Je ne ressens aucun plaisir à continuer à martyriser cet album. À l'époque, j'étais perplexe par rapport à l'histoire, je n'ai pas complètement compris le but.
Cependant, j'ai aimé les couleurs chaudes : les ocres, oranges et jaunes vifs sont merveilleux, Cosey est un grand coloriste !
Après avoir lu quelques avis, je comprends maintenant mon malaise. Je remercie surtout bamiléké pour son témoignage si éclairant.
C'est pour moi la meilleure adaptation du roman historique de R. L. Stevenson. Le texte et les dessins de Ramón s'accordent parfaitement ; la couleur (presque) directe m'avait ébloui à l'époque ! Destinée à la jeunesse, je continue pourtant à admirer et à estimer cette œuvre. Ramón De La Fuente était au sommet de son art, que pourrait-il produire de plus beau et parfait en images ? Malheureusement, nous ne le saurons jamais...
Détail curieux : en France, les couvertures de cette collection ont été dessinées par son frère Victor.
Autre détail : les mots dans les phylactères de cette édition sont vraiment mal dessinés et c'est dommage !
Une femme est mystérieusement projetée dans un monde de fantasy sauvage où, au gré de bonds temporels incontrôlés, elle devient la figure quasi divine d'un peuple dont elle observe l'évolution, les progrès et les dérives au fil des siècles.
Le dessin est réussi. Les décors, les créatures et l'univers visuel dans son ensemble sont très bons, avec une vraie personnalité graphique qui donnait envie de découvrir l'histoire.
Malheureusement, je n'ai pas du tout accroché au récit.
Le premier chapitre est un véritable foutoir narratif. Entre les flashbacks, les ellipses, les hallucinations, les sauts temporels incessants et le monologue intérieur omniprésent de l'héroïne, on ne comprend quasiment rien à ce qu'il se passe. J'ai dû attendre le deuxième chapitre sur cinq pour commencer à saisir les enjeux et comprendre de quoi parlait l'histoire.
Le problème est que, une fois ce brouillard dissipé, l'intrigue ne m'a pas semblé si originale que cela. L'idée d'un personnage devenu malgré lui une sorte de divinité voyant ses enseignements déformés au fil des générations est un thème que j'ai déjà rencontré plusieurs fois en science-fiction. Cela aurait pu fonctionner si le récit avait été plus fluide, mais la narration ne cesse de se compliquer elle-même.
Le rythme est extrêmement haché et le récit est constamment encombré par de brèves visions fragmentaires de la vie passée de l'héroïne, le décès de son fils et les apparitions répétées de celui-ci sous une forme plus âgée. À cela s'ajoutent de longs textes narratifs censés raconter la légende de cette déesse sous forme de récit mythologique ampoulé, avec la mauvaise idée d'être écrits en lettres gothiques orange foncé sur fond noir, ce qui les rend assez illisibles.
À côté de ça, outre quelques rares dialogues, la lecture repose quasi exclusivement sur les monologues intérieurs de l'héroïne que j'ai trouvés lourds. À aucun moment je ne me suis attaché à elle, et tout ce qu'elle traversait m'a paru tellement abstrait et sans substance que je ne me suis jamais senti impliqué dans son histoire.
J'ai bien perçu les réflexions sur le deuil, l'évolution des civilisations ou la manière dont les religions et les traditions déforment progressivement les idées de leurs fondateurs. Mais ces thèmes sont noyés dans une narration inutilement compliquée qui m'a constamment rebuté.
Malgré ses qualités graphiques indéniables et quelques concepts intéressants, je suis resté totalement extérieur à cette histoire que j'ai trouvée confuse, bavarde et pénible à suivre du début à la fin.
Un roman graphique autobiographique. C'est l'histoire de Willie (W. Eisner lui-même), de son enfance et de son adolescence dans le New Jersey et dans le Bronx. À travers plusieurs analepses, nous connaissons également l'histoire de ses ancêtres, des Juifs venant d'Autriche. Oncles, frères, tous jouent leur rôle dans l'histoire familiale.
