Ouh, la belle claque que cette BD ! J'avais depuis très longtemps la série dans le viseur et j'ai enfin pu profiter de ma bibliothèque locale pour tout lire d'un coup. Et quelle lecture, c'est prenant et instructif, tout en posant de sérieuses questions sur l'humanité.
Comme tout le monde, semblait-il, je ne connaissais pas cette figure contrastée de l'Histoire de France et de la Seconde Guerre Mondiale, mais je trouve que Fabien Nury a réussi un tour de force dans l'adaptation de la réalité à la BD. J'ai pu vérifier ensuite quelques détails qui me paraissaient presque trop gros pour être vrais, mais ils sont souvent ceux qui sont malheureusement très réaliste. Et quelle histoire ...
Si je devais garder une idée de cette BD, c'est qu'il est facile de juger mais que personne ne nait saint ou salaud. Il n'y a qu'une infinité d'humains dans un monde qui n'est jamais tout noir ou tout gris. Que penser de Joanovici, après toute cette vie ? Quelle leçon en tirer, qu'en conclure ? Il est très très difficile de juger, et tant mieux. Le jugement, c'est dans un tribunal (et par sur Twitter), mais pour soi-même il est souvent bon de se l'interdire.
En fait, au-delà de la figure sulfureuse du type, son parcours illustre bien les tensions qui habitèrent cette première moitié du vingtième siècle et les problématiques sociales, culturelles mais aussi économique de ce monde. Un milliardaire qui s'acoquine avec le pire de l'humain, mangeant aux deux râteliers et tentant sans cesse de sauver sa peau, jouant sur tout les tableaux pour toujours gagner ... Sa vie est sans doute moins "noble" et gentille que dans cette BD, mais elle montre ce que furent ces années-là, où tout devient progressivement permis.
Le dessin de la BD va à merveille au récit, avec le trait de Sylvain Vallée qui se fait plaisir. Il croque des trognes, des gueules, des figures tout en ajoutant l'aspect historique bien travaillé dans les décors, les costumes mais aussi les types ayant réellement existé. Le tout fait rapidement immerger dans l'histoire et j'ai dévoré les six tomes en une soirée, happé par le récit et ne parvenant pas à m'en détacher.
Sans fioritures, sans défaut, je trouve cette BD excellente. Le genre qui met une claque morale, celle où on se dit après que le monde n'est pas si simple à comprendre et que décidément, dans le pire des temps tout ce qui peut exister de l'humain ressort. Je ne peux que recommander cette lecture !
La lecture a été globalement plaisante, même si plusieurs choses m’ont un peu chiffonné.
D’abord le rythme endiablé est un atout. Brubaker – que je connais davantage pour ses polars plus classiques, avec son compère Phillips – est un vieux routier et il sait y faire pour construire une intrigue dynamique.
Et là, j’ai bien aimé ce récit. Deux ados (en flash-backs) devenus de jeunes adultes, se transforment en détectives, enquêtant sur tout ce qui leur parait suspect dans leur petite ville de Kings Hill. Jusqu’au jour où l’affaire sur laquelle ils tombent est d’un tout autre ordre…
Le dynamisme du récit m’a fait accepter une bonne partie du fantastique qui s’invite de plus en plus dans les deux derniers tomes (j’ai en particulier bien aimé le voyage dans le temps de Friday). J’ai aussi accepté certaines facilités scénaristiques (toutes les pistes laissées par Lancelot pour guider pas à pas Friday dans son enquête).
Mais j’ai par contre eu du mal avec la fin, que j’ai trouvée un peu trop facile, après une surenchère de fantastique (un peu trop à mon goût)
Le dessin de Martin n’est a priori pas mon truc – les visages en particulier. Mais il se laisse lire, et il passe finalement.
A plusieurs reprises j’ai clairement eu l’impression que Brubaker s’inspirait d’Harry Potter, en tout cas glissait pas mal de clins d’œil à son univers. L’omniprésence de la chouette autour de Friday, les ados/jeunes adultes enquêtant contre les forces du mal, voire même les indices laissés par Lancelot à Friday. Enfin, la dernière case, avec ce train survolé par des chouettes m’a fait penser à celui de Poudlard. Je ne sais pas si j’ai fantasmé tout ça, mais je pense que Brubaker l’a fait sciemment…
Note réelle 3,5/5.
Étrange album que celui-ci, quelque peu envoûtant.
L’auteure nous livre un récit autobiographique et cathartique, dans lequel elle va chercher les « racines » du mal qui la ronge, un mal être lancinant, une dépression qui peine à livrer ses sources. Elle va donc se plonger dans l’histoire et les archives familiales.
