Les derniers avis (51 avis)

Par cac
Note: 3/5
Couverture de la série Otaku
Otaku

Une narration quelque peu déconcertante constituée de courts chapitres et surmontée d'une voix off. Dommage car ce récit de Lionel Tran bien illustré par Ivan Brun dans un style réaliste avait de bonnes idées. On pense être dans un récit d'anticipation à une époque indéfinie. La France est en grève à cause de réformes sur le chômage ou les retraites, ce qui reste tristement d'actualité. De même on y évoque une certaine vacuité de l'existence dans une planète où le climat se dégrade. Un discours de plus de 20 ans on ne peut plus vrai en 2025. Un couple de japonais débarque à Paris dans une espèce de squat. On comprend qu'ils font des sortes de performance artistique, tout en jouant en ligne à un jeu prenant muni de lunettes de réalité virtuelle (encore une fois c'est devenu réalité). Lui n'a pas de "vrai" travail, quant à elle seulement un petit emploi alimentaire. Dans cette auberge espagnole, plusieurs dialogues sont en anglais et non traduits. Je n'ai pas très bien capté la finalité de tout ça. Un petit 3.

26/08/2025 (modifier)
Par kanibal
Note: 3/5
Couverture de la série Stagecoach Inn - Le Relais des Miraculés
Stagecoach Inn - Le Relais des Miraculés

Ici pas de shérif véreux à la solde de propriétaires terriens, pas de saloon avec des outlaws à la gâchette facile. On a droit à plusieurs protagonistes des tenanciers d'un relais, un petit convoi de migrants, des Amérindiens (Comanches, Hutes, Navajos) sans oublier quelques bandits qui seront le grain de sable dans cette trame, ce qui donne un bon petit western sans grande prétention mais tout de même efficace malgré ses 54 planches ; il y a aussi un petit clin d'oeil à Blueberry en fin d'album qui fait sourire. Certains passages peuvent paraître téléphonés, mais cela ne m'a aucunement gêné dans ma lecture, c'était peu pour bouder mon plaisir. Le dessin de Daniel Brecht est d'une grande simplicité, un dessin pas très fouillé, mais je lui trouve un certain charme, il est simple mais très efficace.

26/08/2025 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série Les Justes
Les Justes

Les Justes propose de retracer, à raison d'un album par volume, l'histoire de grandes figures ayant risqué leur vie pour sauver des Juifs durant la Seconde Guerre mondiale. Si le scénario est confié à Sébastien Le Naour, chaque tome bénéficie du regard graphique d'un dessinateur différent. Le premier volume met en lumière le couple Emilie et Oskar Schindler, rappelant à juste titre que ce n'est pas seulement l'industriel popularisé par La Liste de Schindler qui a œuvré pour le Bien. À travers le récit qu'Emilie livre en Argentine puis en Europe à deux journalistes venus l'interviewer, se dessine un portrait sans complaisance : celui d'un homme complexe, égoïste et volage dans sa vie intime, mais capable d'un engagement total dès qu'il prend conscience du sort tragique réservé aux Juifs. Le contraste entre ses faiblesses personnelles et sa force d'action donne une dimension très humaine au récit, renforcée par la mise en scène des initiatives d'Emilie elle-même. Le dessin expressif de Christelle Galland, avec son encrage épais et moderne, accentue l'intensité dramatique de certaines scènes et confère parfois au récit une énergie presque romanesque, faite de tension et de suspens. Le second tome, consacré au diplomate suisse Carl Lutz, adopte un ton plus sobre et une mise en forme proche du documentaire. L'action s'y déploie de 1935 jusqu'à la fin de la guerre, dans une narration plus factuelle que romanesque. Le dessin, précis et austère, soutient ce parti pris, mais au détriment d'une certaine vitalité. Lutz agit surtout par la voie administrative et bénéficie d'une relative protection diplomatique, ce qui rend son parcours moins palpitant que celui de Schindler. Cela n'enlève rien à son courage ni à l'ampleur de ses actes, mais la lecture se révèle moins immersive. L'album garde néanmoins une vraie valeur historique et pédagogique, en rappelant que l'héroïsme peut aussi s'incarner dans la patience, la ruse bureaucratique et la ténacité face à la machine nazie.

