Je sais que pour le moment on n'a droit qu'à un premier tome introductif, mais j'ai l'impression que ma note ne va pas trop changer au fil des tomes au vu de ce que je pense de la plupart des productions de Xavier Dorrison.
Pour moi, c'est un scénariste efficace, mais je ne suis pas très fan de son style d'écriture. Lorsque je lis un de ses albums, j'ai souvent l'impression de regarder un blockbuster formaté d'Hollywood et ce fut encore le cas ici. Le sujet de départ, mettre en avant les gardes du corps du général De Gaulle, est bonne, étant donné que c'est un homme d'état qu'on a essayé d'assassiner plusieurs fois, mais le traitement de cette idée est un peu trop cliché. Dans la réalité, un des gardes du corps du général a été remplacé en cours de route par un autre alors on va avoir une intrigue où le nouveau est plus professionnel que les trois autres et cela va créer des tensions. Le nouveau va aussi finir par coucher avec une femme sexy dans une scène qui fait plus penser à James Bond qu'à la réalité.
Le scénario reste sympathique à lire et le dessin est très bon (réaliste sans être figé), mais c'est trop cliché pour que je trouve ça passionnant à lire. Les personnages sont trop souvent réduits à des stéréotypes comme la voisine pro-Algérie française peu commode. Je vais peut-être lire la suite par curiosité, mais vu le nombre de tomes annoncés je pense qu'il y a des chances pour que j'abandonne avant la fin.
J’ai emprunté au hasard les deux albums à ma médiathèque, pensant découvrir une nouveauté fantasy. Et ce n’est qu’en voulant aviser la série que j’ai appris que c’était une nouvelle réédition d’un « vieux » manga, et aussi apparemment l’adaptation d’un jeu vidéo/anime – que je ne connaissais pas du tout (je pense que le nouvel éditeur, Pika, aurait pu signaler ce fait…).
Dès l’entame j’ai été surpris par l’intrigue, très fortement inspirée de la fantasy européenne classique, et par le dessin, qui lui aussi est plus américain ou européen que japonais, sauf pour certains visages.
Pour rester sur le dessin, il a de belles choses, mais hélas tout est noyé dans quelque chose qui l’enlaidit et/ou le rend difficilement lisible. D’abord, alors que les dessins en couleurs dans la galerie en fin de second volume donnent envie, la série est en Noir et Blanc, mais avec un trait gras, qui rend illisible la plupart des détails – pourtant visiblement nombreux en arrière-plan. Et toutes les scènes – très nombreuses elles aussi – de bataille/bagarre sont confuses et indéchiffrables.
Quant au récit, il manque cruellement d’originalité, dans les grandes lignes comme dans les détails. Les personnages sont caricaturaux, et les dialogues sont eux-aussi coincés dans le même genre de moule. Du coup, difficile de s’attacher aux personnages, à l’intrigue, ou aux dessins. Peut-être ceux qui connaissent l’univers semble-t-il adapté ici y trouveront un peu plus de plaisir, mais j’ai traversé cette série sans enthousiasme, je me suis même plusieurs fois ennuyé, et j’ai refermé le second album en me disant que j’aurais rapidement oublié cette histoire, et qu’il fallait vite écrire mon avis avant que tout disparaisse – sans regret.
Réhabilitons le docteur… et le dessin de cette bd ! Les images me semblent discrètement dépressives, comme le médecin. Sa survie, ses efforts pour arracher des victimes en échange de ses bons soins, tout lui interdit de se laisser aller. On le voit pourtant toujours triste, d'abord et bien sûr à cause du nazisme, et ensuite qu'on l'accuse de complicité. Du dynamisme, des couleurs ? Et pourquoi pas le docteur courant en tout sens comme les héros des films d'action ? Il agit comme médecin, pas comme cascadeur. Comme on n'est pas au cœur de l'enfer, dans les camps, il serait excessif d'adopter un style expressionniste, mais de là à introduire francs sourires et rayons de soleil, il ne faut pas abuser !
