Les derniers avis (39721 avis)

Par Kaeline
Note: 4/5
Couverture de la série Pilules bleues
Pilules bleues

Mes félicitations à l'auteur qui a su traiter d'un sujet mortel sans prétention mais avec légèreté, humour et tendresse. Il a su reproduire les angoisses du compagnon d'une femme séropositive, quitte à faire appel à un rhino métaphorique. Il parvient à dédramatiser le sujet sans le banaliser pour autant : il le remet à sa juste valeur. Nous sommes de la génération sida, et pourtant, à moins d'avoir été personnellement, directement ou non, touché par la maladie, elle reste assez mystérieuse et empreinte de préjugés très négatifs. Alors ne parlons pas des générations qui nous précèdent! La morale de l'histoire est simple : les séropositifs ne sont pas que séropos, la vie continue, bon gré mal gré. Cette "morale" peut s'étendre à pas mal de sujets, plus précisément à toutes les personnes qui vivent avec une différence dérangeante (handicap, origines, personnalité, etc). Simple mais pas évident à transmettre! Alors bravo.

01/01/2005 (modifier)
Couverture de la série De mal en pis
De mal en pis

Des jeunes new-yorkais qui après leurs études sont remplis de rancœur et de désillusions car leur avenir n'est ni rose ni tout tracé. Sherman est un écrivain qui rêve d'être édité mais il a un job de libraire qu'il considère minable. Sa patronne surnommée "Dragon" lui mène la vie dure. Il ne cesse de ressasser qu'il ne mérite pas ça. Ed son ami est un garçon au physique ingrat, encore puceau, fan de Starwars qui se lamente de travailler dans la quincaillerie de son père car il voudrait être dessinateur de comics de super héros. Jane et Stephen sont les colocataires de Sherman, Stephen est prof d'histoire son métier le passionne, il est physiquement impressionnant mais c'est un coeur d'or. Jane sa petite amie est la gentille peste de l'histoire, volontier mesquine elle est attachante, elle aspire à être auteur de Bandes Dessinées. Et puis Dorothy: Alcoolique, bordélique, explosive et menteuse qui est rédactrice dans un magazine féminin "Hype": Métro chic. Bien sûr énormément de gens les croisent tout au long de la BD, cela crée des rapports compliqués, conflictuels ou sympathiques entre les différents personnages. Une rencontre entre Ed et Lazor, vieux monsieur aigri mais passionnant sera le point d'orgue de cette histoire... Je trouve que cette BD dans son traitement est très comparable au film « Short cuts » de Robert Altman, plutôt qu'une insipide resucée de Friends ou autre sitcom comme son thème pourrait le laisser supposer. L'auteur est très habile pour faire s'enchaîner les évènements sans brusquerie ni facilité scénaristique grossière, les personnages évoluent de façon naturelle et c'est un plaisir de les accompagner en lecture. De plus ils ont tous une vraie profondeur ça les rend très humains. En plus l'humour est présent et l'on passe souvent du rire au drame au fil des pages. Cette oeuvre est d'une richesse colossale, impossible de tout décrire, l'auteur dit avoir mit six ans pour achever ce pavé de 600 pages! Lisez le! Vous y penserez longtemps encore après l'avoir fermée.

31/12/2004 (modifier)
Par Don Lope
Note: 5/5
Couverture de la série 20th Century Boys
20th Century Boys

