Les derniers avis (79 avis)

Par Lodi
Note: 1/5
Couverture de la série Belem
Belem

Dessin et couleurs nulles : du sous, mais vraiment sous-Bourgeon ! Les personnages, je me forçais à lire mais en vérité, m'en moquais totalement, et ai arrêté avant la fin. J'aurais vite oublié la BD mais Belem sonne bien, et dans l'ambiance BD après avoir avisé Daemon… je me suis dis, et si je sabordais ce truc, ni fait ni à faire ? Encore une belle couverture n'ouvrant que sur du vide. Je vais noter au prix de l'encre, pas de l'ancre !

29/11/2025 (modifier)
Par Lodi
Note: 4/5
Couverture de la série Daemon
Daemon

Je trouve l'idée géniale : ne guérir d'une malédiction que si on reçoit de la gratitude. Cela oblige certes à bien agir. Mais cela se heurte à un petit problème que j'attends pour la suite : l'ingratitude humaine. Si les auteurs se débrouillent, on va bien rigoler. Pour l'instant, c'est aux dépens du héros novice : il fait ce qui semble être le bien, mais mal renseigné, ne fait qu'un faux bien, et reçoit donc une seule marque de gratitude. Et de qui, et pour quoi ! Cela m'a plu… La beauté du dessin, des gags distribués discrètement ailleurs font oublier l'aspect ironique, et en même temps tragique de chercher la gratitude des gens ! Chacun autour de soi et dans l'Histoire peut voir des exemples énormes d'ingratitude. Enfin, plus c'est gros, plus ça passe. Notons que la tragédie n'est pas loin : rien n'interdit que le héros sauve des gens et ne reçoive qu'ingratitude. Le scénariste osera-t-il ? Déjà, j'ai trouvé fort que des artistes, qui relèvent d'Apollon, le rendent pire qu'Arès ! Autre signe de créativité inattendue, le héros a un handicap : des acouphènes, contribuant à ce qu'il supporte un poète bavard. C'est inhabituel, et parler discrètement de handicap peut faire plus pour les personnes qu'une BD dédiée à leurs problèmes. Combien ne vont pas éviter des thématiques dramatiques ! Même si les femmes sont nombreuses, le public peut éviter des œuvres sur les avanies subies par les femmes, des hommes heureux d'échapper à leur sort et des femmes voulant éviter de se rappeler constamment que comme disait ma grand-mère, elles avaient tiré le mauvais numéro. Mais une héroïne, disons Yoko Tsuno, ou une femme n'acceptant pas le sort qui lui est fait dans le sanctuaire d'Apollon dans notre Daemon ? Ce n'est pas pareil, on part avec elles à l'aventure. Parce qu'on aime s'identifier à la découverte, et à la force plutôt qu'à la réclusion et à la faiblesse. Souvent, on préfère se rêver héros exceptionnel que de s'identifier à un groupe, déjà pour le côté héros romantique… Ensuite, parce que les groupes, on ne les choisit pas toujours, et qu'ils menacent toujours de donner lieu à quelque hiérarchie oppressive ou au à des phénomènes de bouc émissaire. Dans cette aventure, on est dans la Grèce antique et rêvée, dépaysante, mais en même temps, des thématiques contemporaines s'insèrent harmonieusement. J'attends la suite,,, Si possible, cap sur l'ingratitude humaine ! Dans de belles couleurs, on en découvrira toute la noirceur.

29/11/2025 (modifier)
Par Gaston
Note: 3/5
Couverture de la série The one within the villainess
The one within the villainess

