Ne vous y trompez pas, les couvertures un peu particulières de ces deux premiers tomes cachent le très beau dessin de Lamontagne, particulièrement splendide pour les paysages, mais toujours fin, précis, et aussi riche d'une multitude de détails. Un tel dessin, allié à un découpage dynamique voire même cinématographique, permet au lecteur d'entrer facilement dans cette histoire.
L'univers de ce western est dur, brutal, sans pitié ni concession. La confiance ici, souvent cher payée par celui qui l'a accordée, se fait rare, et presque tout le monde est un ennemi. Et c'est au travers de deux légendes du Far West, Calamity Jane et Wild Bill, qu'on le découvre. Comme pour nombre d'autres oeuvres, Gloris s'approprie ici le matériau de leurs deux mythes pour en créer son histoire. On notera que la vie de Calamity Jane échappait de toute façon à la réalité historique et était une légende, déjà en construction de son vivant.
J'ai aussi beaucoup apprécié la vision des indiens, d'abord de l'extérieur par les américains, puis de l'intérieur, d'une façon qui n'est pas sans rappeler Danse avec les loups ou Little big man. Ce dernier passage a paradoxalement représenté un moment d'apaisement dans cette histoire, alors même que la guerre avec l'Homme blanc fait rage.
Le résultat est farouche, sombre, impitoyable et beau. Je ne sais si les conditions de vie représentées sont fidèles à la réalité de cette époque, mais ce qui est sûr c'est que l'ensemble sent le réaliste, le crédible - j'ai failli écrire "le vécu" !
Ces tomes se lisent avidement, sans pause ni temps mort. Vivement la suite.
J’avais découvert Maruo avec le très beau et très étrange La Chenille, et c’est encore avec plaisir que je le retrouve ici.
Moi qui suis particulièrement rétif au style graphique de la majorité des mangakas, j’apprécie le dessin de Maruo, avec son trait fin, précis. Mais surtout j’aime y retrouver un univers franchement surréaliste – certes mâtiné d’érotisme, de violence, et d’un absurde grotesque.
L’histoire en elle-même n’est pas forcément très étoffée. Mais c’est le traitement, qui joue sur une certaine poésie, une noirceur provocante et un certain lyrisme qui lui donne de la valeur. Nous suivons donc Midori (dont le visage a des airs de poupée de porcelaine), au milieu d’une troupe de cirque particulière (je pense que Maruo s’est inspiré du beau film de Tod Browning « Freaks »), subissant des assauts plus ou moins bien intentionnés (de l’amour que lui porte le magicien contorsionniste Misamitsu au mépris ou haine que lui font subir d’autres personnages, sans parler de scènes proches de la torture et du sadisme).
C’est je pense une œuvre dans laquelle on entre avec enthousiasme ou qui nous repousse, c’est assez clivant. La construction saccadée et peu linéaire et cartésienne ! (certains passages ressemblent à des retranscriptions de rêves), l’aspect gore et grotesque de certaines scènes, quelques rares passages pornographiques et une bonne dose de surréalisme (voir les allusions au travail de Bellmer – déjà présentes dans « La Chenille »), tout ceci peut interpeller, gêner. Mais c’est justement ce qui m’attire dans cette œuvre très originale, pleine d’une poésie noire.
J'entre dans le club des aviseurs super satisfaits.
Ça peut presque remettre en cause la notion de ce qu'est une BD "Culte" ici, qu'est ce qui empêche cette histoire d'avoir son 5/5? J'ai juste envie de la faire connaître à tout le monde qui m'entoure.
Les situations sont presque à chaque fois inattendues et donnent un ton profondément joyeux à l'ensemble. Pourtant, le monde paraît si cruel aux yeux de ce renard naïf et ayant conscience de sa propre médiocrité. Et plus ça va, plus on est amené à s'attacher à lui. Cet esprit simple ("bête" est le jugement que nous avons à son égard?) prend le dessus sur tout le reste, et le lecteur ne peut pas s'empêcher de le trouver, par conséquent, "humainement" bon. La dernière fois que j'ai pu ressentir ça en BD c'était avec Silence (Comès)...et je me dis que c'est drôle à quel point 2 œuvres totalement différentes peuvent réussir à transmettre le même message. Ou alors, c'est mon interprétation qui déraille...
