J’étais vraiment emballé par l’histoire au début. On voit Daredevil perdre progressivement pied, tandis que tout son entourage sombre avec lui. La tension monte au fil des pages et le récit devient de plus en plus sombre, ce qui rend la lecture très prenante.
Malheureusement, le dénouement final m’a complètement refroidi. Après toute cette montée dramatique, j’ai trouvé la conclusion très décevante. Toute cette lecture pour arriver à ce final m’a laissé un goût amer.
Il y avait, selon moi, tellement mieux à faire que cette fin grotesque. Dommage, car le début du récit était vraiment prometteur. Déçu.
J’ai été agréablement surpris par cette aventure que j’ai lue en une seule traite. L’écriture de Chamblain est très réussie et l’histoire se lit avec beaucoup de fluidité.
Le mélange entre une ambiance à la Dickens et l’esprit de L’Île au trésor fonctionne à merveille et donne une vraie saveur d’aventure au récit. L’univers est immersif et très plaisant à parcourir.
Pour ma part, c’est totalement validé.
J’ai apprécié certains aspects de Freaks Squeele, notamment les dessins, la découpe des cases et le ton général de la BD. L’univers est original et assez moderne, avec un mélange de super-héros, d’humour et d’ambiance étudiante qui fonctionne bien.
La lecture est très rythmée et les personnages sont attachants, ce qui rend l’ensemble agréable à suivre. Cependant, l’histoire ne m’a pas totalement emporté. J’ai l’impression que c’est une BD qui vise davantage un public adolescent.
Malgré cela, je reconnais que l’œuvre reste créative, dynamique et possède une identité graphique forte.
Alex Alice prpose avec Siegfried une réinterprétation très réussie de la légende germanique des Nibelungen, rendue célèbre notamment par l’opéra de Wagner. Il parvient à transformer ce matériau mythologique dense en un récit clair, accessible et captivant.
L’un des grands points forts de l’album est évidemment son dessin. Les planches sont souvent impressionnantes, avec des paysages majestueux, des scènes épiques et une mise en scène très cinématographique. On sent une vraie ambition graphique : certaines pages m'ont donner l’impression de regarder un grand film de fantasy à la "Seigneur des anneaux".
Le récit suit l’ascension de Siegfried, jeune héros insouciant qui découvre progressivement sa destinée. L’histoire mélange aventure, mythologie et tragédie, tout en gardant une narration assez fluide qui rend la lecture agréable. Même pour quelqu’un qui ne connaît pas bien la légende originale, le récit reste facile à suivre.
Si je devais faire une petite réserve, ce serait peut-être que l’album mise parfois davantage sur la dimension épique et visuelle que sur la profondeur psychologique des personnages. Mais cela n’enlève rien au plaisir de lecture.
Au final, Siegfried est une très belle BD de fantasy mythologique : spectaculaire, immersive et portée par un dessin exceptionnel. Une lecture que j’ai vraiment appréciée.
J’ai été assez surpris par ma lecture de Old Man Logan. Pendant longtemps, ce comics ne m’attirait pas vraiment. Je l’avais feuilleté plusieurs fois et certains éléments visuels m’avaient refroidi : voir des dinosaures ou une famille de Hulk qui traquent les héros me semblait un peu trop grotesque pour une histoire de Wolverine.
Mais une fois plongé dans le récit, j’ai complètement changé d’avis. La lecture est très fluide et la narration fonctionne remarquablement bien. L’histoire prend la forme d’un road-trip dans un univers Marvel dystopique où les super-vilains ont gagné. Ce format permet de découvrir progressivement ce monde détruit et donne un vrai rythme au récit.
Le personnage de Logan, vieux, brisé et hanté par son passé, apporte aussi beaucoup de gravité à l’histoire. Derrière les idées parfois extravagantes, le récit reste étonnamment cohérent et surtout très efficace.
Au final, c’est une lecture très agréable, immersive et bien construite. Comme quoi, il ne faut pas toujours se fier à une première impression en feuilletant un livre. Old Man Logan est une vraie bonne surprise.
Un documentaire-enquête sur le cas de Georges Ibrahim Abdallah qui jusqu'à l'an passé état le plus vieux prisonnier politique de France.
J'avais bien sur entendu parler de son cas lorsqu'il est sorti de prison, mais je ne savais pas tous les détails. Je peux vous dire que j'ai été stupéfaits d'apprendre qu'il a été emprisonné très longtemps pour des crimes dont les vrais responsables seraient l'Iran et qui s'il avait purgé une peine uniquement pour les crimes dont on est sur de sa participation, il aurait pu être libéré depuis longtemps ! C'est rageant d'autant plus qu'il me semble que les terroristes iraniens eux n'ont pas été vraiment inquiété.
