Dans la catégorie « Beau célibataire, riche et qui séduit les plus belles filles du monde de la BD » je nomme :……..Largo Winch !
Y’a pas à dire dans le style Largo Winch y’a pas mieux que Largo Winch ! Les autres Koda, IRS, et plus, n’y arrivent même pas à la cheville de notre Largo, surtout en terme de scénario.
Le dessin est très précis, mention très bien pour tous les véhicules.
Voici une série qui est un véritable chef-d’œuvre. Les personnages sont des animaux humanisés. Il est incroyable de découvrir avec quel soin et précision le dessinateur/scénariste applique un faciès d’animal à un caractère, à un profil de personnage.
Coté scénario, j’ai été emballé par les 2 premiers tomes qui sont de très bons polars dans l’ambiance américaine digne de vieux films en noir et blanc. Par contre le 3ième album m’a nettement mois plus, le scénario est un peu plus confus, se perd dans plusieurs sujets. Il n’y pas réellement de ligne directrice et de suspens. En plus, je trouve que l’histoire met du temps à démarrer, les premières pages ou BlackSad est garde du corps ne présentent à mon sens pas beaucoup d’intérêt.
Quoiqu’il en soit cette série est proche du 5/5. Et il est particulièrement appréciable de voir une aventure par album, c’est si rare de nos jours.
Je me suis éclaté à la lecture de l'intégrale. Que dire à propos de cette oeuvre difficilement classable ? Qu'elle est originale, qu'elle est dense, qu'elle fourmille de personnages hors norme et captivants, qu'elle décrit extrêmement bien les errances d'un homme à la fois paumé et opportuniste, qu'elle ... etc ? Je pourrais en dire encore et encore, mais je crois que l'essentiel est de retenir le plaisir que l'on prend à suivre les aventures d'un bonhomme qui est pourtant loin d'être le héros type, c'est à dire sympa et loyal. Non, ce type là, est veule, lâche, sans trop de scrupules mais il parvient quand même à émouvoir, à provoquer l'empathie. Un vrai tour de force pour Rabaté qui parvient à maintenir l'attention et le suspense durant plus de 500 pages.
Côté graphisme, c'est sûr ! c'est pas le style Soleil. C'est même loin de tout ce qui peut se faire actuellement. C'est un exercice de style qui souligne à la perfection le propos. Les jeux entre l'ombre et la lumière, les flous qui accentuent l'aspect onirique et dramatique du parcours du personnage principal, les traits anguleux, les silhouettes qui nous donnent parfois le sentiment que les personnages sont sans épaisseur physique, participent à nous maintenir sur le fil du rasoir, dans une incertitude qui nous fait nous demander si l'aventure contée est un rêve ou un cauchemar.
Personnellement, j'ai trouvé ça jubilatoire.
Je conseillerais donc cette bd qui est en fait un vrai roman graphique, à ceux qui aiment embarquer pour des destinations inconnues et loin des sentiers battus.
Amateurs d'itinéraires bien balisés et rassurants, s'abtenir...
« Mariée par correspondance » est un excellent comics « roman graphique », sans doute un des meilleurs que j’ai lus. Suivre cette relation arrangée entre un canadien pathétique et une coréenne un peu parachutée est vraiment touchant. Pendant la lecture on prend partie pour la femme, on est un peu dégoûté par le gars et son coté « adorateur de femmes objets », mais la fin revient équilibrer les choses. Au final pas de gentil ou de méchant, juste deux individus un peu lâches et faibles, et de culture tellement différente qu’ils ont du mal à se comprendre et s’accepter.
La narration est parfaite, sans texte superflu, tout se joue dans les regards, les expressions et les silences. Les 261 pages se lisent d’une traite avec beaucoup de fluidité.
L’ouverture de Kyung à l’art est vraiment passionnante, tout ce coté artistique apporte vraiment un plus à la BD.
Une œuvre de qualité, qui mériterait à être plus connue. A découvrir si vous aimez la BD US indépendante.
Les Feux d'Askell,
Petites lumières des phares éclairant chacun des nombreux ports composant l'archipel.
