Les derniers avis (60 avis)

Par Gaston
Note: 2/5
Couverture de la série My Dear Detective
My Dear Detective

Il y a plusieurs mangas policiers que j'aime bien et j'ai commencé ce manga avec optimiste..et j'ai arrêté après deux tomes alors que j'ai emprunté les 6 premiers tomes de la série. Il faut dire que le ton de la série est différent de ce que j'avais imaginé. On est plus dans un manga feel good où rien de bien grave se produit et même lorsqu'on dirait que ça pourrait mal finir on va avoir droit à un beau happy ending. On est pas dans un manga où on va enquêter sur des meurtres et en plus les enquêtes sont courtes, d'un à trois chapitres. À la limite, cela serait passable si au moins les récits avaient un peu d'intérêt, mais non je me suis ennuyé. Les deux personnages principaux et leur relation qu'on devine va finir en romance m'ont laissé totalement indifférent. Rien ne m'a fait accrocher au scénario. Quant au dessin, il est correct, mais sans personnalité.

16/05/2026 (modifier)
Par Ju
Note: 4/5
Couverture de la série Saigneurs
Saigneurs

Chouette, une nouvelle bd de Lou Lubie. Je suis un lecteur attentif de l'autrice, a défaut d'être assidu. Je me rends compte a la lecture de sa fiche sur bdtheque que je n'ai pas du tout lu ses dernières sorties. Je me rattrape en lisant la dernière, Saigneurs. Et ben cest un bien bon cru en ce qui me concerne. On suit donc trois protagonistes : Maggy, la principale, Iulia et Anghel. Ils vivent en Transylvanie, dans un monde où vampires et humains cohabitent, en apparente égalité. Le récit suit le cheminement de Maggy, puis de ses deux amis, dans une quête d'égalité avec les vampires qui reste très théorique. Je le répète comme les autres avis, l'autrice utilise ici les vampires pour dénoncer les inégalités hommes/femmes dans la société réelle. Elle joue assez intelligemment sur cette comparaison, et l'on trouve énorme et ridicule cette société ou les vampires peuvent mordre en toute impunité et sont ultra avantagés. Or, c'est un fait, nous vivons dans une société ou les hommes sont ultra avantagés par rapport aux femmes, ou de très nombreuses violences sexuelles sont non condamnées, etc. Pour le coup je trouve que le parallèle est assez visible, avec notamment les collages des militants humanistes, qui sont les mêmes que les collages dénonçant les feminicides ; les affaires d'agression dans le cinéma, qui rappellent le mouvement metoo ; le discours de l'empereur qui est un copier coller de ce que Macron avait dit sur Depardieu ; les violences au sein du couple, et jen passe. De prime abord, j'aurais pu croire a un parallèle sur les inégalités raciales (plein de choses auraient pu coller et c'est la aussi un sujet loin d'être réglé), mais au final les parallèles se font beaucoup moins. On est vraiment sur un ouvrage qui veut sensibiliser aux inégalités basées sur le genre. Ça marche bien je trouve. Personne ne peut dire que les vampires sont les gentils de l'histoire et qu'ils sont dans leur droit. Et du coup quand on ramene au débat homme/femme, avec les mêmes chiffres et les mêmes types de violence et d'inégalité, ça devient intéressant pour les réticents a admettre ces inégalités. Un autre truc que je trouve malin, c'est que Lubie fait exprès de gommer l'aspect genré (les inégalités hommes femmes n'existent pas), mais les protagonistes les plus intéressantes sont quand même des femmes. Maggy est badass, Iulia est un très bon personnage, fort et fragile a la fois, et Anghel, le héros homme, est sensible et victime des vampires. Alors en effet, le récit est peut être un peu facile, il n'invente rien et a des airs d'album jeunesse, dans sa narration, dans ses personnages, voire même dans son graphisme. Mais il y a plein de références qui seront surtout compréhensibles par les adultes, et a mon sens il s'adresse aux deux assez facilement. J'ai personnellement bien aimé, ma copine aussi, et je suis a peu pres sur que mes neveux et nièces qui ont 11 /13 ans pourraient aussi y trouver leur compte. Niveau dessin, si on retrouve le trait de Lubie, je trouve un aspect un peu plus lisse, plus jeunesse que d'habitude. Elle fait partie des autrices dont je reconnais le trait en un coup d'oeil, et la c'est un peu moins le cas. Mais ça reste graphiquement très efficace, et agréable à lire. J'ai bien aimé les couleurs utilisées et les tenues Transylvaniennes, on sent qu'elle s'est fait plaisir sur ça, stylé comme look. Bref, un album qui se lit bien, et pour petits et grands.

