Voici un one shot devant lequel il est difficile de rester de marbre. Corbeyran met en avant avec talent la dualité des sentiments éprouvés par cette jeune fille envers son père. Comment ne pas donner raison à celle qui, maintenant, veut s’affranchir de son lourd passé ? La force et la complexité des sentiments, faits d’amour et de peurs, se dévoilent au fil de ce récit intimiste. Le final, un peu inattendu, conclut de belle manière ce récit poignant. Curieusement, le trait gras et les couleurs vives de Murat ne me choquent pas. Bien au contraire, je les trouve bien à propos en servant l’histoire juste comme il faut.
A découvrir!
Concernant le tome 4:
Que dire face à l'étonnement que me suscite la lecture de ce comics. J'ai envie de crier au génie car il fallait en avoir pour pondre un tel chef d’œuvre. Cela part de tous les côtés, et ce avec une originalité et une richesse d’idées que je n’avais jamais rencontrées. Pourtant, tout n'était pas gagné d'avance. En effet, bien que certaines planches étaient de toute beauté, d’autres me laissaient de marbre (surtout au niveau des couleurs). Mais le point fort réside clairement au niveau du scénario! On est transbahuté du monde du rêve à celui des enfers et ce en passant par les limbes. Bref, un voyage inaugural qui m’a fasciné et qui a réussi à me tenir en haleine jusqu’au bout. Une bande dessinée à lire absolument...
Je n'aime pas le terme "culte" mais comme je trouve cette bd plus que franchement bien...
La première fois que j'ai lu "Pilules bleues" j'ai beaucoup aimé. Ce livre m'avait impressionnée par sa simplicité et sa finesse sur un sujet plus que sensible.
Quelques mois plus tard, j'ai appris que quelqu'un de mon entourage avait le sida.
Alors comment ne pas aimer encore plus ce livre qui dédramatise ce qui me paraissait alors insurmontable ?
Je comprends ceux qui n'en sont pas fans mais, sans ce livre, j'aurais peut-être moins compris ce qu'est le sida, aujourd'hui, quand on croit que cette maladie appartient à un autre monde, celui des gens mais surtout pas le sien. Et pourtant...
Alors merci Peeters.
Je possède cette BD dans sa première édition, parue en France en 1984 aux éditions Lug (récit complet Marvel n°1) sobrement titrée Serval. Cette vieille édition est intéressante car même si le papier était de mauvaise qualité, sa couverture en revanche présentant Wolverine une arme dans une main et s'allumant un cigare de l'autre est devenue culte. Les BD destinées à la jeunesse ne risquent plus de montrer aujourd'hui le héros en train de cloper.
L'histoire est basique, découpée en 4 chapitres on y retrouve donc Serval/Wolverine dans une courte introduction affronter la nature la plus sauvage, et par la même occasion affronter sa nature propre.
Puis c'est le départ pour Tokyo car notre héros sent qu'il se trame quelque chose de louche autour de la femme qu'il aime Mariko Yashida, fille d'une des familles les plus influentes et honorées du Japon.
Là nous verrons Wolverine sous un jour nouveau, affrontant la pègre et les ninjas tueurs de "la main" aidé par une redoutable tueuse nommée Yukio.
Bon le scénario n'est pas terriblement original, mais il n'y a pas le côté "larmoyant" que l'on retrouve d'habitude chez Claremont. Le personnage devient un homme dans cette histoire, un homme d'honneur et se débarasse de son côté animal sauvage, même si la bête en lui ne mourra jamais tout à fait. Ce récit a largement contribué au succés de Wolverine et il a en plus défini sa personnalité!
Niveau dessin, Miller est bon et il y a pas mal d'esquisses qui annoncent son style futur, mais c'est surtout son implication aux côtés du personnage principal qui est marquante, Miller rend hommage à une culture et un code en se servant de Wolverine, joli coup! Ca colle à merveille. Et Miller continueras plus tard dans cette voie, créant à profusion des héros à la morale douteuse mais au sens du devoir et à la droiture poussés à l'extrème.
