Les derniers avis (5294 avis)

Par Erik
Note: 1/5
Couverture de la série Sawako
Sawako

Ce shojo joue sur un pitch assez simpliste et racoleur: comment une fille flippante et impopulaire tombe sur le garçon le plus sympathique de l'école qui essaye de l'ouvrir aux autres. Un film en a même été tiré en 2010 et deux jeux ont été produits au Japon sur la Nintendo DS pour ceux que cela intéresse. Le thème est celui de lutter contre les préjugés. C'est beau dans le principe mais naïf dans l'interprétation. On va très vite tourner en rond passé le premier tome. Je ne vais pas avoir d'indulgence dans ma note malgré le fait que c'est un shojo qui se laisse assez vite lire. Je suis simplement un peu lassé de ces mangas qui n'apportent strictement rien. Je tiens à préciser qu'ils apportent sans doute des choses à des adolescentes qui croient encore au prince charmant avec plein de sentiments affectueux. Elles rêvent toutes d'épouser le prince William et de devenir belles, riches et célèbres. Barbara Cartland en avait fait son fond de commerce. Un shojo, c'est cela avant tout. Les mêmes histoires qui se répètent inlassablement. A noter tout de même qu'en 2008, ce manga est nominé pour le premier prix Manga Taishō et a gagné le prix du meilleur shōjo lors du 32e Prix du manga Kōdansha. La série compte déjà 23 tomes au Japon. Bref, elle a son public et je n'en fais pas partie.

04/12/2015 (modifier)
Couverture de la série Dialogues de Pierre Louÿs
Dialogues de Pierre Louÿs

Ces récits courts que j'avais lus dans Bédé X à partir de 1992, sont parus sous le titre générique de "Dialogues de courtisanes", et ils sont effectivement inspirés de l'oeuvre de Pierre Loüys, romancier français connu pour ses ouvrages à caractère érotique comme "Aphrodite " (conte esthète et licencieux), "la Femme et le pantin " (drame sensuel), "les Aventures du roi Pausole" (conte satirique dans le style du XVIIIème), ou "les Chansons de Bilitis" (poèmes en prose coquins rendus célèbres par la musique de Debussy)... tous ces ouvrages furent publiés à la fin du XIXème et font état d'une sensualité étrange ; j'ai lu une fois quelques-uns de ses poèmes, c'est des fantasmes très surréalistes. Pas étonnant donc que dans ces récits dessinés, il y ait un sentiment de malaise qui se dégage ; sur les putains, ça passe encore, surtout qu'l y a un peu d'humour, mais les trucs sodomites et pédophiles, très peu pour moi. Il n'est pas étonnant non plus que ce soit Jacobsen qui illustre toutes ces déviances nauséeuses (d'ailleurs si j'ai lu cet album, c'est pour lui), il aime l'outrance.. C'est un auteur qui contrairement à d'autres, a choisi volontairement la BD érotique, ce n'est pas une nécessité alimentaire ; il en résulte automatiquement une Bd originale et assez forte, mais sur ce terrain, je ne peux pas le suivre, et pourtant j'aime Jacobsen.. Son dessin adopte un style qui n'est pas hachuré comme dans La Grenouille ou Céline, le trait est donc plus doux, mais ses sujets sont violents et trop dérangeants pour moi, et en plus pas du tout excitants..

03/12/2015 (modifier)
Couverture de la série Le Dressage de Jane
Le Dressage de Jane

L'ennui avec Chris, c'est qu'il a un sacré coup de crayon, mais que la plupart de ses scénarios sont au ras des pâquerettes. Ici, on est encore dans le fouetage, la flagellation, le ligotage et la souffrance héritées de Gwendoline de John Willie, avec en plus quelques scènes crades... bref tout ce que je n'aime pas dans la BD érotique. La plupart des héroïnes de Chris affichent un goût immodéré pour la soumission, que ce soit Angie l'infirmière de nuit, Béa la fliquette de choc ou miss Bondie.. et ici Jane est en plein dedans, elle adore souffrir entre les mains de vieux grigous vicieux et dégueulasses, elle porte des sous-vêtements coquins qui mettent en valeur son corps offert à ses tourmenteurs méprisables, c'est donc du SM qui ne me plait pas, illustré par le talent de Chris, au dessin précis et sensuel, dont on peut lui reprocher un manque de décors, mais sa production était telle à cette époque qu'il devait se limiter à l'essentiel. Si encore l'histoire était solide, mais même pas, scénario parfaitement inexistant, alignement de séquences horribles que je préfère oublier (et encore c'est pas la pire Bd dans le genre SM), bref rien pour m'attirer..