16/05/2026 (modifier)
Couverture de la série Noir Horizon
Noir Horizon

J’ai bien quelques craintes pour la suite de cette trilogie annoncée. Je croise vraiment les doigts pour un final (et révélations) à la hauteur de l’entame de série, car ce premier tome s’avère franchement efficace. Ça vaut bien un petit 4* en l’état. L’histoire pioche dans des éléments déjà rencontrés ici ou là. Il y a un peu de UW1 comme le souligne le grand A, mais j’y ai vu aussi un peu des 12 salopards, de the Mist … bref des références qui ont déjà fait leurs preuves. Le cocktail proposé pourrait être rapidement indigeste, mais j’ai trouvé ce tome bien équilibré. On rentre facilement dans l’histoire, présentation/mystère/personnages tout est bien amené. La partie graphique sublime le récit et participe grandement au plaisir de lecture. Les scènes d’action sont réussies, les ambiances sont bien posées, les personnages bien campés … le tout dans une approche cinématographique bienvenue. On en prend gentiment plein les yeux. Rien de nouveau donc, ça flirte gentiment avec le cinéma de genre, voir la série B (on n’échappe pas à quelques caricatures), cependant il y’a clairement un truc pour que le lecteur ne s’ennuie pas et passe un très bon moment. Pour revenir à mon intro, il y a juste un point qui me fait peur, car à mes yeux ça peut vraiment ternir le bousin, c’est le coté biblique et prophètes (encore discret). Il faudra pas se louper là dessus. MàJ tome 2 : Un 2eme tome qui poursuit la bonne entame de série. Le graphisme y est toujours aussi soigné et le scénario déroule gentiment avant la conclusion annoncée dans le prochain. Petite surprise au menu, puisque ici le fameux mur et son mystère sont à peine abordés. Le récit va s’attarder sûr le régime en place (du style du pains et des jeux) et sa chute annoncée via les rescapés du 1er tome. Une aventure peut être moins marquante mais toujours plaisante à suivre. Je ne sais pas si ça sera finalement le cœur/fond du récit mais on ressent cette fois vraiment l’envie de montrer la fin d’une civilisation. MàJ tome 3 (et fin) : Un final qui a réussi à me décevoir, je baisse ma note. La tournure du récit m’a surpris mais pas spécialement dans le bon sens. Je ne sais pas vraiment ce que j’espérais mais sans doute autre chose comme fin mot ou orientation. La bonne « vibe » du début s’est doucement éteinte au fil de ce dernier tome. On ajoute à ça un petit côté surenchère dans les péripéties, les personnages me sont apparus moins attachants et plus stéréotypés. Ça reste sympa et bien réalisé mais je ressors avec un petit goût amer, d’où la bascule du franchement bien au pas mal.

13/07/2024 (MAJ le 15/05/2026) (modifier)
Couverture de la série Ne touchez à rien
Ne touchez à rien

L’histoire se laisse lire, même si elle ne livre au final pas toutes ses clés. Mais on est embarqué du début jusqu’à la fin, avec cette ritournelle qui revient à chaque début de chapitre – chacun séparé de quelques années du précédent. Du fantastique, du mystère quelque chose de polar, il y a sans doute un peu d’Edgard Allan Poe dans ce récit se déroulant à Bordeaux, dans le quasi huis-clos d’une maison, hantée par des souvenirs, ceux de certains de ses anciens propriétaires. J’aurais mis trois étoiles pour le récit en lui-même, mais j’arrondis au supérieur pour deux raisons. D’abord le dessin de Bezian, avec ses visages taillés au scalpel, intriguant, convenant parfaitement à l’ambiance. Et justement, cette ambiance, constitue un atout pour le lecteur, plus que l’intrigue elle-même. Bien installée, bien alimentée, sans retombée ou longueur, elle maintient le récit sur une ligne de crête sur laquelle on chemine avec plaisir. Une lecture très plaisante. Note réelle 35/5.