Toute cette légèreté en surface est le fruit d'une intrigue hyper bien ficelée et peut-être issue d'une réflexion plus profonde qu'on ne le pense. Enfin...pas besoin de philosopher, on pourra parcourir cette histoire de tout temps, à tout âge. Ça fait garder le sourire et, sans tomber dans la niaiserie, ça alimente quelque chose de foncièrement bon en soi.
J’aime beaucoup ce genre d’histoire loufoque, issue du beau catalogue de Fantagraphics, comme Frank de Woodring, ou les délires de Rickheit – dont Huber avait déjà édité Cochléa & Eustachia.
Je veux d’ailleurs commencer par remercier Huber de prendre ce genre de risque éditorial, et de le faire très bien : couverture cartonnée épaisse, papier de qualité, un bel objet qui donne envie de se plonger dans l’histoire.
Histoire difficile à résumer, puisque les deux gros chapitres qui la composent nous font vivre des aventures pleines de folie, remplies de clins d’œil à la littérature classique. Mais surtout, une poésie noire et loufoque, fortement teintée de surréalisme, dynamise, dynamite cette aventure improbable, dans une ambiance où le fantastique le dispute à l’absurde.
Rien de cartésien ici, mais on se laisse facilement emporter par le vent de l’aventure, avec un dessin qui use d’un beau Noir et Blanc pour donner à certaines planches l’allure de gravures du XIXème siècle, comme avaient su les détourner les collagistes surréalistes Max Ernst et Max Bucaille.
Chouette lecture. Si vous avez apprécié les références données en début d’avis, vous aimerez les aventures de ce Pinocchio morbide, personnage créé par des souris, gamin vivant ses rêves comme des aventures de grand, avec un auteur, Millionnaire, dont je suppose que c’est un grand enfant qui porte un masque d’adulte pour tromper son monde.
Je ne sais pas pourquoi, mais je suis un peu allé à reculons vers cette série. Je suis pourtant sorti de ma lecture plutôt satisfait.
En effet, c’est une histoire qui, sur un thème où le pathos, le larmoyant, pouvaient gêner la narration, s’en sort très bien. Il y a en particulier un très bon équilibre entre les nombreux flash-backs et les parties postérieures d’une soixantaine d’années. Ces deux temps alternent sans que la narration ne soit hachée, et les éclairages distillés par ces flash-backs entretiennent le dynamisme de l’intrigue de façon intelligente.
De la même manière, après avoir découvert le groupe de gamins envoyés à l’autre bout des Etats-Unis pour être adoptés, nous suivons ensuite certains d’entre eux, les interactions qui les ont liés ou repoussés, revisitant certains pans de l’histoire sous un autre angle.
Bref, c’est plutôt une chouette découverte, et le dessin de Fourquemin, avec son trait semi réaliste, est un plus pour la fluidité de la lecture, qui est agréable et recommandable.
Les deux premiers cycles sont vraiment très bons (4 étoiles).
Le troisième est un chouia en dessous (3 étoiles), peut-être moins rythmé, moins riche, même s’il conclut plutôt bien l’intrigue. Je trouve que ça commence un peu à tirer en longueur, et que l’évolution de certains personnages n’est pas extraordinaire (madame Goswell surtout).
Le quatrième cycle est lui totalement dispensable. Inutile pour l’intrigue (il n’apporte rien de nouveau), très peu intéressant, et surtout manquant de crédibilité : le voyage en Irlande de Joey, mais surtout la transformation de madame Goswell, qui aurait dû rester la vieille rombière faux derche et coincée du début. Et tout ce qui se passe autour de Lisa dans son bled paumé est très peu intéressant !
Bref, ma notation s’entend uniquement pour les 6 premiers albums, sinon j’aurais été plus sévère. Arrêtez-vous là et vous aurez une série plutôt sympa à lire, et ne gâchez pas cette bonne impression avec les deux derniers albums, ratés je trouve, et en plus inutiles pour l’histoire elle-même.
Note réelle 3,5/5.
Ca vous parle un milliardaire qui parcourt le monde et qui vient en aide à la veuve et l’orphelin ? Un milliardaire casse-cou, intrépide, généreux, avec de belles valeurs humanistes et pour couronner le tout il a une gueule de playboy ? Alors vous pensez à qui ? A Jean Ravelle bien évidemment, le président de la Ravel Corporation. Sans doute le frère caché de Largo Winch ? Nério ne nous a pas tout dit ! Hi hi hi hi.