03/12/2015 (modifier)
Par Erik
Note: 1/5
Couverture de la série Bienvenue au club
Bienvenue au club

Depuis qu’on est petit, on nous explique qu’il y a deux catégories de personnes : les winners et les losers. C’est encore plus marqué de nos jours avec la téléréalité qui insiste sur la compétition. En gros, les winners ont gagné le droit d’avoir de l’argent, les plus belles filles, les professions le plus intéressantes. Les losers n’ont pas véritablement droit au chapitre dans la société. On continue de tourner comme cela avec les conséquences néfastes que cela peut produire. Bienvenue chez les losers aurait pu être très intéressant s’il y avait eu une autre approche plus réaliste. On a droit à de faux losers. La binoclarde ou le faux homo est classé chez les losers. Et tout ce petit monde discute de choses sans intérêt pour attirer l’attention et obtenir leur part d’amitié et d’amour. Au bout de trois pages de ce shojo, on est déjà largement gavé par les dialogues et on ressent tout de suite le peu d’intérêt. Certes, j’ai passé l’âge… Bref, c’est un immonde produit de consommation pour nous faire accepter l’idée qu’être un losers, c’est bien. Personnellement, je n’en suis pas très convaincu. Mais bon, chacun son avis. En tout cas, je ne me reconnais pas contrairement à ce qu’annonce le synopsis sur la jaquette. Oui, on n'a pas tous envie d'intégrer ce club très fermé.

03/12/2015 (modifier)
Par Erik
Note: 1/5
Couverture de la série La Femme Défigurée
La Femme Défigurée

Il est vrai qu'avec ce manga horrifique, on atteint véritablement des sommets dans la laideur. Les trois nouvelles terrifiantes ne m'ont absolument pas convaincu notamment au niveau du traitement. Dans le genre, il est vrai que j'ai plutôt un faible pour Jinji Ito. On retrouve certes la même ambiance un peu malsaine mais le traitement est ridicule. C'est crade à l'image du papier vieilli composant cette série de deux volumes. Les récits sont véritablement à rallonge et se perdent dans des explications peu crédibles. On a l'impression d'assister à une répétition d'une nouvelle à l'autre. Un seul mot pour résumer: peu ragoûtant !

24/11/2015 (modifier)
Par yaglourt
Note: 1/5
Couverture de la série Le Chat
Le Chat

Quelques jeux de mots (le niveau zéro de l'humour) et des brèves de comptoir. Un conseil pour les beaufs : autant écouter "les grosses têtes" sur RTL.... On dirait que l'auteur s'imagine philosophe, c'est juste laid, prétentieux et vide.

24/11/2015 (modifier)
Par Erik
Note: 1/5
Couverture de la série Witch Doctor
Witch Doctor

La couverture nous annonçait un mélange entre le Dr Strange et le Dr House. Cela pouvait attirer la curiosité. Une fois consommé, on se rend compte que ce mélange est plutôt indigeste car trop loufoque. Certes, il y a de l'inventivité dans ce fantastique qui exploite habilement l'anatomie des monstres sur un mode proche de l'exorciste. C'est surtout cette surenchère dans l'horreur qui tue l'oeuf. On est aux antipodes d'une oeuvre sérieuse et réaliste. Je ne suis pas le lectorat visé. Par conséquent, ma note ne reflète que mon plaisir de lecture. Il y a sans doute des qualités intrinsèques mais que je n'ai pas relevé. Une oeuvre gothique à l'humour noire.

