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Les dernier avis (87554 avis)

Couverture de la série Lehman, la crise et moi
Lehman, la crise et moi

Cette histoire autobiographique est une sorte de « chronique d’une entreprise en crise », qui a réussi l’exploit de me faire entrer dans un sujet qui a priori ne me captive pas. En effet, les auteurs ont su rendre vif, fluide, des événements à la fois tristes, désagréables et abscons pour le béotien non féru d’économie d’entreprise. Nous suivons donc quasiment au jour le jour les conséquences de la « crise » de 2008, avec la lutte pour sa survie d’une PME, le combat de son jeune patron pour sauver ce qui peut l’être, et les conséquences que cela peut avoir sur sa vie – mais aussi sur celles des nombreux employés qu’il doit licencier. Les arcanes du redressement judiciaire deviennent plus compréhensibles aussi. Le fait que l’on découvre ces sujets du point de vue du patron est intéressant – il faut dire qu’il est éloigné de la caricature du patron vorace, et que l’on s’identifie volontiers avec son combat. Le véritable procès des banquiers et autres spéculateurs responsables de ce désastre – et qui ont recommencé les mêmes magouilles, après avoir été sauvés par les milliards de l’argent public – reste hélas à faire. Une lecture instructive.

27/01/2020 (modifier)
Couverture de la série Vincent - Un saint au temps des mousquetaires
Vincent - Un saint au temps des mousquetaires

Je regrette un peu ma note qui peut paraitre sévère, surtout pour le dessin de Jamar et sa formidable reconstitution du vieux Paris de 1643, mais franchement, ce récit ne m'a pas passionné malgré son contexte historique. Je ne réclamais pas non plus un récit de type biographique, ça a déjà été fait par Raymond Reding dans les années 50 avec Monsieur Vincent l'ami des pauvres qui cernait parfaitement et classiquement l'action de Saint-Vincent de Paul. Mais j'aurais souhaité quelque chose de plus consistant et surtout de vraiment prenant. Au lieu de ça, Dufaux ne se foule pas trop avec cette sorte d'enquête policière dans le Paris du XVIIème siècle, à la fin de règne de Louis XIII qu'on aperçoit d'ailleurs presque agonisant sur son lit de malade ; en fait, il ne se passe pas grand chose, on attend qu'il y ait des faits un peu plus excitants, plus rythmés et plus captivants, mais l'action traîne et s'étire nonchalamment, le dialogue est abondant et n'est guère intéressant, je ne sais donc pas trop où Dufaux veut en venir avec ce récit. Certes, il capte le saint homme Vincent dans un moment précis de son existence qui est complètement fictif et dont aucun événement ne se rattache à un fait historique, mais ça ne mène pas loin et encore une fois, ce n'est pas passionnant. Honnêtement, je n'ai apprécié que le beau dessin de Jamar que j'avais déjà apprécié sur Double Masque et Voleurs d'Empires, il réussit de splendides images du vieux Paris de ce temps, en imitant le dessin de Juillard, un peu comme une sorte de petit clin d'oeil aux 7 vies de l'Epervier, ou alors ça vient de moi, j'ai peut-être la berlue, mais j'ai eu cette impression. Comme je le disais au début de cet avis, sa reconstitution est très réussie puisqu'il dessine des rues avec leur atmosphère très spécifique à cette époque et surtout des monuments disparus comme la tour de Nesle, le prieuré Saint-Lazare, le cimetière des Innocents etc... j'imagine que sa documentation était au top. Mis à part ça, rien d'autre ne m'attire dans cet album, dommage !