De cette tristesse suppure le courage… et la compassion du personnage principal, comme médecin pour ses malades, si répugnants soient-ils, et pour les victimes. J'attribue d'ailleurs à sa compétence de personne soulageant les douleurs, mais aussi à sa compassion, à sa psychologie d'avoir pu obtenir la grâce de tant de victimes ! Je ne sais si on réhabilitera le docteur, mais j'exprime ma plus vive admiration pour son intelligence, son empathie, son courage, son action sans désir de récompense et le fait qu'on l'ait accusé à tort, à la fin, sans l'aigrir. Si les morts peuvent nous lire, bravo et merci !
On dirait une autofiction en bande dessinée, qui peut nous apprendre, non quelque chose de solide sur l'Iran, mais une impression d'une personne qui en vient. Pourquoi pas le lire, mais à quoi bon le relire ? Il y a des bulles spéculatives en art comme ailleurs, pas forcément en l'occurrence pour gagner de l'argent mais se prouver et manifester aux autres qu'on fait partie des happy few de l'art et de la politique. Il en va de même de tant de choses ! Il faudrait en être. Je ne condamne pas les Rastignac obligés à cet exercice et à tant d'autres, mais quand on n'a rien de véritable à gagner, mieux vaut… tourner la page !
Je ne comprends pas trop les reproches sur cette oeuvre. C'est une saga de fantasy médiévale solide.
Gimenez était aussi un bon scénariste. L'histoire et la narration bien que sans génie particulier sont maîtrisés pendant les trois tomes. Il y a des accents de tragédie grecque dans cette histoire qui m'ont beaucoup plu.
J'ai trouvé le dessin un ton en dessous de la caste des metabarons mais 10 crans au dessus de 99% de la production actuelle, donc ça compense.
Un documentaire sur le leader Kim Jong-Un qui m'a un peu déçu.
En effet, je pensais que ça serait une biographie détaillée de sa vie comme ça a été le cas ces dernières années avec Poutine, Erdogan et Jinping alors qu'au final la vie de Kim Jong-Un ne prend qu'une partie de l'album. L'autrice parle de différents aspects de la vie en Corée du Nord et aussi en Corée du Sud. J'ai l'impression que vu que la Corée du Nord est un pays très secret, c'est beaucoup plus dur de faire un album complet sur le sujet comparé à d'autres dictatures.
L'album est décousu et se nourrit des entrevues que l'autrice a réussi à avoir durant la conception de cette album. Ainsi on peut passer d’un type qui a connu un demi-frère de Kim Jong-Un à une réfugiée nord-coréenne. L’autrice parle aussi un peu de sa vie et si cela peut amener des scènes intéressantes, comme l'endoctrinent anti-communiste durant le temps de la dictature en Corée du Sud, il y a d'autres scènes qui m'ont semblé superflues. L'album n'est pas totalement inintéressant, car on apprend des choses, mais il ne faut pas s'attendre à un album qui approfondit tout ce qui se passe au niveau politique et social en Corée du Nord et d'ailleurs je me demande même si c'est possible tellement ce pays est ultra-surveillé.
Un recueil d’histoires courtes qui se situe dans une honnête mais petite moyenne du genre.
Le dessin de Matunta est agréable, mais conviendrait plus à quelque chose de plus humoristique (à la Dany), avec son trait semi caricatural.
Quant aux histoires elles-mêmes, on peut reconnaître à Matunta la volonté de construire un scénario avec une petite chute plus ou moins surprenante, ça n’est pas qu’un empilement de scènes de sexe. Le résultat n’est pas toujours réussi, mais ça passe la plupart du temps, avec quelques thèmes qui reviennent (le fétichisme en particulier, certains fantasmes).
Note réelle 2,5/5.
Je reste très partagé sur cet album. D’un côté j’ai aimé le risque et la réalisation, de l’autre je m’interroge encore sur la finalité.
Je suis un invétéré de la patte graphique de Brüno, rien à dire sur ce point et c’est ce qui sauve vraiment ce tome au final. Le parti pris de ne pas faire une aventure classique de notre héros me plaît bien aussi, c’est un peu ce que j’attend de ce type d’exercice.
Je suis parti confiant dans ma lecture, j’ai aimé les 1ers chapitres avant de déchanter en quittant la dernière page. J’aurai aimé que les différents courts récits s’entrecroisent d’avantages et réservent surtout une surprise finale … il n’en sera rien.
