Les derniers avis (39455 avis)

Par Yann135
Note: 4/5
Couverture de la série Légal
Légal

Voilà un album ma foi très intéressant qui est sans doute pour beaucoup, passé complétement inaperçu. C’est dommage car vraiment cela vaut le coup. Ok ok ok ce n’est pas le one shot de l’année, mais il mérite mieux que 2 avis sur BDthèque, enfin 3 avis avec ce présent avis. Très rapidement vous plongez à la manière d’un polar bien ciselé dans le monde impitoyable du trafic de drogues, des go fast, des guerres de gangs et des meurtres associés. Car dans ce monde, on rend coup pour coup sans l’ombre de la moindre empathie. Le maire audacieux de Nanterre, Serge Gorsky, décide avec l’accord du gouvernent de briser les reins des cartels. Oui la république française va dire merde aux dealers ! Et pour cela, l’ultime solution, le seul moyen est de légaliser la vente du cannabis ! Pour casser la mafia, coupons-lui les vivres ! Bien évidemment se pose la question de la moralité de cette action. Mais avec des millions de français alcooliques ou sans anti dépresseurs pour le plus grand profit des alcooliers et des labos pharmaceutiques et par ricochet de l’état qui prend sa part au passage, il est intéressant d’y réfléchir. Pour alimenter l’idée de la légalisation du cannabis, les auteurs ont scénarisé une histoire qui tient la route. Plutôt pas mal au final même si j’aurais apprécié un peu plus d’actions. Le graphisme ombrageux est adapté. Le découpage est original avec des doubles pages se lisant comme une seule planche. Une narration pas du tout rébarbative. Beaucoup de personnages qui s’entrechoquent permettant de soutenir un suspens tout au long de l’album. Je vous invite à vous procurer cette BD de 120 planches chez un bouquiniste. Pour ma part je l ai trouvé dans le temple de la BD d’occasion, chez Guibert et fils pour 3 euros. Très surpris car cette BD est déjà côtée plus de 30 euros ! Note réelle 3,5 étoiles

13/02/2022 (modifier)
Par iannick
Note: 4/5
Couverture de la série Inhumain
Inhumain

Une bonne surprise que cet album de la collection « Aire Libre » de l’éditeur Dupuis, je m‘attendais à lire un banal récit de science-fiction et ce fut le contraire ! En effet, cette histoire m’est apparu accrocheuse, prenante car le duo Bajram et Mangin nous a concocté un scénario assez original au suspense bien géré. Dès le début, on suit une petite équipe de 5 personnes en mission d’exploration spatiale qui s’écrase sur une planète dont les « extraterrestres » ressemblent à 2 gouttes d’eau aux humains ! Sauf que ces habitants sont primitifs ; et bien qu’ils parlent couramment comme nos 5 naufragés, ils ont des comportements très bizarres… Et s’ensuivent des péripéties où nos héros vont aller de surprises en surprises… La narration est le point fort de « Inhumain », le récit est construit de telle façon qu’on ne décroche pas des aventures de nos 5 compères jusqu’à son terme. Aucune incompréhension, aucun retour en arrière, aucun ennui ne m’est apparu lors de ma lecture, du beau boulot de la part des scénaristes ! J’ai trouvé l’histoire intéressante et atypique. Seul reproche : les personnages ne me sont pas révélé attachants même si Ellis sort du lot. Quant au graphisme, Thibaud de Rochebrune dont je ne connaissais pas ses réalisations, a fait également du bon boulot. Dans mes souvenirs, son coup de patte s’apparente beaucoup à celui de Denis Bajram. J’ai apprécié la mise en couleurs surtout lorsque nos « explorateurs » se retrouvent dans des contrées sombres. Les tons choisis par ce dessinateur ont réussi à me faire ressentir la peur et les diverses sensations de nos héros. « Inhumain » m’est donc apparu comme une bonne bande dessinée de science fiction grâce à son récit original, sa bonne gestion du suspense, son excellente narration et le bon coup de crayon de Thibaud de Rochebrune. Bref, c’est un album qui sort un peu des sentiers battus des autres récits de science-fiction. ça se lit avec curiosité et ça ne possède aucun défaut rédhibitoire.

13/02/2022 (modifier)
Couverture de la série Celui qui est né deux fois
Celui qui est né deux fois

Derib nous propose un triptyque quasi ethnographique avec cette vie de "Pluie d'Orage" qui deviendra "Celui qui est né deux fois". Comme nous indiquent les introductions des scientifiques, Derib a travaillé au plus près des dernières recherches pour transcrire avec fidélité la culture des Indiens Américains (ici les Sioux). On sait que Derib affectionne particulièrement ces peuples si particuliers dans leur spiritualité, leurs coutumes et leur relation avec la nature animale ou végétale. Derib n'hésite pas à faire vieillir et mourir son héros et beaucoup de ceux qui l'entourent. Chacune des trois étapes est forte en émotions. La naissance, la Sundance puis la maturité et la mort sont inscrites dans un cycle légitime qui ne me laisse pas triste mais paisible en fin d'ouvrage. Derib évite le manichéisme. Bien sûr la bêtise et la cruauté des Blancs est rappelée à des moments clés. Mais une partie des malheurs des peuples indiens était aussi due à leurs affrontements fratricides. Le dessin de Derib fait toujours la part belle aux magnifiques paysages, aux chasses, aux chevaux mais aussi aux très beaux visages de la tribu. Une très belle lecture.