27/01/2020 (modifier)
Couverture de la série Chroniques de la lune noire
Chroniques de la lune noire

Premier avis sur ce site incontournable ! Après plusieurs années à m'inspirer et rechercher les petites perles et autres grosses cylindrées de la BD, je passe le pas et poste mon post. Premier avis. Quelle série ? Choix difficile... On retourne donc aux fondamentaux (les miens en tout cas) avec Les Chroniques. Pas besoin d'en dire plus dans le petit cercle d'amateurs de BD que je côtoyais à l'époque, "les Chroniques" n'avait qu'une signification, celle "de la lune noire". Ma collection a débuté autour de ces titres (et quelques autres heureusement), et le plus étonnant c'est que l'une comme l'autre se poursuivent 25 ans plus tard. Donc le post est très nostalgique. Alors oui, le scenario que je portais aux nues à 15 ans s'avère un peu fade les années passant (et ne va pas en s'arrangeant). Oui le dessin est très inégal entre des doubles pages magnifiques et très fouillées et des cases tout juste crayonnées Oui Ledroit est parti en laissant un vide (sniff) Oui je n'achèterai pas aujourd'hui le tome 20 si je n'avais pas en stock les 19 précédents + les arcanes + l'enfance de Wismerhill... Mais j'ai tellement passé d'années à en discuter avec mes potes, A patienter pendant plusieurs mois voire plusieurs années entre deux tomes dévorés en 30 minutes, A tenter de deviner qui est vraiment le père de Wismerhill, A voir passer Wismerhill de jeune paysan à super-méga-empereur-du monde-connu-concentrant-tous-les-pouvoirs-et-tutoyant-les-dieux-jusqu'à-en-devenir-un-lui-même, A relire tome après tome, tous les précédents histoire de se remettre vraiment dans l'histoire. Vous l'aurez donc compris, cette BD n'est pas culte en soi, mais l'est pour moi et figure parmi mes légendes de la bande dessinée. La note attribuée est donc très légèrement influencée par ce petit historique. Noël !

27/01/2020 (modifier)
Par Erik
Note: 3/5
Couverture de la série Les deux vies de Pénélope
Les deux vies de Pénélope

Pénélope est médecin humanitaire et intervient pour sauver des vies sur les quatre coins de la planète en guerre. Elle est également une mère de famille qui délaisse fille et mari pour accomplir ses missions notamment en Syrie. Bref, le sacrifice d’une vie familiale pour s’accomplir dans sa vie professionnelle. Visiblement, cela commence par le fait qu’elle va louper le 18ème anniversaire de sa fille qu’elle n’a pas vue depuis 4 ans. Puis, il y a un retour 4 ans en arrière où elle fait sa dernière incursion dans la famille et cela ne se passe pas vraiment très bien pour elle. Il est vrai qu’elle garde en elle les fantômes des enfants qu’elle n’a pas pu sauver et ceci n’est rien face aux caprices de sa fille adolescente. On ressent tout de suite un énorme décalage qu’elle n’arrivera pas à gérer convenablement. A noter de beaux dessins tout en aquarelle qui colle parfaitement à ce genre d’histoire car cela lui confère une dimension particulière. On ne ressort pas forcément très bien de cette lecture non pas qu’elle soit pénible. Il y a des bd qui font du bien et d’autres un peu moins.

27/01/2020 (modifier)
Par Gaston
Note: 3/5
Couverture de la série Camelot 3000
Camelot 3000

