Les derniers avis (31 avis)

Par Ju
Note: 3/5
Couverture de la série Torpedo
Torpedo

J'ai découvert Torpedo il y a un moment maintenant, et j'ai récemment retrouvé quelques tomes, suffisamment pour me faire un avis. Cette bande dessinée a quelque chose d'implacable, de terriblement efficace, comme son personnage. Il y a, je trouve, pas mal de défauts, comme la lourdeur, parfois, du scénario et de la narration, le manque d'originalité.. Mais tout est super bien raconté, on se prend a chacune des histoires, je ne me suis pas ennuyé une seule fois. Les personnages de la bd sont toujours hauts en couleur, et souvent intéressants. Pas de la grande lecture mais un divertissement diablement efficace. Et tout ça est magnifié par un dessin que je trouve quand même assez remarquable. La profondeur dans les yeux des personnages, les visages, même les mouvements des héros, je trouve ça terriblement esthétique. Un gros point fort de l'oeuvre et une invitation a découvrir d'autres séries de Jordi Bernet. Alors pourquoi seulement 3 ? En premier lieu car je pense qu'il y aurait eu un peu mieux à faire que des histoires courtes, et que les auteurs auraient pu plus développer leur personnage. La, on a un peu toujours la même histoire, pas ancrée dans le temps, et c'est un peu redondant. En deuxième lieu, exactement pour les mêmes raisons que Ro ; le machisme violent, qui est quand même très présent, a gêné ma lecture a plusieurs reprises. Le héros commet plusieurs viols, frappe des femmes, couche avec pour se "payer". Ce n'est pas le fond de la BD mais c'est quand même présent, et très dérangeant .. 3/5 donc pour cette BD dont l'esthétique (surtout des premiers tomes) est une très grosse qualité.

30/04/2026 (modifier)
Par Miguelof
Note: 2/5
Couverture de la série John Carter - Une princesse de Mars
John Carter - Une princesse de Mars

C'était le premier écrit d'Edgar Rice Burroughs, publié en 1911 sous forme de feuilleton et, seulement après le succès de Tarzan, en livre. Cette adaptation s'ajoute à d'autres, publiées il y a plusieurs années par DC et aussi par Marvel. L'histoire est assez basique et pleine d'incohérences (l'arrivée de John sur Mars n'est jamais expliquée de manière satisfaisante...). Le dessin très stylisé et anguleux peut plaire à certains lecteurs, mais je regrette qu'il ne rende pas justice à l'une des plus belles femmes de l'univers : la princesse Dejah Thoris !

30/04/2026 (modifier)
Par PAco
Note: 4/5
Couverture de la série Robinson Crusoë de Daniel Defoe
Robinson Crusoë de Daniel Defoe

Pour son 40e anniversaire, Delcourt réédite plusieurs albums et séries en intégrales, dont notre Robinson Crusoë de Christophe Gaultier. J'avoue que j'étais passé complètement à côté de cette série au moment de sa sortie en 2007. C'est donc une très bonne surprise de découvrir cette adaptation de l'oeuvre de Daniel Defoe, surtout qu'on a du tout bon ! La première chose que je me suis dit en attaquant cette intégrale, c'est que le trait de Christophe Gaultier me faisait furieusement penser à celui de Christophe Blain dans Isaac le pirate. Ce qui n'est pas pour me déplaire, loin de là, j'ai toujours apprécié ce graphisme singulier ; un trait qui semble grossier de prime abord, mais tellement expressif et dynamique quand on s'y attarde. Et pour ce Robinson, ça fonctionne plutôt très bien ! Je me suis même surpris à redécouvrir le roman de Defoe que je pensais bien connaître. J'avais complètement oublié la première partie de la vie de Robinson, avant son naufrage et son arrivée sur cette fameuse île déserte. Cette vie épique et rocambolesque de cet aristocrate anglais est assez jubilatoire. On reprend nos marques sur l'imaginaire universel légué par le personnage de Robinson après son naufrage et la rencontre de Vendredi. Puis vient la fin, que j'avais complètement oublié aussi. Bref, ce fût un réel plaisir de redécouvrir cette histoire qui semble très fidèle au roman (ça m'a même donné envie de le relire), magnifiquement dessinée par un Christophe Gaultier au top ! Bravo à Delcourt pour ce choix servi dans une très belle maquette qui valorise à merveille cet série.