Les guerres en Europe, la discrimination aux États-Unis, même le harcèlement et les combats de rue sont ici représentés avec vérisme. L'ascension du nazisme et le voyage après l'enrôlement sont le déclencheur qui fait remonter tous les souvenirs.
J'ai particulièrement apprécié les échecs professionnels du père, les soins et inquiétudes catastrophiques de la mère ainsi que l'épisode de la construction du bateau avec l'ami Buck.
Les dessins d'Eisner sont excellents et les expressions des personnages inégalables !
J'abonde dans le sens de Canarde, c'est pas la BD de l'année et c'est même un peu long à lire. Personnellement j'ai étalé la lecture sur un petit moment, pour ne pas être écœuré, mais l'indigestion n'était jamais très loin.
Oscar Wilde ne m'est pas particulièrement inconnu, j'ai eu l'occasion de lire certaines de ses œuvres et de jouer (et voir) sa fameuse pièce "L'importance d'être Constant", mais je me suis assez peu intéressé à sa vie. D'ailleurs je ne savais pas qu'il avait fini ses jours à Paris. Et c'est précisément cette fin de
vie qui est racontée ici, d'une manière soporifique. Comme Canarde, je trouve que ça fait vieil alcoolique poétique qui a la santé et le moral déclinant. Une grande partie de la BD est un condensé de ses relations sociales, qui semblent suffire à la définir apparemment. Le tout entrecoupé d'interviews de ces personnes qui l'ont rencontrée et côtoyés. C'est franchement long, j'ai confondu tout le temps les personnages qui gravitaient autour et le dessin n'a pas aidé.
La BD est donc longue, assez peu intéressante et franchement j'ai peu appris sur Oscar Wilde. La BD n'est pas recommandée !
Tranche-Trognes est un bourreau médiéval persuadé d'exercer le plus noble des métiers, mais dont les maladresses et les échecs répétés font davantage de lui un personnage attachant et comique qu'une figure inquiétante.
J'ai du mal à cerner le public cible de cette série. Le dessin, très aéré, rond et caricatural, donne l'impression de s'adresser aux enfants de moins de dix ans, tandis que le texte, certains jeux de mots et quelques gags plus caustiques semblent plutôt destinés à des lecteurs un peu plus âgés. On y trouve même par moments un humour qui parlera davantage aux adultes. Malgré ce positionnement un peu flou, j'ai trouvé l'ensemble plutôt plaisant.
Le principal atout de la série est son ambiance. Bien que le héros soit un bourreau, il n'y a jamais de véritable torture ni de mort à l'écran. Tout est constamment désamorcé par l'humour, souvent contre la volonté du principal intéressé d'ailleurs. Tranche-Trognes est un personnage assez attachant : fier de son métier et convaincu de son importance, il accumule pourtant les maladresses avec une bonne humeur inaltérable. Il ne devient jamais ronchon ou amer malgré ses échecs répétés et conserve en permanence un enthousiasme communicatif.
La série est construite sous la forme de chapitres courts, proches de petites histoires indépendantes, tout en conservant une certaine continuité d'un épisode à l'autre. Ce format fonctionne bien et rend la lecture légère et très fluide. J'ai souvent souri devant les situations, les personnages ou les dialogues.
En revanche, j'ai rarement ri devant les chutes elles-mêmes. Les conclusions des histoires me paraissent souvent assez prévisibles ou basiques. À mes yeux, l'humour fonctionne davantage dans le déroulement des récits que dans leur punchline finale.
Ce n'est donc pas une série hilarante, mais plutôt une lecture chaleureuse et sympathique qui entretient constamment une bonne humeur communicative.
Signe-Singe : jusqu'ici, j'avais compris la blague. Le livre ne va beaucoup plus loin, une longue blague pas toujours réussie, élucubrations dans un supposé essai sur Tarzan, réflexions et hypothèses farfelues. Les dessins se limitent à quelques détails (inspirés de Hogarth) qui évoquent l'origine du héros et il n'y a pas d'autre histoire. J'attribue la note moins mauvaise à l'immense culot de l'auteur et au fait d'avoir ri de moi-même à la fin.
