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Couverture de la série Lanfeust des Etoiles
Lanfeust des Etoiles

Aah, Lanfeust des Etoiles... Eh oui, je suis un lecteur tardif de Lanfeust : j'ai commencé par les Etoiles... Je ne vais pas épiloguer, en parlant du scénario (génial, comme se doit), du dessin (en constant progrès), des couleurs (appuyées par des effets spéciaux, magnifiques), je vous conseille juste l'achat de la série dès que possible. Si, si allez-y, c'est une valeur on ne peut plus sûre. Et pour ceux qui critiquaient le fait que Lanfeust dispose du pouvoir absolu et que ça lui facilitait la tâche... Dans les premiers tomes, il était la moitié du temps bloqué par la crypte tonique, et maintenant, il l'a perdu. Franchement, je suis curieux de savoir comment il va le regagner... J'attends la suite avec impatience.

28/12/2004 (modifier)
Par okilebo
Note: 4/5
Couverture de la série Les Olives noires
Les Olives noires

Cette série ne manquent vraiment pas de charme. Avec ce récit, Guibert et Sfar nous prouvent, une fois de plus, qu'ils ont beaucoup de talent. Dès les premières pages, on est attendri par Gamaliel, cet enfant qui sera le fil conducteur de la série. Par la suite, on va découvrir une galerie de personnages haut en couleurs. On peut remarquer que l'auteur s'est donné beaucoup de mal pour créer une vraie densité autour d'eux et on ne s'en plaindra pas. J'ai beaucoup aimé Josué mais ceux qui m'ont semblé les plus intéressant, ce sont les deux centurions : Cotus et Camulos. Ces deux-là m'ont fait mourir de rire avec leur circoncision, aarf ! Tordant ! Sinon en résumé, l'histoire se passe en Judée, au début de notre ère et on suit les mésaventures d'un gamin qui met tout en oeuvre pour retrouver son père, injustement emprisonné. C'est très bien écrit, le ton est très fluide et je serais curieux de savoir où va nous conduire cette histoire. Sfar nous propose une vision originale de cette époque. On participe à cette aventure un peu au jour le jour, au rythme de nos héros. Cela donne beaucoup de réalisme au récit. J'aime beaucoup le coup de crayon de Guibert ("Le Photographe"). Son trait est aéré et les visages qu'il dessine sont très doux et expressifs. D'ailleurs, j'ai remarqué une certaine évolution à partir du tome 3, son graphisme a prit de l'assurance et son trait s'est affiné. A noter : Les couleurs de Walter sont très réussies. Les Olives Noires est une série à suivre sans hésitation. Vous serez séduit par l'humour qui s'en dégage ainsi que par son ton si particulier. C'est du très beau travail. A conseiller !

28/12/2004 (modifier)
Couverture de la série Promethea
Promethea

Promethea est une BD particulière. C'est l'histoire d'un personnage mythique incarné selon les époques, par diverses personnes. Ici on suit le parcours de Sophie Bangs et de la Promethea qui partage son être, car selon la personne en laquelle Promethea s'incarne elle est différente. Ce n'est pas un prétexte pour donner des pouvoirs magiques à son héroïne que l'auteur se sert de ce postulat, en fait cette BD est une interprétation sur l'occulte et le mysticisme. Ceci dit l'héroïne au fil de l'histoire passe d'une réalité à l'autre, le monde dit "réel" et le monde de l'imaginaire nommé Immateria. Le monde réel celui que tout le monde connaît est l'aspect matériel de cette réalité, Immateria est un monde différent, les codes et lois du monde réel sont ici abstraits et ne signifient rien, bien sûr ce lieu est dépeint de façon très onirique. De ce fait même si Sophie a en elle les pouvoirs de Promethea et sa mémoire elle n'est pas pour autant dépossédée de la sienne et du coup elle a beaucoup de mal à vivre et comprendre ces changements de réalité. Le premier volume de cette série est une présentation, après une courte intro où l'on voit l'existence de Promethea au travers d'un ancien culte à Alexandrie en 414 après JC, on se retrouve de nos jours avec Sophie Bangs une jeune fille ordinaire qui vit dans une réalité légèrement différente de la notre. Ensuite c'est la rencontre avec le mythe et on entre rapidement dans l'action. La deuxième partie montre la relation que Sophie et Promethea entretiennent et les interactions avec des personnages secondaires mais néanmoins importants. Les actions sont vues d'Immateria par les autres Promethea qui s'interrogent sur les capacités de Sophie. Le deuxième volume rentre dans le vif du sujet c'est le parcours initiatique de l'héroïne avec les Promethea dans Immateria et là ça devient vraiment une Kabbale, la narration à différentes couches sert l'histoire de façon impeccable. Le troisième volume est plus surprenant encore surtout en tenant compte des précédents... Les dessins dans cette BD sont très corrects au niveau de la forme et c'est fouillé il y a de nombreux détails assez plaisants dans les cases, j'ai bien aimé les pensées du singe pleureur par exemple, que l'on aperçoit sur des affiches publicitaires. Mais l'important c'est le découpage et la mise en forme des cases qui est inventive et surprenante à souhait. Ca renforce l'esprit décalé et magique du récit. A noter à la fin du volume deux une petite histoire fort sympathique: La petite Margie au monde des brumes magiques, les auteurs sont Steve Moore et Eric Shanower, indépendante du récit cette histoire gentille porte un peu de fraîcheur après la fin brutale de ce volume. Je pense que (même si ça fait cliché) cette BD est vraiment particulière pas par son thème mais surtout pour sa mise en forme. Et je ne crois pas qu'on puisse avoir un avis partagé dessus, on aime ou pas, point! En plus le sujet est assez casse gueule et c'est parfois complexe. Moi j'aime, de plus c'est une alternative aux autres oeuvres d'Alan Moore. Un seul regret: Je trouve la couverture du premier tome remarquablement laide.