Arleston et Mourier nous offrent grâce à cette bd une ambiance se rapprochant grandement de celle de La Quête de l'Oiseau du Temps.
Un guerrier, une guerrière, un voleur, un poète sont entraînés dans de nombreuses aventures...
Mêlant habileté scénaristique et humour la série s'éloigne de Lanfeust De Troy par son côté plus adulte et moins commercial, tout en gardant ses bons côtés.
Les dessins sont flous mais brillants conférant à la série un véritable caractère propre qui nous plonge dans le rêve que seul une bd peut procurer...
Oubliez que la série est inachevée, elle ne le sera sans doute pas toujours et les trois premiers tomes vous suffiront pour vous emporter.
Je ne connaissais jusqu'ici le sieur Guillaume Bouzard que de réputation, et c'est donc le premier de ces albums que je lis. Autant dire qu'il m'a donné envie d'en voir plus. On suit au cours de plusieurs petites histoires une tranche de vie de Coincoin accompagné par la suite du manchot Kennedy qui court après l'american dream. C'est vraiment drôle, et on trouve un contenu très riche pour cette si courte trentaine de pages. A noter que les 21 premières planches ont été publiées dans Psikopat. L'auteur a donc réalisé une fin pour l'album semble-t-il.
Je trouve que Perrissin a su ressusciter Barbe-Rouge, et il semble connaître son affaire pour nous conter des histoires plus réalistes et dresser un tableau et psychologiquement plus fouillé de notre pirate favori, tout en restant fidèle à l’esprit de JM Charlier : de l’aventure, toujours de l’aventure. Enfin de vraies histoires de pirates !
Très bon dessin.
Cette nouvelle série est à classer sans nul doute dans le genre 'aventures' et me fait un peu penser dans sa confection à certains films type 'il était une fois la révolution' dans lesquels on évoque différents destins qui sont amenés à se croiser pour former une belle histoire dramatique ou non, la suite nous le dira... Les dessins et couleurs sont remarquables et servent à merveille l'atmosphère générale voulue par le scénariste. A noter que les bateaux sont superbement mis en mouvement.
Côté scénario, il consiste à dresser le décors (plutôt normal étant donné qu'il s'agit d'un premier tome) mais reste tout de même assez dynamique et laisse présager quelque chose d'intéressant pour la suite.
Un tout petit reproche quand même concernant le passage où le poème de Baudelaire est mis en image sur une planche complète. Je trouve que cette planche n'était pas utile à l'intérieur même du récit et casse un peu la dynamique. 'L'albatros' aurait fait bien meilleur effet en page de garde en format manuscrit... mais cela n'engage que moi.
L'association d'auteurs est donc réussie, je souhaite beaucoup de bonheur à cette série pour mon plus grand plaisir et peut être pour le votre...
Tout simplement un chef-d’œuvre. Le dessin de très haut vol, s'améliorant fortement pour atteindre un pic jamais égalé au "Col du Vent", suggérant très subtilement toute la finesse des paysages, costumes, nous fait pénétrer comme par magie dans la Chine ancienne. Les cadrages et découpages sont ici à remarquer, avec une intelligente utilisation de la symétrie des planches. Du Kurosawa en bd.
L'histoire, onirique et ésotérique dans le meilleur sens du terme, rend le contexte des plus énigmatique et captivant. Les tomes progressent vers la découverte du moine fou, avec, tel un diamant à plusieurs facettes, des personnages et des intrigues à chaque fois différentes.
Tout cela rend définitivement cet énorme travail culte et indispensable.
Décidément La Boîte à Bulles est une maison à suivre... Plus je lis leurs productions, plus je trouve des petites perles.
Cette fois-ci, c'est dans le registre intimiste qu'un auteur se distingue. Ca ressemble à des tonnes d'autres chroniques de jeunes actifs, aigris et jaloux du succès des autres. Mais la justesse des dialogues, l'authenticité des situations, ainsi qu'un trait tout en sensibilité de Schmitt propulsent Dérives bien au-dessus des productions habituelles.
A lire.