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Zélie nord-sud
Je ne ressens aucun plaisir à continuer à martyriser cet album. À l'époque, j'étais perplexe par rapport à l'histoire, je n'ai pas complètement compris le but. Cependant, j'ai aimé les couleurs chaudes : les ocres, oranges et jaunes vifs sont merveilleux, Cosey est un grand coloriste ! Après avoir lu quelques avis, je comprends maintenant mon malaise. Je remercie surtout bamiléké pour son témoignage si éclairant.
La Flèche Noire
C'est pour moi la meilleure adaptation du roman historique de R. L. Stevenson. Le texte et les dessins de Ramón s'accordent parfaitement ; la couleur (presque) directe m'avait ébloui à l'époque ! Destinée à la jeunesse, je continue pourtant à admirer et à estimer cette œuvre. Ramón De La Fuente était au sommet de son art, que pourrait-il produire de plus beau et parfait en images ? Malheureusement, nous ne le saurons jamais... Détail curieux : en France, les couvertures de cette collection ont été dessinées par son frère Victor. Autre détail : les mots dans les phylactères de cette édition sont vraiment mal dessinés et c'est dommage !
Zojaqan
Une femme est mystérieusement projetée dans un monde de fantasy sauvage où, au gré de bonds temporels incontrôlés, elle devient la figure quasi divine d'un peuple dont elle observe l'évolution, les progrès et les dérives au fil des siècles. Le dessin est réussi. Les décors, les créatures et l'univers visuel dans son ensemble sont très bons, avec une vraie personnalité graphique qui donnait envie de découvrir l'histoire. Malheureusement, je n'ai pas du tout accroché au récit. Le premier chapitre est un véritable foutoir narratif. Entre les flashbacks, les ellipses, les hallucinations, les sauts temporels incessants et le monologue intérieur omniprésent de l'héroïne, on ne comprend quasiment rien à ce qu'il se passe. J'ai dû attendre le deuxième chapitre sur cinq pour commencer à saisir les enjeux et comprendre de quoi parlait l'histoire. Le problème est que, une fois ce brouillard dissipé, l'intrigue ne m'a pas semblé si originale que cela. L'idée d'un personnage devenu malgré lui une sorte de divinité voyant ses enseignements déformés au fil des générations est un thème que j'ai déjà rencontré plusieurs fois en science-fiction. Cela aurait pu fonctionner si le récit avait été plus fluide, mais la narration ne cesse de se compliquer elle-même. Le rythme est extrêmement haché et le récit est constamment encombré par de brèves visions fragmentaires de la vie passée de l'héroïne, le décès de son fils et les apparitions répétées de celui-ci sous une forme plus âgée. À cela s'ajoutent de longs textes narratifs censés raconter la légende de cette déesse sous forme de récit mythologique ampoulé, avec la mauvaise idée d'être écrits en lettres gothiques orange foncé sur fond noir, ce qui les rend assez illisibles. À côté de ça, outre quelques rares dialogues, la lecture repose quasi exclusivement sur les monologues intérieurs de l'héroïne que j'ai trouvés lourds. À aucun moment je ne me suis attaché à elle, et tout ce qu'elle traversait m'a paru tellement abstrait et sans substance que je ne me suis jamais senti impliqué dans son histoire. J'ai bien perçu les réflexions sur le deuil, l'évolution des civilisations ou la manière dont les religions et les traditions déforment progressivement les idées de leurs fondateurs. Mais ces thèmes sont noyés dans une narration inutilement compliquée qui m'a constamment rebuté. Malgré ses qualités graphiques indéniables et quelques concepts intéressants, je suis resté totalement extérieur à cette histoire que j'ai trouvée confuse, bavarde et pénible à suivre du début à la fin.
Au coeur de la tempête (Voyage au coeur de la tempête)
Un roman graphique autobiographique. C'est l'histoire de Willie (W. Eisner lui-même), de son enfance et de son adolescence dans le New Jersey et dans le Bronx. À travers plusieurs analepses, nous connaissons également l'histoire de ses ancêtres, des Juifs venant d'Autriche. Oncles, frères, tous jouent leur rôle dans l'histoire familiale. Les guerres en Europe, la discrimination aux États-Unis, même le harcèlement et les combats de rue sont ici représentés avec vérisme. L'ascension du nazisme et le voyage après l'enrôlement sont le déclencheur qui fait remonter tous les souvenirs. J'ai particulièrement apprécié les échecs professionnels du père, les soins et inquiétudes catastrophiques de la mère ainsi que l'épisode de la construction du bateau avec l'ami Buck. Les dessins d'Eisner sont excellents et les expressions des personnages inégalables !