L'enquête de Pierre Carles est très informative et bien que le parcours d'Abdallah ne soit pas présenté de façon linéaire, tout est clair et précis. Le monde politique ainsi que les médias français ne sont pas montré sous leur meilleur jour, mais je pense que toute personne un peu politisé ne va pas être bouleversé par ce que l'ont apprends sur eux ici. J'avoue que toute la partie où Pierre Carles interroge plusieurs membres des médias pour savoir pourquoi on ne parle pas plus en profondeur du cas de Georges Ibrahim Abdallah m'a un peu moins captivé. Je comprends que c'est la marque de fabrique de ce réalisateur de pointer les sujets que les grands médias ne traitent pas ou peu, mais au bout d'un moment ça tourne un peu en rond.
Même si depuis Abdallah a été libéré, cela reste malgré tout un documentaire intéressant sur comment la justice peut être partisane lorsqu'il est entre les mains de gens qui veulent absolument coupable et aussi plaire à un pays étranger.
Ressemble à Rahan en moins crédible : est-ce qu'un médecin est confronté à un tel festival de malfrats ? Et si jamais il tombait sur des mafieux ou multinationales commettant quelque abus ou des dictatures, que pourrait-il avec son cri qui tue ? Cela même avant de fouiller les motivations de chacun… Mais bon, on s'en moque un peu, c'est une série d'action avec un côté sagesse de Chine. Ceci dit, dans le genre et en feuilleton télé, Kum Fu était bien plus vivant, subtil, nom d'un Petit Scarabée !
Sans atteindre Perramus, L'Eternaute ou Mort Cinder, les dessins ont de la force. Je pourrais d'ailleurs faire la même critique pour le Che. On apprend des choses, on se doute qu'il faudrait mieux connaître le contexte mais joie ! Ces deux œuvres en donnent envie… Même si moins que Perramus, L'Eternaute et Mort Cinder. D'ailleurs, ce sont les œuvres en question qui m'ont fait lire Evita et le Che, on se raccroche à ce qui ressemble aux œuvres aimées. Bref, les deux biographies aux airs d'hagiographie nous offrent un mélange de réalisme et de romantisme. A mon avis, démêler tout ça serait aussi délicat que le vrai et le faux de bien des histoires de Borges !
Bref, je commente Evita vu que j'ai grandement oublié l'autre… On nous montre que Perron et Evita se sont sauvés tout seuls puis l'un par l'autre avec leur peuple, je m'explique. Evita, pauvre, est venue s'essayer à une carrière d'actrice en ville, Peron était dans un gouvernement militaire peu soucieux du peuple. L'étoile des deux a de plus en plus brillé, et cela d'autant plus qu'ils se sont aimés et ont travaillé à donner un filet social pour tous, entre conservatisme et tabula rasa. L'œuvre les présente comme relevant des défis concrets, et ceux qu'ils sortent de leur enfer social les voient comme providence incarnée, surtout Evita qui est plus charismatique. Ces deux destins croisés sont assez séduisants pour contrecarrer le fait que sans bulle et avec un texte assez dense, il y ait peu d'aération, humour, esthétique ou que sais-je encore ? Le lecteur est en apnée mais en principe empathique et on n'a pas à découvrir des réalités plus méconnues comme, je ne sais pas, voyons ? Comment on a créé des réserves naturelles en expulsant les peuples qui y vivaient, bien trop en harmonie avec la nature pour qu'on ne vienne pas la leur voler.
Bienvenue à Chatom, petit village de l'Alabama en 1920. On y découvre une bourgade paisible où il fait bon vivre, tout le monde connait tout le monde et les enfants jouent dehors. Deux évènements vont perturber la tranquillité ambiante à l'approche de l'hiver. Le premier plutôt habituel : le vieux Stumpy, l'ermite local, se retire dans ca cabane pour hiberner. Cela intrigue au plus haut point les petits détectives en culottes courtes locaux qui aimeraient bien arriver à expliquer ce que fait le bonhomme tout l'hiver. Et pourquoi il ne sors pas de sa maison pendant plusieurs mois. Le second totalement inhabituel arrive en pleine nuit, lorsqu'un bébé est déposé sur le pas de la porte de l'institutrice du village.