Plus j'y pense, moins j'ai été enthousiasmé par Monster, du même auteur (je vais de ce pas retirer une étoile d'ailleurs). La lecture de "20th Century Boy" n'a fait que renforcer cette impression tant cette série plane 20 000 pieds au dessus. "20th Century Boy", c'est l'art de faire croire à l'invraisemblable. Quand on y réfléchit à tête reposée, on ne peut pas croire deux secondes à ce complot planétaire et surtout à la facilité avec laquelle la secte d'Ami arrive au pouvoir. Pourtant, à aucun moment, ces invraisemblances ne viennent gacher la lecture tant tout est maîtrisé et tant le talent narratif d'Urasawa est étincelant. "20th Century Boy" est autant un thriller (super efficace et haletant) qu'une analyse de la société japonaise, un décryptage des moeurs de ce pays comme Urasawa a pu le faire sur l'Allemagne et la République Tchèque dans Monster, avec le même talent. S'il parvient à nous faire croire à l'incroyable, c'est justement parce qu'il ancre profondément son récit dans la société réelle, par le biais de multiples détails et références historiques. Urasawa, réussit de plus à multiplier les personnages et surtout les époques avec une vraie maestria. Toujours clair, relançant sans cesse l'intérêt du récit à mesure qu'il rajoute ou éclaircit une époque, il arrive à ne jamais provoquer de lassitude (ce qui n'est à mon avis définitivement pas le cas de Monster où on s'essouffle nettement après les 10 premiers tomes) et, tout en préservant le mystère, à apporter suffisament de réponses à chaque tome pour exciter davantage. Pour balancer cet avis dythirambique, je ferai quelques remarques: - les tomes se situant lors de la quatrième époque, c'est-à-dire à partir du tome 17 ou 18, sont un poil moins passionnants ; les dialogues autour du justicier musicien étant parfois à la limite du ridicule. - le tome 22 sensé conclure en beauté cette série ne conclue rien du tout et nous laisse pantois en pleine action. J'entends parler de deux tomes à suivre sous le nom de 21st Century Boy ; j'espère qu'ils apportent toutes les réponses attendues au risque de me facher tout rouge ! - enfin, je regrette un peu que le même gimmick sur la perte supposée de mémoire des différents protagonistes soit utilisé plus que régulièrement : on oublie et finalement on se rappelle pour faire progresser l'intrigue, faire réapparaitre un personne voire même créer un nouveau personnage dont on n'avait jamais entendu parler pendant 20 tomes (le DJ pour ne pas le citer). Cette répétitivité scénaristique, un peu la même que dans Monster devient lassante. J'aurais bien racourci la série de quelques tomes. A part ça rien à jeter, attention chef d'oeuvre.

31/12/2004 (modifier)
Par Soso
Note: 4/5
Couverture de la série Sumato
Sumato

Magnifique album. Difficile, bien sûr, de ne pas le comparer avec "Betty Blues". C'est un album du même calibre, qui lui ressemble dans ses grandes lignes. Peut-être qu'avec un tel album comme prédécesseur, "Sumato" aura un peu plus de mal à percer, on verra bien, l'avenir le dira... Difficile aussi de dire lequel des deux j'ai préféré. Je viens de refermer l'album, et à chaud comme ça, je dirai que je préfère encore "Sumato" à "Betty blues". Cela dit, la différence est bien maigre, tant ces deux albums sont excellents. L'histoire est d'une incroyable poésie et d'une réelle beauté. Page après page, l'envoûtement opère, la magie de l'album nous gagne, et on est emporté. Les personnages sont touchants, on prend plaisir à les voir vivre, si simplement et si joliment. L'histoire est bien construite, sans aucun remplissage. C'est fin, en partie grâce aux sublimes dialogues, qui font mouche à chaque coup. Mais Dillies sait aussi se taire, laisser des cases, voire des planches vides de dialogues, qui se suffisent à elles-mêmes. Et là encore, le charme opère. Le dessin est plus clair que dans "Betty Blues", notamment grâce à la colorisation. Il est très mignon. Bref, sur tous les plans, c'est un bel album rempli de poésie, très touchant et magique.

31/12/2004 (modifier)
Par Pierig
Note: 5/5
Couverture de la série Sumato
Sumato

Une fois encore, Renaud Dillies arrive à nous émouvoir avec ce deuxième album tout aussi touchant que le premier. La sensibilité des dessins s’accorde à merveille avec cette histoire mélancolique aux parfums embrumés des bars américains. La présence de pleines pages parsemant l’album est bien à propos en appuyant un récit riche en émotions. A la lecture de Sumato, c’est bizarrement des violons que j’entends jouer dans mon imaginaire. Pour tous ceux qui ont apprécié Betty Blues ...