Lucile Corbeille parvient à maintenir une narration légère, un ton calme, alors que sa plongée dans le passé met au jour de multiples fractures, des douleurs niées et pourtant bien présentes. L’alcoolisme qui a tué son père. Des couples déchirés. L’homosexualité à peine aperçue de sa mère. Le fonctionnement parfois trop rigoriste de certains ancêtres, alors même que l’auteur elle-même chancelle, sous les coups de la mélancolie ou d’une dépression qui gangrène sa famille.
Cette plongée introspective se fait par paliers, et le lecteur suit pas à pas la descente dans ce passé pourtant pas si lointain. Une descente qui permet de remonter plus forte, l’auteure faisant apparaitre à la fin, alors que la plupart des questions qu’elle se posait ont eu leur réponse, l’espoir d’une guérison.
Une guérison qui prend la forme des couleurs vives qui illuminent les dernières cases, alors qu’un bleu grisâtre dominait tout le reste de l’album.
Le travail graphique de l’auteure est pour beaucoup dans le plaisir de lecture. En effet, son travail à l’aquarelle est réussi, avare de détails dès lors qu’on s’écarte du cœur du sujet, il est vraiment agréable et beau. L’auteure utilise aussi en fond des photos retouchées et recouvertes de peintures, ce qui donne à certaines cases un rendu proche de ce que l’imagination peut faire des souvenirs, à partir d’une photo prise dans l’album familiale : reconstruire, dévier de la trajectoire qu’elle nous propose.
Une lecture recommandable en tout cas.
A titre personnel, j’avais adoré La Bibliomule de Cordoue, et même si j’ai freiné ma consommation de bandes dessinées, je ne pouvais pas passer à côté de ce nouvel opus du duo d’auteurs responsables de l’œuvre susnommée. D’autant plus qu’ils travaillent dans la continuité en nous proposant à nouveau une fable historique sur un sujet oublié.
Dès l’introduction, j’ai été intrigué, me demandant quel lien il allait y avoir entre cet incident à Cap Canaveral et une couverture digne d’un récit de piraterie. Ce lien porte un nom, celui de Joseph Dombey, obscur savant français oublié de l’Histoire, poissard multirécidiviste, qu’un destin malicieux chargea jadis de transmettre le système métrique aux Américains. Le navire sur lequel il se trouvait fut la victime de pirates et lui-même se retrouva séquestré sur une île des Caraïbes.
Le récit tangue constamment entre la farce absurde et l'évocation historique car, si beaucoup d’informations sont véridiques et nous permettent d’en apprendre pas mal sur divers sujets, les évènements nous sont racontés avec beaucoup d’humour et, à l’occasion, une pointe très pertinente de philosophie.
Vous l’aurez compris : une fois de plus, j’ai adoré ma lecture. J’en ressors amusé et un peu plus instruit et c’est vraiment ce que je demande à ce type d’œuvre.
Coté dessin, Léonard Chemineau va à l’essentiel, avec un trait épuré et dynamique et des compositions simples en apparence mais qui permettent d’encore mieux faire ressortir les dialogues de Wilfrid Lupano, ici par la forme d’un phylactère, là par la manière dont ceux-ci sont reliés. Le résultat, très franco-belge de la grande époque, est encore rehaussé par la mise en couleurs de Christophe Bouchard qui permet justement de rester dans cet esprit « BD tout public classique ».
Franchement bien ! Un achat que je ne regrette pas et la découverte d’une page d’Histoire dont j’ignorais tout.
Un manga à ne pas mettre entre toutes les mains tant les scènes de violences physiques ou sexuelles sont explicites et dures, toutefois sans surenchère inutile.
Ce thriller, axé sur un triangle amoureux/amical, fait la part belle aux faux-semblants et aux retournements de situation, sans que cela ne nuise à la cohérence d'ensemble. Malgré quelques longueurs dans le dernier tome consacré au volet judiciaire de l'affaire, NON sait tenir le lecteur en haleine en nous livrant une histoire très rythmée et en distillant savamment les flashbacks tout au long des 3 tomes.
Côté graphisme, j'ai beaucoup apprécié le trait fin et dynamique de NON qui respecte tous les codes du manga. Les personnages féminins sont vraiment magnifiques, les visages expressifs et les décors très détaillés. On regrette presque que les cases ne soient qu'en noir et blanc...
Ce triptyque aura su suffisamment attiser ma curiosité pour que j'aie du mal à le reposer avant de connaitre le fin mot l'histoire. Une belle découverte.