26/08/2025 (modifier)
Par gruizzli
Note: 4/5
Couverture de la série Don Juan des Flots
Don Juan des Flots

Je suis très surpris de cette lecture, qui part sur des chapeaux de roues et s'embarque dans une histoire aux tournants imprévisibles. Je suis très fan de la direction prise par l'histoire après ce premier tome ! Ce tome introductif est parfaitement bien exécuté, avec une histoire vite campée et des personnages bien inspirés. Le protagoniste est ce bretteur amateur de bon mots, protecteur des pauvres gens dans une cité ressemblant un peu à Venise, dans un contexte de magie et de questionnements sociaux. En quelques pages l'histoire prend un envol avec cette congrégation de révolutionnaires qui entendent changer les choses dans le monde. Et si l'on a du classique dans le début de l'aventure, très vite le récit semble accélérer jusqu'à une révélation finale surprenante et qui augure du bon pour la suite. J'ai accroché tout de suite à l'histoire et j'ai envie de voir la suite, qui est prometteuse. Le tout est servi par un dessin qui est appréciable. Je n'ai encore rien lu de sa part mais la dessinatrice a un coup de crayon qui fait ressortir les scènes d'actions et les intérieurs, tout en ayant un trait global qui rappelle tout à fait les films de capes et d'épées, une esthétique vénitienne et les visuels marquants. L'ensemble est clair et lisible, dynamique et coloré, une lecture franchement agréable ! Je ne peux que recommander la lecture de ce premier tome qui promet pour la suite.

26/08/2025 (modifier)
Par gruizzli
Note: 3/5
Couverture de la série Guerre à Gaza
Guerre à Gaza

Un avis très court pour une BD qui ne l'est pas moins. Disons clairement les mots, c'est assez dispensable et peu étayé, mais l'auteur ne cherche pas à faire une dissertation sur le sujet. En même temps, Joe Sacco a déjà traité la question dans deux BD distinctes (Palestine et Gaza 1956), cette BD peut être vue comme un ajout postérieur sur la question des attentats du 7 octobre. Disons que c'est assez vite lu et expédié et que la BD se concentre surtout sur deux choses : la façon dont les USA se sont mêlées de la situation et ont aggravés les choses notamment en fournissant abondamment des armes à Israël, en inventant des mensonges justifiant les massacres, le tout en précisant que sous Biden -et ça ne s'est surement pas arrangé avec Trump- la démocratie américaine a pris du plomb dans l'aile. La BD est rapidement lue, claire et nette sur son propos. Sans être indispensable, je pense qu'elle apporte un petit éclairage (à sa modeste échelle) sur ce qui se joue actuellement en Israël, ou un génocide est couvert par tout l'occident sous prétexte de morale... (la note est difficile à mettre, le 3* est le bon compromis entre la rapidité de lecture, le peu d'informations et la facilité de lecture)

26/08/2025 (modifier)
Par gruizzli
Note: 2/5
Couverture de la série Maudit sois-tu
Maudit sois-tu

