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Les dernier avis (87757 avis)

Par Gaston
Note: 3/5
Couverture de la série Il était une fois dans le futur (Les Bourreaux)
Il était une fois dans le futur (Les Bourreaux)

J'ai lu l'album paru aux éditions du Fromage. J'aime bien le dessin de Gimenez et quel plaisir se fut de pouvoir admirer son trait en noir et blanc dans un album qui a un format un peu plus grand qu'un album normal. C'est un recueil d'histoires courtes qui adaptent des nouvelles et des chapitres de roman et mets le tout à la sauce science-fiction. Le résultat est pas mal quoiqu'une des 4 histoires m'a paru plus faible que les autres et pas de chance c'est celle qui est la plus longue donc une bonne partie de cet album est moyen à mes yeux. Ce sont des histoires qui mettent en avant la psychologie des personnages et qui ont des fins surprenantes. On retrouve le cynisme et l'humour noir que semble affectionner l'auteur. De ce coté-là, la fin de la première histoire est vraiment excellent et connaissant le passé de l'auteur j'ai l'impression qu'il a du adorer pouvoir dessiner une fin comme ça après la fin de la dictature de Franco. La seconde est bonne aussi quoique la fin est prévisible. Finalement, le principal problème est que la plupart du temps il manque quelques choses pour marquer ma mémoire en dehors de quelques scènes. En gros, un album pas indispensable, mais qui est sympathique à lire.

22/02/2020 (modifier)
Par Gaston
Note: 3/5
Couverture de la série Guernica
Guernica

2.5 Décidément, il en sort des bandes dessinée se situant durant la guerre civile espagnols des années 30. Ce n'est pas pour me déplaire parce que je ne connais pas trop cette guerre. Je ne savais donc pas qu'on avait bombardé une ville nommé Guernica et que cela avait inspiré un dessin à Picasso. Le coté historique de l'album est intéressant. Je ne sais pas à quelle point ce qui est montré est vraie, mais en tout cas c'était assez crédible pour que tout semble réel à mes yeux. La narration est fluide et ça se lit bien et peut-être même un peu trop parce que j'ai eu l'impression que tout allait trop vite. Je n'ai pas eu le temps de m'attacher à aucuns personnages et les scènes de bombardement ne m'ont pas touché plus que ça alors que c'est un événement qui est arrivé pour vrai, c'est pas de la fiction ! Voir comment Picasso a fait sa peinture est intéressant si on est fan de cet artiste ou de l'histoire de l'art en général. En gros, c'est encore un récit historique qui est très instructif et bien réussi d'un point de vue éducatif, mais qui ne m'a pas donné beaucoup d'émotions. Le dossier à la fin qui inclut le témoignage du dernier survivant du bombardement m'a plus touché que la BD elle-même.

22/02/2020 (modifier)
Couverture de la série Celui qui n'existait plus
Celui qui n'existait plus

Le scénario de Rodolphe part d’une idée simple : un homme qui se pose pas mal de questions existentielles, insatisfait de la vie qu’il mène, profite du chaos provoqué par les attentats du 11 septembre 2001 – bien qu’absent, il était censé se trouver dans les tours écroulées. C’est ainsi qu’il décide brusquement de couper les ponts avec sa famille, son boulot, ses connaissances, de se faire passer pour mort et de recommencer sa vie. L’album se laisse lire sans problème, la narration est fluide (et le dessin de Linthout est agréable, efficace, et use de beaux dégradés de gris). Mais voilà, l’ensemble m’a semblé trop linéaire, trop « facile », sans la profondeur suffisante (au niveau de l’intrigue, mais aussi de la personnalité des personnages) pour m’accrocher davantage. Et la chute, pour surprenante et ironique qu’elle se présente, se laisse deviner trop longtemps à l’avance (en cela le court chapitre introductif est sans doute de trop, voire est une erreur). A noter que Glénat a récemment réédité l’album, avec une nouvelle couverture, un fil marque page, etc. Rodolphe est chouchouté par son éditeur (mais on ne va pas se plaindre du beau boulot d’un éditeur !).

21/02/2020 (modifier)
Couverture de la série Ninn
Ninn

Je n’ai lu pour le moment que les trois premiers tomes (les seuls que j’ai pu avoir sous la main pour le moment), et j’ai globalement bien apprécié cette série. S’il y a bien une histoire qui se développe sur le long terme, chaque album pourrait presque se lire séparément, tant il traite d’une aventure différente, ajoutant un peu de mystère à l’univers plus ou moins inquiétant dans lequel Ninn se meut. Univers que nous découvrons en même temps qu’elle. J’ai déjà bien aimé les décors qui habillent cette série. Un Paris très bien reconstitué, et surtout tout l’univers du métro (n’est-ce pas lui finalement, le personnage principal ?) – des sculptures de Guimard en passant par les couloirs de certaines stations, des fantasmes autour des stations abandonnées en passant par quelques clins d’œil (comme ce personnage au nom de Fulgence Malvenüe, singeant le nom du créateur de la première ligne de métro, qui donne son nom à la gare de Montparnasse). Autour de Ninn, héroïne pleine de fraicheur et de courage, attachante, gravitent des personnages secondaires récurrents et sympathiques – ses deux « oncles », une vendeuse de journaux, ses deux copains de classe et d’aventure, mais aussi ce tigre de papier et de chair, etc. Le fantastique intègre la réalité agréablement, et un zest de poésie parfume le tout avec réussite. J’ajoute que le trait semi-réaliste de Pilet est pour beaucoup dans la fluidité de la lecture. Son dessin colle bien aux scénarios concoctés par Darlot. L’adulte que je suis a bien apprécié la lecture de ces albums, qui s’adressent à tous les publics. Même si les cœurs de cibles sont sans doute les jeunes adolescents (achat fortement recommandé pour les CDI de collège à mon avis !). Une chouette série !