30/04/2026 (modifier)
Par PAco
Note: 3/5
Couverture de la série Printemps bleu
Printemps bleu

J'ai toujours été fasciné par le travail de Matsumoto. Je trouve qu'il se dégage de ses ouvrages un je ne sais quoi de magnétique qui irradie planche après planche. Delcourt a la bonne idée de rééditer pas mal de ses mangas classiques, dont "Printemps bleu" fait parti. Ce recueil de sept nouvelles ne déroge pas à l'univers de Matsumoto et dérange, tant par sa composition que par ce qu'il raconte. Cette jeunesse perdue en quête d'on ne sait quoi (cherche-t-elle d'ailleurs quelque chose ?) nous est décrite par le prisme du lycée Kitano. C'est brut, désinhibé, à hauteur de jeunes adultes mâles livrés à eux même par des adultes également en perdition. Côté graphisme, j'aime toujours autant ce trait si singulier qui fait la marque de fabrique de Matsumoto ; on aime ou on aime pas, moi j'adore. A (re)lire ou à découvrir pour ceux qui voudraient sortir des sentiers battus des grosses productions japonaises. (3.5/5)

30/04/2026 (modifier)
Par Gaston
Note: 4/5
Couverture de la série Feeding Ghosts
Feeding Ghosts

3.5 Un bon album, mais qui est un peu exigeant. Je lis vite et cela m'a tout de même pris deux jours pour terminer ce one-shot qui est plutôt long et verbeux. Je me suis intéressé à cet album après avoir appris que c'était la deuxième bande dessinée qui a gagné le prestigieux prix Pulitzer, l'autre étant Maus. Si je n'avais pas vraiment envie de lire cet album, je l'aurais surement reposé sur une tablette après l'avoir feuilleté. Le dessin est pas mal et l'autrice montre sa maitrise de la mise en scène à plusieurs occasions, mais la narration manque vraiment de dynamisme ce qui est un défaut et particulièrement quand c'est verbeux. Il y a aussi le fait qu'au début on dirait que le scénario est un peu décousu et qu'on va traiter de plein de sujets ce qui m'a fait un peu peur. Et puis petit a petit je suis rentré dans le récit et je me suis rendu compte que les thématiques abordées par l'autrice se complémentaient bien. J'ai nommé Maus au début de mon avis et Feeding Ghosts partagent plusieurs aspects avec cette œuvre. Alors qu'Art Spiegelman avait des problèmes avec son père qui a connu les horreurs de la shoah, Tessa Hulls a eu des problèmes avec une mère qui a connu les horreurs des communistes chinois et qui a toujours connu sa grand-mère comme une personne avec une maladie mentale qui communiquait uniquement en chinois avec sa mère. Ajoutons qu'en plus l'autrice est métis et ça ne marche pas trop aux États-Unis où on aime bien mettre les gens dans des cases (en gros, soit on est blanc, soit on est non-blanc) et cela va donner des problèmes d'identité à l'autrice qui va se faire dire des trucs comme 't'as pas l'air vraiment asiatique'. L'autrice s'est lancé dans une quête pour bien comprendre l'histoire de sa famille (la grand-mère a écrit un livre autobiographie avant de tomber dans la folie et l'autrice va retrouver un exemplaire). On va donc voir comment les tragédies qui ont touché la Chine des années 30-60 a traumatisé la famille chinoise de l'autrice et transformé sa grand-mère ainsi que sa mère. Il y a des passages vraiment tristes. Hulls touche à plusieurs sujets pertinents et lorsqu'on faisait des aller-retour entre le présent et le passé, je n'étais jamais perdu ou eu l'impression que le scénario partait dans tous les sens. J'ai fini par trouver l'album captivant malgré certaines répétitions et des longueurs. En fait, si j'ai globalement bien apprécié cet album, j'étais aussi bien content lorsque je l'ai enfin terminé. J'ai bien aimé le lire, mais je ne pense pas le relire un jour. Un album à lire une fois dans sa vie de bédéphile en somme. .