Je vais faire ma voix dissidente mais je n'ai vraiment pas aimée cette série. Je n'ai d'ailleurs pas poursuivit au-delà du deuxième tome, dont je n'ai pas spécialement apprécié l'histoire et la direction artistique. J'ai vite tiqué sur le dessin de cette BD, avec son intention réaliste mais qui a ce défaut horrible de rendre tout le monde assez semblable. Le dessin de BD a souvent recourt à l'artifice de distinguer chaque personnage par une caractérisation physique parfois artificielle mais qui a cette avantage en terme de lisibilité de distinguer en un coup d'oeil chaque personnage. C'est souvent un détail physique ou une couleur, mais ici avec le dessin photo-réaliste, on a l'écueil de distinguer des gens "ordinaires" qui sont assez vite semblables d'autant plus quand on les voit de loin. De fait, j'étais constamment ralenti dans ma lecture par le souci de distinguer clairement ce que je voyais. Ce premier défaut -a mes yeux, bien sur- a été le premier frein à ma lecture, et le principal d'ailleurs puisque d'une page à l'autre je devais en permanence conscientiser ma lecture afin de ne pas me perdre, ce qui provoquait sans cesse des arrêts de l'immersion et me sortant complètement de l'histoire. Mais en m'accrochant j'ai fini par la suivre et la reconstituer, et elle est... appréciable. Très inspiré des films des années 30 avec des esthétiques très marquées (savant fou, chasseur morbide, écrivaine gothique ...) et par de nombreux personnages réels des années 1800, le récit recompose une histoire fantastique inspiré par ces livres, poètes et écrivaines. Le tout dans un récit à rebours qui remonte progressivement aux origines de tout ceci. C'est inspiré, je le reconnais, mais moi qui n'ait pas d'amour spécial envers ces figures ou ces périodes, je me suis senti assez peu investi dans les histoires. En fait, la lecture est distrayante et facile, avec un amour des personnes cités, des films dont il s'inspire (et ne s'en cache pas, il n'y a qu'a regarder le cahier en fin d'album), mais qui au final m'a indifféré. Je pense que c'est la combinaison du dessin que je n'aime pas du tout, vraiment pas, et de l'histoire assez classique dans le genre pulp, avec des références qui ne sont pas les miennes. Au final, je reste clairement en-dehors de la BD que je ne pense pas mauvaise, mais dont le traitement et le sujet m'intéresse peu. Ma note n'est donc pas objective (la BD mériterait un 3* je pense) mais l'appréciation que j'en ai.

26/08/2025 (modifier)
Couverture de la série Bonne nuit les petits
Bonne nuit les petits

Noir c’est noir, il n’y a plus d’espoir… C’est la troisième fois que je croise Mau sur un récit aussi noir après les très bons Au revoir Monsieur et Achevé d'imprimer. Et bien avec ce « Bonne nuit les Petits », on est là encore dans un récit à l’atmosphère oppressante, très noir. Le récit est bâti sur l’entrecroisement de deux histoires, autour de deux personnages que tout semble opposer : Jeanne, une jeune femme qui se bat pour surnager au milieu de la mouise, et Fabrice, un jeune homme plein aux as et fêtard. Jeanne est une battante, pleine d’envies, qui positive toujours, alors qu’elle ne croise que des beaufs, des gros nazes, et que patrons et mecs ne cherchent qu’à l’exploiter et « se la faire ». Plus on tourne les pages et plus l’univers de Jeanne est noir, même si elle garde toujours l’espoir de s’en sortir, cumulant les petits boulots, les castings. Les passages où nous croisons Fabrice, dilettante dilapidant le fric de son père dans des fêtes où la drogue, l’alcool et les prostituées déconnectent de la réalité sont autant de moments contrastant avec la vie glauque de Jeanne. Si Mau développe une atmosphère de plus en plus étouffante, la chute – au moment de la rencontre de Jeanne et de Fabrice parvient à atteindre un degré supplémentaire en matière de noirceur, avec une chute pleine d’ironie et d’un humour très noir. Lenglet accompagne bien ce récit, avec un dessin lui aussi très noir, parsemé de quelques nuances de gris. J’espère que les scénarios de Mau ne sont pas trop inspirés de sa propre vie, car on a là quelque chose d’excessivement déprimant ! Mais j’ai encore une fois beaucoup aimé ma lecture, même si je place cet album légèrement en deçà des deux autres, cités plus hauts. Note réelle 3,5/5.