SCENARIO (Originalité, Histoire, personnages) : 7,5/10
GRAPHISME (Dessin, colorisation, mise en page) : 9/10
NOTE GLOBALE : 16,5/20
Vraiment pas mal cet album, même si la distanciation dont fait preuve le narrateur m’a parfois engourdi l’esprit, et si je m’attendais à que ce récit soit plus directement militant.
Mais ceci étant dit, la lecture est quand même agréable, intéressante et instructive. Martinière adapte ici un roman autobiographique (que je n’ai pas lu), dans lequel le personnage principal et narrateur nous présente sa vie d’intérimaire, embauché à l’arrache dans des usines de conserveries de poissons et dans des abattoirs.
Un univers qui mélange le travail à la chaine, l’aspect précaire de l’embauche intérimaire, les horaires décalés (le personnage principal travaille souvent de nuit), et le côté écœurant de la mise à mort des animaux et du « nettoyages » de leurs restes. Bref, une somme de négatif, que notre ouvrier endure, parce qu’il faut bien gagner sa croute.
Mais il endure cette situation, et nous la fait passer de façon distanciée. Le texte est parfois minimaliste, il y a peu de dialogues. Un style un peu littéraire, accentué par des citations ou évocations d’auteurs classiques. Notre ouvrier transcende la réalité, la poétise. Sans se refuser le droit de la politiser parfois, lorsqu’il évoque l’attitude et les droits de chacun (intérimaires ou CDI) au moment d’une grève.
Quelques touches d’humour aussi. Un humour noir, mais aussi plus simple quelques fois, comme lorsqu’il se voit adjoindre un « coéquipier » fainéant, neuneu et beauf, dont il a du mal à se débarrasser.
Le travail éditorial de Sarbacane est, comme à leur habitude, très bon, et le dessin de Martinière, qui use d’un Noir et Blanc léger, mêlant pointillisme et hachures, est très agréable, presque reposant, atténuant un peu la relative dureté de ce qui est montré.
Note réelle 3,5/5.
Difficile à noter, et j'aurais le même problème avec L'Attaque des Titans. Le scénario est formidable, et le dessin… nettement moins. Par contre, les animes sont bons, surtout pour Parasite, ou bien est-ce un goût personnel ? A un moment, je le regardais sans cesse en boucle. Qu'est-ce que l'être humain, sa place, celle des parasites ? Les scènes de combat, originales, par la tête ! Le parasite du héros et les deux filles qu'il tente de protéger sans parler de ses parents, tout est parfait. Et la petite musique nostalgique.
Il est normal que :
- La romance entre le héros et celle qu'il aime paraisse "niaise" car ils sont bien jeunes, et au Japon, les gens ne disent pas directement leurs sentiments, ce qui fait que même des œuvres occidentales ne nous paraissant pas romantiques leur semble romantiques, à eux ! Se dire je t'aime est déjà quelque chose, alors….
- Que les parasites s'opposent est bien : cela montre qu'ils évoluent vers plus d'individualité, ce qui semble normal pour des êtres vivants, pensants, et de plus insérés dans une culture humaine !
- Que la série soit courte est… anormal, et positif ! De longues séries type Attaque des Titans, les Gouttes de Dieu et dans le style franco-belge comme les eaux de Mortelune, peuvent être formidables. Mais il est bon de s'arrêter s'il se trouve qu'on ne trouve plus rien à dire, et c'est ce qui a eu lieu dans Parasite. Bravo !
Dommage, le dessin, sans me déplaire, ne m'enthousiasme pas. Mais quel anime ! Sinon, il parait qu'il y a un spin off d'un autre auteur ne serait pas sans mérite mais je ne l'ai pas lu, alors…
Ce week-end petite balade au salon de St Herblain, herbulles. J’y allais sans trop connaitre la liste des dessinateurs invités. Après le passage obligé à la librairie qui propose les albums des auteurs présents, je suis subjugué par ceux de Benoît Springer. Je me procure 3 de ses albums. C’est du lourd ! je sens que je vais me régaler !
Voici donc mon premier avis. Je commence par Claude Gueux, d’après la nouvelle éponyme de Victor Hugo. Un coup au foie ! Voilà une Bd percutante qui revisite ce classique du XIXe siècle avec un regard moderne et un style graphique saisissant.
Benoît Springer impose un trait puissant et sombre, où les ombres et les contrastes dominent pour traduire l’oppression du système carcéral. Son style nerveux et expressif donne une intensité visuelle rare, renforçant l’émotion et la tension du récit. Séverine Lambour, au scénario, signe une adaptation fidèle et épurée, respectueuse de l’esprit critique et humaniste de Victor Hugo. Les dialogues, minimalistes mais percutants, laissent une large place à l’expression graphique, créant un équilibre parfait entre texte et image. Vos pupilles vont se dilater de plaisirs.