Un autre manga qui adapte un light novel qui met en vedette la villainess d'un jeu vidéo pour filles. Je l'ai lu parce que j'aime bien voir ce que différents auteurs font avec cette idée. Ici, l'originalité est qu'encore une fois une japonaise gameuse se réincarne dans la peau d'une villainess, mais cette fois-ci elle partage son corps avec cette dernière. Pendant des années, c'est la japonaise, qui a joué au jeu et aimait bien le personnage de la rivale méchante, qui est la personnalité dominante et qui fait tout pour que la villainess a une bonne vie. Tout va bien jusqu'à ce que l'héroïne du jeu débarque....et c'est aussi une joueuse du jeu réincarné ! Là en voyant cella je me disais que la série avait beaucoup de potentiel. Que va-t-il arrivé lorsque deux réincarnées se rencontrent et influences le jeu de la manière qu'elles veulent ? J'ai aussi l'impression qu'il y avait du potentiel pour une bonne comédie vu que l'héroïne fait des visages déformés rigolos dans ses premières apparitions, sauf que j'ai un peu déchanté par la suite. En gros, l'héroïne s'arrange pour que la villainess se retrouve sans amis et bannie comme dans le jeux et là la vraie personnalité de la villainess prends le dessus sur celle de la gameuse et elle n'est pas contente qu'on est fait du mal à celle qu'elle considère comme son amie. L'histoire devient une autre histoire de vengeance comme c'est le cas de biens d'autres histoires d'isekai. Le résultat reste tout de même pas mal, le personnage principal a du charisme et ça se laisse sans problème....c'est juste qu'encore une fois j'ai eu la sensation qu'on aurait pu faire quelques choses de plus original qu'un truc qu'on a déjà vu au moins une bonne dizaine de fois.

29/11/2025 (modifier)
Couverture de la série Instinct
Instinct

Un manga acheté par mon fils, après quelques difficultés car le premier tome fut très vite en rupture de stock à son lancement, un succès qui s’explique en grande partie par la popularité de son initiateur, le Youtubeur Inoxtag. Il faut dire qu'il est devenu une véritable star après son documentaire sur son ascension de l’Everest. A présent il s’est lancé un nouveau défi : donner vie à son propre manga. Pour mener à bien ce projet ambitieux, il s’est entouré d’un coscénariste, Charles Complain, et d’un dessinateur, Basile Monnot, profitant, il faut bien l'avouer, de sa grande notoriété. Je dois dire que j'étais un peu sceptique en ouvrant le premier tome.. Je ne fais clairement pas partie de la cible principale, ce manga s’adressant avant tout aux adolescents amateurs de shônen comme One Piece ou FullMetal Alchemist. Même si l’histoire ne révolutionne pas le genre, elle recèle quelques idées intéressantes que je me garderai bien de spoiler ici. Les personnages, notamment le héros et son rival, ont un charisme indéniable. Considéré comme un hommage aux shônen qui ont marqué Inoxtag et son équipe, le résultat est plutôt convaincant. Le premier tome, centré sur la présentation des protagonistes et l’univers souterrain d’Agartha, est rythmé et prometteur. En revanche, j’ai trouvé le deuxième tome plus lent, surtout en début d’ouvrage, avec moins d’action. Heureusement, la fin relance l’intrigue et donne envie de découvrir la suite des aventures de Haki. Côté dessin, le style est résolument ancré dans la tradition manga. Basile Monnot, qui a quitté son ancien emploi pour se consacrer à ce projet, signe un premier travail surprenant et convaincant : un trait dynamique, des cadrages soignés et des personnages au design agréable. Bilan : un bon 3,5/5 pour une série qui ne révolutionne pas le genre, mais qui saura séduire son public. Et surtout, il faut saluer ce manga franco-français et l'initiative d'Inoxtag ayant permis à ses deux comparses de se lancer et de réaliser leur rêve. SCENARIO (Originalité, Histoire, personnages) : 6,5/10 GRAPHISME (Dessin, colorisation) : 7,5/10 NOTE GLOBALE : 14/20

28/11/2025 (modifier)
Couverture de la série Ulis
Ulis

Ce serait très chouette... dommage que cela dépeigne ce que ne doit pas être une ULIS : une classe à part où les élèves passent la plupart de leur temps avec des moments "d'inclusion". L'ULIS c'est un dispositif de soutien à la scolarisation dans les classes ordinaires avec des moments d'enseignement adapté sur le dispositif. Dommage, dommage... Une coordonnatrice ULIS collège désappointée