13/02/2022 (modifier)
Couverture de la série Minnie et le secret de Tante Miranda
Minnie et le secret de Tante Miranda

Cosey signe son deuxième opus de la série Mickey Mouse avec cet album. C'est Minnie qui tient la vedette en compagnie de son amie Clarabelle. On y retrouve toutes les qualités de l'auteur. Son art de conter des belles histoires, son amour de la montagne et de la neige et son attirance pour l'aventure, bien adaptée au monde de l'enfance. Il comble Minnie de toutes les qualités possibles en faisant d'elle un idéal féminin moderne. Elle est intelligente, courageuse, indépendante, entreprenante, ouverte à la différence et elle sait faire les Snowcakes comme nulle autre. Si on aime le style de Cosey, on ne peut qu'être comblé par ses dessins et ses couleurs favorites (jaune, blanc, bleu). Une histoire d'amitié, de courage, de générosité et de fidélité qui convient aux grands comme aux plus jeunes. Une lecture très agréable à partager avec ses enfants. Mais quel est ce secret de tante Miranda ???

12/02/2022 (modifier)
Par cac
Note: 4/5
Couverture de la série L'Âge d'eau
L'Âge d'eau

Agrémenté d'une très jolie couverture, cet âge d'eau narre un futur prévisible et réaliste de montée des eaux sur la planète. La raison n'est pas expliquée, mais on suppose tout simplement une fonte des glaces provoquée par le réchauffement climatique. A l'image de la couverture, le dessin est assez beau, de grandes planches pleine page pour commencer parsemées des pensées d'un chien bleu bien intriguant. J'ai été surpris par le dessin des personnages qui apparait plus brouillon. Pas vilain mais d'un style bien différent. On découvre Hans qui visite sa vieille maman dans sa maison isolée et cernée par les eaux. Il y retrouve aussi son frère un grand gaillard qui ne dit pas grand chose à part quelques grognements. On verra par la suite qu'il a une façon spéciale de communiquer. Il est aussi soigneur à ses heures perdues, que ce soit des hommes ou des animaux. Hans a également une fille, une jeune punk qui fait des études de droit à la ville. Un gros album de 150 pages que je pensais être un one-shot, mais la fin indique clairement qu'il y aura une suite. Il faut dire qu'il y a matière à développer les histoires de cette petite tribu. Pour l'instant il ne s'y passe pas grand chose. On y voit une certaine déclaration de liberté face aux réquisitions gouvernementales, un pouvoir lointain et dont on sent la présence qu'à travers quelques hélicoptères de passage, soi disant pour le bien de tous et pour des raisons sanitaires. Cela sent un peu le zadisme, ce qui se confirme dans les remerciements qui citent Alice Martin-Pascual - cofondatrice du site One Nation, à tendance complotiste. Qui dit montée des eaux implique moins de terres cultivables et donc une population qui va décroître. C'est le début de la chute d'une civilisation dont l'âge d'or est passé. L'esprit et le rythme sont proches de La Terre des fils de Gipi. Sans préjuger des motivations politiques de son auteur, c'est un bon récit.

12/02/2022 (modifier)
Par Titanick
Note: 4/5
Couverture de la série La Belle Vie (Floc'h)
La Belle Vie (Floc'h)

Une grande image par page, à destination des enfants...hum... serait-on dans un livre jeunesse illustré plutôt qu'une BD ? Non, non, l'histoire nous est racontée par le seul dessin, et en plus il y a les dialogues dans les bulles : chouette, c'est bien une BD. Et qui plus est, une chouette BD ! Dès les premières pages l'auteur invite une petite lectrice, à venir le rejoindre littéralement dans l'album. Il lui propose alors de choisir à tour de rôle ce qui représente « la belle vie » et que tout est possible avec un peu d'imagination. Pour elle c'est une cabane dans les arbres, une robe de princesse, manger des glaces à volonté... Pour lui c'est un cottage anglais, survoler le monde, jouer Chopin au piano... Une jolie invitation au rêve. Les grandes pages sont très aérées, les personnages semblent en lévitation sur le fond blanc et le fruit de leur imagination s'invite à chaque page presque comme un personnage supplémentaire, c'est plein de charme. Et Floc'h reste fidèle à son style ligne claire à l'ancienne que je trouve très esthétique, mais je me demande si les gamins d'aujourd'hui y seront aussi sensibles. Surtout que le narrateur et la petite fille sont délicieusement habillés rétro. L'album se lit rapidement, à tester avec les jeunes en les invitant à contempler et à trouver eux aussi ce qu'est « la belle vie » pour eux.