Appollo décline des instantanés de l’Ouest avec Luke en témoin, c’est certes pas désagréables à suivre mais ça m’est apparu un peu vain. Les références ou clins d’œil (réels ou à l’univers de Morris) m’ont largement échappé, comme la volonté d’ancrer historiquement notre héros dans l’Ouest sauvage.
Perso le dossier final ne m’a fait ni chaud ni froid.
2,5
Randy Shilts est une sorte de lanceur d'alerte. Mais un lanceur d'alerte qui aurait utilisé une "fake news " pour parvenir à ses fins, c'est à dire faire prendre conscience à la communauté homosexuelle - et plus largement aux Américains - qu'une maladie nouvelle les menace : le SIDA ( même si à l'époque c'est l'expression maladroite et franchement stigmatisante "cancer gay" qui est utilisée).
Sujet et récit sont intéressants a priori. Mais la narration est un peu minimaliste, et le dessin moyen - même si très lisible. Et j'aurais bien aimé voir plus développés certains sujets : La communauté homosexuelle de San Francisco, ou L'arrière-plan politique aux États-Unis (on est en pleine période ultra-libérale reaganienne).
Le personnage même de Randy Shilts, journaliste gay en vue, est ambivalent. En effet, la façon qu'il a eu de jeter en pâture - en modifiant la réalité - le canadien "patient zéro " est plus que discutable (voir scandaleuse).
Mais cette lecture m'a intéressé et appris des choses, donc cela compense les quelques regrets évoqués plus haut.
La série débute, et se présente d'ailleurs ainsi sur la longueur, comme un polar relativement classique, avec pour le pimenter un zest de mystère, un halo fantastique.
Mais, si ça se laisse lire - en usant de certains clichés, comme la malédiction consécutive à la découverte d'une tombe égyptienne - je suis quand même sorti sur ma faim de cette lecture.
Surtout que le dernier tome, censé présenter les révélations finales, est plutôt tiré par les cheveux, avec un fantastique qui dénature trop le récit polar (la couverture de cet album m'avait alerté à ce propos).
Note réelle 2,5/5.
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Les Gorilles du Général
Je sais que pour le moment on n'a droit qu'à un premier tome introductif, mais j'ai l'impression que ma note ne va pas trop changer au fil des tomes au vu de ce que je pense de la plupart des productions de Xavier Dorrison. Pour moi, c'est un scénariste efficace, mais je ne suis pas très fan de son style d'écriture. Lorsque je lis un de ses albums, j'ai souvent l'impression de regarder un blockbuster formaté d'Hollywood et ce fut encore le cas ici. Le sujet de départ, mettre en avant les gardes du corps du général De Gaulle, est bonne, étant donné que c'est un homme d'état qu'on a essayé d'assassiner plusieurs fois, mais le traitement de cette idée est un peu trop cliché. Dans la réalité, un des gardes du corps du général a été remplacé en cours de route par un autre alors on va avoir une intrigue où le nouveau est plus professionnel que les trois autres et cela va créer des tensions. Le nouveau va aussi finir par coucher avec une femme sexy dans une scène qui fait plus penser à James Bond qu'à la réalité. Le scénario reste sympathique à lire et le dessin est très bon (réaliste sans être figé), mais c'est trop cliché pour que je trouve ça passionnant à lire. Les personnages sont trop souvent réduits à des stéréotypes comme la voisine pro-Algérie française peu commode. Je vais peut-être lire la suite par curiosité, mais vu le nombre de tomes annoncés je pense qu'il y a des chances pour que j'abandonne avant la fin.