C'est deux péripéties amorcent le récit. On suit pendant 100 pages un gentil conte plein de bienveillance et de bonne humeur. Le village se prend d'affection pour le bébé. Bien sur une petite menace en lien avec le passé de l'enfant plane au dessus de nos héros. Nous découvrirons progressivement l'histoire de ce jeune garçon. Histoire faite de mésaventures qui augmentent l'affection qu'à le village lui porte. Tout cela s'accompagne évidement du mystère qui règne autour du vieux Stumpy qui semble avoir disparu de chez lui. Et cela intrigue d'autant plus les enfants.
Evidement le lien va se faire entre tout cela et même si ça manque un peu de surprise ça fonctionne très bien. C'est à la fois gentillet et pleins de bons sentiment, mais voilà c'est attendrissant dans l'ensemble. On est sur un récit tout public. Le style de dessin corrobore d'ailleurs très bien ce ressenti tant le trait est mignon et les enfants ont des bonnes bouilles avec leur grands yeux.
Un récit relativement classique pour la partie « aventure » qui domine, dans le grand nord américain, au milieu de chercheurs d’or.
Quelques aspects dévient toutefois un peu cette trajectoire « rectiligne », et font office d’originalité.
D’abord le dessin de Nuria Tamarit, au graphisme particulier, mais très reconnaissable (pour les personnages surtout).
Ensuite, parce que l’auteure – comme dans l’album Géante - Histoire de celle qui parcourut le monde à la recherche de la liberté avec lequel je l’avais découverte – met en avant des personnages féminins forts, dans un monde masculin, des femmes qui s’entraident pour « s’en sortir », face à une nature et quelques hommes (le chef des chercheurs d’or en premier) très violents.
Enfin, au milieu d’un récit assez classique donc, des aspects plus étranges, presque naïfs, parfois fantastiques, aux airs de conte (la louve géante en particulier). Et des passages, sortes de flash-backs difficiles à situer (dans le temps et l’espace).
Au final, un album qui se laisse lire, qui ne m’a pas forcément enthousiasmé (le rythme est lent et le récit manque d’aspérités), mais qui convenir à un lectorat assez large (c’est presque tout public).
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DareDevil - Sous l'aile du Diable (cycle Smith et Quesada)
J’étais vraiment emballé par l’histoire au début. On voit Daredevil perdre progressivement pied, tandis que tout son entourage sombre avec lui. La tension monte au fil des pages et le récit devient de plus en plus sombre, ce qui rend la lecture très prenante. Malheureusement, le dénouement final m’a complètement refroidi. Après toute cette montée dramatique, j’ai trouvé la conclusion très décevante. Toute cette lecture pour arriver à ce final m’a laissé un goût amer. Il y avait, selon moi, tellement mieux à faire que cette fin grotesque. Dommage, car le début du récit était vraiment prometteur. Déçu.
Mickey et le roi des pirates
J’ai été agréablement surpris par cette aventure que j’ai lue en une seule traite. L’écriture de Chamblain est très réussie et l’histoire se lit avec beaucoup de fluidité. Le mélange entre une ambiance à la Dickens et l’esprit de L’Île au trésor fonctionne à merveille et donne une vraie saveur d’aventure au récit. L’univers est immersif et très plaisant à parcourir. Pour ma part, c’est totalement validé.
Freaks' Squeele
J’ai apprécié certains aspects de Freaks Squeele, notamment les dessins, la découpe des cases et le ton général de la BD. L’univers est original et assez moderne, avec un mélange de super-héros, d’humour et d’ambiance étudiante qui fonctionne bien. La lecture est très rythmée et les personnages sont attachants, ce qui rend l’ensemble agréable à suivre. Cependant, l’histoire ne m’a pas totalement emporté. J’ai l’impression que c’est une BD qui vise davantage un public adolescent. Malgré cela, je reconnais que l’œuvre reste créative, dynamique et possède une identité graphique forte.
