Le deuxième tome de la trilogie sur les saints, écrit par Dufaux et illustré par Jamar.
La qualité baisse un peu, le récit est assez linéaire. Le dossier de fin d'album a disparu.
On nous avait déjà fait le coup quand Dufaux avait écrit une série sur des personnages célèbres dans les années 90, avec un premier tome (Sade) assez génial et le reste dispensable.
Des trois one shots publiés avec Jamar, c'est celui que j'ai le plus apprécié.
Intrigue travaillée, dialogues ciselés, gros travail de Jamar pour reconstituer le Paris du 17eme.
On a droit à un dossier de 5 pages à la fin de l'album avec de jolis esquisses.
Une lecture tout à fait recommandable.
C'est marrant de voir que tous les grands de la bd se sont copiés entre eux.
Adamov a copié Bilal à ses débuts et ici on constate que Bilal a copié Moebius.
Il y a une vraie ambiance qui se dégage des pages mais aussi des soucis au niveau du récit malgré un bon départ.
C'est simple, on dirait que le storyboard a été bâclé et qu'il manque des cases pour faire la transition entre certaines séquences.
Au moment de refermer cette bande, on regrette la dispersion des enjeux et le manque de clarté global.
Très beaux dessins néanmoins.
3
Deux ans après le premier recueil d'histoires courtes, Albin Michel publie un second recueil de Gimenez en 1987.
Celui-ci est toujours au four et au moulin, c'est à dire qu'il assure aussi la partie scénario.
Le dessin reste sublime mais malheureusement les histoires ne sont pas au niveau des précédentes publications et sont même un peu difficile à suivre pour certaines.
Ca reste très recommandable quand on aime Gimenez !
Toujours dans les publications de Gimenez avant son mariage avec Jodo, nous avons Mutante, un recueil d'histoires courtes.
La meilleure histoire est celle qui introduit l'album, "princesse de rêve", les autres récits sont un peu trop courts pour rester en tête. L'ensemble reste solide.
Ce qui a retenu mon attention, c'est surtout la maîtrise du vocabulaire SF et la qualité des dialogues. On a parfois l'impression de lire du Jodorowsky alors que Gimenez est seul au scénario.
Le dessin est juste superbe, aucun superlatif ne peut restituer correctement ce que l'on admire à chaque page qui se tourne.
Un petit chef d'oeuvre SF de Carlos Trillo magnifiquement mise en scène par Gimenez : voici Gangrène.
Publié en 1987, cette bande nous montre un Juan Gimenez ayant déjà atteint sa pleine maturité graphique.
Cerise sur le gâteau on a ici un récit mordant, plein d'ironie avec une conclusion à la hauteur.
Les années 80, quelle époque de rêve pour les fans de science fiction...
C'est donc ça une œuvre de jeunesse ?
Une histoire de Barreiro simple mais efficace, très bien écrite et surtout les prémisses de ce qui deviendra le style Gimenez : science de la mise en scène, palette de couleurs idéale pour créer une ambiance SF, amour des vaisseaux spatiaux... Et un coup de crayon unique. On reconnaît un décor ou un personnage dessiné par Gimenez au premier coup d'œil.
C'est peut être une oeuvre de jeunesse mais la galaxie Gimenez, née de ce trou noir en 1981, était déjà prête à prendre le pouvoir.
Serge Morand est un détective créé par Duchateau qui va aider la veuve et l'orphelin (surtout la veuve) durant quatre tomes.
Avec son blaze des années 80, Serge Morand peut se ranger à côté de l'affiche du film Le Solitaire avec Jean Paul Belmondo.
Mais Serge Morand peut aussi se ranger à côté de la bd Le Solitaire de Brunel et Mounier, parce qu'elle partage une charte graphique similaire.
Les couvertures de Serge Morand ont des lettrages iconiques, avant les drames du 4eme tome et la réédition du tome 2.
Les sujets des intrigues de Serge Morand ont étonnamment bien vieilli. Le récit est sans envergure malheureusement.