15/05/2026 (modifier)
Couverture de la série Pigalle, 1950
Pigalle, 1950

Pas inintéressant cet album, il se lit facilement mais j’avoue que j’en attendais quand même bien plus. Ce n’est pas une déception mais je l’oublierai très très vite. J’ai bien aimé le rendu de l’époque et le milieu visité mais les personnages et l’histoire ne m’ont jamais attrapé. J’ai trouvé que Christin ne forçait pas vraiment son talent avec cette intrigue, c’est bien documenté mais un peu lisse à suivre. Il en va de même pour le dessin de Arroyo (que je découvre), si j’ai aimé ses couleurs et son application à retranscrire le design de ce Paris des années 50, son Style et trait ne me parle pas. En fait (et c’est sans doute affaire de goût) tout m’apparaît trop sage dans cette BD.

15/05/2026 (modifier)
Par Lodi
Note: 1/5
Couverture de la série Vae Victis
Vae Victis

J'ai pu être dur pour Alix et les autres œuvres de Jacques Martin ? Mais si on regarde Vae Victis, ce sont, en comparaison, de purs chefs d'œuvres ! Les dessins sont d'un moche... Les Romains n'étaient certes pas des tendres, comme nous le rappelle Murena, mais cette série me semble les caricaturer, et sinon, on n'apprendra pas grand-chose sur la culture celte. Les héros sont un mélange d'inexistence et de vulgarité, j'ai arrêté assez vite cette série mais je pense de mon devoir de dissuader de la commencer. Avec Jhen, on ne peut pas dire que je sois dans ma soirée de bonté, enfin avec les œuvres, mais je défends les lecteurs. Il y a tellement d'œuvres qui elles, sont belles et pleines de sève et de poésie, expressives. Ainsi, j'ai vu Slaine l'intégrale dans une boutique et ai mieux apprécié qu'il y a quelques années, presque au point de l'acheter. Quand j'aurais fait de la place, qui sait ?

15/05/2026 (modifier)
Par Lodi
Note: 2/5
Couverture de la série Jhen (Xan)
Jhen (Xan)

Jhen est la face sombre d'Alix. Je veux dire que si on pouvait penser qu'Alix couchait avec Enac, cela restait entre deux jeunes consentants, alors que Barbe bleue, pardon, Gilles de Rais est un adulte abusant d'enfants et les tuant…On taquine la limite d'âge de notre époque dans Alix, on condamne Barbe Bleue dans Jhen, cependant, ce personnage étant bien plus fort que le héros, vers qui le lecteur va-t-il pencher, je vous le demande ? Il est bien malheureux qu'autrefois l'homosexualité ait été mise au placard, d'abord pour les homosexuels, et ensuite parce que ceux qui les défendaient pouvaient se laisser entraîner à ne pas condamner la pédophilie, voire les abuseurs d'enfants se cacher derrière la lutte en faveur des homosexuels pour leur propre agenda. Bien sûr, une série historique pourrait montrer les choses les plus admises autrefois et les moins acceptés aujourd'hui en cela comme dans le cas de l'esclavage, mais dans le contexte d'œuvres pour enfants, cela me paraît infiniment délicat… Sinon, je pense que ce que Jaques Martin réussit le mieux, c'est l'architecture, qu'on voit moins dans Jhen que dans Alix alors que Jhen est un artiste, cherchez l'erreur ! Je pense que Jacques Martin a besoin de rigueur pour encadrer ce que je soupçonne être ses démons, qu'il peut trouver dans l'architecture romaine, l'armée romaine, enfin, ce qui est tiré au cordeau. Il y a aussi la science et la technique dans Lefranc. Mais hélas ! Il s'égare sans perceptive, raideur des personnages, et presque théâtralité.