Dans ses oeuvres suivantes Miller continuera à créer des personnages agissant tels des samourais, Frank Miller admire la série Lone Wolf & Cub et cela se voit dans son oeuvre.
Une BD indispensable pour tous les fans du griffu!
Ronin est une vielle BD de Frank Miller, c'est peut-être même sa première création (enfin je crois). Avant cela, il avait travaillé uniquement sur des personnages existants.
Et le principal défaut de cette BD est de tirer dans tous les sens, ce qui rend l'ensemble un peu confus. Sinon au niveau de la trame, c'est une histoire de samouraï, même si Miller en a planté le cadre dans un monde "SF".
Donc ça paraît concept, mais le but de l'auteur est clairement affiché : raconter la quête de son samouraï, et peu importe en fait dans quel monde il voyage car les codes du genre sont respectés.
C'est vrai qu'une société dirigée par un ordinateur intelligent est un thème qui peut faire sourire, mais on n'a pas fini d'en voir car le concept de l'I.A. est ancré dans l'inconscient collectif.
Miller avait déja insufflé aux personnages sur lesquels il travaillait précédemment un côté "homme d'honneur". Il avait envie d'aller plus loin sur ce sujet donc il s'est laché sur cette première oeuvre personnelle. Du coup, le résultat est expérimental.
Malgrés de nombreuses ratées, ça n'est pas inintéressant pour autant et pas seulement pour les fans de Frank Miller, moi je pense que c'est avec ce genre de BD que le comic est sorti de sa niaiserie.
Donc, oui c'est daté mais pour moi ça reste à lire.
Le 31/01/05: Série lue en intégralité et aprés un deuxième tome plutôt bancal, le troisième donne à la série tout son sens.
De plus graphiquement c'est plus poussé et ça s'améliore. Du tout bon donc mais une série à lire en entier. Note définitive: 4/5.
Fan de "Shogun assassin", Miller rend une fois de plus hommage au loup solitaire...
Attention, il ne se passe pas grand-chose dans Zélie Nord-Sud. Il s'agit vraiment d'un documentaire humanitaire. On découvre ainsi une Afrique foisonnante et chaleureuse, vue au travers du regard d'un amoureux des belles choses, sur un ton ni satisfait ni misérabiliste, et illustrée par un trait fabuleux, celui de Cosey. Comme souvent dans ses albums, on a des moments de grâce et de beautés intemporelles, qui rendent son oeuvre indispensable. A lire et à méditer.
Une très belle histoire "pour les enfants" si on veut et qui vaut bien 4 étoiles. On suit les aventures d'une jeune tortue un peu timide mais en tout cas qui ne lève jamais le ton malgré tout ce qu'il subit d'injuste. Il veut quitter sa région et par la même sa belle souris Dandel mais ne sait pas vraiment pourquoi, ni où ça va le mener. C'est très bien raconté, très sensible et poétique. De plus, la mise en page de Craig Thompson est souvent ingénieuse et son dessin très agréable comme il le sera plus tard dans un autre ouvrage intitulé "Blankets".
Bref, cet ouvrage confirme mon bon sentiment à l'égard de ce jeune auteur.
Etrange... Oui c'est le mot qui me vient à l'esprit en premier, quand je pense à cette bd. Mais étrange dans le bon sens, hein.
Car c'est une véritable réussite, ce premier album. Et le plus beau, c'est que c'est le cas sur tous les plans.
Commençons par les dessins : c'est drôle , ils sont somme toute assez simples (les deux pêcheurs pourraient être plus travaillés), mais bigrement efficaces ! Ca a un aspect dur, mais ça passe super bien ! Rien que la couverture annonce la couleur: l'intérieur sera beau lui aussi. Franchement ce style me plaît bien.
Bon ok, dans un premier temps, les couleurs peuvent paraître assez sombres. En fait, elles le sont réellement, mais ce que je veux dire, c'est que ça confère à la bd un grand charme. C'est beau. Ca donne une ambiance vraiment particulière.