Le découpage dynamique et les cadrages audacieux donnent un rythme soutenu à la lecture, tandis que les silences amplifient l’impact dramatique. Les éclairages, souvent réduits à des lueurs dans la pénombre, guident le regard et soulignent les moments clés du récit. Cette maîtrise génialissime de la lumière et de l’ombre renforce l’atmosphère oppressante et tragique de l’histoire.
L’album aborde des thèmes universels : la justice sociale, la révolte face à l’injustice, et la quête de dignité dans un monde impitoyable. L’œuvre résonne avec une actualité frappante, rappelant que les combats de Victor Hugo pour l’égalité et la fraternité sont toujours d’une brûlante nécessité.
Cette bande dessinée est une expérience de lecture intense accessible à tous, des amateurs de littérature aux passionnés de BD. Elle ne pourra que vous séduire par sa profondeur thématique, son dessin expressif, et sa capacité à émouvoir sans jamais tomber dans le pathos. Seul petit bémol, ça se lit d’une traite et assez rapidement mais que c’est bon !
Je ne peux finir mon avis sans souligner la gentillesse de Benoît qui prend du temps pour répondre aux questions concernant son travail et qui vous fait une dédicace « de la fin du monde » juste incroyable !
Grâce à Grogro, je me lance dans la défense des Gouttes de Dieu. Vous savez le point commun entre Proust et cette œuvre ? Eh bien, les deux sont très poétiques, et on ne le dit pas beaucoup !
A la perfection des étiquettes en dessin, répond l'égale qualité de la représentation graphique des description des vins déjà fort bien menée avec des mots. Et qu'est-ce que j'ai lu, que ce manga serait snob ? Eh bien non, les apôtres et tant d'autres vins délicieux ne coûtent pas grand-chose. Parfois même un vin estimé plus simple est considéré comme se mariant mieux qu'un plus cher et complexe comme dans le cas du chablis dont le restaurateur s'est entiché, incapable de suivre les enseignements de sa femme sommelière ! Aux Etats-Unis, un escroc veut dépouiller des gens, surtout Japonais, adorateurs des étiquettes et incapables se former un goût, et même les héros japonais luttant contre lui ne nient pas ce travers national.
Dans les gouttes de Dieu, tout en rendant à la France la place qui lui est due, on montre aussi l'Italie moins chère et plus accessible à l'entendement et au portefeuille, bon accompagnateur de repas conviviaux . Je saurais dire si ce sont les plats qui doivent accompagner le jus de la treille ou bien l'inverse. L'idéal, je pense, serait une symbiose si parfaite que chacun serait accompagné et accompagnateur de l'autre à égalité. Me ravit que tant de volumes tiennent si parfaitement la route ! Mais je n'ai pas supporté longtemps le feuilleton télé, au large, donc.
Et à présent, je vais lire d'autres critiques de mes collègues commentateurs !
Blake et Mortimer ne fait pas partie de mes lectures de jeunesse et cela n'entre pas dans mes séries cultes. J'ai trouvé cet album réalisé par F. Schuiten, un auteur que j'aime beaucoup, plutôt réussi et un bel hommage à l'original. Je suis assez surpris du nombre d'avis négatifs. On retrouve des personnages vieillis dans la grande pyramide au départ puis à Bruxelles. L'auteur y glisse des références à ses propres oeuvres comme La Douce ou les Cités obscures mais reste fidèle aux textes narratifs de Jacobs.
Le dessin est différent de la ligne claire originale mais je l'aime bien, il est d'une beauté, un travail d'architecte. Le choix de couleurs m'a également paru opportun et les personnages sont tout à fait identifiables. Quant à l'histoire elle mêle ésotérisme, action, science-fiction avec une touche de post-apocalyptique dans cette Bruxelles condamnée et isolée du reste du monde à cause de radiations dans laquelle des personnes sont revenues vivre avec un projet de vie différent. Il faut parfois faire abstraction de son sens terre à terre et se laisser porter. Oui Mortimer est vieux mais se comporte comme James Bond, chutant de 3 mètres sur le parquet sans égratignure par exemple.
Selon moi un album qui peut se lire même sans connaitre la série mère et qui reflète les préoccupations de notre époque. 1er 4/5 après 12 avis.