Siegfried
Alex Alice prpose avec Siegfried une réinterprétation très réussie de la légende germanique des Nibelungen, rendue célèbre notamment par l’opéra de Wagner. Il parvient à transformer ce matériau mythologique dense en un récit clair, accessible et captivant. L’un des grands points forts de l’album est évidemment son dessin. Les planches sont souvent impressionnantes, avec des paysages majestueux, des scènes épiques et une mise en scène très cinématographique. On sent une vraie ambition graphique : certaines pages m'ont donner l’impression de regarder un grand film de fantasy à la "Seigneur des anneaux". Le récit suit l’ascension de Siegfried, jeune héros insouciant qui découvre progressivement sa destinée. L’histoire mélange aventure, mythologie et tragédie, tout en gardant une narration assez fluide qui rend la lecture agréable. Même pour quelqu’un qui ne connaît pas bien la légende originale, le récit reste facile à suivre. Si je devais faire une petite réserve, ce serait peut-être que l’album mise parfois davantage sur la dimension épique et visuelle que sur la profondeur psychologique des personnages. Mais cela n’enlève rien au plaisir de lecture. Au final, Siegfried est une très belle BD de fantasy mythologique : spectaculaire, immersive et portée par un dessin exceptionnel. Une lecture que j’ai vraiment appréciée.
Wolverine - Old Man Logan
J’ai été assez surpris par ma lecture de Old Man Logan. Pendant longtemps, ce comics ne m’attirait pas vraiment. Je l’avais feuilleté plusieurs fois et certains éléments visuels m’avaient refroidi : voir des dinosaures ou une famille de Hulk qui traquent les héros me semblait un peu trop grotesque pour une histoire de Wolverine. Mais une fois plongé dans le récit, j’ai complètement changé d’avis. La lecture est très fluide et la narration fonctionne remarquablement bien. L’histoire prend la forme d’un road-trip dans un univers Marvel dystopique où les super-vilains ont gagné. Ce format permet de découvrir progressivement ce monde détruit et donne un vrai rythme au récit. Le personnage de Logan, vieux, brisé et hanté par son passé, apporte aussi beaucoup de gravité à l’histoire. Derrière les idées parfois extravagantes, le récit reste étonnamment cohérent et surtout très efficace. Au final, c’est une lecture très agréable, immersive et bien construite. Comme quoi, il ne faut pas toujours se fier à une première impression en feuilletant un livre. Old Man Logan est une vraie bonne surprise.
Dans les oubliettes de la République - Georges Ibrahim Abdallah
Un documentaire-enquête sur le cas de Georges Ibrahim Abdallah qui jusqu'à l'an passé état le plus vieux prisonnier politique de France. J'avais bien sur entendu parler de son cas lorsqu'il est sorti de prison, mais je ne savais pas tous les détails. Je peux vous dire que j'ai été stupéfaits d'apprendre qu'il a été emprisonné très longtemps pour des crimes dont les vrais responsables seraient l'Iran et qui s'il avait purgé une peine uniquement pour les crimes dont on est sur de sa participation, il aurait pu être libéré depuis longtemps ! C'est rageant d'autant plus qu'il me semble que les terroristes iraniens eux n'ont pas été vraiment inquiété. L'enquête de Pierre Carles est très informative et bien que le parcours d'Abdallah ne soit pas présenté de façon linéaire, tout est clair et précis. Le monde politique ainsi que les médias français ne sont pas montré sous leur meilleur jour, mais je pense que toute personne un peu politisé ne va pas être bouleversé par ce que l'ont apprends sur eux ici. J'avoue que toute la partie où Pierre Carles interroge plusieurs membres des médias pour savoir pourquoi on ne parle pas plus en profondeur du cas de Georges Ibrahim Abdallah m'a un peu moins captivé. Je comprends que c'est la marque de fabrique de ce réalisateur de pointer les sujets que les grands médias ne traitent pas ou peu, mais au bout d'un moment ça tourne un peu en rond. Même si depuis Abdallah a été libéré, cela reste malgré tout un documentaire intéressant sur comment la justice peut être partisane lorsqu'il est entre les mains de gens qui veulent absolument coupable et aussi plaire à un pays étranger.
Docteur Justice
Ressemble à Rahan en moins crédible : est-ce qu'un médecin est confronté à un tel festival de malfrats ? Et si jamais il tombait sur des mafieux ou multinationales commettant quelque abus ou des dictatures, que pourrait-il avec son cri qui tue ? Cela même avant de fouiller les motivations de chacun… Mais bon, on s'en moque un peu, c'est une série d'action avec un côté sagesse de Chine. Ceci dit, dans le genre et en feuilleton télé, Kum Fu était bien plus vivant, subtil, nom d'un Petit Scarabée !