Franchement, graphiquement, cet album est un coup de coeur.
Et le scénario n'est pas en reste. L'histoire se met en place doucement, au début, certes rien de bien passionnant, et la deuxième moitié de l'album est certainement la meilleure. Mais on se retrouve entraîné dans cette aventure décalée, déjantée, mais si intéressante. En plus, je trouve les dialogues excellents, ce qui ne gâche rien.
Le côté complètement loufoque de cet album est limite palpable.
C'est donc une très bonne surprise, attendons la suite pour confirmer tout ce positif, mais je suis conquise.
C'est du tout bon cette adaptation. Je ne m'attarderais pas sur les qualités graphiques de Tardi, puisque j'ai déjà eu l'occasion de dire tout le bien que je pensais de ses autres productions. Et pour Nestor Burma, il est encore et toujours trés en forme.
Sur le plan du scénar, c'est trés bien ficelé. Je suis entré sans problème dans les histoires, et il m'a été trés difficile de les lacher avant le mot fin.
Mon album préféré est "120 rue de la gare". J'ai été scotché du début à la fin par une intrigue diabolique. Cela me permet d'insister à nouveau sur les qualités indéniables des adaptations de Tardi. En la matière ce dernier, est certainement ce qui se fait de mieux dans la bd.
Je me résume donc. Nestor Burma est une bd, de trés trés bonne facture.
C'est effectivement une bonne surprise. La trajectoire de Lincoln, est trés amusante et ce qui est d'abord un voyage initiatique entre le bien et le mal, est abordé de manière trés décalée et bourrée d'humour.
Le dessin est au diapason. Trés dépouillé, il possède toutefois d'évidentes qualités de lisibilité et de dynamisme. Cela contribue à mettre en valeur le propos et à le souligner avec force.
Bref, une bd d'humour qui par les thèmes qu'elle touche, invite aussi à une réflexion sur la vie, qui ne manque pas d'intérêt.
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Elle ne pleure pas, elle chante
Voici un one shot devant lequel il est difficile de rester de marbre. Corbeyran met en avant avec talent la dualité des sentiments éprouvés par cette jeune fille envers son père. Comment ne pas donner raison à celle qui, maintenant, veut s’affranchir de son lourd passé ? La force et la complexité des sentiments, faits d’amour et de peurs, se dévoilent au fil de ce récit intimiste. Le final, un peu inattendu, conclut de belle manière ce récit poignant. Curieusement, le trait gras et les couleurs vives de Murat ne me choquent pas. Bien au contraire, je les trouve bien à propos en servant l’histoire juste comme il faut. A découvrir!
Sandman
Concernant le tome 4: Que dire face à l'étonnement que me suscite la lecture de ce comics. J'ai envie de crier au génie car il fallait en avoir pour pondre un tel chef d’œuvre. Cela part de tous les côtés, et ce avec une originalité et une richesse d’idées que je n’avais jamais rencontrées. Pourtant, tout n'était pas gagné d'avance. En effet, bien que certaines planches étaient de toute beauté, d’autres me laissaient de marbre (surtout au niveau des couleurs). Mais le point fort réside clairement au niveau du scénario! On est transbahuté du monde du rêve à celui des enfers et ce en passant par les limbes. Bref, un voyage inaugural qui m’a fasciné et qui a réussi à me tenir en haleine jusqu’au bout. Une bande dessinée à lire absolument...
Pilules bleues
Je n'aime pas le terme "culte" mais comme je trouve cette bd plus que franchement bien... La première fois que j'ai lu "Pilules bleues" j'ai beaucoup aimé. Ce livre m'avait impressionnée par sa simplicité et sa finesse sur un sujet plus que sensible. Quelques mois plus tard, j'ai appris que quelqu'un de mon entourage avait le sida. Alors comment ne pas aimer encore plus ce livre qui dédramatise ce qui me paraissait alors insurmontable ? Je comprends ceux qui n'en sont pas fans mais, sans ce livre, j'aurais peut-être moins compris ce qu'est le sida, aujourd'hui, quand on croit que cette maladie appartient à un autre monde, celui des gens mais surtout pas le sien. Et pourtant... Alors merci Peeters.