21/11/2015 (modifier)
Par sloane
Note: 1/5
Couverture de la série Mystery Society
Mystery Society

Bon, c'est pas avec ça qu'on va se taper un avis de la semaine les gars. Bon faisons dans l'ordre : Le dessin n'est pas moche il est même plus qu'honorable et avec ses côtés un poil anguleux il s'accorde ma foi pas mal au propos. Çà c'est fait, attachons nous maintenant à ce qui vaut cette pauvre note, le scénario, enfin quand je dis scénario, j'exagère un peu car il a l'honneur de tenir sur un ticket de bus, ou tram ou ce que vous voudrez en fonction de votre belle localité. Un couple composé d'un bellâtre à fine moustache et sa sculpturale compagne, si on aime le genre brindille, décident un jour de fonder une "Mystery Society", car les gouvernements nous mentent, ouaf, ouaf! Qui sont ils ?, D’où viennent ils ?, Ce doit être une part du Mystery justement. Voila donc Monsieur sur la fameuse zone 51 ou il délivre deux jeunes filles, pendant que sa femme restée à la maison se fait attaquer par "Secret Skull", pas de panique c'est une gentille qui voulait juste les rencontrer et bien sur vous savez que lorsque l'on veut intégrer une équipe la première chose à faire c'est de casser la gueule de la femme du boss. Une fois les deux gamines libérées, Délivrées!!! s'adjoint à la bande une sorte de robot, plus vieillot que Robbie, c'est dire qui est en fait la réincarnation, si, si de Jules Verne!! Après j'avoue que j'ai lâché un peu l'affaire, il y a une sorte de général revanchard, de quoi, je sais pas et la recherche du crane d'Edgard Allan Poe. Si ce scénario avait été écrit sous acide ou je ne sais quoi cela aurait pu être marrant et assumé; mais non je crois même que ça se prend au sérieux et la quatrième de couverture du tome 2 est à cet égard assez risible. Bon vous l'aurez compris, amateurs de BD passez votre chemin, sympa d'avoir essayé...

21/11/2015 (modifier)
Couverture de la série Lorna
Lorna

Oui, ben ça a beau être un OVNI irrévérencieux comme dit en présentation, moi je n'y ai vu qu'un récit sans queue ni tête, source d'un ennui profond, qui ne présente aucun intérêt à mes yeux. Peut-être suis-je extrême dans ce jugement, mais ce mélange hétéroclite de polar, de vieux films de SF des 50's et de cul gratuit ne m'apporte aucune satisfaction ; ça doit être perçu comme une parodie de ces univers ou un hommage, c'est au choix, mais je n'ai absolument pas accroché, l'auteur insistant aussi parfois trop sur certaines situations. Graphiquement, j'étais un peu préparé parce que j'avais lu Tyler Cross, mais j'avoue que je ne raffole pas de ce trait anguleux et à l'économie de moyens, ni trop de cette couleur jaune qui à première vue peut donner un genre, mais tout un pavé comme ça, malgré son petit format, ça me fait mal aux yeux et l'ensemble finit par me saouler..

20/11/2015 (modifier)
Couverture de la série In bed
In bed

Ce qui me surprend au premier abord, c'est le dessin qui est très particulier. Je ne suis pas trop habitué à ce type de graphisme, mais je le trouve assez joli, on dirait une sorte de lavis avec une vraie personnalité. Sinon, ce genre de récit intimiste à l'érotisme soft me laisse aussi froid qu'un marbre de Carrare ou un menhir breton, ça ne m'interpelle pas et me fait encore moins vibrer évidemment. Et quand un film ou une Bd ne me fait pas d'effet, je m'emmerde et j'oublie très vite. Ce sera le cas avec cet album ; pour moi, cette vision de l'adultère n'est autre que du marivaudage sexo-nombriliste, j'ai l'impression d'être tombé dans un film intello brassant des questions existentielles d'un ennui mortel, avec des personnages froids, inintéressants et sans saveur..

20/11/2015 (modifier)