28/11/2025 (modifier)
Couverture de la série Nic Oumouk
Nic Oumouk

Une série « mineure » dans la bibliographie de l’auteur mais pas pour autant dénuée d’intérêt. Je la connais depuis toujours et si je m’en suis séparé dernièrement (rhaaa ce pb de place), je ne déconseille pas sa lecture. C’est léger et fluide mais on y rigole bien au passage. Le style de Larcenet est dans la même veine que ses débuts chez fluide glacial, un dessin un peu « gros nez » qui matche bien avec le ton. Les 2 albums offrent à chaque fois une histoire complète où nous suivrons Nic, un (gentil)jeune de banlieue pris dans le sytème, il rêve d’être la terreur du quartier mais c’est plutôt lui qui se fait racketter. Le 1er tome le verra faire face à Edukator (pastiche de super-héros), dans le 2eme on « l’invite » à la campagne … choc des cultures en approche. Loin d’être la plus connue ou marquante des séries de Larcenet, cependant toujours efficace.

28/11/2025 (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série Confessions d'un canard sex-toy
Confessions d'un canard sex-toy

Des gags dont le héros est un canard sex-toy, forcément ça racole le chaland. D'autant que les couvertures et le graphisme rappellent un peu les Péchés mignons qui ont eu leur succès incontestable. En effet, c'est un dessin où le numérique se fait visible, rappelant les formes volontiers vectorielles d'Arthur de Pins et sa représentation de femmes mignonnes et sexy. Le style est cependant nettement plus géométrique, avec moins de charme et beaucoup de répétitivité dans la mise en scène. Même décor, même cadrage, même rebord de baignoire la plupart du temps... Il se fait heureusement plus vivant dans le second tome, car celui-ci comprend davantage de personnages secondaires humains ou animaux, et le trait de ceux-ci est plus souple et moins froid. De toute manière, c'est l'humour qui ne me parle vraiment pas. J'aime l'humour sexy dont peuvent faire preuve les Péchés mignons ou d'autres publications du même genre, mais ici je trouve que ça tombe quasi systématiquement à plat. Beaucoup de gags sont prévisibles ou assez mal agencés, et la répétition finit par tout plomber. Je n'ai jamais décroché un sourire. Le ton est également étrange. Malgré une présentation qui se veut féministe et l'alibi d'avoir été inspirés par la fameuse Milly Chantilly, on sent très vite que ce sont deux hommes qui sont à la réalisation, et ça se voit dans la manière de traiter le personnage principal et sa fameuse "mission". Ça sonne plus comme les états d'âme d’un mec qui soupire en parlant de sa vie sexuelle que comme une BD vraiment décalée ou inventive. Bref, je me suis ennuyé.

28/11/2025 (modifier)
Par Cacal69
Note: 3/5
Couverture de la série Absolute Martian Manhunter
Absolute Martian Manhunter

De la science-fiction avec ce petit goût des années 50. Je ne connaissais pas le personnage Martian Manhunter avant cette lecture, je le découvre donc dans la collection DC Absolute. John Jones est un agent du FBI, il ressort miraculeusement indemne (physiquement) après l'explosion d'un kamikaze bardé de dynamite, faisant s'effondrer un immeuble. Juste quelques égratignures donc, mais étrangement il commence à entendre une voix dans la tête et à avoir des visions sous forme de fumées multicolores. Il ne le sait pas encore mais son cerveau vient d'être infecté par une entité extra terrestre. Un extra terrestre qui prend de la place mentalement, il déroute notre agent du FBI avec son phrasé énigmatique, mais surtout, il le voit. Un martien très cliché, il ressemble beaucoup à celui de Roswell et il a la peau verte. Une intrigue où John Jones va devoir faire alliance avec cette entité envahissante pour contrer un autre martien (de couleur blanche) qui veut exterminer l'humanité, tandis que sa vie personnelle bat de l'aile. Une narration métaphorique qui repose sur un mode polar et une certaine lenteur (un peu trop à mon goût) dans le développement de l'intrigue et des thèmes abordés (les facettes sombres de notre société). Un dessin qui peut paraître simpliste et dépouillé au premier regard, mais en y regardant de plus près, on remarquera qu'il est expressif et loin d'être figé. Le style rétro de Javier Rodriguez agrémenté de couleurs psychédéliques me plaît énormément, il a ce pouvoir de me faire adhérer à ce récit de science-fiction. Un dessin qui te permettra aussi de découvrir que tu as le don de la vision martienne (si si, par deux fois tu pourras utiliser cette faculté). Un premier tome qui ne m'a pas totalement convaincu, mais je serai présent pour le second opus.