31/12/2004 (modifier)
Par cac
Note: 4/5
Couverture de la série Dragon Head
Dragon Head

Voilà une série intéressante pour son côté apocalyptique. Suite à une catastrophe dont on ne connaît pas vraiment l'origine, on va suivre les péripéties des 2 personnages principaux, Teru et Ako, 2 étudiants du même lycée. D'ailleurs les survivants se perdent en conjectures sur l'origine de ce cataclysme, au final cela me semble tout simplement naturel. Les 2 jeunes gens vont être confrontés à l'homme tel qu'il peut le devenir dans un tel scénario ne pensant qu'à sa propre survie. On a le sentiment que les 2 lycéens sont les derniers êtres sensés du Japon. L'auteur nous balance plein de réflexions sur le sens de la vie, la peur face à la mort, les peurs de l'homme en général etc. C'est un peu barré, je trouve un peu exagéré le fait qu'il ne reste qu'une poignée de survivants sur des millions quand même, qu'on ne voit au final que peu de corps, qu'ils ne semblent pas dérangés plus que ça par l'odeur insupportable qui devrait se dégager de la décomposition des cadavres, que eux soient encore vivants alors qu'ils auraient pu y rester 50 fois avec tout ce qui leur tombe dessus, et les présences de l'étranger n'arrivent au final que très tardivement. Néanmoins l'auteur fait bien ressentir la terreur des personnes et leur désarroi. Je pense qu'il doit être assez proche d'une possible réalité, le côté secte fin du monde en moins. Je vois plus ce dernier élément comme un point extrême et inhérent au genre horrifique choisi de son manga qui se retrouve également dans le dessin. Une bonne série d'anticipation.

31/12/2004 (modifier)
Par Ro
Note: 4/5
Couverture de la série Rails
Rails

Note approximative : 3.5/5 Il y a pas mal de choses que j'ai beaucoup apprécié dans cette série. Déjà son dessin, qui me rappelle pas mal celui de Gazzotti pour Soda que je trouve dynamique, clair et esthétique malgré ses rondeurs. Seul point faible, les personnages se ressemblent un peu tous et parfois on a un peu de mal à s'y retrouver. Ensuite ce thème des pirates du rail associé à celui d'une civilisation noire opposée à une civilisation blanche, et la façon dont l'histoire se déroule dans cette série. L'histoire est bien racontée, intelligemment, les personnages sont plutôt bons. L'ennui, c'est que c'est quand même pas mal d'action, de suites de péripéties. Il n'y a pas, comme je l'aurais apprécié, une intrigue complexe qui se serait dévoilée au fur et à mesure. Comme dit en fin de tome 4, ça ressemble finalement plus à une parenthèse d'action dans la vie du héros, parenthèse un peu trop linéaire à mon goût. Ceci étant dit, ça reste une BD de bonne qualité, agréable à lire, plutôt jolie et originale dans son background si ce n'est dans son déroulement.

31/12/2004 (modifier)
Par Pacman
Note: 4/5
Couverture de la série Le Sursis
Le Sursis

Bon, le thème de l'occupation est ici traité d'une façon un peu différente, façon roman graphique, avec une pointe d'humour. Personnellement, je trouve les personnages secondaires un peu trop manichéens et stéréotypés, ce qui m'a un peu gâché la lecture. Mais alors, le dessin! Superbe. Encore une véritable oeuvre d'art façon Aire Libre. C'est vraiment un plaisir pour les yeux. Passé la lecture, on ne se lasse pas de feuilleter les deux volumes, d'admirer la splendide Cécile, les couleurs chatoyantes, etc. On en redemande...

31/12/2004 (modifier)
Par Remyz
Note: 4/5
Couverture de la série Les contes de Brocéliande
Les contes de Brocéliande

Après les Contes du Korrigan, ceux de l'Ankou, voici ceux de Brocéliande... Les auteurs savent comment s'y prendre à présent et l'ensemble se révele distrayant et homogène. Les différents dessinateurs ont un coup de crayon sympathique, les contes sont plus ou moins originaux et les couleurs d'Elsa Brants subliment le tout sur ce premier album. Ca fait un très joli cadeau et la couverture est très réussie !

30/12/2004 (modifier)
Par cac
Note: 4/5
Couverture de la série Stray Bullets (Balles Perdues)
Stray Bullets (Balles Perdues)

Bien que je ne sois pas fan particulièrement de comics, j'ai bien accroché à cette ambiance de thriller noir et sanglant. Ces ambiances devrais-je dire car chaque volume est composé de 3 ou 4 histoires plus ou moins liées, chronologiques ou non. Des bonnes idées là-dedans dans un contexte fin 70's, début des années 80 dans l'amérique "profonde" si on veut. Le dessin noir et blanc, très propre et noir qui pourrait s'apparenter au style qu'on trouve dans la collection "Petits meurtres" des éditions EP.

30/12/2004 (modifier)