21/02/2020 (modifier)
Par gruizzli
Note: 4/5
Couverture de la série Amiante - Chronique d'un crime social
Amiante - Chronique d'un crime social

L'amiante, le poison français ... Ce scandale qui éclata et continue de faire parler est bien souvent méconnu, la jeune génération n'ayant même pas conscience de ce que c'était réellement. Cette BD est un rappel de tout ce qui a pu se profiler derrière ... J'ai beaucoup aimé la compilation en histoires courtes des témoignages en tout sens autour de ce scandale : la mort et la maladie au contact, bien sur, mais aussi tous ceux touchés avec son transport, sa recherche, et bien sur la décontamination des sites pollués par sa présence. Et la longue litanie des plaintes, où l'on sait que les victimes mourront et les coupables resteront impunis. Alors même que la sonnette d'alarme fut tirée très tôt sur ses dangers, l'amiante fut utilisée pendant encore plus de 70 ans. Un véritable scandale. Cette BD est construite autour des témoignages, mettant en avant l'humain avant tout : la vie de ces personnes, la découverte du scandale, l'éclatement de l'affaire, et la résolution de celle-ci, si tant est que l'on puisse parler d'une résolution ... C'est presque déprimant à lire, bien évidemment, mais nécessaire pour réellement comprendre à quel niveau a pu être la condition ouvrière et surtout les largesses que se permettait le patronat sur la question des droits humains. Le scandale de l'amiante n'est pas qu'un scandale sanitaire, c'est un scandale politique d'impunité et de mépris envers les ouvriers qui ont payé de leurs vies ce déni. Et une BD qui se permet de nous le rappeler, de nous rappeler ce que d'autres ont pu vivre, est peut-être encore plus nécessaire aujourd'hui.

21/02/2020 (modifier)
Couverture de la série C'est toi ma maman ?
C'est toi ma maman ?

Ouais, mais là, non. J’ai emprunté cet album au vu du sticker informant qu’il avait été sélectionné à Angoulême il y a quelques années (je ne connaissais pas l’auteur). Eh bien je crois que je vais en rester là avec cette dame, car je n’ai pas du tout été convaincu. En effet, s’il n’y a rien de réellement scandaleux dans cet album, je n’y ai pas trouvé grand-chose d’intéressant. Je me suis fait ch… et il a presque failli me tomber des mains. Du coup, j’ai arrêté ma lecture laborieuse au bout d’une soixantaine de pages. Sans doute n’est-ce pas ma came. Mais je ne vois pas ce qu’il peut y avoir d’intéressant dans ce genre de roman graphique, à la narration plate, sans rebondissement, sans rythme, et aussi sans humour (alors que l’album est sous-titré « drame comique » !) … Bref, j’ai jeté l’éponge, en me demandant quand même ce qui avait permis à cet album de concourir pour un prix à Angoulême !?

21/02/2020 (modifier)
Couverture de la série Dream Team (Torecillas/Laperla)
Dream Team (Torecillas/Laperla)

J’ai à peu près le même ressenti que Gaston après ma lecture de cet album. L’histoire de base, autour d’un gamin espagnol, Enzo, obnubilé par le foot, de ses potes, se révèle assez vite lassante, en tout cas manque d’intérêt. Et, une fois que ce gamin a commencé à faire croire à son entourage (parents, entraineur, etc) qu’il était repéré et recruté par le centre de formation du club anglais d’Arsenal, cela manque de crédibilité, le scénario s’enferrant un peu trop dans cette impasse – surtout que cela dure sur plusieurs centaines de pages ! (il est vrai vite lues, car peu de cases). Ce qui sauve cet album et cette histoire – sans toutefois relever suffisamment le plat à mon goût, c’est l’aspect chronique sociale, qui a un arrière-goût de "Ken Loach du pauvre", avec ce père alcoolique, velléitaire, glandeur, grande gueule, plein de défauts et pourtant personnage intéressant, auquel le lecteur finit par s’attacher presqu’autant que son gamin, près à mentir à l’assistante sociale pour lui sauver la mise. Quelques gags autour d’un copain geek, complice de la supercherie d’Enzo, pimentent un peu l’intrigue qui s’étire un peu trop en longueur. Le dessin – sans être de ceux que j’aime, se révèle simple, mais efficace. C’est surtout la colorisation (à l’ordinateur ?), sans nuance, qui ne m’accroche pas vraiment. Note réelle 2,5/5.