12/02/2022 (modifier)
Par Gaston
Note: 4/5
Couverture de la série Wake up America
Wake up America

3.5 Au vu des notes, j'avais un peu peur de tomber sur un truc moyen (surtout que j'ai lu l'intégrale de plus de 500 pages) et je fus très surpris. J'ai vraiment aimé cette série même si c'est clair qu'il y a quelques longueurs. Je connaissais les grandes lignes du mouvement civique et pourtant j'ai trouvé la biographie de John Lewis très passionnante. Il faut dire que c'est peut-être la première fois que je lis une œuvre qui creuse autant le mouvement de libération des noirs. C'est pas juste une simple biographique de 44 pages où tout va rapidement. On voit par exemple comment un mouvement pacifique peut produire des effets. Ce qui marque le plus est toute la violence des blancs racistes face à des noirs et leurs alliés blancs qui ne font rien de mal. C'est vraiment une belle démonstration du fait que le racisme est irrationnel. J'ai aussi aimé toute la partie politique : comment les deux grands partis politiques réagissent face à ce mouvement, les tentions entre différents groupes noirs, ceux qui sont modérés et les plus radicaux qui ne sont pas d'accord sur la façon de faire, etc et etc. Le dessin est du très bon noir et blanc très efficace et dynamique. À lire si on s'intéresse à cette partie de l'histoire américaine.

12/02/2022 (modifier)
Couverture de la série Doomboy
Doomboy

Ce n’est peut-être pas mon album préféré de Sandoval, mais il confirme tout de même la grande régularité dans la qualité de ses productions. Mais aussi le fait qu’il développe un univers qui me plait quasiment à chaque fois. Car là aussi j’ai accroché à son dessin fragile, ses traits fins, une esthétique qui me touche, un je ne sais quoi de Burton. En tout cas un habillage graphique qui, par sa poésie noire et quelque peu fantastique (mais ici moins que dans d’autres de ses histoires) se révèle tout à fait raccord avec l’intrigue, qui tourne autour d’un jeune homme qui vient de perdre celle qui l’aime, cherche à exprimer sa douleur avec sa guitare électrique, ses morceaux improvisés devenant « cultes » pour tout un tas d’auditeurs. Pas de mièvrerie, au contraire, une certaine violence (des sentiments et des actes) et une grande subtilité, puisque Sandoval réussit à faire passer paroles ou douleurs intimes sans trop de texte (on entendrait presque la musique de Doomboy monter dans les cieux). Une chouette lecture – comme souvent avec cet auteur.

11/02/2022 (modifier)
Par PAco
Note: 4/5
Couverture de la série La Cour des Miracles
La Cour des Miracles

Ahhhh Paris ! Ville de lumièr... Ah non merde, c'est pas celle là ! Enfin si, de ville, mais pour la lumière on repassera ! Là, c'est les basses fausses, sa crasse et ses gueux qu'on va plutôt mettre en exergue dans ce Panam du XVIIe, avec pour focale le Grand Coëstre, le roi de cette troupe hétéroclite mais débrouillarde. Sentant sa fin arriver, ce dernier va vouloir passer la main, mais forcément, rien ne va se passer comme prévu... Mais au delà de la fange parisienne de l'époque, c'est cette vision de la société toute entière et surtout des hautes sphères tout aussi gangrenées par la corruption et les affres du pouvoir, qu'on nous propose de (re)découvrir, mais par ce prisme intéressant des laissés pour compte. Tout ça fleure bon le vivant et l'énergie qui devait déborder de ce Paris de l'époque. Entre les personnages historiques réels et l'intrigue imaginée par Stéphane Piatzszek, on se laisse rapidement emporter par les rebondissements et la fougue de cette populace gouailleuse et pleine de ressources ! Il faut dire que le dessin de Julien Maffre assure le service après-vente, jouant des découpages et des cadrages pour rendre cette immersion rapide et complète. Notons aussi la belle mise en couleur de Laure Durandelle qui nous propose de belles ambiances dans ce Paris contrasté. Reste maintenant à attendre la suite de ces deux premiers tomes pour parfaire l'aventure... *** Tome 3 *** Voilà un troisième tome qui m'aura un brin déçu au final... Alors oui, la boucle est bouclée, mais ce n'est pas vraiment la fin que j'attendais (mais ça à la rigueur, c'est plutôt bon signe dans le sens où la série n'est pas si prévisible). D'autre part, le Paris gouailleur et grouillant des premiers tomes fait place aux intrigues de cour, chacun défendant la sienne, au détriment du côté épique qui suintait de ces pages. C'est à se demander si la série n'a pas été écourtée pour être bouclée en trois tomes... Dommage car j'ai vraiment beaucoup apprécié le début de cette série. Après, on ne refait pas l'histoire, mais pour le coup c'est le choix fait par les auteurs qui m'aura un tantinet laissé sur ma faim. Que ce soit le scénario ou le dessin, j'ai eu l'impression que l'implication et l'application n'étaient pas aussi intense dans ce troisième et dernier tome. (je passe ma note à 3.5/5 que je laisse arrondie à 4 quand même)