Wolverine - Je suis Wolverine
Je possède cette BD dans sa première édition, parue en France en 1984 aux éditions Lug (récit complet Marvel n°1) sobrement titrée Serval. Cette vieille édition est intéressante car même si le papier était de mauvaise qualité, sa couverture en revanche présentant Wolverine une arme dans une main et s'allumant un cigare de l'autre est devenue culte. Les BD destinées à la jeunesse ne risquent plus de montrer aujourd'hui le héros en train de cloper. L'histoire est basique, découpée en 4 chapitres on y retrouve donc Serval/Wolverine dans une courte introduction affronter la nature la plus sauvage, et par la même occasion affronter sa nature propre. Puis c'est le départ pour Tokyo car notre héros sent qu'il se trame quelque chose de louche autour de la femme qu'il aime Mariko Yashida, fille d'une des familles les plus influentes et honorées du Japon. Là nous verrons Wolverine sous un jour nouveau, affrontant la pègre et les ninjas tueurs de "la main" aidé par une redoutable tueuse nommée Yukio. Bon le scénario n'est pas terriblement original, mais il n'y a pas le côté "larmoyant" que l'on retrouve d'habitude chez Claremont. Le personnage devient un homme dans cette histoire, un homme d'honneur et se débarasse de son côté animal sauvage, même si la bête en lui ne mourra jamais tout à fait. Ce récit a largement contribué au succés de Wolverine et il a en plus défini sa personnalité! Niveau dessin, Miller est bon et il y a pas mal d'esquisses qui annoncent son style futur, mais c'est surtout son implication aux côtés du personnage principal qui est marquante, Miller rend hommage à une culture et un code en se servant de Wolverine, joli coup! Ca colle à merveille. Et Miller continueras plus tard dans cette voie, créant à profusion des héros à la morale douteuse mais au sens du devoir et à la droiture poussés à l'extrème. Dans ses oeuvres suivantes Miller continuera à créer des personnages agissant tels des samourais, Frank Miller admire la série Lone Wolf & Cub et cela se voit dans son oeuvre. Une BD indispensable pour tous les fans du griffu!
Ronin
Ronin est une vielle BD de Frank Miller, c'est peut-être même sa première création (enfin je crois). Avant cela, il avait travaillé uniquement sur des personnages existants. Et le principal défaut de cette BD est de tirer dans tous les sens, ce qui rend l'ensemble un peu confus. Sinon au niveau de la trame, c'est une histoire de samouraï, même si Miller en a planté le cadre dans un monde "SF". Donc ça paraît concept, mais le but de l'auteur est clairement affiché : raconter la quête de son samouraï, et peu importe en fait dans quel monde il voyage car les codes du genre sont respectés. C'est vrai qu'une société dirigée par un ordinateur intelligent est un thème qui peut faire sourire, mais on n'a pas fini d'en voir car le concept de l'I.A. est ancré dans l'inconscient collectif. Miller avait déja insufflé aux personnages sur lesquels il travaillait précédemment un côté "homme d'honneur". Il avait envie d'aller plus loin sur ce sujet donc il s'est laché sur cette première oeuvre personnelle. Du coup, le résultat est expérimental. Malgrés de nombreuses ratées, ça n'est pas inintéressant pour autant et pas seulement pour les fans de Frank Miller, moi je pense que c'est avec ce genre de BD que le comic est sorti de sa niaiserie. Donc, oui c'est daté mais pour moi ça reste à lire. Le 31/01/05: Série lue en intégralité et aprés un deuxième tome plutôt bancal, le troisième donne à la série tout son sens. De plus graphiquement c'est plus poussé et ça s'améliore. Du tout bon donc mais une série à lire en entier. Note définitive: 4/5. Fan de "Shogun assassin", Miller rend une fois de plus hommage au loup solitaire...