La Divine Comédie d'Oscar Wilde
J'abonde dans le sens de Canarde, c'est pas la BD de l'année et c'est même un peu long à lire. Personnellement j'ai étalé la lecture sur un petit moment, pour ne pas être écœuré, mais l'indigestion n'était jamais très loin. Oscar Wilde ne m'est pas particulièrement inconnu, j'ai eu l'occasion de lire certaines de ses œuvres et de jouer (et voir) sa fameuse pièce "L'importance d'être Constant", mais je me suis assez peu intéressé à sa vie. D'ailleurs je ne savais pas qu'il avait fini ses jours à Paris. Et c'est précisément cette fin de vie qui est racontée ici, d'une manière soporifique. Comme Canarde, je trouve que ça fait vieil alcoolique poétique qui a la santé et le moral déclinant. Une grande partie de la BD est un condensé de ses relations sociales, qui semblent suffire à la définir apparemment. Le tout entrecoupé d'interviews de ces personnes qui l'ont rencontrée et côtoyés. C'est franchement long, j'ai confondu tout le temps les personnages qui gravitaient autour et le dessin n'a pas aidé. La BD est donc longue, assez peu intéressante et franchement j'ai peu appris sur Oscar Wilde. La BD n'est pas recommandée !
Tranche-Trognes
Tranche-Trognes est un bourreau médiéval persuadé d'exercer le plus noble des métiers, mais dont les maladresses et les échecs répétés font davantage de lui un personnage attachant et comique qu'une figure inquiétante. J'ai du mal à cerner le public cible de cette série. Le dessin, très aéré, rond et caricatural, donne l'impression de s'adresser aux enfants de moins de dix ans, tandis que le texte, certains jeux de mots et quelques gags plus caustiques semblent plutôt destinés à des lecteurs un peu plus âgés. On y trouve même par moments un humour qui parlera davantage aux adultes. Malgré ce positionnement un peu flou, j'ai trouvé l'ensemble plutôt plaisant. Le principal atout de la série est son ambiance. Bien que le héros soit un bourreau, il n'y a jamais de véritable torture ni de mort à l'écran. Tout est constamment désamorcé par l'humour, souvent contre la volonté du principal intéressé d'ailleurs. Tranche-Trognes est un personnage assez attachant : fier de son métier et convaincu de son importance, il accumule pourtant les maladresses avec une bonne humeur inaltérable. Il ne devient jamais ronchon ou amer malgré ses échecs répétés et conserve en permanence un enthousiasme communicatif. La série est construite sous la forme de chapitres courts, proches de petites histoires indépendantes, tout en conservant une certaine continuité d'un épisode à l'autre. Ce format fonctionne bien et rend la lecture légère et très fluide. J'ai souvent souri devant les situations, les personnages ou les dialogues. En revanche, j'ai rarement ri devant les chutes elles-mêmes. Les conclusions des histoires me paraissent souvent assez prévisibles ou basiques. À mes yeux, l'humour fonctionne davantage dans le déroulement des récits que dans leur punchline finale. Ce n'est donc pas une série hilarante, mais plutôt une lecture chaleureuse et sympathique qui entretient constamment une bonne humeur communicative.
Tarzan - Seigneur des signes
Signe-Singe : jusqu'ici, j'avais compris la blague. Le livre ne va beaucoup plus loin, une longue blague pas toujours réussie, élucubrations dans un supposé essai sur Tarzan, réflexions et hypothèses farfelues. Les dessins se limitent à quelques détails (inspirés de Hogarth) qui évoquent l'origine du héros et il n'y a pas d'autre histoire. J'attribue la note moins mauvaise à l'immense culot de l'auteur et au fait d'avoir ri de moi-même à la fin.