Le beau Serge n'est pas très compatible avec l'époque Me Too : quand sa copine lui avoue qu'elle vient de se faire violer par les hommes qui le recherchent, il lui répond deux cases plus loin "Tu vas rester chez des amis [...] Ta présence est un handicap". On a connu plus galant !
Serge Morand rend un peu nostalgique mais pas trop quand même.
A le mérite d'attirer l'attention sur un aspect méconnu de l'Histoire, soit la propagande nazie sur le front et une déviation face à cela, des images que les propagandistes faisaient pour eux-mêmes. De plus, l'action montre bien la situation de Berlin et des Américains et des Russes dans les ruines des vaincus. Je confonds un peu les Berlinois entre eux et leurs vainqueurs entre eux : ils ne parviennent pas à m'intéresser comme individus, et ce n'est pas la faute du dessin, assez bon, ni d'un rythme traînant mais de quelque chose de plus subtil et que je ne vais pas me casser la tête à chercher. Comme souvent, la couverture est plus dramatique et plus esthétique que le reste de l'ouvrage.
Eh bien, que voilà une série vraiment emballante, bien fichue !
J’ai un temps cru que l’empilement des thèmes abordés durant le récit allait le rendre indigeste, ou allait le faire partir dans tous les sens, c’est-à-dire n’importe où.
Car il y a des tonnes de sujets abordés ! La guerre d’Algérie et ses conséquences, les enjeux post-coloniaux à propos du contrôle de certaines ressources, les luttes sociales actuelles (ZAD, fermeture de certains sites industriels entre autres), les relations internationales (avec le pays émergent qu’est l’Inde par exemple, ou autour des relations Franco algériennes), les enjeux autour du nucléaire, etc.
Et avec cet arrière-plan des plus riches, les auteurs ont bâti un récit uchronique (autour de l’usage de ces robots géants, mais pas que – voir Fillon président…) et surtout un récit qui commence comme un polar (et le reste aussi en grande partie dans les deux derniers tomes, même si cet aspect s’efface peu à peu).
Un récit très riche donc, mais finalement équilibré. Même si certains détails m’ont un peu moins convaincu : la quête familiale de Tayeb – surtout dans le dernier tome, mais aussi les allers-retours entre France et Algérie un chouia trop « facile » pour le chef mafieux « dieu-le-père ». Mais ce sont des bémols mineurs, compensés largement par la richesse de l’intrigue, une narration aérée et fluide, et des personnages finalement pas si monolithiques que ça (Tayeb en tête).
Mais bon, ça reste quand même un chouette série, que j’ai dévoré d’une traite – une longue traite quand même, parce que chaque tome offre une pagination conséquente.
En France, les livres sont au même prix partout. C'est la loi !
Avec BDfugue, vous payez donc le même prix qu'avec les géants de la vente en ligne mais pour un meilleur service :
des promotions et des goodies en permanence
des réceptions en super état grâce à des cartons super robustes
une équipe joignable en cas de besoin
2. C'est plus avantageux pour nous
Si BDthèque est gratuit, il a un coût.
Pour financer le service et le faire évoluer, nous dépendons notamment des achats que vous effectuez depuis le site. En effet, à chaque fois que vous commencez vos achats depuis BDthèque, nous touchons une commission. Or, BDfugue est plus généreux que les géants de la vente en ligne !
3. C'est plus avantageux pour votre communauté
En choisissant BDfugue plutôt que de grandes plateformes de vente en ligne, vous faites la promotion du commerce local, spécialisé, éthique et indépendant.
Meilleur pour les emplois, meilleur pour les impôts, la librairie indépendante promeut l'émergence des nouvelles séries et donc nos futurs coups de cœur.
Chaque commande effectuée génère aussi un don à l'association Enfance & Partage qui défend et protège les enfants maltraités. Plus d'informations sur bdfugue.com
Pourquoi Cultura ?
Indépendante depuis sa création en 1998, Cultura se donne pour mission de faire vivre et aimer la culture.
