Nous sommes sur une planète fraîchement colonisée par ce qui reste de l'espèce humaine, une colonisation qui se fera aux dépens des autochtones. Voici pour les grandes lignes.
Maintenant, penchons-nous sur le personnage principal. L'énergumène criblé de flèches en couverture sur un élan, c'est Goetz, un bâtard né d'une mère terrienne et d'un seigneur local. Que dire de plus sur ce Goetz ? Ben... c'est une ordure de la pire espèce, sans une once de bonté, un guerrier sanguinaire et redouté.
Vous allez me dire, encore un album violent qui ne réjouira que les inconditionnels de sang, de lutte de pouvoir et de batailles. Y a de ça, mais pas que. Ce « Goetz » se veut philosophique aussi, étant donné qu'il s'inspire d'une pièce de Jean-Paul Sartre : le diable et le bon dieu, une œuvre ayant un reître, inspiré de Gotz von Berlichingen, pendant la guerre des paysans allemands au XVIe siècle. Fane transpose l'œuvre originale sur une planète lointaine en associant science-fiction et fantasy, mais c'est bien cette dernière qui prend le dessus. Une BD avec une portée philosophique sur le faux dilemme entre le bien et le mal. La liberté (la vraie) ne serait-elle pas notre bien le plus précieux ? Mais aussi une BD qui fait écho à l'actualité (et à de nombreux autres faits historiques), le vol des terres et de ses matières premières par tous les moyens.
Un album ambitieux qui ne m'a pas totalement convaincu, je suis resté perplexe devant le revirement à 180 degrés de Goetz en quelques cases (son passage du pire des salauds en bon samaritain). De plus, la fluidité de la narration n'est pas toujours au rendez-vous et les personnages manquent de crédibilité par moment. Des reproches qui n'empêchent pas la réflexion, même si cela est trop léger à mon goût.
J'ai apprécié le travail de Didier Cassegrain, en particulier sur la partie Fantasy où son trait puissant et sale est un régal. Un petit bémol sur les décors, ils sont minimalistes.
Les dernières pages sont dédiées à une interview de Fane sur la genèse de son "Goetz".
Un album qui mérite un petit détour.
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Goetz
Nous sommes sur une planète fraîchement colonisée par ce qui reste de l'espèce humaine, une colonisation qui se fera aux dépens des autochtones. Voici pour les grandes lignes. Maintenant, penchons-nous sur le personnage principal. L'énergumène criblé de flèches en couverture sur un élan, c'est Goetz, un bâtard né d'une mère terrienne et d'un seigneur local. Que dire de plus sur ce Goetz ? Ben... c'est une ordure de la pire espèce, sans une once de bonté, un guerrier sanguinaire et redouté. Vous allez me dire, encore un album violent qui ne réjouira que les inconditionnels de sang, de lutte de pouvoir et de batailles. Y a de ça, mais pas que. Ce « Goetz » se veut philosophique aussi, étant donné qu'il s'inspire d'une pièce de Jean-Paul Sartre : le diable et le bon dieu, une œuvre ayant un reître, inspiré de Gotz von Berlichingen, pendant la guerre des paysans allemands au XVIe siècle. Fane transpose l'œuvre originale sur une planète lointaine en associant science-fiction et fantasy, mais c'est bien cette dernière qui prend le dessus. Une BD avec une portée philosophique sur le faux dilemme entre le bien et le mal. La liberté (la vraie) ne serait-elle pas notre bien le plus précieux ? Mais aussi une BD qui fait écho à l'actualité (et à de nombreux autres faits historiques), le vol des terres et de ses matières premières par tous les moyens. Un album ambitieux qui ne m'a pas totalement convaincu, je suis resté perplexe devant le revirement à 180 degrés de Goetz en quelques cases (son passage du pire des salauds en bon samaritain). De plus, la fluidité de la narration n'est pas toujours au rendez-vous et les personnages manquent de crédibilité par moment. Des reproches qui n'empêchent pas la réflexion, même si cela est trop léger à mon goût. J'ai apprécié le travail de Didier Cassegrain, en particulier sur la partie Fantasy où son trait puissant et sale est un régal. Un petit bémol sur les décors, ils sont minimalistes. Les dernières pages sont dédiées à une interview de Fane sur la genèse de son "Goetz". Un album qui mérite un petit détour.