Les derniers avis (11 avis)

Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série Personne
Personne

Un astronaute envoyé dans une mission vers Europe, une lune de Jupiter, se réveille seul dans un vaisseau abandonné sans comprendre ce qui est arrivé au reste de l'équipage, tandis qu'un étrange inconnu semble en savoir plus que lui sur la situation. J'ai apprécié la première moitié de la BD, notamment son ambiance de thriller spatial psychologique et le mystère qui se met progressivement en place autour de Daniel, de l'équipage disparu et de ce vaisseau abandonné en plein trajet vers Europe. Le récit installe une bonne tension et fonctionne bien dans cette exploration d'un huis clos spatial inquiétant, avec ce mélange de solitude, de paranoïa et de perte de repères. Quelques scènes évoquent fortement 2001, l'Odyssée de l'espace, autant dans certaines situations et certains choix visuels que dans la place accordée à l'intelligence artificielle et à la frontière floue entre réalité, folie et perception altérée. Graphiquement, Guénaël Grabowski livre un travail solide. Les décors spatiaux sont crédibles, précis, avec ce côté SF légèrement rétro qui rappelle certaines visions de la science-fiction des années 1970-1980. Le vaisseau possède une bonne présence visuelle et le contraste entre l'immensité du vide spatial et le huis clos oppressant est réussi. Les scènes sur Terre sont plus classiques et moins marquantes visuellement, mais elles restent de bonne qualité. En revanche, passé le milieu de l'album, quand le récit révèle assez rapidement ce qu'il se passe réellement, j'ai trouvé que toute la suite devenait trop téléphonée. Le mystère perd énormément de sa force une fois les explications données, et plusieurs développements m'ont semblé trop faciles, notamment dans la manière dont le personnage principal parvient à faire avancer certains événements. J'ai aussi eu du mal avec plusieurs incohérences liées au fonctionnement même de la mission : certaines choses paraissent difficilement crédibles sans que tout le personnel au sol ou les autres membres impliqués ne remarquent quoi que ce soit beaucoup plus tôt. Le scénario cherche clairement à privilégier le drame psychologique et la descente mentale du personnage plutôt qu'une approche rigoureuse de la science-fiction, ce qui peut fonctionner par moments, mais ça finit aussi par fragiliser l'ensemble dès qu'on commence à trop réfléchir à la logique globale du récit. La conclusion ne m'a d'ailleurs pas vraiment convaincu non plus. Elle essaye de conserver une part d'ambiguïté et de mélancolie, mais je l'ai trouvée convenue et moins forte que ce que la BD promettait au départ. Du coup, je reste assez partagé sur cet album. Il y a une bonne réussite dans son ambiance de départ et dans la mise en place du mystère, mais la seconde moitié m'a paru beaucoup moins prenante, avec des révélations trop prévisibles et des facilités scénaristiques qui empêchent l'album d'être aussi marquant qu'il aurait pu l'être. Note : 2,5/5

18/05/2026 (modifier)
Par Gaston
Note: 3/5
Couverture de la série Don Juan des Flots
Don Juan des Flots

J'ai lu les deux tomes sortis pour le moment et je trouve le résultat correct. C'est un bon divertissement, mais qui ne m'a pas marqué plus que ça. Il faut dire qu'à la base je ne suis pas particulièrement fan du personnage de Don Juan et ce n'est pas cette série qui va me faire changer d'avis. Je l'ai souvent trouvé insupportable et il a une vraie tête à claque lorsqu'il sourit. C'est un peu dur à expliquer, mais plus j'avais l'impression que les autrices voulaient que je l'aime et que j'admire son sens de la liberté, plus je ne l'aimais pas. J'ai plus accroché aux autres personnages de la série, notamment le vampire que j'aime bien. Sinon, le scénario est tout de même divertissant et j'aime bien l'univers créé par les autrices. Les fins d'albums donnent envie de lire la suite malgré le fait que je n'aime pas trop le personnage principal. Le dessin est dynamique. En gros, c'est pas exceptionnel, mais ça fait le job si on veut juste une série divertissante à lire pour passer le temps.

