Les derniers avis (99 avis)

Par Vaudou
Note: 3/5
Couverture de la série Foucauld - Une tentation dans le désert
Foucauld - Une tentation dans le désert

Le deuxième tome de la trilogie sur les saints, écrit par Dufaux et illustré par Jamar. La qualité baisse un peu, le récit est assez linéaire. Le dossier de fin d'album a disparu. On nous avait déjà fait le coup quand Dufaux avait écrit une série sur des personnages célèbres dans les années 90, avec un premier tome (Sade) assez génial et le reste dispensable.

01/02/2026 (modifier)
Par Vaudou
Note: 4/5
Couverture de la série Vincent - Un saint au temps des mousquetaires
Vincent - Un saint au temps des mousquetaires

Des trois one shots publiés avec Jamar, c'est celui que j'ai le plus apprécié. Intrigue travaillée, dialogues ciselés, gros travail de Jamar pour reconstituer le Paris du 17eme. On a droit à un dossier de 5 pages à la fin de l'album avec de jolis esquisses. Une lecture tout à fait recommandable.

01/02/2026 (modifier)
Par Vaudou
Note: 3/5
Couverture de la série Exterminateur 17
Exterminateur 17

C'est marrant de voir que tous les grands de la bd se sont copiés entre eux. Adamov a copié Bilal à ses débuts et ici on constate que Bilal a copié Moebius. Il y a une vraie ambiance qui se dégage des pages mais aussi des soucis au niveau du récit malgré un bon départ. C'est simple, on dirait que le storyboard a été bâclé et qu'il manque des cases pour faire la transition entre certaines séquences. Au moment de refermer cette bande, on regrette la dispersion des enjeux et le manque de clarté global. Très beaux dessins néanmoins. 3

01/02/2026 (modifier)
Par Vaudou
Note: 3/5
Couverture de la série Titania
Titania

Deux ans après le premier recueil d'histoires courtes, Albin Michel publie un second recueil de Gimenez en 1987. Celui-ci est toujours au four et au moulin, c'est à dire qu'il assure aussi la partie scénario. Le dessin reste sublime mais malheureusement les histoires ne sont pas au niveau des précédentes publications et sont même un peu difficile à suivre pour certaines. Ca reste très recommandable quand on aime Gimenez !

01/02/2026 (modifier)
Par Vaudou
Note: 4/5
Couverture de la série Mutante
Mutante

Toujours dans les publications de Gimenez avant son mariage avec Jodo, nous avons Mutante, un recueil d'histoires courtes. La meilleure histoire est celle qui introduit l'album, "princesse de rêve", les autres récits sont un peu trop courts pour rester en tête. L'ensemble reste solide. Ce qui a retenu mon attention, c'est surtout la maîtrise du vocabulaire SF et la qualité des dialogues. On a parfois l'impression de lire du Jodorowsky alors que Gimenez est seul au scénario. Le dessin est juste superbe, aucun superlatif ne peut restituer correctement ce que l'on admire à chaque page qui se tourne.

01/02/2026 (modifier)
Par Vaudou
Note: 5/5 Coups de coeur du moment
Couverture de la série Gangrène
Gangrène

Un petit chef d'oeuvre SF de Carlos Trillo magnifiquement mise en scène par Gimenez : voici Gangrène. Publié en 1987, cette bande nous montre un Juan Gimenez ayant déjà atteint sa pleine maturité graphique. Cerise sur le gâteau on a ici un récit mordant, plein d'ironie avec une conclusion à la hauteur. Les années 80, quelle époque de rêve pour les fans de science fiction...

01/02/2026 (modifier)
Par Vaudou
Note: 4/5
Couverture de la série L'Étoile noire
L'Étoile noire

C'est donc ça une œuvre de jeunesse ? Une histoire de Barreiro simple mais efficace, très bien écrite et surtout les prémisses de ce qui deviendra le style Gimenez : science de la mise en scène, palette de couleurs idéale pour créer une ambiance SF, amour des vaisseaux spatiaux... Et un coup de crayon unique. On reconnaît un décor ou un personnage dessiné par Gimenez au premier coup d'œil. C'est peut être une oeuvre de jeunesse mais la galaxie Gimenez, née de ce trou noir en 1981, était déjà prête à prendre le pouvoir.