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Largo Winch
Dans la catégorie « Beau célibataire, riche et qui séduit les plus belles filles du monde de la BD » je nomme :……..Largo Winch ! Y’a pas à dire dans le style Largo Winch y’a pas mieux que Largo Winch ! Les autres Koda, IRS, et plus, n’y arrivent même pas à la cheville de notre Largo, surtout en terme de scénario. Le dessin est très précis, mention très bien pour tous les véhicules.
Blacksad
Voici une série qui est un véritable chef-d’œuvre. Les personnages sont des animaux humanisés. Il est incroyable de découvrir avec quel soin et précision le dessinateur/scénariste applique un faciès d’animal à un caractère, à un profil de personnage. Coté scénario, j’ai été emballé par les 2 premiers tomes qui sont de très bons polars dans l’ambiance américaine digne de vieux films en noir et blanc. Par contre le 3ième album m’a nettement mois plus, le scénario est un peu plus confus, se perd dans plusieurs sujets. Il n’y pas réellement de ligne directrice et de suspens. En plus, je trouve que l’histoire met du temps à démarrer, les premières pages ou BlackSad est garde du corps ne présentent à mon sens pas beaucoup d’intérêt. Quoiqu’il en soit cette série est proche du 5/5. Et il est particulièrement appréciable de voir une aventure par album, c’est si rare de nos jours.
Ibicus
Je me suis éclaté à la lecture de l'intégrale. Que dire à propos de cette oeuvre difficilement classable ? Qu'elle est originale, qu'elle est dense, qu'elle fourmille de personnages hors norme et captivants, qu'elle décrit extrêmement bien les errances d'un homme à la fois paumé et opportuniste, qu'elle ... etc ? Je pourrais en dire encore et encore, mais je crois que l'essentiel est de retenir le plaisir que l'on prend à suivre les aventures d'un bonhomme qui est pourtant loin d'être le héros type, c'est à dire sympa et loyal. Non, ce type là, est veule, lâche, sans trop de scrupules mais il parvient quand même à émouvoir, à provoquer l'empathie. Un vrai tour de force pour Rabaté qui parvient à maintenir l'attention et le suspense durant plus de 500 pages. Côté graphisme, c'est sûr ! c'est pas le style Soleil. C'est même loin de tout ce qui peut se faire actuellement. C'est un exercice de style qui souligne à la perfection le propos. Les jeux entre l'ombre et la lumière, les flous qui accentuent l'aspect onirique et dramatique du parcours du personnage principal, les traits anguleux, les silhouettes qui nous donnent parfois le sentiment que les personnages sont sans épaisseur physique, participent à nous maintenir sur le fil du rasoir, dans une incertitude qui nous fait nous demander si l'aventure contée est un rêve ou un cauchemar. Personnellement, j'ai trouvé ça jubilatoire. Je conseillerais donc cette bd qui est en fait un vrai roman graphique, à ceux qui aiment embarquer pour des destinations inconnues et loin des sentiers battus. Amateurs d'itinéraires bien balisés et rassurants, s'abtenir...
Mariée par correspondance
« Mariée par correspondance » est un excellent comics « roman graphique », sans doute un des meilleurs que j’ai lus. Suivre cette relation arrangée entre un canadien pathétique et une coréenne un peu parachutée est vraiment touchant. Pendant la lecture on prend partie pour la femme, on est un peu dégoûté par le gars et son coté « adorateur de femmes objets », mais la fin revient équilibrer les choses. Au final pas de gentil ou de méchant, juste deux individus un peu lâches et faibles, et de culture tellement différente qu’ils ont du mal à se comprendre et s’accepter. La narration est parfaite, sans texte superflu, tout se joue dans les regards, les expressions et les silences. Les 261 pages se lisent d’une traite avec beaucoup de fluidité. L’ouverture de Kyung à l’art est vraiment passionnante, tout ce coté artistique apporte vraiment un plus à la BD. Une œuvre de qualité, qui mériterait à être plus connue. A découvrir si vous aimez la BD US indépendante.