Avec Stephen Desberg aux manettes, le scénariste d'"i.R.S.", c’est sûr, cela ne pouvait qu’envoyer du lourd ! Même si le scénario n’est pas très original, je me suis laissé embarquer par cette série énergique. Ce Jean Ravelle veut s’affranchir des dérives de son entreprise et se racheter aux yeux de tous. Il n’a pas la conscience tranquille notre nouveau héros ! Et il a du boulot s'il veut l’absolution ! Il va donc procéder à une vendetta personnelle en utilisant tous les moyens à sa disposition pour réparer les erreurs de sa boite. Alors oui c’est rythmé. La cadence va faire que vous allez perdre haleine assez rapidement. Ça pulse mais que c’est bon ces courses poursuites mais gaffe aux balles !
Le graphisme est bon même si je trouve que les visages sont un peu trop rugueux sans aucune délicatesse. Les décors sont maitrisés avec une multitude de détails. Sur le premier tome, magnifiques vues de Rio.
Au final ce justicier milliardaire me plaît bien. La série mérite que nous nous attardions sur elle. Les perspectives semblent intéressantes.
J'ai eu les 3 albums en bouquinerie en parfait état, et ma foi, je ne regrette pas cet achat. Je regrette seulement que la série se soit arrêtée là, elle aurait pu continuer à travers des enquêtes très réalistes s'inspirant de l'actualité ou de faits connus comme c'est le cas dans ces 3 albums, dont les 2 derniers forment un diptyque.
Dès le tome 1, la série se révèle prometteuse et passionnante, le scénario adopte un ton provincial bien élaboré, l'ensemble est bien construit, c'est une enquête qui apparemment ressemble à un fait divers dramatique comme il y en eut souvent à une époque en France (les profanations de cimetières), mais en y ajoutant des implications d'extrême droite, sujet sensible qui était à la mode à l'époque et qui aurait pu plomber la Bd ; ça débouche sur un polar politique qui se nourrit de ficelles classiques, mais c'est bien maîtrisé, les personnages sonnent vrais, l'enquête n'est pas ultra complexe au point d'en être ennuyeuse, le tout sonne authentique, et ce malgré des facilités et des clichés redondants (le flic qui couche avec sa collègue).
Dans les 2 albums suivants, il est question d'un serial killer où Lacaf complique un peu l'intrigue en rajoutant des éléments superflus (anciens de l'OAS, groupes extrémistes...) de façon à donner plus de corps, ça frôle la complication inutile mais la traque reste intéressante et progresse bien, tout se tient correctement, et les personnages sont crédibles malgré quelques facilités scénaristiques. C'est juste le final qui n'est pas à la hauteur, je m'attendais à quelque chose de sanglant certes, mais de moins confus et de moins expédié. Malgré ça, c'est un bon polar, percutant, au réalisme brut, et dont la simplicité fait la force.
Le dessin de Lacaf me plait bien, il est beaucoup moins policé que dans Les Patriotes et Les Pêcheurs d'étoiles qui restent ses séries les plus appliquées sur le plan graphique, mais il est bien meilleur que sur Bayard et L'Histoire de Mandrin en BD ; disons que "Macadam" se situe entre les deux, juste avant que Lacaf change de style graphique, qui sera plus fouillis ensuite, en l'état c'est un trait semi réaliste très séduisant, et qui reproduit bien les décors réels lyonnais et de Provence.
Décidément, ce nouvel éditeur semble orienter les sorties de ces mangas en fonctionne de la sortie des adaptations en anime parce que là c'est la troisième fois qu'il sort un manga lorsque la version animé commence ou était sur le point de sortir.
Je connaissais pas du tout ce manga et j'ai regardé le premier épisode parce que le résumé m'intéressait vaguement. Après avoir vu l'épisode, j'ai tellement aimé que j'ai fini par lire tous les chapitres du mangas qui sont sorti jusqu'à ce jour et maintenant tous les semaines je lis le dernier chapitre paru et je regarder un épisode de l'anime.
J'ai lu plusieurs manga du genre harem parce ce que c'est un genre de que j'aime et la prémisse de celui-ci m'intéresse parce qu'on prends l'idée que deux filles partagent le même gars au sérieux. C'est pas juste 'toutes les filles acceptent facilement d'être avec le même type', on montre vraiment de manière réaliste que c'est pas facile: les deux filles s'entendent bien, mais il y a tout de même un peu de jalousie entre-elles, le gars veut vraiment les aimer toutes les deux de manière égale et c'est pas facile, une relation à plusieurs demandant plus d'énergie qu'une simple relation entre deux personnes, etc. Cerise sur le gâteau, le manga est aussi humoristique.
