intégrale en 2014 relève d'un sacré mauvais goût surtout lorsque les lecteurs dans leur grande majorité ont eu un avis assez négatif tout sites confondus.
Cette histoire commence comme American Pie pour se terminer par Scream ou encore le projet Blair Witch. Bref, une culture de slashers et de teen-movie américain.
J'ai été particulièrement choqué par le vocabulaire franchement vulgaire de cette jeunesse huppée coréenne qui n'a rien à envier à nos cités. C'est un manhwa fantastique dans le genre huis-clos assez oppressant.
Cela n'a pas pris avec moi malgré tout. Le dessin est de piètre qualité de même que la mise en page. Ce n'est guère attirant et finalement peu intéressant.
Accords parfaits signifie être en harmonie totale. Cela ne sera pas mon cas avec cette oeuvre. En effet, c'est beaucoup trop léger et brouillon. C'est à la mode mais les mangakas qui se sont fait un nom en France sur une série à succès ressortent leurs vieilles histoires tirées d'un obscur placard.
Ainsi nous avons cinq histoires dans un volume. La première sera hautement soporifique. J'avoue avoir une nette préférence pour la seconde ding dong. La troisième la voie de mon coeur se laisse également lire. Les deux dernières nouvelles tranchent totalement avec le reste pour leur part de fantastique.
Le trait graphique est assez mauvais avec des erreurs de proportion. On voit que ce sont bien les débuts de l'auteur de Fruits Basket. On pourra aisément passer son chemin.
Ce récit frôle finalement le ridicule avec pour ingrédient un beau châtelain solitaire et une maison de poupée. Cela se veut assez gothique sur le style pour un shojo à l'ambiance sombre.
Le thème sera celui du conte qui vire au cauchemar. Je ne suis pas du tout tombé sous le charme car cela manque singulièrement de subtilité. Les fans de Kaori Yuki seront peut-être ravis de la sortie de l'un de ses premiers mangas produit en 1993. Il est vrai que j'ai déjà posté deux oeuvres de cet auteur et elles ne m'ont guère inspiré (Boy's next door et Gravel Kingdom).
Deux chapitres assez courts et une fin véritablement expédiée pour une commande dont l'auteur se plaint d'avoir eu des délais assez court au point d'embaucher une stagiaire. Je suis tellement désolé pour lui au vu du résultat. Minable. Point de vue cruel ?
En France, les livres sont au même prix partout. C'est la loi !
Avec BDfugue, vous payez donc le même prix qu'avec les géants de la vente en ligne mais pour un meilleur service :
des promotions et des goodies en permanence
des réceptions en super état grâce à des cartons super robustes
une équipe joignable en cas de besoin
2. C'est plus avantageux pour nous
Si BDthèque est gratuit, il a un coût.
Pour financer le service et le faire évoluer, nous dépendons notamment des achats que vous effectuez depuis le site. En effet, à chaque fois que vous commencez vos achats depuis BDthèque, nous touchons une commission. Or, BDfugue est plus généreux que les géants de la vente en ligne !
3. C'est plus avantageux pour votre communauté
En choisissant BDfugue plutôt que de grandes plateformes de vente en ligne, vous faites la promotion du commerce local, spécialisé, éthique et indépendant.
Meilleur pour les emplois, meilleur pour les impôts, la librairie indépendante promeut l'émergence des nouvelles séries et donc nos futurs coups de cœur.
Chaque commande effectuée génère aussi un don à l'association Enfance & Partage qui défend et protège les enfants maltraités. Plus d'informations sur bdfugue.com
Pourquoi Cultura ?
Indépendante depuis sa création en 1998, Cultura se donne pour mission de faire vivre et aimer la culture.
La création de Cultura repose sur une vision de la culture, accessible et contributive. Nous avons ainsi considéré depuis toujours notre responsabilité sociétale, et par conviction, développé les pratiques durables et sociales. C’est maintenant au sein de notre stratégie de création de valeur et en accord avec les Objectifs de Développement Durable que nous déployons nos actions. Nous traitons avec lucidité l’impact de nos activités, avec une vision de long terme. Mais agir en responsabilité implique d’aller bien plus loin, en contribuant positivement à trois grands enjeux de développement durable.