26/08/2025 (modifier)
Couverture de la série Elisabeth Bathory - La Comtesse sanglante
Elisabeth Bathory - La Comtesse sanglante

Je me suis à plusieurs reprises fait la remarque que plusieurs des reines évoquées dans cette collection n’avaient pas été si « sanglantes » que ça. Et voici une femme qui est connue pour l’avoir été – mais qui n’était pas reine… Le point positif de cet album – et pour tout dire le seul qui m’ait un tant soit peu satisfait – c’est le dessin de Pilipovic. Un beau rendu (et la colorisation de Fabris est, elle aussi, très agréable). Un trait réaliste et classique, dynamique, très plaisant donc. Il tombe par contre dans certains travers, avec des femmes qui sont toutes des bombasses à la poitrine opulente. Pas désagréable pour les yeux, mais ça fait un peu cliché. Et cela renforce aussi certains défauts du récit de Pécau, qui multiplie les scènes déshabillées, voire d’orgie, qui font un peu prétexte et n’apportent pas toujours quelque chose au récit. Erzsebet Bathory a déjà donné lieu à pas mal de bouquins, et de nombreuses séries BD (voir le thème dédié), et je dois dire que l’album de Pécau m’a franchement déçu. J’ai souvent trouvé que ça n’était qu’un assemblage d’anecdotes, de passages mal liés, et le personnage même d’Erzsebet/Elisabeth Bathory n’en sort pas ici très « éclairci ». Sa tante dans le premier tiers de l’album, un de ses oncles ambitieux et manipulateur ensuite l’éclipsent même parfois. Et la chute est un peu expédiée et brutale. Du coup, on survole un personnage et une famille sans trop en savoir plus au final – mise à part sa plastique. L’autre sanguinaire des Carpates, dont la légende a alimenté l’imagination de pas mal de monde depuis des siècles, est mal servie avec cet album.

26/08/2025 (modifier)
Couverture de la série La Vallée des Mutants
La Vallée des Mutants

J’ai emprunté ces deux albums au hasard. Il faut dire qu’à défaut de sortir du lot, ils sortaient franchement des bacs où je les ai rencontrés, tant le format est vraiment très grand et surprenant (275 x 383 mm quand même) ! Un format qui a priori permet de mettre en valeur le dessinateur. Et c’est vrai que Di Filadoro au dessin et Amici aux couleurs ont du talent. J’ai juste trouvé un peu bizarre le rendu parfois, avec certaines parties des cases aux contours précis, d’autres plus floues, certains passages plus détaillés que d’autres. Je ne suis pas fan du mélange des styles (en particulier avec ces fantômes colorés qui tranchent par rapport au décor). Certaines planches tiennent plus de l’illustration que de la BD parfois. Si le dessin des personnages n’est pas forcément mon truc, l’aspect graphique est globalement bon. C’est plutôt l’intrigue qui m’a laissé sur ma faim. En effet, il y a des longueurs, et l’histoire n’est pas emballante. J’attendais plus du second tome, pour dynamiser l’histoire. Mais j’ai trouvé que ça restait ronronnant, assez – trop – basique, dans les dialogues et l’histoire elle-même, alors que certains passages sont plutôt obscurs. Original au niveau éditorial et graphique, mais décevant au niveau narratif.

26/08/2025 (modifier)
Par Gaston
Note: 3/5
Couverture de la série The Witch and the Beast
The Witch and the Beast

2.5 Une série fantastique correcte sans plus. On retrouve le schéma classique d'un duo de héros qui combat les menaces fantastiques (principalement des sorcières, mais pas que), l'un est un homme mystérieux avec de l'expérience et l'autre est une femme qui veut se venger des sorcières qui ont détruit sa vie lorsqu'elle était jeune. On a donc droit à des arcs où les héros affrontent des méchants et j'ai souvent eu l'impression de retrouver des éléments de scénarios ou des scènes que j'avais déjà vus avant. Cela me dérangerait moins si j'avais trouvé les scénarios captivants, mais au mieux je trouvais que c'était sympa sans plus. Rien n'a vraiment retenu mon attention et j'ai lu une dizaine de tomes sans grande passion. Il faut dire que le scénario est parfois un peu confus, à moins que ça soit moi qui étais tellement peu passionné que j'oubliais facilement des détails. Le dessin est bon, mais comme c'est souvent le cas avec les mangas, les scènes de combats sont parfois un peu dures à suivre. Un autre manga fantastique avec des scènes de bastons qui ne renouvelle pas le genre.

26/08/2025 (modifier)