28/11/2025 (modifier)
Par gruizzli
Note: 1/5
Couverture de la série Ghost World
Ghost World

Oulah, ça faisait longtemps que je n'avais pas laissé tomber une BD, et surtout pas une d'à peine 80 pages ! Contrairement à la plupart de mes lectures, je n'ai pas fini celle-ci. Et j'ai du me forcer comme jamais pour dépasser le milieu du livre avant de feuilleter le reste et de voir rapidement la conclusion pour confirmer que je perdais mon temps. En même temps, j'avais du mal à lire les pages tant les personnages m'insupportaient et j'avais l’impression de me forcer à chaque page. Le lien entre les cases est parfois complètement incompréhensible, et la lecture est d'autant plus difficile, surtout que ça ne s'arrange pas au fur et à mesure des pages. L'idée que je me fais de la BD, c'est le type même de la BD intellectuelle que je trouve personnellement ultra-prétentieuse. Et ça m'avait déjà fait cet effet avec une autre BD de l'auteur, qui me semble confirmer qu'il n'est pas pour moi. Les deux personnages principaux m'ont paru irritant au possible, en permanence en train de jurer et de s'insulter, ce qui m'a agacé en trois phylactères, et qui me les a vite caractérisé comme deux femmes détestables. Je pense que l'auteur voulait jouer sur l'aspect complexe de la jeunesse pour de jeunes femmes. Mais là elles ne paraissent ni faible et pleine de doutes, elles paraissent juste ... détestable. Je ne me suis pas intéressées à elles, ni à leurs envies (qu'on ne voit jamais) ni à leurs vies, qu'on ne connait pas, ni à leur avenir dont elles-mêmes s'en foutent. Et pourquoi moi je m'y intéresserait alors ? Le dessin de Daniel Clowes est étrange, très typé comics underground, avec des têtes aux traits marqués et souvent moches, d'ailleurs. Comme si tout le monde vivait dans un univers de gens laids, et je ne sais pas si c'est volontaire ou si ça signifie quelque chose. Bref, une BD que je trouve inintéressante au possible, qui m'énervait lors de ma lecture et que j'ai abandonné parce que j'avais mieux à faire. Je ne peux pas mettre une autre note.

28/11/2025 (modifier)
Par PAco
Note: 4/5
Couverture de la série Deathbringer
Deathbringer

Wow ! C'te claque graphique ! Premier album d'Ismaël Legrand, qui signe aussi bien le scénario que le dessin, et on en prend plein les mirettes ! Les amateurs de Dark Fantasy (dont je fais parti) devraient se régaler ! Remarquons déjà la magnifique maquette de cet album de 200 pages, tout en noir et blanc rehaussé de dorure pour le titre et l'anneau qui entoure notre personnage principal. Ajoutez à cela un petit dos toilé noir, vous avez là un magnifique objet à offrir qui fera sa petite impression d'emblée ! C'est ensuite le graphisme d'Ismaël Legrand qui retient toute notre attention. Je n'ai pas souvenir d'avoir déjà lu un album de Dark Fantasy au style réaliste réalisé en noir et blanc. C'est somptueux, les noirs sont d'une rare profondeur, tout comme le scénario : Dark à souhait ! Le petit bémol que je pourrais poser revient au scénario parfois un peu compliqué à suivre. Il faut être attentif et concentré pour coller au récit. Mais pour autant, tout retombe sur ses pattes, réussissant à mélanger sorcellerie, inquisition, et occultisme (qui va même chercher du côté de Lovecraft je trouve) de façon efficace. Un bon moment de lecture, bien noir comme il se doit !

28/11/2025 (modifier)