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Il était une fois en France
Ouh, la belle claque que cette BD ! J'avais depuis très longtemps la série dans le viseur et j'ai enfin pu profiter de ma bibliothèque locale pour tout lire d'un coup. Et quelle lecture, c'est prenant et instructif, tout en posant de sérieuses questions sur l'humanité. Comme tout le monde, semblait-il, je ne connaissais pas cette figure contrastée de l'Histoire de France et de la Seconde Guerre Mondiale, mais je trouve que Fabien Nury a réussi un tour de force dans l'adaptation de la réalité à la BD. J'ai pu vérifier ensuite quelques détails qui me paraissaient presque trop gros pour être vrais, mais ils sont souvent ceux qui sont malheureusement très réaliste. Et quelle histoire ... Si je devais garder une idée de cette BD, c'est qu'il est facile de juger mais que personne ne nait saint ou salaud. Il n'y a qu'une infinité d'humains dans un monde qui n'est jamais tout noir ou tout gris. Que penser de Joanovici, après toute cette vie ? Quelle leçon en tirer, qu'en conclure ? Il est très très difficile de juger, et tant mieux. Le jugement, c'est dans un tribunal (et par sur Twitter), mais pour soi-même il est souvent bon de se l'interdire. En fait, au-delà de la figure sulfureuse du type, son parcours illustre bien les tensions qui habitèrent cette première moitié du vingtième siècle et les problématiques sociales, culturelles mais aussi économique de ce monde. Un milliardaire qui s'acoquine avec le pire de l'humain, mangeant aux deux râteliers et tentant sans cesse de sauver sa peau, jouant sur tout les tableaux pour toujours gagner ... Sa vie est sans doute moins "noble" et gentille que dans cette BD, mais elle montre ce que furent ces années-là, où tout devient progressivement permis. Le dessin de la BD va à merveille au récit, avec le trait de Sylvain Vallée qui se fait plaisir. Il croque des trognes, des gueules, des figures tout en ajoutant l'aspect historique bien travaillé dans les décors, les costumes mais aussi les types ayant réellement existé. Le tout fait rapidement immerger dans l'histoire et j'ai dévoré les six tomes en une soirée, happé par le récit et ne parvenant pas à m'en détacher. Sans fioritures, sans défaut, je trouve cette BD excellente. Le genre qui met une claque morale, celle où on se dit après que le monde n'est pas si simple à comprendre et que décidément, dans le pire des temps tout ce qui peut exister de l'humain ressort. Je ne peux que recommander cette lecture !
Friday
La lecture a été globalement plaisante, même si plusieurs choses m’ont un peu chiffonné. D’abord le rythme endiablé est un atout. Brubaker – que je connais davantage pour ses polars plus classiques, avec son compère Phillips – est un vieux routier et il sait y faire pour construire une intrigue dynamique. Et là, j’ai bien aimé ce récit. Deux ados (en flash-backs) devenus de jeunes adultes, se transforment en détectives, enquêtant sur tout ce qui leur parait suspect dans leur petite ville de Kings Hill. Jusqu’au jour où l’affaire sur laquelle ils tombent est d’un tout autre ordre… Le dynamisme du récit m’a fait accepter une bonne partie du fantastique qui s’invite de plus en plus dans les deux derniers tomes (j’ai en particulier bien aimé le voyage dans le temps de Friday). J’ai aussi accepté certaines facilités scénaristiques (toutes les pistes laissées par Lancelot pour guider pas à pas Friday dans son enquête). Mais j’ai par contre eu du mal avec la fin, que j’ai trouvée un peu trop facile, après une surenchère de fantastique (un peu trop à mon goût) Le dessin de Martin n’est a priori pas mon truc – les visages en particulier. Mais il se laisse lire, et il passe finalement. A plusieurs reprises j’ai clairement eu l’impression que Brubaker s’inspirait d’Harry Potter, en tout cas glissait pas mal de clins d’œil à son univers. L’omniprésence de la chouette autour de Friday, les ados/jeunes adultes enquêtant contre les forces du mal, voire même les indices laissés par Lancelot à Friday. Enfin, la dernière case, avec ce train survolé par des chouettes m’a fait penser à celui de Poudlard. Je ne sais pas si j’ai fantasmé tout ça, mais je pense que Brubaker l’a fait sciemment… Note réelle 3,5/5.