Ben moi j'ai bien aimé cette série. Peut-être que pour l'apprécier il faut ne pas être allergique aux vieux comics de super-héros. Cette série m'intéressait parce qu'elle est historique: c'était la première maxi-série de DC Comics (donc une série dont on avait prévu qu'elle finirait après un certain nombre de numéros, pas une série à suivre qui dure jusqu'à ce qu'elle se fasse annuler à cause de mauvaises ventes) et c'était aussi la première de cet éditeur vendue uniquement au marché direct (en gros, les boutiques spécialisées en comics) ce qui a permis aux auteurs de parler de sujets dont on ne parlait pas dans les comics de l'époque comme le transgenre et l'homosexualité. Je n'ai rien à dire contre le dessin de Brian Bolland qui a exactement le style de vieux comics que j'apprécie. En revanche, même si j'ai bien aimé le récit, il y a des problèmes dans le scénario qui font que je ne peux pas donner plus que 3 étoiles. Il faut savoir que Mike Barr était encore un débutant dans le scénario et il dit lui-même dans la préface qu'il s'est amélioré en écrivant cette série. Son amélioration est visible à mes yeux vu que les textes narratifs encombrants vont vite disparaître et la narration devient plus fluide. Il y a des trucs dans le scénario qui m'ont fait un peu sourciller les sourcils comme le fait qu'on est en l'an 3000 et les gens s'habillent encore comme dans les années 80. Il y aussi le fait que l’action va parfois un peu trop vite avec une mention spéciale pour la quête du Saint-Graal. L'objet est trouvé de manière tellement rapide que je me suis demandé comment cela se faisait qu'Arthur et ses chevaliers ne l'avaient pas trouvé avant. De plus, il y a un côté théâtral chez les personnages qui fait en sorte qu'ils semblent sur-joués par moment. Un bon exemple se retrouve dans le chapitre 8 où il y a une scène très émotionnelle avec tous les chevaliers de la table ronde et Arthur. Les motivations des personnages dans cette scène sont bien exploitées, mais tout est gâché par un manque de subtilité de la part du scénariste. Je pense que si le scénariste avait eu plus d'expérience, il aurait mieux développé ses idées et le scénario aurait peut-être pu être plus profond. Donc voilà j'ai l'air de trouver le scénario moyen, mais je trouve que malgré des défauts il est pas mal. Les personnages sont attachants (enfin, hormis Tom Prentice qui est vraiment inutile la plupart du temps), il y a des bonnes idées et à la fin de chaque chapitre j'avais hâte de connaitre la suite et du coup j'ai lu l'album d'une traite. Disons que c'est une oeuvre de jeunesse avec des qualités et des défauts. Je recommanderais la lecture aux fans de vieux comics.

27/01/2020 (modifier)
Par Erik
Note: 3/5
Couverture de la série Comment naissent les araignées
Comment naissent les araignées

Ce titre peut apparaître comme assez étrange. Il s’agira d’une anecdote qui est racontée par un des personnages sur le fait qu’à leur naissance, les petites araignées qui viennent de naître dévorent vivante leur mère. Pour ma part, on ne peut être heureux de notre condition d’être humain et ne pas terminer comme cela après avoir donné la vie. On va suivre le parcours de plusieurs personnages dont trois féminins et un masculin. J’ai beaucoup aimé la première histoire d’amour mais qui se termine de manière assez confuse. C’est un récit choral dont les destins des différents personnages vont se croiser pour se terminer en apothéose. La fin sera d’ailleurs assez poignante. J’aurais aimé que les choses se passent différemment mais c’est le choix de l’auteur qu’il faut respecter (à moins de faire des pétitions pour protester contre par exemple la fin de Game of Thrones). C’est une bd sur les relations humaines qui peut être par moment assez captivante. Cependant, c’est quand même triste.

27/01/2020 (modifier)
Couverture de la série Betty Boob
Betty Boob

Le sujet de « Betty Boob » est éminemment sérieux et profond. Une jeune femme découvre qu'elle souffre d'un cancer du sein et doit subir une ablation. Dans la foulée, elle perd son compagnon, incapable de faire face à sa nouvelle apparence, et son emploi... et pourtant... l'héroïne se bat et ne ferme aucune porte pour se reconstruire. Ces trois pertes successives et traumatisantes auraient pu être une fin. Elles seront une renaissance et un épanouissement. Adieu vie conventionnelle. Adieu compagnon superficiel. Adieu métier vide de sens. Bonjour panache, bonheur et partage ! Les thèmes de la perte, de l'acceptation de soi, de l'amour et de la recherche de sens sont traités avec justesse et surtout sans tomber dans le drame larmoyant. Cet album est porteur d'espoir et montre qu'il est possible de se relever de tout. L'héroïne est pétillante, naturelle, spontanée, ouverte et tout simplement magnifique. Elle donne envie de la rencontrer ! Le dessin est le point fort de l'album. Très imagé, il permet au lecteur de comprendre toutes les situations instantanément, sans l'aide de texte (ou presque), puisque « Betty Boob » est une bande dessinée quasiment muette. Le trait est expressif, souple et vif. Les couleurs sont chaleureuses et accueillantes. Du grand art. Deux éléments viennent malheureusement ternir le tableau. Le premier est le rythme de l'album. La première moitié est bien amenée et fluide. Les événements s'enchaînent, tenant le lecteur en haleine. Malheureusement, dans la seconde partie, le scénario commence à tourner un peu en rond. L'histoire reste intéressante, mais j'ai été moins captivé, moins convaincu. Peut être aurait-il fallu terminer plus vite ? Le second est le faux choix de la bande dessinée muette. Je m'attendais à un album sans texte et c'est comme ça qu'il débute. Grâce à un dessin redoutable d'efficacité, le texte n'était ni nécessaire, ni souhaitable. Et pourtant, par moment, il refait surface, ici et là. Quel dommage de venir casser ainsi le parti pris ce joli conte. Cela dit, ne vous y trompez pas. « Betty Boob » est un album qui vaut la peine d'être découvert, offert et partagé. C'est une belle leçon de vie et de résilience. Note réelle : 3.25/5