Evita
Sans atteindre Perramus, L'Eternaute ou Mort Cinder, les dessins ont de la force. Je pourrais d'ailleurs faire la même critique pour le Che. On apprend des choses, on se doute qu'il faudrait mieux connaître le contexte mais joie ! Ces deux œuvres en donnent envie… Même si moins que Perramus, L'Eternaute et Mort Cinder. D'ailleurs, ce sont les œuvres en question qui m'ont fait lire Evita et le Che, on se raccroche à ce qui ressemble aux œuvres aimées. Bref, les deux biographies aux airs d'hagiographie nous offrent un mélange de réalisme et de romantisme. A mon avis, démêler tout ça serait aussi délicat que le vrai et le faux de bien des histoires de Borges ! Bref, je commente Evita vu que j'ai grandement oublié l'autre… On nous montre que Perron et Evita se sont sauvés tout seuls puis l'un par l'autre avec leur peuple, je m'explique. Evita, pauvre, est venue s'essayer à une carrière d'actrice en ville, Peron était dans un gouvernement militaire peu soucieux du peuple. L'étoile des deux a de plus en plus brillé, et cela d'autant plus qu'ils se sont aimés et ont travaillé à donner un filet social pour tous, entre conservatisme et tabula rasa. L'œuvre les présente comme relevant des défis concrets, et ceux qu'ils sortent de leur enfer social les voient comme providence incarnée, surtout Evita qui est plus charismatique. Ces deux destins croisés sont assez séduisants pour contrecarrer le fait que sans bulle et avec un texte assez dense, il y ait peu d'aération, humour, esthétique ou que sais-je encore ? Le lecteur est en apnée mais en principe empathique et on n'a pas à découvrir des réalités plus méconnues comme, je ne sais pas, voyons ? Comment on a créé des réserves naturelles en expulsant les peuples qui y vivaient, bien trop en harmonie avec la nature pour qu'on ne vienne pas la leur voler.
Les Enfants de Chatom
Bienvenue à Chatom, petit village de l'Alabama en 1920. On y découvre une bourgade paisible où il fait bon vivre, tout le monde connait tout le monde et les enfants jouent dehors. Deux évènements vont perturber la tranquillité ambiante à l'approche de l'hiver. Le premier plutôt habituel : le vieux Stumpy, l'ermite local, se retire dans ca cabane pour hiberner. Cela intrigue au plus haut point les petits détectives en culottes courtes locaux qui aimeraient bien arriver à expliquer ce que fait le bonhomme tout l'hiver. Et pourquoi il ne sors pas de sa maison pendant plusieurs mois. Le second totalement inhabituel arrive en pleine nuit, lorsqu'un bébé est déposé sur le pas de la porte de l'institutrice du village. C'est deux péripéties amorcent le récit. On suit pendant 100 pages un gentil conte plein de bienveillance et de bonne humeur. Le village se prend d'affection pour le bébé. Bien sur une petite menace en lien avec le passé de l'enfant plane au dessus de nos héros. Nous découvrirons progressivement l'histoire de ce jeune garçon. Histoire faite de mésaventures qui augmentent l'affection qu'à le village lui porte. Tout cela s'accompagne évidement du mystère qui règne autour du vieux Stumpy qui semble avoir disparu de chez lui. Et cela intrigue d'autant plus les enfants. Evidement le lien va se faire entre tout cela et même si ça manque un peu de surprise ça fonctionne très bien. C'est à la fois gentillet et pleins de bons sentiment, mais voilà c'est attendrissant dans l'ensemble. On est sur un récit tout public. Le style de dessin corrobore d'ailleurs très bien ce ressenti tant le trait est mignon et les enfants ont des bonnes bouilles avec leur grands yeux.
La Louve boréale
Un récit relativement classique pour la partie « aventure » qui domine, dans le grand nord américain, au milieu de chercheurs d’or. Quelques aspects dévient toutefois un peu cette trajectoire « rectiligne », et font office d’originalité. D’abord le dessin de Nuria Tamarit, au graphisme particulier, mais très reconnaissable (pour les personnages surtout). Ensuite, parce que l’auteure – comme dans l’album Géante - Histoire de celle qui parcourut le monde à la recherche de la liberté avec lequel je l’avais découverte – met en avant des personnages féminins forts, dans un monde masculin, des femmes qui s’entraident pour « s’en sortir », face à une nature et quelques hommes (le chef des chercheurs d’or en premier) très violents. Enfin, au milieu d’un récit assez classique donc, des aspects plus étranges, presque naïfs, parfois fantastiques, aux airs de conte (la louve géante en particulier). Et des passages, sortes de flash-backs difficiles à situer (dans le temps et l’espace). Au final, un album qui se laisse lire, qui ne m’a pas forcément enthousiasmé (le rythme est lent et le récit manque d’aspérités), mais qui convenir à un lectorat assez large (c’est presque tout public).