La création de Cultura repose sur une vision de la culture, accessible et contributive. Nous avons ainsi considéré depuis toujours notre responsabilité sociétale, et par conviction, développé les pratiques durables et sociales. C’est maintenant au sein de notre stratégie de création de valeur et en accord avec les Objectifs de Développement Durable que nous déployons nos actions. Nous traitons avec lucidité l’impact de nos activités, avec une vision de long terme. Mais agir en responsabilité implique d’aller bien plus loin, en contribuant positivement à trois grands enjeux de développement durable.
Nos enjeux environnementaux
Nous sommes résolument engagés dans la réduction de notre empreinte carbone, pour prendre notre part dans la lutte contre le réchauffement climatique et la préservation de la planète.
Nos enjeux culturels et sociétaux
La mission de Cultura est de faire vivre et aimer la culture. Pour cela, nous souhaitons stimuler la diversité des pratiques culturelles, sources d’éveil et d’émancipation.
Nos enjeux sociaux
Nous accordons une attention particulière au bien-être de nos collaborateurs à la diversité, l’inclusion et l’égalité des chances, mais aussi à leur épanouissement, en encourageant l’expression des talents artistiques.
Votre vote
Foucauld - Une tentation dans le désert
Le deuxième tome de la trilogie sur les saints, écrit par Dufaux et illustré par Jamar. La qualité baisse un peu, le récit est assez linéaire. Le dossier de fin d'album a disparu. On nous avait déjà fait le coup quand Dufaux avait écrit une série sur des personnages célèbres dans les années 90, avec un premier tome (Sade) assez génial et le reste dispensable.
Vincent - Un saint au temps des mousquetaires
Des trois one shots publiés avec Jamar, c'est celui que j'ai le plus apprécié. Intrigue travaillée, dialogues ciselés, gros travail de Jamar pour reconstituer le Paris du 17eme. On a droit à un dossier de 5 pages à la fin de l'album avec de jolis esquisses. Une lecture tout à fait recommandable.
Exterminateur 17
C'est marrant de voir que tous les grands de la bd se sont copiés entre eux. Adamov a copié Bilal à ses débuts et ici on constate que Bilal a copié Moebius. Il y a une vraie ambiance qui se dégage des pages mais aussi des soucis au niveau du récit malgré un bon départ. C'est simple, on dirait que le storyboard a été bâclé et qu'il manque des cases pour faire la transition entre certaines séquences. Au moment de refermer cette bande, on regrette la dispersion des enjeux et le manque de clarté global. Très beaux dessins néanmoins. 3
Titania
Deux ans après le premier recueil d'histoires courtes, Albin Michel publie un second recueil de Gimenez en 1987. Celui-ci est toujours au four et au moulin, c'est à dire qu'il assure aussi la partie scénario. Le dessin reste sublime mais malheureusement les histoires ne sont pas au niveau des précédentes publications et sont même un peu difficile à suivre pour certaines. Ca reste très recommandable quand on aime Gimenez !
Mutante
Toujours dans les publications de Gimenez avant son mariage avec Jodo, nous avons Mutante, un recueil d'histoires courtes. La meilleure histoire est celle qui introduit l'album, "princesse de rêve", les autres récits sont un peu trop courts pour rester en tête. L'ensemble reste solide. Ce qui a retenu mon attention, c'est surtout la maîtrise du vocabulaire SF et la qualité des dialogues. On a parfois l'impression de lire du Jodorowsky alors que Gimenez est seul au scénario. Le dessin est juste superbe, aucun superlatif ne peut restituer correctement ce que l'on admire à chaque page qui se tourne.
Gangrène
Un petit chef d'oeuvre SF de Carlos Trillo magnifiquement mise en scène par Gimenez : voici Gangrène. Publié en 1987, cette bande nous montre un Juan Gimenez ayant déjà atteint sa pleine maturité graphique. Cerise sur le gâteau on a ici un récit mordant, plein d'ironie avec une conclusion à la hauteur. Les années 80, quelle époque de rêve pour les fans de science fiction...