18/05/2026 (modifier)
Par tnerual96
Note: 2/5
Couverture de la série Gunnm
Gunnm

Gunnm commence très bien. Les premiers chapitres sont vraiment accrocheurs, avec une ambiance cyberpunk forte, un univers sombre et surtout des dessins superbes. On sent tout de suite une vraie maîtrise visuelle et une héroïne intrigante, ce qui donne envie de continuer sans hésitation. Mais ensuite, la lecture devient beaucoup plus difficile à suivre. À partir de la partie avec le sport Motorball, j’ai complètement décroché. J’ai trouvé cet arc interminable et surtout très peu intéressant, avec un rythme qui casse totalement l’énergie du début. Le problème, c’est aussi la rupture de ton entre les chapitres : on passe brutalement à des intrigues qui n’ont pas grand-chose à voir entre elles, sans vraie continuité. Ça donne une sensation de désorganisation qui rend la lecture frustrante. C’est dommage, parce que le début de Gunnm est vraiment excellent et promettait une série très marquante. Mais pour moi, la suite n’a pas réussi à maintenir le même niveau d’intérêt ni la même cohérence. J’ai d’ailleurs fini par abandonner ma lecture au bout du tome 3 de l’édition grand format.

18/05/2026 (modifier)
Par tnerual96
Note: 4/5
Couverture de la série Akira
Akira

Akira est un manga avec lequel j’ai eu une expérience assez particulière. Au départ, j’avais la version couleur, mais je l’ai finalement revendue parce que je n’arrivais pas du tout à entrer dedans. Les couleurs étaient beaucoup trop flashy à mon goût et ça cassait complètement l’ambiance que j’attendais d’un univers aussi sombre et cyberpunk. Visuellement, ça me sortait constamment de la lecture au lieu de m’immerger dans l’histoire. Récemment, j’ai acheté l’édition originale en noir et blanc, et là ça a été une révélation. L’œuvre prend une toute autre dimension dans ce format. Les dessins de Katsuhiro Otomo sont absolument incroyables, avec un niveau de détail et une maîtrise des décors impressionnants. En noir et blanc, l’ambiance est beaucoup plus intense et naturelle, et on profite vraiment du travail graphique exceptionnel du manga. L’histoire elle-même est passionnante, avec un univers dense, une ambiance unique et des scènes qui restent gravées en tête longtemps après la lecture. C’est typiquement le genre de série que l’on peut lire puis relire en découvrant de nouveaux détails à chaque fois. Pour moi, Akira est clairement un classique incontournable, mais dans son édition noir et blanc originale. C’est dans ce format que le manga révèle vraiment toute sa puissance visuelle et son atmosphère.

18/05/2026 (modifier)
Par tnerual96
Note: 5/5 Coups de coeur du moment
Couverture de la série Walking Dead
Walking Dead

The Walking Dead est une série que j’ai adoré du début à la fin. C’est même le genre de comics que l’on peut relire entièrement sans perdre ce qui le rend aussi prenant. J’ai acheté l'édition "Prestige" en 16 tomes et je l’ai relue une seconde fois avec toujours autant de plaisir. Ce que j’aime particulièrement, c’est à quel point tout paraît naturel dans la narration. Les événements, les relations entre les personnages, les conflits… tout s’enchaîne de manière fluide sans donner l’impression de forcer artificiellement le drame. Même les moments plus calmes restent intéressants parce qu’ils servent vraiment à construire les personnages et leur évolution. L’ambiance est aussi l’un des énormes points forts du comics. Ce n’est pas juste une histoire de zombies : c’est surtout une série sur la survie, la peur, l’usure psychologique et les relations humaines dans un monde détruit. On finit par s’attacher énormément aux personnages, justement parce qu’ils paraissent humains avec leurs qualités, leurs erreurs et leurs contradictions. Et même en connaissant déjà les grands événements lors de ma seconde lecture, le comics reste toujours aussi efficace. C’est pour moi la preuve que la série repose avant tout sur la qualité de son écriture et de ses personnages, pas seulement sur les rebondissements ou les morts marquantes. 5/5

18/05/2026 (modifier)
Par tnerual96
Note: 4/5
Couverture de la série Battle Royale
Battle Royale