Zélie nord-sud
Attention, il ne se passe pas grand-chose dans Zélie Nord-Sud. Il s'agit vraiment d'un documentaire humanitaire. On découvre ainsi une Afrique foisonnante et chaleureuse, vue au travers du regard d'un amoureux des belles choses, sur un ton ni satisfait ni misérabiliste, et illustrée par un trait fabuleux, celui de Cosey. Comme souvent dans ses albums, on a des moments de grâce et de beautés intemporelles, qui rendent son oeuvre indispensable. A lire et à méditer.
Adieu Chunky Rice
Une très belle histoire "pour les enfants" si on veut et qui vaut bien 4 étoiles. On suit les aventures d'une jeune tortue un peu timide mais en tout cas qui ne lève jamais le ton malgré tout ce qu'il subit d'injuste. Il veut quitter sa région et par la même sa belle souris Dandel mais ne sait pas vraiment pourquoi, ni où ça va le mener. C'est très bien raconté, très sensible et poétique. De plus, la mise en page de Craig Thompson est souvent ingénieuse et son dessin très agréable comme il le sera plus tard dans un autre ouvrage intitulé "Blankets". Bref, cet ouvrage confirme mon bon sentiment à l'égard de ce jeune auteur.
Fishermen Story
Etrange... Oui c'est le mot qui me vient à l'esprit en premier, quand je pense à cette bd. Mais étrange dans le bon sens, hein. Car c'est une véritable réussite, ce premier album. Et le plus beau, c'est que c'est le cas sur tous les plans. Commençons par les dessins : c'est drôle , ils sont somme toute assez simples (les deux pêcheurs pourraient être plus travaillés), mais bigrement efficaces ! Ca a un aspect dur, mais ça passe super bien ! Rien que la couverture annonce la couleur: l'intérieur sera beau lui aussi. Franchement ce style me plaît bien. Bon ok, dans un premier temps, les couleurs peuvent paraître assez sombres. En fait, elles le sont réellement, mais ce que je veux dire, c'est que ça confère à la bd un grand charme. C'est beau. Ca donne une ambiance vraiment particulière. Franchement, graphiquement, cet album est un coup de coeur. Et le scénario n'est pas en reste. L'histoire se met en place doucement, au début, certes rien de bien passionnant, et la deuxième moitié de l'album est certainement la meilleure. Mais on se retrouve entraîné dans cette aventure décalée, déjantée, mais si intéressante. En plus, je trouve les dialogues excellents, ce qui ne gâche rien. Le côté complètement loufoque de cet album est limite palpable. C'est donc une très bonne surprise, attendons la suite pour confirmer tout ce positif, mais je suis conquise.
Nestor Burma
C'est du tout bon cette adaptation. Je ne m'attarderais pas sur les qualités graphiques de Tardi, puisque j'ai déjà eu l'occasion de dire tout le bien que je pensais de ses autres productions. Et pour Nestor Burma, il est encore et toujours trés en forme. Sur le plan du scénar, c'est trés bien ficelé. Je suis entré sans problème dans les histoires, et il m'a été trés difficile de les lacher avant le mot fin. Mon album préféré est "120 rue de la gare". J'ai été scotché du début à la fin par une intrigue diabolique. Cela me permet d'insister à nouveau sur les qualités indéniables des adaptations de Tardi. En la matière ce dernier, est certainement ce qui se fait de mieux dans la bd. Je me résume donc. Nestor Burma est une bd, de trés trés bonne facture.
Lincoln
C'est effectivement une bonne surprise. La trajectoire de Lincoln, est trés amusante et ce qui est d'abord un voyage initiatique entre le bien et le mal, est abordé de manière trés décalée et bourrée d'humour. Le dessin est au diapason. Trés dépouillé, il possède toutefois d'évidentes qualités de lisibilité et de dynamisme. Cela contribue à mettre en valeur le propos et à le souligner avec force. Bref, une bd d'humour qui par les thèmes qu'elle touche, invite aussi à une réflexion sur la vie, qui ne manque pas d'intérêt.