L'Étoile noire
C'est donc ça une œuvre de jeunesse ? Une histoire de Barreiro simple mais efficace, très bien écrite et surtout les prémisses de ce qui deviendra le style Gimenez : science de la mise en scène, palette de couleurs idéale pour créer une ambiance SF, amour des vaisseaux spatiaux... Et un coup de crayon unique. On reconnaît un décor ou un personnage dessiné par Gimenez au premier coup d'œil. C'est peut être une oeuvre de jeunesse mais la galaxie Gimenez, née de ce trou noir en 1981, était déjà prête à prendre le pouvoir.
Serge Morand
Serge Morand est un détective créé par Duchateau qui va aider la veuve et l'orphelin (surtout la veuve) durant quatre tomes. Avec son blaze des années 80, Serge Morand peut se ranger à côté de l'affiche du film Le Solitaire avec Jean Paul Belmondo. Mais Serge Morand peut aussi se ranger à côté de la bd Le Solitaire de Brunel et Mounier, parce qu'elle partage une charte graphique similaire. Les couvertures de Serge Morand ont des lettrages iconiques, avant les drames du 4eme tome et la réédition du tome 2. Les sujets des intrigues de Serge Morand ont étonnamment bien vieilli. Le récit est sans envergure malheureusement. Le beau Serge n'est pas très compatible avec l'époque Me Too : quand sa copine lui avoue qu'elle vient de se faire violer par les hommes qui le recherchent, il lui répond deux cases plus loin "Tu vas rester chez des amis [...] Ta présence est un handicap". On a connu plus galant ! Serge Morand rend un peu nostalgique mais pas trop quand même.
La 3e Kamera
A le mérite d'attirer l'attention sur un aspect méconnu de l'Histoire, soit la propagande nazie sur le front et une déviation face à cela, des images que les propagandistes faisaient pour eux-mêmes. De plus, l'action montre bien la situation de Berlin et des Américains et des Russes dans les ruines des vaincus. Je confonds un peu les Berlinois entre eux et leurs vainqueurs entre eux : ils ne parviennent pas à m'intéresser comme individus, et ce n'est pas la faute du dessin, assez bon, ni d'un rythme traînant mais de quelque chose de plus subtil et que je ne vais pas me casser la tête à chercher. Comme souvent, la couverture est plus dramatique et plus esthétique que le reste de l'ouvrage.
Le Dernier Atlas
Eh bien, que voilà une série vraiment emballante, bien fichue ! J’ai un temps cru que l’empilement des thèmes abordés durant le récit allait le rendre indigeste, ou allait le faire partir dans tous les sens, c’est-à-dire n’importe où. Car il y a des tonnes de sujets abordés ! La guerre d’Algérie et ses conséquences, les enjeux post-coloniaux à propos du contrôle de certaines ressources, les luttes sociales actuelles (ZAD, fermeture de certains sites industriels entre autres), les relations internationales (avec le pays émergent qu’est l’Inde par exemple, ou autour des relations Franco algériennes), les enjeux autour du nucléaire, etc. Et avec cet arrière-plan des plus riches, les auteurs ont bâti un récit uchronique (autour de l’usage de ces robots géants, mais pas que – voir Fillon président…) et surtout un récit qui commence comme un polar (et le reste aussi en grande partie dans les deux derniers tomes, même si cet aspect s’efface peu à peu). Un récit très riche donc, mais finalement équilibré. Même si certains détails m’ont un peu moins convaincu : la quête familiale de Tayeb – surtout dans le dernier tome, mais aussi les allers-retours entre France et Algérie un chouia trop « facile » pour le chef mafieux « dieu-le-père ». Mais ce sont des bémols mineurs, compensés largement par la richesse de l’intrigue, une narration aérée et fluide, et des personnages finalement pas si monolithiques que ça (Tayeb en tête). Mais bon, ça reste quand même un chouette série, que j’ai dévoré d’une traite – une longue traite quand même, parce que chaque tome offre une pagination conséquente.