Battle Royale est un manga que j’ai beaucoup aimé. Dès le début, le rythme est extrêmement efficace et il se passe toujours quelque chose, ce qui fait qu’on ne s’ennuie jamais pendant la lecture. Chaque volume apporte son lot de tensions, de trahisons, d’affrontements et de révélations, avec une ambiance de survie très prenante. Le manga est aussi particulièrement violent, autant dans les combats que dans l’ambiance générale. Certaines scènes sont vraiment brutales et ne cherchent clairement pas à adoucir ce qui se passe. Mais justement, cette violence participe énormément à la pression constante du récit et au côté imprévisible de l’histoire. On sent en permanence que n’importe quel personnage peut disparaître à tout moment. Je l’ai lu dans la version Deluxe, que j’ai trouvée vraiment agréable à parcourir. Le grand format met bien en valeur les dessins et rend les scènes d’action encore plus percutantes. Pour un manga aussi intense visuellement, c’est clairement une édition qui vaut le coup. Les dessins sont aussi vraiment sympas et collent parfaitement à l’ambiance du manga. Les expressions des personnages, les scènes d’action et les moments plus glauques sont très efficaces visuellement, ce qui rend la lecture encore plus immersive. Même si le concept est aujourd’hui très connu et souvent repris ailleurs, Battle Royale reste pour moi une référence du genre grâce à son rythme nerveux et à son efficacité du début à la fin.

18/05/2026 (modifier)
Couverture de la série La Quête de l'Oiseau du Temps
La Quête de l'Oiseau du Temps

Découvrir La Quête de l’Oiseau du Temps aujourd’hui, adulte et avec déjà beaucoup de fantasy BD derrière soi, donne probablement une lecture assez différente de celle de lecteurs qui l’ont découverte tout jeunes. On comprend immédiatement pourquoi cette série est devenue une référence fondatrice : énormément de codes de la fantasy moderne semblent partir d’ici. Le mélange d’aventure, d’humour, de mélancolie et de personnages hauts en couleur fonctionne toujours très bien, et l’ensemble reste remarquablement cohérent et maîtrisé. Mais justement, c’est peut-être aussi ce statut “mythique” qui peut créer une attente un peu disproportionnée. J’ai trouvé la série objectivement solide bien écrite, mais sans ressentir l’immense claque que beaucoup décrivent. Avec le recul de plusieurs décennies de fantasy passées derrière elle, certaines œuvres héritières me semblent aujourd’hui aller plus loin, parfois avec plus de profondeur, de rythme ou de maîtrise narrative. On sent énormément l’influence de cette série sur tout ce qui suivra, mais ses “descendants” ont aussi eu le temps d’affiner la formule. Le dessin participe aussi à ce décalage dans mon cas. Je reconnais totalement la qualité du travail de Loisel, l’expressivité des personnages, la richesse du monde et l’identité graphique forte. Mais découvert au XXIe siècle sans le facteur nostalgie, le style m’a paru un peu daté visuellement. Ça reste du très bon travail, mais pas forcément un dessin qui me touche personnellement aujourd’hui. Au final, je comprends parfaitement le statut culte de la série et son importance historique dans la BD fantasy. C’est clairement une œuvre majeure du genre. Mais en lecture “froide”, plusieurs décennies plus tard, je l’ai davantage appréciée comme une pièce fondatrice essentielle que comme une œuvre qui me bouleverse réellement.