27/01/2020 (modifier)
Par Erik
Note: 2/5
Couverture de la série La Survie de l'Espèce
La Survie de l'Espèce

Nous avons une bd qui est sur un ton assez humoristique afin de décortiquer les mécanismes du capitalisme et de critiquer ses effets notamment les inégalités sociales à savoir ces fameux 1% qui détiennent presque la totalité des richesses de la planète. On peut être sensible à ce message altermondialiste mais ne pas aimer cette bd trop bavarde qui se perd dans beaucoup de considérations sirupeuses. La lecture n’a pas été très agréable même si la forme est plutôt encourageante. Bonne idée par exemple que d’avoir remplacé les gens ordinaires par des Playmobils. Le message est là (par exemple la loi du plus fort) mais la mise en scène ne m’a pas trop convaincu en raison de répétitions et d’impression de raisonnement inachevé. Les idées peuvent être également présentées de manière fort caricaturale sans aucune nuance. Je n’apprécie pas non plus cet humour grinçant. Bref, je n’ai pas accroché plus que cela. Une autre bd traitant du même sujet pourra sans doute faire mieux. Je conseille par exemple Economix.

27/01/2020 (modifier)
Par Erik
Note: 1/5
Couverture de la série Le Nouveau Président
Le Nouveau Président

Je me réjouissais de découvrir ce nouveau président qui va remettre en marche le pays. Cependant, cette bd se base sur un humour un peu spécial. Il y a un style à la Fabcaro mais sans véritablement l’égaler. C’est très caustique et parfois trop fantaisiste pour en rigoler (confer le lobby du parmesan). L’idée est qu’on prend les Français pour des imbéciles mais c’est bien eux qui votent et qui choisissent le dirigeant qui va appliquer les réformes indiquées dans un programme politique. Cependant, il ne faut pas venir pleurer après dans la rue car c’est bien cela la démocratie. Ce nouveau président semble diriger le pays comme s’il était un gamin. La critique est à peine voilée. C’est vrai que le niveau ne vole pas haut avec ces vannes puériles qui tombent à plat. Bref, une bd humoristique décalée qui ne m’a pas fait rire du tout.

27/01/2020 (modifier)
Par Alix
Note: 1/5
Couverture de la série Deux Hollandais à Naples
Deux Hollandais à Naples

Je suis moi aussi complètement passé à côté de ce court album, alors que généralement j’adore ce que fait cet auteur. J’ai trouvé la narration lourde et confuse (j’ai du vérifier que je n’avais pas manqué une page en début de récit), et l’histoire peu passionnante. Le format très court (32 pages) fait que rien ne se développe, tout va très vite, et la fin arrive brusquement, sans apporter de réponses ou un quelconque intérêt à cette triste aventure. J’adore toujours le dessin élégant de Álvaro Ortiz, mais c’est bien trop peu pour sauver cet album à mes yeux. Je n’ai tout simplement pas compris où l’auteur voulait en venir. Tant pis.

27/01/2020 (modifier)