27/02/2021 (MAJ le 11/02/2022) (modifier)
Par gruizzli
Note: 4/5
Couverture de la série Un certain Cervantès
Un certain Cervantès

Je me joins au concert de louanges de cet album, qui est effectivement un opus plaisant à lire malgré son nombre de pages. C'est rapide, j'ai dévoré l'ensemble sans jamais m'interrompre alors même que je voulais aller au lit. Mais je n'ai pu lâcher l'épopée rocambolesque de ce cow-boy un peu dérangé, un brin poète et quelque peu revanchard. L'histoire est un parallèle entre la vie de Cervantès (le Miguel) et Cervantès (le Mike) qui reviens de l'Afghanistan porteur d'une prothèse et d'un sérieux syndrome post-traumatique. Mais à travers le mélange des deux vies, on sent une certaine ode aux fameux "Indomptés" qui refusent de se conforter à un système qui leur semble absurde au dernier degré. C'est une histoire qui prend surtout le temps de montrer les dérives d'un système, dérives revenues d'entre les morts dirait-on, puisque les conditions ont changés mais le fond de ces problématiques est le même : religion, censure, contrôle, privation, etc ... Une sorte de fable à moitié anarchiste, dans laquelle l'appel de la liberté est plus fort que tout le reste. Bien évidemment, les États-Unis restent l'idéal de liberté, porté haut et fort par ses habitants, mais aussi bien souvent mis à mal dans le même pays. D'ailleurs quelques points viendront appuyer l'idée d'entraide, de solidarité par opposition à un monde où l'individualisme prime au-delà de tout. J'avais une petit appréhension avant me lecture, du fait que lors d'un attachement ainsi d'une histoire à une œuvre de référence, c'est la citation pour le plaisir et la beauté de la citation, sans réellement apporter autre chose et parfois en n'arrivant pas à s'affranchir de l'œuvre-mère. Ici, mes attentes négatives ont été balayés sans aucun souci par la maitrise de l'histoire par les auteurs. Certes, nous auront de la citation, et l'histoire ressemble tout de même fortement à celle de ce bon vieux Don Quichotte, mais en même temps l'apport de l'histoire de Miguel de Cervantes, le mélange des réflexions de Don Quichotte avec celles d'une Amérique contemporaine, et même l'idée de retranscrire cette idée de continuité dans les époques entre les combats contre la censure et l'obscurantisme est franchement bien mené. Au-delà de l'aspect louable de l'intention, je suis surtout charmé par la réelle pertinence du propos. Ce n'est pas une histoire pour simplement se faire plaisir, dire qu'on aime Don Quichotte et le citer, c'est surtout une histoire où le message passe clairement et fait du bien. A travers les marginaux d'une Amérique souvent vue comme pays des ultra-libéraux capitaliste, on se rappelle que l'image d’Épinal (ou de la télé) que l'on a est souvent fausse. Combien d'anciens combattants rejetant un pays qui les a délaissés ? Combien d’œuvres censurés au nom d'une morale ? Combien de personnes bridés par une religion flirtant toujours plus avec l'obscurantisme ? Combien de pauvres, de rejetés, d'immigrés en quête d'une vie un peu plus juste, un peu meilleure ? Après tout cela, parler du dessin semblerait un peu surfait, et pourtant il est bien une composante à part entière de la BD. Entre les paysages, part importante de la culture américaine et ici encore une fois sublimés par le trait de crayon, mais aussi à travers les gueules et les représentations, nous sommes face à une BD qui a de la gueule. C'est propre, immersif et rajoutant une touche d'authenticité dans la narration visuelle, qui est impeccable même lors de scènes où l'action prédomine. Je crois bien que c'est ma première lecture de l'auteur, et je suis pratiquement certain que ce ne sera pas la dernière. Après une BD comme celle-ci, on a envie de creuser l'auteur. Je ne pense pas qu'il me faille expliquer les raisons de ma note ou si je recommande, mais après avoir écrit mon avis, je me décide même à lui décerner un coup de cœur. Pas celui de l'année, pas le plus gros, mais un vrai coup de cœur, authentique et sincère. Comme cette BD, en somme.

11/02/2022 (modifier)