Nos enjeux environnementaux
Nous sommes résolument engagés dans la réduction de notre empreinte carbone, pour prendre notre part dans la lutte contre le réchauffement climatique et la préservation de la planète.
Nos enjeux culturels et sociétaux
La mission de Cultura est de faire vivre et aimer la culture. Pour cela, nous souhaitons stimuler la diversité des pratiques culturelles, sources d’éveil et d’émancipation.
Nos enjeux sociaux
Nous accordons une attention particulière au bien-être de nos collaborateurs à la diversité, l’inclusion et l’égalité des chances, mais aussi à leur épanouissement, en encourageant l’expression des talents artistiques.
Votre vote
Napoléon (Glénat)
Vraiment très ennuyeux. Je n'ai pas pu terminer le deuxième tome malgré mon envie d'en savoir plus sur ce pilier de notre dix-neuvième siècle français. Ça sent la commande. On se cantonne aux batailles militaires et politiques, qui se succèdent avec monotonie, sans qu'on en ressente la nécessité. Ce qui m'aurait intéressée c'est de savoir pourquoi, comment et avec qui il a décidé de la rédaction du code civil, quels rapports il avait avec les premiers industriels, sûrement étroits puisqu'il a rendu obligatoires des livrets d'ouvrier qui devaient être tamponnés par les autorités de l'état à chaque fois qu'ils souhaitaient changer d'employeur... Bref du nouveau qui pourrait servir à comprendre notre présent. Si c'est pour ressasser des batailles glorieuses et décortiquer des stratégies militaires dépassées, je ne me sens pas concernée. Le dessin est très classique, lui aussi, dans le genre pompier, sabres, boutons et épaulettes, rien ne manque. Après 7 BD sur le sujet, on pouvait attendre autre chose il me semble...
HKO - Menaces sur Hong Kong
Dans la série, je colle des dessins bout à bout en faisant mon possible pour qu'ils n'aient aucun rapport entre eux, voici donc HKO ! Mazette ! franchement j'aimerais comprendre, c'est qui ce Sera ? Drogues, perceptions du monde réel perverties par une grosse fatigue. Non sérieux là je déconne mais je vous assure que ça me ferait plaisir de rencontrer ce mec pour pouvoir parler avec lui de ses choix artistiques. Parler avec lui de la notion de découpage, lui dire que passer d'un chapitre à l'autre sans aucune indication, même subliminale pour avertir le lecteur, c'est fun mais au final je m'aperçois que je ne vaux pas mieux que mes précédents camarades qui n'ont pas pu aller au bout de leur lecture. Itou pour moi donc et vraiment rien, mais rien n'a trouvé grâce à mes yeux dans cette histoire qui avait un potentiel certain puisque traitant des derniers jours de Hong Kong avant sa rétrocession à la Chine.
Mirage Hôtel
J'ai tenté d'acheter un truc qui n'est habituellement pas le genre de truc que j’achète (style de dessin, format de roman graphique, polar...). La couverture m'a sauté aux yeux (dernière édition) et puis l'ambiance de ville nocturne vieille banlieue près du périf'. Tout à fait l'ambiance de polar que j'aime. Même si les dessins sont un peu bizarres, j'ai tenté ma chance sur cet achat (à 7 euros tout de même). Eh bien j'ai perdu 7 euros car le plaisir de lecture est quasi-inexistant. C'est trop emberlificoté, le récit part sur une intrigue assez commune mais plaisante. Un veilleur de nuit dans un petit hôtel rencontre une mystérieuse femme qui lui propose de voler une valise de billets à son client qui séjourne régulièrement dans cet hôtel (la femme est une prostituée). Puis avec l'argent ils partent en Amérique du sud. Bon là déjà, si on voulait faire plus cliché on y arriverait pas. Mais bon cela se lit tout de même et on se dit que cela peut devenir intéressant par la suite. Eh bien non, après c'est incompréhensible tout du long. Déjà la femme c'était juste un rêve je crois. Je ne sais pas, je n'ai pas réussi à finir la BD. C'était trop pénible. De plus le dessin, même s'il est original n'est vraiment pas clair. On nage en plein brouillard. A éviter donc. En dehors de la très belle couverture et d'une certaine originalité dans le graphisme à la couleur directe.