29/04/2026 (modifier)
Par Lodi
Note: 2/5
Couverture de la série Enchaînés
Enchaînés

Belle mécanique, dessin acceptable, mais : et alors ? Je ne voudrais pas être désagréable, mais il y a tant et tant d'histoires de manipulateurs, de complots, de gens prêts à tout pour aller un peu moins mal que je proposerais presque un moratoire… Ou alors, il faudrait innover un peu ! J'ai bien oublié, seul pour moi surnage un peu un jeune qui a mon avis aurait pu massacrer sans le tentateur des gens qui le persécutaient, avec des armes, il y a un profil de gens se vengeant ainsi souvent adulés par des victimes de harcèlement scolaires comme eux. Tout de même, par rapport à ça, le Death note est un chef d'œuvre alors qu'il y a des longueurs mais du moins, il y a trois manipulateurs avec chacun son propre agenda, le dieu de la mort qui expérimente pour voir ce que fait un humain de son livre de mort, ce dernier qui se prend pour un héros, un justicier, et deux enquêteurs qui combattent le massacreur pris pour un dieu par ses partisans, vu que comme dans la réalité, trop s'enthousiasment pour de soi-disant sauveurs.

29/04/2026 (modifier)
Par Ro
Note: 1/5
Couverture de la série Dragon Boule
Dragon Boule

A raison d'un strip en quatre cases maximum par page, le premier tome parodie la série Dragon Ball complète du tout début de Dragon Ball à la fin de DBS. Quant au second tome, il rallonge la sauce avec des gags autour d'un tournoi d'arts martiaux là encore dans l'esprit de DBS. Cette série s’adresse clairement à un public qui connaît l’intégralité de l’univers Dragon Ball (DB, DBZ, OAV, GT et Super compris), car une grande partie des gags repose sur des clins d’œil et des détournements de personnages ou de situations qui deviennent incompréhensibles sans des références parfois très précises. En ce sens, c’est une parodie très communautaire. Le dessin et les couleurs sont propres, simples et efficaces, et s’accordent bien avec le registre parodique assumé de la série, qui reprend les codes du strip comics très court et rythmé, dans un esprit proche de ce qu’on peut retrouver sur les réseaux sociaux ou dans des formats humoristiques très condensés. Malgré cela, même en tant que connaisseur de la série originale, je n’ai pas du tout accroché. J’ai trouvé l’humour bas de plafond, souvent lourdingue, et trop fréquemment basé sur des ressorts pipi-caca-prout ou des blagues volontairement grotesques mais sans finesse. Il m’est arrivé de sourire ou de pouffer sur une poignée de gags, mais cela reste extrêmement marginal, alors qu'au contraire j'étais navré de la nullité de la majorité des autres. Ils sont poussifs, voire franchement mauvais, avec un humour qui tombe à plat beaucoup trop souvent pour ne pas en avoir marre bien avant d'atteindre la moitié d'un album. L’ensemble donne davantage l’impression d’un délire potache entre initiés que d’une vraie parodie construite ou inventive. Visuellement, ça fait le travail pour ce type de format, mais cela ne suffit pas à compenser un humour affligeant. Il existe déjà énormément de parodies de Dragon Ball, et celle-ci, à mes yeux, est très loin de faire partie des plus réussies.

29/04/2026 (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série Capitaine Lahuche
Capitaine Lahuche

J'avais manqué cette série dans ma jeunesse et ne l'avais pas lue dans le journal Spirou. Pourtant, c'est typiquement le type de dessin que j'aime, le style École de Marcinelle, souple et bien maîtrisé, et j'apprécie aussi les récits marins et autres histoires d'équipage. J'étais donc heureux de découvrir enfin cette BD. Mais j'aurais sans doute dû me méfier et me rappeler que son auteur, Francis, était aussi le dessinateur et co-scénariste de la série Marc Lebut et son voisin, que j'ai toujours détestée. Alors oui, le dessin est plutôt chouette. J'aime son univers marin, ses personnages typiques du franco-belge globalement réussis, le capitaine notamment, et le souci du détail dans chaque case. Il y a une vraie maîtrise du trait et un soin évident apporté à l'ensemble. Ce n'est pas parfait ; la mise en scène est parfois un peu facile, comme si elle s'adressait à un public assez jeune, mais globalement, le graphisme reste le point fort de cette BD. Dommage que le scénario ne soit pas du même niveau. Il y a une base intéressante, avec cet équipage de bras cassés incompétents au service d'un capitaine tantôt débonnaire tantôt colérique, et cette idée d'aventures maritimes se déroulant presque entièrement à bord d'un petit navire. Mais certains personnages sont assez pénibles, par exemple le passager autoritaire et capricieux de La Croisière mouvementée, et les gags ne fonctionnent pas toujours. Il y a trop de gags récurrents, trop de ressorts faciles où les personnages tombent, se cognent et crient beaucoup. Bref, on est sur un humour franco-belge basique, très convenu et sans grande finesse. Cela ne me fait pas rire, et au bout de quelques pages de situations répétitives sans intrigue prenante à côté, je finis par m'ennuyer.