18/05/2026 (modifier)
Couverture de la série La Quête d'Ewilan
La Quête d'Ewilan

C’est typiquement le genre de série qui fait replonger en enfance et qui touche assez facilement la corde sensible quand on apprécie la fantasy ado. On n’est pas sur quelque chose de révolutionnaire dans le genre, mais l’ensemble fonctionne vraiment bien grâce à des bases scénaristiques solides. On sent qu’il y a derrière une vraie œuvre construite et cohérente, avec un univers pensé en amont. Le système du Dessin apporte une mécanique de magie intéressante et assez originale, même si elle paraît parfois un peu sous-exploitée dans cette adaptation BD. Peut-être que certains aspects sont davantage développés dans les romans, mais même sans les avoir lus, le récit reste très fluide et agréable à suivre. Le rythme est bien trouvé : ça avance constamment sans donner l’impression de brûler les étapes ou de perdre le lecteur dans son univers. Les personnages sont rapidement attachants et évoluent de manière assez naturelle au fil de l’histoire. Graphiquement, ça correspond parfaitement à ce qu’on attend d’une BD fantasy jeunesse de qualité. Le dessin est précis et travaillé sans tomber dans la surcharge. Il y a une certaine rondeur dans les personnages et les décors qui accompagne bien le ton global du récit, plutôt doux malgré les enjeux. Les couleurs participent aussi beaucoup à ce côté accessible et immersif. À noter également que la série dérivée autour d’Ellana est vraiment qualitative. L’avoir lue avant apporte même une entrée assez intéressante dans cet univers, presque par une “porte dérobée”, avec un autre regard sur le monde et ses personnages.

18/05/2026 (modifier)
Couverture de la série La Prophétie des Deux Mondes
La Prophétie des Deux Mondes

Très bonne série de fantasy, assez classique dans sa structure mais bien plus cohérente et maîtrisée que beaucoup d’œuvres du genre. On est clairement sur un récit initiatique avec prophétie, équilibre du monde et conflit de croyances, mais le choix de suivre les événements depuis les deux mondes apporte un vrai intérêt au scénario et évite une narration trop linéaire. La série soulève aussi quelques réflexions intéressantes autour du dogme, de la foi et de la manière dont les sociétés construisent leurs vérités, même si elle ne pousse pas l’aspect satirique aussi loin qu’un Alim le tanneur par exemple. Les personnages sont solides et fonctionnent bien dans l’univers proposé, sans forcément révolutionner les archétypes de la fantasy. La vraie force de la série reste surtout la cohérence globale : on sent une direction claire du début à la fin, avec une thématique bien tenue et un récit qui sait où il va. Ce n'est pas toujours le cas en BD fantasy. Graphiquement, le travail est vraiment réussi. Le dessin repose énormément sur le trait, avec quelque chose de très fin et détaillé plutôt que sur de gros aplats spectaculaires. Les couleurs viennent surtout renforcer les émotions et donner de la vie aux scènes sans jamais écraser le dessin. L’équilibre entre précision du trait et ambiance colorée fonctionne particulièrement bien et donne une identité visuelle assez marquante à la série. Une série qui plaira surtout aux amateurs de fantasy classique mais intelligente, avec un univers cohérent et une vraie identité graphique.

18/05/2026 (modifier)
Couverture de la série La Cathédrale des Abymes
La Cathédrale des Abymes

La Cathédrale des Abymes se situe presque à l’opposé total d’un Lanfeust dans le paysage de la fantasy en BD. Ici, pas de légèreté , pas d’humour et pas de récit bon-enfant : on est sur une fantasy sombre, sérieuse, très chargée visuellement et constamment dans la surenchère épique. Le récit cherche clairement le gigantisme, autant dans ses enjeux que dans sa mise en scène. Cela donne parfois un scénario un peu chaotique ou difficile à suivre, avec une densité qui peut perdre le lecteur par moments. Au final, ce n’est pourtant pas désagréable du tout. On retrouve beaucoup d’éléments qui rappellent Arrawn dans le ton et l’approche dark fantasy, mais avec un vrai cap supplémentaire sur la partie graphique. Même si le scénario ne m’a pas laissé un souvenir impérissable avec le recul, la série compense largement par son souffle héroïque permanent, son univers extrêmement dense et surtout la variété impressionnante de ses décors, créatures, personnages et scènes. On sent qu’il y a une vraie générosité dans la proposition ; on en a clairement pour son argent. Le dessin demande un petit temps d’adaptation mais finit par vraiment fonctionner avec l’ambiance générale. Certaines planches frôlent presque la peinture tant le travail visuel est poussé. C’est chargé, parfois excessif, mais totalement cohérent avec cette volonté de proposer une fantasy monumentale et sans retenue. Une série qui parlera surtout aux amateurs de dark fantasy épique et très illustrative plutôt qu’aux lecteurs cherchant un récit parfaitement maîtrisé ou subtil.

18/05/2026 (modifier)