Abîmes
Étrange album que celui-ci, quelque peu envoûtant. L’auteure nous livre un récit autobiographique et cathartique, dans lequel elle va chercher les « racines » du mal qui la ronge, un mal être lancinant, une dépression qui peine à livrer ses sources. Elle va donc se plonger dans l’histoire et les archives familiales. Lucile Corbeille parvient à maintenir une narration légère, un ton calme, alors que sa plongée dans le passé met au jour de multiples fractures, des douleurs niées et pourtant bien présentes. L’alcoolisme qui a tué son père. Des couples déchirés. L’homosexualité à peine aperçue de sa mère. Le fonctionnement parfois trop rigoriste de certains ancêtres, alors même que l’auteur elle-même chancelle, sous les coups de la mélancolie ou d’une dépression qui gangrène sa famille. Cette plongée introspective se fait par paliers, et le lecteur suit pas à pas la descente dans ce passé pourtant pas si lointain. Une descente qui permet de remonter plus forte, l’auteure faisant apparaitre à la fin, alors que la plupart des questions qu’elle se posait ont eu leur réponse, l’espoir d’une guérison. Une guérison qui prend la forme des couleurs vives qui illuminent les dernières cases, alors qu’un bleu grisâtre dominait tout le reste de l’album. Le travail graphique de l’auteure est pour beaucoup dans le plaisir de lecture. En effet, son travail à l’aquarelle est réussi, avare de détails dès lors qu’on s’écarte du cœur du sujet, il est vraiment agréable et beau. L’auteure utilise aussi en fond des photos retouchées et recouvertes de peintures, ce qui donne à certaines cases un rendu proche de ce que l’imagination peut faire des souvenirs, à partir d’une photo prise dans l’album familiale : reconstruire, dévier de la trajectoire qu’elle nous propose. Une lecture recommandable en tout cas.
Le Mètre des Caraïbes
A titre personnel, j’avais adoré La Bibliomule de Cordoue, et même si j’ai freiné ma consommation de bandes dessinées, je ne pouvais pas passer à côté de ce nouvel opus du duo d’auteurs responsables de l’œuvre susnommée. D’autant plus qu’ils travaillent dans la continuité en nous proposant à nouveau une fable historique sur un sujet oublié. Dès l’introduction, j’ai été intrigué, me demandant quel lien il allait y avoir entre cet incident à Cap Canaveral et une couverture digne d’un récit de piraterie. Ce lien porte un nom, celui de Joseph Dombey, obscur savant français oublié de l’Histoire, poissard multirécidiviste, qu’un destin malicieux chargea jadis de transmettre le système métrique aux Américains. Le navire sur lequel il se trouvait fut la victime de pirates et lui-même se retrouva séquestré sur une île des Caraïbes. Le récit tangue constamment entre la farce absurde et l'évocation historique car, si beaucoup d’informations sont véridiques et nous permettent d’en apprendre pas mal sur divers sujets, les évènements nous sont racontés avec beaucoup d’humour et, à l’occasion, une pointe très pertinente de philosophie. Vous l’aurez compris : une fois de plus, j’ai adoré ma lecture. J’en ressors amusé et un peu plus instruit et c’est vraiment ce que je demande à ce type d’œuvre. Coté dessin, Léonard Chemineau va à l’essentiel, avec un trait épuré et dynamique et des compositions simples en apparence mais qui permettent d’encore mieux faire ressortir les dialogues de Wilfrid Lupano, ici par la forme d’un phylactère, là par la manière dont ceux-ci sont reliés. Le résultat, très franco-belge de la grande époque, est encore rehaussé par la mise en couleurs de Christophe Bouchard qui permet justement de rester dans cet esprit « BD tout public classique ». Franchement bien ! Un achat que je ne regrette pas et la découverte d’une page d’Histoire dont j’ignorais tout.