01/02/2026 (modifier)
Par Vaudou
Note: 3/5
Couverture de la série Serge Morand
Serge Morand

Serge Morand est un détective créé par Duchateau qui va aider la veuve et l'orphelin (surtout la veuve) durant quatre tomes. Avec son blaze des années 80, Serge Morand peut se ranger à côté de l'affiche du film Le Solitaire avec Jean Paul Belmondo. Mais Serge Morand peut aussi se ranger à côté de la bd Le Solitaire de Brunel et Mounier, parce qu'elle partage une charte graphique similaire. Les couvertures de Serge Morand ont des lettrages iconiques, avant les drames du 4eme tome et la réédition du tome 2. Les sujets des intrigues de Serge Morand ont étonnamment bien vieilli. Le récit est sans envergure malheureusement. Le beau Serge n'est pas très compatible avec l'époque Me Too : quand sa copine lui avoue qu'elle vient de se faire violer par les hommes qui le recherchent, il lui répond deux cases plus loin "Tu vas rester chez des amis [...] Ta présence est un handicap". On a connu plus galant ! Serge Morand rend un peu nostalgique mais pas trop quand même.

01/02/2026 (modifier)
Par Lodi
Note: 3/5
Couverture de la série La 3e Kamera
La 3e Kamera

A le mérite d'attirer l'attention sur un aspect méconnu de l'Histoire, soit la propagande nazie sur le front et une déviation face à cela, des images que les propagandistes faisaient pour eux-mêmes. De plus, l'action montre bien la situation de Berlin et des Américains et des Russes dans les ruines des vaincus. Je confonds un peu les Berlinois entre eux et leurs vainqueurs entre eux : ils ne parviennent pas à m'intéresser comme individus, et ce n'est pas la faute du dessin, assez bon, ni d'un rythme traînant mais de quelque chose de plus subtil et que je ne vais pas me casser la tête à chercher. Comme souvent, la couverture est plus dramatique et plus esthétique que le reste de l'ouvrage.

31/01/2026 (modifier)
Couverture de la série Le Dernier Atlas
Le Dernier Atlas

Eh bien, que voilà une série vraiment emballante, bien fichue ! J’ai un temps cru que l’empilement des thèmes abordés durant le récit allait le rendre indigeste, ou allait le faire partir dans tous les sens, c’est-à-dire n’importe où. Car il y a des tonnes de sujets abordés ! La guerre d’Algérie et ses conséquences, les enjeux post-coloniaux à propos du contrôle de certaines ressources, les luttes sociales actuelles (ZAD, fermeture de certains sites industriels entre autres), les relations internationales (avec le pays émergent qu’est l’Inde par exemple, ou autour des relations Franco algériennes), les enjeux autour du nucléaire, etc. Et avec cet arrière-plan des plus riches, les auteurs ont bâti un récit uchronique (autour de l’usage de ces robots géants, mais pas que – voir Fillon président…) et surtout un récit qui commence comme un polar (et le reste aussi en grande partie dans les deux derniers tomes, même si cet aspect s’efface peu à peu). Un récit très riche donc, mais finalement équilibré. Même si certains détails m’ont un peu moins convaincu : la quête familiale de Tayeb – surtout dans le dernier tome, mais aussi les allers-retours entre France et Algérie un chouia trop « facile » pour le chef mafieux « dieu-le-père ». Mais ce sont des bémols mineurs, compensés largement par la richesse de l’intrigue, une narration aérée et fluide, et des personnages finalement pas si monolithiques que ça (Tayeb en tête). Mais bon, ça reste quand même un chouette série, que j’ai dévoré d’une traite – une longue traite quand même, parce que chaque tome offre une pagination conséquente.

31/01/2026 (modifier)