21/02/2020 (modifier)
Par Jetjet
Note: 3/5
Couverture de la série Bots
Bots

Aurélien Ducoudray m'avait pris à revers avec son sombre The Grocery alors que Steve Baker m'avait séduit par son trait original sur Inoxydable. Il semblerait que ce soit la paternité du scénariste qui ait motivé ce récit bien plus léger que les histoires de l'épicerie de Baltimore. Bots propose en effet de suivre les aventures futuristes de 2 droïdes accompagnés du dernier être humain : un bébé tout droit sorti des entrailles de ferraille de War-Hol pourtant prédisposé à être une arme de guerre et non pas une couveuse électronique !!!! Son acolyte, le petit mais espiègle robot mécano Rip-R va tenter de comprendre pourquoi ce petit être souriant et de chair leur est tombé dessus dans un monde entièrement mécanisé. On ne fait guère dans l'originalité avec ce scénario vu et revu mais ce curieux trio complété par un compagnon à 4 pattes lui aussi mécanique et faisant office de chien possède un certain charme dans ses pérégrinations d'une terre dépourvue de tout être humain après un conflit hommes/machines à l'issue fatale pour l'homme. Il faut dire que le trait de Steve Baker se prête relativement bien à l'exercice : des dessins stylisés (dont on peut regretter parfois un encrage grossier) et une colorisation variée distillent cette étrange quête décomposée en petits épisodes de quelques pages façon comics. Ducoudray n'est pas en reste et s'amuse visiblement à fournir un jargon informatique varié avec énormément de mots issus du milieu geek ou informatique avec tout autant de clins d’œil ou de jeux de mots. Le hic c'est que l'histoire ne va pas bien loin et manque cruellement d'ambitions. Les situations deviennent répétitives ou convenues (la prison ou le centre commercial). On aurait aimé rire de toutes ces situations finalement très humaines (les robots imitent en touts points la société de leurs créateurs) mais on passe plus son temps à sourire et à relever telle ou telle référence qu'à se prendre au jeu d'une histoire somme toute bien simple et sans grand enjeu. Bots reste très plaisant à lire aussi mais fait partie de ces produits bien calibrés mais à qui il manque une petite étincelle. Le plus triste dans tout cela c'est que l'histoire aurait presque pu se tenir en un seul gros tome. Le plus amusant ? C'est très divertissant malgré tous ces petits défauts et on passe un bon moment à admirer les dessins presque pixelisés de Steve Baker. La fin semble ouverte pour prolonger l'expérience mais j'aimerais en espérer un peu plus de consistance.

21/02/2020 (modifier)
Par Gaston
Note: 2/5
Couverture de la série Le Voyage avec Bill
Le Voyage avec Bill

Un autre road movie qui m'a ennuyé. Je n'ai rien contre le dessin qui est pas mal (les couleurs sont vraiment superbes) et l'auteur maîtrise bien l'art de faire une bd sans phylactère. Malheureusement, le scénario ne m'a pas du tout captivé et m'a même ennuyé. C'est typiquement le genre de récit contemplatif où pour aimer il faut s'attacher aux personnages, être capable de ressentir leurs émotions et d'être ému par ce qu'il leur arrive. Et ben moi les trois personnages principaux m'ont laissé indifférent et je n'ai rien ressenti de leur voyage en dehors de l'ennui. Les passages ironiques ne m'ont pas du tout intéressé et j'ai même fini par feuilleter l'album. Je ne sais pas trop pourquoi je n'ai pas accroché. J'étais peut-être pas dans le bon état pour rentrer dans le récit ou un truc comme ça. En tout cas, si vous adorez ce genre de récit, lisez cet album.

21/02/2020 (modifier)
Par Gaston
Note: 4/5
Couverture de la série Krrpk
Krrpk

3.5 Une bonne série humoristique qui est aussi une satire sociale de notre société moderne. En effet, on va avoir droit à une critique du traitement des immigrants (les discriminations qu'ils subissent, leur exploitation par des patrons sans scrupules) et aussi à certains autres aspects de la société comme les syndicats. Ça va assez loin dans le cynisme et parfois il y a même de l'humour trash, alors que le trait tout mignon donne l'impression qu'on va lire une série pour enfants mettant en vedette des extraterrestres tous plus kawaii les uns des autres. Bon, ce n'est pas la série la plus marrante de tous les temps (j'ai surtout souri), mais elle m'a bien diverti. L'auteur a de bonnes idées, et j'aime bien le dessin aussi. Je me demande s'il va y avoir un troisième tome, vu que cela fait plus de 5 ans que le deuxième tome est sorti. Je me demande si une suite est une bonne idée, parce que par moment dans le tome 2 je trouvais que l'auteur commençait un peu à tourner en rond, lorsqu'il mettait en avant la xénophobie des personnages.

21/02/2020 (modifier)