Les derniers avis (15 avis)

Par tnerual96
Note: 2/5
Couverture de la série Dragon Head
Dragon Head

Dragon Head commence pourtant très bien. Le début installe une ambiance oppressante et mystérieuse vraiment efficace : le tunnel, le chaos, la survie, la peur permanente… il y a un vrai sentiment de malaise qui donne envie de continuer. Les premières scènes réussissent parfaitement à créer de la tension et à intriguer le lecteur sur ce qui a pu arriver au monde extérieur. Malheureusement, j’ai trouvé que le manga se perd complètement par la suite. Plus l’histoire avance, plus elle devient confuse et frustrante. Le mystère qui faisait toute la force du début finit par tourner en rond, et le récit donne souvent l’impression de ne jamais vraiment savoir où il veut aller. On enchaîne des scènes de souffrance, de folie et de désespoir sans que cela apporte grand-chose de nouveau.

11/05/2026 (modifier)
Par tnerual96
Note: 2/5
Couverture de la série L'Ecole emportée
L'Ecole emportée

L'École emportée m’a laissé une impression très mitigée. Je comprends son importance historique dans le manga d’horreur, mais la lecture m’a surtout paru étrange et décousue. Le récit donne souvent l’impression de passer brutalement d’une situation à une autre sans réelle logique ni transition naturelle. On enchaîne les événements absurdes, les réactions excessives et les retournements inattendus au point que j’ai eu du mal à m’impliquer émotionnellement dans l’histoire. Les dessins n’aident pas non plus. Je sais que le style est ancien et représentatif de son époque, mais personnellement je l’ai trouvé daté et peu engageant. Les visages déformés, les expressions outrancières et le trait très chargé rendent la lecture parfois pénible plutôt qu’angoissante. Au lieu d’être happé par l’ambiance, j’avais surtout envie de décrocher.

11/05/2026 (modifier)
Par tnerual96
Note: 2/5
Couverture de la série Nausicaä de la vallée du vent
Nausicaä de la vallée du vent

Je n’ai pas aimé Nausicaä de la Vallée du Vent. Malgré sa réputation culte, j’ai trouvé le manga extrêmement pénible à lire. Le principal problème vient des dessins : les planches sont souvent surchargées, confuses, et l’action devient rapidement illisible. Entre les créatures, les machines, les décors détaillés et les mouvements esquissés dans tous les sens, j’avais constamment l’impression de devoir “déchiffrer” les pages plutôt que les lire. Et surtout… que c’est mou. Le récit avance lentement, avec énormément de dialogues explicatifs et de passages contemplatifs qui cassent totalement le rythme. Là où certains verront une œuvre poétique et profonde, j’y ai surtout vu une narration interminable qui peine à captiver. Même les scènes censées être intenses manquent d’impact à cause du découpage confus et du rythme étiré. Je comprends pourquoi le manga est admiré pour son univers et ses thèmes écologiques, mais personnellement, l’expérience de lecture a été laborieuse du début à la fin.

11/05/2026 (modifier)
Par Vaudou
Note: 4/5
Couverture de la série Jehanne la Pucelle
Jehanne la Pucelle

Première page : Jeanne d'Arc se fait brouter par un mouton. On va vivre un grand moment. Je sais que les puristes préfèrent Gillon en NB mais de mon côté je privilégie son oeuvre en couleurs. J'ai donc lu uniquement le tome 1 et non l'intégrale. J'ai trouvé justement que la colorisation était sublime, avec un travail à l'aquarelle remarquable. Je tiens à préciser que la colorimétrie des scans présentés dans la galerie est peu fidèle et ne rend pas justice au dessin original. Quelques planches sont moins élaborées que d'autres. J'en ignore la raison mais ce n'est pas choquant. Le récit reprend la version classique de l'histoire de Jeanne d'Arc, celle que l'on a déjà vu dans d'autres œuvres, je pense au film Jeanne la Pucelle de Pialat. Gillon y ajoute des touches d'érotisme qui s'intègrent bien. Dans les autres qualités à citer, je dirai une recherche historique indéniable et une écriture de haute volée : "L'aube incertaine esquisse les contours des contrevents quand Jehanne se dresse dans le froissement des draps éparpillés". C'est beau ! Un grand cru de Gillon.

11/05/2026 (modifier)
Couverture de la série Pépouze
Pépouze

Dans les contes et les chansons épiques, c'est bien connu, les chevaliers délivrent et épousent les princesses. Que font les princesses en attendant d'être délivrées ? Ke-poui. Que font elle après ladite délivrance ? Bah rester à la maison pour faire le ménage et s'occuper des gosses, pardi ! Le système est huilé depuis belles lurettes, les princesses poireautent et s'occupent des taches ingrates pendant que les chevaliers font comme bon leur semble et s'inventent une soi-disante droiture morale pour justifier leur place avantageuse dans ce système bien pourri. Mais voilà : Anissa du Clos Pépouze ne l'entend pas de cette oreille là et coiffe régulièrement au poteau les chevaliers en allant délivrer elle-même les princesses et leur proposer de rejoindre sa communauté auto-gérée, loin des hommes et donc du bordel fourni en prime. On le comprend vite au résumé, on va parler de patriarcat, des injonctions sociétales absurdes et du rôle que tout le monde joue, sciemment ou parfois inconsciemment, pour faire perdurer un tel système. J'avoue avoir craint au début un gros manque de nuance et une hypocrisie malheureuse, surtout en constatant très tôt dans l'histoire qu'Anissa, avec son envie d'enfermer les princesses dans son clos au nom de leur protection et ne les laissant pas l'accompagner à l'aventure, perpétuait elle aussi des schémas sexistes, ne réduisant ses compagnonnes qu'à de frêles créatures. Mais en fait non, l'histoire pointe le doigt là-dessus à quelques reprises et la voix de la raison m'a surtout paru être la princesse ayant plus ou moins pris la direction logistique en l'absence d'Anissa (même s'il n'y a techniquement pas de hiérarchie stricte dans leur refuge). Bien évidemment que, critique du patriarcat oblige, la gente masculine est ici dépeinte sous ses traits les plus bas, mais sans pour autant y caser un message de "not all men" (and thank god for that) l'album nous présente tout de même deux/trois figures masculines louables, ne serait-ce que par leur capacité à traiter les femmes comme des égales et non comme des adjuvantes ou des esclaves (incroyable, je sais), ou encore leur capacité à s'améliorer et changer leur vision du monde et leur comportement mis enfin clairement face au problème. Le récit n'est pas révolutionnaire, est plus que convenu même, mais la lecture est restée agréable tout du long. Le dessin de Clerpée est joli comme tout, simple dans ses traits de personnage mais suffisamment expressif, sachant aussi parfois proposer des décors plutôt sympathique et harmonieux dans leur sobriété (quoique, eh, certains décors sont tout de même bien détaillés, notamment les pages d'ouvertures de chapitre). L'histoire, bien que simple, est entraînante, ne serait-ce qu'avec les interjections régulières en "parlé", se jouant de la formule habituellement ampoulée de la chanson de geste et nous proposant un langage plus moderne, plus actuel - sans doute aussi pour rappeler le côté "toujours d'actualité" du sujet. Pas un chef d'œuvre, pas mauvais pour autant, une petite lecture sympathique qui, même si elle ne se révèle pas transcendante, s'avère tout se même de bonne facture et c'est déjà une excellente qualité.

11/05/2026 (modifier)