Adabana
Un manga à ne pas mettre entre toutes les mains tant les scènes de violences physiques ou sexuelles sont explicites et dures, toutefois sans surenchère inutile. Ce thriller, axé sur un triangle amoureux/amical, fait la part belle aux faux-semblants et aux retournements de situation, sans que cela ne nuise à la cohérence d'ensemble. Malgré quelques longueurs dans le dernier tome consacré au volet judiciaire de l'affaire, NON sait tenir le lecteur en haleine en nous livrant une histoire très rythmée et en distillant savamment les flashbacks tout au long des 3 tomes. Côté graphisme, j'ai beaucoup apprécié le trait fin et dynamique de NON qui respecte tous les codes du manga. Les personnages féminins sont vraiment magnifiques, les visages expressifs et les décors très détaillés. On regrette presque que les cases ne soient qu'en noir et blanc... Ce triptyque aura su suffisamment attiser ma curiosité pour que j'aie du mal à le reposer avant de connaitre le fin mot l'histoire. Une belle découverte. SCENARIO (Originalité, Histoire, personnages) : 7,5/10 GRAPHISME (Dessin, colorisation, mise en page) : 9/10 NOTE GLOBALE : 16,5/20
A la ligne
Vraiment pas mal cet album, même si la distanciation dont fait preuve le narrateur m’a parfois engourdi l’esprit, et si je m’attendais à que ce récit soit plus directement militant. Mais ceci étant dit, la lecture est quand même agréable, intéressante et instructive. Martinière adapte ici un roman autobiographique (que je n’ai pas lu), dans lequel le personnage principal et narrateur nous présente sa vie d’intérimaire, embauché à l’arrache dans des usines de conserveries de poissons et dans des abattoirs. Un univers qui mélange le travail à la chaine, l’aspect précaire de l’embauche intérimaire, les horaires décalés (le personnage principal travaille souvent de nuit), et le côté écœurant de la mise à mort des animaux et du « nettoyages » de leurs restes. Bref, une somme de négatif, que notre ouvrier endure, parce qu’il faut bien gagner sa croute. Mais il endure cette situation, et nous la fait passer de façon distanciée. Le texte est parfois minimaliste, il y a peu de dialogues. Un style un peu littéraire, accentué par des citations ou évocations d’auteurs classiques. Notre ouvrier transcende la réalité, la poétise. Sans se refuser le droit de la politiser parfois, lorsqu’il évoque l’attitude et les droits de chacun (intérimaires ou CDI) au moment d’une grève. Quelques touches d’humour aussi. Un humour noir, mais aussi plus simple quelques fois, comme lorsqu’il se voit adjoindre un « coéquipier » fainéant, neuneu et beauf, dont il a du mal à se débarrasser. Le travail éditorial de Sarbacane est, comme à leur habitude, très bon, et le dessin de Martinière, qui use d’un Noir et Blanc léger, mêlant pointillisme et hachures, est très agréable, presque reposant, atténuant un peu la relative dureté de ce qui est montré. Note réelle 3,5/5.
Parasite
Difficile à noter, et j'aurais le même problème avec L'Attaque des Titans. Le scénario est formidable, et le dessin… nettement moins. Par contre, les animes sont bons, surtout pour Parasite, ou bien est-ce un goût personnel ? A un moment, je le regardais sans cesse en boucle. Qu'est-ce que l'être humain, sa place, celle des parasites ? Les scènes de combat, originales, par la tête ! Le parasite du héros et les deux filles qu'il tente de protéger sans parler de ses parents, tout est parfait. Et la petite musique nostalgique. Il est normal que : - La romance entre le héros et celle qu'il aime paraisse "niaise" car ils sont bien jeunes, et au Japon, les gens ne disent pas directement leurs sentiments, ce qui fait que même des œuvres occidentales ne nous paraissant pas romantiques leur semble romantiques, à eux ! Se dire je t'aime est déjà quelque chose, alors…. - Que les parasites s'opposent est bien : cela montre qu'ils évoluent vers plus d'individualité, ce qui semble normal pour des êtres vivants, pensants, et de plus insérés dans une culture humaine ! - Que la série soit courte est… anormal, et positif ! De longues séries type Attaque des Titans, les Gouttes de Dieu et dans le style franco-belge comme les eaux de Mortelune, peuvent être formidables. Mais il est bon de s'arrêter s'il se trouve qu'on ne trouve plus rien à dire, et c'est ce qui a eu lieu dans Parasite. Bravo ! Dommage, le dessin, sans me déplaire, ne m'enthousiasme pas. Mais quel anime ! Sinon, il parait qu'il y a un spin off d'un autre auteur ne serait pas sans mérite mais je ne l'ai pas lu, alors…
Claude Gueux