Alors qu'avec une même base un autre auteur aurait fait un drame avec les personnages qui passeraient leur temps à ce plaindre de leurs situations pendant des pages et des pages, ici même si l'idée de la polygamie est traité de manière plus sérieuse que dans la plupart des mangas, cela reste une œuvre très drôle avec des personnages cons qui font des trucs cons. Mention spécial pour le héros qui a toujours des solutions qui défient la logique (enfin disons qu'il y a une logique, mais une logique que personne de sensé appliquerait). Le scénario est agréable à lire, le dessin est bon et l'humour fonctionne pour moi.
Il y a tout de même un truc que je reproche est que j'aurais bien aimé voir plus de scènes où les trois personnages principaux passent du bon temps ensemble sauf que pour le moment leurs vies est surtout parasité par deux autres filles qui ont découvert la vérité. Les deux filles sont très marrantes, mais j'aurais aimé que le trio ait plus d'intimité.
3.5
J'avais découvert le manga grâce à la première saison de l'anime qui a été diffusé il y a quelques années et je me demandais quand la série allait enfin paraitre en français et voici qu'elle arrive juste à temps pour la seconde saison de l'anime.
Le manga part sur une base débile: un jour une femme saoul aide une dragonne qui est venu d'un autre monde et la dragonne est tombé amoureuse d'elle et devient sa servante. Cela tombe des situations rigolos vu que la dragonne n'a aucune idée de comment vivent les humains. Puis cela devient plus sérieux avec des moments dramatiques et aussi des moments de tendresses. J'aime bien lorsque la petite dragonne Kanna débarque parce qu'on va se retrouver dans une situation où deux femmes vont élever une enfant même si jusqu'à présent, Kobayashi n'éprouve pas de sentiment amoureuse envers sa servante-dragonne. Le dessin est expressif et j'aime bien les expressions au visages que donnent l'auteur à ses personnages. L'humour focntionne bien, le scénario est prenant et la plupart des personnages sont attachants.
Il y a tout de même quelques trucs négatifs, principalement venant du fanservice qui comme souvent au Japon va plus loin qu'en France. Ainsi, quelques scènes avec Kanna (qui a genre 10 ans) sont vraiment d'un gout douteux, il y a une dragonne qui a l'air d'être jeune et qui a tout de même des gros gros seins plus gros que le reste de son corps (j'aime bien les lolos, mais la on dirait un gamin qui a mit des ballons en dessous de son chandail pour rigoler) et puis il y a aussi le personnage de Lucoa, qui est une dragonne qui aussi un maitre sauf que le maitre en question s'est un gamin et arrete pas de le rendre inconfortable avec ses gros seins et c'est clair qu'elle est amoureuse de lui...Bon okay je sais un gros fantasme masculin c'est de faire des trucs avec une femme plus âge, moi même je l'ai eu étant ado, mais là avec un gamin de 10 ans il faut pas pas déconner non plus, il avait au moins 16 ans cela m'aurait moins dérangé.
Donc voilà un manga avec des qualités, mais dont certains éléments risque de choquer certains lecteurs.
Quoi ? Encore une histoire de vikings, encore deux gars PAco et Sloane qui nous posent un avis impatient alors que l'histoire en viendra à son terme que dans le deuxième tome. Oui d'accord nous sommes impatients, mais ici le jeu en vaut la chandelle. Au scénario David Chauvel, je ne vous fais pas la liste de ses récits vous irez voir dans le thème qui le concerne, et Patrick Pion, là aussi nous sommes sur du lourd comme ont dit. Il arrive parfois que des associations d'auteurs belles sur le papier n'accouchent que de petits trucs moyens. Ici c'est vraiment très fort.
J'ai particulièrement apprécié les personnages qui sont tout sauf insignifiants et qui déjà dans ce premier tome évoluent de belle façon, je pense bien sûr à Sigrid mais aussi à l'indien Gotheyet.
Bref un scénario au millimètre bien construit qui utilise habilement des flashbacks et un dessin taillé à la hache, rude, mais au final très efficace. Nul doute que ce diptyque en devenir deviendra un must, n'hésitez pas.