28/12/2004 (modifier)
Par amok
Note: 4/5
Couverture de la série Gunnm
Gunnm

Ah enfin un bon manga. Les dessins sont très soignés, le scénar est bon et varié, il y a même une atmosphère politique qui est présente (entre le haut et le bas de Zalem, lutte des classes, etc. ) Les éditions Glénat nous ont gratifié d’une édition de luxe abordable et avec des petits bonus rigolos (dont une histoire complète si j'ai bien compris). Moi je dis « ouiiiii » sans mettre 5/5, faut que ça reste exceptionnel quand même.

28/12/2004 (modifier)
Par amok
Note: 4/5
Couverture de la série Eternal Midnight
Eternal Midnight

Je n'ai lu que la pré parution mais quand le deux sortira, je ferai un tir groupé. Bon alors moi je l'ai trouvé très beau, le trait est assez manga et les couleurs très comics nouvelle génération, ce qui donne un style peu ordinaire dans le très bon sens du terme. Le scénario est suffisamment intriguant pour que la bd se laisse lire sans longueur et la fin donne envie de lire la suite. Faut pas oublier qu'il n'y a qu'un tome, l'histoire est présentée mais pas entièrement dévoilée. L'ambiance est très sympa, un peu celle de Gunm en serein sport-violent alien-cyborg etc. Donc un bilan positif, même si on retient quand même plus les dessins que le scénario.

28/12/2004 (modifier)
Par Don Lope
Note: 4/5
Couverture de la série Secrets - L'écharde
Secrets - L'écharde

Deuxième lecture de cette sous-collection confiée à Giroud et un vrai bon moment de lecture. Ce secret familial est traité tout en finesse, avec ce qu'il faut de non-dit et d'explications pour, à la fois, intéresser et intriguer. "L'écharde" est assez sympa à lire mais, dans le genre thriller historique, le premier tome accroche moins le lecteur que celui-ci, parfait mélange d'histoire et d'analyse sociale sous forme d'un roman graphique très fin, profitant de plus du trait tout en pudeur de Duvivier. Bref, à peine deux tome parus dans la collection Giroud et déjà une très belle réussite pour cette première moitié de dyptique.

28/12/2004 (modifier)
Par Glorf
Note: 5/5
Couverture de la série Peter Pan
Peter Pan