Les Chroniques de la guerre de Lodoss
J’ai emprunté au hasard les deux albums à ma médiathèque, pensant découvrir une nouveauté fantasy. Et ce n’est qu’en voulant aviser la série que j’ai appris que c’était une nouvelle réédition d’un « vieux » manga, et aussi apparemment l’adaptation d’un jeu vidéo/anime – que je ne connaissais pas du tout (je pense que le nouvel éditeur, Pika, aurait pu signaler ce fait…). Dès l’entame j’ai été surpris par l’intrigue, très fortement inspirée de la fantasy européenne classique, et par le dessin, qui lui aussi est plus américain ou européen que japonais, sauf pour certains visages. Pour rester sur le dessin, il a de belles choses, mais hélas tout est noyé dans quelque chose qui l’enlaidit et/ou le rend difficilement lisible. D’abord, alors que les dessins en couleurs dans la galerie en fin de second volume donnent envie, la série est en Noir et Blanc, mais avec un trait gras, qui rend illisible la plupart des détails – pourtant visiblement nombreux en arrière-plan. Et toutes les scènes – très nombreuses elles aussi – de bataille/bagarre sont confuses et indéchiffrables. Quant au récit, il manque cruellement d’originalité, dans les grandes lignes comme dans les détails. Les personnages sont caricaturaux, et les dialogues sont eux-aussi coincés dans le même genre de moule. Du coup, difficile de s’attacher aux personnages, à l’intrigue, ou aux dessins. Peut-être ceux qui connaissent l’univers semble-t-il adapté ici y trouveront un peu plus de plaisir, mais j’ai traversé cette série sans enthousiasme, je me suis même plusieurs fois ennuyé, et j’ai refermé le second album en me disant que j’aurais rapidement oublié cette histoire, et qu’il fallait vite écrire mon avis avant que tout disparaisse – sans regret.
Kersten - Médecin d'Himmler
Réhabilitons le docteur… et le dessin de cette bd ! Les images me semblent discrètement dépressives, comme le médecin. Sa survie, ses efforts pour arracher des victimes en échange de ses bons soins, tout lui interdit de se laisser aller. On le voit pourtant toujours triste, d'abord et bien sûr à cause du nazisme, et ensuite qu'on l'accuse de complicité. Du dynamisme, des couleurs ? Et pourquoi pas le docteur courant en tout sens comme les héros des films d'action ? Il agit comme médecin, pas comme cascadeur. Comme on n'est pas au cœur de l'enfer, dans les camps, il serait excessif d'adopter un style expressionniste, mais de là à introduire francs sourires et rayons de soleil, il ne faut pas abuser ! De cette tristesse suppure le courage… et la compassion du personnage principal, comme médecin pour ses malades, si répugnants soient-ils, et pour les victimes. J'attribue d'ailleurs à sa compétence de personne soulageant les douleurs, mais aussi à sa compassion, à sa psychologie d'avoir pu obtenir la grâce de tant de victimes ! Je ne sais si on réhabilitera le docteur, mais j'exprime ma plus vive admiration pour son intelligence, son empathie, son courage, son action sans désir de récompense et le fait qu'on l'ait accusé à tort, à la fin, sans l'aigrir. Si les morts peuvent nous lire, bravo et merci !
Persepolis
On dirait une autofiction en bande dessinée, qui peut nous apprendre, non quelque chose de solide sur l'Iran, mais une impression d'une personne qui en vient. Pourquoi pas le lire, mais à quoi bon le relire ? Il y a des bulles spéculatives en art comme ailleurs, pas forcément en l'occurrence pour gagner de l'argent mais se prouver et manifester aux autres qu'on fait partie des happy few de l'art et de la politique. Il en va de même de tant de choses ! Il faudrait en être. Je ne condamne pas les Rastignac obligés à cet exercice et à tant d'autres, mais quand on n'a rien de véritable à gagner, mieux vaut… tourner la page !
Moi, Dragon
Je ne comprends pas trop les reproches sur cette oeuvre. C'est une saga de fantasy médiévale solide. Gimenez était aussi un bon scénariste. L'histoire et la narration bien que sans génie particulier sont maîtrisés pendant les trois tomes. Il y a des accents de tragédie grecque dans cette histoire qui m'ont beaucoup plu. J'ai trouvé le dessin un ton en dessous de la caste des metabarons mais 10 crans au dessus de 99% de la production actuelle, donc ça compense.