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Wild West
Ne vous y trompez pas, les couvertures un peu particulières de ces deux premiers tomes cachent le très beau dessin de Lamontagne, particulièrement splendide pour les paysages, mais toujours fin, précis, et aussi riche d'une multitude de détails. Un tel dessin, allié à un découpage dynamique voire même cinématographique, permet au lecteur d'entrer facilement dans cette histoire. L'univers de ce western est dur, brutal, sans pitié ni concession. La confiance ici, souvent cher payée par celui qui l'a accordée, se fait rare, et presque tout le monde est un ennemi. Et c'est au travers de deux légendes du Far West, Calamity Jane et Wild Bill, qu'on le découvre. Comme pour nombre d'autres oeuvres, Gloris s'approprie ici le matériau de leurs deux mythes pour en créer son histoire. On notera que la vie de Calamity Jane échappait de toute façon à la réalité historique et était une légende, déjà en construction de son vivant. J'ai aussi beaucoup apprécié la vision des indiens, d'abord de l'extérieur par les américains, puis de l'intérieur, d'une façon qui n'est pas sans rappeler Danse avec les loups ou Little big man. Ce dernier passage a paradoxalement représenté un moment d'apaisement dans cette histoire, alors même que la guerre avec l'Homme blanc fait rage. Le résultat est farouche, sombre, impitoyable et beau. Je ne sais si les conditions de vie représentées sont fidèles à la réalité de cette époque, mais ce qui est sûr c'est que l'ensemble sent le réaliste, le crédible - j'ai failli écrire "le vécu" ! Ces tomes se lisent avidement, sans pause ni temps mort. Vivement la suite.
La Jeune Fille aux Camélias
J’avais découvert Maruo avec le très beau et très étrange La Chenille, et c’est encore avec plaisir que je le retrouve ici. Moi qui suis particulièrement rétif au style graphique de la majorité des mangakas, j’apprécie le dessin de Maruo, avec son trait fin, précis. Mais surtout j’aime y retrouver un univers franchement surréaliste – certes mâtiné d’érotisme, de violence, et d’un absurde grotesque. L’histoire en elle-même n’est pas forcément très étoffée. Mais c’est le traitement, qui joue sur une certaine poésie, une noirceur provocante et un certain lyrisme qui lui donne de la valeur. Nous suivons donc Midori (dont le visage a des airs de poupée de porcelaine), au milieu d’une troupe de cirque particulière (je pense que Maruo s’est inspiré du beau film de Tod Browning « Freaks »), subissant des assauts plus ou moins bien intentionnés (de l’amour que lui porte le magicien contorsionniste Misamitsu au mépris ou haine que lui font subir d’autres personnages, sans parler de scènes proches de la torture et du sadisme). C’est je pense une œuvre dans laquelle on entre avec enthousiasme ou qui nous repousse, c’est assez clivant. La construction saccadée et peu linéaire et cartésienne ! (certains passages ressemblent à des retranscriptions de rêves), l’aspect gore et grotesque de certaines scènes, quelques rares passages pornographiques et une bonne dose de surréalisme (voir les allusions au travail de Bellmer – déjà présentes dans « La Chenille »), tout ceci peut interpeller, gêner. Mais c’est justement ce qui m’attire dans cette œuvre très originale, pleine d’une poésie noire.
Le Grand Méchant Renard
J'entre dans le club des aviseurs super satisfaits. Ça peut presque remettre en cause la notion de ce qu'est une BD "Culte" ici, qu'est ce qui empêche cette histoire d'avoir son 5/5? J'ai juste envie de la faire connaître à tout le monde qui m'entoure. Les situations sont presque à chaque fois inattendues et donnent un ton profondément joyeux à l'ensemble. Pourtant, le monde paraît si cruel aux yeux de ce renard naïf et ayant conscience de sa propre médiocrité. Et plus ça va, plus on est amené à s'attacher à lui. Cet esprit simple ("bête" est le jugement que nous avons à son égard?) prend le dessus sur tout le reste, et le lecteur ne peut pas s'empêcher de le trouver, par conséquent, "humainement" bon. La dernière fois que j'ai pu ressentir ça en BD c'était avec Silence (Comès)...et je me dis que c'est drôle à quel point 2 œuvres totalement différentes peuvent réussir à transmettre le même message. Ou alors, c'est mon interprétation qui déraille... Toute cette légèreté en surface est le fruit d'une intrigue hyper bien ficelée et peut-être issue d'une réflexion plus profonde qu'on ne le pense. Enfin...pas besoin de philosopher, on pourra parcourir cette histoire de tout temps, à tout âge. Ça fait garder le sourire et, sans tomber dans la niaiserie, ça alimente quelque chose de foncièrement bon en soi.