Freak Island
Dès l’introduction, le décor est planté. Le redoutable tueur arborant tête de cochon et costard-cravate rappelle non seulement Leatherface de la série « Massacre à la Tronçonneuse » mais en garde les pratiques barbares par la mise à nue viscérale d’une fugitive sur sa mystérieuse ile. Le temps de se délecter de quelques doigts humains, l’attention de notre assassin cannibale silencieux est détournée par une petite embarcation rempli d’étudiants venus explorer cette ile non répertoriée sur les cartes… Contraints d’y débarquer, les voici embarqués sur le terrain de jeu d’un être violent et sanguinaire qui va les prendre en chasse… Masaya Hokazono plante le décor intriguant en quelques pages bien violentes et malsaines. L’ambiance malsaine et craspec ne va faire que s’amplifier au fur et à mesure de la découverte de ce nouvel environnement hostile. Les personnages sont tous stéréotypés et détestables au possible avec l’intello malade, le gros gentil qui sait tout (et en profite pour commenter tout ce qui se déroule comme si on écoutait un match de foot à la radio), l’amoureux éperdu qui se soucie de plaire à la jolie rebelle esseulée pendant que tout le monde se fait massacrer. L’arrivée fortuite d’un nouveau personnage ne va rien changer à tout cela. Constamment on nous prend par la main afin de deviner avec une dizaine de pages d’avances ce qui va se dérouler sous nos yeux ébahis par tant de niaiseries sans grand intérêt. Les dessins ne sont pas vilains, loin s’en faut, mais n’offrent aucune originalité et restent dans la lignée de ce qu’on peut trouver dans le style Seinen. La végétation de l’île est réussie et est bien plus travaillée que les traits des personnages, à l’exception du psychopathe à tête de porc, massif, effrayant et emblématique. Le « cliffhanger » final de ce premier tome n’est pas vraiment une surprise tant le lecteur dispose de longueurs d’avance sur les 6 étudiants et c’est sans regret qu’on referme ce premier tome classique et laborieux avec l’infini sentiment qu’on ne m’y reprendra plus et que je me fous éperdument de la suite ainsi que de la destinée de cette bande de blaireaux. De la violence gratuite pas drôle, pas fun et pas intéressante. A oublier sans regret au plus vite !
Orphelins
Une couverture très réussie, (par Massimo Carnevale) mais le reste est sans originalité, cruel et absurde. Je le déconseille franchement. Ce premier tome nous montre la formation d'enfant soldats par une armée sans scrupule qui prétend lutter contre des extraterrestres forcément méchants. Le cliché à l'américaine. Une face boyscout, une face Rambo. Le dessin est très classique (deux dessinateurs se passent le témoin en cours de route mais ça ne se voit pas) les couleurs (par Lorenzo de Felici puis Annalisa Leoni) sont un peu univoques aussi. Je me demande si en choisissant un dessin plus subtil ou original on aurait pu sauver le scénario. Des extraterrestres attirants ou variés, des villes intrigantes... L'action est délayée pour faire plusieurs tomes, c'est très vite lu, je n'ai même pas eu le temps d'abandonner, mais j'aurais largement pu me passer de finir...