15/05/2026 (modifier)
Couverture de la série Vingt-décembre - Chronique de l'abolition
Vingt-décembre - Chronique de l'abolition

Avec cet album, les auteurs parviennent à rendre crédible et vivante une intrigue qui mêle petite et grande histoire, qui utilise faits et personnages avérés pour donner à voir un « moment » historique : l’abolition de l’esclavage dans la colonie de l’île Bourbon – devenue par la même Réunion. J’ai trouvé cette histoire très agréable et fluide à lire. Le dessin de Tehem est simple, mais plaisant, et le récit ne tombe pas dans le pathos, ne s’encombre pas d’inventions scénaristiques inutiles. Appollo retranscrit très bien la vie dans cette île avant et au moment de l’abolition, ainsi que les enjeux, et les évolutions par la suite. En particulier l’hypocrisie de la République coloniale qui – comme ailleurs, il n’y a qu’à voir ce qui s’est passé à Haïti – indemnise les anciens esclavagistes, et laisse les nouveaux « libres » croupir dans la misère. Le moment du jugement d’Edmond est utilisé par Appollo pour rappeler les très nombreuses inégalités et injustices dont souffrent les anciens esclaves. Il n’oublie pas non plus de rappeler le « déclassement » des « petits blancs… Et le dossier de fin d’album est suffisamment intéressant et complet pour ajouter une plus-value. Voilà donc un album dont la lecture agréable et instructive se révèle très recommandable.

15/05/2026 (modifier)
Couverture de la série Marie Tudor - La Reine sanglante
Marie Tudor - La Reine sanglante

J’ai été étonné de retrouver Corbeyran à la baguette de cette série entièrement historique, ça n’est a priori pas sa came. Mais bon, Marie Tudor méritait bien d’intégrer cette collection – c’est même la seule qui a été de son temps qualifiée et surnommée de « sanglante ». Et la période du XVème siècle – particulièrement anglais – est intéressante et riche (ici les guerres de religion se doublent d’épurations « politiques », en plus des éliminations des diverses compagnes du père de Marie, Henri VIII). Mais je trouve que Corbeyran met trop de temps à placer Marie au premier plan (elle n’y arrive qu’en toute fin du deuxième album !). Si les atermoiements et décisions d’Henri VIII sont intéressantes, et peuvent bien sûr expliquer la personnalité de Marie (longtemps recluse, éloignée de la cour et de sa mère), cette « introduction » est trop longue par rapport au cœur du sujet. Il y a aussi des longueurs, un rythme lent et un récit quelque peu haché par quelques flash-backs, redites (le début du deuxième album reprend des choses vues en fin du premier). Et ce règne, certes assez court, traité dans le troisième et dernier tome, passe trop rapidement tous les aspects qui ont valu à Marie son surnom de sanglante, en quelques cases. De fait, même si la série se laisse lire, c’est davantage une série historique sur l’époque, l’Angleterre de la première moitié du XVIème siècle, que sur Marie Tudor à proprement parler. Il aurait peut-être fallu davantage centrer le récit sur Marie, moins développer la période précédant son règne (et davantage celui-ci). Le dessin de Montalbano est intéressant, il retranscrit plutôt bien l’époque et est très lisible. Il est aussi un chouia trop rigide et avare de détails. La colorisation de Fernandez est un peu décevante (elle lisse trop les détails je trouve). Un sujet intéressant, mais qui dévie trop de sa « cible » selon moi.

15/05/2026 (modifier)
Couverture de la série Azimut
Azimut

Azimut propose un univers totalement débridé, entre fantasy absurde, steampunk et conte philosophique. La série déborde d’idées et d’inventivité, avec un vrai travail autour du thème du temps, de la vieillesse et de la fuite de la mort. On sent une volonté permanente de surprendre le lecteur, autant dans les situations que dans les personnages ou les concepts développés. Le dessin de Jean-Baptiste Andréae participe énormément à l’identité de la série. C’est extrêmement expressif, vivant et foisonnant, avec une vraie personnalité graphique. Même si le style ne m’a pas totalement convaincu personnellement, il reste difficile de nier la qualité et l’originalité du travail visuel. Côté scénario, l’ensemble est intéressant et souvent très inspiré, mais la série a parfois tendance à se perdre dans sa propre complexité. Certaines idées ou détours donnent l’impression d’alourdir inutilement le récit, alors que le fond fonctionne déjà très bien. Le thème du temps reste le point fort principal, même s’il devient parfois un peu trop appuyé ou difficile à suivre par moments. Une série clairement atypique, qui séduira surtout les amateurs d’univers imaginatifs et de récits qui assument pleinement leur folie créative.

15/05/2026 (modifier)