29/04/2026 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série Les Enquêtes de Violette
Les Enquêtes de Violette

Fred Neidhart a visiblement aimé comme moi dans sa jeunesse Les Enigmes de Ludo et autres Mickey Enigmes et en reproduit ici le concept avec un peu plus d'envergure. On retrouve le principe des enquêtes interactives à résoudre soi-même, mais avec des protagonistes récurrents, un petit univers qui s'installe progressivement autour de Violette et de ses amis, et surtout des histoires en deux pages qui demandent parfois un peu plus qu'un simple indice caché dans un coin. Certaines énigmes reposent sur plusieurs détails à recouper, voire sur un petit raisonnement logique, ce que j'ai trouvé plus satisfaisant que les mécaniques trop simplistes du genre. Le dessin de Laurel est clairement pensé pour un jeune public, avec un trait rond, lisible et plutôt agréable. Ça fonctionne bien pour ce type de lecture rapide, même si j'ai parfois regretté des décors assez épurés et surtout un manque de précision dans certains détails. À plusieurs reprises, je me suis demandé si un élément était réellement un indice ou simplement quelque chose d'un peu maladroitement dessiné, un souci de perspective, ou un détail visuel pas assez clair. J'ai aussi trouvé certaines solutions un peu fragiles dans leur logique : parfois, on repère bien quelque chose de suspect, mais cela ressemble davantage à une possibilité qu'à une véritable preuve permettant d'identifier le coupable avec certitude. Dans ces moments-là, la résolution m'a paru moins convaincante. C'est une lecture jeunesse sympathique qui m'a rappelé de bons souvenirs. Certaines énigmes sont malignes et bien construites, d'autres beaucoup moins convaincantes, mais l'ensemble est assez plaisant pour les amateurs de BD interactives.

29/04/2026 (modifier)
Par Simili
Note: 4/5 Coups de coeur du moment
Couverture de la série Son odeur après la pluie
Son odeur après la pluie

"Et dire que ça se veut chrétien/Et ça ne comprend même pas/Que l’amour dans le cœur d’un chien/C’est le plus grand amour qui soit" Ces quelques vers ne sont pas de moi mais d'un célèbre chanteur au bandana rouge Ils ont juste le mérite d'exprimer l'amour le plus inconditionnel que l'on puisse rencontrer Et c'est de cet amour que Cédric Sapin-Defour a voulu nous parler, lui qui l'a rencontré et eu la douleur de le perdre. Il est difficilement compréhensible de pouvoir s'attacher à ces petites bêtes et d'être aussi vide une fois qu'elles s'en vont. Et pourtant ce deuil est le lot de tout possesseur d'animal de compagnie. Il est donc évident que quiconque ayant un minimum d'empathie, et je dirai même d'humanité, soit touché par cette oeuvre. Paradoxalement elle est à la fois très personnelle et très universelle et ce sans que cela en soit choquant. Cédric Sapin-Defour signe un très bel hommage à son "meilleur ami" Puis après le roman vient la BD mise en vie par José Luis Munuera qui aura su tiré du roman l'âme d'Ubac pour ne pas trahir sa mémoire J'ai trouvé son trait très agréable à regarder, mais également très espagnol dans la droite ligne d'un Jordi Lafebre. L'alchimie entre dessin et histoire se fait naturellement comme s'il avait été impossible de nous conter cette histoire autrement Pour moi c'est un énorme coup de cœur et assurément un ouvrage qu'il faut avoir lu au moins une fois

29/04/2026 (modifier)