Le Chevalier à la licorne
J’avoue, je m’attendais à quelque chose de plus délicat pour une histoire de licorne. Habituellement, ce genre de production n’est pas ce que je préfère, mais je voulais tout de même tenter le coup. Malheureusement à aucun moment, je ne suis rentré dans l’histoire. A vrai dire, j’ai rarement vu scénario aussi confus. Les auteurs semblent avoir pensé qu’un vague mélange d’Histoire et de mythologie constituerait une recette infaillible pour séduire le grand public. Peut-être ont-ils oublié les épices, car cette tambouille insipide laisse un arrière-goût de temps perdu. Cette production doit réunir à peu près tous les clichés du genre, sans les transcender. Quant au graphisme, on est ici clairement dans la performance. Si je suis impressionné par la technique et le rendu, je n’ai aucunement été touché par ce type de dessin qui donne parfois l’impression d’être dans un jeu vidéo. Cela donne un côté lisse et artificiel, et je ne vois d’ailleurs pas l’intérêt pour un dessinateur de tenter de reproduire la réalité à ce point, qui plus est avec Photoshop. Je ne nie pas qu’il y a du travail et on pourra même trouver ça beau. Certaines des cases, par exemple les nuages en forme de licorne, auraient pu produire leur petit effet sur un semi-remorque US. Mais en ce qui me concerne, désolé, l’esbroufe façon Mack, ce n’est guère ma tasse de thé. Si l’éditeur parle de « résilience poétique d’un duo magique », ni poésie ni de magie je n’ai vu ici. Juste un produit très moyen qu’on retrouvera dans les bacs d’occasion à 1 € dans quelques mois. Lisez plutôt Traquemage, une parodie nettement plus enchanteuse et réjouissante qui vient également de sortir !
Mister George
Je vais éviter d'être désagréable mais je ne vous promets rien... Comment peut-on pondre une histoire pareille en faisant croire qu'on tient là un grand thriller surfant à la fois sur la vague d'actualité des attentats islamistes aux States et sur le phénomène de l'agent amnésique style Jason Bourne ? C'est vrai que certaines cases sont hideuses avec une colorisation à outrance. Que dire également de cet enchaînement de cases tout à fait stérile et peu méritoire ? L'histoire ne brille pas par son originalité. Bref, c'est une bd sans âme qui n'apporte pas grand chose. Ceci dit, ais-je lu pire dans le genre ? Avoir réédité une intégrale en 2014 relève d'un sacré mauvais goût surtout lorsque les lecteurs dans leur grande majorité ont eu un avis assez négatif tout sites confondus.
Redrum 327
Cette histoire commence comme American Pie pour se terminer par Scream ou encore le projet Blair Witch. Bref, une culture de slashers et de teen-movie américain. J'ai été particulièrement choqué par le vocabulaire franchement vulgaire de cette jeunesse huppée coréenne qui n'a rien à envier à nos cités. C'est un manhwa fantastique dans le genre huis-clos assez oppressant. Cela n'a pas pris avec moi malgré tout. Le dessin est de piètre qualité de même que la mise en page. Ce n'est guère attirant et finalement peu intéressant.
Accords parfaits
Accords parfaits signifie être en harmonie totale. Cela ne sera pas mon cas avec cette oeuvre. En effet, c'est beaucoup trop léger et brouillon. C'est à la mode mais les mangakas qui se sont fait un nom en France sur une série à succès ressortent leurs vieilles histoires tirées d'un obscur placard. Ainsi nous avons cinq histoires dans un volume. La première sera hautement soporifique. J'avoue avoir une nette préférence pour la seconde ding dong. La troisième la voie de mon coeur se laisse également lire. Les deux dernières nouvelles tranchent totalement avec le reste pour leur part de fantastique. Le trait graphique est assez mauvais avec des erreurs de proportion. On voit que ce sont bien les débuts de l'auteur de Fruits Basket. On pourra aisément passer son chemin.
Les Contes Cruels
Ce récit frôle finalement le ridicule avec pour ingrédient un beau châtelain solitaire et une maison de poupée. Cela se veut assez gothique sur le style pour un shojo à l'ambiance sombre. Le thème sera celui du conte qui vire au cauchemar. Je ne suis pas du tout tombé sous le charme car cela manque singulièrement de subtilité. Les fans de Kaori Yuki seront peut-être ravis de la sortie de l'un de ses premiers mangas produit en 1993. Il est vrai que j'ai déjà posté deux oeuvres de cet auteur et elles ne m'ont guère inspiré (Boy's next door et Gravel Kingdom). Deux chapitres assez courts et une fin véritablement expédiée pour une commande dont l'auteur se plaint d'avoir eu des délais assez court au point d'embaucher une stagiaire. Je suis tellement désolé pour lui au vu du résultat. Minable. Point de vue cruel ?