Billy Noisettes
J’aime beaucoup ce genre d’histoire loufoque, issue du beau catalogue de Fantagraphics, comme Frank de Woodring, ou les délires de Rickheit – dont Huber avait déjà édité Cochléa & Eustachia. Je veux d’ailleurs commencer par remercier Huber de prendre ce genre de risque éditorial, et de le faire très bien : couverture cartonnée épaisse, papier de qualité, un bel objet qui donne envie de se plonger dans l’histoire. Histoire difficile à résumer, puisque les deux gros chapitres qui la composent nous font vivre des aventures pleines de folie, remplies de clins d’œil à la littérature classique. Mais surtout, une poésie noire et loufoque, fortement teintée de surréalisme, dynamise, dynamite cette aventure improbable, dans une ambiance où le fantastique le dispute à l’absurde. Rien de cartésien ici, mais on se laisse facilement emporter par le vent de l’aventure, avec un dessin qui use d’un beau Noir et Blanc pour donner à certaines planches l’allure de gravures du XIXème siècle, comme avaient su les détourner les collagistes surréalistes Max Ernst et Max Bucaille. Chouette lecture. Si vous avez apprécié les références données en début d’avis, vous aimerez les aventures de ce Pinocchio morbide, personnage créé par des souris, gamin vivant ses rêves comme des aventures de grand, avec un auteur, Millionnaire, dont je suppose que c’est un grand enfant qui porte un masque d’adulte pour tromper son monde.
Le Train des Orphelins
Je ne sais pas pourquoi, mais je suis un peu allé à reculons vers cette série. Je suis pourtant sorti de ma lecture plutôt satisfait. En effet, c’est une histoire qui, sur un thème où le pathos, le larmoyant, pouvaient gêner la narration, s’en sort très bien. Il y a en particulier un très bon équilibre entre les nombreux flash-backs et les parties postérieures d’une soixantaine d’années. Ces deux temps alternent sans que la narration ne soit hachée, et les éclairages distillés par ces flash-backs entretiennent le dynamisme de l’intrigue de façon intelligente. De la même manière, après avoir découvert le groupe de gamins envoyés à l’autre bout des Etats-Unis pour être adoptés, nous suivons ensuite certains d’entre eux, les interactions qui les ont liés ou repoussés, revisitant certains pans de l’histoire sous un autre angle. Bref, c’est plutôt une chouette découverte, et le dessin de Fourquemin, avec son trait semi réaliste, est un plus pour la fluidité de la lecture, qui est agréable et recommandable. Les deux premiers cycles sont vraiment très bons (4 étoiles). Le troisième est un chouia en dessous (3 étoiles), peut-être moins rythmé, moins riche, même s’il conclut plutôt bien l’intrigue. Je trouve que ça commence un peu à tirer en longueur, et que l’évolution de certains personnages n’est pas extraordinaire (madame Goswell surtout). Le quatrième cycle est lui totalement dispensable. Inutile pour l’intrigue (il n’apporte rien de nouveau), très peu intéressant, et surtout manquant de crédibilité : le voyage en Irlande de Joey, mais surtout la transformation de madame Goswell, qui aurait dû rester la vieille rombière faux derche et coincée du début. Et tout ce qui se passe autour de Lisa dans son bled paumé est très peu intéressant ! Bref, ma notation s’entend uniquement pour les 6 premiers albums, sinon j’aurais été plus sévère. Arrêtez-vous là et vous aurez une série plutôt sympa à lire, et ne gâchez pas cette bonne impression avec les deux derniers albums, ratés je trouve, et en plus inutiles pour l’histoire elle-même. Note réelle 3,5/5.