Ce week-end petite balade au salon de St Herblain, herbulles. J’y allais sans trop connaitre la liste des dessinateurs invités. Après le passage obligé à la librairie qui propose les albums des auteurs présents, je suis subjugué par ceux de Benoît Springer. Je me procure 3 de ses albums. C’est du lourd ! je sens que je vais me régaler ! Voici donc mon premier avis. Je commence par Claude Gueux, d’après la nouvelle éponyme de Victor Hugo. Un coup au foie ! Voilà une Bd percutante qui revisite ce classique du XIXe siècle avec un regard moderne et un style graphique saisissant. Benoît Springer impose un trait puissant et sombre, où les ombres et les contrastes dominent pour traduire l’oppression du système carcéral. Son style nerveux et expressif donne une intensité visuelle rare, renforçant l’émotion et la tension du récit. Séverine Lambour, au scénario, signe une adaptation fidèle et épurée, respectueuse de l’esprit critique et humaniste de Victor Hugo. Les dialogues, minimalistes mais percutants, laissent une large place à l’expression graphique, créant un équilibre parfait entre texte et image. Vos pupilles vont se dilater de plaisirs. Le découpage dynamique et les cadrages audacieux donnent un rythme soutenu à la lecture, tandis que les silences amplifient l’impact dramatique. Les éclairages, souvent réduits à des lueurs dans la pénombre, guident le regard et soulignent les moments clés du récit. Cette maîtrise génialissime de la lumière et de l’ombre renforce l’atmosphère oppressante et tragique de l’histoire. L’album aborde des thèmes universels : la justice sociale, la révolte face à l’injustice, et la quête de dignité dans un monde impitoyable. L’œuvre résonne avec une actualité frappante, rappelant que les combats de Victor Hugo pour l’égalité et la fraternité sont toujours d’une brûlante nécessité. Cette bande dessinée est une expérience de lecture intense accessible à tous, des amateurs de littérature aux passionnés de BD. Elle ne pourra que vous séduire par sa profondeur thématique, son dessin expressif, et sa capacité à émouvoir sans jamais tomber dans le pathos. Seul petit bémol, ça se lit d’une traite et assez rapidement mais que c’est bon ! Je ne peux finir mon avis sans souligner la gentillesse de Benoît qui prend du temps pour répondre aux questions concernant son travail et qui vous fait une dédicace « de la fin du monde » juste incroyable !
Les Gouttes de Dieu
Grâce à Grogro, je me lance dans la défense des Gouttes de Dieu. Vous savez le point commun entre Proust et cette œuvre ? Eh bien, les deux sont très poétiques, et on ne le dit pas beaucoup ! A la perfection des étiquettes en dessin, répond l'égale qualité de la représentation graphique des description des vins déjà fort bien menée avec des mots. Et qu'est-ce que j'ai lu, que ce manga serait snob ? Eh bien non, les apôtres et tant d'autres vins délicieux ne coûtent pas grand-chose. Parfois même un vin estimé plus simple est considéré comme se mariant mieux qu'un plus cher et complexe comme dans le cas du chablis dont le restaurateur s'est entiché, incapable de suivre les enseignements de sa femme sommelière ! Aux Etats-Unis, un escroc veut dépouiller des gens, surtout Japonais, adorateurs des étiquettes et incapables se former un goût, et même les héros japonais luttant contre lui ne nient pas ce travers national. Dans les gouttes de Dieu, tout en rendant à la France la place qui lui est due, on montre aussi l'Italie moins chère et plus accessible à l'entendement et au portefeuille, bon accompagnateur de repas conviviaux . Je saurais dire si ce sont les plats qui doivent accompagner le jus de la treille ou bien l'inverse. L'idéal, je pense, serait une symbiose si parfaite que chacun serait accompagné et accompagnateur de l'autre à égalité. Me ravit que tant de volumes tiennent si parfaitement la route ! Mais je n'ai pas supporté longtemps le feuilleton télé, au large, donc. Et à présent, je vais lire d'autres critiques de mes collègues commentateurs !
Blake et Mortimer - Le Dernier Pharaon
Blake et Mortimer ne fait pas partie de mes lectures de jeunesse et cela n'entre pas dans mes séries cultes. J'ai trouvé cet album réalisé par F. Schuiten, un auteur que j'aime beaucoup, plutôt réussi et un bel hommage à l'original. Je suis assez surpris du nombre d'avis négatifs. On retrouve des personnages vieillis dans la grande pyramide au départ puis à Bruxelles. L'auteur y glisse des références à ses propres oeuvres comme La Douce ou les Cités obscures mais reste fidèle aux textes narratifs de Jacobs. Le dessin est différent de la ligne claire originale mais je l'aime bien, il est d'une beauté, un travail d'architecte. Le choix de couleurs m'a également paru opportun et les personnages sont tout à fait identifiables. Quant à l'histoire elle mêle ésotérisme, action, science-fiction avec une touche de post-apocalyptique dans cette Bruxelles condamnée et isolée du reste du monde à cause de radiations dans laquelle des personnes sont revenues vivre avec un projet de vie différent. Il faut parfois faire abstraction de son sens terre à terre et se laisser porter. Oui Mortimer est vieux mais se comporte comme James Bond, chutant de 3 mètres sur le parquet sans égratignure par exemple. Selon moi un album qui peut se lire même sans connaitre la série mère et qui reflète les préoccupations de notre époque. 1er 4/5 après 12 avis.