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Ô dingos, ô châteaux !

Note: 3/5
(3/5 pour 5 avis)

Nouvelle adaptation de Manchette par Tardi, dans la tradition du néo-polar des années 1970...


Adaptations de romans en BD Tardi

Michel Hartog, milliardaire et architecte, choisit une ex-aliénée, Julie, pour s’occuper de son neveu dont les parents sont morts. La jeune femme et l’enfant, Peter, sont rapidement enlevés par un couple de truands aux ordres d’un tueur à gage nommé Thompson qui lui même est aux ordres d’un commanditaire mystérieux. Julie découvre que derrière un kidnapping crapuleux pour lequel on veut lui faire porter le chapeau, se cache plus simplement une tentative de meurtre organisé. Elle parvient à s’enfuir avec l'enfant et traverse la France avec le tueur aux trousses. Son objectif : retrouver Hartog, qu’elle suppose retiré dans une “folie” d’architecte, la Tour Maure, isolée dans le Vercors où l'attendent, croit-elle, la délivrance et le repos...

Scénaristes
Dessinateur
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution 04 Novembre 2011
Statut histoire One shot 1 tome paru
Couverture de la série Ô dingos, ô châteaux !
Les notes (5)
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13/11/2011 | Spooky
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L'avatar du posteur Noirdésir

Encore un polar de Manchette adapté par Tardi. Décidément, après avoir puisé chez Léo Malet, il semble avoir trouvé une autre source d’inspiration. C’est que le style des romans de Manchette est assez particulier : pas mal de voix off, c’est assez froid (loin de la gouaille de Nestor Burma). Avec cet album, j’ai eu un peu de mal au début, cela démarrait lentement, je ne voyais pas où cela allait nous mener. Puis cela s’accélère et, si les châteaux sont plus fantasmés (châteaux en Espagne ?), même si le décor du final en fait office, les dingos sont clairement de sortie ! Cela se transforme en une sorte de road movie sanglant, avec des scènes (en particulier la fusillade dans le supermarché) faisant penser à du Tarantino, ou au Peckinpah de « La horde sauvage ». Finalement, si l’intrigue apporte son lot de rebondissements (et si l’on connait le fin mot de ce kidnapping en fin d’album), comme souvent avec Manchette, on n’en sait pas beaucoup plus sur certains protagonistes (Thomson le tueur à l’estomac déréglé, Julie, qui traverse l’album et le quitte sans qu’on en sache beaucoup sur elle, etc.). Le personnage du gamin est lui aussi spécial, et la dernière case amplifie son côté « à côté du monde ». Une histoire qui se laisse lire agréablement, pour les amateurs du genre.

14/04/2017 (modifier)
Par sloane
Note: 3/5
L'avatar du posteur sloane

Scénario millimétré, les évènements un poil confus du début se mettent petit à petit en place et désormais l'histoire déroule sans temps mort. Je dirais de manière implacable, semant sur son chemin son lot de cadavres. Tous les personnages jouent leurs partitions magistralement écrites d'après l’œuvre de Manchette. En son temps, ce type a redéfini les codes du polars habitués, chloroformés que nous étions par les enquêtes de Maigret ou les Cinq dernières minutes du commissaire Bourel. Même si tout n'est pas à jeter dans ces productions il faut tout de même reconnaitre que Manchette a fait rentrer le polar dans son siècle, tout du moins dans son époque. Hormis ce scénario finement mitonné, la patte de Tardi s'exprime parfaitement dans ce genre d'ambiance dans laquelle il est manifestement très à l'aise. Pas le plus grandiose des Manchette mais assurément un très agréable moment de lecture que les mordus de polar sauront apprécier à sa juste valeur.

11/09/2015 (modifier)

Un polar étrange, noir et très sanglant. Au départ, on a du mal à comprendre le pourquoi du comment, on voit débarquer l'héroïne de manière un peu inattendue et illogique chez son richissime employeur, sans trop saisir en quoi l'histoire sera intéressante... Finalement, tout se passe pour le mieux, les pages défilent sans aucun souçi, sans que l'ennui ne pointe son nez, bien au contraire ! Le mystère s'éclaircit peu à peu, au rythme qu'il faut, ni trop vite ni trop tard. On se rend compte que le scénario de Manchette est en fait relativement bien ficelé. Au dessin, Tardi dans son style si typique, avec un noir et blanc qui dépeint très bien cette athmosphère de thriller dans un Paris des années 60-70. Comme toujours, on aime ou on n'aime pas...Moi je trouve que ça colle plutôt bien au roman qu'il a voulu raconter. Je démarrais ma lecture un peu dubitatif et certainement avec un a priori un poil négatif, mais force est de constater que cet album m'a conquis et que sa lecture en fut très agréable. (259)

02/10/2013 (modifier)
Par Gaston
Note: 3/5
L'avatar du posteur Gaston

2.5 Pas le meilleur album de Tardi. Comme toujours, son dessin est très bon, mais il n'a pas adapté une histoire exceptionnelle. Je ne connais pas trop Manchette en dehors de la bande dessinée, mais je suis surpris qu'il soit devenu célèbre avec cette histoire. Il y a des bons personnages et certains moment sont pas mal, mais au final c'est très banal avec une conclusion très facile à deviner. C'est assez évident qui est le type qui a commandité l'enlèvement donc du coup il n'y a plus de surprise. Du coups je me suis un peu ennuyé durant ma lecture. Et puis je trouve que ce n'est pas la meilleure adaptation que Tardi a fait. Certains textes explicatifs m'ont semblé un peu inutile.

19/05/2012 (modifier)
Par Spooky
Note: 3/5
L'avatar du posteur Spooky

Après Le Petit bleu de la côte Ouest et La Position du Tireur couché, Tardi adapte un troisième roman de son ami disparu, Jean-Patrick Manchette, roi du néo-polar, et l'un de ses premiers romans. Ici c'est une affaire de kidnapping du fils d'un célèbre architecte qui constitue l'argument. Tardi y met très vite le meilleur de son dessin, de sa mise en scène, pour servir au mieux le récit ; lequel récit ne m'a pas semblé être le meilleur des deux auteurs. Très vite j'ai compris le fin mot de l'histoire, et il me semblait vraiment évident que le récit allait s'orienter vers un certain endroit. Pas de surprise donc, et si le récit reste à peu près cohérent, je ne l'ai pas trouvé exceptionnel. De plus j'ai remarqué un petit défaut dans le découpage, un décalage entre les récitatifs et la scène représentée. Cependant Tardi est complètement dans son élément, un peu de ville, des bagnoles des années 70, des personnages bien différents, une héroïne somme toute ordinaire mais qui n'a pas froid aux yeux... C'est du beau Tardi, mais pas forcément ce qu'il a fait de mieux en termes d'histoire.

13/11/2011 (modifier)