Le Rédempteur
Ca vous parle un milliardaire qui parcourt le monde et qui vient en aide à la veuve et l’orphelin ? Un milliardaire casse-cou, intrépide, généreux, avec de belles valeurs humanistes et pour couronner le tout il a une gueule de playboy ? Alors vous pensez à qui ? A Jean Ravelle bien évidemment, le président de la Ravel Corporation. Sans doute le frère caché de Largo Winch ? Nério ne nous a pas tout dit ! Hi hi hi hi. Avec Stephen Desberg aux manettes, le scénariste d'"i.R.S.", c’est sûr, cela ne pouvait qu’envoyer du lourd ! Même si le scénario n’est pas très original, je me suis laissé embarquer par cette série énergique. Ce Jean Ravelle veut s’affranchir des dérives de son entreprise et se racheter aux yeux de tous. Il n’a pas la conscience tranquille notre nouveau héros ! Et il a du boulot s'il veut l’absolution ! Il va donc procéder à une vendetta personnelle en utilisant tous les moyens à sa disposition pour réparer les erreurs de sa boite. Alors oui c’est rythmé. La cadence va faire que vous allez perdre haleine assez rapidement. Ça pulse mais que c’est bon ces courses poursuites mais gaffe aux balles ! Le graphisme est bon même si je trouve que les visages sont un peu trop rugueux sans aucune délicatesse. Les décors sont maitrisés avec une multitude de détails. Sur le premier tome, magnifiques vues de Rio. Au final ce justicier milliardaire me plaît bien. La série mérite que nous nous attardions sur elle. Les perspectives semblent intéressantes.
Macadam
J'ai eu les 3 albums en bouquinerie en parfait état, et ma foi, je ne regrette pas cet achat. Je regrette seulement que la série se soit arrêtée là, elle aurait pu continuer à travers des enquêtes très réalistes s'inspirant de l'actualité ou de faits connus comme c'est le cas dans ces 3 albums, dont les 2 derniers forment un diptyque. Dès le tome 1, la série se révèle prometteuse et passionnante, le scénario adopte un ton provincial bien élaboré, l'ensemble est bien construit, c'est une enquête qui apparemment ressemble à un fait divers dramatique comme il y en eut souvent à une époque en France (les profanations de cimetières), mais en y ajoutant des implications d'extrême droite, sujet sensible qui était à la mode à l'époque et qui aurait pu plomber la Bd ; ça débouche sur un polar politique qui se nourrit de ficelles classiques, mais c'est bien maîtrisé, les personnages sonnent vrais, l'enquête n'est pas ultra complexe au point d'en être ennuyeuse, le tout sonne authentique, et ce malgré des facilités et des clichés redondants (le flic qui couche avec sa collègue). Dans les 2 albums suivants, il est question d'un serial killer où Lacaf complique un peu l'intrigue en rajoutant des éléments superflus (anciens de l'OAS, groupes extrémistes...) de façon à donner plus de corps, ça frôle la complication inutile mais la traque reste intéressante et progresse bien, tout se tient correctement, et les personnages sont crédibles malgré quelques facilités scénaristiques. C'est juste le final qui n'est pas à la hauteur, je m'attendais à quelque chose de sanglant certes, mais de moins confus et de moins expédié. Malgré ça, c'est un bon polar, percutant, au réalisme brut, et dont la simplicité fait la force. Le dessin de Lacaf me plait bien, il est beaucoup moins policé que dans Les Patriotes et Les Pêcheurs d'étoiles qui restent ses séries les plus appliquées sur le plan graphique, mais il est bien meilleur que sur Bayard et L'Histoire de Mandrin en BD ; disons que "Macadam" se situe entre les deux, juste avant que Lacaf change de style graphique, qui sera plus fouillis ensuite, en l'état c'est un trait semi réaliste très séduisant, et qui reproduit bien les décors réels lyonnais et de Provence.