Alala Peter Pan!!! Par où commencer? Il s'agit là d'une série tellement hors norme... Peut-être par le début: Peter est un enfant du Londres du début du siècle dernier (voir fin du précédent en fait). Un Londres noir, obscur, le Londres de « Jack the ripper ». Le Peter de Loisel n'est pas le Peter de Disney (ou pas encore du moins). Il est un véritable enfant, un enfant avec ses peines et ses colères, un enfant un peu menteur, un peu arrogant, un enfant qui vit dans un monde imaginaire, pas encore LE monde imaginaire mais son monde à lui, un monde où sa mère serait douce gentille et lui ferait bon chaud en le serrant fort... Peter pan de Loisel est donc une série très noire où la seule lueur, le fil conducteur est celui de l'innocence, l'innocence de Peter dans ce monde où sa mère qui l'élève seul le bat et boit!!! Mais s'agit-il d'innocence ou de schizophrénie... sa mère qu'il aime, sa mère qu'il déteste, sa mère qui le bat, sa mère qui le serre fort dans ses bras... Peter est déjà l'enfant qui ne veut pas grandir. Du monde des adultes il ne voit que le mal, les prostituées, les clochards... Seul îlot de lumière dans ce monde qu'il hait, son ami mister Kundal. Mister Kundal est un vieil homme qui lui aussi a décidé de ne pas grandir... Un soir plus sombre que les autres où sa mère le menace de l'égorger et où il se réfugie sur les docks, il fait la rencontre qui va changer sa vie... La petite fée clochette qui l'emmène au pays imaginaire... Voici une bonne introduction à ce conte fabuleux... Pour la suite plongez-vous dans votre lecture pour suivre Peter dans ses aventures fantastiques au pays imaginaire mais méfiez-vous, les choses ne sont pas toujours ce qu'elles paraissent et l'être humain n'est ni bon ni mauvais, il est juste humain... Attention pour lire la suite il vaudrait mieux avoir lu le dernier tome (SPOILER). Je tenais particulièrement à apporter mon point de vue aux critiques adressées au dernier tome de la série... Je ne pense pas que le dernier tome ait pu être mené autrement que de cette façon. Depuis le début, tout était là... Tous les éléments concouraient à cette issue tragique. Ce Peter là n'est pas un Peter Pan pour les enfants, son monde est noir, sa schizophrénie palpable; il est Peter, il est Pan, il aime sa mère, il hait sa mère, il veut rester enfant, il veut être chef... Pour la mort de Rose, aurait-il pu en être autrement? Y-a-t-il une fille chez les enfants perdus de Disney??? Bien sur que non!!! Pouvait-elle réellement décider de rentrer chez elle? Non! Il fallait donc qu'elle disparaisse... les pirates? Non déjà fait!! Et puis Crochet n'est que le guignol de la farce tout juste bon à tuer ses hommes et à courir après Peter... les Indiens? Non ils sont plutôt sympas les indiens dans le fond... Reste la jalousie féminine et le croco... Jalousie féminine exacerbée à chaque rencontre entre les trois personnages féminins... Lys tigrée Clochette et Rose... Cette jalousie maladive devait bien conduire quelque part... et pourquoi pas au meurtre! Je le rappelle, ce Peter Pan n'est pas un Peter Pan qui pouvait finir bien, il est et restera le Peter Pan de Jack l'éventreur et qui sait peut être the ripper himself... Il est impossible que Regis Loisel ait lui-même sabordé 14 ans de sa vie... Il l'aurait voulu, il n'aurait pas mis 4 ans entre chaque tome, 1 aurait suffit et puis il aurait repassé le bébé à un autre dessinateur... Non, je pense que toute cette fin était déjà écrite dans les autres tomes et que rien n'a été laissé au hasard. (ou alors il est super fort le hasard!!!)

28/12/2004 (modifier)
Par nonotiti
Note: 5/5
Couverture de la série Ne touchez à rien
Ne touchez à rien

Une de mes lectures les plus intenses de cette année 2004. J'ai d'abord craqué pour le scénario, ou du moins l'idée de départ que je trouvais originale. Une maison en vente dont les propriétaires défunts ont posé la condition suivante : ne toucher à rien. Passionnés de taxidermie, le couple décédé trône dans la maison. Ils se sont fait naturaliser ! Gare à ceux qui ne respecteront pas le "contrat"... En ouvrant la BD, dessins magnifiques (je ne connaissais pas Bézian), qualité de papier très agréable... Je feuillette un peu... j'achète malgré le prix un peu élevé (environ 19 euros). Le soir, lumière tamisée, je commence la lecture de ce bel objet. Très vite, un sentiment d'angoisse. Ambiance horrifique. Une terreur indicible s'empare des protagonistes de l'histoire et du lecteur qui entre dans ce lieu " hanté ". Par petites touches successives, les auteurs réussissent à instaurer un parfum de terreur qui met vraiment mal à l'aise. Bref, une BD qui, en plus d'être un beau livre, prend aux tripes et vous "accompagne" encore longtemps après la lecture. C'est là pour moi le signe des grandes oeuvres, des oeuvres cultes.

28/12/2004 (modifier)
Par Glorf
Note: 5/5
Couverture de la série Akira
Akira

Akira !!!! Tout bonnement culte !!! Un monde post apocalyptique souvent copié, jamais égalé !!! Un scénario si riche qu'il serait réducteur de le résumer ici. Des personnages aux personnalités complexes, torturées, aux prises à un monde qui les a depuis longtemps dépassé... Des paysages de fin du monde, mais doit-on chercher dans le futur cette vision apocalyptique ou doit on y voir une psychothérapie pour un Japon qui ne peut oublier les 210 000 victimes d'Hiroshima et Nagasaki ? Une oeuvre magistrale, à préférer à son adaptation animée bien trop réductrice...

27/12/2004 (modifier)
Par ArzaK
Note: 5/5
Couverture de la série Le Photographe
Le Photographe

Le premier tome m’avait enthousiasmé, le deuxième m’a laissé sur mon popotin. Ceci n’est pas une bd, c’est un cri. Le cri de douleur d’un pays à l’agonie, ravagé par la guerre et la pauvreté. Et ça fait mal… Et dire qu’après tout ce qui est décrit dans ces deux tomes, l’Afghanistan a encore du vivre les guerres tribales, la tyrannie des talibans et l’intervention américaine…

27/12/2004 (modifier)