Les Feux d'Askell
Les Feux d'Askell, Petites lumières des phares éclairant chacun des nombreux ports composant l'archipel. Arleston et Mourier nous offrent grâce à cette bd une ambiance se rapprochant grandement de celle de La Quête de l'Oiseau du Temps. Un guerrier, une guerrière, un voleur, un poète sont entraînés dans de nombreuses aventures... Mêlant habileté scénaristique et humour la série s'éloigne de Lanfeust De Troy par son côté plus adulte et moins commercial, tout en gardant ses bons côtés. Les dessins sont flous mais brillants conférant à la série un véritable caractère propre qui nous plonge dans le rêve que seul une bd peut procurer... Oubliez que la série est inachevée, elle ne le sera sans doute pas toujours et les trois premiers tomes vous suffiront pour vous emporter.
Coincoin l'homme manchot empereur
Je ne connaissais jusqu'ici le sieur Guillaume Bouzard que de réputation, et c'est donc le premier de ces albums que je lis. Autant dire qu'il m'a donné envie d'en voir plus. On suit au cours de plusieurs petites histoires une tranche de vie de Coincoin accompagné par la suite du manchot Kennedy qui court après l'american dream. C'est vraiment drôle, et on trouve un contenu très riche pour cette si courte trentaine de pages. A noter que les 21 premières planches ont été publiées dans Psikopat. L'auteur a donc réalisé une fin pour l'album semble-t-il.
La Jeunesse de Barbe-Rouge
Je trouve que Perrissin a su ressusciter Barbe-Rouge, et il semble connaître son affaire pour nous conter des histoires plus réalistes et dresser un tableau et psychologiquement plus fouillé de notre pirate favori, tout en restant fidèle à l’esprit de JM Charlier : de l’aventure, toujours de l’aventure. Enfin de vraies histoires de pirates ! Très bon dessin.
Cap Horn
Cette nouvelle série est à classer sans nul doute dans le genre 'aventures' et me fait un peu penser dans sa confection à certains films type 'il était une fois la révolution' dans lesquels on évoque différents destins qui sont amenés à se croiser pour former une belle histoire dramatique ou non, la suite nous le dira... Les dessins et couleurs sont remarquables et servent à merveille l'atmosphère générale voulue par le scénariste. A noter que les bateaux sont superbement mis en mouvement. Côté scénario, il consiste à dresser le décors (plutôt normal étant donné qu'il s'agit d'un premier tome) mais reste tout de même assez dynamique et laisse présager quelque chose d'intéressant pour la suite. Un tout petit reproche quand même concernant le passage où le poème de Baudelaire est mis en image sur une planche complète. Je trouve que cette planche n'était pas utile à l'intérieur même du récit et casse un peu la dynamique. 'L'albatros' aurait fait bien meilleur effet en page de garde en format manuscrit... mais cela n'engage que moi. L'association d'auteurs est donc réussie, je souhaite beaucoup de bonheur à cette série pour mon plus grand plaisir et peut être pour le votre...
Le moine fou
Tout simplement un chef-d’œuvre. Le dessin de très haut vol, s'améliorant fortement pour atteindre un pic jamais égalé au "Col du Vent", suggérant très subtilement toute la finesse des paysages, costumes, nous fait pénétrer comme par magie dans la Chine ancienne. Les cadrages et découpages sont ici à remarquer, avec une intelligente utilisation de la symétrie des planches. Du Kurosawa en bd. L'histoire, onirique et ésotérique dans le meilleur sens du terme, rend le contexte des plus énigmatique et captivant. Les tomes progressent vers la découverte du moine fou, avec, tel un diamant à plusieurs facettes, des personnages et des intrigues à chaque fois différentes. Tout cela rend définitivement cet énorme travail culte et indispensable.
Dérives (Schmitt)
Décidément La Boîte à Bulles est une maison à suivre... Plus je lis leurs productions, plus je trouve des petites perles. Cette fois-ci, c'est dans le registre intimiste qu'un auteur se distingue. Ca ressemble à des tonnes d'autres chroniques de jeunes actifs, aigris et jaloux du succès des autres. Mais la justesse des dialogues, l'authenticité des situations, ainsi qu'un trait tout en sensibilité de Schmitt propulsent Dérives bien au-dessus des productions habituelles. A lire.