Girlfriend Girlfriend
Décidément, ce nouvel éditeur semble orienter les sorties de ces mangas en fonctionne de la sortie des adaptations en anime parce que là c'est la troisième fois qu'il sort un manga lorsque la version animé commence ou était sur le point de sortir. Je connaissais pas du tout ce manga et j'ai regardé le premier épisode parce que le résumé m'intéressait vaguement. Après avoir vu l'épisode, j'ai tellement aimé que j'ai fini par lire tous les chapitres du mangas qui sont sorti jusqu'à ce jour et maintenant tous les semaines je lis le dernier chapitre paru et je regarder un épisode de l'anime. J'ai lu plusieurs manga du genre harem parce ce que c'est un genre de que j'aime et la prémisse de celui-ci m'intéresse parce qu'on prends l'idée que deux filles partagent le même gars au sérieux. C'est pas juste 'toutes les filles acceptent facilement d'être avec le même type', on montre vraiment de manière réaliste que c'est pas facile: les deux filles s'entendent bien, mais il y a tout de même un peu de jalousie entre-elles, le gars veut vraiment les aimer toutes les deux de manière égale et c'est pas facile, une relation à plusieurs demandant plus d'énergie qu'une simple relation entre deux personnes, etc. Cerise sur le gâteau, le manga est aussi humoristique. Alors qu'avec une même base un autre auteur aurait fait un drame avec les personnages qui passeraient leur temps à ce plaindre de leurs situations pendant des pages et des pages, ici même si l'idée de la polygamie est traité de manière plus sérieuse que dans la plupart des mangas, cela reste une œuvre très drôle avec des personnages cons qui font des trucs cons. Mention spécial pour le héros qui a toujours des solutions qui défient la logique (enfin disons qu'il y a une logique, mais une logique que personne de sensé appliquerait). Le scénario est agréable à lire, le dessin est bon et l'humour fonctionne pour moi. Il y a tout de même un truc que je reproche est que j'aurais bien aimé voir plus de scènes où les trois personnages principaux passent du bon temps ensemble sauf que pour le moment leurs vies est surtout parasité par deux autres filles qui ont découvert la vérité. Les deux filles sont très marrantes, mais j'aurais aimé que le trio ait plus d'intimité.
Miss Kobayashi's Dragon Maid
3.5 J'avais découvert le manga grâce à la première saison de l'anime qui a été diffusé il y a quelques années et je me demandais quand la série allait enfin paraitre en français et voici qu'elle arrive juste à temps pour la seconde saison de l'anime. Le manga part sur une base débile: un jour une femme saoul aide une dragonne qui est venu d'un autre monde et la dragonne est tombé amoureuse d'elle et devient sa servante. Cela tombe des situations rigolos vu que la dragonne n'a aucune idée de comment vivent les humains. Puis cela devient plus sérieux avec des moments dramatiques et aussi des moments de tendresses. J'aime bien lorsque la petite dragonne Kanna débarque parce qu'on va se retrouver dans une situation où deux femmes vont élever une enfant même si jusqu'à présent, Kobayashi n'éprouve pas de sentiment amoureuse envers sa servante-dragonne. Le dessin est expressif et j'aime bien les expressions au visages que donnent l'auteur à ses personnages. L'humour focntionne bien, le scénario est prenant et la plupart des personnages sont attachants. Il y a tout de même quelques trucs négatifs, principalement venant du fanservice qui comme souvent au Japon va plus loin qu'en France. Ainsi, quelques scènes avec Kanna (qui a genre 10 ans) sont vraiment d'un gout douteux, il y a une dragonne qui a l'air d'être jeune et qui a tout de même des gros gros seins plus gros que le reste de son corps (j'aime bien les lolos, mais la on dirait un gamin qui a mit des ballons en dessous de son chandail pour rigoler) et puis il y a aussi le personnage de Lucoa, qui est une dragonne qui aussi un maitre sauf que le maitre en question s'est un gamin et arrete pas de le rendre inconfortable avec ses gros seins et c'est clair qu'elle est amoureuse de lui...Bon okay je sais un gros fantasme masculin c'est de faire des trucs avec une femme plus âge, moi même je l'ai eu étant ado, mais là avec un gamin de 10 ans il faut pas pas déconner non plus, il avait au moins 16 ans cela m'aurait moins dérangé. Donc voilà un manga avec des qualités, mais dont certains éléments risque de choquer certains lecteurs.
Sigrid
Quoi ? Encore une histoire de vikings, encore deux gars PAco et Sloane qui nous posent un avis impatient alors que l'histoire en viendra à son terme que dans le deuxième tome. Oui d'accord nous sommes impatients, mais ici le jeu en vaut la chandelle. Au scénario David Chauvel, je ne vous fais pas la liste de ses récits vous irez voir dans le thème qui le concerne, et Patrick Pion, là aussi nous sommes sur du lourd comme ont dit. Il arrive parfois que des associations d'auteurs belles sur le papier n'accouchent que de petits trucs moyens. Ici c'est vraiment très fort. J'ai particulièrement apprécié les personnages qui sont tout sauf insignifiants et qui déjà dans ce premier tome évoluent de belle façon, je pense bien sûr à Sigrid mais aussi à l'indien Gotheyet. Bref un scénario au millimètre bien construit qui utilise habilement des flashbacks et un dessin taillé à la hache, rude, mais au final très efficace. Nul doute que ce diptyque en devenir deviendra un must, n'hésitez pas.