Mon ami Kim Jong-un
Un documentaire sur le leader Kim Jong-Un qui m'a un peu déçu. En effet, je pensais que ça serait une biographie détaillée de sa vie comme ça a été le cas ces dernières années avec Poutine, Erdogan et Jinping alors qu'au final la vie de Kim Jong-Un ne prend qu'une partie de l'album. L'autrice parle de différents aspects de la vie en Corée du Nord et aussi en Corée du Sud. J'ai l'impression que vu que la Corée du Nord est un pays très secret, c'est beaucoup plus dur de faire un album complet sur le sujet comparé à d'autres dictatures. L'album est décousu et se nourrit des entrevues que l'autrice a réussi à avoir durant la conception de cette album. Ainsi on peut passer d’un type qui a connu un demi-frère de Kim Jong-Un à une réfugiée nord-coréenne. L’autrice parle aussi un peu de sa vie et si cela peut amener des scènes intéressantes, comme l'endoctrinent anti-communiste durant le temps de la dictature en Corée du Sud, il y a d'autres scènes qui m'ont semblé superflues. L'album n'est pas totalement inintéressant, car on apprend des choses, mais il ne faut pas s'attendre à un album qui approfondit tout ce qui se passe au niveau politique et social en Corée du Nord et d'ailleurs je me demande même si c'est possible tellement ce pays est ultra-surveillé.
Contrôle de peau lisse
Un recueil d’histoires courtes qui se situe dans une honnête mais petite moyenne du genre. Le dessin de Matunta est agréable, mais conviendrait plus à quelque chose de plus humoristique (à la Dany), avec son trait semi caricatural. Quant aux histoires elles-mêmes, on peut reconnaître à Matunta la volonté de construire un scénario avec une petite chute plus ou moins surprenante, ça n’est pas qu’un empilement de scènes de sexe. Le résultat n’est pas toujours réussi, mais ça passe la plupart du temps, avec quelques thèmes qui reviennent (le fétichisme en particulier, certains fantasmes). Note réelle 2,5/5.
Dakota 1880
Je reste très partagé sur cet album. D’un côté j’ai aimé le risque et la réalisation, de l’autre je m’interroge encore sur la finalité. Je suis un invétéré de la patte graphique de Brüno, rien à dire sur ce point et c’est ce qui sauve vraiment ce tome au final. Le parti pris de ne pas faire une aventure classique de notre héros me plaît bien aussi, c’est un peu ce que j’attend de ce type d’exercice. Je suis parti confiant dans ma lecture, j’ai aimé les 1ers chapitres avant de déchanter en quittant la dernière page. J’aurai aimé que les différents courts récits s’entrecroisent d’avantages et réservent surtout une surprise finale … il n’en sera rien. Appollo décline des instantanés de l’Ouest avec Luke en témoin, c’est certes pas désagréables à suivre mais ça m’est apparu un peu vain. Les références ou clins d’œil (réels ou à l’univers de Morris) m’ont largement échappé, comme la volonté d’ancrer historiquement notre héros dans l’Ouest sauvage. Perso le dossier final ne m’a fait ni chaud ni froid. 2,5
Randy Shilts et la fake news du patient zéro
Randy Shilts est une sorte de lanceur d'alerte. Mais un lanceur d'alerte qui aurait utilisé une "fake news " pour parvenir à ses fins, c'est à dire faire prendre conscience à la communauté homosexuelle - et plus largement aux Américains - qu'une maladie nouvelle les menace : le SIDA ( même si à l'époque c'est l'expression maladroite et franchement stigmatisante "cancer gay" qui est utilisée). Sujet et récit sont intéressants a priori. Mais la narration est un peu minimaliste, et le dessin moyen - même si très lisible. Et j'aurais bien aimé voir plus développés certains sujets : La communauté homosexuelle de San Francisco, ou L'arrière-plan politique aux États-Unis (on est en pleine période ultra-libérale reaganienne). Le personnage même de Randy Shilts, journaliste gay en vue, est ambivalent. En effet, la façon qu'il a eu de jeter en pâture - en modifiant la réalité - le canadien "patient zéro " est plus que discutable (voir scandaleuse). Mais cette lecture m'a intéressé et appris des choses, donc cela compense les quelques regrets évoqués plus haut.
Jason Brice
La série débute, et se présente d'ailleurs ainsi sur la longueur, comme un polar relativement classique, avec pour le pimenter un zest de mystère, un halo fantastique. Mais, si ça se laisse lire - en usant de certains clichés, comme la malédiction consécutive à la découverte d'une tombe égyptienne - je suis quand même sorti sur ma faim de cette lecture. Surtout que le dernier tome, censé présenter les révélations finales, est plutôt tiré par les cheveux, avec un fantastique qui dénature trop le récit polar (la couverture de cet album m'avait alerté à ce propos). Note réelle 2,5/5.